Costa Rica en 7 jours : l'itinéraire jour par jour
1 240 € par personne sur place pour 7 jours, soit 177 € / jour — en 3 étapes, de San José à Monteverde. En passant par La Fortuna et l'Arenal.
Autres durées : 5 jours · 10 jours · deux semaines · trois semaines · toutes les étapes de Costa Rica
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport San José — Juan Santamaría (SJO), retour du même aéroport.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. San José
J1 → J2 · 2 nuits · 237 € par personne
La vallée centrale, entre deux volcans
La capitale n'est pas belle et personne ne prétend le contraire : c'est une ville de béton posée dans une vallée à 1 170 m, où l'on vient pour trois musées, une nuit d'acclimatation et deux volcans à portée de matinée. Le centre se parcourt entièrement à pied, en une heure de bout en bout. ⚠️ Les volcans Poás et Irazú se visitent en excursion à la journée depuis ici, et Poás impose un créneau horaire réservé à l'avance.
En savoir plus sur San José
San José porte mal son surnom de « ville la plus laide d'Amérique centrale », mais il faut admettre qu'elle ne se donne pas au premier regard. Fondée tardivement, enrichie par le café au XIXe siècle puis reconstruite en béton après les séismes, elle a peu de vieilles pierres et beaucoup de tôle ondulée.
Ce qu'elle a, en revanche, est concentré : le musée de l'Or précolombien, enterré sous la place de la Culture, garde la plus grande collection d'orfèvrerie du pays ; le musée national occupe l'ancienne caserne Bellavista, dont la façade porte encore les impacts de balles de la guerre civile de 1948 — celle-là même qui a conduit à l'abolition de l'armée ; et le Théâtre national, payé par une taxe sur le café pour faire venir les cantatrices européennes, est le seul bâtiment de la ville qu'on visite pour lui-même.
La vraie surprise est ailleurs : le Barrio Escalante, à dix minutes à l'est, est devenu en dix ans la rue de la gastronomie costaricienne, et le marché central de 1880 reste le meilleur endroit du pays pour manger un casado debout, au comptoir, pour trois fois rien.
⚠️ La vallée centrale est le carrefour du pays : le Poás et l'Irazú sont à moins de deux heures, et l'aéroport aussi. Une ou deux nuits ici en début de voyage évitent de prendre la route après un vol transatlantique.
À table
- Gallo pinto — le riz et les haricots noirs sautés ensemble avec de la coriandre, le petit-déjeuner national, avec des œufs et du plantain.
- Casado — l'assiette du midi, riz, haricots, salade, plantain frit et viande ou poisson, dans les sodas, les petits restaurants familiaux.
- Chifrijo — le riz, les haricots, le chicharrón et le pico de gallo en couches dans un bol, l'en-cas des bars avec une bière.
- Mercado Central — les sodas du marché servent olla de carne, ceviche et jus de fruits sur des tabourets.
- Café de Tarrazú — le café des hauts plateaux, torréfié et servi au chorreador, le filtre en tissu.
Jour 1
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Musée de l'Or précolombien Trois étages enterrés sous la place de la Culture, et 1 600 pièces d'orfèvrerie travaillées à la cire perdue avant l'arrivée des Espagnols. Les grenouilles et les chamans-oiseaux en or sont minuscules : prévoir du temps pour les regarder de près.payantcultureEn savoir plus
Le musée est enterré sur trois niveaux sous la place de la Culture, et l'on n'en voit rien depuis la rue. Il appartient à la banque centrale, qui a constitué la collection pour empêcher la fonte et l'exportation des pièces.
L'orfèvrerie précolombienne du Costa Rica travaillait à la cire perdue : on modelait la figure en cire, on l'enrobait d'argile, on chauffait pour évacuer la cire et l'on coulait l'or dans le vide laissé. Chaque pièce est donc unique, et le moule détruit. Les motifs sont des grenouilles, des chamans-oiseaux, des félins — souvent minuscules, quelques centimètres, avec un détail invisible à l'œil nu.
L'or ne circulait pas comme monnaie mais comme marqueur de statut, et il accompagnait les morts. Le musée expose aussi une collection numismatique et des salles temporaires. Prévoir du temps devant les vitrines : à cette échelle, on ne voit rien en passant.
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Marché central Un dédale couvert de 1880, plus de deux cents échoppes, et une dizaine de comptoirs où l'on mange un casado debout pour le prix local. ⚠️ Il ferme vers 18 h et le dimanche après-midi.gratuitmarchéEn savoir plus
Un dédale couvert ouvert en 1880, avec plus de deux cents échoppes sous une charpente de tôle : bouchers, herboristes, marchands de graines, selliers, et une dizaine de comptoirs où l'on mange debout.
C'est là qu'on découvre le casado, l'assiette quotidienne costaricienne : riz, haricots noirs, salade de chou, plantain frit, et une viande ou un poisson. Le nom signifie « marié », par plaisanterie sur ce qu'un homme marié mange tous les jours. Les comptoirs qui le servent s'appellent des sodas, et c'est l'institution alimentaire du pays.
On y boit aussi un resbaladera ou un agua dulce à la panela. Le marché ferme en fin d'après-midi et le dimanche après-midi. Manger là où les employés du quartier déjeunent, en milieu de journée : c'est le meilleur rapport de tout le séjour.
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Barrio Escalante Un quartier résidentiel de maisons basses devenu en dix ans la rue de la gastronomie costaricienne, autour de la Calle 33. C'est le seul endroit de San José où l'on sort le soir sans y penser à deux fois.gratuitmarchéEn savoir plus
Un quartier résidentiel de maisons basses des années cinquante, à dix minutes du centre, devenu en une décennie la rue de la gastronomie costaricienne. La transformation s'est faite sans démolir : les restaurants occupent d'anciennes maisons de famille, avec leurs jardins et leurs vérandas.
On y trouve la cuisine costaricienne contemporaine — qui travaille les produits locaux autrement que dans les sodas — mais aussi des brasseries artisanales, une scène du café de spécialité, et des cuisines péruvienne, vénézuélienne et japonaise. Le pays produit du café depuis deux siècles et n'en buvait longtemps que le rebut, l'essentiel partant à l'export : cela a changé récemment, et c'est ici qu'on le voit.
C'est aussi le seul quartier de San José où l'on sort le soir sans hésiter, et où l'on marche d'un lieu à l'autre. Ailleurs, on prend un taxi ou une application : la règle est de ne pas marcher de nuit dans le centre.
Jour 2
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Théâtre national Payé par une taxe volontaire sur le café pour que les cantatrices européennes acceptent enfin de s'arrêter ici, inauguré en 1897. Le foyer et son escalier de marbre valent la visite guidée à eux seuls ; le café du hall est le plus élégant de la ville.payantcultureEn savoir plus
Les caféiculteurs du XIXᵉ siècle voulaient une scène digne des tournées européennes, après qu'une cantatrice renommée eut refusé de s'arrêter faute de salle convenable. Ils ont fait voter une taxe volontaire sur l'exportation du café pour financer la construction, et fait venir les matériaux et les artisans d'Italie.
Le résultat est un petit opéra à l'italienne, avec un escalier de marbre, des dorures et un plafond peint. La toile la plus connue représente la récolte du café et de la banane ; elle a figuré sur les billets de banque, et elle contient une erreur célèbre — le peintre, qui n'était jamais venu, a peint des gestes que personne ne fait ici.
Le café du hall est le plus élégant de la ville et se fréquente sans billet. Le tarif de la visite n'est pas publié par le théâtre : il se découvre au guichet. Des concerts et des représentations ont lieu régulièrement, et c'est la meilleure façon d'y entrer.
48 € hébergement · 34 € repas · 30 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel de charme au Barrio Amón, 96 € la nuit.
- San José → La Fortuna et l'Arenal — bateau, via Tortuguero, 12 h, 140 € par personne.
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02. La Fortuna et l'Arenal
J3 → J5 · 3 nuits · 463.75 € par personne
Un cône parfait, et de l'eau chaude à ses pieds
Un cône de 1 670 m si régulier qu'il a l'air dessiné, un lac au pied, et une petite ville — La Fortuna — qui vit entièrement de lui. C'est l'étape la plus dense en activités du pays, et la plus facile : tout est à moins de trente minutes de voiture, la route est goudronnée, le 4×4 est inutile. ⚠️ Le volcan est en repos depuis 2010 : on ne voit plus de coulées, seulement le cône.
En savoir plus sur La Fortuna et l'Arenal
L'Arenal a explosé le 29 juillet 1968 après quatre siècles de sommeil, détruisant deux villages et rouvrant trois cratères. Il a craché du feu tous les jours pendant quarante-deux ans, puis s'est tu en 2010. ⚠️ On ne voit donc plus de lave : ceux qui viennent pour cela repartent déçus. Ce qui reste est un cône presque géométrique, souvent coiffé de nuages, et un pays de forêt secondaire poussée sur les anciennes coulées.
La chaleur du volcan est le vrai héritage. Une nappe d'eau chauffée par le magma affleure sur tout son flanc ouest, et une dizaine d'établissements thermaux s'y sont installés — de Tabacón, le plus somptueux et le plus cher, aux vasques gratuites du Río Chollín, où les habitants de La Fortuna se baignent sous un pont de route depuis toujours.
La cascade du Río Fortuna appartient à l'association de développement du village, qui réinvestit les entrées sur place : 500 marches à descendre, une chute de 70 m, et un bassin où l'on se baigne. Les ponts suspendus de Mistico, eux, font passer par le haut : six passerelles au niveau de la canopée, où l'on voit ce qu'on ne voit jamais depuis le sol.
⚠️ Le Río Celeste, dans le parc du Tenorio, est à une heure trente de route et vaut la journée entière : la rivière y devient bleu turquoise à l'endroit exact où deux cours d'eau se rejoignent, par un phénomène de diffusion de la lumière sur des particules minérales. La couleur disparaît après de fortes pluies.
À table
- Casado — l'assiette complète des sodas de La Fortuna, avec le poulet ou le poisson du jour.
- Chicharrones — la couenne de porc frite, avec du yuca et du citron, dans les bars de la ville.
- Frescos naturales — les jus de fruits frais, cas, mûre, papaye, dans tous les restaurants.
- Olla de carne — le pot-au-feu de bœuf et de légumes racines, le plat du dimanche.
Jour 3
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Parc national du volcan Arenal Les sentiers passent sur la coulée de 1992, un chaos de blocs noirs où la forêt recommence à peine. Le point de vue d'El Ceibo donne le cône entier et le lac derrière. ⚠️ Le sommet est couvert de nuages la plupart des après-midi — venir le matin.14 €natureEn savoir plus
Les sentiers traversent la coulée de 1992, un chaos de blocs de lave noire où la forêt recommence à peine — on marche sur une roche âgée de quelques décennies, ce qui est rarissime. La végétation colonisatrice y est visible étape par étape, des lichens aux premiers arbustes.
Le volcan a explosé sans prévenir le 29 juillet 1968, après quatre siècles de sommeil : il était considéré comme une simple colline boisée. L'éruption a détruit deux villages et tué des dizaines de personnes. Il a ensuite craché du feu tous les jours pendant quarante-deux ans, avant de s'arrêter en 2010.
⚠️ On ne voit donc plus de lave, et c'est la déception classique de ceux qui viennent avec les images des années 2000. Le sommet est couvert de nuages la plupart des après-midi : venir le matin, quand le cône se dégage souvent une heure ou deux.
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Cascade du Río Fortuna Cinq cents marches jusqu'au pied d'une chute de 70 m qui tombe dans un bassin où l'on se baigne. Le billet couvre aussi un jardin d'orchidées et une serre à papillons. ⚠️ La remontée est raide et il fait lourd : compter le double du temps de la descente.18 €natureEn savoir plus
Cinq cents marches descendent le long de la paroi jusqu'au pied d'une chute qui tombe d'un seul jet dans un bassin turquoise, au fond d'un cirque de forêt. On s'y baigne, et l'eau est fraîche — elle vient directement du massif.
Le site appartient à l'association de développement du village, qui réinvestit les entrées sur place : sentiers, écoles, projets communautaires. C'est un modèle courant au Costa Rica, où beaucoup de sites naturels sont gérés localement plutôt que par l'État, et cela se voit à l'entretien.
Le billet comprend aussi un jardin d'orchidées et une serre à papillons, souvent négligés. La remontée est le vrai effort : cinq cents marches dans une humidité proche de la saturation, à compter au double du temps de la descente. Il y a des bancs, ils servent.
Jour 4
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Ponts suspendus de Mistico Trois kilomètres deux de sentier et six passerelles suspendues au niveau de la canopée, jusqu'à quarante-cinq mètres au-dessus du sol. C'est le seul endroit où l'on voit les épiphytes, les paresseux et les toucans à hauteur d'yeux. ⚠️ Le tarif dépend de l'heure : l'après-midi est moins cher que le matin.33 €natureEn savoir plus
Trois kilomètres de sentier dans une forêt primaire, dont six passerelles suspendues qui traversent les ravins au niveau de la canopée — jusqu'à quarante-cinq mètres au-dessus du sol. C'est le seul moyen de voir cet étage de la forêt, où se passe l'essentiel de la vie.
Depuis le sol, on ne voit que des troncs ; à hauteur de canopée, on découvre les épiphytes — broméliacées, orchidées, fougères — qui poussent sur les branches sans parasiter l'arbre, et qui abritent leur propre faune : grenouilles qui accomplissent tout leur cycle dans l'eau retenue au cœur d'une broméliacée, sans jamais toucher le sol.
Le tarif dépend de l'heure : l'après-midi coûte moins cher que le matin. Mais le matin est meilleur pour la faune, et l'après-midi pluvieux à cette saison. Une sortie de nuit existe, avec lampe — c'est un tout autre parcours.
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Lac Arenal et le belvédère d'El Castillo La route en corniche du versant sud donne les plus belles vues sur le cône, avec le lac artificiel de 85 km² au premier plan. C'est aussi l'un des meilleurs spots de planche à voile au monde de décembre à avril, quand les alizés s'engouffrent dans la trouée.gratuitnatureEn savoir plus
Le lac est artificiel : il a été créé dans les années soixante-dix par un barrage qui a noyé deux villages, et il fournit une part importante de l'électricité du pays — le Costa Rica produit la quasi-totalité de son courant par des sources renouvelables, hydraulique en tête.
La route en corniche du versant sud donne les meilleures vues sur le cône, avec le lac au premier plan et des vaches sur les pentes. Le hameau d'El Castillo, perché au-dessus, est le seul endroit d'où l'on voit à la fois le volcan et l'étendue d'eau.
De décembre à avril, les alizés s'engouffrent dans la trouée entre deux massifs et font du lac l'un des meilleurs plans d'eau du monde pour la planche à voile et le kitesurf. Le reste de l'année, il est calme. La route de contournement est longue et sinueuse : compter bien plus que la distance ne le suggère.
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Vasques chaudes du Río Chollín Sous le pont de la route de Tabacón, la même eau thermale coule librement dans une série de vasques naturelles où les habitants de La Fortuna se baignent depuis toujours. Gratuit, sans vestiaire ni surveillance. ⚠️ Ne rien laisser dans la voiture, le parking est connu des voleurs.gratuitdétenteEn savoir plus
Sous un pont de la route de Tabacón, la même nappe thermale affleure librement dans une série de vasques naturelles taillées par le courant. L'eau y est aussi chaude qu'à côté, dans les établissements payants, et elle vient de la même source.
C'est le bain des habitants de La Fortuna, fréquenté depuis toujours, avec des familles entières en fin d'après-midi. Il n'y a ni vestiaire, ni gardien, ni éclairage : on se change dans la voiture et l'on descend par un talus. L'ambiance n'a rien à voir avec un jardin aménagé, et c'est le propos.
⚠️ Le stationnement du bord de route est connu des voleurs : ne rien laisser dans la voiture, absolument rien de visible. Les pierres du lit sont glissantes et le courant peut être fort après la pluie. Y aller en journée plutôt qu'à la nuit tombée.
Jour 5
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Río Celeste et le parc du Tenorio La rivière devient bleu turquoise à l'endroit exact où deux cours d'eau se rejoignent — un effet optique dû à des particules minérales, pas un colorant. ⚠️ La couleur disparaît quelques jours après de fortes pluies, et le sentier de six kilomètres devient très boueux.11 €natureEn savoir plus
La rivière devient bleu turquoise à un point précis, appelé le teñidero, là où deux cours d'eau se rejoignent. Ce n'est pas un colorant : chacun charrie des minéraux différents, et leur rencontre provoque la formation de particules d'une taille très particulière, qui diffusent la lumière bleue plutôt que de l'absorber. En amont, les deux bras sont incolores.
Le sentier de six kilomètres traverse une forêt humide jusqu'à une cascade qui tombe dans un bassin de la même couleur, puis remonte jusqu'aux lagunes et au teñidero lui-même. On voit le phénomène commencer, littéralement, à un mètre près.
⚠️ La couleur disparaît quelques jours après de fortes pluies : les sédiments en suspension la masquent, et le sentier devient une patinoire de boue. Se renseigner avant de faire les trois heures de route depuis La Fortuna — c'est une journée entière.
51 € hébergement · 38 € repas · 45 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec vue sur le volcan, 102 € la nuit.
- La Fortuna et l'Arenal → Monteverde — voiture, via Rincón de la Vieja, 6 h 30, 37 € par personne.
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03. Monteverde
J6 → J7 · 2 nuits · 362 € par personne
La forêt dans les nuages, et le quetzal
À 1 400 m, la forêt est en permanence dans le nuage : tout est couvert de mousses, de fougères et d'orchidées, et il fait quinze degrés. C'est l'étape la plus fraîche du parcours — prévoir une polaire, ce qui surprend au Costa Rica. ⚠️ Les dernières routes sont mauvaises et le restent volontairement : la communauté quaker qui a fondé Monteverde refuse le goudron pour freiner l'afflux. Compter une heure pour les trente derniers kilomètres.
En savoir plus sur Monteverde
Monteverde a été fondée en 1951 par une quarantaine de quakers de l'Alabama qui refusaient la conscription américaine et cherchaient un pays sans armée. Ils ont acheté 1 400 hectares, en ont mis un tiers en réserve pour protéger leur source d'eau, et fondé une fromagerie qui existe toujours. Toute la protection de la forêt nuageuse du pays part de là.
La forêt nuageuse n'est pas une forêt humide ordinaire : à cette altitude, le nuage stagne en permanence dans les branches, et l'humidité ne vient pas de la pluie mais de la condensation. Chaque arbre porte des dizaines d'espèces d'épiphytes, mousses, fougères et orchidées — dont la plus petite orchidée du monde, invisible sans loupe.
C'est aussi le lieu le plus fiable du pays pour voir le quetzal resplendissant, surtout de février à juillet quand il niche. Un guide augmente les chances d'un facteur considérable : l'oiseau est immobile et parfaitement camouflé.
⚠️ La réserve a changé de système le 08-12-2025 : trois circuits séparés, à réserver, au lieu d'un billet unique. Les guides en ligne qui annoncent encore 25 $ sont périmés.
À côté, les parcs privés — Selvatura, Sky Adventures, Curi-Cancha — proposent ponts suspendus et tyroliennes. C'est d'ailleurs à Monteverde qu'a été inventée la tyrolienne touristique, en 1994.
À table
- Café de Monteverde — cultivé sur les pentes de la forêt de nuages, visite des plantations et dégustation.
- Queso Monteverde — le fromage de la coopérative fondée par les quakers dans les années 1950, à la fromagerie du village.
- Chocolat — les fèves de cacao fermentées et torréfiées dans les fermes de la région, en visite guidée.
- Casado — l'assiette des sodas de Santa Elena, avec les légumes des jardins d'altitude.
Jour 6
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Réserve de forêt nuageuse de Monteverde Le nuage stagne en permanence dans les branches et l'humidité vient de la condensation, pas de la pluie : chaque arbre porte des dizaines d'épiphytes. C'est le meilleur endroit du pays pour le quetzal resplendissant, de février à juillet. ⚠️ Trois circuits séparés depuis décembre 2025, à réserver — le billet unique n'existe plus.27 €natureEn savoir plus
À cette altitude, le nuage stagne en permanence dans les branches : l'humidité ne vient pas de la pluie mais de la condensation directe sur les feuilles, qui goutte ensuite au sol. C'est ce qui permet à chaque arbre de porter des dizaines d'espèces d'épiphytes — mousses, fougères, broméliacées, orchidées, dont la plus petite du monde, invisible sans loupe.
La réserve a été créée en 1972 par des biologistes et par la communauté quaker installée là, qui avait mis un tiers de ses terres en réserve dès 1951 pour protéger sa source d'eau. C'est le point de départ de toute la protection des forêts nuageuses du pays.
C'est l'endroit le plus fiable pour voir le quetzal resplendissant, surtout de février à juillet quand il niche : l'oiseau est immobile et parfaitement camouflé, et un guide multiplie les chances par dix. ⚠️ Le système de billetterie a changé — trois circuits séparés à réserver — et les guides en ligne annoncent encore l'ancien.
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Réserve de Curi-Cancha Une réserve privée bien plus calme que la grande, avec un mélange de forêt primaire et de pâtures reconquises — et paradoxalement de meilleures chances de quetzal, parce que les avocatiers sauvages qu'il vient manger poussent en lisière.payantnatureEn savoir plus
Bien plus petite et bien plus calme que la grande réserve, avec un mélange volontaire de forêt primaire et de pâtures reconquises par la forêt. Ce mélange est précisément ce qui la rend intéressante : les avocatiers sauvages dont se nourrit le quetzal poussent en lisière, pas en forêt profonde.
Les chances d'observation y sont donc souvent meilleures que dans la réserve principale, pour un quart des visiteurs. Le quetzal était sacré chez les Mayas et les Aztèques, qui prélevaient ses plumes caudales sans le tuer ; il ne survit pas en captivité, ce qui a renforcé sa réputation d'oiseau libre.
Le nombre de visiteurs simultanés est limité et il faut réserver. Les guides locaux repèrent l'oiseau à l'oreille avant de le voir — sans eux, on passe à côté. Le tarif n'est pas publié en ligne.
Jour 7
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Tyroliennes au-dessus de la canopée La tyrolienne touristique a été inventée ici en 1994, par des biologistes qui voulaient atteindre la canopée. Quinze câbles, dont un d'un kilomètre au-dessus d'une vallée, et un saut pendulaire pour ceux qui veulent.83 €sportEn savoir plus
La tyrolienne touristique a été inventée ici, en 1994, par des biologistes qui cherchaient un moyen d'atteindre la canopée pour l'étudier : ils tendaient des câbles entre les arbres et se hissaient au treuil. Quelqu'un a compris qu'on pouvait vendre la descente, et l'industrie est née à Monteverde avant de gagner le monde entier.
Le parcours enchaîne une quinzaine de câbles, dont un qui traverse une vallée entière sur près d'un kilomètre — on le fait en position allongée, tête la première, ce qui change complètement la sensation. Un saut pendulaire est proposé à la fin, facultatif.
C'est cher, et c'est un poste à part dans le budget de l'étape. La sortie se fait par tous les temps sauf orage, et il pleut souvent : les vêtements finissent trempés. Ne rien emporter dans les poches — les téléphones tombent, et l'on ne les retrouve pas.
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Santa Elena et la fromagerie quaker Le village de service de la réserve, et la fromagerie fondée en 1953 par les quakers venus d'Alabama — elle vend toujours son cheddar vieilli et une glace au lait de la vallée. C'est le point de départ de tout, et le seul endroit où l'on trouve un distributeur.gratuitmarchéEn savoir plus
Le village de service de la réserve, à quelques kilomètres, avec ses commerces, ses agences et le seul distributeur du secteur. C'est le point de départ de tout, et il n'a rien de pittoresque — c'est utile de le savoir avant d'arriver.
La fromagerie a été fondée en 1953 par les quakers venus d'Alabama, qui avaient quitté les États-Unis pour refuser la conscription et choisi un pays sans armée. Ils ont acheté des terres, mis un tiers en réserve, et vécu de l'élevage laitier. La fromagerie vend toujours son cheddar vieilli et une glace au lait de la vallée.
⚠️ Les routes d'accès à Monteverde sont volontairement mauvaises : la communauté refuse le goudron pour freiner l'afflux, et ce refus tient depuis des décennies. Compter une heure pour les derniers kilomètres, quel que soit le véhicule.
49 € hébergement · 38 € repas · 40 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel en lisière de forêt, 98 € la nuit.
Le budget de ces 7 jours
1 240 € par personne pour 7 jours, soit 177 € / jour. À deux, 2 480 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 347 € | 28 % |
| Repas | 258 € | 21 % |
| Transport sur place | 69 € | 6 % |
| Location de voiture — 7 jours | 203 € | 16 % |
| Billets et carburant | 177 € | 14 % |
| Activités | 186 € | 15 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Le PDF
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- La carte du parcours, avec ses 3 étapes
- Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
- Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
- Le budget ventilé, par poste et par étape
- Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
- Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur
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