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Nouvelle-Zélande en 14 jours : l'itinéraire jour par jour

3 158 € par personne sur place pour 14 jours, soit 226 € / jour — en 5 étapes, d’Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapo à Abel Tasman et Nelson. En passant par Te Anau et le Milford Sound, Queenstown et Wānaka, puis Franz Josef et la côte ouest.

Autres durées : 5 jours · une semaine · trois semaines · toutes les étapes de Nouvelle-Zélande

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Christchurch (CHC), retour du même aéroport.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapo, Nouvelle-Zélande

    01. Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapo

    J1 → J3 · 3 nuits · 653.5 € par personne

    La plus haute montagne du pays, sous le ciel le plus noir

    Le plus haut sommet du pays, 3 724 mètres, au bout d'une vallée glaciaire, et le lac Tekapo qui appartient à la plus grande réserve de ciel étoilé du monde. ⚠️ Il n'y a pas d'éclairage public à Tekapo, volontairement : la Voie lactée s'y voit à l'œil nu. La vallée Hooker se marche en trois heures aller-retour, à plat.

    En savoir plus sur Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapo

    Aoraki / Mount Cook culmine à trois mille sept cent vingt-quatre mètres au fond d'une vallée glaciaire fermée, et la route qui y mène est un cul-de-sac de cinquante-cinq kilomètres le long du lac Pukaki : on y entre et l'on en ressort par le même chemin. Le village au bout ne compte que quelques hébergements, un centre du Département de la conservation et rien d'autre — il faut réserver et arriver avec ses provisions.

    La vallée Hooker est la marche à faire : dix kilomètres aller-retour, environ trois heures, quasiment à plat, sur des passerelles suspendues, jusqu'à un lac glaciaire où flottent des blocs de glace face à la paroi sud. C'est l'une des rares randonnées de haute montagne au monde accessible sans dénivelé sérieux. Les Sealy Tarns, à l'inverse, montent par plus de deux mille marches — surnommées l'escalier vers le ciel.

    ⚠️ Le lac Tekapo appartient à la réserve internationale de ciel étoilé Aoraki Mackenzie, la plus grande du monde. L'éclairage public y est délibérément absent ou masqué, et la Voie lactée s'y voit à l'œil nu, ce qui surprend les visiteurs européens qui n'en ont jamais eu l'occasion. Les visites d'observatoire au mont John se réservent et sont annulées par temps couvert. ⚠️ Il n'y a pas de station-service entre Tekapo et le village d'Aoraki : faire le plein avant de s'engager.

    À table

    • Saumon des canaux — élevé dans les canaux glaciaires du Mackenzie, les plus hauts du monde, fumé ou en sashimi, vendu à la ferme près de Twizel.
    • Agneau merino — celui des hautes terres du Mackenzie, en gigot ou en côtelettes, dans les restaurants de Tekapo.
    • Pie de Fairlie — la tourte au saumon et au bacon de la boulangerie de Fairlie, sur la route de Christchurch, célèbre dans tout le pays.
    • Hokey pokey — la glace vanille aux éclats de caramel, le parfum national, dans les dairies.

    Jour 1

    • Sentier de la vallée Hooker, Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapo, Nouvelle-Zélande
      Sentier de la vallée Hooker Dix kilomètres aller-retour presque plats, trois passerelles suspendues au-dessus d'une rivière laiteuse, et au bout un lac où flottent des icebergs détachés du glacier Hooker, avec Aoraki droit devant. C'est la marche la plus fréquentée du pays et elle le mérite. Gratuite, comme tous les sentiers du parc.
      En savoir plus

      La rivière que l'on suit est laiteuse et non transparente, et ce n'est pas de la pollution : c'est de la farine de roche, une poudre extrêmement fine que le glacier produit en broyant le socle sous son poids, et qui reste en suspension. Elle donne aussi leur couleur aux lacs de la région.

      Le sentier traverse trois passerelles suspendues qui oscillent franchement — elles ne se franchissent qu'à quelques personnes à la fois — et remonte une vallée en auge, c'est-à-dire creusée en U par la glace et non en V par l'eau. Les moraines latérales, ces bourrelets de débris qui bordent le chemin, marquent l'épaisseur qu'avait le glacier il y a un siècle : il a perdu depuis une hauteur considérable, visible à l'œil nu.

      Au bout, un lac proglaciaire où flottent des blocs détachés du front, avec la face sud d'Aoraki au fond. ⚠️ Le sentier est plat mais entièrement à découvert : le vent y descend de la vallée avec force et le temps change en une demi-heure. Il ferme après de fortes pluies, les passerelles étant emportées régulièrement. Le rayonnement solaire est ici parmi les plus intenses du monde — la couche d'ozone est mince au-dessus de la Nouvelle-Zélande — et l'on brûle très vite, y compris par ciel couvert.

      marché
      gratuit
    • Belvédère du lac Pukaki, Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapo, Nouvelle-Zélande
      Belvédère du lac Pukaki Un bleu opaque presque irréel, dû à la farine de roche que les glaciers broient et rejettent en suspension dans l'eau. Depuis le belvédère du sud, le lac mène le regard en ligne droite jusqu'à Aoraki, 50 km plus loin. Sur la route entre Tekapo et le parc.
      En savoir plus

      Le bleu du Pukaki est si dense et si opaque qu'il paraît artificiel sur les photographies, au point qu'on soupçonne un traitement. Il ne l'est pas : les particules de roche broyée par le glacier Tasman, d'une finesse micrométrique, restent en suspension permanente et diffusent la lumière dans les longueurs d'onde bleues. Un lac alimenté par une rivière ordinaire n'a jamais cette couleur.

      Depuis le belvédère de la rive sud, le lac mène le regard en ligne droite sur des dizaines de kilomètres jusqu'à Aoraki, qui ferme la perspective au fond de la vallée. C'est le seul point du parcours qui donne cette composition, et il se trouve simplement au bord de la route entre Tekapo et le parc, sans marche ni billet.

      Le niveau du lac a été relevé dans les années 1970 dans le cadre du vaste aménagement hydroélectrique du bassin — les canaux turquoise qu'on longe sur la route en font partie, et l'on y pêche des saumons élevés en cages. ⚠️ Le vent y est presque constant et rend l'arrêt beaucoup plus froid que la température annoncée ; la lumière de fin de journée, quand Aoraki s'éclaire en rose, est la meilleure.

      nature
      gratuit
    • Montée aux Sealy Tarns et vue sur la Mueller, Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapo, Nouvelle-Zélande
      Montée aux Sealy Tarns et vue sur la Mueller Deux mille deux cents marches, sans détour et sans ombre — les Néo-Zélandais l'appellent l'escalier vers le paradis. Au bout, deux mares reflètent le glacier Mueller et l'on entend les avalanches partir en face. Trois heures aller-retour pour les tarns ; la cabane Mueller est deux heures plus haut.
      En savoir plus

      L'escalier compte environ deux mille deux cents marches et monte sans un seul lacet, droit dans la pente, ce qui en fait un effort d'endurance plus que de technique : il n'y a rien de difficile, mais rien non plus pour souffler. Les Néo-Zélandais l'appellent l'escalier vers le paradis, avec l'ironie qui convient.

      Au sommet, deux petites mares alpines reflètent le glacier Mueller et la face du mont Sefton juste en face, de l'autre côté de la vallée. C'est un poste d'écoute autant qu'un point de vue : les avalanches se détachent régulièrement de la paroi opposée avec un grondement qui arrive plusieurs secondes après qu'on les a vues partir, la distance étant plus grande qu'elle n'en a l'air.

      ⚠️ Il n'y a pas d'ombre sur tout le parcours et pas d'eau. La descente est plus éprouvante que la montée pour les genoux, les marches étant hautes et irrégulières. Le sentier continue au-delà des tarns jusqu'à la cabane Mueller, sur une arête exposée qui demande de l'expérience et de bonnes conditions — beaucoup de secours partent de là parce que des marcheurs ont continué sans être équipés.

      sport
      gratuit

    Jour 2

    • Observatoire du mont John, Dark Sky Project, Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapo, Nouvelle-Zélande
      Observatoire du mont John, Dark Sky Project Une heure quarante-cinq au sommet d'un observatoire de recherche universitaire, au cœur de la réserve internationale de ciel étoilé Aoraki Mackenzie. On observe à l'œil nu puis au télescope de 40 cm sous une coupole privée. ⚠️ Remboursé si le ciel se couvre — et il se couvre souvent.
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      La réserve internationale de ciel étoilé Aoraki Mackenzie couvre plusieurs milliers de kilomètres carrés et fonctionne parce que toute la région joue le jeu : l'éclairage public y est réglementé depuis les années 1980, orienté vers le sol et de teinte contrainte, y compris dans les villages. C'est l'une des premières réglementations de ce type au monde, adoptée à l'origine pour protéger le travail de l'observatoire universitaire, pas le tourisme.

      Le ciel austral n'a rien de commun avec celui de l'hémisphère nord : on y voit la Croix du Sud, les deux Nuages de Magellan — des galaxies satellites visibles à l'œil nu — et le centre de la Voie lactée beaucoup plus haut sur l'horizon. La lune, quand elle est là, apparaît à l'envers pour un visiteur européen.

      ⚠️ La sortie est remboursée en cas de ciel couvert, ce qui arrive souvent : la décision se prend en fin de journée et l'on est prévenu. Il fait très froid au sommet, y compris en été — des parkas sont prêtées, mais gants et bonnet sont utiles. Les lumières blanches sont interdites sur place, y compris les écrans de téléphone : l'œil met une vingtaine de minutes à s'adapter à l'obscurité et une seconde à tout perdre.

      nature
      30 €
    • Glacier Explorers, le lac du glacier Tasman, Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapo, Nouvelle-Zélande
      Glacier Explorers, le lac du glacier Tasman Un bateau navigue entre des icebergs sur un lac qui n'existait pas avant les années 1970 : il s'est formé au rythme du recul du plus long glacier du pays, 23 km. Vingt-cinq minutes de marche d'approche depuis le parking, 2 h 45 en tout, saison de septembre à mi-juin.
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      Le lac n'existait pas il y a une cinquantaine d'années. Le Tasman, plus long glacier du pays, s'est retiré si vite que l'eau de fonte a rempli la cuvette derrière sa moraine terminale, et le plan d'eau s'agrandit encore chaque année. Naviguer dessus revient donc à naviguer sur un lac plus jeune que la plupart des passagers.

      Les blocs qui y flottent se détachent du front par vêlage, parfois avec un fracas qu'on entend depuis la rive. Ils sont souvent gris et sales à l'extérieur, chargés des débris rocheux que le glacier transportait, et d'un bleu profond sur les faces fraîchement retournées — la glace ancienne, comprimée, a expulsé ses bulles d'air et absorbe le rouge de la lumière.

      Une marche d'approche sur la moraine sépare le parking du débarcadère, sur un terrain caillouteux et instable. ⚠️ Les sorties sont saisonnières et s'annulent par vent fort, fréquent dans cette vallée. Le bateau ne s'approche jamais du front : des effondrements peuvent créer des vagues considérables, et un vêlage a déjà provoqué un raz-de-marée local sur ce lac.

      nature
      115 €

    Jour 3

    • Église du Bon Pasteur, au bord du lac Tekapo, Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapo, Nouvelle-Zélande
      Église du Bon Pasteur, au bord du lac Tekapo Une chapelle de pierre de 1935 posée seule sur la rive, dont la baie vitrée derrière l'autel encadre le lac turquoise et les Alpes du Sud à la place d'un vitrail. ⚠️ Les photos sont interdites à l'intérieur et le site est saturé de 10 h à 16 h : y aller au lever du jour.
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      La chapelle a été bâtie dans les années 1930 en mémoire des pionniers du bassin de Mackenzie, avec les pierres ramassées sur place et sans que le terrain autour soit modifié — la consigne donnée à l'architecte était de ne pas déplacer les rochers ni les broussailles, afin que l'édifice paraisse posé là. C'est ce qui explique son aspect isolé et brut.

      Derrière l'autel, il n'y a pas de vitrail mais une simple baie vitrée qui encadre le lac turquoise et la chaîne des Alpes du Sud. Le paysage tient lieu de décor religieux, et c'est le geste architectural qui fait la célébrité du lieu. Le bleu du lac vient, ici encore, de la farine de roche glaciaire en suspension.

      ⚠️ Les photographies sont interdites à l'intérieur, et la règle est appliquée par des bénévoles : elle a été instaurée après des années de flashs et de séances de photographie qui rendaient le lieu inutilisable pour les fidèles — c'est une église en activité. Le site est saturé une bonne partie de la journée, avec des cars qui se succèdent. Au lever du jour, il est vide, et c'est aussi la meilleure lumière sur le lac.

      culture
      gratuit

    En option — non compris dans le budget ci-dessus

    78 € hébergement · 57 € repas · 22 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Motel à Lake Tekapo, 155 € la nuit.

    Voir les hébergements à Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapolien affilié

  2. Aoraki / Mount Cook et le lac Tekapo → Te Anau et le Milford Sound — Voiture de location, SH8 par le col de Lindis et Cromwell, 5 h 45, 45 € par personne (90 € à partager).
  3. Te Anau et le Milford Sound, Nouvelle-Zélande

    02. Te Anau et le Milford Sound

    J4 → J6 · 3 nuits · 680.5 € par personne

    Le fjord le plus photographié du monde, au bout d'une route unique

    La porte du Fiordland, et le seul endroit où dormir avant le Milford Sound. ⚠️ La route qui y mène fait cent vingt kilomètres sans station-service ni réseau, et l'aller-retour depuis Te Anau prend cinq heures sans compter la croisière — partir tôt. Le Doubtful Sound, plus loin et plus cher, est aussi bien plus solitaire.

    En savoir plus sur Te Anau et le Milford Sound

    Te Anau est la porte du Fiordland et le seul endroit raisonnable où dormir avant le Milford Sound. Le village est posé au bord du deuxième lac du pays, et sert de base logistique — c'est le dernier point avec des commerces, des restaurants et du carburant avant de s'engager vers le nord.

    ⚠️ La route du Milford fait cent vingt kilomètres sans station-service, sans commerce et sans réseau mobile sur la quasi-totalité du parcours. L'aller-retour depuis Te Anau demande environ cinq heures de conduite, sans compter la croisière, et la route est spectaculaire au point qu'on s'arrête sans cesse — Mirror Lakes, le Chasm, la vallée Hollyford, le tunnel Homer creusé à la main. Il faut partir tôt, faire le plein la veille, et prévoir la journée entière. En hiver, des chaînes peuvent être exigées et la route ferme pour risque d'avalanche.

    Le Milford Sound est le fjord le plus photographié du monde et reçoit un million de visiteurs par an ; les croisières partent en flux continu de dix à quinze heures. ⚠️ Il y pleut ici environ deux cents jours par an, jusqu'à sept mètres d'eau, et c'est précisément sous la pluie que les cascades éphémères apparaissent par centaines sur les parois — un jour gris n'est pas un jour perdu. Le Doubtful Sound, plus long à atteindre et plus cher, est infiniment plus solitaire.

    À table

    • Blue cod — le poisson blanc du Fiordland, frit ou grillé, le meilleur fish and chips du pays.
    • Huîtres de Bluff — les huîtres plates du détroit de Foveaux, à une heure au sud, de mars à août.
    • Venison — le cerf des élevages du Southland, en filet rosé, dans les restaurants du lac.
    • Miles Better Pies — la boutique de tourtes de la ville, venison ou agneau, à emporter sur la route de Milford.

    Jour 4

    • Croisière sur le Milford Sound, Te Anau et le Milford Sound, Nouvelle-Zélande
      Croisière sur le Milford Sound Deux heures au pied du Mitre Peak, 1 692 m tombant droit dans l'eau, avec les chutes Stirling et Bowen que le bateau approche jusqu'à recevoir les embruns. ⚠️ Il pleut environ sept mètres par an ici : un jour de pluie n'est pas un jour raté, c'est celui où des centaines de cascades éphémères apparaissent sur les parois.
      En savoir plus

      Le Milford Sound n'est pas un sound mais un fjord, et l'erreur est dans le nom depuis les premières cartes : un sound est une vallée fluviale noyée, un fjord une vallée glaciaire noyée, et c'est bien un glacier qui a creusé celle-ci. Le Mitre Peak tombe droit dans l'eau depuis plus de seize cents mètres, et le fond du fjord descend au-delà de trois cents mètres par endroits.

      La pluviométrie, parmi les plus élevées de la planète, produit un phénomène rare : une couche d'eau douce de plusieurs mètres, teintée en brun par les tanins de la forêt, flotte en permanence sur l'eau de mer. Elle filtre la lumière et permet à des espèces d'eaux profondes — dont du corail noir — de vivre à faible profondeur, ce qui n'existe pratiquement nulle part ailleurs.

      ⚠️ Un jour de pluie n'est pas un jour perdu, c'est l'inverse : les parois se couvrent de centaines de cascades éphémères qui disparaissent en quelques heures après l'averse, et c'est le spectacle que les beaux jours ne donnent pas. Deux chutes seulement coulent toute l'année. Le bateau s'approche assez pour recevoir les embruns — se placer à l'avant suppose d'accepter d'être trempé.

      nature
      119 €
    • Key Summit, sur la Routeburn Track, Te Anau et le Milford Sound, Nouvelle-Zélande
      Key Summit, sur la Routeburn Track Trois heures aller-retour sur le premier tronçon d'une Great Walk, sans réservation ni cabane à payer, qui débouche sur un plateau de mares alpines d'où partent trois vallées vers trois mers différentes. Départ du Divide, sur la route du Milford. Gratuit.
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      Les Great Walks du pays se réservent des mois à l'avance, avec cabanes payantes et quotas ; le premier tronçon de la Routeburn échappe entièrement à ce système parce qu'il se fait à la journée, depuis la route du Milford. On accède donc à un paysage de Great Walk sans réservation, sans cabane et sans frais.

      Le sentier monte régulièrement à travers une forêt de hêtres couverte de mousse et de lichen, puis débouche sur un plateau alpin humide semé de mares et de plantes de tourbière, avec une boucle d'interprétation. La particularité du lieu est hydrographique : c'est un point de partage d'où l'eau part vers trois vallées différentes et rejoint trois côtes distinctes.

      ⚠️ Le plateau est exposé et le temps y bascule vite : il peut neiger en été, et la vue se ferme en quelques minutes. Le sentier est bien tracé mais boueux, et la portion forestière est fréquentée par les sandflies — un répulsif efficace est indispensable dans tout le Fiordland, où ces moucherons piquent avec une agressivité que peu de visiteurs anticipent. On les évite en restant en mouvement.

      marché
      gratuit

    Jour 5

    • Le Chasm et les Mirror Lakes, Te Anau et le Milford Sound, Nouvelle-Zélande
      Le Chasm et les Mirror Lakes Deux arrêts de la Milford Road, à dix minutes de marche chacun. Le Chasm est une gorge où la Cleddau a foré des marmites rondes dans la roche ; aux Mirror Lakes, un panneau planté à l'envers dans l'eau ne se lit que dans le reflet des monts Earl.
      En savoir plus

      Le Chasm est un défilé où la Cleddau tombe par paliers dans une roche que l'eau chargée de sable a sculptée en marmites de géant : des cuvettes rondes creusées par des galets mis en rotation dans un tourbillon, année après année. Le résultat est un modelé lisse, presque organique, qu'on regarde depuis deux passerelles. Le bruit couvre la conversation.

      Les Mirror Lakes, plus haut sur la route, sont de petits plans d'eau stagnants formés dans d'anciens bras de rivière, bordés d'une passerelle plate. Un panneau planté dans l'eau porte le nom du site écrit à l'envers : il ne se lit correctement que dans le reflet, ce qui est une plaisanterie efficace et un test — sans vent, le miroir est parfait ; avec, il n'y a rien.

      Ces deux arrêts font partie d'une série qui jalonne la route du Milford, et c'est le trajet lui-même qui est l'étape : compter largement plus que le temps de conduite annoncé. ⚠️ Les keas, perroquets alpins endémiques et très intelligents, fréquentent les aires d'arrêt : ils arrachent les joints de pare-brise et les essuie-glaces, et il ne faut jamais les nourrir — cela les tue.

      nature
      gratuit
    • Lac Marian, sous les monts Darran, Te Anau et le Milford Sound, Nouvelle-Zélande
      Lac Marian, sous les monts Darran Trois heures raides sur racines et rochers, après une passerelle au-dessus d'un torrent, pour atteindre un lac de vallée suspendue cerné de parois de granit. Beaucoup moins fréquenté que le Key Summit, et souvent boueux : de vraies chaussures et du répulsif à sandflies.
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      La montée commence par une passerelle suspendue au-dessus d'un torrent puis suit une portion de plancher de bois le long d'une gorge, avant de devenir un sentier raide sur racines et blocs, sans aménagement. Ce n'est pas long mais c'est physique et technique par endroits, surtout à la descente quand tout est mouillé.

      Le lac occupe une vallée suspendue, c'est-à-dire une auge glaciaire secondaire restée en altitude quand le glacier principal a creusé plus bas : d'où la marche raide pour y accéder et le seuil abrupt au-dessus du vide. Il est cerné par les parois de granit des monts Darran, qui comptent parmi les plus hautes falaises d'escalade du pays.

      ⚠️ C'est nettement moins fréquenté que le Key Summit et il n'y a aucune installation. Le sentier est presque toujours boueux, les racines glissantes, et le niveau du torrent peut rendre le départ impraticable après une forte pluie. Les sandflies sont particulièrement denses au bord du lac, ce qui écourte souvent le pique-nique : le répulsif et des manches longues valent mieux qu'une bonne résolution.

      sport
      gratuit

    Jour 6

    • Grottes aux vers luisants de Te Anau, Te Anau et le Milford Sound, Nouvelle-Zélande
      Grottes aux vers luisants de Te Anau Traversée du lac Te Anau, puis un réseau souterrain que la rivière creuse encore — les grottes ont douze mille ans, ce qui en fait des bébés à l'échelle géologique. On finit en barque, dans le noir absolu et le silence obligatoire, sous une voûte de milliers de larves bioluminescentes.
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      Ces grottes sont géologiquement très jeunes — quelques milliers d'années — et surtout encore en formation : la rivière souterraine y coule à plein débit, creuse, gronde et forme des cascades qu'on longe sur des passerelles. C'est ce qui les distingue de la plupart des réseaux visitables, généralement fossiles et silencieux.

      Les Māori en connaissaient l'existence et le nom, Te Ana-au — la grotte aux eaux tourbillonnantes — mais l'entrée avait été perdue avant d'être retrouvée au milieu du XXᵉ siècle. La visite se termine en barque, dans le noir complet et le silence exigé, sous une voûte couverte de larves lumineuses.

      Ce qu'on regarde n'est pas un ver mais la larve d'un moucheron endémique. Elle produit sa lumière par réaction chimique pour attirer des insectes vers des fils de soie collants qu'elle laisse pendre, et elle s'éteint dès qu'elle perçoit un bruit ou une vibration — d'où le silence obligatoire, qui n'est pas une convention mais la condition pour voir quelque chose. ⚠️ Photographie et lumière sont interdites pour la même raison. Le lac se traverse en bateau pour y accéder, et la sortie s'annule par mauvais temps.

      nature
      80 €

    70 € hébergement · 55 € repas · 26 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Motel du centre de Te Anau, 140 € la nuit.

    Voir les hébergements à Te Anau et le Milford Soundlien affilié

  4. Te Anau et le Milford Sound → Queenstown et Wānaka — Voiture de location, SH94 puis SH6 le long du lac Wakatipu, 2 h, 16 € par personne (32 € à partager).
  5. Queenstown et Wānaka, Nouvelle-Zélande

    03. Queenstown et Wānaka

    J7 → J9 · 3 nuits · 802.5 € par personne

    La capitale mondiale de l'adrénaline, au bord d'un lac en Z

    La capitale mondiale des sports extrêmes, où le saut à l'élastique commercial a été inventé en 1988, au bord d'un lac en forme de Z. ⚠️ C'est l'étape la plus chère du pays, hébergement compris. Wānaka, à une heure, offre les mêmes montagnes avec moitié moins de monde et de prix.

    En savoir plus sur Queenstown et Wānaka

    Queenstown est la capitale mondiale des sports extrêmes, et ce n'est pas une formule : le saut à l'élastique commercial y a été inventé en 1988 au pont de Kawarau, et la ville vit depuis de cette réputation — jet-boat, parapente, tyrolienne, saut en chute libre. Elle est posée au bord du lac Wakatipu, en forme de Z, entre des montagnes qui portent le nom de Remarkables.

    ⚠️ C'est l'étape la plus chère du pays, hébergement compris, et l'écart avec le reste de l'île du Sud est considérable en haute saison. Wānaka, à une heure de route par le col de Crown Range — la route goudronnée la plus haute de Nouvelle-Zélande —, offre les mêmes montagnes et les mêmes lacs avec moitié moins de monde et des prix nettement inférieurs. Beaucoup de voyageurs regrettent après coup de ne pas y avoir dormi.

    Arrowtown, à vingt minutes, garde les vestiges d'un quartier chinois de la ruée vers l'or des années 1860 : des huttes de pierre minuscules où vivaient des mineurs cantonais soumis à une taxe d'entrée spécifique. Roys Peak, au-dessus de Wānaka, est la randonnée emblématique de la région — seize kilomètres aller-retour et mille deux cents mètres de dénivelé, cinq à six heures, avec une file d'attente pour la photo au belvédère. ⚠️ Elle ferme chaque année d'octobre à novembre pour l'agnelage.

    À table

    • Fergburger — le burger géant de Shotover Street, avec sa file d'attente permanente, l'institution de la ville.
    • Pinot noir de Central Otago — le vignoble le plus austral du monde, dans les domaines de Gibbston et de Bannockburn.
    • Cerises de Cromwell — les vergers de Central Otago vendent au bord de la route en décembre et janvier.
    • Venison — le cerf des hauts plateaux, en filet ou en tourte, sur les cartes de Queenstown et de Wānaka.
    • Cookie Time — le comptoir à cookies chauds du centre, avec un verre de lait, à minuit comme à midi.

    Jour 7

    • Roys Peak, au-dessus de Wānaka, Queenstown et Wānaka, Nouvelle-Zélande
      Roys Peak, au-dessus de Wānaka Seize kilomètres aller-retour et 1 200 m de dénivelé sans un lacet pour souffler, jusqu'à la crête étroite qui domine le lac Wānaka et ses îles. ⚠️ Fermé du 1er octobre au 10 novembre pour l'agnelage, et il y a une file d'attente au point de vue les matins d'été.
      En savoir plus

      La montée se fait sur une piste de ferme qui monte en écharpe le long du flanc, sans arbre, sans eau et sans un lacet permettant de souffler : c'est un effort continu de plusieurs heures avec un dénivelé important. La crête finale, étroite, domine le lac Wānaka, ses îles et la chaîne des Alpes du Sud.

      Le promontoire photogénique n'est d'ailleurs pas le sommet mais un épaulement situé un peu avant, et il s'y forme en été une file d'attente pouvant durer une bonne demi-heure : chacun attend son tour pour la même photographie. Beaucoup de marcheurs s'arrêtent là et ne montent pas jusqu'au vrai sommet, qui est pourtant plus dégagé.

      ⚠️ Le sentier traverse des pâturages privés et ferme chaque année pendant plusieurs semaines au printemps austral pour l'agnelage : s'y présenter à ce moment, c'est trouver la barrière fermée. Il n'y a aucune ombre et aucun point d'eau, et il faut compter deux litres par personne en été. Le vent sur la crête est souvent violent, et la descente, longue et régulière, use les genoux davantage que la montée les mollets.

      sport
      gratuit

    Jour 8

    • Arrowtown et son quartier chinois, Queenstown et Wānaka, Nouvelle-Zélande
      Arrowtown et son quartier chinois Un village de chercheurs d'or de 1862 aux façades de bois intactes, bordé de peupliers qui virent à l'or en avril. En contrebas de la rue principale, une dizaine de huttes de pierre restaurées rappellent que les mineurs chinois, indispensables et méprisés, devaient vivre à l'écart du village. Accès libre.
      En savoir plus

      Arrowtown est né en 1862 d'une découverte d'or dans la rivière Arrow, et sa rue principale a conservé ses façades de bois et de pierre d'origine — cottages de mineurs, banque, magasin général — parce que la ville s'est vidée quand le filon s'est épuisé plutôt que d'être reconstruite. Les peupliers plantés par les colons virent au jaune vif en avril, l'automne austral, et c'est la période la plus fréquentée.

      En contrebas de la rue principale, au bord de la rivière, une dizaine de huttes de pierre restaurées rappellent une histoire moins célébrée : les mineurs chinois, invités à venir travailler les gisements que les Européens avaient délaissés, étaient soumis à une taxe d'entrée spécifique, exclus de la citoyenneté et contraints de vivre à l'écart du village. Leurs abris sont minuscules, bas, en pierre sèche et tôle.

      Le gouvernement néo-zélandais a présenté des excuses officielles à leurs descendants en 2002 pour cette taxe. Le site est en accès libre, avec des panneaux qui racontent des trajectoires individuelles ; il se visite en une demi-heure et donne à la promenade dans la rue principale une profondeur qu'elle n'aurait pas autrement.

      culture
      gratuit
    • Tyrolienne Zipride de Kawarau, Queenstown et Wānaka, Nouvelle-Zélande
      Tyrolienne Zipride de Kawarau Cent trente mètres de câble au-dessus de la même gorge, à trois personnes de front, pour ceux qui veulent la vue sans le vide sous les pieds. Sur le site du pont, et vendu en combinaison avec le saut.
      En savoir plus

      C'est l'alternative pour ceux qui veulent la gorge sans le vide sous les pieds : on est assis, harnaché sur un siège suspendu, et l'on traverse la vallée du Kawarau sur un câble tendu, à trois de front. La sensation n'a rien à voir avec un saut — pas de chute libre, pas de rappel — mais la vitesse et la hauteur restent réelles.

      Le format à trois places change beaucoup l'expérience : on part ensemble et l'on peut se parler, ce qui la rend accessible à des enfants ou à des personnes qui n'envisageraient jamais de sauter. C'est souvent ce qui se passe dans une famille où une seule personne veut l'élastique.

      L'installation partage le site du pont, et l'ensemble s'organise autour d'un centre d'accueil avec terrasse d'observation en surplomb de la gorge. On peut passer là une heure sans rien payer, à regarder les autres, ce qui est une activité en soi et le meilleur moyen de décider. ⚠️ Comme pour le saut, il existe des limites de poids minimales et maximales, et elles sont vérifiées.

      sport
      28 €
    • Saut à l'élastique du pont de Kawarau, Queenstown et Wānaka, Nouvelle-Zélande
      Saut à l'élastique du pont de Kawarau Quarante-trois mètres au-dessus d'une rivière turquoise, depuis un pont de 1880 — c'est ici qu'AJ Hackett a ouvert le premier saut commercial du monde en 1988, et l'endroit n'a pas bougé. On choisit d'être trempé jusqu'à la tête ou pas du tout. À vingt-cinq minutes du centre.
      En savoir plus

      C'est ici que le saut à l'élastique commercial est né, à la fin des années 1980 : AJ Hackett et Henry van Asch ont ouvert la première installation payante du monde sur ce pont routier victorien désaffecté, après que Hackett eut sauté de la tour Eiffel pour se faire connaître. L'ensemble n'a pas bougé, et le pont sert encore de plateforme.

      L'idée elle-même vient du Vanuatu, où le saut du gol — des hommes sautant d'une tour de bois avec des lianes aux chevilles — est un rite ancien. Des étudiants d'Oxford l'avaient transposé avec de l'élastique dans les années 1970 ; ce sont des Néo-Zélandais qui en ont fait une industrie.

      La chute est courte et le choc de rappel arrive vite. On choisit à l'avance d'être simplement effleuré par la rivière, trempé jusqu'aux épaules, ou pas mouillé du tout — le réglage se fait au poids, pesé avant le saut. ⚠️ Il existe des contre-indications réelles, cardiaques, oculaires et rachidiennes, et un questionnaire est à remplir sérieusement. Regarder les autres sauter depuis la plateforme d'observation, gratuite, est un spectacle en soi.

      sport
      121 €
    • Shotover Jet, Queenstown et Wānaka, Nouvelle-Zélande
      Shotover Jet Vingt-cinq minutes de hors-bord à fond de gorge, à quelques centimètres des parois, avec des demi-tours à 360 degrés. La Shotover était surnommée la rivière la plus riche du monde après la ruée vers l'or de 1862 — on en sortait l'or à la poêle depuis les berges qu'on frôle.
      En savoir plus

      Le jet-boat est une invention néo-zélandaise, mise au point dans les années 1950 par un agriculteur du Canterbury qui cherchait à remonter les rivières peu profondes de son exploitation : le moteur n'entraîne pas d'hélice mais une turbine qui aspire l'eau et la rejette sous pression, ce qui permet de naviguer sur quelques centimètres de fond et de manœuvrer sans risquer de casser quoi que ce soit sur les cailloux.

      C'est ce principe qui rend possible ce qu'on fait ici : passer à quelques dizaines de centimètres des parois d'un canyon étroit, à grande vitesse, avec des demi-tours complets sur place. La rivière Shotover a été surnommée la rivière la plus riche du monde après la ruée vers l'or de 1862 — on lavait le métal à la batée depuis ces berges, et certains claims ont produit des quantités considérables.

      ⚠️ Il fait froid : l'eau est glaciaire, la vitesse aussi, et des cirés et gilets sont fournis. La sortie est courte et intense, et ne convient pas aux dos fragiles ni aux femmes enceintes. Les photographies personnelles sont impossibles à faire — on tient les poignées.

      sport
      109 €

    Jour 9

    • L'arbre de Wānaka et la route de Glenorchy, Queenstown et Wānaka, Nouvelle-Zélande
      L'arbre de Wānaka et la route de Glenorchy Un saule qui pousse seul dans l'eau du lac Wānaka — c'est un vieux piquet de clôture qui a repris racine, et il est devenu l'arbre le plus photographié du pays. Côté Queenstown, les 45 km de route jusqu'à Glenorchy longent le lac Wakatipu au ras de l'eau et mènent aux vallées où l'on a filmé l'Isengard du Seigneur des anneaux.
      En savoir plus

      L'arbre le plus photographié du pays est un accident : c'est un piquet de clôture en saule, planté là quand le niveau du lac était plus bas, qui a repris racine et poussé dans l'eau. Il n'a donc rien d'un monument naturel — il est le résultat d'une opération agricole ordinaire et de la vitalité du saule, qui bouture avec une facilité remarquable.

      Sa célébrité lui a valu des dégradations : des visiteurs sont montés dessus pour poser, et des branches ont été cassées, ce qui a conduit à des appels répétés à le laisser tranquille. On le photographie depuis la rive, et le niveau du lac change complètement l'image selon la saison — parfois isolé au milieu de l'eau, parfois accessible à pied sec.

      Côté Queenstown, la route de Glenorchy longe le lac Wakatipu au ras de l'eau sur une quarantaine de kilomètres, avec des aires d'arrêt régulières et une succession de baies. Elle mène aux vallées de Paradise et de la Dart, où plusieurs séquences du Seigneur des anneaux ont été tournées, dont Isengard. ⚠️ Elle est sinueuse, sans glissière par endroits, et les distances y trompent : compter largement plus que le temps annoncé.

      nature
      gratuit

    88 € hébergement · 58 € repas · 26 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel du centre près du quai, 175 € la nuit.

    Voir les hébergements à Queenstown et Wānakalien affilié

  6. Queenstown et Wānaka → Franz Josef et la côte ouest — Voiture de location, Wānaka puis le col de Haast, 5 h 30, 44 € par personne (88 € à partager).
  7. Franz Josef et la côte ouest, Nouvelle-Zélande

    04. Franz Josef et la côte ouest

    J10 → J11 · 2 nuits · 313 € par personne

    Un glacier qui descend dans la forêt tropicale

    Un glacier qui descend presque jusque dans la forêt tropicale, cas unique aux latitudes tempérées. ⚠️ Il recule vite : depuis 2012, on ne peut plus l'approcher à pied et l'accès au glacier lui-même se fait uniquement en hélicoptère, souvent annulé par la météo. La vallée se marche gratuitement jusqu'au point de vue.

    En savoir plus sur Franz Josef et la côte ouest

    Franz Josef est l'un des rares glaciers au monde à descendre presque jusque dans une forêt tropicale humide : il tombe des Alpes du Sud jusqu'à moins de trois cents mètres d'altitude, dans une vallée couverte de fougères arborescentes. Cette proximité entre glace et forêt luxuriante n'existe qu'ici et en Patagonie.

    ⚠️ Il recule vite. Depuis 2012, l'accès à pied au front glaciaire est interdit à cause des chutes de blocs et de l'instabilité du terrain : marcher sur la glace se fait uniquement par héliportage, ce qui coûte cher et se trouve annulé très fréquemment par la météo — il pleut ici plus de cent quatre-vingts jours par an. Prévoir cette activité en début de séjour laisse une chance de la reporter. La vallée elle-même se marche gratuitement jusqu'à un point de vue à distance du front.

    La côte ouest tout entière est ce genre de région : peu peuplée, très pluvieuse, avec une route unique qui longe la mer de Tasman sur des centaines de kilomètres. Le lac Matheson, à vingt minutes, reflète les deux plus hauts sommets du pays quand il n'y a pas de vent — tôt le matin, presque exclusivement. Les Pancake Rocks de Punakaiki, plus au nord, sont des empilements calcaires percés de cheminées où la mer explose à marée haute. ⚠️ Les sandflies, moucherons piqueurs, sont redoutables sur toute cette côte : un répulsif est indispensable.

    À table

    • Whitebait fritters — les alevins de la côte ouest pris dans une omelette fine, entre deux tranches de pain, de septembre à novembre.
    • Monteith's — la bière de Greymouth brassée sur la côte depuis 1868, dans tous les pubs.
    • Blue cod — le poisson blanc de la côte, en fish and chips à Hokitika.
    • Hokey pokey — la glace au caramel, dans les dairies de la route côtière.

    Jour 10

    • Vallée du glacier Franz Josef, Franz Josef et la côte ouest, Nouvelle-Zélande
      Vallée du glacier Franz Josef Une heure de marche dans un lit de rivière encaissé, entre des parois lissées par la glace, jusqu'au point de vue le plus proche autorisé. ⚠️ On ne peut plus atteindre le front du glacier à pied depuis 2012 — il recule et s'effondre — et c'est pourquoi tous les opérateurs ne proposent plus que l'hélicoptère. Le sentier, lui, est gratuit.
      En savoir plus

      Le sentier remonte un lit de rivière large et caillouteux, entre des parois lissées et striées par le passage de la glace — les stries sont visibles sur la roche, gravées par les débris que le glacier traînait sous lui. Des panneaux jalonnent le parcours en indiquant où se trouvait le front à différentes dates : on marche pendant plusieurs dizaines de minutes sur ce qui était sous la glace il y a un siècle.

      Ce glacier a la particularité de descendre presque jusque dans une forêt tropicale humide, ce qui n'existe qu'ici et en Patagonie, et il réagit très vite aux variations climatiques : il a avancé dans les années 1980 et 1990, à contre-courant de la tendance mondiale, avant de reculer massivement depuis.

      ⚠️ L'accès à pied au front est interdit depuis le début des années 2010 : la glace s'effondre, les blocs tombent sans prévenir, et des morts sont survenues. Le sentier s'arrête donc à un point de vue à distance, et marcher sur le glacier suppose désormais un héliportage — ⚠️ souvent annulé, il pleut ici plus d'un jour sur deux. La vallée ferme aussi après de fortes pluies, la rivière pouvant monter très vite.

      marché
      gratuit
    • Pancake Rocks de Punakaiki, Franz Josef et la côte ouest, Nouvelle-Zélande
      Pancake Rocks de Punakaiki Des empilements de calcaire feuilletés comme des crêpes, formés il y a trente millions d'années par un mécanisme que les géologues n'expliquent toujours pas complètement. À marée haute et par houle d'ouest, la mer s'engouffre dans des cheminées et explose en gerbes. Boucle de vingt minutes, gratuite.
      En savoir plus

      Le calcaire y est empilé en couches horizontales fines et régulières, séparées par des joints qui s'érodent plus vite, ce qui donne cette apparence de piles de crêpes. Le mécanisme précis à l'origine de la stratification — un phénomène de dissolution et de recristallisation sous pression appelé stylolithisation — reste discuté, et les panneaux du site l'admettent, ce qui est rare et appréciable.

      Le sentier est une boucle courte, en partie accessible, aménagée sur le promontoire. Des cheminées naturelles percent la roche jusqu'à des cavités marines : quand la houle d'ouest s'engouffre à marée haute, l'air comprimé projette des gerbes d'eau à plusieurs mètres avec un grondement sourd.

      ⚠️ Le spectacle dépend entièrement de la conjonction entre marée haute et houle : à marée basse ou par mer calme, on voit des rochers curieux et rien de plus. La table des marées est affichée au centre d'accueil, en face. Le site est en accès libre et se trouve au bord de la route côtière ; les sandflies y sont présentes dès qu'on s'abrite du vent.

      nature
      gratuit
    • Lac Matheson, le miroir, Franz Josef et la côte ouest, Nouvelle-Zélande
      Lac Matheson, le miroir Un tour de lac de 90 minutes en forêt pour arriver, si le vent se tait, devant le reflet parfait d'Aoraki et du mont Tasman. L'eau est brune presque noire — les débris de la forêt la teintent — et c'est justement ce qui fait le miroir. Au lever du jour, avant que l'air ne bouge.
      En savoir plus

      L'eau du lac est brune, presque noire, et c'est précisément ce qui fait le miroir : les débris de la forêt environnante libèrent des tanins qui teintent l'eau et suppriment toute transparence, si bien que la surface réfléchit au lieu de laisser voir le fond. Un lac clair ne donnerait pas cet effet.

      Le lac est un kettle, c'est-à-dire une cuvette laissée par un bloc de glace resté isolé lors du retrait du glacier il y a plusieurs millénaires, puis fondu sur place. Il n'a donc ni entrée ni sortie significative, ce qui contribue à son immobilité.

      Le tour se fait sur un sentier plat en forêt, avec deux plateformes orientées vers le nord-est d'où l'on voit, quand tout se combine, le reflet d'Aoraki et du mont Tasman. ⚠️ Ce qui suppose trois conditions simultanées : pas de vent, ciel dégagé sur les sommets, et lumière — d'où le lever du jour, avant que l'air ne se réchauffe et ne se mette en mouvement. Beaucoup de visiteurs viennent en milieu de journée et ne voient rien d'autre qu'un lac sombre et ridé.

      marché
      gratuit

    Jour 11

    • Gorges de Hokitika, Franz Josef et la côte ouest, Nouvelle-Zélande
      Gorges de Hokitika Une eau d'un turquoise saturé, presque fluorescent, due à la farine de roche des glaciers en amont ; deux passerelles suspendues la traversent et une plateforme surplombe le méandre. Trente minutes de boucle, à trente kilomètres de la côte.
      En savoir plus

      La couleur de l'eau est ici encore de la farine de roche glaciaire, mais dans une concentration qui donne un turquoise saturé, presque artificiel, très différent du bleu opaque du Pukaki — la nuance dépend de la taille des particules et de la profondeur. Par temps couvert, elle est même plus franche que par grand soleil, la lumière directe la délavant.

      Deux passerelles suspendues traversent la gorge et une plateforme surplombe le méandre le plus resserré. La boucle est courte, plate et aménagée, ce qui en fait l'un des rares arrêts de la côte ouest accessible à tout le monde sans effort.

      La ville de Hokitika, à une trentaine de kilomètres, est la capitale néo-zélandaise du pounamu — le jade néphrite, pierre sacrée pour les Māori, dont la propriété et l'extraction sont aujourd'hui reconnues à l'iwi local par un règlement de traité. Les ateliers y taillent des pendentifs, et l'usage veut qu'un pounamu soit offert plutôt qu'acheté pour soi. ⚠️ Beaucoup de pierres vendues comme telles viennent en réalité de l'étranger : les ateliers sérieux indiquent la provenance.

      nature
      gratuit

    En option — non compris dans le budget ci-dessus

    68 € hébergement · 53 € repas · 26 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Motel du village de Franz Josef, 135 € la nuit.

    Voir les hébergements à Franz Josef et la côte ouestlien affilié

  8. Franz Josef et la côte ouest → Abel Tasman et Nelson — Voiture de location, SH6 par Punakaiki et Murchison, 7 h 30, 59 € par personne (118 € à partager).
  9. Abel Tasman et Nelson, Nouvelle-Zélande

    05. Abel Tasman et Nelson

    J12 → J14 · 3 nuits · 544.5 € par personne

    Sable doré, eau turquoise et le sentier le plus doux du pays

    Le plus petit parc national du pays, et le plus doux : du sable doré, une eau turquoise et un sentier côtier sans dénivelé. ⚠️ La formule qui marche est le bateau-taxi à l'aller et le retour à pied, en réservant le bateau la veille. Certaines sections ne se franchissent qu'à marée basse.

    En savoir plus sur Abel Tasman et Nelson

    Abel Tasman est le plus petit parc national du pays et le plus doux : des plages de sable doré, une eau turquoise, des granites roses et un sentier côtier de soixante kilomètres pratiquement sans dénivelé. C'est l'exact contraire du Fiordland — il y fait beau, il y fait chaud, et l'on y marche en tee-shirt.

    ⚠️ La formule qui fonctionne est le bateau-taxi à l'aller et le retour à pied. On se fait déposer à Anchorage, Bark Bay ou Torrent Bay, et l'on revient en marchant la portion choisie, ce qui évite l'aller-retour sur le même chemin. Les bateaux se réservent la veille, partent à heure fixe depuis Marahau ou Kaiteriteri, et ne reviennent pas chercher les retardataires.

    ⚠️ Certaines sections du sentier ne se franchissent qu'à marée basse — la traversée de l'estuaire d'Awaroa notamment, praticable environ deux heures avant et après la basse mer, sans alternative. La table des marées est affichée partout et se consulte impérativement avant de partir : des marcheurs s'y retrouvent bloqués plusieurs heures chaque saison. Les cabanes du Département de la conservation, sur le sentier, se réservent des mois à l'avance en été. Nelson, la ville d'appui, revendique l'ensoleillement le plus élevé du pays et abrite les sources de Te Waikoropupū, parmi les plus claires du monde — sacrées pour les Māori, on n'y touche pas l'eau.

    À table

    • Moules à lèvres vertes — les grosses moules des Marlborough Sounds, à la vapeur ou gratinées, dans les restaurants de Nelson.
    • Sauvignon blanc de Marlborough — le vin qui a fait connaître le pays, dans les domaines de Blenheim à une heure de route.
    • Bière artisanale de Nelson — la région cultive tout le houblon du pays, et ses brasseries le prouvent.
    • Coquilles Saint-Jacques — celles de la baie de Tasman, poêlées, en saison.
    • Fruits de Motueka — pommes, kiwis et baies des vergers de la route d'Abel Tasman, vendus au bord du chemin.

    Jour 12

    • Sentier côtier d'Abel Tasman, à la journée, Abel Tasman et Nelson, Nouvelle-Zélande
      Sentier côtier d'Abel Tasman, à la journée Soixante kilomètres au total, mais chaque tronçon se marche seul : forêt de fougères arborescentes, criques désertes, sable doré issu du granit décomposé. ⚠️ La traversée d'Awaroa ne se franchit qu'à marée basse, dans une fenêtre d'une heure et demie de part et d'autre — la table des marées n'est pas un conseil ici.
      En savoir plus

      Le sentier fait une soixantaine de kilomètres au total et se marche en trois à cinq jours, mais chaque tronçon fonctionne isolément grâce aux bateaux-taxis : on choisit une portion, on se fait déposer d'un côté et reprendre de l'autre. C'est la Great Walk la plus facile du pays — dénivelé faible, sentier large et bien entretenu, climat doux.

      Le paysage alterne forêt de fougères arborescentes, criques de sable doré, estuaires et pointes rocheuses. Le parc est le plus petit du pays mais l'un des plus fréquentés, et il doit son nom à l'explorateur néerlandais qui a mouillé ici en 1642 — première rencontre documentée entre Européens et Māori, qui s'est mal terminée et l'a fait repartir sans débarquer.

      ⚠️ La traversée de l'estuaire d'Awaroa ne se franchit qu'à marée basse, dans une fenêtre limitée de part et d'autre, et il n'existe aucun contournement : arriver hors fenêtre, c'est attendre plusieurs heures. La table des marées est affichée partout et se consulte avant de partir, pas en chemin. On traverse pieds nus, dans l'eau, sur du sable ferme.

      marché
      gratuit
    • Split Apple Rock, Tokangawhā, Abel Tasman et Nelson, Nouvelle-Zélande
      Split Apple Rock, Tokangawhā Un bloc de granit rond fendu en deux parts égales, posé dans l'eau à quelques mètres du rivage — la géologie dit le gel dans une fissure, la tradition māori dit deux dieux qui se le disputaient. Vingt minutes de sentier depuis Kaiteriteri, ou en kayak.
      En savoir plus

      Le bloc est un granit sphérique d'environ cent vingt tonnes, fendu en deux moitiés presque égales, posé dans l'eau à quelques mètres du rivage. L'explication géologique tient à l'eau infiltrée dans une fissure préexistante puis gelée pendant une période glaciaire : en se dilatant, elle a fait éclater le bloc net.

      La tradition māori en donne une autre version, et le nom Tokangawhā signifie le rocher éclaté : deux divinités se disputaient la pierre et, pour trancher, l'ont fendue en deux parts égales par la force. Les deux récits sont affichés côte à côte sur le site, ce qui correspond à la façon dont le pays traite désormais cette double lecture.

      On y accède par un sentier d'une vingtaine de minutes depuis Kaiteriteri ou Marahau, ou en kayak — c'est la meilleure approche, puisqu'on peut alors passer dans la fente. ⚠️ À marée basse, on atteint le rocher à pied depuis la plage ; à marée haute, l'eau monte à la poitrine. Le sentier terrestre comporte quelques escaliers et n'est pas accessible en poussette.

      plage
      gratuit
    • Sources de Te Waikoropupū, Abel Tasman et Nelson, Nouvelle-Zélande
      Sources de Te Waikoropupū L'eau douce la plus claire jamais mesurée en dehors des glaces polaires : 63 mètres de visibilité horizontale. Le site est sacré et sous rāhui depuis 2008 — on ne touche pas l'eau, on ne s'y baigne pas, on la regarde depuis les passerelles. Quarante minutes de boucle, gratuit.
      En savoir plus

      L'eau de ces sources est la plus claire jamais mesurée en dehors des eaux polaires : la visibilité horizontale y dépasse soixante mètres, contre une dizaine dans une eau considérée comme très pure. Elle provient d'un vaste réseau karstique de marbre et a passé plusieurs années sous terre, filtrée par la roche, avant de ressortir ici à débit constant et considérable.

      Le site est sacré pour l'iwi local : c'est un lieu de guérison spirituelle, de bénédiction et de départ, et il est placé sous rāhui — une interdiction coutumière reconnue et appliquée — depuis la fin des années 2000. ⚠️ On ne touche pas l'eau, on ne s'y baigne pas, on n'y plonge rien, pas même une main ou un objectif. La règle est affichée en plusieurs langues et surveillée ; elle protège à la fois le caractère sacré du lieu et une clarté que le moindre trouble détruirait.

      On regarde donc depuis des passerelles en bois qui font une boucle courte à travers la forêt, avec un point d'observation au-dessus du bassin principal, où le sable est soulevé en permanence par la remontée d'eau. La lumière du milieu de journée, à la verticale, est celle qui montre le mieux le fond.

      nature
      gratuit

    Jour 13

    • Wharariki Beach et les Archway Islands, Abel Tasman et Nelson, Nouvelle-Zélande
      Wharariki Beach et les Archway Islands Vingt minutes de marche à travers champs et dunes pour déboucher sur une plage battue par le vent, avec quatre arches de roche plantées dans l'écume. ⚠️ Des bébés otaries jouent dans les vasques à marée basse : on les regarde à dix mètres, jamais entre eux et la mer. Au bout de la route, tout au nord.
      En savoir plus

      La plage est au bout de la route la plus septentrionale de l'île du Sud, et l'on y accède par une vingtaine de minutes de marche à travers des pâturages puis un cordon de dunes hautes — la mer n'apparaît qu'au dernier moment, ce qui produit un effet certain. Elle est battue en permanence par le vent de la mer de Tasman et presque toujours déserte.

      Les Archway Islands sont quatre îlots percés d'arches, plantés dans l'écume à quelques centaines de mètres du rivage, et l'image qu'on en rapporte — les arches reflétées dans une pellicule d'eau sur le sable à marée basse — est devenue l'une des plus reproduites du pays.

      ⚠️ À marée basse, des bébés otaries à fourrure jouent dans les vasques rocheuses au bout de la plage. On les regarde à bonne distance, sans jamais se placer entre eux et la mer ni entre un petit et un adulte : les mères chargent, vite et sur plusieurs mètres. La baignade est dangereuse ici, avec des courants et un ressac violent, et il n'y a aucune surveillance. Le vent et le sable rendent l'usage d'un appareil photo délicat.

      plage
      gratuit
    • Bateau-taxi jusqu'à Anchorage, retour à pied, Abel Tasman et Nelson, Nouvelle-Zélande
      Bateau-taxi jusqu'à Anchorage, retour à pied Quarante-cinq minutes de bateau le long des criques de granit rose, débarquement les pieds dans l'eau à Anchorage, puis quatre heures de marche facile pour rentrer par le sentier côtier. C'est la meilleure façon de voir le parc en une journée, et le tarif comprend un sac de 20 kg.
      En savoir plus

      C'est la formule qui règle le principal défaut du parc : le sentier côtier est linéaire et non en boucle, si bien qu'à pied on doit revenir par où l'on est venu. Le bateau-taxi supprime ce doublon en déposant les marcheurs en un point du littoral, d'où l'on rentre à pied en ne parcourant chaque tronçon qu'une fois.

      Le trajet aller longe une côte de granit rose décomposé — c'est l'érosion de ce granit qui donne au sable sa couleur dorée si caractéristique — avec des criques inaccessibles autrement, des colonies d'otaries sur les rochers et parfois des dauphins. Le débarquement se fait souvent directement sur la plage, à l'avant du bateau, les pieds dans l'eau : les chaussures se portent à la main.

      ⚠️ Les horaires sont fixes et le bateau ne revient pas chercher les retardataires : il faut connaître son heure de retour ou son point de reprise avant de partir. Les réservations se font la veille en saison. Un bagage est généralement transporté jusqu'à une plage convenue, ce qui permet de marcher léger — c'est l'usage local et cela change beaucoup une journée.

      nature
      32 €

    Jour 14

    • Nuit en cabane du DOC sur le sentier, Abel Tasman et Nelson, Nouvelle-Zélande
      Nuit en cabane du DOC sur le sentier Dormir à Anchorage ou Bark Bay, face à la baie, dans une cabane à bat-flanc avec eau froide et réchauds à gaz. ⚠️ Le visiteur étranger paie 84 NZD, le Néo-Zélandais 55 : la différence est affichée par le Department of Conservation, et elle finance l'entretien des sentiers, eux gratuits. Réservation ouverte des mois à l'avance.
      En savoir plus

      Les cabanes du Department of Conservation sont un système national qui n'a pas d'équivalent : plusieurs centaines de refuges répartis dans tout le pays, du simple abri de tôle à la cabane de Great Walk avec bat-flanc, matelas, eau et réchauds à gaz. Il n'y a ni restauration, ni draps, ni douche chaude : on porte son sac de couchage et sa nourriture, et l'on repart avec ses déchets.

      Celles d'Anchorage et de Bark Bay sont posées face à la baie, et l'intérêt de la nuit tient à ce qui se passe une fois les bateaux-taxis partis : les plages se vident complètement, et l'on a une crique de sable doré pour soi jusqu'au lendemain matin. La marée monte et descend de plusieurs mètres pendant la nuit.

      ⚠️ Le tarif appliqué aux visiteurs étrangers est supérieur à celui des résidents, et le Department of Conservation l'affiche explicitement : la différence finance l'entretien d'un réseau de sentiers qui, lui, reste gratuit pour tous. La réservation ouvre des mois à l'avance et les cabanes de Great Walk se remplissent le jour même de l'ouverture pour la haute saison.

      nature
      46 €

    69 € hébergement · 52 € repas · 22 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Motel à Kaiteriteri, 138 € la nuit.

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Le budget de ces 14 jours

3 158 € par personne pour 14 jours, soit 226 € / jour. À deux, 6 316 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement1 051 €33 %
Repas772 €24 %
Transport sur place85 €3 %
Location de voiture — 14 jours406 €13 %
Carburant et péages164 €5 %
Activités680 €22 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Le PDF

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  • La carte du parcours, avec ses 5 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

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