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Guadeloupe en 14 jours : l'itinéraire jour par jour

2 082 € par personne sur place pour 14 jours, soit 149 € / jour — en 7 étapes, du Gosier aux Saintes. En passant par Sainte-Anne, Saint-François, Deshaies, Bouillante, puis Basse-Terre et la Soufrière.

Autres durées : 5 jours · 10 jours · toutes les étapes de Guadeloupe

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Pointe-à-Pitre Guadeloupe-Pôle-Caraïbes (PTP), retour du même aéroport.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Le Gosier, Guadeloupe

    01. Le Gosier

    J1 → J2 · 2 nuits · 283 € par personne

    Base balnéaire aux portes de Pointe-à-Pitre

    La base balnéaire aux portes de Pointe-à-Pitre, pratique pour arriver et repartir sans reprendre la route. Le Mémorial ACTe, sur l'esclavage et la traite, est le musée le plus important de l'île et demande une demi-journée. ⚠️ Ce n'est pas la plus belle côte : c'est la plus commode.

    En savoir plus sur Le Gosier

    Le Gosier est une étape choisie pour sa commodité, pas pour sa beauté, et c'est une décision assumée : la commune touche Pointe-à-Pitre et l'aéroport, ce qui permet d'arriver et de repartir sans reprendre la route après un vol de huit heures ou avant un vol de nuit. Ses plages sont correctes et urbaines, sans commune mesure avec celles de Sainte-Anne ou des Saintes.

    Ce qu'elle détient d'irremplaçable est le Mémorial ACTe, installé sur l'ancienne usine sucrière Darboussier à Pointe-à-Pitre. C'est le principal centre consacré à la traite et à l'esclavage dans la Caraïbe, et il demande une demi-journée pleine — le parcours est long, dense, et l'on ne le traverse pas en une heure. C'est aussi le seul endroit du séjour qui explique ce que les distilleries et les habitations qu'on visitera ensuite ont réellement été.

    Le marché de Pointe-à-Pitre, tout près, est le plus grand de l'île pour les épices, les vanilles et les rhums arrangés. ⚠️ On y pratique un abord commercial insistant avec les visiteurs ; les prix se discutent et il vaut mieux avoir vu deux ou trois étals avant d'acheter. L'îlet du Gosier, en face du bourg, se rejoint en navette en dix minutes et offre une baignade nettement meilleure que la côte, avec un petit phare et rien d'autre.

    À table

    • Bokit — le pain frit ouvert et garni de morue, de poulet ou de jambon-fromage, le sandwich des camionnettes du bord de route.
    • Accras de morue — les beignets de morue au piment et à la ciboule, chauds à l'apéritif, dans tous les restaurants.
    • Colombo de poulet — le curry antillais aux épices grillées, avec du riz et des haricots rouges, le plat du dimanche.
    • Ti-punch — rhum agricole, zeste de citron vert et sucre de canne, préparé par chacun à sa main, avant le repas.
    • Sorbet coco — tourné à la main dans la sorbetière à glace pilée des marchandes, sur le front de mer.

    Jour 1

    • Mémorial ACTe, Le Gosier, Guadeloupe
      Mémorial ACTe Le plus grand musée au monde consacré à la traite et à l'esclavage, ouvert en 2015 sur l'ancienne usine sucrière Darboussier. Le parcours permanent va de l'Afrique précoloniale aux luttes contemporaines. Trois heures au minimum.
      En savoir plus

      Une longue boîte noire posée au bord de l'eau, prise dans un lacis de racines d'argent : le bâtiment se lit avant qu'on y entre. Il occupe l'emprise de l'usine sucrière Darboussier, l'une des plus grandes des Caraïbes en son temps, arrêtée en 1981. Le mémorial n'a donc pas été bâti dans un quartier neutre, mais sur le lieu même du travail de la canne.

      Le passage le plus troublant du parcours n'est pas une salle, c'est un fichier. L'abolition de 1848 laisse des dizaines de milliers d'affranchis sans patronyme : des officiers d'état civil leur en attribuent à la chaîne, empruntés à l'Antiquité, à la nature, parfois fabriqués en retournant les lettres d'un nom existant. Une grande part des noms de famille guadeloupéens sort de ces registres, et le lieu abrite un espace de recherche généalogique qui permet d'y remonter.

      Le parcours est chronologique, très écrit, et il ne se fait pas dans les deux sens : les dernières salles, celles des luttes contemporaines, arrivent quand l'attention baisse. Le prendre le matin, en gardant du souffle pour la fin. Le mémorial ferme un jour par semaine, et l'agglomération pointoise s'embouteille aux heures de bureau.

      culture
      17 €
    • Marché de Pointe-à-Pitre, Le Gosier, Guadeloupe
      Marché de Pointe-à-Pitre Le marché aux épices de la place de la Victoire, tenu par les « madames sirop » : colombo, bois bandé, vanille et piments. Le matin uniquement, et l'insistance commerciale y est vive.
      En savoir plus

      Deux marchés se répondent à quelques rues de distance : la halle couverte, où les vendeuses alignent cônes d'épices, gousses de vanille nouées et bouteilles de punch aux fruits macérés, et les étals de plein air du côté de la darse, tournés vers les fruits et les légumes pays — ignames, christophines, bananes à cuire.

      Le colombo qu'on te proposera partout n'a rien de créole d'origine. Après l'abolition de 1848, des dizaines de milliers de travailleurs sous contrat sont recrutés en Inde du Sud pour remplacer aux champs la main-d'œuvre affranchie ; ils arrivent avec leurs mélanges d'épices, et le nom est resté sur ce curry antillais devenu le plat du dimanche. La même histoire explique les petits temples hindous qu'on croise dans la campagne guadeloupéenne.

      Prévoir des espèces, rien n'est étiqueté, et demander avant de photographier un étal. Un mot enfin sur ce qui se vend ici : le chlordécone, insecticide répandu dans les bananeraies jusqu'au début des années 1990, a contaminé une partie des sols de l'archipel pour des siècles. Les circuits de vente déclarés sont suivis et analysés ; ce sont les productions informelles, en bord de route, qui échappent aux contrôles.

      marché
      gratuit

    Jour 2

    • Îlet du Gosier et son phare, Le Gosier, Guadeloupe
      Îlet du Gosier et son phare Un îlot à trois cents mètres du rivage, avec son petit phare et une plage bordée de cocotiers. Navette de pêcheurs à la journée, ou paddle depuis la plage pour les bons nageurs.
      En savoir plus

      L'îlet est à quelques centaines de mètres du rivage, avec un phare encore en service qui balise l'entrée de la baie de Pointe-à-Pitre. Il est inhabité, couvert de raisiniers et bordé d'une plage de sable clair côté abrité — c'est la baignade la plus agréable du Gosier, nettement meilleure que celle du bord.

      On y va par des navettes de pêcheurs qui partent de la plage de la Datcha ou du bourg, avec un horaire de retour convenu à l'aller ; quelques barques y proposent aussi grillades et boissons pendant la journée. En paddle ou en kayak, la traversée est courte mais ⚠️ le chenal entre l'îlet et la côte est emprunté par les bateaux et un courant s'y forme : elle n'est raisonnable que pour de bons nageurs et par mer calme, jamais l'après-midi quand le vent se lève.

      L'îlet est aujourd'hui protégé et son occupation est réglementée : on n'y campe pas et l'on remporte ses déchets, aucun ramassage n'étant organisé. Le tour à pied prend une vingtaine de minutes et permet de passer sur la face au vent, plus rocheuse, où l'on est presque toujours seul.

      détente
      gratuit

    68 € hébergement · 40 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec piscine, 135 € la nuit.

    Voir les hébergements à Le Gosierlien affilié

  2. Le Gosier → Sainte-Anne — Voiture de location, N4, 30 min, 6 € par personne (12 € à partager).
  3. Sainte-Anne, Guadeloupe

    02. Sainte-Anne

    J3 → J4 · 2 nuits · 265.5 € par personne

    Le lagon le plus calme de l'île

    Le lagon le plus calme de Grande-Terre, protégé par une barrière de corail, avec une eau qui monte à peine à la taille sur des dizaines de mètres — c'est l'étape des familles. Le bourg tient son marché tous les matins. ⚠️ La plage de la Caravelle est bondée le week-end : y aller en semaine.

    En savoir plus sur Sainte-Anne

    Sainte-Anne est l'étape des familles, et cela tient à une donnée physique : la barrière de corail court à quelques centaines de mètres du rivage et casse la houle atlantique, laissant un lagon d'une profondeur qui n'atteint pas la taille sur des dizaines de mètres. On y marche plus qu'on n'y nage, ce qui rend la baignade possible avec de très jeunes enfants — c'est rare sur une île bordée par l'océan.

    Le bourg garde une vie propre, ce qui n'est pas le cas de toutes les stations de Grande-Terre : le marché se tient tous les matins sur le front de mer, avec les fruits, les épices et les vanilles, et l'église et la place restent le centre du village. Les distilleries de rhum agricole de l'intérieur sont à vingt minutes.

    ⚠️ La plage de la Caravelle, la plus connue, est envahie le week-end par les habitants de tout le sud de l'île — c'est leur plage autant que celle des visiteurs — et le stationnement devient difficile dès le milieu de matinée. En semaine, elle est calme. Le Bois Jolan, à quelques kilomètres, est l'alternative : encore plus plate, avec des herbiers où l'on croise des tortues, et bien moins fréquentée. ⚠️ Grande-Terre est plate et sèche : il n'y a pas d'ombre naturelle sur ces plages en dehors des raisiniers, et le soleil y est vertical à midi.

    À table

    • Sorbet coco du marché — les marchandes tournent la sorbetière sous les arbres du marché de la plage, coco ou goyave.
    • Poisson grillé sauce chien — le vivaneau ou la dorade grillés au charbon, sous une sauce aux oignons, piment et citron vert.
    • Bokit — dans les camionnettes de la route de Saint-François, à la morue ou au poulet.
    • Blaff de poisson — le poisson poché dans un court-bouillon au citron, bois d'Inde et piment, plat des pêcheurs.

    Jour 3

    • Plage de la Caravelle, Sainte-Anne, Guadeloupe
      Plage de la Caravelle Une longue courbe de sable blanc protégée par le récif : l'eau y monte à peine à la taille sur cinquante mètres, ce qui en fait la plage la plus sûre de l'île avec des enfants.
      En savoir plus

      La configuration de la Caravelle explique tout : la barrière de corail court à quelques centaines de mètres du rivage et casse entièrement la houle atlantique, laissant un plan d'eau où la profondeur n'atteint pas la taille sur des dizaines de mètres. C'est la plage la plus sûre de l'île pour de jeunes enfants, et l'une des rares où l'on peut vraiment les laisser jouer dans l'eau.

      Le fond est de sable clair, sans corail ni oursin dans la zone abritée, et l'eau y est plus chaude qu'ailleurs faute de brassage. Des raisiniers bord de mer, dont les feuilles rondes et épaisses supportent le sel, fournissent l'essentiel de l'ombre — il n'y en a pas d'autre.

      ⚠️ C'est autant la plage des Guadeloupéens que celle des visiteurs : le week-end et pendant les vacances scolaires locales, qui ne coïncident pas toujours avec celles de métropole, elle est prise d'assaut dès le milieu de matinée, avec pique-niques, musique et stationnement difficile. En semaine, elle est presque vide. Une partie du littoral est occupée par un hôtel, et l'accès public se fait par le bourg.

      détente
      gratuit
    • Bourg de Sainte-Anne et son marché, Sainte-Anne, Guadeloupe
      Bourg de Sainte-Anne et son marché Le marché artisanal longe le front de mer face à l'église : vanille, madras, sorbet coco préparé à la manivelle. Animé tous les matins.
      En savoir plus

      Le marché tient sur le front de mer, face à l'église, sous des toiles tendues : madras cousu, vannerie, sachets d'épices, gousses de vanille, et les sorbetières à manivelle qu'on entend avant de les voir. Le sorbet coco se prend dans un seau de bois où tourne un bidon de métal, calé dans un mélange de glace pilée et de gros sel — le sel fait fondre la glace et abaisse sa température sous zéro, et c'est ce froid-là qui prend la crème de coco.

      Le madras porte le nom de la ville indienne d'où venaient ces cotonnades quadrillées, arrivées aux Antilles par le commerce puis adoptées comme tissu de tous les jours. La tradition veut que la coiffe nouée en dise long : une pointe dressée pour un cœur à prendre, deux pour un cœur pris, trois pour une femme mariée, quatre pour qui voudra tenter sa chance quand même. On te la racontera au moins une fois.

      Le bourg se traverse mal en voiture aux heures du marché, et le stationnement se cherche à pied. Tout ce qui se vend ici n'est pas fabriqué ici : demander d'où vient un objet est une question normale, pas une offense, et les pièces cousues ou tressées sur place se reconnaissent aux finitions. Prévoir des espèces.

      marché
      gratuit

    Jour 4

    • Plage du Bois Jolan à marée basse, Sainte-Anne, Guadeloupe
      Plage du Bois Jolan à marée basse Un immense banc de sable où l'on marche sur des centaines de mètres avec de l'eau aux genoux. Peu connue des voyageurs, très fréquentée par les Guadeloupéens le week-end.
      En savoir plus

      Le Bois Jolan est un immense banc de sable très plat, où l'on marche sur des centaines de mètres avec de l'eau aux genoux : la pente est si faible que la marée, pourtant modeste aux Antilles, découvre et recouvre des surfaces considérables. C'est ce qui en fait une plage sans équivalent sur l'île.

      Le fond est tapissé d'herbiers de phanérogames marines, ce qui n'est pas très joli mais capital : ce sont les prairies dont se nourrissent les tortues vertes, et l'on en croise régulièrement en nageant lentement au-dessus. ⚠️ On ne les touche pas, on ne les poursuit pas, et l'on ne se place jamais entre une tortue et la surface — elle doit pouvoir remonter respirer.

      La plage est peu connue des visiteurs et très fréquentée par les Guadeloupéens le week-end, ce qui donne exactement l'inverse de la fréquentation habituelle. ⚠️ Elle est bordée de raisiniers et de cocotiers mais sans aménagement : ni sanitaires, ni surveillance, ni commerce. Le stationnement se fait sur un chemin de terre, et les sargasses s'y accumulent certaines saisons, ce qui peut la rendre impraticable plusieurs semaines.

      détente
      gratuit

    70 € hébergement · 38 € repas · 17 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel les pieds dans l'eau, 140 € la nuit.

    Voir les hébergements à Sainte-Annelien affilié

  4. Sainte-Anne → Saint-François — Voiture de location, N4 est, 30 min, 5 € par personne (10 € à partager).
  5. Saint-François, Guadeloupe

    03. Saint-François

    J5 → J6 · 2 nuits · 274 € par personne

    Marina, falaises et la pointe la plus à l'est

    La pointe est de l'île, où le lagon s'arrête net contre l'Atlantique : la pointe des Châteaux est battue par les vagues, sans baignade possible, et sa croix se gagne par dix minutes de montée. Le marché du soir à la marina est l'un des rares moments animés après 18 h.

    En savoir plus sur Saint-François

    Saint-François occupe la pointe est de l'île, à l'endroit précis où le lagon s'arrête et où l'Atlantique reprend ses droits. Cette bascule est le sujet de l'étape : d'un côté du bourg, des plages calmes et protégées comme les Raisins Clairs ou l'Anse à la Gourde ; de l'autre, la pointe des Châteaux, battue par les vagues et les alizés, où la baignade est impossible et dangereuse.

    La pointe des Châteaux est l'un des sites les plus visités de Guadeloupe : une langue de calcaire déchiquetée qui s'avance vers La Désirade, avec des falaises, des arches et des rouleaux qui se brisent des deux côtés. Une croix la domine et se gagne par dix minutes de montée sur un sentier de roche. ⚠️ Il n'y a pas de barrière et les rochers du bord sont balayés par des vagues qui montent sans prévenir : plusieurs accidents graves y ont eu lieu.

    Le bourg s'organise autour de sa marina, autour de laquelle se tient un marché en fin de journée — l'un des rares moments animés de l'île après dix-huit heures, la Guadeloupe se couchant tôt et beaucoup de restaurants fermant leur cuisine vers vingt et une heures. ⚠️ La nuit tombe entre dix-sept heures trente et dix-huit heures trente toute l'année, et il n'y a pas de crépuscule : les visites et les randonnées se calent sur cet horaire, pas sur les habitudes métropolitaines.

    À table

    • Langouste grillée — celle des pêcheurs de la marina, fendue et grillée au beurre, dans les restaurants du port.
    • Court-bouillon de poisson — le poisson mijoté à la tomate, au citron et au piment, avec du riz, plat de la Grande-Terre.
    • Kassav — la galette de manioc cuite sur la platine, nature ou à la coco, dans les cases des marchandes.
    • Punch coco — le lait de coco, le rhum, la cannelle et la vanille, en bouteille au marché.

    Jour 5

    • Pointe des Châteaux, Saint-François, Guadeloupe
      Pointe des Châteaux L'extrémité est de l'île, où l'Atlantique et la mer des Caraïbes se rencontrent en une houle croisée spectaculaire. Vingt minutes de montée jusqu'à la croix, avec La Désirade en face. Baignade formellement déconseillée.
      En savoir plus

      Grande-Terre est un plateau de calcaire corallien soulevé, et il finit ici en dents cassées. L'Atlantique attaque la roche par ses fissures, la creuse en arches, puis laisse debout les parties les plus dures : ce sont ces pitons alignés dans la houle qui ont fait penser à des ruines de château. Rien ne ressemble moins à Basse-Terre, la voisine volcanique et forestière — même archipel, deux mondes.

      En face, l'île longue et plate qui barre l'horizon est La Désirade. Le roi y a fait enfermer les lépreux de la Guadeloupe à partir de 1728 : on les débarquait avec des vivres, une terre et des outils, une haie d'agaves marquait la limite qu'ils n'avaient pas le droit de franchir. La léproserie a fonctionné jusqu'au milieu du XXᵉ siècle, et l'île a longtemps traîné cette réputation d'exil.

      La montée est courte mais se fait sur du calcaire poli, glissant en tongs, sans ombre ni point d'eau, et le vent ne tombe jamais. En bas, les deux mers se rencontrent et fabriquent des courants : c'est l'endroit du parcours où l'on ne se baigne pas du tout. Le site est en travaux de longue haleine — une opération Grand Site engagée depuis les années 1990 — et des accès ferment ponctuellement.

      nature
      gratuit
    • Plage des Raisins Clairs, Saint-François, Guadeloupe
      Plage des Raisins Clairs Grande plage de sable blond bordée de raisiniers, protégée par le récif. La plus fréquentée de Saint-François, avec des lolos en bord de sable.
      En savoir plus

      Le nom vient du raisinier bord de mer, arbre qui borde la plage et dont les fruits en grappes, rouges à maturité, sont comestibles — acidulés et astringents. Il pousse au ras du sable, supporte le sel et le vent, et fournit à peu près la seule ombre naturelle des plages de Grande-Terre.

      La plage est protégée par le récif, donc calme, avec un sable blond et une eau peu profonde ; c'est la plus fréquentée de Saint-François et elle est bordée de lolos qui servent en bord de sable. Elle convient bien aux familles, sans atteindre la platitude de la Caravelle.

      ⚠️ Deux points pratiques valent d'être connus. Le stationnement est limité et sature en milieu de matinée en saison. Et comme sur toute la côte au vent de Grande-Terre, les sargasses — ces algues brunes qui dérivent depuis l'Atlantique — peuvent s'accumuler par vagues selon les saisons et les vents, rendant la baignade désagréable voire impossible pendant plusieurs semaines. Leur arrivée est imprévisible d'une année à l'autre et se surveille localement.

      détente
      gratuit

    Jour 6

    • Marina et marché du soir, Saint-François, Guadeloupe
      Marina et marché du soir Le port de plaisance s'anime à la tombée du jour : étals de poisson, boudin créole et musique. C'est aussi d'ici que partent les navettes pour La Désirade et Marie-Galante.
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      Saint-François était un bourg de pêcheurs. La marina, le golf dessiné par Robert Trent Jones et les résidences derrière sont nés d'une opération d'aménagement des années soixante-dix, greffée d'un coup sur le village. Les deux cohabitent toujours : pontons de plaisance d'un côté, barques et glacières des pêcheurs de l'autre, et le soir, entre les deux, les étals de bokits, de boudin et de brochettes.

      Sur la glace, le lambi se repère tout de suite : gros coquillage rose à lèvre évasée, chair blanche et ferme, plat de fête. C'est aussi le mollusque le plus surexploité des Caraïbes. Sa pêche n'est ouverte que quelques semaines par an, réservée aux professionnels, interdite en dessous d'un poids minimum ; l'espèce figure à la convention de Washington sur le commerce des espèces menacées. Un étal qui en propose hors saison n'est pas en règle.

      Sous cette latitude, la nuit tombe d'un coup et presque à la même heure toute l'année : le marché du soir commence tôt et ne s'éternise pas. Les navettes pour les îles partent d'ici, mais toutes ne fonctionnent pas toute l'année et une mer formée annule la traversée — réserver, et vérifier la veille plutôt que le matin même.

      marché
      gratuit

    73 € hébergement · 39 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec piscine, 145 € la nuit.

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  6. Saint-François → Deshaies — Voiture de location, par la côte sous le vent, 2 h, 20 € par personne (40 € à partager).
  7. Deshaies, Guadeloupe

    04. Deshaies

    J7 → J8 · 2 nuits · 288 € par personne

    Village de pêcheurs et jardin tropical

    Un village de pêcheurs sur la côte sous le vent de Basse-Terre, connu pour son jardin botanique créé par Coluche et pour Grande Anse, la plus grande plage de sable doré de l'île. ⚠️ Les courants y sont forts et la baignade souvent surveillée d'un seul côté — regarder les drapeaux.

    En savoir plus sur Deshaies

    Deshaies est un village de pêcheurs de la côte sous le vent, sur la façade caraïbe de Basse-Terre, et c'est un changement complet par rapport à Grande-Terre : la montagne tombe presque dans la mer, la végétation est dense et humide, les plages sont enchâssées dans des anses et il pleut nettement plus. Le bourg lui-même tient en quelques rues autour d'un port de pêche encore actif.

    Son jardin botanique occupe l'ancienne propriété de Coluche, achetée dans les années 1980, transformée en parc de sept hectares après sa mort — une collection tropicale dense sur un flanc de colline, avec un parcours d'une heure et demie et une vue sur la baie. C'est l'une des visites les plus abouties de l'île.

    Grande Anse, à deux kilomètres, est la plus longue plage de sable doré de Guadeloupe, bordée de cocotiers et de raisiniers, avec la montagne juste derrière. ⚠️ Les courants y sont réels : la houle du nord y crée des baïnes et des courants de retour, et la zone surveillée ne couvre qu'une portion de la plage. Il faut regarder les drapeaux et rester dans le périmètre balisé — c'est l'une des plages où l'on compte le plus de noyades sur l'île, précisément parce qu'elle est belle et paraît calme.

    À table

    • Poisson grillé — les pêcheurs du bourg vendent leur prise le matin, grillée à midi dans les restaurants de la plage.
    • Blaff de poisson — le court-bouillon clair aux épices, sur les tables de Grande-Anse.
    • Ouassous — les grosses crevettes d'eau douce des rivières de Basse-Terre, flambées au rhum ou en sauce coco.
    • Colombo de cabri — le chevreau au colombo, plat de fête des restaurants de la côte sous le vent.

    Jour 7

    • Plage de Grande Anse, Deshaies, Guadeloupe
      Plage de Grande Anse Un kilomètre et demi de sable doré bordé de cocotiers, la plus vaste plage de Basse-Terre. La houle y est parfois forte : la baignade se fait au sud, côté abrité.
      En savoir plus

      Grande Anse est la plus vaste plage de Basse-Terre : un kilomètre et demi de sable doré — plus foncé que celui de Grande-Terre, la roche d'origine étant volcanique — bordé de cocotiers et de raisiniers, avec la montagne juste derrière et une petite mangrove à une extrémité.

      ⚠️ C'est aussi l'une des plages les plus dangereuses de l'île, et sa beauté n'y change rien. La houle du nord y crée des courants de retour puissants entre les bancs de sable, invisibles depuis la plage et capables d'emporter un bon nageur en quelques secondes. Des noyades s'y produisent régulièrement. La zone surveillée ne couvre qu'une portion de la plage, généralement au sud, côté abrité, et il faut s'y tenir strictement.

      La règle en cas de courant est de ne jamais lutter : on se laisse porter en flottant, on nage parallèlement au rivage pour sortir latéralement de la veine, puis on revient. Les drapeaux se lisent avant d'entrer et non après. Le stationnement, ombragé, est vaste mais sature en saison, et quelques lolos servent en bord de plage.

      détente
      gratuit
    • Jardin botanique de Deshaies, Deshaies, Guadeloupe
      Jardin botanique de Deshaies Sept hectares aménagés sur l'ancienne propriété de Coluche, avec bassins à carpes koï, volière de perroquets et une centaine d'espèces tropicales étiquetées. Le meilleur endroit pour mettre un nom sur ce qu'on croise ensuite.
      En savoir plus

      Un chemin qui monte et redescend le flanc d'une colline au-dessus de la baie : bassins à carpes koï, cascade, flamants, une volière où de petits perroquets viennent boire du nectar posés sur la main. Ce qui fait la valeur du lieu tient pourtant aux étiquettes : on y met enfin un nom sur le balisier, l'alpinia, le flamboyant et l'arbre du voyageur qu'on croisera partout ensuite.

      Coluche avait acheté la propriété en 1979 pour s'y mettre au vert, loin du métier. La villa a brûlé dans un incendie criminel début 1985, et lui est mort l'année suivante. Le pépiniériste à qui il avait confié le terrain, Michel Gaillard, l'a racheté en 1991 et a mis dix ans à en faire un jardin, ouvert en 2001. L'endroit n'a donc pas été dessiné sur plan par un paysagiste : il a poussé sur une propriété privée, autour d'une pépinière.

      Le parcours grimpe, avec marches et passerelles — ni poussette ni fauteuil ne passent partout. Y aller tôt, avant la chaleur et avant les groupes ; les averses de la côte sous le vent sont brèves et le chemin sèche vite. Et y aller tôt dans le séjour plutôt qu'à la fin : les noms appris ici servent pendant tout le reste du voyage.

      nature
      20 €

    Jour 8

    • Bourg de Deshaies et son port, Deshaies, Guadeloupe
      Bourg de Deshaies et son port Le village de la série britannique Meurtres au paradis, tourné ici depuis 2011 — le bar de la plage existe vraiment. En dehors des tournages, un vrai port de pêche.
      En savoir plus

      Deshaies est un vrai port de pêche de la côte sous le vent, avec ses barques colorées, sa criée informelle sur le quai en fin de matinée et quelques rues de maisons créoles à toit de tôle. Le bourg est minuscule et se parcourt en un quart d'heure.

      Il sert depuis 2011 de décor à une série policière britannique très regardée, qui y est tournée plusieurs mois par an : le bar de la plage existe réellement et fonctionne, la maison du personnage principal est une location privée sur la plage voisine, et la gendarmerie de fiction est un bâtiment repeint pour l'occasion. Les tournages ont apporté à la commune une notoriété et une clientèle britannique considérables.

      ⚠️ Cela signifie aussi que certains lieux sont fermés au public pendant les périodes de tournage, et que le bourg reçoit des visiteurs venus pour la série plutôt que pour l'île. Hors de ces périodes, il retrouve son rythme : les restaurants du front de mer servent le poisson du jour, et le soleil se couche droit dans la baie — c'est la côte caraïbe, orientée à l'ouest.

      détente
      gratuit
    • Plage de la Perle et coucher de soleil, Deshaies, Guadeloupe
      Plage de la Perle et coucher de soleil Une plage sauvage bordée d'arbres, sans aménagement ni buvette. Elle fait face plein ouest : c'est là qu'on voit le soleil tomber dans la mer.
      En savoir plus

      Une longue plage ouverte, du sable doré foncé, des arbres jusqu'au bord et rien d'autre : ni buvette, ni douche, ni maître-nageur. La houle arrive de l'ouest sans obstacle et casse en rouleaux, ce qui vaut au lieu ses surfeurs et ses baïnes ; le fond se creuse vite et le courant de retour est réel.

      Les arbres qui bordent le sable ne se valent pas tous. Le mancenillier — feuilles vernissées, petits fruits verts qui ressemblent à des pommes — porte une sève qui brûle la peau. On ne s'abrite pas dessous quand il pleut : l'eau qui goutte des feuilles suffit à provoquer des cloques, et son fruit ne se goûte pas. En Guadeloupe, les troncs concernés sont marqués d'une bande de peinture rouge ou signalés par un panneau ; sur une plage sauvage, c'est la première chose à repérer avant de poser sa serviette.

      La plage regarde plein ouest, et le soleil tombe droit dans la mer. Par horizon parfaitement dégagé, le tout dernier éclat vire au vert une fraction de seconde — le rayon vert existe, c'est de la réfraction, pas une légende. Ensuite la nuit vient d'un coup : le chemin du retour n'est pas éclairé, et une lampe dans la poche évite de finir à tâtons.

      nature
      gratuit

    70 € hébergement · 39 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel face à la baie, 140 € la nuit.

    Voir les hébergements à Deshaieslien affilié

  8. Deshaies → Bouillante — Voiture de location, N2 sud, 45 min, 7 € par personne (14 € à partager).
  9. Bouillante, Guadeloupe

    05. Bouillante

    J9 → J10 · 2 nuits · 340.5 € par personne

    La réserve Cousteau et ses fonds marins

    La réserve Cousteau, autour des îlets Pigeon, est le meilleur site de plongée des Antilles françaises, accessible dès le masque et le tuba depuis un bateau à cinq minutes du bord. ⚠️ La plage de Malendure est en sable noir volcanique, brûlant à midi — prévoir des sandales.

    En savoir plus sur Bouillante

    Bouillante doit son nom à ses sources chaudes d'origine volcanique, et la commune abrite d'ailleurs la seule centrale géothermique de France. Mais sa vraie richesse est sous l'eau : la réserve Cousteau, autour des îlets Pigeon, est le meilleur site de plongée des Antilles françaises, classé par le commandant Cousteau parmi les plus beaux fonds du monde.

    Son avantage est l'accessibilité. Les îlets sont à cinq minutes de bateau du bord, les fonds commencent à deux ou trois mètres, et l'on voit l'essentiel au simple masque et tuba — poissons-perroquets, tortues, gorgones — sans brevet ni matériel. Les clubs de la plage de Malendure font la navette toute la journée et proposent aussi les baptêmes. C'est le meilleur endroit du séjour pour une première plongée.

    ⚠️ La plage de Malendure est en sable noir volcanique, ce qui a une conséquence très concrète : à midi, elle est brûlante au point qu'on ne peut pas la traverser pieds nus, et le sable reste chaud tard en fin d'après-midi. Des sandales sont indispensables. ⚠️ Le bain chaud de Thomas et les autres sources de la commune se jettent directement dans la mer et leur température varie ; certains bassins ont été fermés par arrêté après des analyses bactériologiques — se renseigner localement plutôt que de suivre un guide ancien.

    À table

    • Ouassous — les crevettes de rivière de la côte, grillées ou en fricassée, dans les restaurants de Malendure face à l'îlet Pigeon.
    • Dombrés — les boulettes de farine mijotées avec des ouassous ou du crabe, plat créole de Basse-Terre.
    • Café de Vieux-Habitants — le café bonifieur des plantations voisines, torréfié à l'habitation Chaulet, en visite et en tasse.
    • Cacao de Pointe-Noire — la Maison du Cacao, au nord, fait goûter le chocolat chaud à la cannelle des anciennes plantations.
    • Poisson grillé — le thon et la dorade des pêcheurs de Bouillante, sur les tables du bord de mer.

    Jour 9

    • Snorkeling dans la réserve Cousteau, Bouillante, Guadeloupe
      Snorkeling dans la réserve Cousteau Les îlets Pigeon, classés réserve depuis que Cousteau en a fait l'un des plus beaux sites de plongée du monde. Tortues, poissons-perroquets et un buste du commandant immergé à quinze mètres. Navette en bateau depuis la plage de Malendure.
      En savoir plus

      La navette traverse en quelques minutes et te laisse au-dessus d'un tombant : gorgones qui ondulent, éponges tubulaires, bancs de sergents-majors. La visibilité dépend de la pluie tombée la veille sur Basse-Terre, dont les rivières chargent l'eau de particules. Le nom de réserve Cousteau est d'usage ; la protection, elle, vient du parc national de la Guadeloupe, dont la zone marine couvre les îlets.

      Le grignotement qu'on entend la tête sous l'eau vient des poissons-perroquets. Ils raclent le corail pour en manger les algues, broient le calcaire avec des dents soudées en bec, et le rejettent en sable fin. Une bonne part du sable blanc des plages antillaises est passée par leur intestin — c'est moins poétique et beaucoup plus intéressant que la carte postale.

      Trois règles qui tiennent tout : on ne touche rien, on ne pose jamais le pied sur le corail, et devant une tortue on s'écarte sans jamais se placer entre elle et la surface — elle doit remonter respirer. Un tee-shirt anti-UV protège mieux qu'une couche de crème, qui finit dans l'eau. Quant au buste immergé du commandant, il repose bien plus bas que la profondeur d'un tuba : en surface, tu ne le verras pas.

      nature
      25 €
    • Plage de Malendure et son sable noir, Bouillante, Guadeloupe
      Plage de Malendure et son sable noir Sable volcanique gris sombre, tranchant avec le turquoise de l'eau. C'est le point de départ de toutes les sorties vers la réserve, et les tortues viennent brouter jusqu'au bord.
      En savoir plus

      Le sable de Malendure est gris sombre, presque noir : c'est du matériau volcanique érodé, la Basse-Terre étant une île jeune et toujours active. Le contraste avec le turquoise de l'eau est saisissant, mais ⚠️ ce sable emmagasine la chaleur au point d'être impraticable pieds nus dès le milieu de matinée, et il reste brûlant tard en fin d'après-midi. Des sandales sont indispensables, y compris pour aller jusqu'à l'eau.

      La plage est avant tout une base logistique : c'est de là que partent toutes les sorties vers la réserve Cousteau et les îlets Pigeon, à cinq minutes de bateau, et les clubs de plongée s'y alignent. Elle est étroite et fréquentée.

      Des tortues vertes viennent brouter les herbiers jusqu'à quelques mètres du bord, et on les croise souvent en nageant depuis la plage, sans bateau. ⚠️ La règle est la même que partout : pas de contact, pas de poursuite, et l'on ne se met jamais entre une tortue et la surface. Elles sont protégées, et le dérangement répété les fait quitter les herbiers qui les nourrissent.

      détente
      gratuit
    • Bain chaud de Thomas et sources, Bouillante, Guadeloupe
      Bain chaud de Thomas et sources Bouillante porte bien son nom : des sources géothermiques affleurent jusque sur la plage, où l'eau de mer atteint 40 °C par endroits. L'île exploite d'ailleurs cette chaleur dans la seule centrale géothermique de France.
      En savoir plus

      Le nom de la commune est descriptif : des sources géothermiques affleurent jusque sur le littoral, et l'eau de mer atteint par endroits une température de bain chaud là où elles se mêlent au ressac. Le phénomène tient à la proximité du système volcanique de la Soufrière, dont la chaleur remonte par les failles.

      La commune abrite d'ailleurs la seule centrale géothermique de France, qui produit une part significative de l'électricité de l'archipel en exploitant cette même ressource — un cas rare de territoire français où l'énergie du sous-sol alimente réellement le réseau.

      ⚠️ Les bains naturels du bord de mer ne sont pas des équipements aménagés et leur accès a varié : certains bassins ont été fermés par arrêté municipal après des analyses bactériologiques défavorables, l'eau chaude et stagnante favorisant des germes. L'information se prend localement, à la mairie ou auprès de l'hébergement, plutôt que dans un guide ancien. La température peut par ailleurs être plus élevée qu'on ne l'attend à l'endroit exact de la résurgence : on entre progressivement.

      détente
      gratuit

    Jour 10

    • Baptême de plongée, Bouillante, Guadeloupe
      Baptême de plongée Première plongée encadrée sans certification, dans une eau à 27 °C et une visibilité de trente mètres. Les îlets Pigeon sont l'un des meilleurs sites d'initiation des Caraïbes.
      En savoir plus

      Le baptême commence à terre, par un briefing et l'essayage du matériel : gilet, bouteille, plomb, un attirail lourd qui devient léger dès qu'on est dans l'eau. Le bateau file vers les îlets, et la descente se fait accroché à un bout, encadré par un moniteur qui te tient. On ne va pas loin sous la surface, mais assez pour que le silence et le bleu changent d'échelle.

      Le détendeur qu'on te met en bouche a été mis au point en 1943 par l'ingénieur Émile Gagnan et Jacques-Yves Cousteau : une valve qui délivre l'air à la demande, à la pression ambiante. C'est cet objet-là qui a ouvert la mer au premier venu, et c'est le même Cousteau qui, plus tard, a fait connaître les îlets Pigeon au monde entier. On plonge donc pour la première fois au bon endroit.

      La vraie difficulté n'est pas la peur, ce sont les oreilles : on équilibre souvent, dès les premiers mètres, en soufflant nez pincé, et si ça fait mal on remonte un peu avant de réessayer. Deux règles absolues : ne jamais bloquer sa respiration en remontant, et ne pas plonger enrhumé. Enfin, on ne prend pas l'avion dans les heures qui suivent une plongée — cale ton baptême en début de séjour, jamais la veille du retour.

      nature
      60 €

    65 € hébergement · 38 € repas · 17 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel de plongée, 130 € la nuit.

    Voir les hébergements à Bouillantelien affilié

  10. Bouillante → Basse-Terre et la Soufrière — Voiture de location, N2, 45 min, 8 € par personne (15 € à partager).
  11. Basse-Terre et la Soufrière, Guadeloupe

    06. Basse-Terre et la Soufrière

    J11 → J12 · 2 nuits · 271 € par personne

    Un volcan actif, la forêt et trois cascades

    L'autre visage de l'île : un volcan actif à 1 467 mètres, une forêt tropicale dense et des cascades. ⚠️ La Soufrière se gravit en deux heures, souvent dans le brouillard et sous la pluie, et le sommet dégage des fumerolles soufrées. Partir tôt est la seule façon d'avoir une chance de vue.

    En savoir plus sur Basse-Terre et la Soufrière

    Basse-Terre est l'autre visage de la Guadeloupe, et le contraste avec Grande-Terre est total : ici, un volcan actif de mille quatre cent soixante-sept mètres, une forêt tropicale dense qui reçoit jusqu'à dix mètres d'eau par an sur les hauteurs, et des cascades. Le parc national couvre le cœur de l'île et la Route de la Traversée la coupe en deux d'ouest en est.

    ⚠️ L'ascension de la Soufrière demande environ deux heures aller depuis le parking des Bains Jaunes, sur un sentier bien tracé mais raide et souvent glissant. Le sommet est presque toujours dans le nuage : la vue est une chance, pas une garantie, et partir dès l'ouverture est la seule façon de se donner cette chance. Il y fait froid et venteux, il y pleut, et il faut un vêtement chaud et imperméable — beaucoup montent en tenue de plage et redescendent immédiatement. Des fumerolles soufrées se dégagent en permanence et l'accès de certaines zones est fermé par arrêté quand l'activité augmente.

    Les chutes du Carbet sont les plus hautes des Petites Antilles. ⚠️ Elles ne sont pas également accessibles : la deuxième chute se gagne par une marche courte et aménagée, la première demande deux heures, et la troisième comme l'accès au bassin sont régulièrement fermés après des glissements de terrain. Vérifier l'état des sentiers auprès du parc avant de partir évite un déplacement pour rien.

    À table

    • Migan de fruit à pain — le fruit à pain écrasé avec du lard et des légumes, plat paysan de la Basse-Terre.
    • Bananes plantain de Capesterre — les plantations couvrent le sud de l'île ; frites, bouillies ou en gratin sur toutes les tables.
    • Café de Vieux-Habitants — le café des pentes de la Soufrière, servi noir dans les habitations qui le cultivent.
    • Colombo — de poulet ou de cabri, avec du riz et des pois, sur les tables de Saint-Claude après la montée au volcan.

    Jour 11

    • Ascension de la Soufrière, Basse-Terre et la Soufrière, Guadeloupe
      Ascension de la Soufrière 1 467 mètres, le point culminant des Petites Antilles. Deux heures de montée dans les fumerolles et l'odeur de soufre. Volcan ACTIF : l'accès ferme sans préavis, et le sommet est dans les nuages neuf jours sur dix. Partir avant 7 h.
      En savoir plus

      Le sentier part des Bains Jaunes, un bassin d'eau tiède et sulfureuse, traverse une forêt trempée, puis attaque le Pas du Roy, un escalier de pierre. Au-dessus, la végétation se rabougrit et le dôme apparaît : un chaos de blocs, des dépôts jaunes, des fissures d'où sort de la vapeur en sifflant, une odeur d'œuf pourri.

      Le 8 juillet 1976, le volcan se met à cracher des cendres. Le 15 août, le préfet fait évacuer tout le sud de Basse-Terre : plus de soixante-dix mille personnes déplacées vers Grande-Terre, logées dans les écoles et les gymnases, pour des mois. Deux volcanologues s'affrontent publiquement, Claude Allègre partisan de l'évacuation, Haroun Tazieff soutenant qu'aucun magma frais ne monte. L'éruption est restée phréatique — de la vapeur, pas de lave — et la querelle n'est jamais retombée.

      Le volcan est actif, surveillé par un observatoire qui publie un niveau d'alerte : c'est ce bulletin qu'on regarde avant de partir, l'accès pouvant fermer sans préavis. Les gaz sont plus lourds que l'air et stagnent dans les creux, ce qui vaut à certains passages d'être interdits. Au sommet il fait froid, mouillé et venté, et dans le brouillard les repères disparaissent vite.

      nature
      gratuit
    • Zoo et parc des Mamelles, Basse-Terre et la Soufrière, Guadeloupe
      Zoo et parc des Mamelles Un parc animalier en pleine forêt tropicale, consacré aux espèces des Caraïbes et d'Amazonie — jaguars, ratons laveurs, iguanes — avec un parcours de passerelles suspendues dans la canopée.
      En savoir plus

      Le parc n'a pas été planté dans un pré : il a été aménagé dans la forêt elle-même, à flanc de pente, si bien que la végétation fait tout le décor. On monte, on descend, on franchit des passerelles suspendues qui tanguent un peu, et l'on croise jaguars, agoutis, iguanes, caïmans et perroquets sous une pluie qui tombe quand elle veut.

      Le racoon, comme on l'appelle ici, a longtemps été l'emblème du parc national de la Guadeloupe : on le croyait propre à l'île, décrit comme une espèce à part entière. Des analyses génétiques menées à la fin des années 1990 ont montré qu'il s'agit du raton laveur nord-américain, amené par bateau. Il est passé du statut d'espèce protégée à celui d'espèce exotique envahissante. Hors chauves-souris, la Guadeloupe n'a d'ailleurs presque aucun mammifère terrestre d'origine : mangoustes, rats, racoons, tous sont arrivés dans des cales.

      Prévoir une veste de pluie, même par grand soleil sur la côte : on est au cœur de Basse-Terre, et l'averse fait partie du programme. Le parcours grimpe par des marches et des passerelles, les animaux sont actifs le matin et somnolent au plus chaud, et le parc se trouve sur la Route de la Traversée, dont il fait une étape.

      nature
      18 €

    Jour 12

    • Chutes du Carbet, Basse-Terre et la Soufrière, Guadeloupe
      Chutes du Carbet Trois cascades étagées dans la forêt tropicale, dont la deuxième — 110 mètres — est la plus accessible, à vingt minutes de marche. Christophe Colomb les avait aperçues depuis la mer en 1493.
      En savoir plus

      Une passerelle de bois traverse la forêt humide, entre fougères arborescentes et racines, puis débouche sur le belvédère : la chute tombe d'un seul jet le long d'une paroi noire, et l'air y est frais et chargé d'embruns. On l'entend bien avant de la voir.

      On ne va pas au pied, et c'est la première chose à savoir. Le séisme des Saintes, en novembre 2004, a détaché des milliers de mètres cubes de roche de la paroi ; depuis, l'accès au bassin et au pont en aval est interdit, et le bassin lui-même a rétréci sous les éboulis. Beaucoup arrivent avec en tête l'image d'un bain sous la cascade et repartent déçus faute de l'avoir su. La baignade est interdite ici.

      En aval, la rivière descend vers les bananeraies de la côte au vent. C'est là qu'a été répandu, jusqu'au début des années 1990, le chlordécone : l'insecticide reste dans les sols pour des siècles, et la pêche est interdite dans plusieurs rivières de Basse-Terre pour cette raison, ouassous compris. L'autre risque est l'eau elle-même : une averse sur les hauteurs fait monter le lit en quelques minutes, et l'on ne traverse pas un gué dont l'eau brunit.

      nature
      3 €
    • Traversée de la Route de la Traversée, Basse-Terre et la Soufrière, Guadeloupe
      Traversée de la Route de la Traversée La D23 coupe l'île d'est en ouest à travers le parc national, sous une voûte de mahoganys et de fougères arborescentes. Cascade aux Écrevisses et Maison de la Forêt en chemin, toutes deux gratuites.
      En savoir plus

      La route grimpe depuis la côte au vent, se resserre entre deux murs de fougères et de gommiers, franchit le col au pied des Mamelles — deux dômes volcaniques — puis redescend vers la mer des Caraïbes. Il pleut ici plusieurs fois ce qui tombe sur Grande-Terre, et cela se voit à tout : mousse sur le bitume, buée sur le pare-brise, lumière verte sous la voûte.

      La bestiole qui traverse devant les roues, longue et basse, n'est ni un rat ni un écureuil : c'est une mangouste. On l'a fait venir d'Asie à la fin du XIXᵉ siècle pour débarrasser les champs de canne de leurs rats. Sauf qu'elle chasse le jour et que le rat sort la nuit : ils ne se croisent presque pas. Elle s'est rabattue sur les oiseaux nichant au sol, les lézards et les œufs de tortue, et figure parmi les espèces les plus destructrices des Antilles.

      La Cascade aux Écrevisses se gagne en quelques pas depuis la route, ce qui en fait la baignade la plus fréquentée de l'île. Une règle vaut ici comme partout sur Basse-Terre : on ne boit jamais l'eau d'une rivière, même limpide — la leptospirose y circule, transmise par l'urine des rats — et l'on évite le bain avec une plaie ouverte ou après de fortes pluies.

      nature
      gratuit

    63 € hébergement · 37 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel à Saint-Claude, 125 € la nuit.

    Voir les hébergements à Basse-Terre et la Soufrièrelien affilié

  12. Basse-Terre et la Soufrière → Les Saintes — Ferry depuis Trois-Rivières, 30 min, 28 € par personne.
  13. Les Saintes, Guadeloupe

    07. Les Saintes

    J13 → J14 · 2 nuits · 286.5 € par personne

    Une des plus belles baies du monde, sans voitures

    Un archipel à vingt minutes de bateau, dont la baie est classée parmi les plus belles du monde. Terre-de-Haut se parcourt à pied ou en scooter, il n'y a presque pas de voitures. ⚠️ La dernière navette de retour part en fin d'après-midi : y dormir change complètement l'endroit, une fois les excursionnistes repartis.

    En savoir plus sur Les Saintes

    Les Saintes forment un petit archipel à une vingtaine de minutes de bateau de Basse-Terre, et leur baie figure dans les classements des plus belles du monde — un plan d'eau fermé par des îlots, avec le pain de sucre local qui la domine. Terre-de-Haut, l'île principale, se parcourt à pied en une heure ou en scooter, et il n'y a presque pas de voitures : les rues sont étroites et bordées de maisons basses aux volets colorés.

    La population descend en partie de pêcheurs bretons et normands installés au XVIIᵉ siècle, ce qui explique une physionomie et une culture différentes du reste de l'archipel, avec ses barques appelées saintoises et son couvre-chef en forme de coiffe, le salako. Le fort Napoléon, sur la hauteur, abrite un jardin de cactées et donne le meilleur panorama sur la baie.

    ⚠️ L'étape se joue sur un horaire. La dernière navette de retour vers Trois-Rivières ou Pointe-à-Pitre part en fin d'après-midi, et l'île bascule à ce moment-là : les quelques centaines d'excursionnistes disparaissent et le bourg redevient un village de pêcheurs. Y dormir une nuit change complètement l'endroit, et c'est le principal conseil qu'on puisse donner sur cette étape. ⚠️ Les traversées sont annulées par mer forte, ce qui arrive plusieurs fois par an et peut bloquer une journée entière.

    À table

    • Tourment d'amour — la tartelette de pâte, confiture de coco et génoise, spécialité de Terre-de-Haut, vendue à la sortie du bateau.
    • Langouste — celle des pêcheurs saintois, grillée dans les restaurants de la baie.
    • Poisson des Saintois — le pêché du jour des barques du bourg, grillé ou en blaff, sur les terrasses du front de mer.
    • Sorbet coco — tourné à la main par les marchandes, à manger sur la plage de Pompierre.

    Jour 13

    • Plage de Pompierre, Les Saintes, Guadeloupe
      Plage de Pompierre Une anse en fer à cheval fermée par un îlot, avec une eau très calme et des cocotiers penchés. Quinze minutes de marche depuis le bourg, ou en scooter.
      En savoir plus

      Pompierre forme une anse en fer à cheval presque fermée par deux îlots reliés au rivage, ce qui crée un plan d'eau protégé de la houle atlantique : la baignade y est calme alors que la côte au vent, à quelques centaines de mètres, est impraticable. Des cocotiers penchés bordent le sable.

      On y accède depuis le bourg par un quart d'heure de marche sur une route qui monte puis redescend, ou en scooter — il n'y a pas de voitures sur l'île. Le chemin passe par un col d'où l'on voit la baie s'ouvrir d'un coup.

      ⚠️ Le passage entre les deux îlots, à l'extrémité, laisse entrer la houle et un courant s'y forme : on se baigne dans la partie fermée de l'anse, pas au niveau de la passe. Il n'y a ni surveillance, ni commerce, ni eau potable sur place — tout s'emporte du bourg. Des iguanes des Petites Antilles, espèce menacée et protégée, circulent dans la végétation du bord : on ne les nourrit pas, ce qui les rend agressifs et malades.

      détente
      gratuit
    • Baie de Terre-de-Haut et le bourg, Les Saintes, Guadeloupe
      Baie de Terre-de-Haut et le bourg Classée parmi les plus belles baies du monde, aux côtés de Rio et de Halong. Le bourg aligne des maisons de pêcheurs bretons et normands, dont les habitants descendent — d'où les yeux clairs et les noms de famille.
      En savoir plus

      La baie figure dans les classements des plus belles du monde, aux côtés de Rio et d'Ha Long, et sa physionomie tient à sa formation : c'est un cratère volcanique effondré et envahi par la mer, fermé par des îlots, avec le Pain de Sucre — un piton conique — qui la garde d'un côté.

      La population descend en partie de pêcheurs bretons, normands et poitevins installés au XVIIᵉ siècle. L'île, trop sèche et trop rocheuse pour la canne à sucre, n'a pas connu le système de plantation qui a structuré le reste de l'archipel : il n'y a donc pas eu de déportation massive ici, ce qui explique une composition de population, des patronymes et des traits différents du reste de la Guadeloupe. La saintoise, barque de pêche à fond plat conçue localement, se construit encore.

      Le bourg s'étire le long de la baie sur quelques rues, avec des maisons basses à volets colorés et presque aucune voiture. ⚠️ Il bascule complètement au départ de la dernière navette de la journée : les excursionnistes disparaissent, et l'île redevient un village. Y dormir une nuit est le principal conseil qu'on puisse donner sur cette étape.

      détente
      gratuit

    Jour 14

    • Fort Napoléon et son jardin, Les Saintes, Guadeloupe
      Fort Napoléon et son jardin Fort du XIXe siècle qui n'a jamais tiré un coup de canon, transformé en musée de la bataille des Saintes de 1782. Son jardin d'altitude rassemble une belle collection de cactées, et des iguanes en liberté.
      En savoir plus

      Le fort couronne le morne au-dessus du bourg : fossé sec, casemates, cour intérieure, et une vue qui embrasse la baie entière, les îlets et le chenal. Le jardin qui l'entoure n'a rien de tropical — c'est un jardin sec, adapté à une île sans rivière, où poussent cactées et plantes grasses. Parmi elles, le mélocactus, qu'on appelle ici tête à l'Anglais pour le bonnet rouge qui le coiffe. Les iguanes y vivent en liberté et se chauffent sur les murs.

      Le musée raconte une bataille que le fort n'a pas connue : le 12 avril 1782, la flotte de Rodney coupe la ligne française au large de ces îles, capture le vaisseau amiral et fait prisonnier l'amiral de Grasse — celui-là même dont la flotte avait, quelques mois plus tôt, permis la victoire américaine de Yorktown. Le fort actuel, bâti bien après, n'a jamais tiré ; il a surtout servi de prison.

      Il n'ouvre que le matin, les visites d'après-midi se prenant sur rendez-vous : si tu viens à la journée par le bateau, c'est la première chose à caler, avant la plage. La montée depuis le bourg est raide et sans ombre. Et l'on ne nourrit pas les iguanes, si familiers soient-ils : ils mordent, et l'habitude leur coûte cher.

      culture
      6 €
    • Montée au Chameau, Les Saintes, Guadeloupe
      Montée au Chameau 309 mètres, le point culminant des Saintes, avec une tour de guet au sommet. Une heure de montée raide et sans ombre, récompensée par une vue à 360° sur tout l'archipel.
      En savoir plus

      Une ancienne voie bétonnée qui grimpe droit, sans un virage pour souffler, dans une végétation basse et sèche — cactus, épineux, herbe jaune. Au sommet, une tour de guet en pierre et un tour d'horizon complet : la Soufrière et Basse-Terre au nord, Marie-Galante à l'est, et par temps clair la masse sombre de la Dominique au sud.

      Cette sécheresse explique toute l'histoire des Saintes. Sans eau, pas de canne ; sans canne, presque pas de plantations ni du système qui va avec, contrairement au reste de la Guadeloupe. La population est restée pour l'essentiel celle des pêcheurs venus de Bretagne, de Normandie et du Poitou, d'où les noms de famille, les yeux clairs et les barques à voile. On raconte que le salako, ce chapeau plat et rigide encore porté ici, aurait été rapporté d'Asie par des marins.

      Il n'y a ni ombre ni eau sur le parcours : partir au lever du jour ou en fin d'après-midi, jamais au milieu de la journée. Le béton devient franchement glissant après une averse, et la descente casse davantage les jambes que la montée. Garder un œil sur l'heure du dernier bateau vers Basse-Terre : il ne se rattrape pas.

      nature
      gratuit

    75 € hébergement · 41 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec vue sur la baie, 150 € la nuit.

    Voir les hébergements à Les Sainteslien affilié

Le budget de ces 14 jours

2 082 € par personne pour 14 jours, soit 149 € / jour. À deux, 4 164 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement968 €46 %
Repas544 €26 %
Transport sur place61 €3 %
Location de voiture — 14 jours287 €14 %
Carburant et billets74 €4 %
Activités149 €7 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

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  • La carte du parcours, avec ses 7 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

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