Martinique en 5 jours : l'itinéraire jour par jour
707 € par personne sur place pour 5 jours, soit 141 € / jour — en 3 étapes, de Fort-de-France à Saint-Pierre. En passant par Sainte-Anne.
Autres durées : une semaine · 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Martinique
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport Fort-de-France Aimé-Césaire (FDF), retour du même aéroport.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. Fort-de-France
J1 → J2 · 2 nuits · 281.5 € par personne
Marché, bibliothèque de fer et jardin de Balata
La capitale, où l'on arrive, avec un marché couvert, une bibliothèque en fer démontée de l'Exposition universelle de 1889 et remontée ici, et le jardin de Balata à vingt minutes dans les hauteurs. ⚠️ La circulation aux heures de pointe y est difficile — la navette maritime évite le pire.
En savoir plus sur Fort-de-France
Fort-de-France est la capitale et le point d'arrivée, mais ce n'est pas une ville balnéaire : c'est une vraie ville antillaise de travail, avec ses administrations, son port de commerce et ses embouteillages. On y passe pour ce qu'elle contient, pas pour s'y installer.
Sa curiosité la plus inattendue est la bibliothèque Schoelcher : un bâtiment de fer et de céramique polychrome conçu pour l'Exposition universelle de 1889 à Paris, démonté pièce par pièce et remonté ici pour abriter les dix mille volumes que Victor Schoelcher avait légués à la colonie. Le Grand Marché couvert, tout près, concentre épices, rhums arrangés et confitures locales.
⚠️ La circulation aux heures de pointe est le vrai sujet de l'étape. L'agglomération concentre un tiers de la population de l'île sur un réseau routier saturé, et rejoindre les Trois-Îlets par la route peut demander quarante-cinq minutes contre vingt en navette maritime — pour un prix dérisoire et une traversée agréable. La navette est presque toujours le bon choix. Le jardin de Balata, à vingt minutes dans les hauteurs, est une collection tropicale dense avec une passerelle en canopée ; ⚠️ il y pleut beaucoup plus qu'en bord de mer, y compris quand la côte est au soleil.
À table
- Accras de morue — les beignets de morue au piment, à l'apéritif avec un ti-punch, dans tous les restaurants de la ville.
- Colombo — de poulet, de porc ou de cabri, au mélange d'épices hérité des travailleurs indiens, avec du riz et des pois.
- Boudin créole — le boudin noir épicé et parfumé, vendu chaud au Grand Marché, mangé sur le pouce.
- Féroce d'avocat — l'avocat écrasé avec de la morue, de la farine de manioc et du piment, entrée des tables familiales.
- Ti-punch — rhum agricole, citron vert et sucre, que chacun dose dans son verre.
Jour 1
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Bibliothèque Schoelcher Un bâtiment de fer et de céramique polychrome monté pour l'Exposition universelle de Paris en 1889, puis démonté et réexpédié pièce par pièce. Il abrite les livres légués par Victor Schoelcher. Entrée libre.gratuitcultureEn savoir plus
Une ossature de fer boulonnée, des briques vernissées bleu, rouge et ocre, une rosace, un dôme : l'édifice a été assemblé une première fois à Paris, puis démonté pièce à pièce, mis en caisses et remonté ici. Son architecte, Pierre-Henri Picq, y a mêlé sans hésiter le byzantin, le roman et l'égyptien — un catalogue de styles que seul le métal, commandé sur plan et livré en éléments, rendait possible.
L'homme dont il porte le nom n'était pas martiniquais. Victor Schoelcher, fils d'un fabricant de porcelaine parisien, découvre l'esclavage au cours d'un voyage aux Amériques et y consacre ensuite sa vie ; sous-secrétaire d'État aux colonies en 1848, il fait signer le décret d'abolition. Il a légué à la Martinique sa bibliothèque personnelle, plusieurs milliers de volumes, et repose au Panthéon.
C'est toujours une bibliothèque publique en service : on n'entre pas dans un musée mais dans une salle de lecture où des étudiants travaillent, et la visite se fait en silence. L'essentiel se regarde en levant la tête. Elle borde la Savane, l'esplanade où se dressait la statue de Joséphine.
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Jardin de Balata Trois mille espèces tropicales aménagées autour d'une maison créole, avec des passerelles suspendues à quinze mètres dans les mahoganys. Créé par un paysagiste martiniquais sur le jardin de sa grand-mère.16 €natureEn savoir plus
Le parcours descend et remonte autour d'une case créole, entre balisiers, héliconias, anthuriums, fougères arborescentes et bassins à nénuphars. Des mangeoires attirent les colibris, qui viennent à portée de main. Puis viennent les passerelles, tendues d'un mahogany à l'autre au niveau de la canopée : elles bougent sous les pas et se prennent une personne après l'autre.
Le jardin ne serait nulle part ailleurs. Il est accroché aux hauteurs humides qui montent vers les pitons du Carbet, là où il pleut presque tous les jours — c'est cette pluie, pas la chaleur, qui fait pousser tout cela. On y accède par la route de la Trace, tracée à travers la forêt par les jésuites, et l'on croise en chemin l'église de Balata, réplique réduite du Sacré-Cœur de Montmartre.
Prévoir une averse : elles sont courtes, violentes, et elles rendent les planches glissantes. La route est étroite, sinueuse, et se bloque derrière le moindre autocar — y monter tôt évite à la fois la file et les nuages de l'après-midi. Les moustiques sont bien présents sous les frondaisons.
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Grand Marché couvert Épices, colombo, bois bandé et vanille sous une halle de fer du XIXe siècle. Les marchandes y préparent aussi des jus de fruits frais. Le matin de préférence.gratuitmarchéEn savoir plus
Sous la halle de fer, les épices sont présentées en cônes et en bocaux : curcuma, bois d'Inde, muscade, cannelle, piment végétarien, gousses de vanille liées par paquets, écorces de bois bandé vendues comme aphrodisiaque, et des rangées de bouteilles de rhum arrangé où macèrent des fruits. Les marchandes hèlent, font sentir, font goûter.
Le colombo, lui, raconte une autre histoire de l'île. Après l'abolition de 1848, des travailleurs engagés ont été recrutés dans le sud de l'Inde pour remplacer la main-d'œuvre asservie dans les champs de canne. Ils ont apporté leur mélange d'épices, qui a pris sur place le nom du port de Colombo, à Ceylan. Leurs descendants sont toujours là, et les petits temples indiens du nord-est de l'île viennent de la même migration.
Y aller le matin, avant que la chaleur ne monte sous la tôle. Les sachets de colombo déjà conditionnés sont surtout destinés aux visiteurs : demander le mélange moulu devant soi, et faire préciser ce qu'il contient. Le paiement en espèces reste le plus simple.
Jour 2
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Fort Saint-Louis et le front de mer Fort du XVIIe siècle toujours base navale en activité, ce qui en fait l'une des plus anciennes fortifications encore militaires au monde. Visite guidée uniquement, sur les créneaux autorisés.6 €cultureEn savoir plus
Le fort occupe un promontoire de roche qui ferme la baie des Flamands : courtines basses, casemates, batteries pointées sur la rade, et des iguanes partout, sur les murs et dans les figuiers. C'est lui qui a donné son nom à la ville. Le bourg né à ses pieds s'appelait Fort-Royal, que les habitants contractaient en Foyal ; la Révolution l'a rebaptisé Fort-de-France, mais on dit toujours les Foyalais.
Commencé au XVIIᵉ siècle, remanié ensuite selon les principes de l'école de Vauban, il a servi tout au long des guerres qui ont fait passer l'île de main en main entre Français et Britanniques. En 1674, une flotte néerlandaise conduite par Ruyter tente d'enlever la place et échoue devant le fort ; le récit local ajoute que les assaillants se sont attardés dans les réserves de rhum, ce qui arrange bien la légende sans qu'on puisse l'établir.
C'est encore une base navale en activité, et cela commande tout : on n'y entre qu'en visite guidée, sur des créneaux annoncés à l'avance, avec une pièce d'identité. Les remparts n'ont pas un mètre d'ombre. Les iguanes sont sauvages : on les regarde, on ne les nourrit pas.
65 € hébergement · 40 € repas · 19 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près de la Savane, 130 € la nuit.
- Fort-de-France → Sainte-Anne — mixte, via Les Trois-Îlets, 1 h 21, 19 € par personne.
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02. Sainte-Anne
J3 → J4 · 2 nuits · 260.5 € par personne
Les Salines, la plage de carte postale
L'extrême sud, avec les Salines, la plage de carte postale de l'île : un kilomètre de sable blanc bordé de cocotiers. ⚠️ Elle est saturée le week-end et pendant les vacances scolaires locales — y aller en semaine et avant 10 h. La Savane des Pétrifications, juste à côté, est un paysage aride unique aux Antilles.
En savoir plus sur Sainte-Anne
Sainte-Anne occupe l'extrême sud de l'île et détient la plage la plus photographiée de Martinique : les Salines, un kilomètre de sable blanc en arc de cercle, bordé de cocotiers penchés et d'une eau peu profonde. Elle doit son nom à l'étang salé qui la borde à l'arrière, dont l'odeur surprend certains jours.
⚠️ Elle est saturée le week-end et pendant les vacances scolaires locales, qui ne coïncident pas toujours avec celles de métropole : c'est la plage des Martiniquais autant que celle des visiteurs, avec pique-niques, musique et stationnement difficile dès le milieu de matinée. En semaine et avant dix heures, elle est presque déserte. Il n'y a pas d'ombre en dehors des cocotiers et des raisiniers du fond de plage.
À quelques kilomètres, la Savane des Pétrifications offre un paysage qu'on n'attend pas aux Antilles : une zone aride, sans arbre, couverte de cactus et de roches volcaniques, balayée par le vent, où le sentier longe la côte sauvage. Elle doit son nom à des bois fossilisés dont il ne reste presque rien. ⚠️ Il n'y a ni ombre ni eau sur ce parcours, et la chaleur y est intense : partir tôt, avec de l'eau. L'Anse Trabaud, à côté, se rejoint par une piste privée payante.
À table
- Matoutou de crabe — les crabes de terre mijotés aux épices et servis sur du riz, le plat de Pâques et de Pentecôte.
- Poisson grillé sauce chien — le poisson du jour grillé sous une sauce aux oignons, cive, piment et citron vert.
- Langouste — celle des casiers des pêcheurs du bourg, grillée dans les restaurants du front de mer.
- Sorbet coco — tourné à la main par les marchandes au bord de la plage des Salines.
Jour 3
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Plage des Salines Un kilomètre et demi de sable blanc bordé de cocotiers penchés, à l'extrémité sud de l'île. C'est la plage la plus photographiée de Martinique — y aller tôt le matin ou en semaine.gratuitdétenteEn savoir plus
Les Salines doivent leur nom à l'étang salé qui les borde à l'arrière, ancienne saline dont l'exploitation a cessé depuis longtemps. La plage forme un arc d'environ un kilomètre et demi de sable blanc, bordé de cocotiers penchés au-dessus de l'eau, à l'extrémité sud de l'île.
C'est la plage la plus photographiée de Martinique et elle appartient au domaine public : aucun hôtel n'y a de concession, et c'est aussi la plage des Martiniquais. ⚠️ Le week-end et pendant les vacances scolaires locales — qui ne coïncident pas avec celles de métropole — elle se remplit dès le milieu de matinée, avec musique, pique-niques et stationnement saturé le long de la route d'accès. En semaine, elle est calme.
⚠️ Les cocotiers, aussi photogéniques soient-ils, présentent un risque réel : une noix qui tombe de quinze mètres peut tuer, et les arbres régulièrement élagués portent parfois des panneaux d'interdiction de stationner dessous. On installe sa serviette entre les troncs plutôt qu'à leur aplomb. Des lolos et des marchands ambulants servent en bord de plage ; il n'y a pas d'ombre naturelle en dehors des raisiniers du fond.
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Savane des Pétrifications Un désert de latérite rouge et de cactus, unique aux Antilles, où affleurent des bois pétrifiés. Sentier côtier exposé, sans une ombre : partir avec de l'eau.gratuitnatureEn savoir plus
Le sol est rouge, craquelé, semé de cierges et de raquettes, et la végétation ne dépasse pas la hauteur d'un buisson épineux. On marche à découvert entre la mer et des mornes pelés, dans un paysage qui ne ressemble à rien d'autre aux Antilles — ni forêt, ni cocotiers, ni ombre. La pluie s'arrête ici bien avant d'arriver.
Ce coin est aussi le plus vieux de l'île. Les reliefs du sud sont des restes volcaniques usés jusqu'à l'os, largement antérieurs à la montagne Pelée, et cette érosion explique la platitude et la sécheresse du décor. Quant aux bois pétrifiés qui ont donné son nom au lieu, il n'en reste presque rien : emportés morceau par morceau par des visiteurs, sur des décennies. Le site est protégé et l'on n'y ramasse rien.
Il n'y a ni ombre, ni eau, ni abri sur tout le parcours, et le vent de mer trompe : on ne sent pas le soleil, on le prend quand même. Partir tôt, en chaussures fermées, avec plus d'eau qu'il n'en semble nécessaire. Le sentier se raccorde au chemin côtier qui longe toute la pointe sud.
Jour 4
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Bourg de Sainte-Anne et son marché Un bourg de maisons colorées autour de son église, avec un marché artisanal le long du front de mer et un ponton d'où l'on se baigne.gratuitmarchéEn savoir plus
Une place, une église, des maisons de bois peintes en vert d'eau et en jaune, une allée d'étals le long de la mer où l'on vend du madras, de la vannerie, des colliers de graines et des épices, et un ponton d'où les enfants sautent. Le cimetière, à l'entrée du bourg, vaut le détour : les tombes y sont carrelées de noir et de blanc, en damier, serrées face à la mer.
C'est la commune la plus au sud de l'île, et elle touche deux mers à la fois : quelques kilomètres séparent les eaux calmes de la côte caraïbe des anses atlantiques battues par le vent. À la Toussaint, les familles nettoient les sépultures et les couvrent de bougies : le cimetière brûle alors toute la nuit, et c'est l'un des moments les plus forts de l'année.
Deux choses à savoir avant de rayonner depuis le bourg. Les sargasses arrivent par vagues imprévisibles sur les anses tournées vers l'Atlantique, et elles dégagent en se décomposant une odeur d'œuf pourri qui vide la plage. Et sur le littoral, les mancenilliers sont marqués d'une bande de peinture rouge : leur sève brûle la peau, on ne s'abrite jamais dessous sous la pluie.
68 € hébergement · 38 € repas · 17 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près des Salines, 135 € la nuit.
- Sainte-Anne → Saint-Pierre — voiture, via Le Diamant, 2 h, 24 € par personne.
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03. Saint-Pierre
J5 · 1 nuit · 122.25 € par personne
La ville détruite en trois minutes, en 1902
L'ancienne capitale, détruite en trois minutes par la nuée ardente de la montagne Pelée en 1902 : trente mille morts, deux survivants. Les ruines sont restées dans la ville reconstruite autour. ⚠️ Le musée et les ruines se visitent ensemble, et c'est une visite qui marque.
En savoir plus sur Saint-Pierre
Saint-Pierre était la capitale économique et culturelle de la Martinique, surnommée le petit Paris des Antilles, avec son théâtre, ses journaux et ses trente mille habitants. Le 8 mai 1902, une nuée ardente descendue de la montagne Pelée l'a détruite en trois minutes environ : la totalité de la population a péri, à l'exception de deux ou trois survivants, dont un prisonnier enfermé dans un cachot aux murs épais.
La ville a été partiellement reconstruite ensuite, mais les ruines ont été laissées en place au milieu des rues actuelles : les gradins du théâtre, le cachot de Cyparis, des pans de maisons et des escaliers qui ne mènent plus nulle part. On circule donc entre les vestiges et les habitations, ce qui produit une impression particulière.
⚠️ Le mémorial et les ruines se visitent ensemble et cela marque durablement — c'est une catastrophe de masse, pas un site archéologique lointain, et la muséographie s'appuie sur des objets fondus et des témoignages. Prévoir de ne pas enchaîner directement une activité légère derrière. La baie de Saint-Pierre abrite par ailleurs une douzaine d'épaves de navires coulés par l'éruption, devenues l'un des meilleurs sites de plongée des Antilles. La distillerie Depaz, sur les flancs du volcan, se visite avec sa maison de maître.
À table
- Rhum Depaz — la distillerie au pied de la montagne Pelée, visite et dégustation dans l'habitation qui a survécu à 1902.
- Blaff de poisson — le poisson poché dans un court-bouillon au citron et au bois d'Inde, sur les tables du front de mer.
- Accras — de morue ou de titiris, les alevins de rivière, chauds, dans les restaurants du bourg.
- Poisson du marché — les pêcheurs de Saint-Pierre vendent leur prise sur le front de mer le matin, cuisinée à midi.
Jour 5
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Ruines du théâtre et de la ville Le 8 mai 1902, une nuée ardente descendit la Pelée à 500 km/h et tua 28 000 personnes en trois minutes. Il y eut deux survivants, dont un prisonnier protégé par son cachot. Les ruines sont restées en l'état.gratuitcultureEn savoir plus
Il reste l'escalier double du théâtre et sa façade éventrée, des arcades, des pans de murs cisaillés à la même hauteur, et le cachot, une petite voûte de pierre à l'ouverture étroite. Le reste est une ville vivante posée dessus : une maison habitée, puis une ruine, puis une école, puis un mur de 1902. Saint-Pierre n'a jamais retrouvé sa taille, et la capitale s'est déplacée définitivement à Fort-de-France.
L'éruption a donné un mot à la science. Le géologue Alfred Lacroix, venu étudier le volcan, a décrit et nommé la nuée ardente, ce nuage de gaz et de cendres brûlantes qui dévale au ras du sol, et les volcanologues parlent depuis d'éruptions de type péléen. Dans la rade, les navires au mouillage ont brûlé et coulé ce matin-là ; leurs épaves sont toujours au fond et se plongent.
Les vestiges sont dispersés dans le bourg et se parcourent librement, à pied, par les rues en pente. Il n'y a pas d'ombre et les pierres sont instables par endroits. On marche dans un cimetière sans tombes : les gens sont morts chez eux, là où l'on passe.
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Distillerie Depaz Reconstruite après l'éruption par le fils du propriétaire, seul survivant de la famille car absent ce jour-là. Le château et les jardins se visitent gratuitement, au pied même du volcan.gratuitmarchéEn savoir plus
Le domaine est planté à flanc de volcan : la canne monte jusqu'aux bâtiments, dans une terre noire et grasse, et la montagne ferme l'horizon au-dessus des toits. On traverse les chais et la salle des machines, puis le parc et le château, une grande demeure créole à galeries que l'on visite librement, meublée et ouverte sur la mer des Caraïbes.
Ce qui rend l'endroit troublant, c'est la décision qu'il représente. Victor Depaz étudiait en France quand la nuée a effacé Saint-Pierre et tué toute sa famille. Il est revenu des années plus tard, a racheté les terres au pied même du volcan qui l'avait rendu orphelin, replanté la canne, reconstruit la distillerie, puis bâti la maison. Le sol volcanique passe pour donner à ces rhums un caractère particulier — c'est en tout cas ce qui a fixé le domaine ici.
Le nord est le versant humide de l'île : la visite se fait surtout dehors, et une averse est probable. Comme partout, l'atelier ne tourne qu'à la saison de coupe ; hors campagne, on voit les installations à l'arrêt. La route qui monte depuis Saint-Pierre est courte mais raide.
61 € hébergement · 37 € repas · 17 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel au Carbet, 122 € la nuit.
Le budget de ces 5 jours
707 € par personne pour 5 jours, soit 141 € / jour. À deux, 1 415 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 327 € | 46 % |
| Repas | 193 € | 27 % |
| Transport sur place | 22 € | 3 % |
| Location de voiture — 5 jours | 100 € | 14 % |
| Carburant et péages | 43 € | 6 % |
| Activités | 22 € | 3 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Le PDF
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- La carte du parcours, avec ses 3 étapes
- Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
- Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
- Le budget ventilé, par poste et par étape
- Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
- Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur
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