3 h 30 · Rovaniemi
Tiqets · prix relevé le 30-09-2026 · lien affilié
4 112 € par personne sur place pour 14 jours, soit 294 € / jour — en 4 étapes, de Kemi à Saariselkä et Inari. En passant par Rovaniemi et Levi.
Autres durées : 5 jours · 10 jours · toutes les étapes de Laponie
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Arrivée à aéroport Rovaniemi (RVN), retour depuis Ivalo (IVL) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
J1 → J3 · 3 nuits · 885.75 € par personne
Un brise-glace sur la mer gelée
Une ville portuaire au fond du golfe de Botnie, à l'embouchure du plus long fleuve de Finlande. On y vient pour une chose : embarquer sur un brise-glace et flotter dans la mer gelée. À une heure et quart de Rovaniemi en train, et à une demi-heure de Tornio, où l'on passe en Suède à pied.
Kemi n'est pas une ville touristique : c'est un port industriel, avec ses papeteries et son terminal, là où le Kemijoki se jette dans le golfe de Botnie. Mais l'hiver, cette mer se couvre de glace, et c'est elle qu'on vient voir.
Le Sampo est un ancien brise-glace de l'État finlandais, reconverti pour les visiteurs. Il part du port d'Ajos, fend la banquise sous les yeux des passagers, puis s'arrête au large : on descend sur la glace, et l'on flotte dans l'eau entre les plaques, enfilé dans une combinaison de survie qui tient chaud et au sec.
À une demi-heure, Tornio et Haparanda forment une seule ville coupée par la frontière : on passe en Suède à pied, et l'on recule sa montre d'une heure.
⚠️ Kemi est l'option du parcours. Elle se justifie par le brise-glace, qui ne navigue que de la mi-décembre au début d'avril.
À table
Le Sampo a d'abord servi l'État finlandais : il ouvrait la route aux cargos dans le golfe de Botnie, qui gèle chaque hiver. Un brise-glace ne tranche pas la banquise comme une lame. Sa coque arrondie monte dessus et la brise sous son propre poids : depuis le pont, on entend la glace craquer, et l'on voit les plaques se dresser puis se retourner le long de la coque.
Au large, le navire s'arrête. On descend sur la banquise, on marche sur la mer, puis on se laisse glisser dans l'eau libre ouverte par son passage, enfilé dans une combinaison de survie étanche qui fait flotter comme un bouchon. Le froid ne passe pas : seul le visage est à l'air, et l'on reste allongé sur le dos à regarder le ciel.
Personne n'est obligé de se mettre à l'eau : on peut rester sur la glace et regarder. Les dates de fin décembre partent en premier, souvent des semaines à l'avance. Garde une couche chaude sous la combinaison, et des gants secs pour après.
La Tornio sépare ici la Finlande de la Suède, et deux villes ont poussé face à face, Tornio côté finlandais, Haparanda côté suédois. Elles ont fini par se rejoindre : un quartier commun s'étend sur la frontière, qu'on franchit à pied sans s'en apercevoir, sinon à l'heure. La Suède vit une heure plus tôt que la Finlande, et l'on peut sortir d'un café à midi pour entrer dans un autre à onze heures.
La Tornio est l'un des grands fleuves d'Europe que rien ne barre : pas de barrage, pas de centrale. En remontant sa rive, on arrive aux rapides de Kukkolankoski, où l'on pêche encore le corégone à l'épuisette, depuis des plateformes de bois, comme il y a des siècles.
Côté finlandais, l'église de bois de Tornio, élevée à la fin du XVIIe siècle, est l'une des plus anciennes de la région. L'hiver, le fleuve gèle, et la frontière passe sous la neige.
Kemi a longtemps été connue pour son château de neige, reconstruit chaque hiver. Il ne l'est plus, et ce qui en reste tient dans deux expositions en intérieur, voisines l'une de l'autre.
La première montre des sculptures de neige et de glace conservées au froid : on y entre habillé comme dehors. La seconde réunit des pierres précieuses et des minéraux, taillés ou bruts.
C'est une visite d'une heure ou deux, à faire le même jour que le brise-glace, ou un jour de grand froid où l'on préfère rester à l'abri. ⚠️ Ne la confonds pas avec le château de neige que certains revendeurs proposent encore : il n'est plus construit.
60 € hébergement · 50 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Appartement à louer, 120 € la nuit.
J4 → J7 · 4 nuits · 1208.5 € par personne
La capitale de la Laponie, sur le cercle polaire
La capitale de la Laponie finlandaise, au confluent de deux rivières, à huit kilomètres au sud du cercle polaire. C'est la base la mieux reliée : vols directs de Paris l'hiver, train de nuit depuis Helsinki. Le centre se fait à pied ; le village du Père Noël, SantaPark et les agences de safaris sont à quelques kilomètres, en bus ou en navette.
Rovaniemi est une ville jeune. À l'automne 1944, l'armée allemande qui se retirait de Laponie l'a presque entièrement incendiée. L'architecte Alvar Aalto a dessiné le plan de la reconstruction, dont les grands axes partent du centre comme les bois d'un renne ; on lui doit aussi la bibliothèque, l'hôtel de ville et la maison de concerts du centre.
La ville s'étend au confluent du Kemijoki et de l'Ounasjoki, gelés l'hiver. Le pont Jätkänkynttilä porte une flamme au sommet de son pylône : son nom, la « bougie du bûcheron », désigne le feu de camp des forestiers.
Au nord, la ligne du cercle polaire traverse le village du Père Noël : c'est ce qui a fait de Rovaniemi la ville la plus visitée de Laponie, et la plus chère en décembre.
⚠️ Les safaris partent des agences du centre ou viennent te chercher à l'hôtel : on n'a pas besoin de voiture ici.
À table
Tout a commencé par une cabane. En 1950, Eleanor Roosevelt visitait la Laponie en reconstruction, et l'on bâtit pour elle un petit chalet sur la ligne du cercle polaire. Les visiteurs ont suivi, puis le Père Noël, qui y reçoit aujourd'hui toute l'année.
Une ligne blanche au sol marque le cercle polaire, et chacun s'y photographie un pied de chaque côté. La vraie latitude du cercle, elle, se déplace de quelques mètres chaque année avec l'inclinaison de la Terre : la ligne peinte est un repère, pas une frontière. Le bureau de poste du Père Noël tamponne les cartes d'un cachet spécial et reçoit des lettres d'enfants du monde entier.
La rencontre avec le Père Noël est gratuite ; la photo officielle, non. En décembre, la file s'allonge dès le milieu de la matinée : viens à l'ouverture. Le reste du village est une succession de boutiques, plus chères qu'en ville.
Arktikum réunit deux institutions sous un même toit : le musée régional de Laponie et le centre de recherche de l'université sur l'Arctique. Une longue galerie de verre traverse le bâtiment en pointant vers le nord, vers la rivière.
Côté Arctique, on découvre les peuples du Grand Nord, de la Laponie au Canada, le climat polaire, la nuit polaire et la manière dont les hommes et les bêtes s'en accommodent. Côté Laponie, la culture des Samis, l'élevage du renne, et l'histoire de la région, de la guerre de 1944, qui a presque entièrement détruit Rovaniemi, à sa reconstruction.
C'est la meilleure introduction au voyage : on comprend ensuite ce qu'on voit dehors. Compte deux à trois heures. Le pass culturel de la ville couvre aussi Korundi et le centre nature Pilke, tout proche.
Avant le départ, la meute hurle, tire sur les attaches et saute sur place : les chiens n'attendent que de courir. Dès que le traîneau s'élance, ils se taisent, et l'on n'entend plus que les patins sur la neige. Ce ne sont pas les huskies aux yeux bleus des cartes postales mais des chiens de course, plus légers, élevés pour tirer longtemps dans le froid.
On conduit soi-même, à deux par traîneau : l'un debout sur les patins, l'autre assis dans la nacelle. Selon l'agence, on échange à mi-parcours ou l'on garde le même conducteur jusqu'au bout : décidez avant le départ qui conduit. Le frein est une barre qu'on écrase du pied ; la règle qu'on te répétera est de ne jamais lâcher le traîneau, car les chiens repartiraient sans toi.
Écoute bien les consignes du départ, freine dans les descentes et garde tes distances avec l'attelage de devant. Le passager fait les photos : le conducteur a les deux mains prises.
Une aurore naît à une centaine de kilomètres d'altitude, quand des particules venues du Soleil frappent les gaz de la haute atmosphère. L'oxygène donne le vert, le plus fréquent ; le rouge et le violet apparaissent quand l'activité est forte. Elles ondulent, pâlissent, reviennent, parfois en quelques secondes.
À l'œil nu, une aurore faible paraît souvent grise ou blanchâtre, comme un nuage éclairé. L'appareil photo, qui pose plus longtemps, la révèle en vert. Ne sois donc pas déçu par ce que tu vois d'abord : photographie, et regarde l'écran.
Le guide choisit l'endroit selon les prévisions et les nuages, loin des lumières de la ville. Pour les photos, un trépied et le mode nuit du téléphone suffisent ; coupe le flash. Et garde des piles de rechange au chaud dans une poche : le froid les vide en quelques minutes.
Le pont enjambe le Kemijoki à l'entrée de Rovaniemi, et la flamme qui brûle au sommet de son pylône se voit de loin dans la nuit polaire. Son nom désigne un feu de camp de forestiers, un tronc fendu qu'on allume par le cœur et qui brûle des heures.
Depuis le pont, une promenade longe la berge vers le centre. L'hiver, le fleuve est gelé et couvert de neige ; on voit parfois des pistes de ski de fond et de motoneige tracées sur la glace, qu'il ne faut suivre qu'en connaissant le terrain.
En décembre, le jour n'est qu'un long crépuscule : la lumière bleue et rose du début d'après-midi sur le fleuve gelé est le plus beau moment pour y marcher.
Korundi est la maison de la culture de Rovaniemi. Elle abrite le musée d'art de la ville et la salle de concert de l'Orchestre de chambre de Laponie, l'orchestre professionnel le plus au nord de l'Union européenne.
Le musée montre surtout l'art finlandais contemporain, avec une attention particulière pour les artistes du Nord et pour la manière dont ils représentent la lumière, la neige et l'hiver. Les expositions tournent au fil de l'année.
C'est une visite courte, au centre-ville, à glisser un après-midi sombre de décembre. Si un concert de l'orchestre tombe pendant ton séjour, c'est l'occasion de l'entendre dans sa salle.
Ranua présente les animaux du Nord et des régions arctiques dans de grands enclos en forêt, reliés par un sentier : ours polaires, ours bruns, loups, lynx, gloutons, rennes et chouettes. On marche dehors d'un enclos à l'autre, dans la neige, et c'est la balade autant que les bêtes qui fait la visite.
⚠️ L'hiver change ce qu'on voit. Les ours bruns hibernent, comme dans la nature, et restent invisibles une bonne partie de la saison. Les ours polaires, eux, sont dans leur élément, et c'est le moment où ils sont le plus actifs.
Le parc est à environ une heure de route au sud de Rovaniemi. Sans voiture, il faut un bus ou une excursion organisée : vérifie les horaires avant de partir, ils sont rares l'hiver. Compte une demi-journée avec le trajet, et habille-toi comme pour une randonnée.
SantaPark est un parc de Noël installé sous terre, dans une grotte creusée dans une colline près de l'aéroport. On y descend par un tunnel, et l'on se retrouve dans un monde clos, éclairé et chauffé, où il fait bon quand il gèle dehors.
Le parcours est pensé pour les enfants : l'école des lutins, qui délivre un diplôme, la pâtisserie où l'on décore des pains d'épices, une galerie de sculptures de glace, des spectacles, et le bureau du Père Noël. Les adultes sans enfants y trouveront moins leur compte qu'au village, gratuit.
Le parc n'ouvre que quelques semaines par an, de la fin octobre à la fin janvier, et le prix change avec la date : il est au plus haut pendant les vacances de Noël. Des bus relient le centre de Rovaniemi au parc.
En option — non compris dans le budget ci-dessus
3 h 30 · Rovaniemi
Tiqets · prix relevé le 30-09-2026 · lien affilié
95 € hébergement · 55 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel en centre-ville, 190 € la nuit.
J8 → J11 · 4 nuits · 1107.5 € par personne
La grande station des fjells de Laponie
La plus grande station de ski de Finlande, sur les pentes d'un fjell, avec un village compact où tout se fait à pied. Même sans skier, on y vient pour la motoneige, les sorties aurores et la télécabine jusqu'au sommet. L'aéroport de Kittilä est à un quart d'heure ; Rovaniemi à deux heures et demie de bus.
Levi est un fjell, une de ces collines arrondies et pelées de Laponie dont le sommet dépasse la limite des arbres. La station s'est construite à son pied, dans le village de Sirkka, avec ses hôtels, ses chalets et ses restaurants, tous à distance de marche des remontées.
Chaque mois de novembre, Levi accueille une épreuve de slalom de la Coupe du monde de ski alpin, et le vainqueur y reçoit un renne, qu'il a le droit de baptiser.
Pour qui ne skie pas, la station reste une bonne base : les agences y organisent motoneige, chiens de traîneau et sorties aurores, et les sentiers damés partent du village. Au nord, le parc national de Pallas-Yllästunturi aligne ses fjells sur des dizaines de kilomètres.
⚠️ Aucun bus ne relie directement Levi à Saariselkä : il faut la voiture, ou repasser par Rovaniemi.
À table
La motoneige est le véhicule de tous les jours en Laponie : les éleveurs, les pêcheurs et les gardes forestiers s'en servent l'hiver comme d'une voiture. Les safaris empruntent des pistes balisées, réservées aux motoneiges, qui traversent forêts, marais gelés et lacs, là où aucune route ne passe.
On roule en file derrière le guide, à deux par machine si l'on partage : le conducteur tient le guidon, le passager s'accroche derrière, et l'on échange à la pause. La conduite est simple, une poignée pour accélérer, une pour freiner, mais la machine est lourde et le passager sent chaque bosse.
Le permis de conduire est exigé pour piloter. Garde tes distances dans la file, ralentis dans les virages, et laisse le passager faire les photos. Le vent de la vitesse rend le froid bien plus mordant qu'à l'arrêt.
Pallas-Yllästunturi est l'un des plus anciens parcs nationaux de Finlande et l'un des plus grands : une chaîne de fjells arrondis qui s'étire du nord au sud sur des dizaines de kilomètres, entre forêts anciennes et tourbières. L'été, c'est un grand pays de randonnée ; l'hiver, on y skie et on y marche sur les pistes entretenues.
Kellokas en est le centre d'accueil, au pied du fjell d'Ylläs, à Äkäslompolo. On y apprend à lire le paysage, les saisons des fjells, la vie des villages et le flottage du bois, qui descendait autrefois les rivières jusqu'à la côte. Le personnel donne l'état des sentiers et conseille une sortie à sa mesure.
C'est à une quarantaine de minutes de route de Levi : sans voiture, il faut un bus local ou une excursion. Vérifie les horaires avant d'y aller, ils changent avec la saison.
Autour de Levi, des sentiers d'hiver sont damés pour la marche, à l'écart des pistes de ski. Ils montent à travers la forêt vers les pentes du fjell, là où les arbres se raréfient et se couvrent de tykky, cette gangue de neige et de givre qui les fige en silhouettes.
La marche est facile sur la neige tassée, mais le froid et la lumière courte changent tout. En décembre, il faut partir en fin de matinée pour profiter du crépuscule bleu et rose, et être rentré avant la nuit. Des raquettes se louent au village pour sortir des sentiers damés.
Emporte une boisson chaude dans un thermos, un en-cas et une couche de plus que ce que tu crois nécessaire : on se refroidit très vite à l'arrêt. Préviens ton hébergement de ton itinéraire, surtout si tu pars seul.
Les télécabines de Levi ne servent pas qu'aux skieurs : on y monte à pied, sans skis, pour voir d'en haut ce qu'on ne voit pas du village. Au sommet, la forêt s'arrête, et le regard porte sur une mer de pins et d'épicéas blanchis jusqu'aux fjells voisins.
L'hiver, les arbres du haut sont pris dans le « tykky », une gangue de givre et de neige collée par le vent et le froid qui les transforme en silhouettes blanches, parfois grotesques. C'est l'un des paysages les plus singuliers de Laponie, et il n'existe qu'en altitude, là où l'humidité gèle sur les branches.
Monte en milieu de journée, au moment où la lumière est la plus longue : en décembre, elle ne dure que quelques heures. Au sommet, il fait souvent plus froid et plus venteux qu'en bas ; garde bonnet et moufles, même pour un aller-retour rapide.
La sortie part à la nuit tombée et quitte les lumières de Levi pour des coins de forêt ou de lac dégagés, là où le ciel du nord s'ouvre. Le guide choisit l'endroit selon la couverture nuageuse, qui décide de tout, bien plus que l'activité solaire annoncée par les applications.
Il photographie les aurores pour toi : un appareil posé sur trépied, de longues poses, et toi au premier plan si tu veux. Les aurores apparaissent souvent d'abord comme un arc pâle et immobile, qu'on prend pour un nuage, avant de s'animer ; l'appareil les révèle en vert bien avant l'œil. Entre deux vagues, il raconte ce qu'elles représentaient pour les peuples du Nord.
Une boisson chaude aide à tenir l'attente, souvent immobile, dans le froid. Garde ton téléphone au chaud contre toi : la batterie se vide en quelques minutes. Si le ciel est bouché, la sortie peut être reportée : garde une soirée libre en réserve.
Chaque automne, dès que le froid s'installe, une équipe construit à Lainio un village entier en neige et en glace : couloirs voûtés, chambres où l'on peut dormir, bar, restaurant et chapelle, et des salles de sculptures sur un thème qui change chaque année. Au printemps, tout fond, et l'on recommence l'hiver suivant.
À l'intérieur, la température reste sous zéro, quel que soit le froid dehors : c'est la neige qui isole. Les sculptures sont éclairées de l'intérieur, en bleu et en blanc, et l'on marche sur un sol de neige tassée, comme dans une grotte.
La sortie prend une demi-journée avec le trajet depuis Levi. Le village n'ouvre qu'au moment de Noël, une fois la construction terminée : un séjour début décembre ne peut pas l'inclure.
En option — non compris dans le budget ci-dessus
2 h · en anglais · Levi
GetYourGuide · prix relevé le 30-09-2026 · lien affilié
90 € hébergement · 58 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel au pied des pistes, 180 € la nuit.
J12 → J14 · 3 nuits · 875.5 € par personne
Les fjells du Grand Nord et le pays des Samis
Un petit village de chalets au bord du parc national Urho Kekkonen, le plus au nord du parcours, et à une demi-heure l'aéroport d'Ivalo. Plus au nord encore, Inari, au bord de son grand lac, est le cœur de la culture samie de Finlande. On loge à Saariselkä ; Inari se fait dans la journée, en bus ou en voiture.
Saariselkä n'est pas une ville mais une station de fjell, quelques rues de chalets et d'hôtels au pied du Kaunispää, dont le sommet dégagé est l'un des meilleurs endroits de Laponie pour guetter les aurores. Le parc national Urho Kekkonen, l'un des plus grands du pays, commence aux dernières maisons.
À une heure au nord, Inari est le centre de la vie samie en Finlande. Les Samis sont le seul peuple autochtone de l'Union européenne ; leur parlement siège ici, et l'on y parle trois langues samies en plus du finnois. Le musée Siida raconte leur histoire et celle de la nature du Grand Nord.
C'est aussi l'étape de l'élevage du renne : les troupeaux appartiennent à des familles, et plusieurs reçoivent les visiteurs pour un tour en traîneau.
⚠️ Au cœur de l'hiver, le soleil ne se lève plus du tout pendant plusieurs semaines : la lumière se réduit à quelques heures de crépuscule.
À table
Siida est à la fois le musée des Samis de Finlande et le centre nature du Grand Nord, au bord du lac Inari. Les Samis vivaient ici bien avant les frontières actuelles, de l'élevage du renne, de la pêche et de la chasse, en suivant les saisons et les troupeaux.
L'exposition suit l'année au rythme de la nature, de la nuit polaire au soleil de minuit, et montre les vêtements, les outils, l'artisanat et les langues samies, dont plusieurs ont failli disparaître au siècle dernier. Dehors, un musée en plein air rassemble d'anciens bâtiments : réserves sur pilotis, huttes et abris de pêche.
C'est la visite qui donne son sens au reste de l'étape. Le musée est fermé le dimanche en hiver. À quelques minutes à pied, le centre Sajos abrite le parlement sami et un centre culturel.
En Finlande, chaque renne a un propriétaire, même quand il vit en liberté dans la forêt. Les éleveurs marquent leurs bêtes d'une entaille à l'oreille, propre à chaque famille, et les rassemblent en automne et en hiver. L'élevage reste un métier à part entière dans le nord du pays, chez les Samis comme chez les Finlandais.
Le renne attelé n'a rien d'un cheval de trait : il avance à son rythme, tranquille, et le traîneau glisse lentement dans le silence de la forêt. De nuit, on ne voit que la trace éclairée devant soi et les étoiles au-dessus ; si le ciel est clair, c'est le meilleur moment pour lever les yeux.
La sortie se termine au coin du feu, avec une boisson chaude, le temps de nourrir les rennes à la main et d'écouter comment vit le troupeau. Habille-toi plus chaudement que pour marcher : assis sans bouger dans un traîneau, on se refroidit vite.
Le parc porte le nom du président finlandais Urho Kekkonen, grand amateur de ski et de randonnée dans ces fjells. Il couvre un immense territoire de collines arrondies, de forêts de pins et de vallées, presque sans route, qui s'étend jusqu'à la frontière russe.
Depuis Saariselkä, les sentiers d'hiver partent du village même. Certains sont damés pour la marche, d'autres tracés pour le ski de fond, et des cabanes ouvertes, avec leur foyer, jalonnent les itinéraires : on y fait une pause au chaud, et le bois est fourni. L'accès est libre, comme dans tous les parcs nationaux du pays.
Le centre nature du village donne l'état des sentiers et des conseils de sortie. En plein hiver, pars tôt pour profiter de la courte lumière, reste sur les tracés balisés, et ne compte pas sur le réseau téléphonique au fond du parc.
Le Kaunispää est le fjell qui domine Saariselkä. Son sommet est nu, sans arbres ni lumières, et s'ouvre sur tout l'horizon, ce qui en fait l'un des meilleurs postes d'observation des aurores de la région, sans guide et sans billet.
Les aurores sont plus fréquentes ici qu'à Rovaniemi, parce qu'on est plus près de l'ovale où elles se forment. Il faut quand même un ciel dégagé et un peu de chance : consulte les prévisions de nébulosité plutôt que l'activité solaire seule.
Monte habillé comme pour passer une heure immobile dehors, car c'est ce que tu vas faire. Le vent y est plus fort qu'au village. Laisse tes yeux s'habituer au noir sans regarder ton téléphone, et redescends si le vent se lève ou si tu commences à avoir froid.
La Laponie a eu sa ruée vers l'or. À la fin du XIXe siècle, on découvrit de l'or dans les rivières du nord, et des chercheurs affluèrent dans une région presque vide, pour laver le gravier à la batée pendant les courts étés. Certains orpaillent encore aujourd'hui, à la main, sur des concessions.
Le musée est installé dans le village d'orpailleurs de Tankavaara. Il montre les outils, les cabanes et la vie de ces chercheurs, et consacre une partie de ses salles aux ruées vers l'or du monde entier, de la Californie au Klondike.
L'été, on peut s'essayer à la batée ; l'hiver, la visite se limite au musée. Il est fermé le week-end pendant la saison froide : vérifie le jour avant de faire la demi-heure de route depuis Saariselkä.
Les raquettes sont la façon la plus simple de marcher dans la neige profonde, et elles ne demandent aucun apprentissage : on marche un peu plus large que d'habitude, et c'est tout. Elles ouvrent les pentes du parc national et la forêt hors des pistes, là où l'on s'enfoncerait jusqu'aux genoux.
Le guide choisit l'itinéraire selon la neige et la lumière, et lit les traces laissées dans la nuit : lièvres variables, lagopèdes, parfois un renard. En montant vers les sommets dégagés, la forêt s'éclaircit et le paysage s'ouvre sur les fjells arrondis du parc.
L'effort est réel en montée : on transpire sous la combinaison, puis on se refroidit à l'arrêt. Ouvre le col en marchant et referme-le à chaque pause. Bâtons et raquettes sont fournis.
En option — non compris dans le budget ci-dessus
2 h · en anglais · Saariselkä
GetYourGuide · prix relevé le 30-09-2026 · lien affilié
88 € hébergement · 58 € repas · 20 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel au pied du fjell, 175 € la nuit.
4 112 € par personne pour 14 jours, soit 294 € / jour. À deux, 8 224 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 1 184 € | 29 % |
| Repas | 776 € | 19 % |
| Transport sur place | 62 € | 2 % |
| Location de voiture — 14 jours | 525 € | 13 % |
| Carburant et péages | 35 € | 1 % |
| Activités | 1 530 € | 37 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
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