VoyFlow

Guadeloupe en 5 jours : l'itinéraire jour par jour

722 € par personne sur place pour 5 jours, soit 144 € / jour — en 3 étapes, du Gosier à Basse-Terre et la Soufrière. En passant par Sainte-Anne.

Autres durées : 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Guadeloupe

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Pointe-à-Pitre Guadeloupe-Pôle-Caraïbes (PTP), retour du même aéroport.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Le Gosier, Guadeloupe

    01. Le Gosier

    J1 → J2 · 2 nuits · 283 € par personne

    Base balnéaire aux portes de Pointe-à-Pitre

    La base balnéaire aux portes de Pointe-à-Pitre, pratique pour arriver et repartir sans reprendre la route. Le Mémorial ACTe, sur l'esclavage et la traite, est le musée le plus important de l'île et demande une demi-journée. ⚠️ Ce n'est pas la plus belle côte : c'est la plus commode.

    En savoir plus sur Le Gosier

    Le Gosier est une étape choisie pour sa commodité, pas pour sa beauté, et c'est une décision assumée : la commune touche Pointe-à-Pitre et l'aéroport, ce qui permet d'arriver et de repartir sans reprendre la route après un vol de huit heures ou avant un vol de nuit. Ses plages sont correctes et urbaines, sans commune mesure avec celles de Sainte-Anne ou des Saintes.

    Ce qu'elle détient d'irremplaçable est le Mémorial ACTe, installé sur l'ancienne usine sucrière Darboussier à Pointe-à-Pitre. C'est le principal centre consacré à la traite et à l'esclavage dans la Caraïbe, et il demande une demi-journée pleine — le parcours est long, dense, et l'on ne le traverse pas en une heure. C'est aussi le seul endroit du séjour qui explique ce que les distilleries et les habitations qu'on visitera ensuite ont réellement été.

    Le marché de Pointe-à-Pitre, tout près, est le plus grand de l'île pour les épices, les vanilles et les rhums arrangés. ⚠️ On y pratique un abord commercial insistant avec les visiteurs ; les prix se discutent et il vaut mieux avoir vu deux ou trois étals avant d'acheter. L'îlet du Gosier, en face du bourg, se rejoint en navette en dix minutes et offre une baignade nettement meilleure que la côte, avec un petit phare et rien d'autre.

    À table

    • Bokit — le pain frit ouvert et garni de morue, de poulet ou de jambon-fromage, le sandwich des camionnettes du bord de route.
    • Accras de morue — les beignets de morue au piment et à la ciboule, chauds à l'apéritif, dans tous les restaurants.
    • Colombo de poulet — le curry antillais aux épices grillées, avec du riz et des haricots rouges, le plat du dimanche.
    • Ti-punch — rhum agricole, zeste de citron vert et sucre de canne, préparé par chacun à sa main, avant le repas.
    • Sorbet coco — tourné à la main dans la sorbetière à glace pilée des marchandes, sur le front de mer.

    Jour 1

    • Mémorial ACTe, Le Gosier, Guadeloupe
      Mémorial ACTe Le plus grand musée au monde consacré à la traite et à l'esclavage, ouvert en 2015 sur l'ancienne usine sucrière Darboussier. Le parcours permanent va de l'Afrique précoloniale aux luttes contemporaines. Trois heures au minimum.
      En savoir plus

      Une longue boîte noire posée au bord de l'eau, prise dans un lacis de racines d'argent : le bâtiment se lit avant qu'on y entre. Il occupe l'emprise de l'usine sucrière Darboussier, l'une des plus grandes des Caraïbes en son temps, arrêtée en 1981. Le mémorial n'a donc pas été bâti dans un quartier neutre, mais sur le lieu même du travail de la canne.

      Le passage le plus troublant du parcours n'est pas une salle, c'est un fichier. L'abolition de 1848 laisse des dizaines de milliers d'affranchis sans patronyme : des officiers d'état civil leur en attribuent à la chaîne, empruntés à l'Antiquité, à la nature, parfois fabriqués en retournant les lettres d'un nom existant. Une grande part des noms de famille guadeloupéens sort de ces registres, et le lieu abrite un espace de recherche généalogique qui permet d'y remonter.

      Le parcours est chronologique, très écrit, et il ne se fait pas dans les deux sens : les dernières salles, celles des luttes contemporaines, arrivent quand l'attention baisse. Le prendre le matin, en gardant du souffle pour la fin. Le mémorial ferme un jour par semaine, et l'agglomération pointoise s'embouteille aux heures de bureau.

      culture
      17 €
    • Marché de Pointe-à-Pitre, Le Gosier, Guadeloupe
      Marché de Pointe-à-Pitre Le marché aux épices de la place de la Victoire, tenu par les « madames sirop » : colombo, bois bandé, vanille et piments. Le matin uniquement, et l'insistance commerciale y est vive.
      En savoir plus

      Deux marchés se répondent à quelques rues de distance : la halle couverte, où les vendeuses alignent cônes d'épices, gousses de vanille nouées et bouteilles de punch aux fruits macérés, et les étals de plein air du côté de la darse, tournés vers les fruits et les légumes pays — ignames, christophines, bananes à cuire.

      Le colombo qu'on te proposera partout n'a rien de créole d'origine. Après l'abolition de 1848, des dizaines de milliers de travailleurs sous contrat sont recrutés en Inde du Sud pour remplacer aux champs la main-d'œuvre affranchie ; ils arrivent avec leurs mélanges d'épices, et le nom est resté sur ce curry antillais devenu le plat du dimanche. La même histoire explique les petits temples hindous qu'on croise dans la campagne guadeloupéenne.

      Prévoir des espèces, rien n'est étiqueté, et demander avant de photographier un étal. Un mot enfin sur ce qui se vend ici : le chlordécone, insecticide répandu dans les bananeraies jusqu'au début des années 1990, a contaminé une partie des sols de l'archipel pour des siècles. Les circuits de vente déclarés sont suivis et analysés ; ce sont les productions informelles, en bord de route, qui échappent aux contrôles.

      marché
      gratuit

    Jour 2

    • Îlet du Gosier et son phare, Le Gosier, Guadeloupe
      Îlet du Gosier et son phare Un îlot à trois cents mètres du rivage, avec son petit phare et une plage bordée de cocotiers. Navette de pêcheurs à la journée, ou paddle depuis la plage pour les bons nageurs.
      En savoir plus

      L'îlet est à quelques centaines de mètres du rivage, avec un phare encore en service qui balise l'entrée de la baie de Pointe-à-Pitre. Il est inhabité, couvert de raisiniers et bordé d'une plage de sable clair côté abrité — c'est la baignade la plus agréable du Gosier, nettement meilleure que celle du bord.

      On y va par des navettes de pêcheurs qui partent de la plage de la Datcha ou du bourg, avec un horaire de retour convenu à l'aller ; quelques barques y proposent aussi grillades et boissons pendant la journée. En paddle ou en kayak, la traversée est courte mais ⚠️ le chenal entre l'îlet et la côte est emprunté par les bateaux et un courant s'y forme : elle n'est raisonnable que pour de bons nageurs et par mer calme, jamais l'après-midi quand le vent se lève.

      L'îlet est aujourd'hui protégé et son occupation est réglementée : on n'y campe pas et l'on remporte ses déchets, aucun ramassage n'étant organisé. Le tour à pied prend une vingtaine de minutes et permet de passer sur la face au vent, plus rocheuse, où l'on est presque toujours seul.

      détente
      gratuit

    68 € hébergement · 40 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec piscine, 135 € la nuit.

    Voir les hébergements à Le Gosierlien affilié

  2. Le Gosier → Sainte-Anne — Voiture de location, N4, 30 min, 6 € par personne (12 € à partager).
  3. Sainte-Anne, Guadeloupe

    02. Sainte-Anne

    J3 → J4 · 2 nuits · 265.5 € par personne

    Le lagon le plus calme de l'île

    Le lagon le plus calme de Grande-Terre, protégé par une barrière de corail, avec une eau qui monte à peine à la taille sur des dizaines de mètres — c'est l'étape des familles. Le bourg tient son marché tous les matins. ⚠️ La plage de la Caravelle est bondée le week-end : y aller en semaine.

    En savoir plus sur Sainte-Anne

    Sainte-Anne est l'étape des familles, et cela tient à une donnée physique : la barrière de corail court à quelques centaines de mètres du rivage et casse la houle atlantique, laissant un lagon d'une profondeur qui n'atteint pas la taille sur des dizaines de mètres. On y marche plus qu'on n'y nage, ce qui rend la baignade possible avec de très jeunes enfants — c'est rare sur une île bordée par l'océan.

    Le bourg garde une vie propre, ce qui n'est pas le cas de toutes les stations de Grande-Terre : le marché se tient tous les matins sur le front de mer, avec les fruits, les épices et les vanilles, et l'église et la place restent le centre du village. Les distilleries de rhum agricole de l'intérieur sont à vingt minutes.

    ⚠️ La plage de la Caravelle, la plus connue, est envahie le week-end par les habitants de tout le sud de l'île — c'est leur plage autant que celle des visiteurs — et le stationnement devient difficile dès le milieu de matinée. En semaine, elle est calme. Le Bois Jolan, à quelques kilomètres, est l'alternative : encore plus plate, avec des herbiers où l'on croise des tortues, et bien moins fréquentée. ⚠️ Grande-Terre est plate et sèche : il n'y a pas d'ombre naturelle sur ces plages en dehors des raisiniers, et le soleil y est vertical à midi.

    À table

    • Sorbet coco du marché — les marchandes tournent la sorbetière sous les arbres du marché de la plage, coco ou goyave.
    • Poisson grillé sauce chien — le vivaneau ou la dorade grillés au charbon, sous une sauce aux oignons, piment et citron vert.
    • Bokit — dans les camionnettes de la route de Saint-François, à la morue ou au poulet.
    • Blaff de poisson — le poisson poché dans un court-bouillon au citron, bois d'Inde et piment, plat des pêcheurs.

    Jour 3

    • Plage de la Caravelle, Sainte-Anne, Guadeloupe
      Plage de la Caravelle Une longue courbe de sable blanc protégée par le récif : l'eau y monte à peine à la taille sur cinquante mètres, ce qui en fait la plage la plus sûre de l'île avec des enfants.
      En savoir plus

      La configuration de la Caravelle explique tout : la barrière de corail court à quelques centaines de mètres du rivage et casse entièrement la houle atlantique, laissant un plan d'eau où la profondeur n'atteint pas la taille sur des dizaines de mètres. C'est la plage la plus sûre de l'île pour de jeunes enfants, et l'une des rares où l'on peut vraiment les laisser jouer dans l'eau.

      Le fond est de sable clair, sans corail ni oursin dans la zone abritée, et l'eau y est plus chaude qu'ailleurs faute de brassage. Des raisiniers bord de mer, dont les feuilles rondes et épaisses supportent le sel, fournissent l'essentiel de l'ombre — il n'y en a pas d'autre.

      ⚠️ C'est autant la plage des Guadeloupéens que celle des visiteurs : le week-end et pendant les vacances scolaires locales, qui ne coïncident pas toujours avec celles de métropole, elle est prise d'assaut dès le milieu de matinée, avec pique-niques, musique et stationnement difficile. En semaine, elle est presque vide. Une partie du littoral est occupée par un hôtel, et l'accès public se fait par le bourg.

      détente
      gratuit
    • Bourg de Sainte-Anne et son marché, Sainte-Anne, Guadeloupe
      Bourg de Sainte-Anne et son marché Le marché artisanal longe le front de mer face à l'église : vanille, madras, sorbet coco préparé à la manivelle. Animé tous les matins.
      En savoir plus

      Le marché tient sur le front de mer, face à l'église, sous des toiles tendues : madras cousu, vannerie, sachets d'épices, gousses de vanille, et les sorbetières à manivelle qu'on entend avant de les voir. Le sorbet coco se prend dans un seau de bois où tourne un bidon de métal, calé dans un mélange de glace pilée et de gros sel — le sel fait fondre la glace et abaisse sa température sous zéro, et c'est ce froid-là qui prend la crème de coco.

      Le madras porte le nom de la ville indienne d'où venaient ces cotonnades quadrillées, arrivées aux Antilles par le commerce puis adoptées comme tissu de tous les jours. La tradition veut que la coiffe nouée en dise long : une pointe dressée pour un cœur à prendre, deux pour un cœur pris, trois pour une femme mariée, quatre pour qui voudra tenter sa chance quand même. On te la racontera au moins une fois.

      Le bourg se traverse mal en voiture aux heures du marché, et le stationnement se cherche à pied. Tout ce qui se vend ici n'est pas fabriqué ici : demander d'où vient un objet est une question normale, pas une offense, et les pièces cousues ou tressées sur place se reconnaissent aux finitions. Prévoir des espèces.

      marché
      gratuit

    Jour 4

    • Plage du Bois Jolan à marée basse, Sainte-Anne, Guadeloupe
      Plage du Bois Jolan à marée basse Un immense banc de sable où l'on marche sur des centaines de mètres avec de l'eau aux genoux. Peu connue des voyageurs, très fréquentée par les Guadeloupéens le week-end.
      En savoir plus

      Le Bois Jolan est un immense banc de sable très plat, où l'on marche sur des centaines de mètres avec de l'eau aux genoux : la pente est si faible que la marée, pourtant modeste aux Antilles, découvre et recouvre des surfaces considérables. C'est ce qui en fait une plage sans équivalent sur l'île.

      Le fond est tapissé d'herbiers de phanérogames marines, ce qui n'est pas très joli mais capital : ce sont les prairies dont se nourrissent les tortues vertes, et l'on en croise régulièrement en nageant lentement au-dessus. ⚠️ On ne les touche pas, on ne les poursuit pas, et l'on ne se place jamais entre une tortue et la surface — elle doit pouvoir remonter respirer.

      La plage est peu connue des visiteurs et très fréquentée par les Guadeloupéens le week-end, ce qui donne exactement l'inverse de la fréquentation habituelle. ⚠️ Elle est bordée de raisiniers et de cocotiers mais sans aménagement : ni sanitaires, ni surveillance, ni commerce. Le stationnement se fait sur un chemin de terre, et les sargasses s'y accumulent certaines saisons, ce qui peut la rendre impraticable plusieurs semaines.

      détente
      gratuit

    70 € hébergement · 38 € repas · 17 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel les pieds dans l'eau, 140 € la nuit.

    Voir les hébergements à Sainte-Annelien affilié

  4. Sainte-Anne → Basse-Terre et la Soufrière — voiture, via Saint-François, Deshaies et Bouillante, 4 h, 40 € par personne.
  5. Basse-Terre et la Soufrière, Guadeloupe

    03. Basse-Terre et la Soufrière

    J5 · 1 nuit · 128 € par personne

    Un volcan actif, la forêt et trois cascades

    L'autre visage de l'île : un volcan actif à 1 467 mètres, une forêt tropicale dense et des cascades. ⚠️ La Soufrière se gravit en deux heures, souvent dans le brouillard et sous la pluie, et le sommet dégage des fumerolles soufrées. Partir tôt est la seule façon d'avoir une chance de vue.

    En savoir plus sur Basse-Terre et la Soufrière

    Basse-Terre est l'autre visage de la Guadeloupe, et le contraste avec Grande-Terre est total : ici, un volcan actif de mille quatre cent soixante-sept mètres, une forêt tropicale dense qui reçoit jusqu'à dix mètres d'eau par an sur les hauteurs, et des cascades. Le parc national couvre le cœur de l'île et la Route de la Traversée la coupe en deux d'ouest en est.

    ⚠️ L'ascension de la Soufrière demande environ deux heures aller depuis le parking des Bains Jaunes, sur un sentier bien tracé mais raide et souvent glissant. Le sommet est presque toujours dans le nuage : la vue est une chance, pas une garantie, et partir dès l'ouverture est la seule façon de se donner cette chance. Il y fait froid et venteux, il y pleut, et il faut un vêtement chaud et imperméable — beaucoup montent en tenue de plage et redescendent immédiatement. Des fumerolles soufrées se dégagent en permanence et l'accès de certaines zones est fermé par arrêté quand l'activité augmente.

    Les chutes du Carbet sont les plus hautes des Petites Antilles. ⚠️ Elles ne sont pas également accessibles : la deuxième chute se gagne par une marche courte et aménagée, la première demande deux heures, et la troisième comme l'accès au bassin sont régulièrement fermés après des glissements de terrain. Vérifier l'état des sentiers auprès du parc avant de partir évite un déplacement pour rien.

    À table

    • Migan de fruit à pain — le fruit à pain écrasé avec du lard et des légumes, plat paysan de la Basse-Terre.
    • Bananes plantain de Capesterre — les plantations couvrent le sud de l'île ; frites, bouillies ou en gratin sur toutes les tables.
    • Café de Vieux-Habitants — le café des pentes de la Soufrière, servi noir dans les habitations qui le cultivent.
    • Colombo — de poulet ou de cabri, avec du riz et des pois, sur les tables de Saint-Claude après la montée au volcan.

    Jour 5

    • Ascension de la Soufrière, Basse-Terre et la Soufrière, Guadeloupe
      Ascension de la Soufrière 1 467 mètres, le point culminant des Petites Antilles. Deux heures de montée dans les fumerolles et l'odeur de soufre. Volcan ACTIF : l'accès ferme sans préavis, et le sommet est dans les nuages neuf jours sur dix. Partir avant 7 h.
      En savoir plus

      Le sentier part des Bains Jaunes, un bassin d'eau tiède et sulfureuse, traverse une forêt trempée, puis attaque le Pas du Roy, un escalier de pierre. Au-dessus, la végétation se rabougrit et le dôme apparaît : un chaos de blocs, des dépôts jaunes, des fissures d'où sort de la vapeur en sifflant, une odeur d'œuf pourri.

      Le 8 juillet 1976, le volcan se met à cracher des cendres. Le 15 août, le préfet fait évacuer tout le sud de Basse-Terre : plus de soixante-dix mille personnes déplacées vers Grande-Terre, logées dans les écoles et les gymnases, pour des mois. Deux volcanologues s'affrontent publiquement, Claude Allègre partisan de l'évacuation, Haroun Tazieff soutenant qu'aucun magma frais ne monte. L'éruption est restée phréatique — de la vapeur, pas de lave — et la querelle n'est jamais retombée.

      Le volcan est actif, surveillé par un observatoire qui publie un niveau d'alerte : c'est ce bulletin qu'on regarde avant de partir, l'accès pouvant fermer sans préavis. Les gaz sont plus lourds que l'air et stagnent dans les creux, ce qui vaut à certains passages d'être interdits. Au sommet il fait froid, mouillé et venté, et dans le brouillard les repères disparaissent vite.

      nature
      gratuit
    • Chutes du Carbet, Basse-Terre et la Soufrière, Guadeloupe
      Chutes du Carbet Trois cascades étagées dans la forêt tropicale, dont la deuxième — 110 mètres — est la plus accessible, à vingt minutes de marche. Christophe Colomb les avait aperçues depuis la mer en 1493.
      En savoir plus

      Une passerelle de bois traverse la forêt humide, entre fougères arborescentes et racines, puis débouche sur le belvédère : la chute tombe d'un seul jet le long d'une paroi noire, et l'air y est frais et chargé d'embruns. On l'entend bien avant de la voir.

      On ne va pas au pied, et c'est la première chose à savoir. Le séisme des Saintes, en novembre 2004, a détaché des milliers de mètres cubes de roche de la paroi ; depuis, l'accès au bassin et au pont en aval est interdit, et le bassin lui-même a rétréci sous les éboulis. Beaucoup arrivent avec en tête l'image d'un bain sous la cascade et repartent déçus faute de l'avoir su. La baignade est interdite ici.

      En aval, la rivière descend vers les bananeraies de la côte au vent. C'est là qu'a été répandu, jusqu'au début des années 1990, le chlordécone : l'insecticide reste dans les sols pour des siècles, et la pêche est interdite dans plusieurs rivières de Basse-Terre pour cette raison, ouassous compris. L'autre risque est l'eau elle-même : une averse sur les hauteurs fait monter le lit en quelques minutes, et l'on ne traverse pas un gué dont l'eau brunit.

      nature
      3 €

    63 € hébergement · 37 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel à Saint-Claude, 125 € la nuit.

    Voir les hébergements à Basse-Terre et la Soufrièrelien affilié

Le budget de ces 5 jours

722 € par personne pour 5 jours, soit 144 € / jour. À deux, 1 444 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement339 €47 %
Repas193 €27 %
Transport sur place22 €3 %
Location de voiture — 5 jours103 €14 %
Carburant et péages46 €6 %
Activités20 €3 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Le PDF

Emporte ce carnet, hors ligne.

Le document se fabrique dans ton navigateur et se télécharge directement — lisible dans l'avion, sans réseau.

  • La carte du parcours, avec ses 3 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

Aucun compte, aucun e-mail, aucune donnée envoyée.

Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

Emporte cet itinéraire

Le bouton ouvre ce parcours exact, déjà composé — mêmes étapes, même budget. Tu peux y télécharger le PDF sans e-mail, ou changer la durée, le rythme et le nombre de voyageurs pour le recomposer.

Ouvrir cet itinéraire et son PDF Copier le lien