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Inde du Nord en 5 jours : l'itinéraire jour par jour

500 € par personne sur place pour 5 jours, soit 100 € / jour — en 3 étapes, d’Agra à Pushkar. En passant par Jaipur.

Autres durées : une semaine · 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Inde du Nord

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Jaipur (JAI), retour du même aéroport.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Agra, Inde du Nord

    01. Agra

    J1 → J2 · 2 nuits · 209 € par personne

    Le Taj Mahal, et le fort d'où on l'a regardé mourir

    Une ville sans grand intérêt en dehors de ce qu'elle contient : le Taj Mahal, et le fort d'où Shah Jahan, déposé par son fils, l'a regardé pendant ses huit dernières années. ⚠️ Le Taj ferme le vendredi et le billet étranger est vingt fois celui des résidents. À l'ouverture, la lumière et la foule sont toutes deux meilleures.

    En savoir plus sur Agra

    Agra est une ville sans grand intérêt propre : industrielle, poussiéreuse, encombrée, et l'on n'y séjourne que pour ce qu'elle contient. Mais ce qu'elle contient est le monument le plus célèbre d'Asie, et deux autres qui vaudraient le voyage ailleurs.

    Le Taj Mahal a été bâti en une vingtaine d'années par Shah Jahan pour sa femme morte en couches, en marbre blanc incrusté de pierres dures. La symétrie y est absolue, à une exception près : le cénotaphe de l'empereur, ajouté après coup par son fils, est le seul élément décentré de tout l'ensemble. ⚠️ Le monument ferme le vendredi, jour de prière, et le billet pour les visiteurs étrangers coûte plus de dix fois celui des résidents indiens — c'est la norme dans le pays, il ne s'agit pas d'une erreur. Le tarif inclut normalement l'accès au mausolée central ; le vérifier au guichet.

    ⚠️ L'ouverture, au lever du soleil, cumule deux avantages : la lumière rasante sur le marbre, qui change de couleur avec l'heure, et une fréquentation encore faible. Le fort d'Agra, à deux kilomètres, est le complément indispensable : c'est là que Shah Jahan, déposé par son fils Aurangzeb, a passé ses huit dernières années assigné à résidence, avec vue sur le tombeau de sa femme. Mehtab Bagh, sur l'autre rive, donne la vue du couchant sans la foule.

    À table

    • Petha — la confiserie translucide de courge confite au sirop, spécialité de la ville, dans toutes les échoppes.
    • Cuisine moghole — biryani, korma, kebabs : la cuisine des empereurs, dans les restaurants du vieux quartier.
    • Bedai et jalebi — le petit déjeuner d'Agra : beignets de pois cassés épicés et spirales frites au sirop.

    Jour 1

    • Taj Mahal et son mausolée, Agra, Inde du Nord
      Taj Mahal et son mausolée Bâti de 1631 à 1653 par Shah Jahan pour sa femme morte en couches, c'est le seul monument au monde dont la photo ne prépare à rien. Y être à l'ouverture, avant le jour : le marbre change de couleur pendant une heure. Billet étranger 1 300 INR, plus 200 INR pour entrer sous la coupole.
      En savoir plus

      Regarde la calligraphie de la grande porte : les lettres grandissent à mesure qu'elles montent, pour paraître de taille égale vu d'en bas. Le calligraphe a signé son travail, ce qui ne se faisait pas. Les quatre minarets, eux, penchent légèrement vers l'extérieur. Sous la coupole, deux cénotaphes derrière un écran de marbre ajouré : ce sont des leurres, les tombes réelles occupent une chambre basse fermée au public.

      La seule dissymétrie du bâtiment entier est le cénotaphe de Shah Jahan, posé à côté de celui de sa femme, hors de l'axe. Il ne l'avait pas prévu : son fils, qui l'avait renversé, l'a fait déposer là. Quant aux ouvriers dont on aurait tranché les mains pour qu'ils ne recommencent jamais, aucune source de l'époque ne le mentionne. C'est une histoire qui voyage bien, répétée par des guides, et rien de plus.

      Fermé le vendredi aux visiteurs — la mosquée sert alors à la prière. Les files d'entrée sont séparées entre hommes et femmes, et celle des femmes est nettement plus courte. Gros sacs, trépieds, nourriture et drones restent dehors ; sur la plate-forme, surchaussures ou pieds nus. Aucune photographie n'est tolérée dans la chambre funéraire, et les gardiens y veillent.

      culture
      16 €
    • Mehtab Bagh au coucher du soleil, Agra, Inde du Nord
      Mehtab Bagh au coucher du soleil Le jardin de l'autre rive de la Yamuna, exactement dans l'axe du Taj. On raconte que Shah Jahan voulait y bâtir son propre mausolée en marbre noir : l'histoire tient à un seul récit de voyageur et les archéologues n'y adhèrent pas. Ce que les fouilles ont dégagé, c'est un grand bassin octogonal aligné pour refléter le Taj.
      En savoir plus

      Un jardin clos, des pelouses, quelques bassins secs, et au fond une terrasse de sable face au fleuve. Ce n'est pas le jardin qu'on vient voir mais son alignement : le mausolée se trouve exactement dans son axe, de l'autre côté de l'eau, et la Yamuna réduite à un filet laisse voir les bancs de sable où paissent les buffles.

      Les fouilles y ont dégagé un grand bassin octogonal placé de façon que le monument s'y reflète : ce jardin n'est pas un vestige quelconque, c'est un dispositif d'optique, conçu avec l'ensemble. Quant au tombeau de marbre noir que Shah Jahan aurait voulu se faire bâtir ici, l'histoire tient à un seul récit de voyageur européen ; des fragments de marbre blanc noirci retrouvés sur place ont entretenu la légende, et les archéologues n'y croient pas.

      On y va par le pont, bien plus loin que les deux kilomètres à vol d'oiseau. Les gardiens font évacuer le jardin quand la lumière tombe, c'est-à-dire au moment précis pour lequel tu es venu : arrive largement en avance. Les moustiques sortent avec le crépuscule. Sur la même rive, le tombeau d'Itimad-ud-Daula est la première construction moghole entièrement revêtue de marbre incrusté — et elle est presque toujours vide.

      nature
      4 €
    • Fort d'Agra, Agra, Inde du Nord
      Fort d'Agra La forteresse de grès rouge où Shah Jahan fut emprisonné par son propre fils les huit dernières années de sa vie, avec vue sur le tombeau de sa femme, à deux kilomètres. Le péage ADA est valable la même journée sur tous les sites d'Agra.
      En savoir plus

      On entre par une rampe qui casse plusieurs fois à angle droit entre deux murailles : un éléphant lancé ne peut pas y prendre d'élan, et les défenseurs tiraient du dessus. À l'intérieur, deux forts se superposent — celui d'Akbar, en grès rouge, massif, aux façades incrustées de motifs blancs, et celui de son petit-fils Shah Jahan, qui en a démoli une partie pour bâtir des pavillons de marbre au bord de l'eau.

      La tour octogonale à claustras fins qui saille au-dessus de la rivière est celle où Shah Jahan a passé ses dernières années, déposé par son propre fils. À sa mort, on l'a descendu par le fleuve pour l'enterrer à côté de sa femme. Autre chose qu'aucun panneau ne dit franchement : plus de la moitié du fort est encore une caserne de l'armée indienne, fermée. Ce que tu visites en est une portion.

      Depuis la tour, le mausolée apparaît en silhouette dans la brume de la vallée ; la lumière est bonne tôt, rarement au milieu de la journée. L'entrée des visiteurs est à l'angle sud, les autres portes sont militaires. Les singes du fort sont nombreux et entreprenants : rien à manger ni de bouteille visible à la main, et pas de sac ouvert.

      culture
      7 €

    Jour 2

    • Fatehpur Sikri, Agra, Inde du Nord
      Fatehpur Sikri Une capitale impériale entière bâtie en 1571, splendide, puis abandonnée quatorze ans plus tard — probablement faute d'eau. Elle est restée intacte parce que personne n'y est revenu.
      En savoir plus

      Le grès rouge est ici travaillé comme du bois : poteaux, poutres, consoles, assemblages à emboîtement — une charpente traduite en pierre. Le Panch Mahal empile cinq étages ouverts de plus en plus petits, sur des colonnes dont aucune ne répète la voisine. Dans la salle des audiences privées, un pilier unique explose en gerbe de consoles pour porter une plate-forme ronde reliée aux angles par quatre passerelles.

      Akbar a bâti la ville parce qu'un soufi, Salim Chishti, lui avait promis un fils. Il est né, et a reçu le nom du saint. Son tombeau de marbre blanc occupe la cour de la grande mosquée, enveloppé de claustras taillés à la dentelle : on y noue encore des fils pour demander un enfant, et l'on revient les dénouer. Au-dessus de la porte monumentale, une inscription prête à Jésus ceci : le monde est un pont, traverse-le, n'y bâtis pas ta maison.

      Deux parties, deux régimes. Le palais est payant et calme ; la mosquée et le tombeau sont libres, et c'est là que la pression est la plus forte — guides improvisés, offrandes, registre de dons qu'on te tend ouvert. Chaussures retirées dans la cour, qui brûle en plein soleil : des chaussettes changent tout. Une navette monte du parking.

      culture
      6 €

    29 € hébergement · 21 € repas · 38 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec vue sur le Taj, 58 € la nuit.

    Voir les hébergements à Agralien affilié

  2. Agra → Jaipur — Train Agra → Jaipur, classe 3A, 4 h 30, 14 € par personne.
  3. Jaipur, Inde du Nord

    02. Jaipur

    J3 → J4 · 2 nuits · 206 € par personne

    La ville rose, ses forts et son observatoire

    La capitale du Rajasthan, peinte en rose en 1876 pour accueillir le prince de Galles et restée ainsi, avec un observatoire astronomique du XVIIIᵉ siècle dont les instruments de pierre fonctionnent encore. ⚠️ Le fort d'Amber propose des montées à dos d'éléphant : les conditions de ces animaux sont régulièrement dénoncées.

    En savoir plus sur Jaipur

    Jaipur a été fondée en 1727 selon un plan orthogonal rigoureux, rare en Inde, avec des rues larges et des quartiers rectangulaires — c'est l'une des premières villes planifiées du sous-continent. Elle a été peinte en rose en 1876 pour l'accueil du prince de Galles, la couleur de l'hospitalité, et un règlement municipal impose depuis de conserver cette teinte sur les façades de la vieille ville.

    Son monument le plus singulier n'est ni un palais ni un fort : le Jantar Mantar est un observatoire astronomique du XVIIIᵉ siècle fait d'instruments de maçonnerie de plusieurs mètres, dont le plus grand cadran solaire du monde, précis à deux secondes près. Ils fonctionnent toujours, et un guide sur place est utile pour comprendre ce qu'on regarde.

    ⚠️ Le fort d'Amber, à onze kilomètres, propose des montées à dos d'éléphant sur la rampe d'accès. Les conditions de ces animaux — nombre de rotations quotidiennes, état de santé, dressage — sont régulièrement dénoncées par les associations et par la justice indienne elle-même. La montée se fait très bien à pied en une quinzaine de minutes, ou en jeep. Les bazars de la vieille ville sont organisés par corps de métier, chaque rue ayant sa spécialité : textiles, bijoux, marbre, chaussures brodées.

    À table

    • Dal baati churma — les boules de pain cuites au four, écrasées dans le ghee, avec le dal et le crumble sucré : le plat du Rajasthan.
    • Laal maas — le curry d'agneau au piment rouge, la cuisine des chasseurs rajpoutes.
    • Pyaaz kachori — le beignet fourré aux oignons épicés, au petit déjeuner sur MI Road.
    • Ghewar — le gâteau au sirop en forme de disque, sur les stands en saison des fêtes.

    Jour 3

    • Fort d'Amber, Jaipur, Inde du Nord
      Fort d'Amber Une forteresse-palais de grès et de marbre accrochée à la colline, avec une salle des miroirs qu'une seule bougie suffit à illuminer. ⚠️ Le tarif étranger est passé de 500 à 1 000 INR le 1er janvier 2026 — les guides plus anciens sont faux.
      En savoir plus

      Le fort ne s'arrête pas à ses murs : la muraille repart sur les crêtes et court sur des kilomètres au-dessus de la vallée. En contrebas, un lac artificiel porte un jardin géométrique posé au milieu de l'eau. Dedans, on passe de cour en cour, en montant, jusqu'à une porte couverte de fresques peintes et une salle dont les murs et la voûte sont incrustés de milliers d'éclats de verre bombé.

      Au-dessus, un second fort garde un canon parmi les plus gros jamais coulés sur roues. Il n'a servi qu'une fois, pour un tir d'essai. Les deux forts communiquent par un passage, et le trésor des souverains de Jaipur était réputé caché là-haut : le gouvernement indien a fait fouiller les lieux dans les années 1970 et n'a rien trouvé.

      La montée à dos d'éléphant est contestée pour de bonnes raisons — état des bêtes, tuberculose dépistée dans les troupeaux, heures de rampe en plein soleil. On monte très bien à pied par la même rampe, ou en jeep. À quelques minutes de marche du fort, un puits à degrés aux escaliers croisés, entièrement symétrique, reste calme quand tout le reste sature.

      culture
      18 €
    • City Palace et Hawa Mahal, Jaipur, Inde du Nord
      City Palace et Hawa Mahal Le palais où réside encore la famille royale, et juste à côté le Palais des Vents : une façade de 953 fenêtres ajourées, bâtie en 1799 pour que les femmes de la cour voient la rue sans être vues.
      En savoir plus

      Le Palais des Vents n'a presque pas d'épaisseur : c'est un mur-écran de quelques mètres de fond, sans pièces derrière, seulement des couloirs étroits et des paliers. On y monte par des rampes, pas par des escaliers. L'entrée ne se trouve pas du côté de la fameuse façade mais à l'arrière, par une cour — beaucoup de visiteurs tournent longtemps devant sans trouver la porte.

      Au City Palace, cherche les deux urnes d'argent hautes comme un homme, dans la salle d'audience. Elles ont été fabriquées pour emporter l'eau du Gange jusqu'en Angleterre lors du couronnement d'Édouard VII : le maharaja refusait de boire autre chose pendant le voyage. On les donne pour les plus grands objets d'argent du monde.

      La façade du Palais des Vents est orientée à l'est : elle est éclairée le matin et à contre-jour l'après-midi, d'où les cafés en terrasse d'en face, qui vendent la vue d'une manière ou d'une autre. Au City Palace, la famille royale occupe toujours la partie haute, fermée ; le parcours est à sens unique, par des escaliers étroits où les groupes bouchonnent en milieu de journée.

      culture
      17 €

    Jour 4

    • Bazars de la vieille ville, Jaipur, Inde du Nord
      Bazars de la vieille ville Johari Bazaar pour les pierres, Bapu pour les textiles et les babouches. La ville entière a été peinte en rose en 1876 pour accueillir le prince de Galles, et l'a gardé.
      En savoir plus

      La vieille ville est une grille, ce qui ne se voit à peu près nulle part ailleurs en Inde : rues tracées à la largeur imposée, façades de boutiques de hauteur uniforme, blocs réguliers dessinés au XVIIIᵉ siècle. Chaque artère a son métier — les pierres dans l'une, les tissus et les babouches brodées dans l'autre — et une ruelle entière fabrique des bracelets de laque, ramollis à la flamme devant toi.

      Le rose n'est pas une pierre mais un enduit de chaux et d'ocre, passé en 1876 pour la visite du prince de Galles, et la vieille ville est toujours tenue par règlement de conserver la couleur : elle est repeinte, pas conservée. Jaipur est par ailleurs l'un des grands centres mondiaux de la taille des pierres de couleur, l'émeraude en particulier ; les ateliers sont derrière les vitrines.

      L'arnaque locale la plus documentée s'appuie là-dessus : on te propose d'acheter des pierres à revendre chez toi avec bénéfice, l'acheteur étant déjà trouvé. Les certificats montrés sur place ne valent rien, et la cible n'est pas l'amateur de bijoux — c'est le voyageur raisonnable qu'on flatte. Autre règle : les prix doublent quand un conducteur de rickshaw t'amène. Sa commission est dans ta note.

      marché
      gratuit
    • Jantar Mantar, Jaipur, Inde du Nord
      Jantar Mantar Un observatoire de maçonnerie construit vers 1730, dont le cadran solaire de 27 mètres donne l'heure à deux secondes près. Classé à l'Unesco — et toujours exact.
      En savoir plus

      Ni lunette ni lentille : de la maçonnerie. Des rampes inclinées, des coupes creusées dans le sol, des disques de marbre penchés à des angles bizarres. Chaque instrument fait une seule chose — repérer l'instant du midi vrai, mesurer une hauteur, suivre un signe du zodiaque. Deux bols hémisphériques se font face, complémentaires : l'observateur se tient dans l'un pour lire l'autre, et les dalles manquantes sont exactement les pleins du voisin.

      Le prince qui les a fait construire en a bâti cinq, de Delhi à Varanasi ; celui de Mathura a disparu. Il faisait traduire les tables européennes et les comparait à ses propres relevés. Attention à ce que donne le grand cadran : c'est l'heure solaire locale de Jaipur, pas l'heure légale indienne. Le monument est juste, c'est ta montre qui ne l'est pas — la correction est affichée sur place.

      Tout cela ne fonctionne qu'au soleil : un jour gris, il n'y a rien à lire. Il n'y a pas non plus un mètre d'ombre. Douze instruments identiques sont orientés chacun sur un signe du zodiaque, et des astrologues s'en servent toujours. Avec un audioguide ou un guide, c'est un observatoire ; sans, c'est une cour pleine de bétons blancs.

      culture
      3 €

    30 € hébergement · 22 € repas · 32 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans une haveli, 60 € la nuit.

    Voir les hébergements à Jaipurlien affilié

  4. Jaipur → Pushkar — Bus Jaipur → Ajmer puis Pushkar, 3 h 30, 8 € par personne.
  5. Pushkar, Inde du Nord

    03. Pushkar

    J5 · 1 nuit · 55 € par personne

    Un lac sacré, et le seul temple de Brahma

    Une petite ville de pèlerinage autour d'un lac sacré, avec l'un des très rares temples au monde dédiés à Brahma. ⚠️ La ville est entièrement végétarienne, l'alcool et les œufs y sont interdits, et il faut se déchausser autour des ghats. Sa foire aux chameaux, en novembre, change complètement son visage.

    En savoir plus sur Pushkar

    Pushkar est une petite ville de pèlerinage bâtie autour d'un lac que la tradition tient pour né d'une fleur de lotus tombée de la main de Brahma. Elle abrite l'un des très rares temples au monde dédiés à ce dieu, ce qui lui donne un statut particulier dans l'hindouisme et une fréquentation de pèlerins toute l'année. Cinquante-deux ghats descendent vers l'eau.

    ⚠️ Les règles locales sont strictes et s'appliquent à tous. La ville est entièrement végétarienne — on n'y trouve ni viande ni poisson, y compris dans les établissements pour visiteurs — l'alcool et les œufs y sont interdits, et il faut se déchausser dès qu'on approche des ghats. Photographier les personnes en train de se baigner ou de prier est mal accepté. ⚠️ Une pratique fréquente consiste à proposer au visiteur une bénédiction et un fil au poignet près des ghats, suivie d'une demande de don élevé présentée comme obligatoire : elle n'a rien d'officiel, et il est plus simple de décliner avant de laisser poser le fil.

    La foire aux chameaux, en octobre ou novembre selon le calendrier lunaire, transforme complètement la ville : des dizaines de milliers d'animaux et de visiteurs, des courses, des concours, et des prix d'hébergement multipliés. C'est un moment remarquable, à condition de réserver longtemps à l'avance et d'accepter la foule. Le reste de l'année, Pushkar est une étape calme, à moins de trois heures de Jaipur.

    À table

    • Cuisine végétarienne — la ville sainte interdit viande, œufs et alcool ; les thalis des dhabas font découvrir le végétarien rajasthani.
    • Malpua — les crêpes frites trempées au sirop, sur les stands du marché.
    • Lassi — au safran ou à la rose, dans les échoppes de la rue principale.

    Jour 5

    • Les ghats du lac sacré, Pushkar, Inde du Nord
      Les ghats du lac sacré Cinquante-deux escaliers descendent vers un lac que la légende dit né d'un pétale de lotus tombé de la main de Brahma. ⚠️ Des faux prêtres proposent une bénédiction puis exigent une somme énorme : la « puja de Pushkar » est l'arnaque locale la plus documentée.
      En savoir plus

      Les marches font le tour complet du lac, chacune avec son nom et sa fonction. Les pèlerins se baignent habillés, les saris mouillés sèchent à même la pierre, et les vaches descendent boire entre deux groupes. Il n'y a rien de spectaculaire : un bassin peu profond, des cloches, des singes sur les toits, et une lenteur qui tranche avec le Rajasthan.

      Le lac est au centre d'un pèlerinage qui culmine à la pleine lune de Kartik, en automne. Ce bain-là est ce qui fait venir des centaines de milliers de personnes ; la foire aux chameaux s'est greffée sur les pèlerins, et non l'inverse. Autre chose qu'on imagine mal devant un lieu sacré : le lac s'est asséché il y a une quinzaine d'années et il a fallu le curer avant qu'il se remplisse à nouveau. Il dépend entièrement de la mousson.

      Chaussures retirées avant les marches, pas seulement à l'entrée des temples, et le cuir est mal vu sur les ghats — ceinture et sac compris. On ne photographie pas les baigneurs. Si tu acceptes une bénédiction, fixe le montant avant, donne-le toi-même, et ne te laisse pas compter une somme par membre de ta famille. Une fois le fil rouge noué au poignet, on te laisse tranquille : c'est à cela qu'il sert.

      culture
      gratuit
    • Temple de Brahma, Pushkar, Inde du Nord
      Temple de Brahma L'un des très rares temples au monde dédiés à Brahma, alors qu'il est l'un des trois dieux majeurs de l'hindouisme. Entrée libre, appareils photo interdits à l'intérieur.
      En savoir plus

      Une flèche rouge, une cour de marbre, et à l'intérieur une image à quatre visages, un pour chaque direction. À l'entrée, l'oie sculptée est la monture de Brahma. Dans le dallage de la salle, une tortue d'argent est sertie au ras du sol, entourée de centaines de pièces enfoncées dans le marbre par des familles à la mémoire de leurs morts : on marche littéralement sur des offrandes.

      Brahma occupe une place immense dans la mythologie et n'a presque aucun temple actif : celui-ci est l'un des très rares, et toute la ville vit de cette exception. L'accès au sanctuaire lui-même est réservé aux ascètes ; les autres fidèles font leurs dévotions depuis le seuil, ce qui explique l'attroupement permanent devant la porte plutôt que dedans.

      Appareils photo et téléphones se déposent avant d'entrer, et le contrôle est réel. Chaussures laissées en bas des marches, à un comptoir. Le temple ferme au milieu de la journée, comme presque tous les temples indiens, et rouvre pour la prière du soir : c'est le bon moment, cloches et chants compris. En redescendant, lève les yeux sur les arcades : ce sont des chambres de pèlerins, pas des boutiques.

      culture
      gratuit

    24 € hébergement · 19 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec terrasse sur le lac, 48 € la nuit.

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  6. Pushkar → Jaipur — Bus Jaipur → Ajmer puis Pushkar, 3 h 30, 8 € par personne.

Le budget de ces 5 jours

500 € par personne pour 5 jours, soit 100 € / jour. À deux, 1 000 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement142 €28 %
Repas105 €21 %
Transport sur place152 €30 %
Billets de train et de bus30 €6 %
Activités71 €14 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

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  • La carte du parcours, avec ses 3 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

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