Mexique en 7 jours : l'itinéraire jour par jour
826 € par personne sur place pour 7 jours, soit 118 € / jour — en 3 étapes, de Mexico à Tulum. En passant par Valladolid.
Autres durées : 5 jours · 10 jours · deux semaines · trois semaines · toutes les étapes de Mexique
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport Mexico — Benito Juárez (MEX), retour depuis Cancún (CUN) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. Mexico
J1 → J3 · 3 nuits · 280 € par personne
La capitale aztèque sous la ville coloniale
Une mégapole de plus de vingt millions d'habitants posée à 2 240 m, sur le lit asséché du lac où les Aztèques avaient bâti Tenochtitlan. Le centre historique, Roma, Condesa et Coyoacán concentrent tout ce qu'on vient voir, reliés par un métro très bon marché et par les VTC. ⚠️ L'altitude se sent les deux premiers jours : Teotihuacán, en plein soleil, attend le troisième.
En savoir plus sur Mexico
Mexico ne se visite pas, elle se découpe. La ville s'étend sur plus de cent kilomètres et l'on n'en voit, en quelques jours, que quatre ou cinq quartiers — ce qui suffit largement, parce que tout ce qui compte y est concentré.
Le centre historique est construit, littéralement, sur la ville aztèque. Quand Cortés a rasé Tenochtitlan en 1521, les Espagnols ont bâti la cathédrale et le palais du vice-roi avec les pierres des temples, sur les mêmes fondations. Le sol lacustre n'a jamais supporté ce poids : la cathédrale penche, et l'on voit à l'œil nu des églises enfoncées de plusieurs marches sous le niveau de la rue.
Roma et Condesa, au sud-ouest, sont les quartiers où l'on dort et où l'on mange : avenues plantées, maisons Art déco, cafés. Coyoacán, plus au sud, est un ancien village absorbé par la ville, avec ses places, son marché et la maison de Frida Kahlo.
⚠️ Le métro coûte presque rien et va partout, mais il est bondé aux heures de pointe : c'est là que travaillent les pickpockets. Les voitures de tête sont réservées aux femmes et aux enfants. Le soir, on rentre en VTC.
À table
- Tacos al pastor — le porc mariné aux piments et à l'achiote, rôti à la broche verticale et servi avec un morceau d'ananas, dans les taquerías qui ouvrent le soir.
- Tamales et atole — la pâte de maïs cuite à la vapeur dans une feuille, et la boisson chaude de maïs, le petit-déjeuner des carrefours au lever du jour.
- Chilaquiles — les triangles de tortilla frits noyés de sauce verte ou rouge, avec crème, fromage et oignon, le plat du matin après une longue soirée.
- Tlacoyos — la galette ovale de maïs bleu farcie de haricots ou de fromage, cuite sur la plaque des vendeuses de rue.
- Pulque — la sève fermentée de l'agave, blanche et un peu visqueuse, servie dans les pulquerías, des bars populaires qui n'en servent pas d'autre.
Jour 1
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Zócalo et fresques de Diego Rivera au Palais national La plus grande place d'Amérique latine, et dans l'escalier du Palais national l'histoire du Mexique peinte par Diego Rivera, des Aztèques à la révolution. ⚠️ Entrée libre sur présentation du passeport, mais le palais ferme sans préavis lors des événements officiels.gratuitcultureEn savoir plus
Le zócalo tire son surnom d'un socle : au XIXe siècle, on y avait posé la base d'un monument à l'indépendance qui ne fut jamais construit, et le mot est resté à la place, puis à toutes les places centrales du pays. Chaque matin et chaque soir, des soldats hissent et descendent le drapeau géant planté au milieu.
Au Palais national, Diego Rivera a peint dans l'escalier et les galeries l'histoire du Mexique telle qu'il la voyait : les Aztèques, la conquête, l'Inquisition, l'indépendance, la révolution, et au sommet Karl Marx montrant l'avenir aux ouvriers. Les panneaux du premier étage, peints plus tard, montrent Tenochtitlan grouillant de vie sur son lac.
La cathédrale, en face, s'enfonce inégalement dans le sol de l'ancien lac. Un fil à plomb suspendu dans la nef mesure son inclinaison : on le voit dévier nettement de la verticale. ⚠️ Passeport obligatoire pour entrer au Palais national.
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Musée national d'anthropologie La Pierre du Soleil aztèque, vingt-quatre tonnes de basalte sculpté, et la reconstitution de la tombe du roi Pakal de Palenque sous un parapluie de béton géant. ⚠️ Trop vaste pour une visite : choisir les salles mexica et maya, et venir le matin. Fermé le lundi.10 €cultureEn savoir plus
Le bâtiment de Pedro Ramírez Vázquez, inauguré en 1964, s'organise autour d'un grand patio couvert par un parasol de béton posé sur une seule colonne, d'où tombe un rideau d'eau. Chaque salle du rez-de-chaussée raconte une civilisation ; l'étage, que presque personne ne voit faute de temps, est consacré aux peuples autochtones d'aujourd'hui.
La salle mexica, au fond du patio, est le cœur du musée. La Pierre du Soleil, qu'on appelle à tort le calendrier aztèque, a été déterrée en 1790 sous le zócalo, où les Espagnols l'avaient enfouie. La Coatlicue, déesse de la terre à la jupe de serpents, retrouvée la même année, fut jugée si troublante qu'on l'enterra de nouveau pendant des années. Dans la salle maya, le masque de jade du roi Pakal a une histoire à lui : volé la nuit de Noël 1985, il a été retrouvé quatre ans plus tard.
Commencer par la salle mexica à l'ouverture, avant les groupes scolaires, puis traverser le patio vers les salles mayas. Le reste attendra une seconde visite.
Jour 2
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Teotihuacán, pyramides du Soleil et de la Lune Une ville de cent mille habitants abandonnée des siècles avant les Aztèques, qui lui ont donné son nom — « là où naissent les dieux ». L'allée des Morts court sur deux kilomètres entre les deux pyramides. ⚠️ Aucune ombre, 2 300 m d'altitude : arriver à l'ouverture, avec de l'eau et un chapeau.10 €cultureEn savoir plus
Teotihuacán a été fondée il y a environ deux mille ans et fut, à son apogée, l'une des plus grandes villes du monde. Elle a été incendiée puis abandonnée des siècles avant l'arrivée des Aztèques, qui l'ont trouvée en ruine, lui ont donné son nom et y ont vu l'œuvre des dieux. On ignore toujours la langue que parlaient ses habitants.
La pyramide du Soleil est l'une des plus grandes de Méso-Amérique. Sous le temple du Serpent à plumes, dans la Citadelle, les archéologues ont exploré un tunnel scellé qui menait au cœur de la ville : ils y ont trouvé des milliers d'offrandes et, en 2015, du mercure liquide. Le temple lui-même est couvert de têtes de serpents à plumes sculptées qui sortent de la façade.
Entrer par le sud, près de la Citadelle, et remonter l'allée des Morts vers la pyramide de la Lune, qui ferme la perspective. Les fresques de Tepantitla et le palais de Quetzalpapálotl, aux piliers sculptés, sont souvent oubliés : ils valent le détour. ⚠️ La nourriture est interdite sur le site.
Jour 3
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Coyoacán et San Ángel à pied Deux anciens villages absorbés par la ville, avec leurs places, leurs églises coloniales et leurs rues pavées. Le samedi, San Ángel tient son marché d'art sur la place San Jacinto.gratuitmarchéEn savoir plus
Coyoacán, « le lieu des coyotes », est l'endroit où Cortés s'est installé après la chute de Tenochtitlan, le temps de reconstruire la ville sur ses ruines. Le village colonial a été absorbé par la capitale au XXe siècle sans perdre ses places, sa fontaine aux coyotes et l'église Saint-Jean-Baptiste. Au marché, on mange des tostadas au comptoir.
À quelques rues de la maison bleue, la maison où Léon Trotsky a été assassiné en 1940 est devenue un musée : on y voit les impacts de balles d'une première tentative, et la tombe de Trotsky dans le jardin.
San Ángel, plus à l'ouest, est plus calme et plus bourgeois. Le samedi, le bazar de la place San Jacinto rassemble peintres et artisans. Un peu plus loin, la maison-atelier de Diego Rivera et Frida Kahlo, dessinée par Juan O'Gorman : deux cubes, un rouge pour lui, un bleu pour elle, reliés par une passerelle sur le toit.
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Palais des Beaux-Arts et ses fresques Une façade de marbre Art nouveau, un intérieur Art déco, et aux étages les grandes fresques de Rivera, Orozco, Siqueiros et Tamayo. Trop lourd pour le sol de l'ancien lac, le bâtiment s'y est enfoncé depuis sa construction. Gratuit le dimanche.5 €cultureEn savoir plus
Le palais a été commandé par Porfirio Díaz pour le centenaire de l'indépendance, en 1910, à l'architecte italien Adamo Boari. La révolution a arrêté le chantier, et le bâtiment n'a été achevé qu'en 1934 : d'où cet extérieur Art nouveau en marbre blanc et cet intérieur Art déco, deux époques sous le même toit.
Aux étages, les grandes fresques des muralistes. Celle de Diego Rivera, L'Homme contrôleur de l'univers, a une histoire : Rivera l'avait peinte à New York pour le Rockefeller Center, qui l'a fait détruire parce qu'il y avait placé Lénine. Il l'a repeinte ici, avec Lénine, et en ajoutant John D. Rockefeller Jr. dans une scène peu flatteuse. Le rideau de scène du théâtre, fait de près d'un million de pièces de verre par les ateliers Tiffany, représente les deux volcans de la vallée ; on ne le voit que lors des spectacles.
Pour la vue sur les coupoles orange et jaune, monter à la cafétéria du dernier étage du grand magasin d'en face.
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Marché de San Juan et taquerías du centre Le marché des chefs, où l'on trouve les meilleurs fruits, fromages et insectes comestibles de la ville, puis les taquerías du centre, au comptoir, le soir. Le taco al pastor se mange debout, avec un morceau d'ananas taillé au couteau depuis la broche.gratuitmarchéEn savoir plus
Le marché de San Juan est celui où les chefs de la ville font leurs courses : fruits tropicaux qu'on ne voit nulle part ailleurs, fromages, charcuteries, et des étals d'insectes — sauterelles grillées, larves de fourmis, vers de maguey — qui font partie de la cuisine mexicaine depuis l'époque aztèque. Les marchands font goûter.
Le taco al pastor, lui, est né de l'immigration : ce sont des familles libanaises installées au Mexique au début du XXe siècle qui ont apporté la broche verticale du chawarma. Le porc mariné aux piments a remplacé l'agneau, la tortilla le pain, et l'ananas s'est invité au sommet de la broche.
On commande debout, « con todo » pour la coriandre et l'oignon, et l'on se sert soi-même en sauces — la verte n'est pas toujours la plus douce. Dans les petites taquerías, on paie après avoir mangé, en disant combien on a pris. Choisir les stands pleins de monde : c'est la meilleure garantie de fraîcheur.
41 € hébergement · 30 € repas · 14 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel à Roma ou Condesa, 82 € la nuit.
- Mexico → Valladolid — Vol Mexico → Mérida, puis autocar, 5 h, 100 € par personne.
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02. Valladolid
J4 → J5 · 2 nuits · 182 € par personne
La base de Chichén Itzá, entre les cenotes
Une petite ville coloniale aux façades pastel, plus calme et moins chère que Mérida, à quarante-cinq minutes de Chichén Itzá et une demi-heure d'Ek Balam. Le centre se fait à pied, les cenotes des environs à vélo ou en colectivo. ⚠️ Dormir ici, c'est pouvoir être à Chichén Itzá à l'ouverture, avant les cars de Cancún — le seul vrai secret du site.
En savoir plus sur Valladolid
Valladolid a longtemps été la ville qu'on traversait entre Mérida et Cancún. Elle est devenue une étape pour une raison simple : c'est de là qu'on peut être à Chichén Itzá dès l'ouverture, une heure avant l'arrivée des cars de la Riviera maya.
La ville elle-même mérite pourtant qu'on s'y arrête. Sa place centrale, ses églises et la calzada de los Frailes — une rue de maisons basses repeintes en ocre, rose et bleu — mènent au couvent franciscain de San Bernardino, l'un des plus anciens de la péninsule, qui ressemble à une forteresse.
Autour, la plaine du Yucatán est criblée de cenotes, ces puits naturels ouverts dans le calcaire quand la voûte d'une rivière souterraine s'effondre. Pour les Mayas, c'étaient les portes du monde souterrain ; pour le voyageur, ce sont les bains de la journée. Le plus célèbre est en pleine ville.
⚠️ Le Castillo de Chichén Itzá ne se gravit plus, et les photos de gens au sommet datent d'avant 2006.
À table
- Longaniza de Valladolid — la saucisse fumée de la ville, parfumée à l'achiote, grillée et servie en tacos.
- Lomitos de Valladolid — le porc mijoté en petits morceaux dans une sauce de tomate, avec œuf dur et haricots.
- Escabeche oriental — le poulet grillé dans un bouillon vinaigré à l'oignon et au poivre, le plat de l'est du Yucatán.
- Xtabentún — la liqueur d'anis et de miel de fleurs de xtabentún, bue en digestif.
Jour 4
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Chichén Itzá La pyramide de Kukulcán, dont les escaliers dessinent aux équinoxes l'ombre d'un serpent qui descend, le plus grand terrain de jeu de balle de Méso-Amérique et le cenote sacré des offrandes. ⚠️ Arriver à l'ouverture : les cars de Cancún débarquent vers dix heures.32 €cultureEn savoir plus
La pyramide de Kukulcán a quatre escaliers de quatre-vingt-onze marches ; avec la plate-forme du sommet, on compte trois cent soixante-cinq marches, autant que de jours dans l'année solaire. Aux équinoxes, l'ombre des terrasses dessine sur la rampe nord un serpent de lumière qui semble descendre vers la tête sculptée au pied de l'escalier. À l'intérieur, une pyramide plus ancienne abrite un trône en forme de jaguar rouge, aux taches de jade.
Le terrain de jeu de balle est le plus grand de Méso-Amérique. Ses murs portent des reliefs montrant un joueur décapité, et ses anneaux de pierre sont perchés si haut qu'on se demande comment la balle y passait. Le cenote sacré, au bout d'une chaussée, recevait des offrandes : au début du XXe siècle, un consul américain l'a dragué et a envoyé à Harvard des centaines d'objets d'or et de jade, en partie rendus depuis.
⛔ Le Castillo ne se gravit plus depuis 2006, après une chute mortelle. Les vendeurs de souvenirs, venus des villages voisins, occupent les allées ; un refus poli suffit.
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Calzada de los Frailes et couvent de San Bernardino Une rue de maisons basses aux couleurs vives, qui descend jusqu'au couvent franciscain fortifié du XVIe siècle. La rue et les abords du couvent sont libres d'accès ; le soir, un spectacle de lumière est projeté sur sa façade.gratuitmarchéEn savoir plus
La calzada de los Frailes était le chemin des franciscains entre le centre de Valladolid et leur couvent. Ses maisons basses, repeintes en ocre, rose, bleu et vert, en font la rue la plus photographiée de la ville.
Le couvent de San Bernardino de Siena, élevé au milieu du XVIe siècle, ressemble à une forteresse. Il est construit au-dessus d'un cenote qui fournissait l'eau aux moines. C'est près de Valladolid qu'a éclaté en 1847 la guerre des Castes, le soulèvement maya contre les grands propriétaires qui a duré plus d'un demi-siècle.
Le soir, un spectacle de lumière est projeté sur la façade du couvent : il raconte l'histoire de la ville, et l'on s'assoit sur l'herbe pour le regarder.
Jour 5
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Cenote Zací Un cenote en pleine ville, à trois rues de la place : une grotte à moitié effondrée, des stalactites et une eau très sombre et profonde, avec des lianes qui pendent de la voûte.payantnatureEn savoir plus
Valladolid a été fondée sur une ville maya nommée Zací, et le cenote en a gardé le nom. C'est une grotte à demi effondrée, en pleine ville, dont la voûte surplombe encore une partie du bassin. L'eau est sombre et très profonde, avec des poissons noirs et des lianes qui tombent jusqu'à la surface.
On y descend par un escalier taillé dans la roche, depuis le restaurant qui en tient l'accès. C'est le plus simple des cenotes du voyage : pas besoin de transport, on y va à pied depuis la place.
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Cenote Suytun Une grotte fermée avec une passerelle de pierre qui avance jusqu'au milieu de l'eau, sous un trou dans la voûte. Vers midi, un rayon de soleil tombe exactement sur la plate-forme ; c'est le moment où la file d'attente est la plus longue.payantnatureEn savoir plus
Suytun est un cenote fermé : une grotte ronde, sous une voûte percée d'une seule ouverture, avec une passerelle de pierre qui s'avance jusqu'au milieu de l'eau. Quand le soleil est au plus haut, un rayon tombe exactement sur la plate-forme.
C'est l'image qu'on voit partout sur les réseaux sociaux, et on la paie par une file d'attente pour poser sur la plate-forme. Venir tôt, ou accepter de ne pas avoir la photo : la grotte vaut la visite sans elle. Gilet de sauvetage fourni pour la baignade.
35 € hébergement · 26 € repas · 14 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel colonial avec piscine, 70 € la nuit.
- Valladolid → Tulum — Autocar direct par Cobá, 2 h, 15 € par personne.
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03. Tulum
J6 → J7 · 2 nuits · 249 € par personne
Une cité maya face à la mer des Caraïbes
La fin du parcours : une cité maya sur une falaise au-dessus de la mer, des plages de sable blanc et les plus beaux cenotes du pays à portée de vélo. Le village, en retrait, est plus simple et moins cher que la zone des hôtels de plage. On circule à vélo ou en taxi ; Cobá et Sian Ka'an se font à la journée. ⚠️ L'aéroport de Cancún est à deux heures de route vers le nord.
En savoir plus sur Tulum
Tulum était un port maya actif encore à l'arrivée des Espagnols, protégé par un rempart sur trois côtés et par la falaise sur le quatrième. C'est l'une des rares cités mayas bâties au bord de la mer, et la seule dont les temples se découpent sur un fond turquoise.
Autour du site, l'ancien village de pêcheurs est devenu en vingt ans l'une des destinations les plus chères du Mexique, avec deux visages : le village, sur la route, où l'on dort et mange à prix raisonnable, et la zone des hôtels, une route étroite entre la jungle et la plage, où tout se paie cher.
Le vrai trésor est sous terre. La péninsule du Yucatán repose sur le plus grand réseau de rivières souterraines inondées connu au monde, et les cenotes des environs en sont les puits d'accès. On y nage au masque dans une eau d'une clarté parfaite, et les plongeurs viennent du monde entier explorer leurs galeries.
⚠️ De fin avril à septembre, les sargasses peuvent envahir les plages ; en janvier, la mer est dégagée. La côte est protégée par le parc national du Jaguar, dont l'accès aux plages est payant.
À table
- Tacos de pescado — le poisson frit en beignet, glissé dans une tortilla avec du chou et une sauce crémeuse, le déjeuner de la côte.
- Ceviche de la côte — le poisson du jour cuit au citron vert, relevé de habanero, servi avec des tostadas face à la mer.
- Xnipek — la salsa maya de tomate, oignon, orange amère et habanero, dont le nom veut dire « nez de chien » : elle fait couler le nez.
- Coco frío — la noix de coco verte ouverte à la machette, bue à la paille sur la plage.
Jour 6
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Cité maya de Tulum Le Castillo sur sa falaise, le temple des Fresques et le rempart de la seule grande cité maya bâtie face à la mer. En bas, une petite plage au pied des ruines. ⚠️ Venir à l'ouverture : le site est petit, sans ombre, et saturé dès la fin de matinée.31 €cultureEn savoir plus
Les Mayas l'appelaient Zamá, « l'aube », parce qu'elle regarde l'est et le lever du soleil sur la mer. En 1518, l'expédition espagnole de Juan de Grijalva l'a aperçue depuis la mer, et le chroniqueur l'a jugée pas plus petite que Séville.
Le temple du Dieu descendant porte au-dessus de sa porte une figure sculptée la tête en bas, qu'on interprète comme une divinité de l'abeille ou du soleil couchant. Le temple des Fresques garde, à l'intérieur, des peintures murales sur ses parois. Et partout, des iguanes au soleil sur les pierres.
Les sentiers sont balisés par des cordes et les édifices ne se gravissent pas. La petite plage au pied de la falaise ferme parfois pour la ponte des tortues. Maillot dans le sac, chapeau sur la tête : le site n'a pas d'ombre.
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Cenote Dos Ojos Deux puits reliés par une galerie inondée, d'une eau si claire qu'on a l'impression de flotter dans l'air, avec des stalactites qui plongent sous la surface. On y nage au masque, à la lumière qui tombe des ouvertures.payantnatureEn savoir plus
Dos Ojos, « les deux yeux », doit son nom à ses deux puits voisins, reliés par une galerie. Ils sont l'entrée d'un réseau immense : en 2018, des plongeurs ont prouvé que Dos Ojos communiquait avec le système de Sac Actun, faisant de l'ensemble la plus longue grotte inondée connue au monde.
L'eau est d'une clarté telle que les plongeurs semblent voler au-dessus du fond. Les stalactites et les stalagmites se sont formées à l'air libre, pendant la dernière glaciation, quand le niveau de la mer était bien plus bas ; l'eau est remontée ensuite et les a noyées.
Le parc est tenu par l'ejido. L'eau est fraîche : une combinaison courte se loue sur place. Crème solaire interdite.
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Plages de Tulum Du sable blanc et fin, des palmiers et une mer turquoise, au nord comme au sud des ruines. ⚠️ Les accès se font par des clubs ou par le parc national ; les plages publiques restent libres, mais il faut savoir par où y descendre.gratuitplageEn savoir plus
Les plages de Tulum sont du sable corallien blanc et fin, qui reste frais sous les pieds même au soleil. Au nord des ruines, la plage publique s'étend devant les palmiers ; au sud, la route des hôtels longe la côte jusqu'à Sian Ka'an, et les accès se font souvent par des clubs de plage.
Une partie de la côte est désormais protégée par le parc national du Jaguar, créé pour limiter la construction. De mai à octobre, les tortues viennent pondre la nuit : les nids sont signalés, et l'on n'éclaire jamais la plage.
⚠️ Les clubs de plage exigent souvent une consommation minimale ; la plage publique, non.
Jour 7
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Plongée dans les cenotes Deux plongées dans les galeries du plus grand réseau de rivières souterraines connu, avec les rayons du soleil qui percent l'eau depuis les ouvertures. ⚠️ Réservée aux plongeurs certifiés, avec un guide spécialiste de la plongée en cavité ; les galeries au-delà de la lumière du jour exigent une formation spécifique.payantsportEn savoir plus
Plonger dans un cenote, c'est plonger dans une grotte d'eau douce posée sur de l'eau de mer. À la limite des deux, l'halocline, l'eau semble trembler comme de l'air chaud au-dessus d'une route, et les plongeurs qui la traversent brouillent la vue de ceux qui les suivent. Dans certains cenotes, un nuage de sulfure d'hydrogène flotte au-dessus de l'eau salée, comme un brouillard au fond d'un lac.
Il faut distinguer deux pratiques. La plongée en caverne reste dans la zone où la lumière du jour est visible, avec un guide spécialisé, et s'ouvre aux plongeurs certifiés en eau libre. La plongée en grotte, au-delà, exige une formation particulière : ce ne sont pas les mêmes risques, et aucun centre sérieux ne mélange les deux.
⚠️ Ne pas prendre l'avion dans les vingt-quatre heures qui suivent la dernière plongée.
53 € hébergement · 38 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec piscine au village, 105 € la nuit.
Le budget de ces 7 jours
826 € par personne pour 7 jours, soit 118 € / jour. À deux, 1 652 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 299 € | 36 % |
| Repas | 218 € | 26 % |
| Transport sur place | 106 € | 13 % |
| Vols intérieurs | 115 € | 14 % |
| Activités | 88 € | 11 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
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- La carte du parcours, avec ses 3 étapes
- Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
- Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
- Le budget ventilé, par poste et par étape
- Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
- Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur
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