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Portugal du Sud en 7 jours : l'itinéraire jour par jour

735 € par personne sur place pour 7 jours, soit 105 € / jour — en 3 étapes, d’Évora à Lagos et la côte des falaises. En passant par Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage.

Autres durées : 5 jours · 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Portugal du Sud

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Le parcours, jour par jour

  1. Évora, Portugal du Sud

    01. Évora

    J1 → J3 · 3 nuits · 295.5 € par personne

    Une ville blanche dans ses remparts, un temple romain sur la place

    La capitale de l'Alentejo, ville universitaire enfermée dans ses remparts et classée au patrimoine mondial : un temple romain, une cathédrale fortifiée et une chapelle tapissée d'ossements. ⚠️ Le centre se fait à pied ; les sites mégalithiques des environs et Elvas demandent une voiture.

    En savoir plus sur Évora

    Évora tient encore dans ses remparts. Capitale de l'Alentejo, ville universitaire, elle a gardé un centre de ruelles blanchies bordées de jaune et d'ocre, inscrit au patrimoine mondial. Au sommet de la ville, les colonnes d'un temple romain se dressent en plein air, à quelques pas d'une cathédrale médiévale aux allures de forteresse, dont on monte sur les toits. Plus bas, un aqueduc du XVIᵉ siècle entre dans la ville, et des maisons ont été bâties entre ses arches.

    La visite que tout le monde vient faire est celle de la chapelle des Os, dans l'église São Francisco : des murs et des piliers entièrement couverts de crânes et d'ossements humains, rangés par les moines franciscains comme une méditation sur la mort. L'inscription au-dessus de la porte prévient le visiteur : les os qui sont ici attendent les siens. L'université, fondée par les jésuites au XVIᵉ siècle, a été fermée plus de deux cents ans avant de rouvrir dans les années 1970.

    ⚠️ Le centre se fait à pied, la voiture reste hors des murs. Mais les environs demandent une voiture : le cromlech des Almendres, un ovale de près d'une centaine de menhirs dans les chênes-lièges, n'a aucun transport, et Elvas, ville de garnison face à l'Espagne, est à une heure à l'est. L'été, la chaleur vide les rues l'après-midi.

    À table

    • Açorda à alentejana — la soupe de pain trempé dans un bouillon d'ail, de coriandre et d'huile d'olive, avec un œuf poché ; le plat pauvre devenu l'emblème de la région.
    • Porco preto — le porc noir ibérique élevé en liberté sous les chênes et nourri de glands ; ses morceaux, secretos, plumas et presas, se mangent grillés.
    • Migas — le pain alentejan émietté et revenu à l'ail dans le gras de porc, servi avec la viande ; il remplace la pomme de terre.
    • Sericaia — un flan aux œufs et à la cannelle cuit au four dans un plat de terre, servi avec une prune confite d'Elvas.
    • Queijo de Évora — le petit fromage de brebis affiné, dur et piquant, à appellation protégée.

    Jour 1

    • Temple romain et le haut de la ville, Évora, Portugal du Sud
      Temple romain et le haut de la ville Les colonnes corinthiennes d'un temple romain, debout au sommet de la ville, longtemps appelé temple de Diane sans que rien ne le prouve. Il est en plein air sur une place, visible à toute heure, et magnifique à la tombée du jour.
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      Il ne reste du temple que son haut soubassement et une partie de sa colonnade. Les fûts sont en granit, les chapiteaux et les bases en marbre blanc de la région d'Estremoz. Bâti au Iᵉʳ siècle de notre ère sur le forum de la ville romaine, il était probablement voué au culte de l'empereur.

      S'il est encore debout, c'est qu'on l'a défiguré. Au Moyen Âge, on a muré l'espace entre ses colonnes pour l'intégrer à une construction défensive, et il a servi de boucherie jusqu'au XIXᵉ siècle. Ce sont ces murs, abattus lors de sa restauration, qui l'avaient protégé. Autour de la place se tiennent l'ancien couvent des Lóios, devenu un hôtel, et son église tapissée d'azulejos bleus et blancs, le palais des ducs de Cadaval, et le musée d'Évora, installé dans l'ancien palais épiscopal.

      ⚠️ Le temple ne se visite pas : on en fait le tour sans monter sur le soubassement. Le petit jardin en terrasse voisin ouvre sur les toits et la plaine, et c'est de là que les colonnes se détachent le mieux sur le ciel du soir. L'église des Lóios se visite à part.

      culture
      gratuit
    • Chapelle des Os et parcours de l'église São Francisco, Évora, Portugal du Sud
      Chapelle des Os et parcours de l'église São Francisco Une chapelle dont les murs et les piliers sont entièrement couverts de crânes et d'os humains, avec au-dessus de la porte l'avertissement « Nous, les os qui sommes ici, attendons les vôtres ». Le billet ouvre aussi le musée d'art sacré, les crèches et la terrasse de l'église. ⚠️ L'église elle-même est gratuite : c'est la chapelle et le parcours qui se paient.
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      On y entre par un passage étroit, et l'œil met un instant à comprendre ce qu'il voit : ce qui ressemble à un appareil de pierre est fait de crânes alignés en frises et d'os longs empilés comme des moellons, jusque sur les piliers. Les franciscains ont aménagé la chapelle avec des ossements exhumés des nombreux cimetières de la ville, dont on voulait libérer la place. Le but n'était pas d'effrayer, mais de faire méditer les frères sur la brièveté de la vie.

      Dans la chapelle, deux corps desséchés, dont celui d'un enfant, pendent à une chaîne ; les légendes populaires leur prêtent plusieurs histoires, et aucune n'est établie. En ressortant, regarde l'église elle-même, gothique et manuéline, à nef unique et très large : son portail porte le pélican du roi Jean II et la sphère armillaire de Manuel Iᵉʳ, les emblèmes des deux souverains sous lesquels elle a été bâtie, à l'époque où la cour séjournait souvent à Évora.

      ⚠️ La chapelle est petite, et les groupes s'y succèdent en milieu de matinée : à l'ouverture ou en fin de journée, on peut s'y retrouver presque seul, et c'est là qu'elle fait son effet. Parle bas et ne touche à rien : ce sont des restes humains, pas un décor.

      culture
      7 €
    • Praça do Giraldo et les ruelles intra-muros, Évora, Portugal du Sud
      Praça do Giraldo et les ruelles intra-muros La grande place à arcades du centre et sa fontaine de marbre, puis les ruelles blanchies bordées de jaune et d'ocre qui descendent vers les remparts.
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      La place porte le nom de Geraldo Sem Pavor, Gérard sans Peur, le chevalier qui a pris Évora aux musulmans en 1165 ; la tradition raconte qu'il est entré dans la ville en escaladant de nuit une tour de guet. Sa fontaine de marbre, du XVIᵉ siècle, a huit becs, et l'on dit qu'ils répondent aux huit rues qui débouchent sur la place. L'église Santo Antão la ferme d'un côté.

      Cette place gaie a un passé sombre : l'Inquisition, qui avait un tribunal à Évora, y a tenu des autodafés. Aujourd'hui, ses arcades abritent des cafés, et la rue 5 de Outubro monte vers la cathédrale entre des boutiques de liège et de céramique. Le reste du centre se découvre en s'écartant des axes : ruelles passées à la chaux, encadrements jaunes autour des portes, passages couverts, patios entrevus, jusqu'aux remparts médiévaux qui ferment la ville.

      ⚠️ Le pavage de calcaire, poli par les pas, glisse dès qu'il est mouillé. L'été, fais la promenade le matin ou le soir : l'après-midi, la ville se terre derrière ses volets, et la place ne se ranime qu'à la nuit tombée.

      marché
      gratuit
    • Aqueduc de l'Água de Prata, Évora, Portugal du Sud
      Aqueduc de l'Água de Prata Un aqueduc du XVIᵉ siècle qui entre dans la ville par le nord-ouest ; dans la rue do Cano, des maisons et des boutiques ont été bâties entre ses arches.
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      L'« eau d'argent » vient de sources situées au nord de la ville, dans la campagne. L'aqueduc a été construit pour l'amener dans les années 1530, sous le roi Jean III, sur des plans de Francisco de Arruda, l'architecte de la tour de Belém. Il alimentait les fontaines d'Évora, dont celle de la Praça do Giraldo.

      Le plus étonnant est sa façon d'entrer dans la ville. Dehors, ses arches enjambent les creux du terrain ; à mesure que le sol monte vers le centre, elles raccourcissent, jusqu'à ce que le canal ne passe plus qu'à hauteur d'étage. Les habitants ont alors occupé chaque arche : une porte d'entrée, une vitrine ou une fenêtre logée dans le pied d'un ouvrage de la Renaissance, que l'on finit par longer comme une simple rangée de maisons.

      ⚠️ Pour le voir dans toute sa hauteur, sors des remparts du côté où il arrive : hors les murs, il file à travers champs sur de hautes arches. Les maisons logées sous les arches sont habitées : on regarde depuis la rue, on n'entre pas.

      marché
      gratuit

    Jour 2

    • Cromlech des Almendres, Évora, Portugal du Sud
      Cromlech des Almendres Près d'une centaine de menhirs dressés en ovale sur une pente plantée de chênes-lièges, à une quinzaine de kilomètres d'Évora : l'un des plus grands ensembles mégalithiques de la péninsule Ibérique. Le site est libre, sans guichet. ⚠️ Aucun transport en commun, et les derniers kilomètres sont une piste de terre.
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      Les pierres, de granit, sont arrondies au sommet, certaines à peine plus hautes qu'un enfant, d'autres dépassant un homme. Regarde-les de près, surtout en lumière rasante : plusieurs portent des gravures, des cupules creusées dans la roche, des cercles, des formes de crosse.

      Les premières ont été dressées au néolithique ancien, des millénaires avant Stonehenge, et l'ensemble a été agrandi et remanié en plusieurs phases. On ignore à quoi il servait : lieu de rassemblement, sanctuaire, calendrier. Les alignements sur les levers du soleil aux solstices et aux équinoxes, souvent avancés, restent des hypothèses. Le site n'a été signalé aux archéologues que dans les années 1960.

      ⚠️ On y arrive par le village de Guadalupe. Sur la route, un panneau signale le menhir isolé des Almendres, qu'on rejoint à pied à travers champs ; certains y voient un repère lié au cromlech. Pas d'eau, pas de toilettes, peu d'ombre hors des chênes-lièges. Ne monte pas sur les pierres et ne les touche pas : certaines gravures sont à peine lisibles.

      culture
      gratuit

    Jour 3

    • Cathédrale d'Évora, cloître, toits et musée, Évora, Portugal du Sud
      Cathédrale d'Évora, cloître, toits et musée Une cathédrale médiévale aux allures de forteresse, dont on monte sur les toits-terrasses pour voir toute la ville blanche, avant de faire le tour du cloître gothique. Le billet complet comprend le musée d'art sacré.
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      Vue du parvis, la façade de granit tient du château : deux tours massives coiffées de flèches coniques, et entre elles un porche gothique où se dressent les statues des apôtres. L'intérieur, à trois nefs, garde sa sobriété médiévale jusqu'au chœur, refait au XVIIIᵉ siècle en marbres de couleur par Ludovice, l'architecte du palais de Mafra : le contraste se lit d'un coup d'œil. Dans la nef, cherche la statue gothique de la Vierge enceinte, un sujet rare.

      La tradition veut que les étendards de la flotte de Vasco da Gama aient été bénis ici avant son départ pour l'Inde, en 1497. Le cloître, élevé au XIVᵉ siècle, est d'un gothique sévère. Au musée d'art sacré, la pièce la plus fine est une Vierge d'ivoire, française, du XIIIᵉ siècle, qui s'ouvre comme un petit triptyque sur des scènes sculptées de sa vie.

      ⚠️ Sur les toits, presque pas d'ombre, et la pierre renvoie la chaleur : en été, monte le matin. On y passe au pied de la tour-lanterne de la croisée, hérissée de clochetons, et l'on voit le temple romain tout proche. L'escalier est étroit et raide. Tenue correcte : la cathédrale est toujours un lieu de culte.

      culture
      5 €

    48 € hébergement · 28 € repas · 10 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans les remparts, 95 € la nuit.

    Voir les hébergements à Évoralien affilié

  2. Évora → Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage — Par Alcácer do Sal, 165 km, 2 h, 11 € par personne (21 € à partager).
  3. Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage, Portugal du Sud

    02. Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage

    J4 → J5 · 2 nuits · 204 € par personne

    L'estuaire du Mira, et des falaises jusqu'à l'Algarve

    Un bourg blanc à l'embouchure du Mira, au début de la côte la plus sauvage du Portugal, protégée par un parc naturel jusqu'à l'Algarve. On y vient pour les plages et le sentier des pêcheurs. ⚠️ L'Atlantique y est froid et souvent agité : l'estuaire est l'endroit le plus calme pour se baigner.

    En savoir plus sur Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage

    Vila Nova de Milfontes est un bourg blanc posé sur la rive nord de l'estuaire du Mira, là où la rivière rejoint l'Atlantique. Il ouvre la côte la plus sauvage du Portugal : de Sines à l'Algarve, un parc naturel protège des dizaines de kilomètres de falaises, de dunes et de plages presque vides de constructions. Les plages de l'estuaire, de part et d'autre de l'embouchure, sont les plus abritées de la côte.

    Le long des falaises court le sentier des pêcheurs, une partie de la Rota Vicentina, tracé sur les chemins qu'empruntaient les pêcheurs pour descendre aux rochers. Au cap Sardão, plus au sud, les cigognes blanches font leur nid sur les aiguilles rocheuses au-dessus des vagues, ce qu'elles ne font presque nulle part ailleurs. Zambujeira do Mar, au bord de la falaise, et Porto Covo, au nord, sont les deux autres villages de cette côte.

    ⚠️ L'Atlantique y est froid, et souvent agité : on se baigne aux plages surveillées ou dans l'estuaire. La voiture est nécessaire pour passer d'une plage à l'autre. Début août, un grand festival de musique remplit Zambujeira et ses environs ; le reste de l'année, la côte est calme.

    À table

    • Amêijoas à Bulhão Pato — les palourdes ouvertes à l'huile d'olive, à l'ail et à la coriandre, avec un trait de citron.
    • Arroz de marisco — le riz aux fruits de mer servi encore mouillé dans sa marmite, commandé pour deux au moins.
    • Peixe grelhado — le poisson du jour grillé au charbon, servi avec des pommes de terre et une salade ; ⚠️ souvent facturé au poids, demander le prix avant.
    • Polvo à lagareiro — le poulpe rôti au four avec des petites pommes de terre écrasées, noyé d'huile d'olive et d'ail.

    Jour 4

    • Sentier des pêcheurs jusqu'à Almograve, Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage, Portugal du Sud
      Sentier des pêcheurs jusqu'à Almograve Une étape du sentier des pêcheurs de la Rota Vicentina, sur le haut des falaises entre Milfontes et Almograve, avec la mer d'un côté et les dunes de l'autre. ⚠️ Le chemin est souvent en sable mou : compter plus de temps que la distance ne le laisse croire, et emporter de l'eau.
      En savoir plus

      On quitte Milfontes par le pont du Mira, puis on suit la rive sud jusqu'à la plage des Furnas avant de gagner le haut des falaises. Le sentier est balisé de bandes bleues et vertes, celles du chemin des pêcheurs, à ne pas confondre avec les marques rouges et blanches du Chemin historique, l'autre itinéraire de la Rota Vicentina, qui passe par l'intérieur des terres.

      Il reprend les sentes qu'empruntaient les pêcheurs pour descendre aux rochers. On marche entre deux paysages : à droite, l'Atlantique, des criques désertes et des récifs ; à gauche, des dunes fixées par une végétation basse. On croise souvent des pêcheurs à la ligne perchés au-dessus du vide. Almograve, au bout, est un petit village de plage.

      ⚠️ Marche du nord vers le sud, comme ici : le vent dominant de l'été souffle du nord, et tu l'auras dans le dos. Il n'y a ni ombre ni point d'eau entre les deux villages. Reste en retrait du bord, car la falaise est friable. Et prévois le retour : les cars sont rares, il faut un taxi ou une seconde voiture.

      sport
      gratuit
    • Plages de l'estuaire du Mira, Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage, Portugal du Sud
      Plages de l'estuaire du Mira Des plages de sable de part et d'autre de l'embouchure du Mira, abritées de la houle par l'estuaire : l'endroit le plus calme de la côte pour se baigner. ⚠️ Le courant de marée est fort au milieu du chenal.
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      Trois plages se partagent l'embouchure. Côté bourg, la Franquia s'étire au pied du village, puis la plage du Farol occupe la pointe, près du phare, là où l'estuaire rejoint l'océan. En face, sur la rive sud, la plage des Furnas, qu'on rejoint par le pont, est la plus sauvage, entre dunes et rochers.

      Leur caractère change avec la marée, qui remonte loin dans la rivière. À marée basse, des bancs de sable se découvrent et l'eau des petits bras se réchauffe au soleil ; à marée haute, l'eau froide de l'océan envahit tout l'estuaire. À l'entrée du bourg, un petit fort gardait autrefois l'embouchure contre les pirates venus d'Afrique du Nord.

      ⚠️ Consulte l'horaire des marées avant de t'installer. Au jusant, le courant du chenal porte vers le large et peut emporter un bon nageur. L'été, le vent du nord se lève souvent dans l'après-midi : le matin est le moment le plus calme.

      plage
      gratuit

    Jour 5

    • Cap Sardão et les cigognes des falaises, Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage, Portugal du Sud
      Cap Sardão et les cigognes des falaises Un phare au bord de falaises sombres battues par la houle, où les cigognes blanches font leur nid sur les aiguilles rocheuses au-dessus de la mer, un comportement rarissime chez elles. Le printemps est la saison des nids.
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      Le cap est une avancée de schiste sombre, aux couches redressées presque à la verticale, que la houle bat en permanence. Les cigognes bâtissent leurs nids de branchages au sommet des aiguilles détachées de la côte, au-dessus des vagues. Ailleurs dans l'Alentejo, elles nichent sur les clochers, les cheminées et les pylônes : c'est sur cette côte qu'elles ont appris à faire de la roche nue leur perchoir.

      Le sentier des pêcheurs passe au ras du cap, entre Almograve et Zambujeira. Sur cette côte, les pêcheurs de pouces-pieds, les percebes, descendent les parois à la corde pour arracher les coquillages aux rochers battus par les vagues : un métier réglementé, et dangereux.

      ⚠️ Observe les nids de loin, depuis le sentier : la falaise s'effrite au bord, et les oiseaux ne doivent pas être dérangés. Des jumelles changent tout. On y arrive par le petit village de Cavaleiro ; le vent souffle souvent fort sur le cap, même par beau temps.

      nature
      gratuit
    • Canoë sur le Mira, Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage, Portugal du Sud
      Canoë sur le Mira Des loueurs et des guides proposent de remonter le Mira en canoë depuis Milfontes, entre des berges boisées, à l'abri du vent de l'Atlantique. ⚠️ Partir avec la marée montante facilite l'aller.
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      Le Mira est l'un des rares fleuves du Portugal à couler du sud vers le nord : il naît dans les serras du sud et rejoint l'océan à Milfontes, où la marée le remonte loin vers l'amont. En pagayant vers l'intérieur, on laisse vite derrière soi le bourg et les plages : les rives se couvrent de roseaux et de bois, et le bruit de l'océan s'éteint.

      L'estuaire fait partie du parc naturel du Sud-Ouest alentejan et de la Côte Vicentine. À marée basse, les vasières se découvrent, et les hérons et les aigrettes viennent y chercher leur nourriture. Des loutres vivent dans la rivière, même si on les voit rarement : le matin tôt, le silence aide.

      ⚠️ Garde ton gilet, protège-toi du soleil que l'eau réverbère, et emporte un sac étanche pour le téléphone. Ne descends jamais vers l'embouchure : à marée descendante, le courant y entraîne vers la barre, où se brisent les vagues. Le vent du nord se lève souvent l'après-midi : le matin, la rivière est plus calme.

      sport
      payant

    53 € hébergement · 30 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près de l'estuaire, 105 € la nuit.

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  4. Vila Nova de Milfontes et la côte sauvage → Lagos et la côte des falaises — Par Aljezur, 100 km, 1 h 30, 7 € par personne (13 € à partager).
  5. Lagos et la côte des falaises, Portugal du Sud

    03. Lagos et la côte des falaises

    J6 → J7 · 2 nuits · 218 € par personne

    Des falaises dorées creusées de grottes, une ville de remparts

    Une ville de remparts au bord d'une baie, base des sorties en mer vers les grottes de Ponta da Piedade et de Benagil, et des plages encaissées entre des rochers ocre. ⚠️ En juillet et en août, Lagos et ses plages sont pleines ; Silves, dans les terres, est le meilleur répit.

    En savoir plus sur Lagos et la côte des falaises

    Lagos est une ville de remparts au fond d'une large baie, d'où partaient au XVᵉ siècle des navires portugais vers les côtes d'Afrique. On y fait souvent commencer la traite atlantique : en 1444, des Africains réduits en esclavage y ont été débarqués et vendus, et le bâtiment de l'ancien marché, sur la place principale, est devenu un musée qui le raconte. Juste à côté, l'église Santo António est tapissée de bois doré du sol au plafond.

    Au sud de la ville commence la côte qui a fait la réputation de l'Algarve : des falaises de calcaire doré et ocre, découpées par la mer en arches, en aiguilles et en grottes. Ponta da Piedade en est le cap le plus spectaculaire, et ses grottes ne se voient vraiment que depuis l'eau. Plus à l'est, l'algar de Benagil, une grotte marine percée d'une ouverture dans sa voûte, est devenue l'image la plus photographiée de la région.

    ⚠️ À Benagil, l'Autorité maritime interdit depuis 2024 d'entrer à la nage et de débarquer sur la plage intérieure : on n'y va qu'en bateau ou en kayak guidé, pour quelques minutes. Dans les terres, Silves, ancienne capitale de l'Algarve musulman, garde son château de grès rouge. En juillet et en août, Lagos est pleine.

    À table

    • Dom Rodrigo — un petit dessert de fils d'œufs au sucre et aux amandes, enveloppé dans du papier métallisé de couleur, une spécialité de Lagos.
    • Cataplana — le plat de poisson, de fruits de mer ou de porc aux palourdes cuit dans le récipient de cuivre à couvercle bombé qui lui donne son nom, servi pour deux.
    • Sardinhas assadas — les sardines grillées au charbon, posées sur une tranche de pain qui en boit le jus ; leur saison est l'été.
    • Oranges de Silves — les agrumes de la vallée de l'Arade, protégés par l'indication géographique des agrumes de l'Algarve, pressés en jus partout dans la région.

    Jour 6

    • Ponta da Piedade, falaises et belvédères, Lagos et la côte des falaises, Portugal du Sud
      Ponta da Piedade, falaises et belvédères Un cap de falaises dorées découpées en arches, en aiguilles et en grottes, avec un phare et des belvédères reliés par des passerelles ; un escalier taillé dans la roche descend jusqu'au niveau de l'eau. Accès libre.
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      Le cap est fait d'un calcaire tendre que la mer travaille sans relâche : elle s'engouffre dans les fissures, creuse des grottes, puis perce les cloisons qui les séparent. Une arche finit un jour par s'effondrer et laisse un pilier isolé ; c'est ainsi que se sont formées les aiguilles qui sortent de l'eau tout autour. Selon la lumière, l'eau passe du vert profond au turquoise, et l'on voit défiler en dessous les barques et les kayaks qui se glissent sous les arches.

      Au pied de l'escalier, une petite plateforme de roche à fleur d'eau sert d'embarcadère : de là, on voit l'entrée des grottes, mais pas leur intérieur. Un sentier part aussi vers l'ouest sur le haut des falaises, jusqu'à la plage de Porto de Mós, avec d'autres vues plongeantes sur les criques.

      ⚠️ Viens tôt le matin ou à la tombée du jour : la lumière rasante fait rougeoyer la roche, et le parking, petit, déborde en milieu de journée. Les barrières sont là parce que le bord s'effrite : on ne les franchit pas pour une photo. L'escalier est raide et glissant quand il est mouillé.

      nature
      gratuit
    • Plages de Dona Ana et du Camilo, Lagos et la côte des falaises, Portugal du Sud
      Plages de Dona Ana et du Camilo Deux petites plages de sable entre des rochers ocre, au sud de la ville, sur la route de Ponta da Piedade. ⚠️ Le Camilo se rejoint par un long escalier de bois, et toutes deux sont prises d'assaut en été.
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      Dona Ana est la plage de carte postale de Lagos : une anse de sable doré fermée par des rochers ocre et des aiguilles qui sortent de l'eau, avec, au-dessus, un belvédère d'où chacun prend la même photo. Le Camilo, plus loin vers Ponta da Piedade, est plus petit et plus encaissé, au fond d'une crique étroite.

      Par mer calme, l'eau est claire autour des rochers, et un masque suffit pour voir les poissons entre les blocs. La marée change tout : à marée basse, le sable s'élargit et l'on passe d'une crique à l'autre au pied des falaises ; à marée haute, en été, il ne reste parfois qu'une étroite bande de serviettes.

      ⚠️ Regarde l'heure de la marée avant de partir, et ne te laisse pas surprendre par la mer qui monte dans une crique sans autre issue. On rejoint les deux plages à pied depuis la ville, par le haut des falaises : le stationnement y est rare. Ne t'installe jamais au pied de la paroi, d'où tombent des pierres.

      plage
      gratuit
    • Grotte de Benagil, depuis un bateau ou un kayak guidé, Lagos et la côte des falaises, Portugal du Sud
      Grotte de Benagil, depuis un bateau ou un kayak guidé Une grotte marine percée d'une ouverture ronde dans sa voûte, d'où la lumière tombe sur une petite plage intérieure, à trois quarts d'heure de Lagos. ⚠️ L'Autorité maritime interdit d'y entrer à la nage et d'y débarquer : on ne la voit que depuis un bateau, ou en kayak avec un guide, et seulement quelques minutes.
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      Benagil est un petit village de pêcheurs de la commune de Lagoa, entre Carvoeiro et Armação de Pêra. Les Portugais appellent ce genre de cavité un algar : une grotte marine dont la voûte s'est percée, ici d'une ouverture ronde qu'on surnomme l'œil. Selon l'heure, le soleil y dessine sur le sable un disque de lumière qui glisse au fil de la journée.

      Les réseaux sociaux en ont fait l'image de l'Algarve, et le succès a fini par poser problème : un va-et-vient incessant d'embarcations en été, des nageurs au milieu des bateaux. D'où les règles de l'Autorité maritime, sous peine de lourdes amendes. Les bateaux partent de Benagil même, de Carvoeiro, de Portimão ou d'Armação de Pêra, et certaines sorties de Lagos y vont aussi ; les kayaks guidés partent le plus souvent de la plage de Benagil.

      ⚠️ Plus le départ est proche, plus le temps passé en mer sert à voir la côte plutôt qu'à y aller. Choisis une sortie le matin, quand la mer est souvent plus calme et les bateaux moins nombreux. On peut aussi voir l'œil d'en haut, depuis le belvédère clôturé du sentier des falaises.

      nature
      payant

    Jour 7

    • Sentier des Sept Vallées suspendues, Lagos et la côte des falaises, Portugal du Sud
      Sentier des Sept Vallées suspendues Un sentier balisé sur le haut des falaises entre la plage de Marinha et celle de Vale Centeanes, au-dessus d'arches et de criques, qui passe au-dessus de la grotte de Benagil. ⚠️ Aucune ombre : partir tôt, avec de l'eau, et rester sur le chemin.
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      Le nom décrit un phénomène géologique : des vallons creusés par de petits ruisseaux, presque toujours à sec aujourd'hui, qui s'arrêtent net au bord de la falaise, suspendus au-dessus de la mer. La côte a reculé plus vite que les ruisseaux n'ont creusé leur lit. Le sentier les franchit l'un après l'autre, en descentes et en remontées, au-dessus d'arches, d'aiguilles et de criques qu'on ne voit d'aucune plage.

      Au départ, la plage de la Marinha aligne ses arches et ses rochers sculptés ; en chemin, on traverse le village de Benagil et l'on passe au-dessus de la plage du Carvalho, qu'on rejoint par un passage taillé dans la roche. Le belvédère qui plonge dans l'œil de la grotte de Benagil se trouve sur le parcours.

      ⚠️ Le sentier n'est pas une boucle : il faut revenir par le même chemin ou prévoir un taxi à l'arrivée, et le parking de la Marinha se remplit tôt. Certaines portions longent le bord de près, sur un sol de sable et de gravillons qui roule sous la chaussure : prends de bonnes chaussures, et pas un pas de côté pour une photo.

      sport
      gratuit

    58 € hébergement · 32 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près des remparts, 115 € la nuit.

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Le budget de ces 7 jours

735 € par personne pour 7 jours, soit 105 € / jour. À deux, 1 469 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement366 €50 %
Repas208 €28 %
Transport sur place20 €3 %
Location de voiture — 7 jours112 €15 %
Carburant et péages17 €2 %
Activités12 €2 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Le PDF

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  • La carte du parcours, avec ses 3 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

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