Pérou en 5 jours : l'itinéraire jour par jour
575 € par personne sur place pour 5 jours, soit 115 € / jour — en 3 étapes, de Lima à Machu Picchu. En passant par Vallée Sacrée.
Autres durées : une semaine · 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Pérou
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport Lima — Jorge-Chávez (LIM), retour depuis Cusco — Alejandro-Velasco-Astete (CUZ) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. Lima
J1 → J2 · 2 nuits · 155 € par personne
Falaises sur le Pacifique, or précolombien, ceviche
Une capitale de dix millions d'habitants posée sur des falaises au-dessus du Pacifique, presque toujours sous une brume grise d'avril à novembre. On y arrive et on en repart. ⚠️ Elle est au niveau de la mer : c'est ici qu'on mange bien avant l'altitude, car l'appétit disparaît une fois là-haut.
En savoir plus sur Lima
Lima est une capitale de dix millions d'habitants posée sur des falaises de deux cents mètres au-dessus du Pacifique, dans un désert côtier où il ne pleut pratiquement jamais. ⚠️ Elle est pourtant grise d'avril à novembre : une couche de brume marine appelée garúa la recouvre presque en permanence pendant l'hiver austral, sans donner de véritable pluie. Ceux qui viennent y chercher le soleil sont déçus.
On y arrive et on en repart, et les quartiers utiles sont peu nombreux : Miraflores et Barranco, sur les falaises, pour dormir et se promener sur le Malecón ; le centre historique, à une demi-heure, pour la Plaza Mayor et les catacombes du couvent San Francisco. Le musée Larco, installé dans une maison coloniale bâtie sur une pyramide précolombienne, présente la meilleure collection d'orfèvrerie et de céramique du pays.
⚠️ Lima est au niveau de la mer, et c'est une raison concrète d'y consacrer du temps avant de monter : l'appétit disparaît largement en altitude, et l'on mange bien mieux ici que partout ailleurs dans le parcours. La ville est l'une des capitales gastronomiques du continent, et le ceviche — poisson cru mariné dans le citron vert — s'y mange à midi et jamais le soir, le poisson étant du jour. Les marchés comme celui de Surquillo servent les meilleures versions pour une fraction du prix des restaurants réputés.
À table
- Ceviche — le poisson cru mariné au citron vert, piment et oignon rouge, servi avec du maïs grillé et de la patate douce, à midi seulement.
- Lomo saltado — le bœuf sauté au wok avec oignons, tomates et frites, mélangé au riz, héritage de la cuisine chinoise de Lima.
- Pisco sour — l'eau-de-vie de raisin, le citron vert, le sirop et le blanc d'œuf battu, dans les bars de Barranco.
- Anticuchos — les brochettes de cœur de bœuf marinées et grillées, vendues le soir sur les trottoirs.
- Causa limeña — la purée de pommes de terre jaunes au citron et au piment, montée en couches avec du poulet ou du thon, servie froide.
Jour 1
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Musée Larco Quarante-cinq mille pièces précolombiennes dans une maison coloniale couverte de bougainvilliers, et surtout des réserves ouvertes au public — trente mille poteries alignées derrière des vitres, ce qu'aucun musée ne montre d'ordinaire.8 €cultureEn savoir plus
La maison est une demeure vice-royale du XVIIIᵉ siècle bâtie sur une pyramide précolombienne : le bâtiment lui-même est un empilement d'époques. Rafael Larco Hoyle a ouvert la collection en 1926 en héritant des pièces réunies par sa famille dans le nord du pays, et c'est lui qui a établi la chronologie des cultures andines qu'on utilise encore aujourd'hui.
Le sommet de la visite n'est pas l'or, c'est la salle des portraits mochica : des vases modelés à l'effigie d'hommes réels, avec leurs rides, leurs cicatrices, leurs maladies, parfois le même individu représenté à plusieurs âges de sa vie. C'est le seul portrait au sens propre de toute l'Amérique ancienne. Un pavillon séparé, au fond du jardin, présente les céramiques érotiques que le XIXᵉ siècle avait fait ranger hors de vue : elles relèvent du rite et de la fécondité plus que de la gaudriole.
Le musée est loin des quartiers touristiques et ferme tard : c'est la bonne visite d'un jour d'arrivée. Les réserves ouvertes se parcourent librement, et c'est là qu'on reste le plus longtemps.
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Centre historique et couvent San Francisco La plus grande place coloniale d'Amérique du Sud, avec ses balcons de bois moucharabieh hérités des Maures. Sous le couvent, des catacombes contenant les ossements de vingt-cinq mille personnes, rangés par type d'os.5 €cultureEn savoir plus
Lima n'a pas été bâtie sur une ville indienne : elle a été tracée en damier par Pizarro en 1535, à plat, près d'un port. Elle a ensuite gouverné pendant deux siècles tout ce que l'Espagne possédait en Amérique du Sud — l'argent de Potosí, les ordres royaux, les évêques, tout passait par cette place. Les façades sont pour beaucoup des reconstructions : le séisme de 1746 a laissé une vingtaine de maisons debout dans toute la ville.
Dans la cathédrale, une chapelle a longtemps montré un corps momifié présenté comme celui de Pizarro. En 1977, des ouvriers ont dégagé dans une crypte une caisse de plomb contenant un crâne et une inscription. L'examen a tranché : les blessures d'épée au cou et aux mains correspondaient à l'assassinat de 1541, et le corps exposé n'était pas le bon. On a échangé les restes.
Le couvent ne se visite qu'en groupe, avec un guide, sur un parcours imposé. La bibliothèque et les catacombes viennent à la fin : plafonds bas, air confiné, sol inégal — à savoir si l'on est claustrophobe.
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Huaca Pucllana au coucher du soleil Une pyramide d'adobe de 1 500 ans plantée au milieu d'un quartier résidentiel de Miraflores. Sept étages de briques posées debout et espacées — une technique antisismique qui a tenu quinze siècles. Visite guidée obligatoire, la meilleure est celle du soir.4 €cultureEn savoir plus
Une butte de terre crue avec sa grande rampe, ses places et ses murs d'enceinte, cernée d'immeubles et de voitures. Elle a été bâtie par la culture Lima, bien avant les Incas, et servait de centre cérémoniel et administratif : on y a retrouvé des offrandes de poissons et de requins, des jarres brisées volontairement, et des sépultures de la culture Wari, venue s'installer là des siècles après l'abandon du site.
Si cet empilement de briques de boue tient encore debout, c'est que Lima ne reçoit pratiquement pas de pluie. La ville vit sous une brume, la garúa, qui mouille sans arroser : c'est l'une des capitales les plus sèches du monde, et c'est la seule raison pour laquelle l'adobe a survécu là où quelques saisons d'orages auraient tout dissous. Des dizaines d'autres huacas subsistent ainsi entre les immeubles.
On marche sur du sable et de la poussière : chaussures fermées de préférence. Le soir, le site est éclairé et les tours d'habitation forment le décor — c'est tout l'intérêt du créneau de nuit.
Jour 2
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Miraflores, Barranco et le Malecón Dix kilomètres de falaises aménagées au-dessus du Pacifique, avec des parapentistes qui décollent du parc. Barranco, plus au sud, est le quartier des ateliers d'artistes et des fresques murales.gratuitmarchéEn savoir plus
Les falaises ne sont pas de la roche mais un conglomérat de galets compactés : elles s'effritent, d'où les filets et les enrochements au-dessus de la route côtière. En bas, les plages sont de galets et l'eau reste froide toute l'année. Le Malecón enchaîne des jardins publics où l'on court, promène les chiens et regarde décoller les parapentes qui longent la falaise sans effort.
Barranco était la station balnéaire de la bourgeoisie liménienne au XIXᵉ siècle, reliée au centre par un tramway. Il en reste des villas de bois et de couleurs, une descente pavée vers la mer et le pont des Soupirs, qu'on traverse en retenant son souffle pour voir un vœu exaucé — la coutume est locale et tenue, en riant. Le quartier abrite aussi le musée Pedro de Osma et sa collection d'art colonial.
Ne pas compter sur le coucher de soleil : de l'automne au printemps austral, la garúa bouche l'horizon des semaines entières et le ciel reste gris. Prévoir une veste, y compris en été.
29 € hébergement · 27 € repas · 13 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près du Malecón, 58 € la nuit.
- Lima → Vallée Sacrée — Vol Lima → Cusco, puis navette vers la vallée, 3 h, 95 € par personne.
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02. Vallée Sacrée
J3 → J4 · 2 nuits · 148 € par personne
2 800 m : on s'acclimate ici, pas à Cusco
⚠️ C'est ici qu'on s'acclimate, pas à Cusco. La vallée est six cents mètres plus bas que la ville, ce qui rend la première nuit beaucoup plus supportable — c'est la raison pour laquelle elle passe avant dans le parcours, contre toute logique géographique. Terrasses incas, salines et villages, à parcourir doucement.
En savoir plus sur Vallée Sacrée
⚠️ La Vallée Sacrée passe avant Cusco dans ce parcours, et ce n'est pas une erreur de géographie : c'est le point le plus important de tout le séjour péruvien. La vallée se situe autour de deux mille huit cents mètres, soit six cents mètres plus bas que Cusco, et y passer les premières nuits rend l'acclimatation nettement plus supportable. Arriver de Lima — niveau de la mer — directement à trois mille quatre cents mètres est la cause la plus fréquente de mal aigu des montagnes chez les voyageurs.
Les symptômes sont ordinaires et désagréables : mal de tête, nausée, insomnie, essoufflement au moindre effort. Ils passent en un à trois jours si l'on monte progressivement. ⚠️ Les deux premiers jours se passent donc lentement, sans randonnée, en buvant beaucoup et en évitant l'alcool ; le maté de coca, servi partout, aide un peu et n'a rien d'un remède miracle.
La vallée elle-même vaut largement ces journées calmes. Les terrasses de Pisac s'étagent sur des centaines de mètres au-dessus du village et son marché ; Ollantaytambo est la seule ville inca encore habitée selon son plan d'origine, avec ses canaux dans les rues, et c'est aussi la gare de départ des trains vers Machu Picchu. Les salines de Maras alignent des milliers de bassins blancs exploités depuis l'époque préinca.
À table
- Cuy — le cochon d'Inde rôti entier, plat de fête des villages, dans les restaurants de Pisac et d'Ollantaytambo.
- Chicha de jora — la bière de maïs fermentée des chicherías, signalées par un drapeau rouge à la porte.
- Choclo con queso — l'épi de maïs géant à gros grains bouilli, avec une tranche de fromage frais, sur les étals d'Urubamba.
- Trucha — la truite des rivières de la vallée, frite ou grillée, dans les auberges du bord de l'Urubamba.
- Pachamanca — les viandes et pommes de terre cuites sur des pierres chaudes dans un four enterré, dans les fermes de la vallée.
Jour 3
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Forteresse d'Ollantaytambo Compris dans le Boleto Turístico. Le seul endroit où les Incas ont battu les Espagnols en bataille rangée, en 1536, en inondant la plaine. Les blocs de porphyre rose du temple pèsent cinquante tonnes et viennent d'une carrière située six kilomètres plus loin, de l'autre côté de la rivière.gratuitcultureEn savoir plus
Le village au pied du site est le seul urbanisme inca encore habité : le damier d'origine, les enclos familiaux fermés par un mur unique et une porte, les canaux qui courent au milieu des ruelles et coulent toujours. On dort dans des maisons dont les fondations n'ont pas bougé depuis cinq siècles.
En haut, le temple du Soleil est resté inachevé : six monolithes dressés côte à côte, séparés par de minces pierres d'ajustement, et rien autour. Le chantier s'est arrêté avec la conquête. Sur le versant d'en face, on distingue la carrière et les longues rampes qui servaient à descendre les blocs, avec des pierres abandonnées en route qu'on appelle ici les pierres fatiguées. Derrière le village, les greniers accrochés à la falaise se rejoignent par un sentier libre d'accès : c'est de là qu'on a la meilleure vue, et presque personne n'y monte.
Ollantaytambo est nettement plus bas que Cusco. Y dormir avant de monter reste la façon la plus simple de laisser le corps s'habituer à l'altitude.
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Salines de Maras et terrasses de Moray Trois mille bassins de sel en escalier sur un flanc de montagne, exploités depuis avant les Incas par les familles du village, chacune propriétaire de ses bassins. Moray, à côté, aligne des terrasses circulaires concentriques avec quinze degrés d'écart entre le haut et le bas — un laboratoire agricole.8 €natureEn savoir plus
Le sel ne vient pas de la mer mais d'une source salée qui sort de la montagne, reste d'un océan piégé dans la roche. L'eau est distribuée de bassin en bassin par des rigoles de terre, s'évapore au soleil, et le sel est raclé par couches : les cristaux blancs du dessus sont la qualité fine, ceux du fond partent pour le bétail et l'industrie. Chaque famille entretient les siens, et un bassin laissé à l'abandon peut être repris par quelqu'un d'autre.
Moray, lui, n'a livré son secret à personne. L'hypothèse du laboratoire agricole est la plus répandue, elle est séduisante, mais elle n'est pas démontrée. Ce qui est certain relève du génie civil : le fond de la cuvette la plus profonde ne se remplit jamais, même sous les pluies de janvier, tant le drainage aménagé sous les terrasses est efficace.
On ne descend plus entre les bassins de sel depuis quelques années : la visite se fait par un chemin en surplomb. Le plateau est nu, sans une ombre, et le sel réverbère — chapeau et lunettes.
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Marché de Chinchero et tisserandes Le village le plus quechua de la vallée, à 3 750 m. Les coopératives de tisserandes montrent la teinture à la cochenille — un insecte du cactus qui donne le rouge — et le filage au fuseau. On y achète directement, sans intermédiaire.6 €marchéEn savoir plus
L'église coloniale est posée sur un mur inca massif, vestige du domaine de Túpac Yupanqui, et son intérieur est peint du sol au plafond : fresques du XVIIᵉ siècle sur chaque surface disponible, jusque sur les poutres. Autour, les terrasses descendent vers la plaine, et sur la place, à côté des étals pour visiteurs, on voit encore des gens échanger des produits contre d'autres produits.
La démonstration de teinture vaut à elle seule l'arrêt. La cochenille est un insecte parasite du cactus : écrasée, elle donne un rouge sombre ; une goutte de citron le fait virer à l'orange, une pincée de cendre au violet. Le Pérou en est aujourd'hui le premier producteur mondial, et le carmin tiré de ces bestioles colore encore des yaourts et des rouges à lèvres.
Deux repères avant d'acheter : une fibre vraie n'est jamais parfaitement lisse ni uniforme, et bébé alpaga désigne la finesse de la première tonte, jamais un animal jeune. Chinchero est plus haut que Cusco et la place est en pente : on souffle vite.
Jour 4
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Journée calme d'acclimatation Ce n'est pas une activité, c'est une consigne. À 2 800 m, les deux premiers jours se passent sans effort : marcher lentement, boire beaucoup, dormir. C'est ce qui rend Cusco et le Machu Picchu praticables ensuite.gratuitdétenteEn savoir plus
Ce n'est pas une activité mais une consigne médicale, et c'est la raison pour laquelle elle figure dans le parcours au même titre qu'une visite. Au-dessus de deux mille cinq cents mètres, la pression partielle en oxygène chute assez pour que l'organisme doive s'adapter : production de globules rouges, modification du rythme respiratoire. Cela prend des jours, pas des heures.
Le mal aigu des montagnes se manifeste par un mal de tête persistant, des nausées, un sommeil haché, un essoufflement au moindre effort et une fatigue disproportionnée. Il touche une grande partie des voyageurs arrivant de Lima, au niveau de la mer, et il n'a rien d'anodin : sous ses formes sévères, œdème pulmonaire ou cérébral, il tue. La seule réponse à une aggravation est de redescendre.
Ce que l'on peut faire tient en peu de choses : monter progressivement — d'où la Vallée Sacrée, six cents mètres plus bas que Cusco, avant Cusco —, ne fournir aucun effort les deux premiers jours, boire abondamment, manger léger, et éviter l'alcool. ⚠️ Le maté de coca, servi partout, soulage un peu et ne prévient rien. Un traitement préventif existe et se discute avec un médecin avant le départ ; il a des contre-indications.
28 € hébergement · 23 € repas · 16 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel de campagne dans la vallée, 55 € la nuit.
- Vallée Sacrée → Machu Picchu — Train depuis Ollantaytambo (compté dans l'activité), 1 h 45, 0 € par personne.
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03. Machu Picchu
J5 · 1 nuit · 177 € par personne
La cité sur l'arête, et tout ce qu'il faut réserver
La cité inca sur son arête, à deux mille quatre cents mètres. ⚠️ Tout s'y réserve et rien ne s'improvise : billet à date et à créneau, circuit imposé et non modifiable, train obligatoire jusqu'à Aguas Calientes, puis bus ou une heure et demie de montée à pied. Le site peut afficher complet des semaines à l'avance.
En savoir plus sur Machu Picchu
⚠️ Machu Picchu est le site le plus réglementé du parcours et rien ne s'y improvise. Le billet se prend à une date et à un créneau horaire précis ; il impose un circuit numéroté qu'on ne peut ni modifier ni quitter, et l'on ne revient pas en arrière sur le parcours. Les quotas quotidiens sont limités et le site affiche complet plusieurs semaines à l'avance en haute saison, de mai à septembre.
L'accès est tout aussi contraint. Aucune route ne mène au site : on prend le train depuis Ollantaytambo ou Cusco jusqu'à Aguas Calientes, également à réserver, puis un bus qui monte en vingt-cinq minutes de lacets, ou l'on grimpe à pied en une heure et demie d'escaliers raides. ⚠️ Les billets de bus se prennent séparément et la file du matin commence avant l'aube.
Les deux montagnes qui encadrent le site — le Huayna Picchu, celui qu'on voit derrière sur toutes les photos, et la Montaña — se réservent en supplément avec leur propre quota, souvent épuisé en premier. Le Huayna Picchu comporte des escaliers incas étroits, exposés et humides, déconseillés aux personnes sujettes au vertige. ⚠️ Le site est à deux mille quatre cents mètres, plus bas que Cusco : la chaleur et l'humidité y surprennent, et il n'y a ni toilettes ni nourriture à l'intérieur de l'enceinte.
À table
- Mate de coca — l'infusion de feuilles de coca contre l'altitude, offerte dans tous les hôtels d'Aguas Calientes.
- Trucha — la truite de la rivière Urubamba, grillée, sur les cartes du village.
- Sopa de quinua — la soupe de quinoa aux légumes, réconfort du soir après la visite.
- Lomo saltado — le bœuf sauté des restaurants de la rue principale, plat de tout le pays.
Jour 5
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Machu Picchu Le montant réunit les trois lignes indissociables : l'entrée (152 soles), le train aller-retour depuis Ollantaytambo en classe économique (80 $) et la navette jusqu'au site (24 $). ⚠️ Circuit et créneau se choisissent à l'achat et ne se changent pas sur place ; le circuit 2 est celui de la vue classique depuis la Maison du Gardien, et le premier épuisé. Réserver deux à trois mois avant.92 €cultureEn savoir plus
Le site n'a jamais été perdu pour les gens d'ici. Quand Hiram Bingham y est monté en 1911, des paysans cultivaient les terrasses, et un visiteur avait laissé son nom sur un mur, Lizárraga, neuf ans plus tôt. Bingham cherchait Vilcabamba, le dernier refuge des Incas, a cru l'avoir trouvée, et est passé à côté du vrai site sans le reconnaître. Un document colonial retrouvé dans les années 1980 a tranché : Machu Picchu était le domaine privé de Pachacutec, une résidence royale et non une cité perdue.
L'essentiel du travail est invisible. Sous les terrasses, des couches de gravier et des dizaines de canaux évacuent les pluies d'une forêt qui en reçoit énormément ; sans ce drainage, le versant aurait glissé depuis longtemps.
Le site est bien plus bas que Cusco : ici l'altitude n'est pas le problème, la chaleur humide et le soleil le sont. Le premier passage se fait accompagné d'un guide, sur un circuit à sens unique : on ne revient pas en arrière, on ne ressort pas pour y retourner, et il n'y a ni point d'eau ni toilettes à l'intérieur.
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Porte du Soleil et pont inca Deux marches courtes comprises dans l'entrée, et presque désertes. L'Inti Punku est l'arrivée du chemin de l'Inca : c'est de là que la cité se découvre comme les marcheurs la découvrent. Le pont inca est une planche posée sur un vide de 600 m.gratuitnatureEn savoir plus
L'Inti Punku n'est pas un belvédère mais un bâtiment de contrôle, avec ses montants, son seuil et ses logements de barre, posé sur la ligne de crête là où la route venue de Cusco débouchait sur le domaine royal. On y filtrait ceux qui avaient le droit d'entrer. La montée emprunte le chemin dallé d'origine, et la cité se découvre de haut et de loin, comme la découvraient les marcheurs.
Le pont inca est l'autre bout du même dispositif. Le sentier taillé dans la paroi s'interrompt sur quelques mètres de vide, et le passage n'était rétabli que par des troncs posés en travers, qu'on retirait à volonté. Une frontière qu'on range dans un coin : la falaise fait le reste.
On ne traverse plus, la passerelle est barrée après un accident mortel, et l'on se contente de la regarder depuis le sentier. Les deux marches sont comprises dans l'entrée mais dépendent du circuit choisi à l'achat : vérifier avant de payer, cela ne se rattrape pas sur place.
35 € hébergement · 30 € repas · 20 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel au bord de la rivière, 70 € la nuit.
- Machu Picchu → Vallée Sacrée — Train depuis Ollantaytambo (compté dans l'activité), 1 h 45, 0 € par personne.
Le budget de ces 5 jours
575 € par personne pour 5 jours, soit 115 € / jour. À deux, 1 150 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 149 € | 26 % |
| Repas | 130 € | 23 % |
| Transport sur place | 78 € | 14 % |
| Vols intérieurs | 95 € | 17 % |
| Activités | 123 € | 21 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
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- La carte du parcours, avec ses 3 étapes
- Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
- Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
- Le budget ventilé, par poste et par étape
- Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
- Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur
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