Portugal du Sud en 10 jours : l'itinéraire jour par jour
1 045 € par personne sur place pour 10 jours, soit 105 € / jour — en 5 étapes, d’Évora à Faro et la Ria Formosa. En passant par Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage, Sagres et le cap Saint-Vincent, puis Lagos et la côte des falaises.
Autres durées : 5 jours · une semaine · deux semaines · toutes les étapes de Portugal du Sud
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport Faro — aéroport (FAO), retour du même aéroport.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. Évora
J1 → J2 · 2 nuits · 196 € par personne
Une ville blanche dans ses remparts, un temple romain sur la place
La capitale de l'Alentejo, ville universitaire enfermée dans ses remparts et classée au patrimoine mondial : un temple romain, une cathédrale fortifiée et une chapelle tapissée d'ossements. ⚠️ Le centre se fait à pied ; les sites mégalithiques des environs et Elvas demandent une voiture.
En savoir plus sur Évora
Évora tient encore dans ses remparts. Capitale de l'Alentejo, ville universitaire, elle a gardé un centre de ruelles blanchies bordées de jaune et d'ocre, inscrit au patrimoine mondial. Au sommet de la ville, les colonnes d'un temple romain se dressent en plein air, à quelques pas d'une cathédrale médiévale aux allures de forteresse, dont on monte sur les toits. Plus bas, un aqueduc du XVIᵉ siècle entre dans la ville, et des maisons ont été bâties entre ses arches.
La visite que tout le monde vient faire est celle de la chapelle des Os, dans l'église São Francisco : des murs et des piliers entièrement couverts de crânes et d'ossements humains, rangés par les moines franciscains comme une méditation sur la mort. L'inscription au-dessus de la porte prévient le visiteur : les os qui sont ici attendent les siens. L'université, fondée par les jésuites au XVIᵉ siècle, a été fermée plus de deux cents ans avant de rouvrir dans les années 1970.
⚠️ Le centre se fait à pied, la voiture reste hors des murs. Mais les environs demandent une voiture : le cromlech des Almendres, un ovale de près d'une centaine de menhirs dans les chênes-lièges, n'a aucun transport, et Elvas, ville de garnison face à l'Espagne, est à une heure à l'est. L'été, la chaleur vide les rues l'après-midi.
À table
- Açorda à alentejana — la soupe de pain trempé dans un bouillon d'ail, de coriandre et d'huile d'olive, avec un œuf poché ; le plat pauvre devenu l'emblème de la région.
- Porco preto — le porc noir ibérique élevé en liberté sous les chênes et nourri de glands ; ses morceaux, secretos, plumas et presas, se mangent grillés.
- Migas — le pain alentejan émietté et revenu à l'ail dans le gras de porc, servi avec la viande ; il remplace la pomme de terre.
- Sericaia — un flan aux œufs et à la cannelle cuit au four dans un plat de terre, servi avec une prune confite d'Elvas.
- Queijo de Évora — le petit fromage de brebis affiné, dur et piquant, à appellation protégée.
Jour 1
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Temple romain et le haut de la ville Les colonnes corinthiennes d'un temple romain, debout au sommet de la ville, longtemps appelé temple de Diane sans que rien ne le prouve. Il est en plein air sur une place, visible à toute heure, et magnifique à la tombée du jour.gratuitcultureEn savoir plus
Il ne reste du temple que son haut soubassement et une partie de sa colonnade. Les fûts sont en granit, les chapiteaux et les bases en marbre blanc de la région d'Estremoz. Bâti au Iᵉʳ siècle de notre ère sur le forum de la ville romaine, il était probablement voué au culte de l'empereur.
S'il est encore debout, c'est qu'on l'a défiguré. Au Moyen Âge, on a muré l'espace entre ses colonnes pour l'intégrer à une construction défensive, et il a servi de boucherie jusqu'au XIXᵉ siècle. Ce sont ces murs, abattus lors de sa restauration, qui l'avaient protégé. Autour de la place se tiennent l'ancien couvent des Lóios, devenu un hôtel, et son église tapissée d'azulejos bleus et blancs, le palais des ducs de Cadaval, et le musée d'Évora, installé dans l'ancien palais épiscopal.
⚠️ Le temple ne se visite pas : on en fait le tour sans monter sur le soubassement. Le petit jardin en terrasse voisin ouvre sur les toits et la plaine, et c'est de là que les colonnes se détachent le mieux sur le ciel du soir. L'église des Lóios se visite à part.
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Chapelle des Os et parcours de l'église São Francisco Une chapelle dont les murs et les piliers sont entièrement couverts de crânes et d'os humains, avec au-dessus de la porte l'avertissement « Nous, les os qui sommes ici, attendons les vôtres ». Le billet ouvre aussi le musée d'art sacré, les crèches et la terrasse de l'église. ⚠️ L'église elle-même est gratuite : c'est la chapelle et le parcours qui se paient.7 €cultureEn savoir plus
On y entre par un passage étroit, et l'œil met un instant à comprendre ce qu'il voit : ce qui ressemble à un appareil de pierre est fait de crânes alignés en frises et d'os longs empilés comme des moellons, jusque sur les piliers. Les franciscains ont aménagé la chapelle avec des ossements exhumés des nombreux cimetières de la ville, dont on voulait libérer la place. Le but n'était pas d'effrayer, mais de faire méditer les frères sur la brièveté de la vie.
Dans la chapelle, deux corps desséchés, dont celui d'un enfant, pendent à une chaîne ; les légendes populaires leur prêtent plusieurs histoires, et aucune n'est établie. En ressortant, regarde l'église elle-même, gothique et manuéline, à nef unique et très large : son portail porte le pélican du roi Jean II et la sphère armillaire de Manuel Iᵉʳ, les emblèmes des deux souverains sous lesquels elle a été bâtie, à l'époque où la cour séjournait souvent à Évora.
⚠️ La chapelle est petite, et les groupes s'y succèdent en milieu de matinée : à l'ouverture ou en fin de journée, on peut s'y retrouver presque seul, et c'est là qu'elle fait son effet. Parle bas et ne touche à rien : ce sont des restes humains, pas un décor.
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Praça do Giraldo et les ruelles intra-muros La grande place à arcades du centre et sa fontaine de marbre, puis les ruelles blanchies bordées de jaune et d'ocre qui descendent vers les remparts.gratuitmarchéEn savoir plus
La place porte le nom de Geraldo Sem Pavor, Gérard sans Peur, le chevalier qui a pris Évora aux musulmans en 1165 ; la tradition raconte qu'il est entré dans la ville en escaladant de nuit une tour de guet. Sa fontaine de marbre, du XVIᵉ siècle, a huit becs, et l'on dit qu'ils répondent aux huit rues qui débouchent sur la place. L'église Santo Antão la ferme d'un côté.
Cette place gaie a un passé sombre : l'Inquisition, qui avait un tribunal à Évora, y a tenu des autodafés. Aujourd'hui, ses arcades abritent des cafés, et la rue 5 de Outubro monte vers la cathédrale entre des boutiques de liège et de céramique. Le reste du centre se découvre en s'écartant des axes : ruelles passées à la chaux, encadrements jaunes autour des portes, passages couverts, patios entrevus, jusqu'aux remparts médiévaux qui ferment la ville.
⚠️ Le pavage de calcaire, poli par les pas, glisse dès qu'il est mouillé. L'été, fais la promenade le matin ou le soir : l'après-midi, la ville se terre derrière ses volets, et la place ne se ranime qu'à la nuit tombée.
Jour 2
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Aqueduc de l'Água de Prata Un aqueduc du XVIᵉ siècle qui entre dans la ville par le nord-ouest ; dans la rue do Cano, des maisons et des boutiques ont été bâties entre ses arches.gratuitmarchéEn savoir plus
L'« eau d'argent » vient de sources situées au nord de la ville, dans la campagne. L'aqueduc a été construit pour l'amener dans les années 1530, sous le roi Jean III, sur des plans de Francisco de Arruda, l'architecte de la tour de Belém. Il alimentait les fontaines d'Évora, dont celle de la Praça do Giraldo.
Le plus étonnant est sa façon d'entrer dans la ville. Dehors, ses arches enjambent les creux du terrain ; à mesure que le sol monte vers le centre, elles raccourcissent, jusqu'à ce que le canal ne passe plus qu'à hauteur d'étage. Les habitants ont alors occupé chaque arche : une porte d'entrée, une vitrine ou une fenêtre logée dans le pied d'un ouvrage de la Renaissance, que l'on finit par longer comme une simple rangée de maisons.
⚠️ Pour le voir dans toute sa hauteur, sors des remparts du côté où il arrive : hors les murs, il file à travers champs sur de hautes arches. Les maisons logées sous les arches sont habitées : on regarde depuis la rue, on n'entre pas.
48 € hébergement · 28 € repas · 10 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans les remparts, 95 € la nuit.
- Évora → Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage — Par Alcácer do Sal, 165 km, 2 h, 11 € par personne (21 € à partager).
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02. Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage
J3 → J4 · 2 nuits · 204 € par personne
L'estuaire du Mira, et des falaises jusqu'à l'Algarve
Un bourg blanc à l'embouchure du Mira, au début de la côte la plus sauvage du Portugal, protégée par un parc naturel jusqu'à l'Algarve. On y vient pour les plages et le sentier des pêcheurs. ⚠️ L'Atlantique y est froid et souvent agité : l'estuaire est l'endroit le plus calme pour se baigner.
En savoir plus sur Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage
Vila Nova de Milfontes est un bourg blanc posé sur la rive nord de l'estuaire du Mira, là où la rivière rejoint l'Atlantique. Il ouvre la côte la plus sauvage du Portugal : de Sines à l'Algarve, un parc naturel protège des dizaines de kilomètres de falaises, de dunes et de plages presque vides de constructions. Les plages de l'estuaire, de part et d'autre de l'embouchure, sont les plus abritées de la côte.
Le long des falaises court le sentier des pêcheurs, une partie de la Rota Vicentina, tracé sur les chemins qu'empruntaient les pêcheurs pour descendre aux rochers. Au cap Sardão, plus au sud, les cigognes blanches font leur nid sur les aiguilles rocheuses au-dessus des vagues, ce qu'elles ne font presque nulle part ailleurs. Zambujeira do Mar, au bord de la falaise, et Porto Covo, au nord, sont les deux autres villages de cette côte.
⚠️ L'Atlantique y est froid, et souvent agité : on se baigne aux plages surveillées ou dans l'estuaire. La voiture est nécessaire pour passer d'une plage à l'autre. Début août, un grand festival de musique remplit Zambujeira et ses environs ; le reste de l'année, la côte est calme.
À table
- Amêijoas à Bulhão Pato — les palourdes ouvertes à l'huile d'olive, à l'ail et à la coriandre, avec un trait de citron.
- Arroz de marisco — le riz aux fruits de mer servi encore mouillé dans sa marmite, commandé pour deux au moins.
- Peixe grelhado — le poisson du jour grillé au charbon, servi avec des pommes de terre et une salade ; ⚠️ souvent facturé au poids, demander le prix avant.
- Polvo à lagareiro — le poulpe rôti au four avec des petites pommes de terre écrasées, noyé d'huile d'olive et d'ail.
Jour 3
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Sentier des pêcheurs jusqu'à Almograve Une étape du sentier des pêcheurs de la Rota Vicentina, sur le haut des falaises entre Milfontes et Almograve, avec la mer d'un côté et les dunes de l'autre. ⚠️ Le chemin est souvent en sable mou : compter plus de temps que la distance ne le laisse croire, et emporter de l'eau.gratuitsportEn savoir plus
On quitte Milfontes par le pont du Mira, puis on suit la rive sud jusqu'à la plage des Furnas avant de gagner le haut des falaises. Le sentier est balisé de bandes bleues et vertes, celles du chemin des pêcheurs, à ne pas confondre avec les marques rouges et blanches du Chemin historique, l'autre itinéraire de la Rota Vicentina, qui passe par l'intérieur des terres.
Il reprend les sentes qu'empruntaient les pêcheurs pour descendre aux rochers. On marche entre deux paysages : à droite, l'Atlantique, des criques désertes et des récifs ; à gauche, des dunes fixées par une végétation basse. On croise souvent des pêcheurs à la ligne perchés au-dessus du vide. Almograve, au bout, est un petit village de plage.
⚠️ Marche du nord vers le sud, comme ici : le vent dominant de l'été souffle du nord, et tu l'auras dans le dos. Il n'y a ni ombre ni point d'eau entre les deux villages. Reste en retrait du bord, car la falaise est friable. Et prévois le retour : les cars sont rares, il faut un taxi ou une seconde voiture.
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Plages de l'estuaire du Mira Des plages de sable de part et d'autre de l'embouchure du Mira, abritées de la houle par l'estuaire : l'endroit le plus calme de la côte pour se baigner. ⚠️ Le courant de marée est fort au milieu du chenal.gratuitplageEn savoir plus
Trois plages se partagent l'embouchure. Côté bourg, la Franquia s'étire au pied du village, puis la plage du Farol occupe la pointe, près du phare, là où l'estuaire rejoint l'océan. En face, sur la rive sud, la plage des Furnas, qu'on rejoint par le pont, est la plus sauvage, entre dunes et rochers.
Leur caractère change avec la marée, qui remonte loin dans la rivière. À marée basse, des bancs de sable se découvrent et l'eau des petits bras se réchauffe au soleil ; à marée haute, l'eau froide de l'océan envahit tout l'estuaire. À l'entrée du bourg, un petit fort gardait autrefois l'embouchure contre les pirates venus d'Afrique du Nord.
⚠️ Consulte l'horaire des marées avant de t'installer. Au jusant, le courant du chenal porte vers le large et peut emporter un bon nageur. L'été, le vent du nord se lève souvent dans l'après-midi : le matin est le moment le plus calme.
Jour 4
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Cap Sardão et les cigognes des falaises Un phare au bord de falaises sombres battues par la houle, où les cigognes blanches font leur nid sur les aiguilles rocheuses au-dessus de la mer, un comportement rarissime chez elles. Le printemps est la saison des nids.gratuitnatureEn savoir plus
Le cap est une avancée de schiste sombre, aux couches redressées presque à la verticale, que la houle bat en permanence. Les cigognes bâtissent leurs nids de branchages au sommet des aiguilles détachées de la côte, au-dessus des vagues. Ailleurs dans l'Alentejo, elles nichent sur les clochers, les cheminées et les pylônes : c'est sur cette côte qu'elles ont appris à faire de la roche nue leur perchoir.
Le sentier des pêcheurs passe au ras du cap, entre Almograve et Zambujeira. Sur cette côte, les pêcheurs de pouces-pieds, les percebes, descendent les parois à la corde pour arracher les coquillages aux rochers battus par les vagues : un métier réglementé, et dangereux.
⚠️ Observe les nids de loin, depuis le sentier : la falaise s'effrite au bord, et les oiseaux ne doivent pas être dérangés. Des jumelles changent tout. On y arrive par le petit village de Cavaleiro ; le vent souffle souvent fort sur le cap, même par beau temps.
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Canoë sur le Mira Des loueurs et des guides proposent de remonter le Mira en canoë depuis Milfontes, entre des berges boisées, à l'abri du vent de l'Atlantique. ⚠️ Partir avec la marée montante facilite l'aller.payantsportEn savoir plus
Le Mira est l'un des rares fleuves du Portugal à couler du sud vers le nord : il naît dans les serras du sud et rejoint l'océan à Milfontes, où la marée le remonte loin vers l'amont. En pagayant vers l'intérieur, on laisse vite derrière soi le bourg et les plages : les rives se couvrent de roseaux et de bois, et le bruit de l'océan s'éteint.
L'estuaire fait partie du parc naturel du Sud-Ouest alentejan et de la Côte Vicentine. À marée basse, les vasières se découvrent, et les hérons et les aigrettes viennent y chercher leur nourriture. Des loutres vivent dans la rivière, même si on les voit rarement : le matin tôt, le silence aide.
⚠️ Garde ton gilet, protège-toi du soleil que l'eau réverbère, et emporte un sac étanche pour le téléphone. Ne descends jamais vers l'embouchure : à marée descendante, le courant y entraîne vers la barre, où se brisent les vagues. Le vent du nord se lève souvent l'après-midi : le matin, la rivière est plus calme.
53 € hébergement · 30 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près de l'estuaire, 105 € la nuit.
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- Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage → Sagres et le cap Saint-Vincent — Par la côte ouest, Aljezur et Vila do Bispo, 110 km, 1 h 45, 8 € par personne (15 € à partager).
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03. Sagres et le cap Saint-Vincent
J5 → J6 · 2 nuits · 208 € par personne
Le bout de l'Europe, face à l'Atlantique
La pointe sud-ouest de l'Europe : une forteresse sur un promontoire, le cap Saint-Vincent et ses falaises, et des plages de surf des deux côtés. Un bourg simple et venteux, qu'on habite pour la mer. ⚠️ L'enceinte du phare du cap est fermée au public ; le cap lui-même reste libre.
En savoir plus sur Sagres et le cap Saint-Vincent
Sagres occupe la pointe sud-ouest du Portugal, un plateau nu battu par le vent qui s'avance dans l'Atlantique en deux promontoires. Sur le premier, une forteresse ferme l'accès d'un plateau de falaises ; on y voit une petite église, des murailles et une grande rose des vents tracée en pierre, dont la fonction divise encore les historiens. La tradition y place une école de navigation fondée par le prince Henri le Navigateur, que les historiens jugent en grande partie légendaire.
Le second promontoire est le cap Saint-Vincent, la pointe sud-ouest du continent européen : des falaises verticales et un phare, où tout le monde vient voir le soleil se coucher dans la mer. L'enceinte du phare et son petit musée sont fermés au public par la Marine, mais le cap lui-même reste libre.
⚠️ Sagres est à la jonction de deux côtes, et c'est ce qui en fait un village de surf : au sud, des plages abritées ; à l'ouest, la houle de l'Atlantique et de grandes plages sauvages au pied des falaises. Le bourg lui-même est simple et venteux. Les falaises n'ont ni barrière ni bord stable : ne jamais s'approcher du vide.
À table
- Percebes — les pouces-pieds, des crustacés arrachés aux rochers battus par les vagues par des pêcheurs autorisés, et mangés simplement cuits à l'eau de mer.
- Batata-doce de Aljezur — la patate douce des sols sableux de la côte ouest, à indication géographique protégée, rôtie ou en dessert.
- Peixe grelhado — le poisson du jour grillé au charbon ; ⚠️ souvent vendu au poids, demander le prix avant de commander.
- Medronho — l'eau-de-vie d'arbouse distillée dans les collines de l'arrière-pays, servie en digestif ; ⚠️ elle titre fort.
Jour 5
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Cap Saint-Vincent au coucher du soleil La pointe sud-ouest du continent européen : des falaises verticales et un phare face à l'Atlantique, où l'on vient voir le soleil se coucher dans la mer. ⚠️ L'enceinte du phare et son petit musée sont fermés au public ; le cap et le parking restent libres.gratuitnatureEn savoir plus
Les Romains appelaient cette pointe le promontoire sacré. Elle doit son nom actuel à une tradition chrétienne : le corps de saint Vincent, diacre martyrisé en Espagne au début du IVᵉ siècle, y aurait été apporté par des chrétiens fuyant la conquête musulmane, puis gardé par des corbeaux. Au XIIᵉ siècle, le premier roi du Portugal fit transporter les reliques à Lisbonne par la mer, et les corbeaux, dit-on, escortèrent le navire : ils figurent toujours sur les armes de la capitale.
Au large passent les navires qui relient la Méditerranée au nord de l'Europe, et l'on voit souvent des cargos doubler la pointe. Plusieurs batailles navales portent le nom du cap ; la plus célèbre, en 1797, vit la flotte britannique battre la flotte espagnole, et Nelson s'y illustrer.
⚠️ Au coucher du soleil, tout Sagres monte au cap par la même petite route : le parking est plein bien avant, et l'on repart dans un long cortège de voitures. Arrive tôt, ou attends un peu après le coucher que le flot s'écoule. Le vent fait tomber la température dès que le soleil a disparu : prends un pull. En chemin, le petit fort du Beliche se dresse au bord de la falaise.
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Plage du Beliche Une plage de sable au pied des falaises, entre Sagres et le cap, ouverte à la houle de l'ouest. ⚠️ On y descend par un long escalier, et les vagues y sont puissantes.gratuitplageEn savoir plus
Le Beliche est la dernière plage avant le cap Saint-Vincent, au creux de hautes falaises de calcaire ocre. Sur le rebord, au-dessus d'elle, un petit fort du même nom surveillait autrefois ce bout de côte. Tournée vers le sud, elle est abritée du vent du nord par ses falaises, et c'est pourquoi les surfeurs y descendent les jours où il balaie les autres plages.
En hiver, la grosse houle y lève des vagues puissantes, réservées aux surfeurs confirmés ; l'été, par mer calme, on s'y baigne au pied de la roche. Aux deux extrémités, la mer a creusé des grottes dans la falaise.
⚠️ La remontée de l'escalier se fait en fin de journée, souvent en plein soleil : garde de l'eau pour elle. Des blocs se détachent de la paroi : ne pose pas ta serviette contre la falaise, ni à l'entrée des grottes. Le parking, au bord de la route du cap, est petit et vite plein en été.
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Plage du Martinhal La grande plage abritée de Sagres, côté sud, face à quelques îlots : l'eau y est plus calme que sur la côte ouest.gratuitplageEn savoir plus
Le Martinhal ferme à l'est la baie de Sagres, au-delà du port de pêche de la Baleeira. C'est une longue plage de sable clair tournée vers le sud, et c'est ce qui la protège : la houle de l'Atlantique, qui frappe de plein fouet la côte ouest, n'y arrive qu'amortie. Devant elle, quelques îlots rocheux servent de repère aux nageurs et aux bateaux.
Elle n'est pas à l'abri de tout. Le vent se lève souvent l'après-midi et creuse le plan d'eau : c'est alors le terrain des planches à voile, et celui des écoles de surf quand la côte ouest est trop forte pour les débutants. L'eau, elle, reste fraîche toute l'année, nettement plus que dans l'est de l'Algarve, du côté de Tavira : la pointe de Sagres baigne dans les eaux froides de l'Atlantique.
⚠️ Pour une baignade calme, viens le matin, avant le vent. L'été, le parking se remplit vite ; on peut rejoindre la plage à pied depuis le port.
Jour 6
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Cours de surf Les écoles de surf de Sagres choisissent chaque jour la plage, côté sud ou côté ouest, selon la houle et le vent : c'est l'avantage d'une pointe entre deux côtes. Combinaison et planche sont fournies.payantsportEn savoir plus
Le premier cours se passe en bonne partie sur le sable : on y apprend à s'allonger sur la planche, à ramer, puis à se relever d'un seul mouvement. Dans l'eau, on reste dans la mousse, là où la vague a déjà déferlé et où l'on a pied. Les planches des débutants sont larges, épaisses et souples, faites pour pardonner les chutes.
À Sagres, la plage du jour peut être loin du bourg : la plupart des écoles emmènent leurs élèves en minibus. L'eau reste fraîche même au cœur de l'été, et la combinaison intégrale n'a rien d'un luxe. Les cours du matin profitent souvent d'une mer plus lisse, avant que le vent se lève.
⚠️ Une règle gouverne toutes les vagues : elle appartient à celui qui est le plus près de l'endroit où elle casse, et l'on ne part jamais devant lui. Mets une crème solaire résistante à l'eau sur le visage et la nuque, qu'on oublie toujours. Les courants peuvent déporter loin de la zone du cours : reste là où le moniteur l'indique.
55 € hébergement · 30 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le bourg, 110 € la nuit.
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- Sagres et le cap Saint-Vincent → Lagos et la côte des falaises — Par la N125, 35 km, 30 min, 3 € par personne (5 € à partager).
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04. Lagos et la côte des falaises
J7 → J8 · 2 nuits · 218 € par personne
Des falaises dorées creusées de grottes, une ville de remparts
Une ville de remparts au bord d'une baie, base des sorties en mer vers les grottes de Ponta da Piedade et de Benagil, et des plages encaissées entre des rochers ocre. ⚠️ En juillet et en août, Lagos et ses plages sont pleines ; Silves, dans les terres, est le meilleur répit.
En savoir plus sur Lagos et la côte des falaises
Lagos est une ville de remparts au fond d'une large baie, d'où partaient au XVᵉ siècle des navires portugais vers les côtes d'Afrique. On y fait souvent commencer la traite atlantique : en 1444, des Africains réduits en esclavage y ont été débarqués et vendus, et le bâtiment de l'ancien marché, sur la place principale, est devenu un musée qui le raconte. Juste à côté, l'église Santo António est tapissée de bois doré du sol au plafond.
Au sud de la ville commence la côte qui a fait la réputation de l'Algarve : des falaises de calcaire doré et ocre, découpées par la mer en arches, en aiguilles et en grottes. Ponta da Piedade en est le cap le plus spectaculaire, et ses grottes ne se voient vraiment que depuis l'eau. Plus à l'est, l'algar de Benagil, une grotte marine percée d'une ouverture dans sa voûte, est devenue l'image la plus photographiée de la région.
⚠️ À Benagil, l'Autorité maritime interdit depuis 2024 d'entrer à la nage et de débarquer sur la plage intérieure : on n'y va qu'en bateau ou en kayak guidé, pour quelques minutes. Dans les terres, Silves, ancienne capitale de l'Algarve musulman, garde son château de grès rouge. En juillet et en août, Lagos est pleine.
À table
- Dom Rodrigo — un petit dessert de fils d'œufs au sucre et aux amandes, enveloppé dans du papier métallisé de couleur, une spécialité de Lagos.
- Cataplana — le plat de poisson, de fruits de mer ou de porc aux palourdes cuit dans le récipient de cuivre à couvercle bombé qui lui donne son nom, servi pour deux.
- Sardinhas assadas — les sardines grillées au charbon, posées sur une tranche de pain qui en boit le jus ; leur saison est l'été.
- Oranges de Silves — les agrumes de la vallée de l'Arade, protégés par l'indication géographique des agrumes de l'Algarve, pressés en jus partout dans la région.
Jour 7
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Ponta da Piedade, falaises et belvédères Un cap de falaises dorées découpées en arches, en aiguilles et en grottes, avec un phare et des belvédères reliés par des passerelles ; un escalier taillé dans la roche descend jusqu'au niveau de l'eau. Accès libre.gratuitnatureEn savoir plus
Le cap est fait d'un calcaire tendre que la mer travaille sans relâche : elle s'engouffre dans les fissures, creuse des grottes, puis perce les cloisons qui les séparent. Une arche finit un jour par s'effondrer et laisse un pilier isolé ; c'est ainsi que se sont formées les aiguilles qui sortent de l'eau tout autour. Selon la lumière, l'eau passe du vert profond au turquoise, et l'on voit défiler en dessous les barques et les kayaks qui se glissent sous les arches.
Au pied de l'escalier, une petite plateforme de roche à fleur d'eau sert d'embarcadère : de là, on voit l'entrée des grottes, mais pas leur intérieur. Un sentier part aussi vers l'ouest sur le haut des falaises, jusqu'à la plage de Porto de Mós, avec d'autres vues plongeantes sur les criques.
⚠️ Viens tôt le matin ou à la tombée du jour : la lumière rasante fait rougeoyer la roche, et le parking, petit, déborde en milieu de journée. Les barrières sont là parce que le bord s'effrite : on ne les franchit pas pour une photo. L'escalier est raide et glissant quand il est mouillé.
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Plages de Dona Ana et du Camilo Deux petites plages de sable entre des rochers ocre, au sud de la ville, sur la route de Ponta da Piedade. ⚠️ Le Camilo se rejoint par un long escalier de bois, et toutes deux sont prises d'assaut en été.gratuitplageEn savoir plus
Dona Ana est la plage de carte postale de Lagos : une anse de sable doré fermée par des rochers ocre et des aiguilles qui sortent de l'eau, avec, au-dessus, un belvédère d'où chacun prend la même photo. Le Camilo, plus loin vers Ponta da Piedade, est plus petit et plus encaissé, au fond d'une crique étroite.
Par mer calme, l'eau est claire autour des rochers, et un masque suffit pour voir les poissons entre les blocs. La marée change tout : à marée basse, le sable s'élargit et l'on passe d'une crique à l'autre au pied des falaises ; à marée haute, en été, il ne reste parfois qu'une étroite bande de serviettes.
⚠️ Regarde l'heure de la marée avant de partir, et ne te laisse pas surprendre par la mer qui monte dans une crique sans autre issue. On rejoint les deux plages à pied depuis la ville, par le haut des falaises : le stationnement y est rare. Ne t'installe jamais au pied de la paroi, d'où tombent des pierres.
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Grotte de Benagil, depuis un bateau ou un kayak guidé Une grotte marine percée d'une ouverture ronde dans sa voûte, d'où la lumière tombe sur une petite plage intérieure, à trois quarts d'heure de Lagos. ⚠️ L'Autorité maritime interdit d'y entrer à la nage et d'y débarquer : on ne la voit que depuis un bateau, ou en kayak avec un guide, et seulement quelques minutes.payantnatureEn savoir plus
Benagil est un petit village de pêcheurs de la commune de Lagoa, entre Carvoeiro et Armação de Pêra. Les Portugais appellent ce genre de cavité un algar : une grotte marine dont la voûte s'est percée, ici d'une ouverture ronde qu'on surnomme l'œil. Selon l'heure, le soleil y dessine sur le sable un disque de lumière qui glisse au fil de la journée.
Les réseaux sociaux en ont fait l'image de l'Algarve, et le succès a fini par poser problème : un va-et-vient incessant d'embarcations en été, des nageurs au milieu des bateaux. D'où les règles de l'Autorité maritime, sous peine de lourdes amendes. Les bateaux partent de Benagil même, de Carvoeiro, de Portimão ou d'Armação de Pêra, et certaines sorties de Lagos y vont aussi ; les kayaks guidés partent le plus souvent de la plage de Benagil.
⚠️ Plus le départ est proche, plus le temps passé en mer sert à voir la côte plutôt qu'à y aller. Choisis une sortie le matin, quand la mer est souvent plus calme et les bateaux moins nombreux. On peut aussi voir l'œil d'en haut, depuis le belvédère clôturé du sentier des falaises.
Jour 8
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Sentier des Sept Vallées suspendues Un sentier balisé sur le haut des falaises entre la plage de Marinha et celle de Vale Centeanes, au-dessus d'arches et de criques, qui passe au-dessus de la grotte de Benagil. ⚠️ Aucune ombre : partir tôt, avec de l'eau, et rester sur le chemin.gratuitsportEn savoir plus
Le nom décrit un phénomène géologique : des vallons creusés par de petits ruisseaux, presque toujours à sec aujourd'hui, qui s'arrêtent net au bord de la falaise, suspendus au-dessus de la mer. La côte a reculé plus vite que les ruisseaux n'ont creusé leur lit. Le sentier les franchit l'un après l'autre, en descentes et en remontées, au-dessus d'arches, d'aiguilles et de criques qu'on ne voit d'aucune plage.
Au départ, la plage de la Marinha aligne ses arches et ses rochers sculptés ; en chemin, on traverse le village de Benagil et l'on passe au-dessus de la plage du Carvalho, qu'on rejoint par un passage taillé dans la roche. Le belvédère qui plonge dans l'œil de la grotte de Benagil se trouve sur le parcours.
⚠️ Le sentier n'est pas une boucle : il faut revenir par le même chemin ou prévoir un taxi à l'arrivée, et le parking de la Marinha se remplit tôt. Certaines portions longent le bord de près, sur un sol de sable et de gravillons qui roule sous la chaussure : prends de bonnes chaussures, et pas un pas de côté pour une photo.
58 € hébergement · 32 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près des remparts, 115 € la nuit.
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- Lagos et la côte des falaises → Faro et la Ria Formosa — Par l'A22, sans péage, 90 km, 1 h, 6 € par personne (12 € à partager).
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05. Faro et la Ria Formosa
J9 → J10 · 2 nuits · 192.5 € par personne
Une vieille ville dans ses remparts, face à la lagune
La capitale de l'Algarve, où arrivent les vols, a gardé une petite vieille ville fortifiée face à la Ria Formosa, une lagune protégée par un cordon d'îles de sable. ⚠️ Les plages sont sur les îles : on y va en bateau depuis le port, et l'on vérifie l'heure du dernier retour.
En savoir plus sur Faro et la Ria Formosa
Faro est la capitale de l'Algarve et la ville de son aéroport, et la plupart des voyageurs ne font qu'y passer. Elle a pourtant gardé une petite vieille ville fortifiée, la Cidade Velha, où l'on entre par une porte néoclassique couronnée de nids de cigognes. À l'intérieur, des rues pavées et calmes mènent à une place bordée d'orangers et à la cathédrale, incendiée lors du sac de la ville par une flotte anglaise à la fin du XVIᵉ siècle puis reconstruite ; de son clocher, on voit toute la lagune.
Car Faro regarde la Ria Formosa, une lagune protégée par un cordon d'îles de sable, classée parc naturel. Des salines, des parcs à palourdes et des marais où se posent flamants roses, spatules et échasses s'étendent entre la ville et la mer. Les îles portent des villages de pêcheurs ; l'île Deserta est la seule à n'être pas habitée.
⚠️ Les plages ne sont pas en ville mais sur les îles, qu'on rejoint en bateau depuis le port. Derrière l'église du Carmo, une petite chapelle est bâtie avec les os de moines carmes. À dix minutes en train, Olhão est un vrai port de pêche, avec ses deux halles de marché au bord de l'eau.
À table
- Amêijoas da Ria Formosa — les palourdes élevées dans la lagune, à l'ail et à la coriandre ou dans une cataplana.
- Xarém — la bouillie de semoule de maïs aux palourdes ou au porc, un plat ancien de l'Algarve qu'on trouve surtout à Olhão.
- Doces de amêndoa — les petites confiseries de pâte d'amande en forme de fruits et d'animaux, peintes à la main.
- Folar de Olhão — la brioche roulée à la cannelle et au sucre caramélisé, traditionnellement préparée à Pâques à Olhão.
Jour 9
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Vieille ville de Faro et l'Arco da Vila On entre dans la vieille ville fortifiée par une porte néoclassique où nichent des cigognes, puis on suit des rues pavées et calmes jusqu'à la place de la cathédrale, bordée d'orangers.gratuitmarchéEn savoir plus
L'Arco da Vila date du début du XIXᵉ siècle : l'évêque Francisco Gomes do Avelar, qui releva une bonne partie de la ville après le tremblement de terre de 1755, le fit élever par un architecte italien, Francisco Xavier Fabri. Dans la niche du sommet se tient une statue de saint Thomas d'Aquin. En passant sous la porte, on voit encore, derrière la façade néoclassique, l'arc en fer à cheval de l'ancienne entrée de l'époque musulmane.
Faro, l'Ossonoba des Romains, a été en 1249 la dernière ville du Portugal reprise aux musulmans, par le roi Alphonse III. Du côté est de la vieille ville, l'Arco do Repouso doit son nom à une tradition : le roi s'y serait reposé après la prise de la ville. Entre les deux portes, la place de la cathédrale réunit l'hôtel de ville et le palais épiscopal.
⚠️ Le plus simple est d'entrer par l'Arco da Vila et de ressortir par l'Arco do Repouso, puis de longer les remparts côté lagune. Reviens en fin de journée : la lumière dorée réchauffe les façades blanches, et les cigognes rentrent au nid.
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Marchés et front de mer d'Olhão À dix minutes de Faro en train, deux halles de brique rouge au bord de l'eau, l'une pour le poisson, l'autre pour les fruits et légumes ; le samedi matin, un grand marché déborde tout autour.gratuitmarchéEn savoir plus
Olhão ne ressemble à aucune autre ville de l'Algarve. Ses vieux quartiers sont faits de maisons cubiques à toits plats en terrasse, coiffées de petits belvédères, une architecture qu'on rapproche souvent de celle de l'Afrique du Nord. Le port est resté un vrai port de pêche, et les deux halles de brique, avec leurs tourelles d'angle, datent du début du XXᵉ siècle.
La ville tire sa fierté d'un épisode de 1808 : sous l'occupation française, ses pêcheurs se soulevèrent, puis une poignée d'entre eux traversa l'Atlantique sur un petit caïque, le Bom Sucesso, pour porter la nouvelle au roi réfugié à Rio de Janeiro. Le roi récompensa le village en en faisant un bourg de plein droit.
⚠️ La halle aux poissons vit le matin : passé midi, les étals se vident. Les restaurants alignés en face servent le poisson du jour, grillé ou en cataplana. Du quai voisin partent les bateaux pour les îles de la Culatra et de l'Armona, moins fréquentées que celles de Faro.
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Sentier du Ludo et les flamants de la lagune Un sentier plat entre les salines et la lagune, à l'ouest de Faro, où l'on voit souvent des flamants roses, des spatules et des échasses. ⚠️ Peu d'ombre : y aller tôt le matin, quand les oiseaux sont aussi les plus nombreux.gratuitnatureEn savoir plus
Le Ludo est une étendue de salines, de marais et de vasières à l'ouest de Faro, coincée entre l'aéroport et les domaines de Quinta do Lago, et protégée par le parc naturel de la Ria Formosa. Le chemin, plat et sablonneux, longe les bassins où se nourrissent les oiseaux. Les flamants y filtrent la vase la tête en bas, les spatules la balaient de leur bec plat, et les échasses, juchées sur leurs longues pattes roses, picorent en eau peu profonde.
Le contraste fait partie de l'endroit : les avions passent à basse altitude au-dessus des marais pour se poser tout près, sans que les oiseaux s'en émeuvent. Plus à l'ouest, à Quinta do Lago, un affût domine un petit lac où l'on voit souvent la talève sultane, un grand oiseau bleu au bec rouge, devenu l'emblème du parc.
⚠️ Des jumelles changent tout. La marée compte autant que l'heure : à marée basse, les vasières découvertes attirent les échassiers. À la tombée du jour, les moustiques arrivent. Le sentier se fait aussi très bien à vélo.
Jour 10
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Église du Carmo et chapelle des Os Une église baroque aux retables dorés et, dans le jardin à l'arrière, une petite chapelle du début du XIXᵉ siècle dont les murs sont faits de crânes et d'os de moines carmes. Plus petite et plus brute que celle d'Évora.payantcultureEn savoir plus
L'église du Carmo se reconnaît de loin à sa façade baroque encadrée de deux clochers, sur une place de la ville basse, hors des remparts. À l'intérieur, les retables de bois doré couvrent le chœur et les chapelles latérales, dans la grande tradition du XVIIIᵉ siècle portugais, quand l'or du Brésil payait ces décors.
La chapelle des Os est à l'arrière, au fond d'un petit jardin. Ses murs et sa voûte sont faits de crânes et d'ossements tirés du cimetière des frères, alignés en motifs réguliers et pris dans le mortier. Au-dessus de l'entrée, une inscription en portugais invite le passant à s'arrêter et à considérer qu'il finira lui aussi dans cet état. On la traverse en quelques pas, mais l'on y reste longtemps : la pénombre, le silence et ces centaines de regards vides font leur effet.
⚠️ C'est un lieu de mémoire, pas un décor : on y parle bas, et l'on évite les poses pour la photo. Pendant les offices, l'église ne se visite pas.
50 € hébergement · 28 € repas · 9 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le centre, 100 € la nuit.
Le budget de ces 10 jours
1 045 € par personne pour 10 jours, soit 105 € / jour. À deux, 2 090 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 528 € | 51 % |
| Repas | 296 € | 28 % |
| Transport sur place | 28 € | 3 % |
| Location de voiture — 10 jours | 160 € | 15 % |
| Carburant et péages | 27 € | 3 % |
| Activités | 7 € | 1 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
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- La carte du parcours, avec ses 5 étapes
- Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
- Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
- Le budget ventilé, par poste et par étape
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