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Bali en 10 jours : l'itinéraire jour par jour

839 € par personne sur place pour 10 jours, soit 84 € / jour — en 4 étapes, d’Ubud à Uluwatu. En passant par Munduk et Amed.

Autres durées : 5 jours · une semaine · deux semaines · trois semaines · toutes les étapes de Bali

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Denpasar Ngurah Rai (DPS), retour du même aéroport.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Ubud, Bali

    01. Ubud

    J1 → J4 · 4 nuits · 257 € par personne

    Rizières, temples, marché du matin

    Le cœur culturel de l'île, à une heure et demie de l'aéroport. Le centre se parcourt à pied, mais les rizières, les temples et les cascades sont dispersés dans un rayon de vingt kilomètres : il faut un scooter ou un chauffeur à la journée. C'est l'étape où l'on dort le plus longtemps, et la seule où l'on peut remplir quatre jours sans reprendre la route.

    En savoir plus sur Ubud

    Ubud n'est pas un village mais une petite ville de trente mille habitants, traversée par deux axes qui concentrent tout : Jalan Raya, l'artère commerçante, et Monkey Forest Road qui descend vers la forêt des singes. Entre 10 h et 18 h, les deux sont bouchées et un trajet de trois kilomètres prend quarante minutes. C'est pour ça qu'on dort rarement dessus : Penestanan, sur la colline à l'ouest, et Nyuh Kuning, au sud de la forêt, sont à dix minutes à pied du centre et retrouvent le silence.

    La journée s'organise autour de la chaleur et de la pluie. Les marchés et les rizières se font avant 8 h, la Campuhan Ridge avant 7 h — après, le sentier est à découvert et il n'y a pas un arbre. L'après-midi se passe à l'abri : cours de cuisine, ateliers, spa, ou simplement une terrasse pendant l'averse, qui dure rarement plus d'une heure en saison sèche.

    Pour sortir de la ville, deux formules. Le scooter, si on est à l'aise avec une circulation dense et des routes étroites. Ou le chauffeur à la journée, qui attend pendant les visites et coûte moins qu'on ne croit à deux — c'est la formule des rizières de Tegallalang, de Tirta Empul et des cascades du nord, qui sont dispersés sur vingt kilomètres et se font mal en une seule boucle. Ce qu'on peut sauter sans regret : les balançoires géantes, qui se paient cher pour trente secondes et une photo.

    À table

    • Babi guling — le cochon de lait farci d'épices et rôti à la broche, servi avec sa peau croustillante, chez Ibu Oka face au palais.
    • Bebek betutu — le canard frotté d'épices, enveloppé dans une feuille de bananier et cuit des heures, à commander la veille.
    • Sate lilit — le poisson haché à la coco et aux épices pressé autour d'une tige de citronnelle et grillé.
    • Nasi campur — le riz entouré de petites portions de légumes, viande, sambal et cacahuètes, le déjeuner de tous les warungs.
    • Lawar — les légumes hachés mêlés de coco râpée, d'épices et de viande, préparé pour les cérémonies.

    Jour 1

    • Rizières de Tegallalang, Ubud, Bali
      Rizières de Tegallalang Terrasses en escalier creusées à flanc de vallée, irriguées par le subak, ce système de partage de l'eau vieux de mille ans et classé par l'Unesco. Arriver avant 9 h : les cars déversent le monde ensuite.
      En savoir plus

      Les terrasses se regardent depuis l'autre versant d'un vallon étroit, ce qui les met en face de soi comme un amphithéâtre — un point de vue rare, ailleurs on marche dedans sans jamais les voir en entier. L'eau leur arrive par un réseau de rigoles, de conduites de bambou et de galeries creusées à la main à travers les crêtes.

      Le subak n'est pas qu'un système de canaux, c'est une assemblée : on appartient à celui de sa source, pas à celui de son village, et le calendrier des mises en eau se décide au temple, en amont. Cette organisation a été prise pour du folklore. Dans les années 1970, la révolution verte a imposé des cycles continus en court-circuitant le calendrier rituel ; les ravageurs, qui n'avaient plus de trêve, ont explosé et les récoltes ont chuté. Il a fallu que des agronomes démontrent que la synchronisation des temples était la meilleure défense connue pour qu'on revienne en arrière.

      La descente dans les terrasses puis la remontée se font en plein soleil et sur des marches inégales. Plusieurs propriétaires ont installé une boîte à dons sur la portion de sentier qui traverse leur parcelle et chacun demande à son tour : c'est leur terre, et c'est ainsi.

      nature
      5 €
    • Temple de Tirta Empul, Ubud, Bali
      Temple de Tirta Empul Source sacrée où les Balinais se purifient sous une rangée de fontaines depuis le Xe siècle. On peut y entrer en sarong, mais c'est un lieu de culte actif : rester en retrait des files de prière.
      En savoir plus

      La source jaillit dans un bassin clos, au fond du sanctuaire : on voit le sable se soulever par bouffées au fond de l'eau, et c'est de là que part tout le reste. L'eau passe ensuite dans deux bassins rectangulaires bordés d'une file de fontaines, où l'on entre en sarong mouillé, jusqu'à la poitrine, offrande posée sur la tête.

      La légende est précise : le dieu Indra aurait percé le sol pour en faire jaillir une eau d'immortalité et ranimer ses troupes empoisonnées par le roi démon Mayadenawa. Une inscription date la fondation du Xe siècle. Le rituel de purification a un ordre — on entre par la gauche, on passe sous chaque fontaine à la suite, on prie à chacune — et deux d'entre elles se sautent : elles sont réservées aux rites funéraires. Juste au-dessus du temple, sur la colline, un palais construit pour Sukarno dans les années cinquante regarde les bassins d'en haut.

      Prévoir de quoi se sécher et un second sarong : celui du bain ne convient pas pour la cour. L'eau est franchement froide. L'entrée est interdite aux femmes pendant leurs règles, c'est affiché au portail. On ne pénètre jamais dans le bassin de la source, et l'on ne photographie pas de face les gens en prière.

      culture
      5 €
    • Cours de cuisine balinaise, Ubud, Bali
      Cours de cuisine balinaise Une demi-journée : marché le matin, puis préparation du base gede, la pâte d'épices qui sert de base à presque tout, et de trois ou quatre plats qu'on partage ensuite.
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      Le vrai apprentissage tient dans le mortier de pierre. La pâte se pile, elle ne se mixe pas : échalote, ail, curcuma frais qui teint les doigts en jaune pour la journée, galanga, gingembre, kencur, noix de bancoulier, piment, et la pâte de crevette qu'on grille avant de l'incorporer. Le geste qui change tout arrive à la fin — la pâte crue ne vaut rien, il faut la faire revenir longuement à l'huile pour qu'elle libère son parfum.

      Les plats qu'on en tire ne ressemblent à rien d'autre en Indonésie. Le lawar mêle légumes hachés menu, viande et noix de coco râpée ; sa version cérémonielle est liée au sang frais, et c'est un plat d'hommes, préparé collectivement avant les fêtes. Le saté balinais, le sate lilit, ne se pique pas en cubes : la chair est hachée, mélangée à la coco et moulée autour d'une tige de citronnelle, qui parfume de l'intérieur.

      Le passage au marché se fait tôt parce que le marché, lui, ferme tôt. Ce qui se reproduit le mieux une fois rentré, c'est le sambal matah : échalote, citronnelle, feuille de combava et piment crus, ébouillantés d'huile de coco brûlante. Annoncer sa tolérance au piment en début de cours, il s'ajoute en fin de cuisson et ne se retire plus.

      marché
      24 €

    Jour 2

    • Forêt des singes sacrée, Ubud, Bali
      Forêt des singes sacrée Trois temples au fond d'un ravin boisé où vivent quelque 1 200 macaques. Ils volent lunettes et bouteilles : rien dans les mains, rien qui dépasse des poches.
      En savoir plus

      Ce n'est pas un parc animalier mais le bois rituel du village de Padangtegal, où la forêt tient debout précisément parce qu'elle est terre de temple. Il y en a trois, aux fonctions distinctes : le grand temple des morts au fond du ravin, un temple de source où l'on se purifie, et le temple funéraire voisin du cimetière. Les macaques y vivent en groupes rivaux.

      Cette triade n'a rien de particulier au site : chaque village balinais possède trois temples, celui des origines, celui de la communauté et celui des morts, répartis le long de l'axe qui va de la montagne à la mer. Ici, l'ensemble a simplement gardé sa forêt autour, plantée de muscadiers dont le bois sert à tailler les tambours à fente qui appellent au temple.

      Les règles de conduite tiennent en peu de choses et elles se respectent à la lettre. Ne pas fixer un macaque dans les yeux ni lui sourire en montrant les dents : les deux sont des menaces dans leur langage. Rien dans les mains, rien qui dépasse d'une poche, sac fermé et tenu devant soi. Si l'un grimpe sur vous, on ne le repousse pas, on attend. Toute morsure ou griffure se fait soigner sans attendre : la rage circule sur l'île depuis la fin des années 2000.

      nature
      5 €
    • Marché de Ubud au lever du jour, Ubud, Bali
      Marché de Ubud au lever du jour Le vrai marché aux fruits et légumes tourne de 5 h à 9 h ; passé cette heure, les étals cèdent la place aux souvenirs. C'est avant 8 h qu'on y voit les Balinais faire leurs courses.
      En savoir plus

      Avant le jour, le rez-de-chaussée est un marché de gros : pyramides de salaks à peau de serpent, mangoustans, sucre de palme moulé en cylindres, feuilles de bananier taillées au format. Et surtout des fleurs, vendues au sac plein — souci, frangipanier, chrysanthème — parce que chaque maison en consomme tous les jours.

      C'est là que se comprend le canang sari, la petite corbeille tressée en feuille de cocotier jeune qu'on retrouve posée partout dans l'île, sur les seuils, les murets, les tableaux de bord. Les fleurs y sont disposées par couleur selon la direction et la divinité qu'elle appelle, avec un bâton d'encens dont la fumée porte l'offrande. Ce qui est donné, c'est l'essence, pas l'objet : une fois l'offrande faite, la corbeille n'a plus de valeur, et personne ne s'émeut qu'on la balaie le soir.

      Ce qui froisse, en revanche, c'est de marcher dessus : on les contourne, elles sont au sol. L'étage et l'arrière basculent dans le souvenir dès la fin de matinée, et là le marchandage est attendu, en souriant et sans hausser le ton. Attention aux billets : les coupures alignent beaucoup de zéros et deux d'entre elles se confondent facilement. Le palais royal est juste en face.

      marché
      gratuit
    • Temple de Saraswati et son bassin de lotus, Ubud, Bali
      Temple de Saraswati et son bassin de lotus Un bassin de lotus qui mène à un temple dédié à la déesse des arts, en plein centre. L'entrée est libre en journée ; le soir, un spectacle de danse payant s'y tient sur le parvis.
      En savoir plus

      Le bassin est l'avant-cour, pas le monument : on le traverse par une chaussée droite, entre deux nappes de lotus, avant les portes sculptées. L'ensemble est l'œuvre de I Gusti Nyoman Lempad, sculpteur et architecte d'Ubud qui a dessiné une grande part des temples et des palais de la ville, et qui a travaillé aux côtés des peintres européens installés ici dans les années trente.

      Saraswati est la déesse du savoir, de la parole et des arts. On la représente accompagnée d'un cygne, qui sait séparer le bon du mauvais, avec un instrument à cordes et un manuscrit sur feuille de palme — le lontar, support des textes balinais, gravé à la pointe puis noirci à la suie. Le jour qui lui est consacré revient à chaque tour du calendrier balinais : on bénit alors les livres et les manuscrits, et l'usage veut qu'on ne lise ni n'écrive ce jour-là.

      Les lotus s'ouvrent le matin et se referment quand la chaleur monte. Le bassin se longe librement, mais la cour intérieure est un temple en activité : sarong et écharpe nouée à la taille, et l'on ne passe pas devant quelqu'un en prière ni ne s'installe plus haut que lui. Le spectacle de danse du soir se joue sur le parvis, billets vendus à l'avance.

      culture
      gratuit

    Jour 3

    • Campuhan Ridge Walk au lever du jour, Ubud, Bali
      Campuhan Ridge Walk au lever du jour Une crête herbeuse entre deux rivières, deux kilomètres sans une voiture, à dix minutes du centre. Partir avant sept heures : après, la chaleur tombe et le sentier se remplit.
      En savoir plus

      Le nom dit ce qu'on regarde : campuhan désigne en balinais la rencontre de deux rivières, et la crête suivie n'est rien d'autre que l'échine de terre qui sépare les deux bras du Wos jusqu'à leur confluent. En bas, à l'endroit exact où les eaux se rejoignent, se tient un vieux temple, Gunung Lebah, que l'on longe avant de monter sur l'arête.

      Ce confluent n'est pas un décor. À Bali, le point où deux cours d'eau se mêlent est un lieu de purification, et l'on y descend se faire asperger avant une cérémonie. La crête, elle, est couverte d'alang-alang, la haute herbe blonde dont on couvre encore les toits des pavillons de temple : c'est elle qui donne à ce sentier son allure de savane suspendue, sans équivalent ailleurs autour d'Ubud.

      Il n'y a pas une ombre sur l'arête et aucun point d'eau, ce qui compte davantage que la lumière dans la décision de partir tôt. Les dalles deviennent savonneuses après la pluie et le terrain tombe raide de chaque côté. Au bout, le sentier rejoint des hameaux et quelques cafés ; on peut boucler par la route ou revenir par le même chemin. Ce n'est pas un parc aménagé mais un passage qu'empruntent les habitants.

      nature
      gratuit

    Jour 4

    • Rivière Ayung et villages de Penestanan, Ubud, Bali
      Rivière Ayung et villages de Penestanan Un dédale de sentiers bétonnés entre rizières et ateliers de peintres, sur la rive ouest. C'est le Ubud d'avant le tourisme, à quinze minutes à pied du marché.
      En savoir plus

      Penestanan tient sur une terrasse au-dessus de la vallée de la Wos, et l'on y monte depuis Campuhan par un escalier de pierre raide et sans ombre, une centaine de marches qui décourage les cars. C'est ce seul obstacle qui explique que le quartier ait gardé son allure de hameau alors qu'il est à quinze minutes à pied du marché d'Ubud.

      Le village a une histoire artistique précise. Dans les années 1960, le peintre néerlandais Arie Smit y a laissé des enfants de paysans utiliser ses couleurs, sans rien leur enseigner ; il en est sorti un style, la Young Artists School, aux aplats vifs et aux scènes de village vues de haut, qu'on retrouve encore dans les ateliers ouverts le long des sentiers.

      On circule ici sur des chemins bétonnés d'un mètre de large, tracés entre les rizières pour les scooters et les piétons, sans nom et sans signalisation : se perdre fait partie du parcours et l'on retombe toujours sur une route. La rivière Ayung coule plus bas dans une gorge encaissée ; c'est là que partent les descentes en raft, et le sentier qui y mène est glissant après la pluie.

      détente
      gratuit

    En option — non compris dans le budget ci-dessus

    Rizières de Tegallalang

    Un chauffeur t'emmène pour la journée : les bassins de Tirta Empul, où l'on se purifie en sarong sous une rangée de fontaines depuis le Xe siècle, les terrasses de Tegallalang irriguées par le subak, la forêt des singes et ses 1 200 macaques, puis la cascade de Tegenungan.

    10 h · en anglais · Temple de Tirta Empul

    3 de ces visites sont déjà au programme de l'étape : cette journée les remplace, elle ne s'y ajoute pas.

    Klook · prix relevé le 10-08-2026 · lien affilié

    23 € hébergement · 18 € repas · 8 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel de charme près du palais, 45 € la nuit.

    Voir les hébergements à Ubudlien affilié

  2. Ubud → Munduk — Voiture privée, 2 h, 13 € par personne (25 € à partager).
  3. Munduk, Bali

    02. Munduk

    J5 → J6 · 2 nuits · 105 € par personne

    Montagnes, lacs, cascades et plantations de café

    La montagne du nord, huit cents mètres plus haut : il y fait cinq à huit degrés de moins qu'à Ubud, et il pleut plus souvent. Le village s'étire le long d'une seule route en lacets, bordée de plantations de café et de girofle. On y vient pour marcher entre les cascades et les lacs de cratère, pas pour la vie nocturne.

    En savoir plus sur Munduk

    On arrive à Munduk par une route qui grimpe pendant une heure depuis Ubud, en lacets serrés, à travers les plantations de café et de girofle. Les huit cents mètres d'altitude changent tout : il fait cinq à huit degrés de moins, les nuits demandent une polaire, et les nuages montent de la vallée en fin d'après-midi. Il pleut plus souvent qu'au sud, y compris en saison sèche — c'est le prix de la végétation.

    Le village s'étire sur trois kilomètres le long d'une seule route, sans centre ni place. On y marche : les cascades s'atteignent par des sentiers qui partent directement des maisons, et le tour des plantations se fait à pied avec un habitant, café compris à l'arrivée. Les deux lacs jumeaux, Buyan et Tamblingan, sont à vingt minutes et se regardent depuis un belvédère au bord de la route — le meilleur moment est le matin, avant que la brume ne les couvre.

    Le temple Ulun Danu Beratan, sur le lac voisin, est l'image la plus reproduite de Bali. Il se visite en une heure et se remplit à partir de 10 h, quand arrivent les cars du sud. Y être à l'ouverture change complètement l'endroit. Attention en revanche à la route de retour vers la côte : elle passe par un col souvent noyé dans le brouillard en fin de journée, et la nuit tombe vers dix-huit heures trente toute l'année.

    À table

    • Café de Munduk — les plantations couvrent les pentes ; le kopi Bali se torréfie et se sert noir, épais, dans les guesthouses.
    • Clous de girofle — les girofliers du village sèchent leurs boutons sur les routes ; l'odeur accompagne les randonnées.
    • Fraises de Bedugul — cultivées sur les hauteurs fraîches autour du lac Bratan, en jus ou en confiture.
    • Nasi campur — le déjeuner du warung, avec les légumes des jardins d'altitude.

    Jour 5

    • Temple Ulun Danu Beratan, Munduk, Bali
      Temple Ulun Danu Beratan Le temple sur pilotis du lac Bratan, celui du billet de 50 000 roupies. Dédié à la déesse des eaux, il paraît flotter quand le niveau est haut.
      En savoir plus

      Ce n'est pas un temple mais un ensemble de sanctuaires dans un grand jardin au bord du lac. Celui que tout le monde photographie est une tour de onze toits de fibre empilés, posée sur un îlot ; un autre, plus petit, en compte trois. Derrière, dans la même enceinte, se dresse un stupa bouddhique.

      Le nombre de toits n'est pas décoratif : il est toujours impair, il monte jusqu'à onze, et il dit le rang de la divinité honorée. On peut donc lire la hiérarchie d'un temple balinais en comptant les toits depuis le parking. Le complexe a été fondé au XVIIe siècle par le royaume de Mengwi et il est dédié à la déesse du lac : l'eau qui part d'ici irrigue les rizières en contrebas, ce qui explique son importance. Quant au stupa au milieu des sanctuaires hindous, il n'est pas une anomalie — les deux traditions cohabitent de longue date à Bali.

      Tout dépend du niveau du lac : haut, la tour paraît flotter ; bas, elle se retrouve sur une berge d'herbe et l'illusion tombe. Le reflet est une affaire de matin, la montagne se couvre ensuite. Le lieu tient autant du parc familial que du sanctuaire, avec pédalos et pelouses — et l'on ne monte pas sur les plateformes des sanctuaires pour une photo.

      culture
      6 €
    • Point de vue sur les lacs jumeaux, Munduk, Bali
      Point de vue sur les lacs jumeaux Belvédère sur Buyan et Tamblingan, deux cratères noyés séparés par une bande de forêt. Souvent dans les nuages l'après-midi.
      En savoir plus

      Les deux lacs occupent la même caldeira, séparés par une bande de forêt épaisse : Buyan, le plus grand, cultivé jusqu'à ses berges, et Tamblingan derrière, sans village sur ses rives, cerné d'arbres. De la route en belvédère, on les tient tous les deux dans le même regard, ce qui est trompeur — ils ne se ressemblent pas du tout une fois qu'on descend.

      Ces lacs de cratère sont le sommet du système d'irrigation de l'île : c'est de là que part l'eau qui finit dans les terrasses de la côte, et les temples de lac occupent en conséquence le rang le plus élevé dans l'ordre rituel de l'eau. Sur Tamblingan, on pêche encore en pirogue monoxyle, et de petits sanctuaires se tiennent au bord de l'eau, accessibles à pied ou en barque.

      L'après-midi, les nuages remontent des versants et remplissent la caldeira : la fenêtre fiable est le matin, et un plateau bouché n'est pas de la malchance, c'est le climat de l'endroit. Il y fait nettement plus frais et plus humide qu'en bas, une couche supplémentaire n'est pas superflue. Les belvédères aménagés le long de la route sont privés et chacun fait payer sa plateforme, sa balançoire ou son café.

      nature
      gratuit
    • Cascade de Munduk, Munduk, Bali
      Cascade de Munduk Chute de 25 mètres au bout d'un sentier glissant de dix minutes dans la jungle. Baignade possible dans la vasque, l'eau est froide.
      En savoir plus

      Le sentier quitte la route et bascule d'un coup dans une gorge étroite, sous les caféiers, les girofliers et les cacaoyers, avec des fougères arborescentes et des lianes qui masquent la lumière. La chute arrive sans prévenir au fond d'une cuvette, et l'eau est froide parce qu'elle descend directement du rebord de caldeira, quelques centaines de mètres plus haut.

      Munduk n'est pas un village balinais ordinaire : ce sont les Néerlandais qui ont fait de cette crête une zone de plantations au début du XXe siècle, en y installant café et girofle, et qui y ont bâti des maisons de repos pour échapper à la chaleur de la côte. Quelques-unes tiennent encore le long de la route, volets de bois et vérandas. Les chutes du secteur sont plusieurs, reliées par des sentiers : on peut en enchaîner deux ou trois sans revenir sur ses pas.

      Les marches taillées dans la terre et les racines sont glissantes en permanence, la rampe s'interrompt par endroits, et une averse en amont change le débit et la couleur de l'eau en peu de temps. Des sandales à semelle lisse sont une mauvaise idée. Un droit d'accès se règle à l'entrée du sentier, et le brouillard monte souvent de la vallée en fin de journée.

      nature
      2 €

    Jour 6

    • Randonnée dans les plantations de café, Munduk, Bali
      Randonnée dans les plantations de café Sentier entre caféiers, girofliers et cacaoyers, dégustation à l'arrivée. C'est là qu'on vous proposera le kopi luwak : élevages en cage, à décliner.
      En savoir plus

      Ce n'est pas une plantation alignée mais un jardin mêlé, comme presque partout ici : les caféiers poussent à l'ombre d'arbres plus hauts, avec des girofliers, des cacaoyers et des lianes de vanille enroulées autour des troncs. Le girofle est un bouton floral cueilli avant qu'il ne s'ouvre, séché au soleil sur des bâches au bord des routes jusqu'à virer au brun — l'odeur porte à des centaines de mètres.

      L'essentiel de la récolte indonésienne de girofle ne part pas en cuisine mais dans les kretek, ces cigarettes locales mêlant tabac et clou de girofle, qui crépitent en brûlant et leur ont donné leur nom : l'épice pour laquelle l'Europe a fait des guerres se fume aujourd'hui bien plus qu'elle ne s'emploie. La vanille, elle, se paie ce qu'elle se paie parce que sa fleur ne s'ouvre qu'un jour et doit être fécondée à la main, une par une : l'insecte qui s'en charge n'existe qu'en Amérique centrale.

      La dégustation d'arrivée est un plateau de petites tasses — gingembre, citronnelle, cacao, café — offert, et se termine dans la boutique, sans obligation d'achat. Les guides sont informels : convenir de la sortie avant de partir. Les sentiers d'ombre restent boueux longtemps après la pluie.

      nature
      gratuit

    En option — non compris dans le budget ci-dessus

    Randonnée dans les plantations de café

    Départ avant l'aube en 4×4 pour le belvédère sur Buyan et Tamblingan : les deux cratères noyés disparaissent dans les nuages dès la mi-journée, c'est le seul créneau où on les voit vraiment. Petit-déjeuner au bord du lac, plantations de café de Munduk — caféiers, girofliers, cacaoyers — puis baignade à la cascade de Banyumala.

    4 h · en anglais · Pasar Panca Sari

    2 de ces visites sont déjà au programme de l'étape : cette journée les remplace, elle ne s'y ajoute pas.

    Klook · prix relevé le 10-08-2026 · lien affilié

    19 € hébergement · 16 € repas · 8 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Lodge en surplomb de la vallée, 38 € la nuit.

    Voir les hébergements à Munduklien affilié

  4. Munduk → Amed — Voiture privée, 3 h, 18 € par personne (35 € à partager).
  5. Amed, Bali

    03. Amed

    J7 → J8 · 2 nuits · 170 € par personne

    Côte est, sable noir, plongée sur épave

    Ce n'est pas un village mais une dizaine de hameaux étalés sur quinze kilomètres de côte, en sable noir volcanique. La mer y est calme le matin et l'épave du Liberty, à Tulamben, se rejoint depuis la plage sans bateau — ce qui en fait l'un des sites de plongée les plus accessibles d'Asie du Sud-Est.

    En savoir plus sur Amed

    Amed désigne une bande de côte de quinze kilomètres, faite d'une dizaine de hameaux qui portent chacun leur nom — Jemeluk, Lipah, Bunutan, Selang. On choisit donc son point de chute plutôt que sa ville : Jemeluk pour la baie et les restaurants, Lipah et Bunutan pour le calme, et il faut un scooter pour passer de l'un à l'autre, la route serpentant au-dessus de l'eau sans trottoir.

    Le sable est noir et volcanique : il brûle à midi, et l'on ne traverse pas la plage pieds nus après 10 h. La mer, elle, est presque toujours calme le matin et se lève avec le vent l'après-midi — c'est pourquoi tout ici commence tôt. Les barques de pêche à balancier partent avant l'aube et rentrent vers 7 h ; c'est le moment où l'on voit le mont Agung dégagé, avant que les nuages ne le prennent pour la journée.

    La plongée est la raison d'être de l'étape. L'épave du Liberty, à Tulamben, repose entre cinq et trente mètres à trente mètres du bord : on y accède depuis la plage, sans bateau, ce qui la rend accessible au masque et tuba autant qu'aux plongeurs. Elle est mondialement connue et sature entre 9 h et 14 h, quand arrivent les groupes de Kuta et d'Ubud. Y être à l'ouverture, c'est souvent l'avoir pour soi.

    À table

    • Ikan bakar — le poisson ramené par les jukung, les pirogues à balancier, grillé au charbon sur la plage le soir.
    • Sel d'Amed — récolté à la main dans des troncs de cocotier évidés, comme depuis des siècles, sur la plage du village.
    • Jukut urab — la salade de légumes verts blanchis à la coco râpée épicée, sur le nasi campur.
    • Nasi campur — le riz et ses accompagnements des warungs de bord de route entre les hameaux.

    Jour 7

    • Snorkeling sur l'épave de Tulamben, Amed, Bali
      Snorkeling sur l'épave de Tulamben Un cargo américain torpillé en 1942 repose à 30 mètres du bord, entre 5 et 30 m de fond. La partie haute se voit au tuba, sans bouteille.
      En savoir plus

      L'USAT Liberty était un cargo de l'armée américaine, torpillé par un sous-marin japonais en janvier 1942 et remorqué jusqu'à la plage de Tulamben, où il a été échoué et vidé de sa cargaison. Il est resté là, sur le sable, pendant vingt et un ans — jusqu'à l'éruption de l'Agung en 1963, dont les secousses l'ont fait glisser dans l'eau. C'est un volcan qui a créé le site de plongée, pas un naufrage.

      La coque, longue de plus de cent mètres, repose parallèlement à la plage entre cinq et trente mètres de fond, à quelques dizaines de mètres du bord. Cette configuration est ce qui la rend unique : la partie haute se voit parfaitement au masque et au tuba, sans bouteille, sans bateau et sans certification. Elle est entièrement recouverte de coraux mous et de gorgones, et des bancs de poissons y tournent en permanence.

      La plage est faite de gros galets volcaniques, instables et glissants sous la houle : l'entrée à l'eau est le seul moment délicat, et l'on chausse ses palmes en étant déjà immergé. Le site sature en milieu de matinée quand arrivent les groupes venus d'Ubud et du sud ; à l'ouverture, on l'a souvent pour soi.

      sport
      12 €
    • Plage de sable noir de Jemeluk, Amed, Bali
      Plage de sable noir de Jemeluk Sable volcanique et barques de pêcheurs colorées, avec un récif accessible depuis le bord — le meilleur départ palmes-masque-tuba sans bateau.
      En savoir plus

      Le sable de Jemeluk est noir parce qu'il vient du volcan : l'Agung domine la baie à une quinzaine de kilomètres, et toute cette côte est faite de matériaux qu'il a déposés. Ce sable emmagasine la chaleur au point d'être infranchissable pieds nus à partir du milieu de matinée, ce qui surprend ceux qui ont l'habitude du sable clair.

      La baie forme un croissant que ferme une pointe rocheuse, et les jukung, ces barques à balancier peintes en bleu, jaune et rouge, y sont tirées en rang sur la plage. Elles ne sont pas décoratives : les pêcheurs partent avant le jour et rentrent vers le milieu de la matinée, et c'est le moment où la plage s'anime vraiment.

      Le récif commence à quelques brasses du bord et descend en pente douce, ce qui permet d'y aller au masque et tuba sans bateau ni guide, depuis la plage elle-même. La mer est calme le matin et se lève avec le vent en début d'après-midi ; c'est cette régularité, plus que la marée, qui décide de l'heure à laquelle on se met à l'eau.

      plage
      gratuit
    • Lever de soleil sur l'Agung depuis la baie, Amed, Bali
      Lever de soleil sur l'Agung depuis la baie L'Agung culmine à 3 031 mètres et reste le volcan sacré des Balinais, qui orientent leurs temples vers lui. Il ne se dégage qu'au petit matin.
      En savoir plus

      La géométrie du lieu surprend : Amed regarde vers l'est, donc le soleil se lève au-dessus du détroit, et le volcan est dans le dos. C'est lui qui s'allume le premier, orange sur un ciel encore gris, pendant que la baie reste dans l'ombre. En face, par temps clair, le Rinjani de Lombok découpe l'horizon de l'autre côté de l'eau. Sur le sable noir, les jukung à balanciers rentrent de la nuit à la voile ou au moteur.

      L'Agung ne sert pas seulement de décor : c'est la boussole de l'île. Les Balinais ne s'orientent pas au nord et au sud mais selon kaja, vers la montagne, et kelod, vers la mer. L'autel domestique, la disposition des pièces, la tête du lit et le plan des villages suivent cet axe. Conséquence logique et déroutante : kaja pointe vers le nord dans le sud de l'île, et vers le sud dans le nord.

      Le sommet se dégage rarement plus de deux ou trois heures après l'aube, ensuite les nuages s'accrochent pour la journée. Sur la même plage, des saliculteurs travaillent l'eau de mer dans des troncs de palmier évidés et commencent tôt eux aussi. La route côtière est étroite, en lacets et sans éclairage : partir de nuit en scooter demande de la prudence.

      nature
      gratuit

    Jour 8

    • Baptême de plongée, Amed, Bali
      Baptême de plongée Première plongée encadrée, sans certification, en eau calme et chaude. Une demi-journée avec le briefing.
      En savoir plus

      Un baptême n'est pas un cours : c'est une plongée encadrée pendant laquelle un moniteur reste à portée de main et gère l'essentiel du matériel. On y apprend trois gestes — respirer par la bouche, équilibrer ses oreilles en descendant, vider son masque — et rien de plus. Aucune certification n'est requise, mais un questionnaire médical est obligatoire et certaines réponses imposent un avis de médecin avant la mise à l'eau.

      Les eaux de la côte est de Bali s'y prêtent particulièrement : chaudes, sans courant sur les sites d'initiation, et avec une visibilité qui met la vie à portée de vue dès les premiers mètres. La profondeur reste faible, ce qui suffit largement — c'est la couleur et la densité de poissons qui frappent, pas la profondeur.

      Deux points pratiques comptent plus qu'on ne croit. Le nombre de débutants par moniteur, d'abord : un pour un ou un pour deux change tout, au-delà on partage l'attention. Et l'avion ensuite : on ne prend pas l'air dans les heures qui suivent une plongée, ce qui interdit de la caler la veille d'un vol.

      sport
      45 €

    26 € hébergement · 17 € repas · 8 € transport, par jour et par personne.

    Voir les hébergements à Amedlien affilié

  6. Amed → Uluwatu — ferry, via Gili Air, Sidemen et Nusa Lembongan, 9 h, 128 € par personne.
  7. Uluwatu, Bali

    04. Uluwatu

    J9 → J10 · 2 nuits · 149 € par personne

    Falaises, temple, plages du sud

    Les falaises du sud, hautes de soixante-dix mètres, avec le temple posé au bord et les plages en contrebas — toutes se méritent par un escalier raide taillé dans la roche. Les spots sont éloignés les uns des autres et les taxis rares : prévoir un scooter. La danse kecak du soir se réserve, elle affiche complet en haute saison.

    En savoir plus sur Uluwatu

    Uluwatu n'est pas un village mais un plateau calcaire de quelques kilomètres, bordé de falaises de soixante-dix mètres, où les hébergements sont dispersés entre Pecatu, Bingin et Padang Padang. Les distances sont courtes à vol d'oiseau mais longues par la route, les taxis rares en dehors des applications, et le scooter est ici plus utile qu'ailleurs sur l'île.

    Toutes les plages se méritent par un escalier taillé dans la roche, souvent raide, parfois sans rampe. Suluban se rejoint par un passage étroit entre deux parois qui débouche sur la mer, Padang Padang par une faille dans le rocher ; l'une comme l'autre disparaissent à marée haute, et l'horaire des marées se vérifie avant de descendre. Le sable revient l'après-midi, quand la lumière est aussi la meilleure.

    Le temple d'Uluwatu se visite en fin de journée, sarong obligatoire fourni à l'entrée, et il faut tenir ses lunettes et son téléphone : les macaques de l'enceinte volent avec méthode et rendent contre nourriture. La danse kecak s'y donne au coucher du soleil dans un amphithéâtre à ciel ouvert, face à l'océan — elle affiche complet en haute saison et se réserve. Le marché aux poissons de Jimbaran, à vingt minutes, est l'autre rendez-vous du soir : on y choisit son poisson au poids et on le fait griller sur la plage.

    À table

    • Poisson grillé de Jimbaran — choisi sur la glace et cuit au feu de coques de coco, les pieds dans le sable de la baie voisine, au coucher du soleil.
    • Ikan bakar — le poisson badigeonné de sambal et grillé, dans les warungs des falaises.
    • Nasi campur — le riz et ses garnitures des warungs de Pecatu, avant ou après la plage.
    • Es kelapa muda — la noix de coco verte ouverte à la machette, bue à la paille sur la plage de Padang Padang.

    Jour 9

    • Temple d'Uluwatu et danse kecak, Uluwatu, Bali
      Temple d'Uluwatu et danse kecak Temple accroché à 70 mètres au-dessus de la mer, puis le kecak au couchant : une centaine d'hommes scandent le rythme à la voix, sans un seul instrument.
      En savoir plus

      Le temple lui-même est petit : ce qu'on vient voir, c'est son assise, un chemin muré qui suit l'arête de la falaise à pic au-dessus de la mer. Il compte parmi les six sanctuaires que les Balinais tiennent pour les piliers de l'île, et il est attaché à Dang Hyang Nirartha, le prêtre du XVIe siècle qui aurait atteint la délivrance ici même.

      Le kecak, lui, n'est pas ancien. Dans les années trente, un rituel de transe où un chœur d'hommes scande « cak » a été retravaillé en récit suivi, tiré du Ramayana, avec le concours de danseurs balinais et d'un peintre allemand installé sur l'île. C'est une forme conçue pour être regardée, et cela ne la rend pas moins balinaise : cela l'a rendue exportable. Il n'y a aucun instrument, tout le rythme est tenu à la voix.

      Les macaques d'ici sont ceux qui volent lunettes, casquettes, téléphones et portefeuilles, puis les tendent en échange de nourriture — des chercheurs ont montré qu'ils marchandent plus longtemps quand l'objet a de la valeur. Retirer lunettes et chapeau avant le chemin de falaise, rien de pendant, téléphone fermé dans un sac. Sarong prêté à l'entrée. Les gradins font face à la mer et se remplissent bien avant le début.

      culture
      19 €
    • Plage de Suluban et sa grotte, Uluwatu, Bali
      Plage de Suluban et sa grotte On y descend par un escalier taillé dans la falaise puis un passage entre deux parois de calcaire, qui s'ouvre sur la mer. ⚠️ Elle disparaît à marée haute : vérifier l'horaire des marées avant de descendre.
      En savoir plus

      Suluban est la plus spectaculaire des criques d'Uluwatu et la plus conditionnée par la marée. On y descend par un escalier taillé dans la falaise, bordé de boutiques et de cafés en encorbellement, puis on s'engage dans un couloir naturel entre deux parois de calcaire qui se resserrent au-dessus de la tête avant de s'ouvrir d'un coup sur l'océan.

      À marée haute, cette grotte est envahie et la plage n'existe pas : il n'y a plus qu'une paroi et de l'eau. Le passage lui-même devient impraticable, et ceux qui s'y attardent en attendant que ça descende prennent un vrai risque. Consulter l'horaire des marées n'est pas ici un conseil de confort mais la condition pour que la visite ait lieu.

      Le fond est corallien et la houle arrive sans obstacle depuis l'océan Indien : ce n'est pas une plage de baignade, mais l'un des meilleurs postes d'observation des surfeurs de Bali, la vague d'Uluwatu cassant juste en face. Les cafés perchés sur la falaise, au-dessus de l'escalier, donnent la vue d'ensemble sans avoir à descendre jusqu'en bas.

      plage
      gratuit
    • Coucher de soleil à Bingin, Uluwatu, Bali
      Coucher de soleil à Bingin Petite plage en contrebas d'un escalier taillé dans la falaise, repaire de surfeurs. Accès impossible à marée haute.
      En savoir plus

      Bingin est une plage minuscule au pied d'une falaise, à laquelle on accède par un escalier de pierre irrégulier taillé dans la roche, bordé de guesthouses accrochées en encorbellement. La descente prend une dizaine de minutes et la remontée nettement plus — elle est raide et sans rampe continue.

      La plage n'existe qu'à marée basse. À marée haute, l'eau vient buter contre la falaise et il n'y a plus rien à fouler : ceux qui descendent au mauvais moment se retrouvent sur quelques mètres de sable mouillé. L'horaire des marées se consulte avant de partir, comme ailleurs sur ce plateau.

      C'est une plage de surfeurs plus que de baigneurs : la vague casse sur un platier corallien peu profond, tranchant, et la baignade y est inconfortable et coupante. Ce qu'on vient chercher en fin de journée, c'est le point de vue depuis les terrasses de la falaise, avec les silhouettes à contre-jour sur la ligne d'eau. Les établissements installés là attendent une consommation, ce qui reste modeste.

      plage
      gratuit

    Jour 10

    • Plage de Padang Padang, Uluwatu, Bali
      Plage de Padang Padang Crique minuscule qu'on atteint par une faille entre deux rochers. Très belle, très fréquentée, et vite pleine.
      En savoir plus

      Padang Padang n'a pas d'accès direct : on descend un escalier étroit puis on se glisse dans une faille entre deux blocs de calcaire, un passage d'un mètre de large qui débouche brusquement sur le sable. Cette entrée en tunnel est ce qui rend l'arrivée mémorable — et ce qui limite la taille de la plage à ce que la crique peut contenir.

      Elle est courte, encadrée de rochers, et sature très vite : dès le milieu de matinée en saison, on pose sa serviette là où il reste de la place. Des macaques circulent sur l'escalier et sur les rochers, opportunistes et rapides ; ils prennent lunettes, téléphones et sacs laissés sans surveillance.

      La vague qui casse au large est l'une des plus réputées de Bali et se regarde depuis le pont routier au-dessus, gratuitement — c'est d'ailleurs le meilleur point de vue sur l'ensemble. La baignade se fait dans la partie abritée par les rochers ; ailleurs, le fond est corallien et le ressac prononcé. Comme partout sur ce plateau, la marée haute réduit fortement la surface disponible.

      plage
      2 €

    En option — non compris dans le budget ci-dessus

    Temple d'Uluwatu et danse kecak

    Une journée avec chauffeur sur la péninsule : la plage de Nyang-Nyang, puis le temple d'Uluwatu accroché à 70 mètres au-dessus de la mer, et le kecak au couchant — une centaine d'hommes qui scandent le rythme à la voix, sans un seul instrument.

    8 h · en anglais · Uluwatu

    Une visite est déjà au programme de l'étape : cette journée la remplace, elle ne s'y ajoute pas.

    Klook · prix relevé le 10-08-2026 · lien affilié

    30 € hébergement · 20 € repas · 10 € transport, par jour et par personne.

    Voir les hébergements à Uluwatulien affilié

Le budget de ces 10 jours

839 € par personne pour 10 jours, soit 84 € / jour. À deux, 1 678 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement242 €29 %
Repas178 €21 %
Transport sur place21 €3 %
Location de voiture — 10 jours115 €14 %
Billets et carburant158 €19 %
Activités125 €15 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

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  • La carte du parcours, avec ses 4 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
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