Pologne en 14 jours : l'itinéraire jour par jour
1 449 € par personne sur place pour 14 jours, soit 103 € / jour — en 6 étapes, de Varsovie à Zakopane et les Tatras. En passant par Gdańsk, Sopot et Malbork, Poznań, Wrocław, puis Cracovie, Wieliczka et Auschwitz.
Autres durées : 5 jours · 10 jours · trois semaines · toutes les étapes de Pologne
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport Varsovie — Chopin (WAW), retour depuis Cracovie — Jean-Paul II (KRK) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. Varsovie
J1 → J3 · 3 nuits · 298.36 € par personne
La capitale rebâtie pierre par pierre, et ses musées de la mémoire
La capitale, rasée en 1944 et dont la vieille ville a été reconstruite à l'identique d'après les tableaux de Bellotto. On se déplace à pied dans le centre, en métro et en tramway ailleurs ; Łazienki et Wilanów sont au sud, au bout de la voie royale.
En savoir plus sur Varsovie
Varsovie a été détruite méthodiquement par l'armée allemande après l'insurrection de 1944, quartier par quartier, par des équipes de dynamiteurs. Sa vieille ville a été reconstruite dans les années d'après-guerre, en s'aidant des vues peintes au XVIIIe siècle par Bernardo Bellotto, le neveu de Canaletto, et l'UNESCO l'a inscrite en 1980, comme reconstruction.
Le reste de la ville raconte le XXe siècle d'un bloc : le palais de la Culture offert par l'Union soviétique, les grands ensembles, les tours de verre des années 2000, et partout des plaques qui marquent l'endroit où des civils ont été fusillés. Le musée POLIN, bâti au cœur de l'ancien ghetto, et le musée de l'Insurrection comptent parmi les musées d'histoire les plus forts d'Europe.
Au sud, la voie royale mène aux jardins de Łazienki, où le dernier roi de Pologne avait sa résidence d'été, puis au palais baroque de Wilanów. C'est là que la ville respire : en été, on écoute Chopin au pied de son monument, dans le parc.
⚠️ Métro, trams et bus partagent le même billet, qui s'achète au distributeur ou dans l'application.
À table
- Pierogi — les raviolis en demi-lune, farcis de fromage blanc et de pomme de terre (ruskie), de viande, de chou aux champignons ou de fruits l'été, dans les bars à lait et les pierogarnie.
- Bar mleczny — le « bar à lait », cantine populaire héritée de l'époque communiste, où l'on commande au comptoir soupes, pierogi et galettes ; il en reste plusieurs dans le centre.
- Żurek — la soupe aigre au levain de seigle, avec saucisse blanche et œuf dur, parfois servie dans une miche de pain évidée.
- Wuzetka — le gâteau de Varsovie : génoise au chocolat et crème fouettée, dans les pâtisseries de quartier.
- Pączki — les beignets ronds fourrés à la confiture de rose, qu'on s'arrache le Jeudi gras.
Jour 1
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Vieille ville de Varsovie et voie royale La place du Vieux Marché, ses façades peintes et la Sirène armée, emblème de la ville, puis la voie royale de Krakowskie Przedmieście jusqu'à l'université. Tout a été reconstruit après 1945. ⚠️ Tôt le matin ou le soir, la place retrouve son calme.gratuitmarchéEn savoir plus
La place du Vieux Marché est entourée de maisons étroites aux façades peintes, reconstruites après 1945 à partir de relevés d'architectes, de photographies et des vues de Varsovie peintes par Bellotto au XVIIIe siècle. Au milieu se dresse la Sirène armée d'un glaive et d'un bouclier, l'emblème de la ville.
Au nord, la Barbacane et les remparts de brique séparent la vieille ville de la nouvelle, où est née Marie Curie. Au sud, la place du Château et sa colonne de Sigismond ouvrent la voie royale : Krakowskie Przedmieście, bordée de palais et d'églises, mène à l'université et à l'église Sainte-Croix, où le cœur de Chopin est scellé dans un pilier.
L'inscription au patrimoine mondial, en 1980, ne récompense pas un monument ancien mais une reconstruction, un cas rare sur la liste de l'UNESCO.
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Musée POLIN de l'histoire des Juifs polonais Mille ans de vie juive en Pologne, du Moyen Âge à nos jours, dans un bâtiment fendu d'une faille, face au monument aux héros du ghetto ; le clou est la réplique du plafond peint de la synagogue en bois de Gwoździec. ⚠️ Audioguide compris ; gratuit le jeudi, fermé le mardi.1 €cultureEn savoir plus
Polin est le nom de la Pologne en hébreu, et une légende y entend « repose-toi ici » : c'est ce que se seraient dit les premiers Juifs arrivés dans le pays. Le musée raconte mille ans de cette histoire, des marchands du Moyen Âge à la République des Deux Nations, qui fut longtemps le plus grand foyer juif du monde, jusqu'à la Shoah et à l'après-guerre.
Le bâtiment, dessiné par l'architecte finlandais Rainer Mahlamäki, est une boîte de verre et de cuivre traversée par une faille aux parois ondulées. Il se trouve au cœur de l'ancien quartier juif, devenu le ghetto de Varsovie, face au monument aux héros du ghetto.
Le moment le plus saisissant du parcours est la synagogue de bois de Gwoździec, dont la charpente et le plafond peints ont été reconstitués à la main, à l'échelle, par des centaines de bénévoles.
⚠️ Le parcours est long : prévoir une demi-journée.
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Terrasse du palais de la Culture et de la Science Le gratte-ciel stalinien offert par l'Union soviétique dans les années 1950, et au trentième étage une terrasse d'où l'on voit toute la ville. Les Varsoviens disent que c'est la plus belle vue de Varsovie, parce que c'est la seule d'où l'on ne voit pas le palais.7 €cultureEn savoir plus
Le palais de la Culture et de la Science a été construit au début des années 1950, présenté comme un cadeau de l'Union soviétique au peuple polonais. Ses architectes se sont inspirés des gratte-ciel staliniens de Moscou, en ajoutant des attiques et des décors empruntés aux vieilles villes de Pologne.
Longtemps le plus haut bâtiment du pays, il abrite des théâtres, des cinémas, des musées, une salle de congrès et des bureaux. Pour beaucoup de Varsoviens, il reste le symbole de la domination soviétique, et l'on a plusieurs fois parlé de le démolir.
La terrasse du trentième étage offre la vue sur toute la ville : la vieille ville reconstruite, la Vistule, et les tours de verre qui ont poussé autour du palais depuis les années 2000.
⚠️ En été, la terrasse reste ouverte tard le vendredi et le samedi, pour la vue de nuit.
Jour 2
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Musée de l'Insurrection de Varsovie Les soixante-trois jours de l'insurrection de l'été 1944, racontés dans une ancienne centrale électrique des tramways : armes, brassards, journaux clandestins, la réplique d'un bombardier Liberator et un film en relief qui survole la ville en ruines. ⚠️ Gratuit le jeudi ; l'audioguide se loue à part.8 €cultureEn savoir plus
Le 1er août 1944, l'Armée de l'intérieur, la résistance polonaise, s'est soulevée contre l'occupant allemand pour libérer la capitale avant l'arrivée de l'Armée rouge, déjà sur l'autre rive de la Vistule. Les insurgés comptaient tenir quelques jours ; ils ont tenu soixante-trois jours, sans que les Soviétiques interviennent. La défaite a été suivie de l'expulsion des habitants et de la destruction systématique de la ville.
Le musée occupe une ancienne centrale électrique des tramways. Il fait entendre les bruits de la ville en guerre et montre les armes bricolées, les brassards rouge et blanc, les journaux imprimés dans les caves, et une réplique du bombardier Liberator qui parachutait des armes aux insurgés. Un film en relief, La Ville des ruines, survole Varsovie telle qu'elle était en 1945.
Dehors, un long mur porte les noms de milliers d'insurgés tombés.
⚠️ Prévoir au moins deux bonnes heures : le parcours est dense et s'étage sur plusieurs niveaux.
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Palais de Wilanów La résidence baroque de Jean III Sobieski, le roi vainqueur des Ottomans devant Vienne en 1683, avec ses appartements royaux et ses jardins à la française qui descendent vers un lac. ⚠️ Gratuit le jeudi ; l'audioguide se loue à part ; le bus y mène depuis la voie royale.16 €cultureEn savoir plus
Jean III Sobieski a fait bâtir Wilanów à la fin du XVIIe siècle, comme résidence de campagne, après être devenu roi. C'est lui qui commandait l'armée qui brisa le siège de Vienne par les Ottomans en 1683, et le palais célèbre cette victoire : trophées, allégories, portraits du roi en héros antique.
Le palais mêle le baroque italien et les traditions de la noblesse polonaise. On y visite les appartements du roi et ceux de la reine Marie-Casimire, une Française, et une galerie de portraits. Derrière, les jardins à la française descendent en terrasses vers un lac.
Wilanów a été pillé pendant l'occupation, mais il n'a pas été rasé comme le centre de Varsovie : c'est l'une des rares résidences royales du pays à avoir gardé ses murs d'origine.
⚠️ Le palais est loin du centre, au bout de la voie royale : le bus y mène directement.
Jour 3
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Palais sur l'île et parc Łazienki La résidence d'été du dernier roi de Pologne, posée sur l'eau au milieu d'un grand parc, avec ses pavillons, son orangerie et ses paons. Le billet ouvre tous les pavillons ; les jardins sont libres. ⚠️ Gratuit le vendredi ; en été, concerts Chopin gratuits au pied de son monument, le dimanche.16 €cultureEn savoir plus
Łazienki signifie « les bains » : le palais sur l'île était à l'origine un pavillon de bains du XVIIe siècle, que Stanislas Auguste Poniatowski, le dernier roi de Pologne, a transformé en résidence d'été néoclassique à la fin du XVIIIe siècle. Posé sur un lac artificiel et relié aux rives par deux ponts à colonnades, il abrite les appartements du roi et une partie de sa galerie de tableaux.
Le parc autour est l'un des grands jardins d'Europe : un théâtre dont la scène est sur une île et les gradins sur la rive, l'Orangerie, le palais Myślewicki, des paons en liberté et des écureuils roux habitués aux promeneurs.
Au bord du parc se dresse le monument à Chopin, sous un saule stylisé. En été, chaque dimanche, des pianistes y jouent sa musique en plein air, gratuitement.
⚠️ Les jardins sont libres tous les jours ; le billet ne sert que pour les pavillons.
40 € hébergement · 30 € repas · 6 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Appartement dans le centre, 80 € la nuit.
- Varsovie → Gdańsk, Sopot et Malbork — Par la S7 — 340 km, 3 h 48, 16 € par personne (32 € à partager).
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02. Gdańsk, Sopot et Malbork
J4 → J5 · 2 nuits · 202.82999999999998 € par personne
La ville hanséatique où la guerre a commencé et où le communisme a vacillé
La grande ville de la Baltique, hanséatique et reconstruite après 1945, où commença la Seconde Guerre mondiale et où naquit Solidarność. Le centre se fait à pied ; le train urbain mène en vingt minutes à Sopot et à sa plage, et Malbork est à moins d'une heure de train.
En savoir plus sur Gdańsk, Sopot et Malbork
Gdańsk a été pendant des siècles l'un des grands ports de la Hanse et la ville la plus riche du royaume de Pologne, peuplée de marchands allemands, néerlandais et écossais. Ses façades étroites, ses portes monumentales et la rue Longue qui descend jusqu'à la Motława racontent cette fortune. Presque tout ce qu'on voit a été reconstruit après les destructions de 1945.
La ville est au début et à la fin de l'histoire européenne du XXe siècle. C'est sur la presqu'île de Westerplatte que tombèrent les premiers obus de la Seconde Guerre mondiale, le 1er septembre 1939. Et c'est dans ses chantiers navals qu'en août 1980 la grève menée par Lech Wałęsa arracha au régime la création de Solidarność, le premier syndicat libre du bloc soviétique.
Gdańsk forme avec Sopot et Gdynia une agglomération qu'on appelle la Tricité. Sopot est la station balnéaire, avec sa longue jetée de bois et sa plage de sable.
⚠️ Le château de Malbork, l'un des plus grands châteaux de brique du monde, se visite dans la journée depuis Gdańsk.
À table
- Goldwasser — la liqueur aux herbes et aux épices où flottent des paillettes d'or, née à Gdańsk à la fin du XVIe siècle, qu'on goûte dans la vieille ville.
- Śledź — le hareng de la Baltique, mariné, à la crème et à l'oignon ou à l'huile, en entrée avec un petit verre de vodka.
- Flądra — la plie de la Baltique frite entière, dans les fritures de poisson de Sopot et de la côte.
Jour 4
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Rue Longue et Long Marché de Gdańsk La voie royale de Gdańsk, de la porte d'Or à la porte Verte, bordée de maisons de marchands aux façades étroites, avec la fontaine de Neptune devant la cour d'Artus. Au bout, les quais de la Motława et la grue médiévale en bois.gratuitmarchéEn savoir plus
La voie royale de Gdańsk est le chemin qu'empruntaient les rois de Pologne quand ils entraient dans la ville : on passe la porte Haute, puis la porte d'Or, et l'on descend la rue Longue jusqu'au Long Marché et à la porte Verte, face à la Motława. Les maisons de marchands, étroites et hautes, ont des façades peintes ou sculptées qui disent la richesse de la ville hanséatique.
Devant la cour d'Artus, où se réunissaient les confréries de marchands, la fontaine de Neptune est devenue l'emblème de la ville. L'hôtel de ville voisin porte une tour élancée coiffée d'une statue dorée du roi Sigismond Auguste.
Au bord de l'eau, la grue médiévale, une machine de levage en bois logée entre deux tours de brique, servait à charger les navires et à dresser leurs mâts.
⚠️ Presque tout ce décor a été reconstruit après 1945, d'après les documents anciens.
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Musée de la Seconde Guerre mondiale Une exposition souterraine immense sur la guerre vécue par les civils autant que par les armées, de la montée des totalitarismes à la domination soviétique, sous une tour de verre et de béton inclinée. ⚠️ Compter une demi-journée ; gratuit le mardi, sans réservation ; l'audioguide se loue à part.8 €cultureEn savoir plus
Le musée a ouvert en 2017, non loin de la poste polonaise dont les employés résistèrent aux Allemands le premier jour de la guerre. Son exposition principale est enterrée, à plusieurs mètres sous la surface, tandis qu'une tour de verre et de béton rouge, inclinée, s'élève au-dessus du sol.
Le parcours prend la guerre par le bas : celle des civils, des occupations, des déportations, des massacres et de la vie quotidienne, autant que celle des batailles. Il commence avec la montée des régimes totalitaires dans l'entre-deux-guerres et s'achève avec l'après-guerre et la domination soviétique sur l'Europe centrale, en passant par des décors reconstitués et des milliers d'objets ordinaires.
Son ouverture a été marquée par une vive querelle politique sur la manière de raconter la guerre, et l'exposition a ensuite été retouchée par une nouvelle direction.
⚠️ L'exposition est très vaste et très dure : prévoir une demi-journée. Les enfants ont une exposition à part.
Jour 5
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Château de Malbork, parcours historique La capitale de l'ordre Teutonique sur la Nogat, l'un des plus grands châteaux de brique du monde : trois châteaux emboîtés, le palais des grands maîtres et son réfectoire aux voûtes en palmier. ⚠️ À moins d'une heure de train de Gdańsk ; audioguide en français compris ; entrées limitées par heure en été.18 €cultureEn savoir plus
Les chevaliers Teutoniques, un ordre militaire et religieux né des croisades, ont commencé à bâtir Marienburg, le château de Marie, à la fin du XIIIe siècle, sur la rive de la Nogat. En 1309, le grand maître y a installé le siège de l'ordre, qui gouvernait alors un État couvrant la Prusse. Le château n'a cessé de grandir jusqu'à couvrir une vingtaine d'hectares.
On y distingue trois ensembles : le château bas et ses dépendances ; le château moyen, avec le palais des grands maîtres et son réfectoire d'été, dont les voûtes retombent en palmier sur un pilier unique ; et le château haut, le cœur monastique de l'ordre.
Devenu polonais en 1457, puis prussien, restauré au XIXe siècle, le château a été gravement endommagé en 1945 et relevé depuis. Il est inscrit au patrimoine mondial.
⚠️ Pour la plus belle vue, traverser la passerelle vers l'autre rive de la Nogat, surtout en fin de journée.
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Westerplatte La presqu'île à l'entrée du port où le cuirassé allemand Schleswig-Holstein ouvrit le feu à l'aube du 1er septembre 1939 ; la petite garnison polonaise tint sept jours. Ruines de caserne, poste de garde devenu musée, grand monument aux défenseurs. ⚠️ En bus, ou en bateau depuis le centre en été.gratuitcultureEn savoir plus
Westerplatte est une presqu'île sablonneuse à l'entrée du port de Gdańsk. Dans l'entre-deux-guerres, alors que Dantzig était une ville libre, la Pologne avait le droit d'y entretenir un dépôt militaire gardé par une petite garnison.
À l'aube du 1er septembre 1939, le cuirassé allemand Schleswig-Holstein, entré dans le port pour une visite de courtoisie, ouvrit le feu sur le dépôt : ce sont souvent comptés comme les premiers coups de feu de la Seconde Guerre mondiale. La garnison, d'environ deux cents hommes, résista sept jours avant de se rendre.
On se promène aujourd'hui entre les ruines de la caserne, les postes de garde, les tombes des défenseurs et le grand monument dressé sur un tertre. Le poste de garde n° 1 abrite une petite exposition.
⚠️ Le site est à l'écart du centre : bus urbain toute l'année, bateau depuis le centre en été.
45 € hébergement · 30 € repas · 6 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Appartement dans la vieille ville, 90 € la nuit.
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- Gdańsk, Sopot et Malbork → Poznań — Train IC direct, 3 h 12, 20 € par personne.
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03. Poznań
J6 → J7 · 2 nuits · 156.5 € par personne
Le berceau de la Pologne, ses chèvres de midi et son croissant de la Saint-Martin
La capitale de la Grande-Pologne, entre Varsovie et Berlin, avec une grand-place Renaissance parmi les plus colorées du pays et, sur l'île d'Ostrów Tumski, le berceau de l'État polonais. On y circule à pied et en tramway.
En savoir plus sur Poznań
Poznań revendique d'être le berceau de la Pologne. Sur l'île d'Ostrów Tumski, entre la Warta et la Cybina, les premiers souverains de la dynastie des Piast ont bâti au Xe siècle leur résidence et la première cathédrale du pays, où reposent Mieszko Ier et Boleslas le Vaillant.
La grand-place du Vieux Marché est l'une des plus vastes et des plus colorées de Pologne, autour d'un hôtel de ville Renaissance dessiné par Giovanni Battista di Quadro. Chaque jour à midi, deux chèvres mécaniques sortent au-dessus de l'horloge et s'affrontent à coups de cornes, sous les téléphones levés de la foule.
La ville a été prussienne pendant plus d'un siècle, jusqu'en 1918 : le quartier du château impérial, bâti pour Guillaume II, en garde la trace. C'est aujourd'hui une ville de foires, d'étudiants et de brasseries, bien moins visitée que Cracovie.
⚠️ Le 11 novembre, jour de la Saint-Martin et fête nationale, toute la ville mange des croissants de la Saint-Martin.
À table
- Rogal świętomarciński — le croissant de la Saint-Martin, fourré de pavot blanc, de noix et de fruits confits, protégé par une indication géographique, vendu toute l'année et dévoré le 11 novembre.
- Pyry z gzikiem — pommes de terre en robe des champs (pyry, dans le parler de Poznań) avec du fromage blanc à la ciboulette, à l'oignon et à la crème.
- Szare kluski — les « quenelles grises » de pomme de terre crue râpée, avec lardons et oignons frits, un plat de Grande-Pologne.
Jour 6
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Vieux Marché et chèvres de l'hôtel de ville Une grand-place bordée de maisons de marchands peintes de toutes les couleurs, autour d'un hôtel de ville Renaissance à loggias. Chaque jour à midi, deux chèvres mécaniques sortent au-dessus de l'horloge et se donnent des coups de cornes. ⚠️ Arriver un peu avant pour avoir une place devant la façade.gratuitmarchéEn savoir plus
Le Vieux Marché de Poznań a été tracé au XIIIe siècle, lors de la fondation de la ville sur la rive gauche de la Warta. En son centre se dressent l'hôtel de ville et des rangées de petites maisons de marchands, qui abritaient autrefois des étals. Autour, les grandes maisons aux façades peintes forment l'une des places les plus colorées de Pologne.
L'hôtel de ville, reconstruit à la Renaissance par Giovanni Battista di Quadro, porte une façade à trois étages de loggias. Chaque jour à midi, deux chèvres mécaniques sortent au-dessus de l'horloge et s'entrechoquent les cornes. La légende raconte que deux chèvres échappées auraient amusé la foule le jour de l'inauguration de l'horloge. L'intérieur de l'hôtel de ville abrite le musée d'histoire de la ville.
⚠️ Venir un peu avant midi pour avoir une place face à la façade.
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Ostrów Tumski, l'île de la cathédrale L'île où les premiers Piast ont bâti leur palais et la première cathédrale de Pologne, avec la chapelle d'Or qui abrite le mausolée de Mieszko Ier et de Boleslas le Vaillant. Un quartier calme d'églises et de maisons de chanoines, à un quart d'heure de marche du centre.gratuitcultureEn savoir plus
Ostrów Tumski est l'île où Poznań est née. Au Xe siècle, les premiers ducs de la dynastie des Piast y avaient un palais fortifié, et c'est là qu'on a élevé, peu après le baptême de Mieszko Ier, la première cathédrale de Pologne.
La cathédrale actuelle, gothique et baroque, a été reconstruite après la guerre. Sa chapelle d'Or, décorée au XIXe siècle dans un style byzantin, abrite le mausolée de Mieszko Ier et de son fils Boleslas le Vaillant, le premier roi de Pologne.
Autour, l'île est un quartier calme de maisons de chanoines, de séminaires et de jardins, loin de l'animation du Vieux Marché.
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Quartier du château impérial Le château néo-roman construit pour l'empereur Guillaume II au début du XXe siècle, quand Poznań était prussienne, au milieu des grands bâtiments de la ville allemande. En face, les deux croix du monument à la révolte ouvrière de juin 1956.gratuitmarchéEn savoir plus
De 1793 à 1918, sauf une courte parenthèse napoléonienne, Poznań a appartenu à la Prusse. Au début du XXe siècle, l'Empire allemand a voulu y affirmer sa présence : on a rasé les fortifications et bâti, à l'ouest de la vieille ville, un quartier monumental avec l'opéra, l'université et, au centre, le château impérial, construit pour Guillaume II et achevé en 1910.
Ce château néo-roman, massif, a été réaménagé pendant la guerre pour Hitler, qui ne s'y est jamais installé. C'est aujourd'hui un centre culturel, avec un cinéma et des salles d'exposition.
En face, sur la place Adam-Mickiewicz, les deux croix du monument aux victimes de juin 1956 rappellent la première grande révolte ouvrière de la Pologne communiste, réprimée dans le sang.
Jour 7
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Brama Poznania, centre d'histoire d'Ostrów Tumski Un centre d'interprétation moderne face à l'île de la cathédrale, relié à elle par une passerelle, qui raconte en multimédia la naissance de l'État polonais et le baptême de Mieszko Ier en 966. Le meilleur préambule à la visite de l'île.8 €cultureEn savoir plus
La Brama Poznania, la Porte de Poznań, est un centre d'interprétation ouvert en 2014 sur la rive de Śródka, face à l'île d'Ostrów Tumski. Son bâtiment de béton blanc, fendu en deux, regarde la cathédrale, à laquelle il est relié par une passerelle au-dessus de la Cybina.
L'exposition, multimédia, raconte la naissance de l'État polonais autour de l'île : le palais des premiers Piast, le baptême de Mieszko Ier en 966, qui fit entrer la Pologne dans la chrétienté latine, et l'histoire de la cathédrale.
⚠️ Commencer par ici avant de traverser vers l'île : on la comprend beaucoup mieux.
35 € hébergement · 26 € repas · 5 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Appartement dans le centre, 70 € la nuit.
- Poznań → Wrocław — Voie express S5 — 180 km, 2 h, 9 € par personne (17 € à partager).
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04. Wrocław
J8 → J9 · 2 nuits · 176.79 € par personne
La ville des îles et des ponts, de ses nains de bronze et de la Panorama de Racławice
La capitale de la Basse-Silésie, bâtie sur l'Oder et ses îles, allemande jusqu'en 1945 sous le nom de Breslau, puis repeuplée par des Polonais dont beaucoup venaient de Lwów. Le centre se fait à pied ; le tram mène à la halle du Centenaire.
En savoir plus sur Wrocław
Wrocław a changé de pays, de nom et d'habitants en 1945. Ville allemande sous le nom de Breslau, assiégée et détruite dans les derniers mois de la guerre, elle a été attribuée à la Pologne ; sa population allemande est partie, remplacée par des Polonais dont beaucoup venaient de Lwów, annexée par l'Union soviétique. Ils ont apporté une partie de leurs institutions, et la grande toile de la Panorama de Racławice.
Le Rynek, la grand-place, est l'un des plus grands d'Europe, autour d'un hôtel de ville gothique aux pignons ouvragés. Dans les rues, on croise des centaines de petits nains de bronze, clin d'œil à l'Alternative orange, un mouvement qui se moquait du régime communiste en dessinant des lutins sur les murs.
La ville est construite sur l'Oder et ses îles, reliées par une multitude de ponts. Ostrów Tumski, autour de la cathédrale, est son quartier le plus ancien. Plus loin, la halle du Centenaire, coupole de béton de 1913, est inscrite au patrimoine mondial.
⚠️ Le soir, sur Ostrów Tumski, un allumeur de réverbères allume encore les lanternes à gaz à la main.
À table
- Kluski śląskie — les quenelles de pomme de terre de Silésie, creusées d'un petit trou pour retenir la sauce, avec la roulade de bœuf et le chou rouge.
- Hala Targowa — la halle couverte près d'Ostrów Tumski, pour les fromages fumés, les charcuteries et les pierogi à emporter.
- Piwnica Świdnicka — la cave voûtée sous l'hôtel de ville, qu'on dit l'une des plus anciennes tavernes d'Europe, pour une bière sous les voûtes gothiques.
Jour 8
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Rynek de Wrocław et chasse aux nains L'une des plus grandes places médiévales d'Europe, autour de l'hôtel de ville gothique, et dans toute la vieille ville des centaines de petits nains de bronze à débusquer au pied des murs, sur les rebords et les bornes.gratuitmarchéEn savoir plus
Le Rynek de Wrocław, tracé au XIIIe siècle, est l'une des plus grandes places médiévales d'Europe. Il est bordé de maisons bourgeoises aux façades gothiques, Renaissance et baroques, et occupé en son centre par un bloc de bâtiments, dont l'hôtel de ville gothique, ses pignons ouvragés, son horloge astronomique et sa cave voûtée, qu'on dit l'une des plus anciennes tavernes d'Europe.
Les nains de bronze sont apparus à partir de 2001. Ils rappellent l'Alternative orange, un mouvement qui, dans les années 1980, se moquait du régime communiste par des happenings absurdes et en dessinant des lutins sur les taches de peinture qui recouvraient les slogans d'opposition. Il y en a aujourd'hui plusieurs centaines dans la ville, chacun avec son métier et son nom.
⚠️ Les plus nombreux sont autour du Rynek et de la rue Świdnicka : on les trouve au ras du sol, sur les rebords et les bornes.
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Panorama de Racławice Une toile circulaire de plus de cent mètres de long, peinte en 1894 pour le centenaire de la bataille où les paysans de Kościuszko, armés de faux, battirent les Russes ; on la regarde du centre de la rotonde, avec un premier plan en relief. ⚠️ Entrée par séance, à réserver ; commentaire en français.11 €cultureEn savoir plus
La Panorama de Racławice est une toile de quinze mètres de haut et de plus de cent mètres de long, disposée en cercle dans une rotonde. Elle a été peinte en 1893 et 1894 par Jan Styka et Wojciech Kossak pour le centenaire de la bataille de Racławice, où les troupes de Tadeusz Kościuszko, renforcées de paysans armés de faux redressées, battirent l'armée russe en 1794.
L'œuvre a été peinte et exposée à Lwów, alors en Autriche-Hongrie. Après la guerre, la ville étant devenue soviétique, la toile a été transférée à Wrocław, mais les autorités communistes ont longtemps refusé de montrer une victoire sur les Russes : elle n'a été présentée au public qu'en 1985.
On la regarde depuis une plateforme centrale : entre le spectateur et la toile, un premier plan de terre, de végétation et d'objets réels prolonge la peinture, et l'illusion de relief est saisissante.
⚠️ L'entrée se fait par séance, avec un commentaire audio en français.
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Hala Targowa, la halle du marché La grande halle couverte du début du XXe siècle, à deux pas d'Ostrów Tumski, sous une charpente d'arcs en béton : fruits, charcuteries, fromages des montagnes, pierogi et marchands de fleurs.gratuitmarchéEn savoir plus
La Hala Targowa a été construite au début du XXe siècle au bord de l'Oder, près d'Ostrów Tumski. De l'extérieur, c'est une halle de brique à l'allure de château ; à l'intérieur, une charpente d'arcs en béton armé, audacieuse pour l'époque, couvre un grand espace dégagé.
On y fait le marché comme les Wrocławiens : fruits et légumes, charcuteries, fromages fumés des montagnes, pâtisseries, cornichons, fleurs, et quelques comptoirs où l'on mange sur le pouce. C'est le meilleur endroit du centre pour voir ce que les Polonais mettent vraiment dans leur panier.
Jour 9
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Halle du Centenaire Une immense coupole de béton armé achevée en 1913 par Max Berg, pionnière de l'architecture moderne et inscrite au patrimoine mondial ; l'exposition du centre des visiteurs raconte sa construction. ⚠️ Salle parfois fermée pendant les événements : consulter le calendrier.7 €cultureEn savoir plus
La halle du Centenaire a été construite de 1911 à 1913 par l'architecte municipal Max Berg, pour le centenaire de la victoire sur Napoléon à Leipzig, à l'époque où la ville s'appelait Breslau. Sa coupole de béton armé, de soixante-cinq mètres de portée, était la plus grande du monde dans ce matériau, et elle a ouvert la voie à l'architecture du XXe siècle. Elle est inscrite au patrimoine mondial depuis 2006.
Elle sert toujours de salle de spectacles, de concerts et de congrès. Le centre des visiteurs raconte sa construction, et le billet complet permet d'entrer sous la coupole.
Autour, une pergola de béton entoure un bassin où une fontaine joue avec l'eau, la lumière et la musique, et le jardin japonais est tout proche, dans le parc Szczytnicki.
38 € hébergement · 28 € repas · 5 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Appartement au bord de l'Oder, 75 € la nuit.
- Wrocław → Cracovie, Wieliczka et Auschwitz — Autoroute A4, péage entre Katowice et Cracovie — 270 km, 3 h, 13 € par personne (26 € à partager).
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05. Cracovie, Wieliczka et Auschwitz
J10 → J12 · 3 nuits · 362.35 € par personne
L'ancienne capitale royale, intacte, et les deux excursions qu'on ne fait qu'une fois
L'ancienne capitale des rois, épargnée par la guerre, avec la plus grande place médiévale d'Europe, la colline du Wawel et le quartier juif de Kazimierz. Le centre se fait à pied ; la mine de sel de Wieliczka et Auschwitz-Birkenau se visitent chacune dans la journée, en bus, en train ou en excursion.
En savoir plus sur Cracovie, Wieliczka et Auschwitz
Cracovie a été la capitale de la Pologne jusqu'au tournant du XVIIe siècle, et les rois ont continué d'y être couronnés et enterrés bien après le départ de la cour pour Varsovie. Elle a traversé la Seconde Guerre mondiale sans grandes destructions : son centre médiéval, sa grand-place et la colline du Wawel sont authentiques, et comptent parmi les premiers sites inscrits au patrimoine mondial, en 1978.
Le Rynek Główny, la grand-place, est bordé de palais et de cafés, avec au centre la halle aux draps et, dans un angle, la basilique Notre-Dame, d'où un trompettiste joue chaque heure un air interrompu. Au sud, Kazimierz, l'ancienne ville juive, a gardé ses synagogues ; ses cafés et ses bars en ont fait le quartier le plus vivant de la ville.
Deux excursions demandent chacune une journée. La mine de sel de Wieliczka, exploitée pendant sept siècles, est une cathédrale souterraine. Auschwitz-Birkenau, à une heure et demie de route, est le plus grand des camps de concentration et d'extermination nazis.
⚠️ Ces deux visites se réservent en ligne, et longtemps à l'avance en été.
À table
- Obwarzanek krakowski — l'anneau de pain tressé, bouilli puis cuit au four, couvert de pavot, de sésame ou de sel, vendu dans les chariots bleus de la vieille ville ; indication géographique protégée.
- Zapiekanka — la demi-baguette gratinée aux champignons et au fromage, garnie de sauces, la spécialité de la halle ronde de la place Nowy, à Kazimierz.
- Oscypek grillé — le fromage fumé des montagnes, grillé et servi avec de la confiture de canneberges, sur les stands du Rynek.
- Kremówka papieska — le millefeuille à la crème que Jean-Paul II aimait dans sa jeunesse à Wadowice, dans les pâtisseries de la ville.
- Żurek — la soupe aigre au levain de seigle, servie dans une miche de pain évidée dans les restaurants de la vieille ville.
Jour 10
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Château royal du Wawel, 1er et 2e étages Le château Renaissance des rois de Pologne autour de sa cour à arcades : salles d'apparat, tapisseries flamandes commandées par Sigismond Auguste, et le plafond de la salle des Députés peuplé de têtes sculptées. ⚠️ Audioguide compris ; entrées limitées par jour, heure d'entrée à respecter ; Trésor et Armurerie à part.22 €cultureEn savoir plus
Le Wawel est une colline de calcaire au bord de la Vistule, où se sont élevés dès le Moyen Âge le château des rois et la cathédrale. Le château actuel a été reconstruit au début du XVIe siècle par Sigismond Ier, avec des architectes italiens, autour d'une cour à trois niveaux d'arcades qui compte parmi les plus belles de la Renaissance au nord des Alpes.
Les salles d'apparat abritent les tapisseries flamandes commandées à Bruxelles par Sigismond Auguste ; celles qui ont survécu ont passé la Seconde Guerre mondiale en exil au Canada. Dans la salle des Députés, le plafond à caissons était orné de près de deux cents têtes sculptées ; une trentaine subsiste, dont une tête au bandeau sur la bouche qui, selon la légende, aurait interpellé le roi pendant un jugement.
⚠️ Les entrées sont limitées par jour, et l'heure inscrite sur le billet doit être respectée. Le Trésor de la Couronne et l'Armurerie se visitent avec un autre billet.
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Cathédrale du Wawel, tombeaux royaux et cloche Sigismond L'église du couronnement et de la sépulture des rois de Pologne, avec la chapelle de Sigismond et sa coupole dorée, les cryptes royales, et la cloche Sigismond qu'on atteint par un escalier de bois étroit. ⚠️ Fermée le Vendredi saint, le Samedi saint, à Pâques, le 24 et le 25 décembre.6 €cultureEn savoir plus
La cathédrale du Wawel a vu le couronnement de presque tous les rois de Pologne, et la plupart y sont enterrés. L'édifice gothique du XIVe siècle s'est entouré au fil des siècles d'une couronne de chapelles, dont la plus célèbre est la chapelle de Sigismond, chef-d'œuvre de la Renaissance italienne en Pologne, bâtie par le Florentin Bartolomeo Berrecci et reconnaissable de l'extérieur à sa coupole dorée.
Dans les cryptes reposent des rois et des reines, mais aussi des héros nationaux, comme Tadeusz Kościuszko et Józef Piłsudski, et les poètes Adam Mickiewicz et Juliusz Słowacki. Karol Wojtyła, le futur Jean-Paul II, a célébré sa première messe dans la crypte Saint-Léonard, en 1946.
Un escalier de bois étroit mène à la cloche Sigismond, fondue en 1520, qu'on ne sonne qu'aux grandes occasions. La tradition veut que toucher son battant de la main gauche porte bonheur.
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Kazimierz, le quartier juif et la place Nowy L'ancienne ville juive fondée au XIVe siècle au sud du centre, ses synagogues, le vieux cimetière Remuh, et la place Nowy où l'on mange des zapiekanki autour de la halle ronde. Le quartier le plus vivant de Cracovie le soir.gratuitmarchéEn savoir plus
Kazimierz a été fondée en 1335 par le roi Casimir le Grand comme une ville indépendante, au sud de Cracovie. À la fin du XVe siècle, les Juifs de Cracovie y ont été installés, et le quartier est devenu pour plusieurs siècles l'un des grands centres de la vie juive en Europe.
Sept synagogues subsistent, dont la Vieille Synagogue, gothique, devenue musée, et la synagogue Remuh, toujours en activité, avec son vieux cimetière aux stèles de la Renaissance. Pendant la guerre, les Juifs de Cracovie ont été enfermés dans un ghetto sur l'autre rive, à Podgórze, puis déportés et assassinés.
Délaissé à l'époque communiste, le quartier a été redécouvert dans les années 1990, notamment après le tournage de La Liste de Schindler. Ses cafés, ses galeries et ses bars en ont fait le cœur de la vie nocturne. Sur la place Nowy, autour de la halle ronde, on mange des zapiekanki.
⚠️ La synagogue Remuh et son cimetière sont un lieu de culte : fermés le samedi, tête couverte pour les hommes.
Jour 11
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Mine de sel de Wieliczka, visite guidée Des galeries et des salles creusées dans le sel pendant sept siècles, jusqu'à la chapelle Sainte-Kinga, où tout est taillé dans le sel, du sol aux lustres. On descend par des centaines de marches et l'on remonte en ascenseur. ⚠️ Visite guidée obligatoire ; hors polonais et anglais, billets en ligne uniquement ; il fait frais sous terre toute l'année.36 €cultureEn savoir plus
Le sel de Wieliczka a été exploité sans interruption du XIIIe siècle à la fin du XXe, et il a fait pendant des siècles une bonne part de la richesse des rois de Pologne. Les mineurs ont creusé près de trois cents kilomètres de galeries sur neuf niveaux ; la route touristique n'en parcourt qu'une petite partie, sur les trois premiers.
On y descend par un long escalier de bois, puis l'on traverse des salles creusées dans le sel gris, des lacs souterrains, des charpentes de soutènement et des sculptures taillées par les mineurs eux-mêmes. La chapelle Sainte-Kinga, à une centaine de mètres sous terre, est entièrement sculptée dans le sel : sol, autels, bas-reliefs, et lustres faits de cristaux de sel. Elle porte le nom de la princesse hongroise qui, selon la légende, aurait fait découvrir le sel en y jetant son anneau de fiançailles.
La mine a été inscrite parmi les tout premiers sites du patrimoine mondial, en 1978.
⚠️ Il fait frais toute l'année : prendre un pull. La visite est longue et se fait debout ; la remontée se fait en ascenseur.
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Basilique Notre-Dame de Cracovie et retable de Veit Stoss L'église de brique aux deux tours inégales sur la grand-place, sa voûte bleue étoilée et le retable de Veit Stoss, l'un des plus grands retables gothiques d'Europe, sculpté pendant douze ans. ⚠️ Le retable s'ouvre chaque jour en fin de matinée.5 €cultureEn savoir plus
La basilique Notre-Dame domine la grand-place avec ses deux tours de hauteur inégale. La légende en fait l'œuvre de deux frères rivaux : le cadet aurait tué l'aîné pour que sa tour soit la plus haute, et le couteau pendrait encore sous les arcades de la halle aux draps.
À l'intérieur, la voûte bleue est constellée d'étoiles d'or, et le chœur est occupé par le retable de Veit Stoss, sculpté et peint entre 1477 et 1489. Haut de treize mètres, il montre au centre la Dormition de la Vierge parmi des apôtres hauts de près de trois mètres, et sur les volets les scènes de la vie du Christ et de Marie. Les nazis l'avaient démonté et emporté en Allemagne ; il a été retrouvé à Nuremberg et rendu à Cracovie après la guerre.
Du haut de la plus haute tour, un trompettiste joue chaque heure le hejnał, un air qui s'interrompt brusquement, en mémoire, dit-on, d'un guetteur frappé par une flèche tatare.
⚠️ Le retable s'ouvre chaque jour en fin de matinée, lors d'une courte cérémonie.
Jour 12
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Auschwitz-Birkenau, visite guidée Le camp de concentration d'Auschwitz et le centre de mise à mort de Birkenau, où l'Allemagne nazie a tué environ 1,1 million de personnes, en immense majorité des Juifs. La visite passe par les blocs d'Auschwitz I, puis par la rampe et les ruines des chambres à gaz de Birkenau. ⚠️ Réservation obligatoire en ligne, longtemps à l'avance ; guide-éducateur obligatoire la plus grande partie de la journée ; visites en français.34 €cultureEn savoir plus
Auschwitz est le nom allemand de la ville polonaise d'Oświęcim, annexée au Reich en 1939. En 1940, les nazis y ont ouvert un camp de concentration dans d'anciennes casernes de l'armée polonaise, d'abord pour des prisonniers politiques polonais. À partir de 1942, le camp de Birkenau, à trois kilomètres, est devenu le principal centre de mise à mort de la Shoah : les Juifs déportés de toute l'Europe, parmi lesquels près de soixante-dix mille venus de France, y arrivaient en train jusqu'à la rampe, d'où la plupart étaient envoyés directement aux chambres à gaz.
Environ 1,1 million de personnes y ont été tuées, en immense majorité des Juifs, mais aussi des Polonais, des Roms et des prisonniers de guerre soviétiques. L'Armée rouge a libéré le camp le 27 janvier 1945, date devenue la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste.
La visite guidée commence à Auschwitz I, par les blocs où sont exposés les cheveux, les chaussures et les valises des déportés, puis se poursuit à Birkenau : la porte des trains, la rampe, les ruines des chambres à gaz et des crématoires dynamités par les SS, et les baraques alignées.
⚠️ Le lieu est un cimetière : tenue et comportement en conséquence. Le musée déconseille la visite aux moins de quatorze ans.
43 € hébergement · 30 € repas · 6 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Appartement à Kazimierz, 85 € la nuit.
Voir les hébergements à Cracovie, Wieliczka et Auschwitzlien affilié
- Cracovie, Wieliczka et Auschwitz → Zakopane et les Tatras — Par la Zakopianka — 105 km, bouchons le week-end, 2 h 12, 5 € par personne (10 € à partager).
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06. Zakopane et les Tatras
J13 → J14 · 2 nuits · 184.22 € par personne
La capitale des Tatras, ses chalets de bois et ses sommets sur la frontière slovaque
La station de montagne au pied des Tatras, la seule haute montagne de Pologne, avec ses chalets de bois de style zakopanais et sa rue piétonne Krupówki. Les départs de randonnée et le téléphérique du Kasprowy Wierch se rejoignent en bus local ; la ville elle-même se fait à pied.
En savoir plus sur Zakopane et les Tatras
Zakopane était un village de montagnards quand les médecins et les artistes de Cracovie l'ont découvert à la fin du XIXe siècle. Stanisław Witkiewicz y a inventé le style de Zakopane, inspiré des maisons des Górale, les montagnards de Podhale : chalets de bois sombre, toits très pentus, décors sculptés. On en voit partout dans la ville, à commencer par la villa Koliba.
Les Tatras forment ici la frontière avec la Slovaquie, et tout le versant polonais est un parc national. Les sommets dépassent deux mille mètres, les lacs glaciaires sont d'un vert profond, et les sentiers sont très fréquentés en été : Morskie Oko et la vallée de Kościeliska voient passer des foules.
La ville elle-même est bruyante et commerçante autour de la rue Krupówki. Les Górale y ont gardé leur dialecte, leur musique et leurs costumes, qu'on voit aux mariages et aux fêtes, et leur fromage fumé, l'oscypek, se vend à tous les coins de rue.
⚠️ En montagne, le temps change vite et les orages d'été éclatent souvent l'après-midi : partir tôt, et redescendre avant.
À table
- Oscypek — le fromage de brebis fumé des Górale, moulé en fuseau décoré, protégé par une appellation d'origine ; ⚠️ le vrai ne se fait qu'en saison, au lait de brebis.
- Kwaśnica — la soupe de choucroute aux côtes de porc fumées des montagnards, servie dans toutes les auberges (karczma).
- Bryndza podhalańska — le fromage de brebis frais et salé, à tartiner, protégé lui aussi par une appellation d'origine.
- Placek po zbójnicku — la galette de pomme de terre garnie d'un ragoût au paprika, le « plat du brigand » des auberges de montagne.
Jour 13
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Randonnée au lac Morskie Oko Le plus grand lac des Tatras, au pied de parois de granit, au bout d'une route forestière fermée aux voitures qu'on remonte à pied depuis Palenica Białczańska ; les plus courageux montent encore au Czarny Staw, au-dessus. ⚠️ Très fréquenté en été : partir tôt ; entrée du parc national payante.3 €sportEn savoir plus
Morskie Oko, « l'œil de la mer », est le plus grand lac des Tatras. Il occupe un cirque glaciaire au pied de hautes parois de granit, dont les crêtes marquent la frontière slovaque. Une légende disait qu'il communiquait sous terre avec la mer, d'où son nom.
On y monte par une route forestière fermée aux voitures, depuis le parking de Palenica Białczańska : une longue marche sur l'asphalte, en pente douce, qu'on peut abréger en calèche. Au bord du lac, un refuge de montagne du début du XXe siècle sert à manger.
Les randonneurs en forme montent encore jusqu'au Czarny Staw, un lac plus haut, sombre et encaissé, au pied du Rysy, le plus haut sommet de Pologne.
⚠️ C'est l'un des sentiers les plus fréquentés du pays : partir très tôt. Chaussures de marche et couches chaudes, même en juillet.
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Funiculaire de Gubałówka Le funiculaire qui grimpe en quelques minutes sur la colline de Gubałówka, face à Zakopane, d'où l'on a le panorama de toute la chaîne des Tatras. En haut, des stands, des luges d'été et un chemin de crête qu'on suit à pied.11 €détenteEn savoir plus
La Gubałówka est une longue colline au nord de Zakopane, face aux Tatras. Un funiculaire y monte depuis le centre, au pied du marché : de là-haut, on a le panorama de toute la chaîne, du Giewont, la silhouette de chevalier endormi qui domine la ville, jusqu'aux sommets des Hautes Tatras.
Le sommet est très aménagé : stands de souvenirs et d'oscypek, bars, luges d'été, points de vue. On s'en échappe en suivant à pied le chemin de crête vers l'ouest, jusqu'au Butorowy Wierch, d'où un télésiège redescend.
⚠️ La vue est la plus belle en fin de journée, quand la lumière prend les Tatras de côté.
Jour 14
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Rue Krupówki et marché à l'oscypek La rue piétonne de Zakopane, bruyante et commerçante, qui descend vers le marché au pied de la Gubałówka, où les Górale vendent l'oscypek, leur fromage fumé en fuseau, qu'on mange grillé avec de la confiture de canneberges. ⚠️ Tout ce qui ressemble à un oscypek n'en est pas.gratuitmarchéEn savoir plus
Krupówki est la rue piétonne de Zakopane, qui descend du centre vers le pied de la Gubałówka. Elle est bordée d'auberges de montagnards à la décoration de bois, de boutiques de souvenirs et de musiciens, et elle est bondée tout l'été. Quelques maisons anciennes de style zakopanais subsistent entre les façades commerciales.
Au bout de la rue, le marché au pied de la Gubałówka vend des lainages, des peaux de mouton, des chaussons de feutre, et surtout l'oscypek, le fromage de brebis fumé des montagnards, moulé en fuseau dans des formes de bois sculpté. On le mange grillé, avec de la confiture de canneberges.
⚠️ Le véritable oscypek, protégé par une appellation d'origine, se fait au lait de brebis, en saison seulement ; beaucoup de fromages vendus sous cette forme sont faits au lait de vache.
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Vallée de Kościeliska Une longue vallée boisée et presque plate à l'ouest de Zakopane, entre des parois calcaires percées de grottes, jusqu'au refuge de la Hala Ornak. La promenade la plus facile des Tatras polonaises, faisable avec des enfants. ⚠️ Entrée du parc national payante.3 €natureEn savoir plus
La vallée de Kościeliska est l'une des plus longues et des plus douces des Tatras polonaises, à l'ouest de Zakopane. Un chemin large et presque plat la remonte le long d'un torrent, entre des prairies et des parois calcaires, jusqu'au refuge de la Hala Ornak.
On y a exploité le fer jusqu'au XIXe siècle. Les falaises sont percées de grottes, dont plusieurs se parcourent librement avec une lampe, et la grotte Mroźna, aménagée et éclairée.
C'est la promenade la plus facile des Tatras pour une famille, et un bon choix quand les sommets sont dans les nuages.
40 € hébergement · 30 € repas · 8 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Pension en bois de style zakopanais, 80 € la nuit.
- Zakopane et les Tatras → Cracovie, Wieliczka et Auschwitz — Par la Zakopianka — 105 km, bouchons le week-end, 2 h 12, 5 € par personne (10 € à partager).
Le budget de ces 14 jours
1 449 € par personne pour 14 jours, soit 103 € / jour. À deux, 2 897 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 565 € | 39 % |
| Repas | 408 € | 28 % |
| Transport sur place | 21 € | 1 % |
| Location de voiture — 14 jours | 168 € | 12 % |
| Carburant et billets | 68 € | 5 % |
| Activités | 219 € | 15 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
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- Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur
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