Allemagne en 5 jours : l'itinéraire jour par jour
786 € par personne sur place pour 5 jours, soit 157 € / jour — en 2 étapes, de Berlin à Munich.
Autres durées : une semaine · 10 jours · deux semaines · trois semaines · toutes les étapes de Allemagne
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport Berlin — Brandebourg (BER), retour du même aéroport.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. Berlin
J1 → J3 · 3 nuits · 399 € par personne
Une capitale qui n'a jamais eu le temps de devenir jolie
Une capitale sans centre historique compact : détruite, coupée en deux, recousue à la hâte, avec des trous devenus parcs et une double file de pavés qui marque le tracé du Mur sur des kilomètres. C'est le sujet, pas un défaut. ⚠️ Les distances sont énormes — neuf fois Paris en surface — et le S-Bahn est indispensable. C'est aussi la grande capitale la moins chère d'Europe.
En savoir plus sur Berlin
Berlin ne ressemble à aucune autre capitale européenne, et c'est parce qu'elle a été détruite, coupée en deux, puis recousue à la hâte. Il n'y a pas de centre historique compact : il y a des morceaux de ville séparés par des terrains vagues devenus parcs, des immeubles des années 1960 à côté de palais reconstruits, et une trace de pavés doubles qui court sur des kilomètres et marque l'emplacement du Mur.
Cette absence de cohérence est le sujet. On ne vient pas à Berlin pour un beau centre, on y vient pour lire ce que le XXᵉ siècle a fait à une ville — et la ville l'assume, avec des mémoriaux qui ne cherchent jamais à consoler.
⚠️ Les distances sont énormes. Berlin fait neuf fois la superficie de Paris pour à peine deux fois sa population : deux sites qui paraissent voisins sur un plan peuvent être à quarante minutes l'un de l'autre. Le S-Bahn et le U-Bahn sont indispensables, et le vélo est excellent — la ville est plate et les pistes sont larges.
C'est aussi l'étape la moins chère de toutes les grandes capitales européennes : l'hébergement y coûte la moitié de Munich, et les musées sont d'un niveau qu'on ne trouve qu'à Londres et à Paris.
À table
- Currywurst — la saucisse en rondelles sous une sauce tomate au curry, inventée ici en 1949 ; Konnopke's, sous le métro aérien de Prenzlauer Berg, est l'adresse historique.
- Döner kebab — dans sa version berlinoise, née à Kreuzberg dans les années 1970 ; les files d'attente disent où aller.
- Eisbein — le jarret de porc bouilli avec choucroute et purée de pois, plat de brasserie de l'ancien Berlin.
- Wochenmarkt et Späti — les marchés du samedi (Boxhagener Platz, Winterfeldtplatz) et les épiceries de nuit où tout Berlin achète sa bière.
Jour 1
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Mémorial du Mur, Bernauer Strasse Le seul endroit où le dispositif complet a été conservé : le mur extérieur, le no man's land, le chemin de ronde et un mirador. Des tiges d'acier dessinent la trace des maisons rasées, et des photos montrent les habitants sautant par les fenêtres en 1961. ⚠️ Gratuit, en plein air, et infiniment plus parlant que l'East Side Gallery.gratuitcultureEn savoir plus
C'est le seul endroit de Berlin où le dispositif complet a été conservé : le mur extérieur, la bande de sable ratissée, le chemin de ronde, l'éclairage et un mirador. Partout ailleurs il ne reste qu'une paroi de béton peinte, qui ne dit rien du système.
La rue elle-même a une histoire particulière. Les façades des immeubles étaient à l'Est, le trottoir à l'Ouest : en août 1961, des habitants ont sauté par les fenêtres pour changer de pays, pendant que les pompiers de l'Ouest tendaient des toiles en dessous. Les immeubles ont ensuite été murés, puis rasés. Des tiges d'acier plantées dans le sol en redessinent l'emprise, et des photos grandeur nature montrent la scène à l'endroit exact.
⚠️ C'est en plein air, gratuit, et cela demande une bonne heure à pied le long de la rue. Commence par la tour d'observation du centre de documentation : vue d'en haut, la bande de la mort s'explique en dix secondes, et tout le reste devient lisible. À faire avant l'East Side Gallery, jamais après.
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Porte de Brandebourg et Unter den Linden L'avenue impériale, de la porte à l'île aux Musées, en passant devant l'université Humboldt et la place où les nazis ont brûlé les livres en 1933 — une vitrine dans le pavage montre des rayonnages vides. C'est la promenade qui relie tout le reste.gratuitmarchéEn savoir plus
La porte a été bâtie en 1791 comme une porte de douane parmi d'autres, et c'est l'histoire qui l'a rendue unique : Napoléon a emporté son quadrige à Paris, la Prusse l'a repris, les nazis y ont défilé, et elle s'est retrouvée en 1961 coincée dans le no man's land, inaccessible des deux côtés. Personne n'a pu la traverser pendant vingt-huit ans.
Derrière commence Unter den Linden, l'avenue des tilleuls, tracée pour relier le château à la réserve de chasse. On y passe devant l'université Humboldt, puis devant Bebelplatz — une vitre au sol ouvre sur une pièce blanche remplie de rayonnages vides. C'est là que des étudiants ont brûlé vingt mille livres en mai 1933, et le mémorial ne montre que l'absence.
⚠️ La place devant la porte est saturée de figurants costumés et de photographes qui font payer. Traverse et continue : l'avenue est plus intéressante que la porte, et c'est elle qui relie tout le reste du parcours berlinois.
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East Side Gallery Treize cents mètres de Mur laissés debout au bord de la Sprée et peints par cent dix-huit artistes en 1990. ⚠️ C'est le morceau le plus photographié et le moins instructif : les peintures sont postérieures à la chute, et le dispositif de frontière n'y est plus visible. À voir après Bernauer Strasse, jamais à la place.gratuitcultureEn savoir plus
Treize cents mètres de Mur laissés debout le long de la Sprée, et peints par cent dix-huit artistes venus de vingt pays au printemps 1990 — c'est-à-dire APRÈS la chute. C'est le point que presque personne ne sait, et il change tout : ces peintures ne sont pas des graffitis de dissidents, ce sont des œuvres commandées sur un mur déjà mort.
Le baiser entre Brejnev et Honecker, le plus photographié, reproduit une photo réelle de 1979 : l'accolade fraternelle socialiste, bouche contre bouche, était un protocole officiel. La Trabant qui crève le béton est de la même série.
⚠️ Il faut savoir ce qu'on regarde, sinon on se trompe d'objet. Ce morceau était le mur INTÉRIEUR, côté est, celui que les Berlinois de l'Est voyaient — la bande de la mort et le vrai mur de frontière étaient de l'autre côté et ont disparu. Pour comprendre le dispositif, il faut Bernauer Strasse ; ici, on regarde de la peinture.
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Île aux Musées, billet d'une journée Cinq musées sur une île de la Sprée, classée au patrimoine mondial : le buste de Néfertiti au Neues Museum, la porte d'Ishtar de Babylone, l'autel de Pergame, et la peinture allemande du XIXᵉ à l'Alte Nationalgalerie. ⚠️ Le billet couvre tout pour une journée — c'est beaucoup trop pour une seule visite, et il vaut mieux en choisir deux.24 €cultureEn savoir plus
Cinq musées sur une langue de terre au milieu de la Sprée, bâtis entre 1830 et 1930 par une Prusse qui voulait rivaliser avec Londres et Paris. Le Neues Museum garde le buste de Néfertiti, trouvé à Amarna en 1912 et jamais rendu depuis, ce que l'Égypte réclame régulièrement. Le Pergamonmuseum, lui, a été conçu autour de ses pièces : les murs ont été montés après l'arrivée de la porte d'Ishtar et de ses briques bleues, parce qu'aucune porte de musée n'aurait pu les laisser passer.
Ces collections viennent de fouilles allemandes du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle, à une époque où l'on rapportait les murs avec les objets. Les cartels le disent aujourd'hui, ce qui n'a pas toujours été le cas, et plusieurs pays en demandent la restitution.
⚠️ Le billet ouvre tout pour une journée, et c'est un piège : cinq musées de ce niveau ne se font pas d'affilée, on en ressort sans rien avoir vu. Deux suffisent largement. Vérifie avant de venir quelles ailes sont ouvertes : l'île est en chantier permanent depuis vingt ans, et le Pergamon a fermé par tranches successives.
Jour 2
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Coupole du Reichstag La coupole de verre de Norman Foster, posée en 1999 sur le parlement incendié en 1933 : on monte en spirale au-dessus de l'hémicycle, que l'on voit à travers le plancher — l'idée étant que le peuple soit littéralement au-dessus de ses élus. ⚠️ Gratuit, mais l'inscription en ligne est obligatoire et se fait plusieurs jours à l'avance, pièce d'identité exigée.gratuitcultureEn savoir plus
Le bâtiment a été incendié en février 1933, ce qui a servi de prétexte aux pleins pouvoirs. Bombardé, éventré pendant la bataille de Berlin, il est resté ensuite une carcasse à quelques mètres du Mur, du mauvais côté pour être utile à personne. Le parlement n'y est revenu qu'en 1999.
La coupole que Norman Foster a posée dessus n'est pas décorative : elle est en verre, on y monte par une rampe en spirale, et l'on marche littéralement au-dessus de l'hémicycle, qu'on voit à travers le plancher. L'idée est explicite — le peuple se tient au-dessus de ses élus, et il les regarde travailler. Un cône de miroirs au centre renvoie la lumière du jour dans la salle en dessous.
⚠️ L'accès est gratuit mais l'inscription en ligne est obligatoire, plusieurs jours à l'avance, avec les noms et une pièce d'identité présentée à l'entrée. Ce n'est pas une formalité qu'on règle sur place. Monte en fin de journée : la lumière rasante sur le Tiergarten et la ville basse vaut mieux que le plein midi.
Jour 3
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Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe Deux mille sept cent onze stèles de béton de hauteurs différentes, plantées sur un sol qui ondule, sans nom ni inscription. On s'y enfonce et le bruit de la ville disparaît d'un coup. ⚠️ Gratuit et ouvert en permanence ; le centre d'information souterrain, lui, a des horaires.gratuitcultureEn savoir plus
Deux mille sept cent onze blocs de béton gris, de hauteurs différentes, plantés sur un sol qui ondule. Aucun nom, aucune inscription, aucune explication à la surface. Peter Eisenman a refusé de dire ce que représentent les stèles, et le champ est resté délibérément muet.
L'effet se produit en marchant. Depuis le trottoir, les blocs paraissent bas ; en s'enfonçant vers le centre, ils montent au-dessus de la tête, le terrain descend, les allées se resserrent, et le bruit de la ville disparaît d'un coup. On perd de vue les autres visiteurs. On ressort sur une avenue passante, à trois cents mètres de la porte de Brandebourg.
⚠️ Le centre d'information est sous le champ, et c'est là que les noms sont. Une salle lit à voix haute l'identité des victimes connues : le cycle complet demanderait plusieurs années. Il a des horaires, contrairement au champ, ouvert en permanence. ⚠️ Sur les blocs, on ne s'assoit pas et on ne saute pas — la demande est affichée, elle est régulièrement ignorée, et elle est légitime.
53 € hébergement · 46 € repas · 14 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel à Mitte, 105 € la nuit.
- Berlin → Munich — A9 vers le nord — 585 km, 5 h 48, 41 € par personne (82 € à partager).
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02. Munich
J4 → J5 · 2 nuits · 305 € par personne
La ville la plus chère d'Allemagne, et la plus décontractée
La ville la plus riche et la plus chère d'Allemagne, et celle où l'on boit de la bière à onze heures du matin dans un jardin public sans que personne s'en émeuve. La Bavière n'a rejoint l'Allemagne qu'en 1871 et ne l'a jamais tout à fait digéré. ⚠️ Le Jardin anglais est plus grand que Central Park, et une vague de rivière y est surfée toute l'année.
En savoir plus sur Munich
Munich est une contradiction que les Allemands du Nord ne comprennent pas toujours : c'est la ville la plus riche et la plus chère du pays, celle de BMW, de Siemens et d'Allianz, et c'est aussi celle où l'on boit de la bière à onze heures du matin dans un jardin public sans que personne trouve à redire.
La Bavière n'a rejoint l'Allemagne qu'en 1871 et ne l'a jamais complètement digéré. On y dit Grüß Gott et non Hallo, on y porte le costume traditionnel sans ironie, et le drapeau bleu et blanc est partout.
Le centre tient dans un anneau piéton qu'on traverse en vingt minutes, entre la place de la Mairie et son carillon, le marché aux victuailles et la Residenz des rois de Bavière. ⚠️ Le Jardin anglais, juste au nord, est plus grand que Central Park — et une vague permanente sur un bras de rivière y est surfée toute l'année, y compris sous la neige.
C'est l'étape la plus chère du parcours à l'hébergement, et l'écart se creuse encore fin septembre : pendant l'Oktoberfest, les prix triplent et les chambres se réservent un an à l'avance.
À table
- Weisswurst — la saucisse blanche de veau, pochée, mangée avant midi avec bretzel et moutarde douce ; ⚠️ on la pèle, on ne la coupe pas.
- Biergarten — bière au litre sous les marronniers, à l'Englischer Garten ou à Hirschgarten ; on apporte son pique-nique, on achète la bière.
- Schweinshaxe — le jarret de porc rôti à la peau craquante, dans les brasseries du centre.
- Viktualienmarkt — le marché permanent : fromages, charcuteries, Obatzda (le fromage au paprika), sur les tables du biergarten central.
Jour 4
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Le Jardin anglais et la vague de l'Eisbach Trois cent soixante-quinze hectares en pleine ville, plus vaste que Central Park, avec un ruisseau artificiel dont une dénivellation crée une vague permanente. ⚠️ Des surfeurs s'y relaient toute l'année, y compris en hiver sous la neige — c'est gratuit à regarder et c'est le spectacle le plus improbable d'Allemagne.gratuitnatureEn savoir plus
Trois cent soixante-quinze hectares au cœur de Munich, plus vaste que Central Park. Le parc a été ouvert au public en 1789 sur une idée inhabituelle pour l'époque : un jardin princier rendu à tout le monde, sans distinction de rang, pour que les classes se mélangent.
L'Eisbach est un bras dérivé de l'Isar qui traverse le parc. Une dénivellation sous un pont y crée une vague stationnaire, environ un mètre de haut, surfée en continu depuis les années 1970. Les surfeurs font la queue sur les deux berges et se relaient toute l'année, y compris sous la neige. C'est longtemps resté toléré sans être autorisé ; la pratique est désormais encadrée.
⚠️ Le courant est violent et le fond peu profond : ce n'est pas une vague pour essayer, c'est une vague à regarder. ⚠️ Certaines pelouses du parc sont naturistes depuis des décennies, ce que rien ne signale et qui surprend les visiteurs — c'est parfaitement banal ici.
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La Residenz des rois de Bavière Le plus grand palais urbain d'Allemagne, cent trente pièces ouvertes, dont une galerie des Ancêtres tapissée de cent vingt et un portraits et un trésor de mille ans de joaillerie. ⚠️ Le billet couvre le musée et le Trésor ; le théâtre rococo de Cuvilliés se paie en plus. Le jardin de la Cour, lui, est libre.15 €cultureEn savoir plus
Le plus grand palais urbain d'Allemagne, agrandi sans interruption du XIVᵉ au XIXᵉ siècle : on y traverse la Renaissance, le baroque, le rococo et le néoclassique en enfilade, ce qui en fait autant un cours d'architecture qu'une visite.
La galerie des Ancêtres aligne cent vingt et un portraits sur des murs dorés, censés faire remonter la dynastie jusqu'à Charlemagne — une généalogie largement fabriquée, comme la plupart de celles des maisons régnantes. Le Trésor conserve mille ans de joaillerie, dont une statuette de saint Georges couverte de milliers de pierres. L'ensemble a été détruit à quatre-vingts pour cent en 1944 et reconstitué à partir des relevés et des pièces mises à l'abri.
⚠️ Le billet couvre le musée et le Trésor ; le théâtre de Cuvilliés, entièrement en bois sculpté et doré, se paie séparément. Le jardin de la Cour, lui, est libre — c'est un raccourci commode vers le Jardin anglais.
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Marienplatz et le carillon La place centrale et son hôtel de ville néogothique, dont le carillon de trente-deux personnages grandeur nature se met en marche à 11 h et 12 h — quinze minutes, un tournoi de chevaliers et une danse des tonneliers. ⚠️ C'est très lent, et c'est justement ce qui le rend drôle.gratuitcultureEn savoir plus
La place centrale depuis 1158, longtemps place du marché et lieu des exécutions. La colonne mariale au milieu a été érigée pour remercier d'avoir été épargné pendant la guerre de Trente Ans, et c'est d'elle que la place tient son nom.
L'hôtel de ville néogothique qui la borde n'a rien de médiéval : il date de la fin du XIXᵉ siècle, à une époque où la Bavière se fabriquait un passé. Son carillon met en scène trente-deux personnages grandeur nature sur deux niveaux : un tournoi de chevaliers en haut, la danse des tonneliers en bas — une danse réellement exécutée dans la ville après une épidémie de peste, et rejouée tous les sept ans.
⚠️ Le spectacle dure un quart d'heure et il est d'une lenteur considérable ; c'est ce qui le rend drôle si on le prend ainsi, et décevant si on attend autre chose. Il se déclenche deux ou trois fois par jour selon la saison. On le voit très bien depuis la terrasse du clocher voisin, sans la foule d'en bas.
Jour 5
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Le Viktualienmarkt Le marché aux victuailles, cent quarante étals sur une place permanente depuis 1807, avec un biergarten au centre où l'on peut apporter sa propre nourriture achetée aux stands — c'est écrit, c'est autorisé, et l'on n'y paie que la boisson.gratuitmarchéEn savoir plus
Le marché aux victuailles occupe la même place depuis 1807, quand le roi a décidé de sortir le commerce alimentaire de Marienplatz devenue trop étroite. Cent quarante étals permanents : bouchers, fromagers, primeurs, marchands d'épices et de miel, fleuristes.
Au centre se trouve un biergarten sous les marronniers, et il obéit à une règle qui étonne : on peut y apporter sa propre nourriture, achetée aux étals autour, et ne payer que la boisson. Ce n'est pas une tolérance mais un droit ancien, affiché, hérité de l'époque où les brasseries vendaient la bière et non le repas. Les tables sans nappe sont celles où l'on peut s'installer ainsi ; celles qui sont dressées sont réservées au service.
⚠️ Fermé le dimanche, comme tout en Allemagne. Les six brasseries munichoises se relaient à la buvette centrale selon un calendrier affiché, ce qui change la bière servie au fil de l'année.
69 € hébergement · 50 € repas · 14 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans l'anneau piéton, 138 € la nuit.
- Munich → Berlin — A9 vers le nord — 585 km, 5 h 48, 41 € par personne (82 € à partager).
Le budget de ces 5 jours
786 € par personne pour 5 jours, soit 157 € / jour. À deux, 1 572 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 297 € | 38 % |
| Repas | 238 € | 30 % |
| Transport sur place | 18 € | 2 % |
| Location de voiture — 5 jours | 113 € | 14 % |
| Carburant et péages | 82 € | 10 % |
| Activités | 39 € | 5 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
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- La carte du parcours, avec ses 2 étapes
- Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
- Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
- Le budget ventilé, par poste et par étape
- Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
- Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur
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