Châteaux de la Loire en 10 jours : l'itinéraire jour par jour
1 404 € par personne sur place pour 10 jours, soit 140 € / jour — en 5 étapes, de Blois et Chambord à Angers. En passant par Amboise et Chenonceau, Tours, Villandry et Azay-le-Rideau, puis Chinon et Fontevraud.
Autres durées : 5 jours · une semaine · deux semaines · toutes les étapes de Châteaux de la Loire
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Le trajet pour venir n'est pas compris — il dépend de ta gare de départ.
Trains
Arrivée à gare Blois – Chambord (BLS), retour depuis Angers Saint-Laud (ANE) — prends deux billets simples plutôt qu'un aller-retour.
Le trajet depuis chez toi n'est pas compté dans ce budget : il dépend de ta date et de ta gare de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. Blois et Chambord
J1 → J2 · 2 nuits · 304 € par personne
La ville royale et le plus grand château de la Loire
Une ville royale en pente sur la rive droite de la Loire, à une heure trente de Paris en train direct, et la meilleure base pour Chambord, Cheverny et Chaumont, tous à moins d'une demi-heure. Le centre se fait à pied ; les châteaux des environs en voiture, à vélo ou par les navettes saisonnières qui partent de la gare.
En savoir plus sur Blois et Chambord
Blois a été, à la Renaissance, la résidence préférée des rois de France, avant que la cour ne s'installe à Paris. La ville s'étage sur la colline de la rive droite, de la Loire jusqu'au château, par des escaliers et des ruelles qui ont gardé leurs maisons à pans de bois.
Son château royal est un résumé de trois siècles d'architecture autour d'une seule cour : une aile gothique de brique et de pierre, une aile Renaissance avec son escalier à vis ajouré, et une aile classique, qui n'a jamais été achevée. C'est ici que le duc de Guise a été assassiné sur ordre d'Henri III, en 1588.
Autour, la forêt de Chambord et la Sologne commencent à quelques kilomètres. Chambord, Cheverny et Chaumont se visitent chacun en une demi-journée depuis Blois, ce qui en fait l'étape la plus dense du parcours.
⚠️ Chambord et Cheverny ne sont pas desservis par le train : voiture, vélo ou navette.
À table
- Tarte Tatin — la tarte aux pommes caramélisées cuite à l'envers, née en Sologne à Lamotte-Beuvron, à une demi-heure de Chambord.
- Selles-sur-Cher — le fromage de chèvre rond à la croûte cendrée, du Loir-et-Cher, qu'on mange avec sa croûte.
- Gibier de Sologne — le chevreuil, le sanglier et le faisan des forêts de Chambord et de Sologne, à la carte en automne.
- Chocolat Poulain — la marque est née à Blois au milieu du XIXe siècle ; la ville en garde la mémoire, pas l'usine.
- Cheverny — le vin blanc et rouge de l'appellation qui entoure le château, léger et vif.
Jour 1
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Château royal de Blois Trois siècles d'architecture autour d'une seule cour, de l'aile gothique à l'aile classique, et l'escalier à vis de François Ier, sculpté et ouvert sur la cour. Le HistoPad, compris, reconstitue les salles telles qu'elles étaient.16 €cultureEn savoir plus
Fais le tour de la cour avant d'entrer : chaque aile porte l'emblème de son bâtisseur. Celle de Louis XII, en brique rouge et pierre blanche, arbore le porc-épic ; celle de François Ier, la salamandre ; celle de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, dessinée par François Mansart, s'arrête net, faute d'argent. Dans un angle, la salle des États, du XIIIe siècle, est ce qui reste du château des comtes de Blois : les états généraux du royaume s'y sont réunis en 1576 et en 1588.
Au premier étage de l'aile François Ier, le cabinet de Catherine de Médicis est lambrissé de panneaux sculptés dont quatre cachent des placards secrets, qu'on ouvrait par une pédale dissimulée dans la plinthe. La légende y range des poisons ; ils servaient plus sûrement à mettre à l'abri des papiers et des bijoux. À l'étage au-dessus, les appartements d'Henri III sont ceux où le duc de Guise a été tué, en décembre 1588.
Les décors aux couleurs vives, semés de fleurs de lys et de chiffres royaux, datent pour l'essentiel de la restauration de Félix Duban, au XIXe siècle. ⚠️ En sortant, passe par la place Victor-Hugo : la façade des Loges, une superposition de loggias à l'italienne, montre un tout autre château.
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Vieux Blois et ses escaliers De la Loire à la cathédrale Saint-Louis par des escaliers et des ruelles à pans de bois, et depuis les jardins de l'Évêché la vue sur le fleuve et le pont Jacques-Gabriel.gratuitmarchéEn savoir plus
Blois est une ville en escalier, et c'est à pied qu'elle se comprend. Sur la place Saint-Louis, face à la cathédrale, la maison des Acrobates doit son nom aux jongleurs et acrobates sculptés sur ses poteaux de bois, au XVe siècle. La cathédrale elle-même a été rebâtie en style gothique à la fin du XVIIe siècle, après qu'un ouragan l'eut ravagée ; ses vitraux sont l'œuvre d'un artiste néerlandais contemporain, Jan Dibbets, et ont été posés en 2000.
Entre la ville basse et la ville haute, l'escalier Denis-Papin monte vers la statue du savant, né près de Blois, qui a imaginé l'ancêtre de l'autocuiseur. En redescendant vers le fleuve, le pont Jacques-Gabriel date du début du XVIIIe siècle : il a remplacé le pont médiéval, emporté par les glaces de la Loire en 1716.
⚠️ Les rues sont pentues et pavées : de bonnes chaussures s'imposent. Termine par les jardins de l'Évêché, derrière la cathédrale, pour la vue sur les toits et la Loire.
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Château de Chambord Le plus grand château de la Loire, au milieu d'une forêt close d'un mur de trente-deux kilomètres, avec son escalier à double révolution où deux personnes se croisent sans se voir. ⚠️ Tarif réduit pour les résidents de l'Espace économique européen ; le stationnement se paie à part.21 €cultureEn savoir plus
Chambord n'a jamais été fait pour y vivre. François Ier l'a lancé en 1519 comme un pavillon de chasse démesuré, et n'y a passé que quelques semaines en tout. Le plan reprend celui d'un château fort, un donjon carré flanqué de quatre tours rondes dans une enceinte, mais habillé à l'italienne. Le grand escalier occupe le centre exact du donjon, comme un pivot. On en prête l'idée à Léonard de Vinci, arrivé en France trois ans plus tôt et mort l'année où le chantier a commencé ; aucun document ne le prouve.
L'escalier mène aux terrasses, et c'est là-haut que le château se comprend : une forêt de cheminées, de lucarnes et de clochetons sculptés, comme les toits d'une ville, dominée par la lanterne coiffée d'une fleur de lys. Louis XIV y a séjourné, et Molière y a créé Le Bourgeois gentilhomme devant lui, en 1670.
Le domaine couvre plus de cinq mille hectares, enclos d'un mur d'environ trente-deux kilomètres, où vivent cerfs et sangliers. ⚠️ En septembre et en octobre, à la tombée du jour, les observatoires de la forêt permettent d'entendre le brame du cerf : une bonne raison de ne pas repartir trop tôt.
Jour 2
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Château de Cheverny Un château classique toujours habité par la même famille, meublé comme au XVIIe siècle, qui a inspiré à Hergé le Moulinsart de Tintin. On y voit la meute de chiens de chasse au chenil. ⚠️ Billets vendus sur place seulement.16 €cultureEn savoir plus
Cheverny n'a rien d'un château fort ni d'un palais de la Renaissance : c'est une demeure classique, bâtie d'un seul élan au XVIIe siècle pour la famille Hurault, et d'une symétrie parfaite. C'est cette façade qu'Hergé a reprise pour dessiner Moulinsart, le château du capitaine Haddock, en lui retirant simplement ses deux pavillons d'extrémité. Une exposition, sur le domaine, raconte l'emprunt.
À l'intérieur, rien n'a l'air d'un musée, parce que la maison est encore habitée. Le décor le plus remarquable est de Jean Mosnier, un peintre blésois : dans la salle à manger, une suite de petits panneaux peints raconte l'histoire de Don Quichotte, et le plafond de la chambre du Roi est de sa main.
Derrière le château, le chenil abrite la meute de chasse à courre du domaine, une centaine de chiens de race anglo-française. Leur repas, qu'on appelle la soupe des chiens, se donne à heure fixe : la meute attend, immobile et frémissante, le signal du valet de chiens avant de se jeter sur la pâtée. ⚠️ Demande l'heure en arrivant, et organise la visite autour.
53 € hébergement · 38 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel au pied du château, 105 € la nuit.
- Blois et Chambord → Amboise et Chenonceau — Par la levée de la Loire et Chaumont, 45 min, 4 € par personne (7 € à partager).
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02. Amboise et Chenonceau
J3 → J4 · 2 nuits · 291.8 € par personne
Le château de Léonard, et celui qui enjambe le Cher
Une petite ville au pied de son château royal, où Léonard de Vinci a passé ses dernières années et où il est enterré. Tout se fait à pied en ville ; Chenonceau est à vingt minutes de route. Le train s'arrête en gare d'Amboise, de l'autre côté du fleuve.
En savoir plus sur Amboise et Chenonceau
Amboise est la ville où François Ier a grandi, et celle où il a invité Léonard de Vinci à finir sa vie. Le peintre y est arrivé à l'automne 1516, avec trois tableaux dans ses bagages, dont la Joconde, et il est mort au Clos Lucé en 1519.
Le château royal domine la ville de sa terrasse. Il n'en reste qu'une partie — il a été largement démoli au XIXe siècle — mais la chapelle Saint-Hubert, où repose Léonard, et la vue sur la Loire depuis les remparts justifient à elles seules la visite.
Chenonceau, à vingt minutes au sud, est souvent présenté comme le château le plus visité de France après Versailles, et c'est le plus singulier de la vallée : il enjambe le Cher sur une galerie à arches. On l'appelle le château des Dames, parce que ce sont des femmes qui l'ont bâti, embelli et sauvé.
⚠️ Le marché du dimanche matin, sur les quais, est l'un des plus animés de Touraine.
À table
- Rillons — les gros morceaux de poitrine de porc confits dans leur graisse, dorés, servis froids ou tièdes en entrée.
- Sainte-Maure-de-Touraine — le chèvre en bûche traversé d'une paille de seigle, qui porte le nom du village producteur.
- Vouvray et Montlouis — les deux vins blancs de chenin qui se font face sur les deux rives, secs, moelleux ou pétillants.
- Marché d'Amboise — le dimanche matin sur les bords de Loire, l'un des plus grands de Touraine.
Jour 3
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Château royal d'Amboise Le château où François Ier a grandi, sur son éperon au-dessus de la Loire, et la chapelle Saint-Hubert, gothique flamboyant, où repose Léonard de Vinci. La vue depuis les remparts couvre toute la vallée.17 €cultureEn savoir plus
Charles VIII est né à Amboise et y est mort, à vingt-sept ans, d'une manière absurde : en 1498, pressé d'aller voir une partie de jeu de paume, il s'est cogné la tête au linteau d'une porte basse et a succombé quelques heures plus tard. C'est lui qui avait ramené de ses guerres d'Italie des artistes, des artisans et un jardinier napolitain, et avec eux le goût de la Renaissance, avant même François Ier.
Le château a aussi ses pages sombres. En 1560, des conjurés protestants qui voulaient s'emparer du jeune roi François II y ont été pendus aux balcons. Trois siècles plus tard, l'émir Abd el-Kader, vaincu en Algérie, y a été retenu captif avec sa famille et sa suite, de 1848 à 1852 ; un jardin garde la mémoire de ceux de ses proches qui y sont morts.
Sur le linteau de la chapelle Saint-Hubert, le saint est sculpté devant le cerf qui porte une croix entre ses bois. Les ossements attribués à Léonard, retrouvés au XIXe siècle dans les ruines d'une collégiale disparue, y reposent, sans certitude absolue. ⚠️ Passe par la tour des Minimes : sa rampe en spirale permettait de monter à cheval jusqu'à la terrasse.
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Château du Clos Lucé La dernière demeure de Léonard de Vinci, où il est mort en 1519 : sa chambre, son atelier, et dans le parc des maquettes grandeur nature de ses machines, qu'on peut manipuler.payantcultureEn savoir plus
Quand Léonard de Vinci s'installe au manoir de Cloux, l'ancien nom du Clos Lucé, il a plus de soixante ans et, selon un visiteur de l'époque, la main droite en partie paralysée. François Ier ne lui réclame pas de tableaux : il lui verse une pension, lui donne le titre de premier peintre, ingénieur et architecte du roi, et lui confie des projets, des fêtes de cour et les plans d'une ville royale nouvelle à Romorantin, qui ne sera jamais bâtie.
La visite suit la maison de brique et de tuffeau, de la chambre où il est mort, le 2 mai 1519, aux salles où des maquettes reconstituent ses inventions d'après ses carnets. La légende, reprise par Vasari puis peinte par Ingres, le fait mourir dans les bras du roi ; François Ier était sans doute ailleurs ce jour-là. Les carnets, eux, sont partis en Italie avec son élève Francesco Melzi, qui en avait hérité.
Le parc est la partie la plus vivante : des machines grandeur nature qu'on actionne soi-même, et des reproductions de ses dessins imprimées sur de grandes toiles translucides, suspendues entre les arbres. ⚠️ Garde-le pour la fin : il se parcourt sans se presser.
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Marché d'Amboise, le dimanche Le grand marché du dimanche matin, sur les bords de Loire au pied du château : fromages de chèvre, rillettes, fruits, vins, et le bruit de toute la Touraine.gratuitmarchéEn savoir plus
Le marché s'installe le long du fleuve, sur la promenade au pied du château, et s'étire loin : les producteurs du coin s'y mêlent aux marchands ambulants. Pour la Touraine, cherche les étals de chèvre. Le sainte-maure-de-touraine se reconnaît à la paille de seigle qui le traverse de part en part : elle tient la bûche, et porte gravé le nom de l'appellation.
Chez les charcutiers, les rillons se vendent au poids, dorés et luisants, à côté des rillettes. Les vignerons de Montlouis et du Touraine-Amboise proposent leur vin, et selon la saison, les asperges, les fraises, les poires ou les champignons de cave arrivent tout droit des environs.
⚠️ Viens tôt : les meilleurs producteurs remballent en fin de matinée, et le stationnement se remplit vite. Garde des espèces, et un sac isotherme si tu veux rapporter du fromage.
Jour 4
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Château de Chenonceau Le château qui enjambe le Cher sur une longue galerie à arches, bâti, embelli et sauvé par des femmes, de Diane de Poitiers à Catherine de Médicis. ⚠️ Le livret est compris, l'audioguide en supplément ; en été, le créneau d'entrée se réserve.19 €cultureEn savoir plus
La galerie sur le Cher est l'œuvre de trois femmes plutôt que d'une. Katherine Briçonnet a conduit le chantier du château, au début du XVIe siècle, pendant que son mari Thomas Bohier suivait le roi en Italie. Diane de Poitiers, à qui Henri II l'avait offert, a fait jeter un pont sur la rivière. Catherine de Médicis, après l'avoir repris à la mort du roi, a posé sur ce pont la galerie à deux étages qu'on voit aujourd'hui, pour y donner ses fêtes.
D'autres ont suivi. Louise de Lorraine, veuve d'Henri III, s'y est retirée en deuil, vêtue de blanc selon l'usage des reines ; sa chambre, tendue de noir et semée de larmes, a été reconstituée. Au XVIIIe siècle, Louise Dupin y tenait salon, avec Jean-Jacques Rousseau pour secrétaire, et elle a protégé le château pendant la Révolution. En 1914, la galerie est devenue un hôpital militaire ; sous l'Occupation, le Cher marquait la ligne de démarcation, et la galerie permettait de passer d'une rive à l'autre, donc d'une zone à l'autre.
⚠️ Chaque pièce est fleurie de bouquets frais, composés sur place. Pour la plus belle vue sur la galerie et ses arches, avance jusqu'au bord du jardin de Diane.
55 € hébergement · 38 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel face au château, 110 € la nuit.
- Amboise et Chenonceau → Tours, Villandry et Azay-le-Rideau — Par la levée de la Loire, 30 min, 3 € par personne (5 € à partager).
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03. Tours, Villandry et Azay-le-Rideau
J5 → J6 · 2 nuits · 275 € par personne
La grande ville de Touraine, entre deux jardins
La capitale de la Touraine, à une heure de Paris en TGV, avec son vieux quartier à pans de bois et ses guinguettes en bord de Loire. C'est la base pour Villandry et ses jardins, et pour Azay-le-Rideau posé sur l'Indre, à une demi-heure de route chacun. On se déplace à pied ou en tramway en ville.
En savoir plus sur Tours, Villandry et Azay-le-Rideau
Tours est une grande ville universitaire qui a gardé, autour de la place Plumereau, un vieux quartier de maisons à pans de bois où l'on dîne en terrasse. La cathédrale Saint-Gatien, commencée au XIIIe siècle et achevée à la Renaissance, montre toute l'histoire du gothique sur une seule façade.
La ville a été lourdement bombardée en 1940 et en 1944, et une partie de ce qu'on voit est reconstruit. C'est ce qui explique le contraste entre les ruelles anciennes et les grandes rues droites de l'après-guerre.
Autour, deux châteaux très différents. Villandry est d'abord un jardin : un potager et des parterres Renaissance recréés au XXe siècle, qu'on regarde d'en haut. Azay-le-Rideau est un château posé sur l'eau de l'Indre, l'un des plus élégants de la Renaissance.
⚠️ En été, les guinguettes des bords de Loire sont le meilleur endroit de la ville pour finir la journée.
À table
- Rillettes de Tours — le porc cuit longuement dans sa graisse puis effiloché, plus sec et plus brun que celles du Mans.
- Nougat de Tours — un gâteau et non une friandise : une pâte sablée garnie de fruits confits et de macaron.
- Géline de Touraine — la poule noire de la région, à la chair fine, servie rôtie ou en fricassée.
- Poires tapées — les poires séchées au four puis aplaties au maillet, spécialité de Rivarennes, près d'Azay-le-Rideau.
- Guinguette — de mai à septembre, les bars de plein air en bord de Loire, où l'on mange des fritures au soleil couchant.
Jour 5
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Château et jardins de Villandry Des jardins Renaissance à la française, dont un potager ornemental où les légumes dessinent des motifs, qu'on découvre depuis les belvédères. Le château est plus simple que ses voisins ; ce sont les jardins qu'on vient voir.14 €cultureEn savoir plus
Les jardins qu'on admire n'ont guère plus d'un siècle. Au XIXe siècle, le château était entouré d'un parc à l'anglaise ; c'est Joachim Carvallo, médecin d'origine espagnole, et sa femme américaine, Ann Coleman, qui, après l'avoir acheté en 1906, ont recréé des jardins Renaissance d'après les gravures du XVIe siècle. Le domaine appartient toujours à leurs descendants.
Ils s'étagent sur trois niveaux : le jardin d'eau en haut, le jardin d'ornement au milieu, dont les buis taillés dessinent les allégories de l'amour, tendre, passionné, volage ou tragique, et le potager en bas, neuf carrés replantés deux fois l'an, si bien que les couleurs changent avec les saisons.
Le château, achevé vers 1536 pour Jean Le Breton, l'un des hommes de finances de François Ier, a gardé le donjon de la forteresse précédente. Sous son ancien nom de Colombiers, le lieu a vu Henri II Plantagenêt accepter en 1189 une paix humiliante devant Philippe Auguste, deux jours avant de mourir à Chinon. ⚠️ Monte au belvédère ou en haut du donjon : c'est de là que les motifs du potager se lisent.
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Château d'Azay-le-Rideau Un château Renaissance posé sur une île de l'Indre, dont les façades se reflètent dans l'eau. À l'intérieur, un escalier droit en loggia, une nouveauté à l'époque. ⚠️ Tarif réduit d'octobre à mars.16 €cultureEn savoir plus
Le château a été construit à partir de 1518 pour Gilles Berthelot, trésorier de France, et c'est sa femme, Philippe Lesbahy, qui en a surveillé le chantier. Ils n'en ont guère profité : quand Semblançay, surintendant des finances et parent de Berthelot, a été pendu en 1527, Berthelot s'est enfui, et François Ier a confisqué le château. Il est resté inachevé, en forme de L.
Le village a porté un autre nom. En 1418, sa garnison bourguignonne insulta le dauphin, le futur Charles VII, qui fit incendier la place et exécuter ses défenseurs : on a longtemps dit Azay-le-Brûlé. Balzac, qui écrivait tout près, au château de Saché, a décrit Azay comme un diamant taillé à facettes, serti par l'Indre.
Sur la façade de l'escalier, cherche la salamandre de François Ier et l'hermine de la reine Claude. ⚠️ Pour le reflet parfait, fais le tour du miroir d'eau par le parc tôt le matin ou en fin de journée, quand l'air est calme.
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Vieux Tours et place Plumereau Une place carrée bordée de maisons à pans de bois et de terrasses, au cœur du vieux quartier, puis les ruelles jusqu'à la basilique Saint-Martin. Le soir, c'est le quartier où sort toute la ville.gratuitmarchéEn savoir plus
La place Plumereau s'appelait autrefois le carroi aux Chapeaux, du marché qui s'y tenait. Ses maisons à pans de bois n'ont pas toujours été visibles : pendant longtemps, les colombages avaient été couverts d'enduit, et c'est la restauration du vieux quartier, dans la seconde moitié du XXe siècle, qui les a remis au jour. Les rues voisines sont passées par le même traitement, d'où l'unité du quartier.
À quelques rues, Tours rappelle qu'elle a été l'un des grands pèlerinages de l'Occident médiéval. Saint Martin, le soldat romain qui partagea son manteau avec un pauvre avant de devenir évêque de Tours, y est enterré. La grande basilique bâtie sur son tombeau a été abattue après la Révolution ; il en reste deux tours isolées, la tour Charlemagne et la tour de l'Horloge, qu'une rue sépare aujourd'hui. La basilique actuelle, commencée à la fin du XIXe siècle, garde le tombeau dans sa crypte.
⚠️ Pour trouver une terrasse sur la place, viens en fin d'après-midi, avant que le quartier ne se remplisse pour la soirée.
Jour 6
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Cathédrale Saint-Gatien de Tours Trois siècles de gothique sur une seule façade, du XIIIe siècle au début de la Renaissance, et des vitraux du XIIIe siècle dans le chœur. Balzac a situé « Le Curé de Tours » au pied du cloître de la Psalette, juste à côté.gratuitcultureEn savoir plus
Le chantier a duré du XIIIe au XVIe siècle, et la cathédrale se lit comme un manuel d'architecture : le chœur est du gothique rayonnant, la façade du gothique flamboyant, et les deux tours s'achèvent par des lanternes déjà Renaissance. Elle porte le nom de Gatien, le premier évêque de Tours, venu évangéliser la région au IIIe siècle.
À l'intérieur, ce sont les vitraux du chœur qu'il faut regarder : des verrières du XIIIe siècle où dominent le bleu et le rouge. Dans une chapelle, le tombeau de marbre des enfants de Charles VIII et d'Anne de Bretagne, morts en bas âge, est sculpté dans le goût de la Renaissance italienne.
⚠️ Juste à côté, le jardin du musée des Beaux-Arts, installé dans l'ancien palais des archevêques, abrite un cèdre du Liban immense et, sous un abri, Fritz, un éléphant de cirque naturalisé au début du XXe siècle.
50 € hébergement · 38 € repas · 14 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le vieux Tours, 100 € la nuit.
Voir les hébergements à Tours, Villandry et Azay-le-Rideaulien affilié
- Tours, Villandry et Azay-le-Rideau → Chinon et Fontevraud — Par Azay-le-Rideau, 51 min, 4 € par personne (8 € à partager).
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04. Chinon et Fontevraud
J7 → J8 · 2 nuits · 265 € par personne
La forteresse de Jeanne d'Arc et l'abbaye des Plantagenêts
Une petite ville médiévale au bord de la Vienne, dominée par sa forteresse royale, au cœur d'un vignoble de vin rouge. Le vieux Chinon se fait à pied ; l'abbaye de Fontevraud et les villages de Candes-Saint-Martin et Montsoreau sont à vingt minutes de route. Un TER relie Chinon à Tours.
En savoir plus sur Chinon et Fontevraud
Chinon est la ville de trois histoires. Celle des Plantagenêts, d'abord : Henri II, roi d'Angleterre et comte d'Anjou, en avait fait l'une de ses résidences, et c'est ici qu'il est mort en 1189. Celle de Jeanne d'Arc, ensuite : c'est à Chinon qu'en 1429 elle vient trouver le futur Charles VII et le convainc de lui confier une armée. Celle de Rabelais, enfin, né tout près, qui a placé la région au cœur de ses livres.
La forteresse s'étire sur quatre cents mètres au-dessus de la Vienne, et le vieux Chinon s'aligne en dessous, entre la rivière et le coteau, avec ses maisons à pans de bois et ses caves dans le tuffeau.
À vingt minutes, l'abbaye royale de Fontevraud, où reposent Aliénor d'Aquitaine, Henri II et Richard Cœur de Lion, est l'une des plus grandes cités monastiques d'Europe.
⚠️ Candes-Saint-Martin et Montsoreau, au confluent de la Vienne et de la Loire, sont parmi les plus beaux villages de France.
À table
- Chinon — le vin rouge de cabernet franc, l'appellation qui entoure la ville, qu'on goûte dans les caves creusées sous la forteresse.
- Fouées — les petites boules de pain cuites au four à bois, qui gonflent et qu'on ouvre pour les garnir de rillettes ou de haricots, dans les restaurants troglodytiques.
- Géline de Touraine — la poule noire du pays, en fricassée au vin.
Jour 7
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Forteresse royale de Chinon Trois châteaux en un sur quatre cents mètres d'éperon rocheux au-dessus de la Vienne, où Jeanne d'Arc vint trouver le dauphin Charles en 1429. Remparts, logis royaux et la tour où furent enfermés les templiers.13 €cultureEn savoir plus
La forteresse est en réalité trois châteaux mis bout à bout sur l'éperon, séparés par des fossés : le fort Saint-Georges à l'est, bâti par Henri II Plantagenêt, le château du Milieu avec les logis royaux, et le fort du Coudray à l'ouest. Philippe Auguste l'a prise en 1205 à Jean sans Terre, fils d'Henri II, au terme d'un long siège, et Chinon est alors passé au roi de France.
En 1308, les dignitaires de l'ordre du Temple, dont le grand maître Jacques de Molay, ont été enfermés dans le donjon du Coudray. En 2001, on a retrouvé dans les archives du Vatican le parchemin de Chinon : il montre que des envoyés du pape Clément V les avaient absous cette année-là. Molay a pourtant fini sur le bûcher en 1314. Les graffitis gravés dans la pierre du donjon leur sont attribués.
De la grande salle où Jeanne d'Arc a rencontré le dauphin, il ne reste qu'un pignon et sa cheminée, suspendue au-dessus du vide. ⚠️ Un ascenseur public monte de la ville basse jusqu'à la forteresse et évite la montée à pied.
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Vieux Chinon La ville basse, entre la Vienne et le coteau : maisons à pans de bois, grand carroi, et les rues qui montent vers la forteresse.gratuitmarchéEn savoir plus
Le vieux Chinon s'étire entre la rivière et le coteau, le long de la rue Voltaire, l'ancienne grande rue. Au Grand Carroi, le carrefour qui en était le cœur au Moyen Âge, les maisons à pans de bois et à encorbellement se penchent les unes vers les autres.
C'est la ville de Rabelais, né à La Devinière, à quelques kilomètres, qui a situé autour d'ici la guerre picrocholine de Gargantua : une guerre absurde entre voisins, partie d'une dispute entre bergers et marchands de fouaces. Sa statue regarde la Vienne depuis le quai, et la ville aime citer sa formule : « Chinon, petite ville, grand renom ». Sous la forteresse, les Caves Painctes, qu'il mentionne, accueillent aujourd'hui une confrérie vineuse.
⚠️ La ville basse se parcourt à plat ; c'est la montée vers la forteresse qui est raide, et un ascenseur public permet de l'éviter.
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Candes-Saint-Martin et Montsoreau Deux villages de tuffeau blanc au confluent de la Vienne et de la Loire, classés parmi les plus beaux de France. Depuis le coteau au-dessus de la collégiale de Candes, la vue sur les deux rivières est la plus belle de la vallée.gratuitmarchéEn savoir plus
Candes est le village où saint Martin est mort, en 397. La tradition veut que les Tourangeaux aient enlevé son corps de nuit, au nez des Poitevins qui le réclamaient aussi, pour le remonter en barque jusqu'à Tours ; sur leur passage, en plein mois de novembre, les arbres des rives auraient refleuri. C'est l'origine qu'on donne ici à l'expression « l'été de la Saint-Martin ».
La collégiale élevée sur le lieu de sa mort a été fortifiée au XVe siècle, et son porche est finement sculpté. Candes se trouve au point de rencontre de trois provinces, l'Anjou, la Touraine et le Poitou. À côté, Montsoreau a son château du XVe siècle, bâti au bord même de la Loire, rendu célèbre par Alexandre Dumas, qui l'a écrit sans t dans La Dame de Monsoreau.
⚠️ Laisse la voiture dans l'un des deux villages et rejoins l'autre à pied : ils sont voisins, et c'est en marchant qu'on voit le mieux les façades de tuffeau.
Jour 8
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Abbaye royale de Fontevraud L'une des plus grandes cités monastiques d'Europe, avec les gisants peints d'Aliénor d'Aquitaine, d'Henri II et de Richard Cœur de Lion, et une cuisine romane aux cheminées en forme de fusée. ⚠️ 15 € en été ; un musée d'art moderne sur place.15 €cultureEn savoir plus
Robert d'Arbrissel, prédicateur itinérant, a fondé Fontevraud en 1101 avec une règle rare : un monastère double, d'hommes et de femmes, placé tout entier sous l'autorité d'une abbesse. Jusqu'à la Révolution, ce sont des femmes, souvent de sang royal, qui l'ont dirigé.
Dans l'abbatiale, dont la nef est couverte d'une file de coupoles, reposent quatre gisants peints : Henri II, Aliénor d'Aquitaine, un livre ouvert entre les mains, leur fils Richard Cœur de Lion, et Isabelle d'Angoulême, épouse de Jean sans Terre, taillée dans le bois. Les tombeaux sont vides : les restes ont été dispersés à la Révolution.
En 1804, Napoléon a fait de l'abbaye une prison, et elle l'est restée jusqu'en 1963 ; Jean Genet en a fait le décor de Miracle de la rose. Les aménagements de la prison ont été en grande partie retirés depuis, mais c'est sans doute elle qui a sauvé les bâtiments de la démolition. ⚠️ Fais le tour de la cuisine romane par l'extérieur avant d'y entrer : ses cheminées se lisent mieux d'en bas.
48 € hébergement · 36 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel au bord de la Vienne, 95 € la nuit.
- Chinon et Fontevraud → Angers — voiture, via Saumur, 1 h 27, 8 € par personne.
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05. Angers
J9 → J10 · 2 nuits · 251 € par personne
La forteresse noire et la tenture de l'Apocalypse
La capitale de l'Anjou, à une heure et demie de Paris en TGV, dominée par une forteresse aux dix-sept tours de schiste noir. On y vient d'abord pour la tenture de l'Apocalypse, la plus grande tapisserie médiévale conservée. Le centre se fait à pied.
En savoir plus sur Angers
Angers n'est pas un château de la Loire comme les autres : c'est une forteresse, bâtie dans les années 1230 pour le jeune Saint Louis, avec une enceinte de dix-sept tours rayées de schiste noir et de tuffeau blanc, dont les sommets ont été arasés sous Henri III.
À l'intérieur, dans une galerie construite pour elle, la tenture de l'Apocalypse, tissée à la fin du XIVe siècle pour Louis Ier d'Anjou, illustre le dernier livre de la Bible sur une centaine de mètres. Elle a failli disparaître : découpée, vendue, utilisée comme bâche ou pour protéger les orangers, elle a été rachetée et reconstituée au XIXe siècle.
La ville autour est vivante et étudiante, avec son vieux quartier autour de la cathédrale et la Maison d'Adam, à pans de bois sculptés, et la Doutre, sur l'autre rive de la Maine, qui a gardé ses maisons anciennes et l'hôpital Saint-Jean, l'un des plus vieux de France.
À table
- Quernons d'ardoise — le bonbon d'Angers : nougatine enrobée de chocolat bleu, en forme d'ardoise, clin d'œil aux toits de la ville.
- Crémet d'Anjou — le dessert de crème fouettée et de fromage blanc égoutté, léger, servi avec un coulis de fruits rouges.
- Rillauds — les morceaux de poitrine de porc confits de l'Anjou, cousins des rillons de Touraine.
- Coteaux-du-layon — le vin blanc liquoreux de chenin, au sud d'Angers, servi à l'apéritif ou avec le foie gras.
Jour 9
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Château d'Angers et tenture de l'Apocalypse Une forteresse de dix-sept tours rayées de schiste et de tuffeau, et dans sa galerie la tenture de l'Apocalypse, une centaine de mètres de tapisserie du XIVe siècle. ⚠️ Tarif réduit hors saison, de septembre à avril.14 €cultureEn savoir plus
La forteresse a été élevée dans les années 1230, sous la régence de Blanche de Castille, pour le jeune Louis IX : il fallait tenir l'Anjou face au duc de Bretagne. La tenture est venue plus d'un siècle plus tard, commandée dans les années 1370 par Louis Ier d'Anjou, frère du roi Charles V. Les modèles sont d'Hennequin de Bruges, peintre du roi, qui s'est inspiré de manuscrits enluminés, et le tissage a été confié à un atelier parisien. Le roi René, duc d'Anjou, l'a léguée à la cathédrale à sa mort, en 1480.
Elle suit, scène après scène, le texte de saint Jean : les quatre cavaliers, la bête à sept têtes, la chute de Babylone, la Jérusalem céleste. On la regarde dans la pénombre, parce que la lumière mange les couleurs. Prends le temps de lire les scènes une à une : elles ont été tissées au temps de la guerre de Cent Ans et des grandes épidémies, et l'on y lit souvent l'écho de cette époque.
Le reste du château vaut la visite : le logis royal et la chapelle du XVe siècle, les jardins, et le chemin de ronde, d'où l'on voit la Maine et, en face, le quartier de la Doutre. ⚠️ La galerie est fraîche et sombre ; laisse à tes yeux quelques instants pour s'y habituer.
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Vieil Angers et Maison d'Adam Le quartier de la cathédrale Saint-Maurice, ses rues pavées et la Maison d'Adam, maison à pans de bois du XVe siècle couverte de sculptures, dont un arbre de vie sur l'angle.gratuitmarchéEn savoir plus
Le poteau d'angle de la Maison d'Adam est sculpté d'un arbre de vie, qui encadrait autrefois les figures d'Adam et Ève, disparues depuis : c'est de là que vient le nom. Tout autour, sur les poteaux et les consoles, une foule de personnages sculptés se découvre en faisant le tour de la maison, sur la place Sainte-Croix.
Le vieil Angers se distingue de la Touraine par sa couleur. Ici, les toits sont d'ardoise, tirée tout près, à Trélazé, et les murs mêlent souvent le schiste sombre au tuffeau clair, comme les tours du château. À quelques rues, le logis Pincé est un hôtel particulier de la Renaissance, et la galerie David d'Angers expose les œuvres du sculpteur, né dans la ville, sous une verrière posée sur les murs d'une ancienne église abbatiale.
⚠️ Le quartier est petit et se fait sans hâte ; les rues pavées montent vers la cathédrale.
Jour 10
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Cathédrale Saint-Maurice d'Angers Une cathédrale dont la nef est l'un des premiers exemples de gothique angevin, aux voûtes bombées, et qui garde des vitraux parmi les plus anciens de France. On y monte depuis la Maine par la montée Saint-Maurice.gratuitcultureEn savoir plus
La façade raconte deux époques. En bas, un portail du XIIe siècle, avec un Christ en majesté et des statues-colonnes qui rappellent celles de Chartres. Au-dessus, au XVIe siècle, on a ajouté une galerie de huit chevaliers en armure : saint Maurice, le patron de la cathédrale, et ses compagnons de la légion thébaine, des soldats romains martyrs selon la tradition.
À l'intérieur, la nef unique, sans bas-côtés, est très large, et ses voûtes montent en dôme : la clé est plus haute que le sommet des arcs, ce qui donne à chaque travée une forme de coupole. C'est la signature du gothique angevin, qu'on appelle aussi gothique Plantagenêt, et qui s'est diffusé dans l'ouest de la France. C'est aussi dans cette cathédrale qu'on accrochait, les jours de grande fête, la tenture de l'Apocalypse aujourd'hui exposée au château.
⚠️ Monte depuis la Maine par l'escalier de la montée Saint-Maurice, et retourne-toi à mi-chemin : la vue sur la rivière et la Doutre vaut la pause.
48 € hébergement · 36 € repas · 14 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près du château, 95 € la nuit.
Le budget de ces 10 jours
1 404 € par personne pour 10 jours, soit 140 € / jour. À deux, 2 809 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 508 € | 36 % |
| Repas | 372 € | 26 % |
| Transport sur place | 37 € | 3 % |
| Location de voiture — 10 jours | 310 € | 22 % |
| Carburant et péages | 18 € | 1 % |
| Activités | 160 € | 11 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Le trajet pour venir n'est pas compris — il dépend de ta gare de départ.
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