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Provence en 5 jours : l'itinéraire jour par jour

690 € par personne sur place pour 5 jours, soit 138 € / jour — en 3 étapes, d’Avignon à Marseille et les Calanques. En passant par Luberon.

Autres durées : 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Provence

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Le trajet pour venir n'est pas compris — il dépend de ta gare de départ.

Trains

Arrivée à gare Avignon TGV (AVN), retour depuis Marseille Saint-Charles (MRS) — prends deux billets simples plutôt qu'un aller-retour.

Le trajet depuis chez toi n'est pas compté dans ce budget : il dépend de ta date et de ta gare de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Avignon, Provence

    01. Avignon

    J1 → J2 · 2 nuits · 257 € par personne

    Le palais des papes, les remparts et le Rhône

    Une ville enfermée dans quatre kilomètres de remparts, où les papes ont régné soixante-dix ans, laissant le plus grand palais gothique d'Europe. ⚠️ En juillet, le Festival remplit la ville et triple les prix d'hébergement. C'est le point d'arrivée en TGV du parcours, à moins de trois heures de Paris.

    En savoir plus sur Avignon

    Avignon tient dans quatre kilomètres de remparts encore complets, ce qui en fait l'un des rares ensembles fortifiés urbains intacts de France. La ville a été capitale de la chrétienté pendant près de soixante-dix ans au XIVᵉ siècle, quand neuf papes y ont résidé, et il en reste le plus grand palais gothique d'Europe — quinze mille mètres carrés, dont on visite une vingtaine de salles largement vides, les meubles ayant disparu à la Révolution.

    ⚠️ Le mois de juillet est un cas à part. Le Festival et son off remplissent la ville de spectacles, de tracts et de public : les prix d'hébergement triplent, les restaurants sont pleins, et il faut réserver des mois à l'avance. C'est une expérience remarquable ou un enfer, selon ce qu'on vient chercher, mais cela ne se découvre pas sur place.

    C'est le point d'arrivée en train du parcours : la gare TGV met Paris à moins de trois heures, et une navette la relie au centre en quelques minutes. ⚠️ Le stationnement intra-muros est difficile et cher ; les parkings gratuits de l'île Piot et des Italiens, avec navette fluviale, sont la solution locale. Le pont Saint-Bénézet, celui de la chanson, ne compte plus que quatre arches sur vingt-deux — on ne danse pas dessus mais dessous, sur l'île, selon la version qu'en donnent les historiens.

    À table

    • Papalines d'Avignon — les chocolats roses fourrés d'une liqueur d'origan du Comtat, créés par les confiseurs de la ville en hommage aux papes.
    • Daube provençale — le bœuf mariné au vin rouge et mijoté des heures avec olives et zeste d'orange, servi avec des macaronis ou une polenta.
    • Tapenade — les olives noires pilées avec câpres et anchois, à tartiner sur du pain grillé, au comptoir des Halles.
    • Tian de légumes — courgettes, aubergines et tomates rangées en rosace et cuites lentement au four dans le plat en terre.
    • Châteauneuf-du-Pape — le rouge des galets roulés à un quart d'heure de la ville, treize cépages autorisés, le vin des papes.

    Jour 1

    • Palais des Papes, Avignon, Provence
      Palais des Papes Le plus grand palais gothique du monde, bâti en vingt ans quand la papauté a quitté Rome pour Avignon au XIVe siècle. Quinze mille mètres carrés presque vides — la Révolution en a tout retiré — mais les fresques des appartements privés du pape sont restées. ⚠️ 14,50 € de mai à juillet, 16 € ensuite ; le billet couplé avec le pont coûte 19,50 €.
      En savoir plus

      Ce sont deux palais collés l'un à l'autre, et on passe de l'un à l'autre sans s'en rendre compte. Celui de Benoît XII est cistercien : murs nus, angles droits, austérité de moine. Celui de Clément VI, son successeur, est une cour princière — plafonds peints, chapelle immense, tours de guet. Le contraste raconte deux idées opposées de ce qu'un pape devait être, bâties à vingt ans d'intervalle.

      Les grandes salles sont vides parce qu'on les a vidées, mais aussi parce que le bâtiment a servi de caserne pendant près d'un siècle après la Révolution : les murs ont été blanchis et des fresques ont été découpées pour être revendues. Ce qui a survécu tient dans les pièces privées, et surtout dans la chambre du Cerf, où Clément VI s'est fait peindre des scènes de chasse, de pêche et de bain. Pas un saint, pas une croix : rien que le plaisir d'un seigneur.

      Des dispositifs numériques remeublent les salles au fil du parcours, ce qui évite l'impression de traverser un hangar de pierre. Monter jusqu'aux terrasses : la vue prend le Rhône, les arches du pont et, en face, le fort Saint-André sur sa colline.

      culture
      16 €
    • Pont du Gard, Avignon, Provence
      Pont du Gard Quarante-neuf mètres de haut, trois niveaux d'arches, posés sans mortier vers l'an 50 pour faire passer un aqueduc de cinquante kilomètres. Sa pente est de 25 cm par kilomètre — une précision que les Romains ont tenue sur toute la longueur. ⚠️ Le tarif est par véhicule, jusqu'à cinq personnes.
      En savoir plus

      Trois rangs d'arches, et pas une goutte d'eau visible : le canal est tout en haut, sous des dalles, dans un couloir où un homme tient debout. Les parois y sont tapissées d'une croûte de calcaire déposée par l'eau, si épaisse par endroits qu'elle a fini par étrangler le conduit. C'est l'entartrage, plus que les invasions, qui a tué cet aqueduc.

      Les blocs, jusqu'à six tonnes, ont été montés sans mortier. Regarder les piles : des pierres saillent de la maçonnerie à intervalles réguliers. Ce ne sont pas des accidents, ce sont les corbeaux qui portaient les échafaudages, laissés en place au cas où il faudrait revenir. On lit encore, gravées dans la pierre, des marques de chantier et des indications de montage laissées par les équipes.

      Le tablier plat accolé au premier niveau n'est pas romain : c'est un pont routier ajouté au XVIIIᵉ siècle, et c'est par là qu'on traverse aujourd'hui à pied. Les deux rives se visitent et un musée complète la promenade. La baignade dans le Gardon, en aval, est autorisée — c'est depuis l'eau qu'on prend la mesure de la hauteur.

      culture
      4 €

    Jour 2

    • Pont Saint-Bénézet et remparts, Avignon, Provence
      Pont Saint-Bénézet et remparts Il reste quatre arches sur vingt-deux : le Rhône a emporté les autres, reconstruites puis abandonnées au XVIIe siècle. On n'y a jamais dansé « sur » le pont mais « sous », sur l'île de la Barthelasse, où se tenaient les guinguettes.
      En savoir plus

      Le pont ne mène nulle part, et c'est la seule chose que tout le monde en sait. Ce qu'on remarque moins : sur la deuxième pile, une chapelle à deux étages, l'une au niveau du fleuve, l'autre au-dessus du tablier. Elle a abrité la tombe de Bénézet, le berger qui, dit la légende, souleva devant témoins un bloc que personne ne bougeait, pour prouver que Dieu voulait ce pont.

      D'un bout à l'autre du Rhône, il faisait près d'un kilomètre et il a longtemps été le seul passage sur le fleuve entre Lyon et la mer. L'eau l'a emporté, on l'a relevé, elle l'a repris, jusqu'à ce qu'on renonce à le reconstruire. Ce n'est pas une ruine de guerre, c'est une ruine d'entretien.

      Les remparts, eux, paraissent bas : leur fossé a été comblé et une partie de leur hauteur est sous le trottoir. Ils ceinturent encore toute la vieille ville, sans interruption. Et pour voir le pont en entier, il ne faut pas être dessus : le jardin du rocher des Doms, au-dessus du palais, le cadre avec le Rhône, l'île en face et le Ventoux au fond.

      culture
      5 €
    • Villeneuve-lès-Avignon et fort Saint-André, Avignon, Provence
      Villeneuve-lès-Avignon et fort Saint-André De l'autre côté du Rhône, la ville où les cardinaux s'étaient fait bâtir des livrées pour échapper à la promiscuité d'Avignon. Le fort domine les deux villes, et c'est de là qu'on comprend la géographie du pouvoir de l'époque.
      En savoir plus

      Le Rhône était une frontière : Avignon au pape, Villeneuve au roi de France. Tout ce qui a été bâti ici l'a été pour se regarder en face. La tour Philippe-le-Bel garde la tête du pont côté royal ; le fort Saint-André, sur sa colline, est une forteresse française plantée à portée de vue du palais pontifical, avec une porte encadrée de deux tours jumelles qu'on distingue depuis l'autre rive.

      Les cardinaux, eux, ont fait le chemin inverse : ils se sont fait bâtir de ce côté-ci du fleuve des résidences, les livrées, pour échapper à l'entassement d'Avignon. La chartreuse du Val de Bénédiction, fondée par l'un d'eux devenu pape, est l'une des plus vastes de France : chaque cellule ouvre sur son propre jardin clos, et l'on comprend en les parcourant ce que voulait dire vivre seul à plusieurs.

      Le musée municipal garde le Couronnement de la Vierge d'Enguerrand Quarton, peint en 1454 — et, chose rare, le contrat qui dictait au peintre ce qu'il devait représenter a été conservé. À l'intérieur de l'enceinte du fort, l'abbaye et ses jardins en terrasses ont leur propre billet. Monter en fin de journée : le soleil se couche derrière, et c'est Avignon qui s'éclaire.

      culture
      7 €

    48 € hébergement · 40 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans les remparts, 95 € la nuit.

    Voir les hébergements à Avignonlien affilié

  2. Avignon → Luberon — voiture, via Dentelles et Ventoux, 1 h 45, 30 € par personne.
  3. Luberon, Provence

    02. Luberon

    J3 → J4 · 2 nuits · 248 € par personne

    Villages perchés, ocre rouge et lavande

    Une trentaine de villages perchés sur trente kilomètres, entre les ocres de Roussillon et les champs de lavande. ⚠️ La lavande ne fleurit que de fin juin à mi-juillet, et Sénanque est coupée par la récolte début juillet. Se garer dans les villages est le vrai problème de la journée en été.

    En savoir plus sur Luberon

    Le Luberon est un massif de trente kilomètres bordé d'une trentaine de villages perchés, chacun sur son éperon, et c'est la densité qui fait l'intérêt : Gordes, Roussillon, Bonnieux, Ménerbes et Lacoste sont à quelques minutes les uns des autres. Le versant nord, plus frais et plus boisé, n'a rien à voir avec le versant sud, sec et méditerranéen.

    Roussillon est bâti sur un gisement d'ocre exploité jusqu'aux années 1930, et le Sentier des Ocres traverse d'anciennes carrières aux dix-sept nuances de jaune, d'orange et de rouge. ⚠️ La poussière d'ocre tache durablement les chaussures et les vêtements clairs — c'est écrit à l'entrée et beaucoup de visiteurs l'apprennent après.

    ⚠️ La lavande ne fleurit que de fin juin à mi-juillet, et cette fenêtre est plus courte que ce que suggèrent les images qui circulent toute l'année. L'abbaye de Sénanque, la plus photographiée, fait faucher son champ dès le début de juillet : venir mi-juillet, c'est trouver des rangs coupés. Le plateau de Valensole, plus haut et plus tardif, fleurit un peu plus longtemps. ⚠️ Le vrai problème de la journée en été est le stationnement : les villages perchés ont des parkings minuscules, saturés dès dix heures, et les rues sont trop étroites pour faire demi-tour. Arriver tôt est la seule méthode qui marche.

    À table

    • Fruits confits d'Apt — la capitale mondiale du fruit confit, cerises, melons et abricots passés dans les sirops pendant des semaines.
    • Melon de Cavaillon — le charentais orangé et parfumé, mangé au couteau ou avec une tranche de jambon cru, de juin à septembre.
    • Banon — le petit chèvre affiné emballé dans des feuilles de châtaignier liées au raphia, sur les marchés de Lourmarin et d'Apt.
    • Huile d'olive du Luberon — celle des moulins d'Oppède, de Ménerbes ou de Cucuron, sur une tranche de pain de campagne.
    • Vins du Luberon — rosés et rouges des coteaux entre Bonnieux et Lourmarin, à goûter au domaine.

    Jour 3

    • Gordes et le village des Bories, Luberon, Provence
      Gordes et le village des Bories Un village entier bâti en pierre sèche grise, empilé sur un éperon face au Luberon. En contrebas, une vingtaine de cabanes de pierre sans mortier — les bories — servaient de bergeries et d'abris de vigne jusqu'au XIXe siècle. La vue d'arrivée par la D15 est le cliché le plus reproduit de Provence.
      En savoir plus

      Gordes est gris. Pas ocre, pas doré : gris, parce que tout — maisons, murs, toits, calades — est fait de la même pierre calcaire locale, posée sans enduit. Le village s'enroule autour de son château Renaissance en descendant l'éperon par paliers, et les ruelles passent sous des passages voûtés qui servaient aussi à contreventer les façades.

      Ce qu'on voit est en partie une reconstruction. En août 1944, en représailles d'une action du maquis, l'armée allemande a dynamité une partie du village ; Gordes a reçu la Croix de guerre et s'est relevée lentement, aidée par des artistes venus s'y installer. Vasarely a occupé le château pendant des années et y a tenu un musée.

      Les bories, en contrebas, ne sont pas préhistoriques malgré ce que leur allure suggère : la plupart datent du XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècle. Elles sont bâties en encorbellement, chaque pierre débordant légèrement sur la précédente, sans une goutte de mortier, et elles tiennent toujours. Le belvédère célèbre de la D15 n'est qu'un élargissement en virage : s'arrêter sur la chaussée y est dangereux, et se fait beaucoup. Le parking du village est loin et payant.

      culture
      8 €
    • Sentier des Ocres de Roussillon, Luberon, Provence
      Sentier des Ocres de Roussillon Un ancien site d'extraction d'ocre transformé en parcours de trente minutes entre des cheminées de fée rouges, orange et violettes — dix-sept nuances recensées. ⚠️ Ne pas venir en blanc : la poussière d'ocre ne part pas au lavage, et c'est écrit à l'entrée.
      En savoir plus

      L'ocre n'est pas une pierre teinte : c'est un sable argileux coloré par des oxydes de fer, jaune quand le fer est hydraté, rouge quand il ne l'est plus. Sur le sentier on passe des uns aux autres en quelques pas, entre des colonnes rongées par la pluie. Le sol est du sable, pas de la roche : il crisse, il glisse dans les descentes, et il vole dès qu'il y a du vent.

      L'exploitation industrielle est née ici à la fin du XVIIIᵉ siècle, quand un habitant de Roussillon, Jean-Étienne Astier, a mis au point le lavage qui sépare le pigment du sable. L'ocre est partie dans le monde entier jusqu'à ce que les colorants de synthèse la remplacent. À l'ancienne usine Mathieu, en contrebas du village, les bassins de décantation, les fours et les briques d'ocre séchées sont restés en place : on y comprend en une visite ce que le sentier montre sans l'expliquer.

      Les mêmes falaises continuent à Rustrel, plus vastes et plus sauvages, sans billet ni parcours balisé. Le sentier de Roussillon, lui, se parcourt dans un sens imposé et n'est pas praticable en poussette : marches, sable meuble, passages étroits.

      nature
      4 €
    • Villages du versant sud : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes, Luberon, Provence
      Villages du versant sud : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes Trois villages en enfilade sur la même corniche. Lacoste porte les ruines du château du marquis de Sade, racheté par Pierre Cardin ; Ménerbes est celui de Peter Mayle, dont le livre a fait connaître le Luberon au monde anglophone en 1989 — pour le meilleur et pour le pire.
      En savoir plus

      Les trois villages tiennent sur la même corniche et se voient l'un l'autre, mais ils n'ont ni la même pierre ni la même histoire. Bonnieux est le plus vertical : son vieux village se gagne par des escaliers, et sa vieille église plantée sous des cèdres domine tout le Luberon. Au-dessus, sur la crête, la forêt de cèdres de l'Atlas a été semée dans les années 1860 à partir de graines rapportées d'Algérie — un boisement entièrement artificiel, devenu la promenade la plus fraîche du massif.

      Lacoste est d'un seul tenant, en pierre claire, dominé par les ruines du château de Sade. Une école d'art américaine y possède aujourd'hui une bonne partie des maisons et y installe ses étudiants : cela donne au village une population saisonnière étrange et des ateliers dans les caves. Ménerbes, plus loin, a hébergé Dora Maar dans une maison achetée par Picasso, et Nicolas de Staël dans ses dernières années.

      Chaque village a son matin de marché, et jamais le même jour. Quant à la crête boisée au-dessus, elle est fermée par arrêté préfectoral les jours de risque incendie, carte publiée la veille en fin d'après-midi : la route des cèdres est alors barrée, et on ne discute pas avec une barrière.

      marché
      gratuit

    Jour 4

    • Abbaye Notre-Dame de Sénanque, Luberon, Provence
      Abbaye Notre-Dame de Sénanque Une abbaye cistercienne de 1148 au fond d'un vallon, avec son champ de lavande devant — la photo de toutes les couvertures. Des moines y vivent encore, la visite est guidée et sur réservation obligatoire. ⚠️ La lavande n'est en fleur que de mi-juin à mi-juillet.
      En savoir plus

      L'église n'est pas orientée. Toutes les abbayes cisterciennes regardent vers l'est ; celle-ci a son chevet au nord, parce que le vallon est trop étroit et qu'il a fallu se plier au terrain plutôt qu'à la règle. C'est la première anomalie que remarque un œil averti, et elle dit tout de l'ordre : la géométrie sert la vie, jamais l'inverse.

      À l'intérieur, rien. Pas de vitrail coloré, pas de statue, pas de peinture, pas de clocher de pierre : Bernard de Clairvaux avait proscrit tout ce qui pouvait distraire, jusqu'aux chapiteaux sculptés. Ce qui reste est la pierre, la proportion, la lumière — et une acoustique qui porte le moindre son d'un bout à l'autre. Une seule pièce était chauffée dans toute l'abbaye, le chauffoir : les moines y venaient écrire, parce qu'ailleurs l'encre gelait.

      Des moines vivent toujours là, et ce n'est pas un décor : on parle bas, on ne circule pas hors du parcours. La route qui descend de Gordes est étroite, en lacets, avec très peu de place pour se garer. Devant le champ de lavande, rester au bord : les rangs sont cultivés, et les photographes qui s'y couchent cassent des plants.

      culture
      8 €

    49 € hébergement · 40 € repas · 20 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel de village avec piscine, 98 € la nuit.

    Voir les hébergements à Luberonlien affilié

  4. Luberon → Marseille et les Calanques — mixte, via Gorges du Verdon et Aix-en-Provence, 3 h 45, 32 € par personne.
  5. Marseille et les Calanques, Provence

    03. Marseille et les Calanques

    J5 · 1 nuit · 123.25 € par personne

    La plus vieille ville de France, et le calcaire blanc

    La plus vieille ville de France, méditerranéenne et rugueuse, dont le parc national des Calanques commence dans les faubourgs. ⚠️ L'accès à Sugiton est régulé par réservation gratuite en été, et les massifs ferment les jours de vent et de risque incendie. Les calanques se rejoignent à pied, en bateau, ou pas du tout.

    En savoir plus sur Marseille et les Calanques

    Marseille est la plus vieille ville de France — fondée par les Grecs vers 600 avant notre ère — et la moins lisse : méditerranéenne, populaire, bruyante, avec une topographie de collines et de calanques qui rend certains quartiers presque inaccessibles sans voiture. Elle ne cherche pas à plaire et c'est ce qui la distingue d'Aix, à une demi-heure.

    Sa singularité est d'avoir un parc national qui commence dans ses faubourgs : les Calanques s'étendent sur vingt kilomètres entre la ville et Cassis, falaises de calcaire blanc et criques d'eau turquoise, sans route ni construction. ⚠️ On les rejoint à pied — une à deux heures de marche sur des sentiers caillouteux et sans ombre — ou en bateau depuis le Vieux-Port ou Cassis. Il n'y a pas d'accès en voiture, et c'est ce qui déroute le plus les visiteurs.

    ⚠️ Deux régulations s'appliquent. L'accès à la calanque de Sugiton est soumis à une réservation gratuite mais obligatoire en été, avec un quota quotidien, pour limiter la fréquentation qui détruisait le site. Et l'ensemble des massifs ferme les jours de vent fort et de risque incendie, par arrêté publié la veille à dix-huit heures. Une journée aux calanques se vérifie donc la veille au soir, systématiquement. Il n'y a ni eau ni ombre sur place : tout s'emporte.

    À table

    • Bouillabaisse — la soupe de poissons de roche servie en deux temps, bouillon puis poissons, avec la rouille sur des croûtons ; une charte fixe la recette depuis 1980.
    • Pieds-paquets — les tripes d'agneau farcies et les pieds mijotés à la tomate et au vin blanc, plat des cabanons.
    • Navettes — les biscuits secs en forme de barque à la fleur d'oranger, au Four des Navettes de la rue Sainte, depuis 1781.
    • Panisse — la galette de pois chiches frite en frites épaisses, vendue au cornet sur le port de l'Estaque.
    • Pastis — l'anis de la ville, dans un verre allongé d'eau fraîche, sur le Vieux-Port en fin de journée.

    Jour 5

    • Calanques d'En-Vau et Port-Pin depuis Cassis, Marseille et les Calanques, Provence
      Calanques d'En-Vau et Port-Pin depuis Cassis En-Vau est la plus spectaculaire : une entaille de deux cents mètres de profondeur, si étroite qu'elle reste à l'ombre le matin. Deux heures de marche depuis le col de la Gardiole, et une descente raide en fin de parcours. Aucun point d'eau.
      En savoir plus

      Ces entailles ne sont pas des failles, ce sont des vallées de rivières. Pendant les glaciations, la mer était bien plus basse et des torrents ont creusé ces canyons dans le calcaire ; l'eau est ensuite remontée et les a noyés jusqu'à mi-hauteur. C'est pour cela qu'ils ont un fond plat, une plage de galets et des parois qui s'écartent en montant.

      Port-Pin est la douce : des pins d'Alep poussés à même la roche, penchés au-dessus de l'eau, une petite plage abritée. En-Vau est tout autre chose, une nef à ciel ouvert, avec une aiguille détachée à son entrée, le Doigt de Dieu, sur laquelle des cordées grimpent en permanence. La descente finale vers En-Vau emprunte un couloir rocheux qu'il faut aborder à pied sûr, et qui se remonte à la fin de la journée avec des jambes fatiguées.

      L'accès en voiture aux parkings hauts est réglementé en saison, ce qui allonge la marche depuis Cassis. Et les jours de risque incendie élevé, le massif ferme entièrement par arrêté préfectoral, carte publiée la veille en fin d'après-midi : les sentiers sont barrés et contrôlés. Le bateau depuis Cassis reste alors la seule façon de voir les calanques.

      nature
      gratuit
    • Notre-Dame de la Garde et le Panier, Marseille et les Calanques, Provence
      Notre-Dame de la Garde et le Panier La Bonne Mère domine la ville de 150 m ; à l'intérieur, des centaines d'ex-voto de marins — maquettes de bateaux, plaques de marbre. Le Panier, plus bas, est le plus vieux quartier de France, fondé par les Grecs en 600 av. J.-C.
      En savoir plus

      La basilique est posée sur un piton calcaire qui fut d'abord un fort : la chapelle existait avant, le roi l'a enfermée dans des murs au XVIᵉ siècle, et l'église actuelle a été construite dedans au XIXᵉ. D'où sa silhouette : un sanctuaire à bandes de pierre claire et sombre, sous d'un clocher-tour, encastré dans un ouvrage militaire dont on longe les remparts pour entrer.

      À l'intérieur, la nef est tapissée d'ex-voto accumulés sur des siècles : maquettes de trois-mâts, de chalutiers et de paquebots, tableaux naïfs de naufrages, plaques de marbre, et des offrandes récentes qui disent la ville d'aujourd'hui — maillots de football, casques de moto, brassards. Dehors, sur les murs et sur le socle de la Vierge dorée, des impacts de balles et d'obus datent d'août 1944 : la colline a été prise au combat pendant la libération de Marseille, et on ne les a pas rebouchés.

      En bas, le Panier a été amputé. En janvier 1943, l'occupant a fait évacuer puis dynamiter tout le quartier nord du Vieux-Port ; ce qui reste est la partie haute, sauvée, avec la Vieille Charité de Pierre Puget en son centre. La montée est rude et sans ombre ; une navette part du Vieux-Port pour qui préfère garder ses jambes.

      marché
      gratuit
    • MuCEM et fort Saint-Jean, Marseille et les Calanques, Provence
      MuCEM et fort Saint-Jean Un cube de béton fibré ajouré posé sur l'eau, relié au fort Saint-Jean par une passerelle de 115 m. Les collections permanentes sont gratuites, et la terrasse du toit donne l'entrée du Vieux-Port. Gratuit pour tous le premier dimanche du mois.
      En savoir plus

      Le bâtiment est une boîte de verre enveloppée d'une résille de béton coulée en éléments fins comme de la dentelle — un béton fibré à très haute performance, qui autorise des sections impossibles autrement. On monte par des rampes en spirale prises entre la résille et la façade : on marche dans l'ombre du motif, avec la mer qui apparaît par fragments. Le contraste entre ce cube sombre et le fort médiéval d'à côté est tout le projet.

      Le fort Saint-Jean n'a pas été bâti pour protéger Marseille mais pour la mater. Après la révolte de la ville, Louis XIV a fait élever deux forts à l'entrée du port, et l'on rapporte qu'il ne cachait pas que les canons regarderaient vers l'intérieur des terres plutôt que vers le large. Les Marseillais l'ont compris et ne l'ont jamais oublié.

      Les collections viennent d'un musée parisien des arts et traditions populaires, transféré ici en bloc : ce sont des objets du quotidien méditerranéen, pas des chefs-d'œuvre isolés. Deux passerelles relient le fort, l'une au musée, l'autre au quartier du Panier, et l'on peut traverser le fort et ses jardins sans billet. Sur les hauteurs, le mistral décoiffe : ce n'est pas l'endroit pour un chapeau.

      culture
      11 €

    48 € hébergement · 40 € repas · 17 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel du Vieux-Port, 95 € la nuit.

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Le budget de ces 5 jours

690 € par personne pour 5 jours, soit 138 € / jour. À deux, 1 380 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement242 €35 %
Repas200 €29 %
Transport sur place23 €3 %
Location de voiture — 5 jours100 €14 %
Carburant et péages62 €9 %
Activités63 €9 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Le trajet pour venir n'est pas compris — il dépend de ta gare de départ.

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  • La carte du parcours, avec ses 3 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

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