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Brésil en 21 jours : l'itinéraire jour par jour

2 811 € par personne sur place pour 21 jours, soit 134 € / jour — en 8 étapes, de Rio de Janeiro à Olinda et Recife. En passant par Paraty, Ilha Grande, Foz do Iguaçu, Salvador de Bahia, Chapada Diamantina et Morro de São Paulo.

Autres durées : 5 jours · une semaine · 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Brésil

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Rio Galeão (GIG), retour depuis Recife Guararapes (REC) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Rio de Janeiro, Brésil

    01. Rio de Janeiro

    J1 → J4 · 4 nuits · 521 € par personne

    Une ville coincée entre la montagne et la mer

    Une ville de six millions d'habitants coincée entre des pitons de granit et l'Atlantique, où l'on passe de la plage à la forêt en vingt minutes. ⚠️ Le Christ et le Pain de Sucre dépendent entièrement de la météo : garder deux créneaux possibles. Les quartiers changent vite — se renseigner localement plutôt que de suivre une carte.

    En savoir plus sur Rio de Janeiro

    Rio n'est pas une ville continue mais une succession de quartiers séparés par des massifs de granit et reliés par des tunnels. La Zona Sul — Copacabana, Ipanema, Leblon — tourne le dos au centre historique, et l'on passe de l'un à l'autre en traversant la forêt de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. C'est ce qui explique l'impression de changer de ville plusieurs fois par jour.

    Le métro dessert la bande côtière et le centre, ce qui couvre la plupart des visites ; au-delà, les applications de voiture sont l'usage courant et bon marché. Les bus sont nombreux mais illisibles pour un visiteur. ⚠️ Les quartiers changent de caractère d'une rue à l'autre, et une carte ne le montre pas : la règle locale est de demander sur place plutôt que de se fier à un plan, de ne pas exhiber téléphone ni appareil photo dans la rue, et de ne rien emporter à la plage qu'on ne puisse perdre.

    Le rythme de l'étape est dicté par le ciel. Le Christ Rédempteur et le Pain de Sucre disparaissent dans les nuages plusieurs jours par mois, y compris en été, et monter dans le brouillard revient à payer une vue blanche. La bonne méthode est de garder deux créneaux possibles dans le séjour et de décider le matin même en regardant le sommet du Corcovado depuis la rue. Les plages, elles, se pratiquent tôt : à midi le soleil est vertical et l'ombre inexistante.

    À table

    • Feijoada — les haricots noirs mijotés avec des morceaux de porc, servis avec riz, farofa, chou et orange, le samedi midi dans les botecos.
    • Pão de queijo — les petits pains au fromage de manioc, chauds, au petit-déjeuner des padarias.
    • Caipirinha — cachaça, citron vert pilé, sucre et glace, sur la plage d'Ipanema au coucher du soleil.
    • Açaí na tigela — la purée glacée d'açaí avec granola et banane, dans les kiosques de Copacabana après la plage.
    • Picanha — la pièce de bœuf grillée à la broche dans les churrascarias, servie à volonté.

    Jour 1

    • Copacabana et Ipanema, Rio de Janeiro, Brésil
      Copacabana et Ipanema Quatre kilomètres de sable et une mosaïque de trottoir devenue un symbole national. Chaque tronçon de plage a son public, marqué par les postes de secours numérotés — le poste 9 d'Ipanema est le plus mélangé.
      En savoir plus

      La mosaïque noire et blanche en vagues du trottoir de Copacabana est devenue un symbole national ; elle a été dessinée par Roberto Burle Marx dans les années 1970, en reprenant un motif de pavage portugais déjà présent sur la promenade. Le sens des vagues, perpendiculaire à la mer, avait été choisi pour ne pas donner l'illusion d'une houle quand on marche.

      Les plages de Rio ne sont pas uniformes : chaque tronçon a son public, et les postes de secours numérotés servent de repères sociaux autant que de balises. Le poste 9 d'Ipanema est le plus mélangé et le plus jeune, le poste 8 est fréquenté par la communauté LGBT, d'autres tronçons ont leur public de sportifs, de familles ou de quartiers précis. Dire à quelqu'un où l'on va se baigner à Rio, c'est dire quelque chose de soi.

      ⚠️ Deux règles locales valent d'être suivies. On n'emporte à la plage que ce qu'on peut perdre : les vols sont fréquents, et personne ici ne laisse un sac sur une serviette. Et l'on ne se baigne pas n'importe où : le ressac est puissant et des courants d'arrachement se forment, signalés par des drapeaux — les sauveteurs interviennent des centaines de fois par an.

      détente
      gratuit
    • Parque Lage et son palais, Rio de Janeiro, Brésil
      Parque Lage et son palais Un manoir des années 1920 dont la cour intérieure à colonnes encadre exactement le Corcovado, avec une piscine au milieu. Le parc est gratuit, la forêt derrière mène au Christ par un sentier — long et raide.
      En savoir plus

      Le palais date des années 1920 : l'industriel Henrique Lage l'a fait remanier pour son épouse, la cantatrice italienne Gabriella Besanzoni, par un architecte italien. D'où cette cour intérieure à colonnes et arcades, piscine au centre, qui n'a rien de brésilien et tout d'une villa méditerranéenne — sauf le décor du fond, où le Corcovado se cale exactement entre deux arches. Le bâtiment abrite depuis des décennies une école d'arts visuels publique et gratuite : les salles où l'on croise des étudiants sont des salles de cours.

      Le parc, lui, est un morceau de forêt rattaché au massif de la Tijuca, avec des grottes artificielles, un étang et des singes dans les arbres. L'entrée est libre, et le café installé sous les arcades est l'endroit le moins cher de Rio pour prendre un petit-déjeuner face au Christ.

      Le sentier qui monte au Corcovado part du fond du parc : il est raide, long, glissant après la pluie, et l'on déconseille de s'y engager seul — partir tôt, à plusieurs ou avec un guide, sans objet de valeur. Beaucoup montent à pied et redescendent en train.

      nature
      gratuit

    Jour 2

    • Christ Rédempteur, train compris, Rio de Janeiro, Brésil
      Christ Rédempteur, train compris Trente-huit mètres au sommet du Corcovado, achevé en 1931 après cinq ans de travaux et financé par souscription publique. ⚠️ On n'y monte qu'en train à crémaillère ou en van agréé : les 134 R$ couvrent le transport ET l'entrée.
      En savoir plus

      Le monument est un travail à trois mains : l'ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa en a conçu la structure, le sculpteur français Paul Landowski a modelé le corps et les mains dans son atelier parisien, et le visage revient au Roumain Gheorghe Leonida. Les pièces sont arrivées par bateau puis par le chemin de fer du Corcovado, qui grimpait déjà depuis 1884. Le revêtement n'est pas du béton nu mais une mosaïque de milliers de petits triangles de stéatite, une pierre tendre de Minas Gerais, posés un à un et remplacés au fil des restaurations.

      Perchée sur un sommet isolé, la statue est frappée par la foudre plusieurs fois par an malgré ses paratonnerres : des doigts et des éclats de tête ont déjà dû être refaits, et l'atelier garde une réserve de la même carrière pour que les retouches ne se voient pas.

      Le sommet passe une bonne partie de l'année dans les nuages, et le billet s'achète pour un créneau horaire précis : regarder le Corcovado depuis la ville avant de valider une heure évite de monter dans du brouillard. La plateforme est étroite et il n'existe aucun recul — tout le monde finit allongé sur le dallage pour cadrer la statue entière.

      culture
      22 €
    • Feira de São Cristóvão et le forró, Rio de Janeiro, Brésil
      Feira de São Cristóvão et le forró Une halle circulaire consacrée au Nordeste : cuisine, artisanat et bals de forró jusqu'au petit matin le week-end. C'est l'endroit le plus vivant de Rio et le moins visité par les étrangers.
      En savoir plus

      La halle est née d'un terrain vague. Dans les années 1940 et 1950, les migrants du Nordeste débarquaient à Rio entassés à l'arrière de camions bâchés, et se retrouvaient le dimanche ici pour parler, manger et écouter la musique de chez eux. Le rendez-vous informel est devenu marché, puis institution : elle porte le nom de Luiz Gonzaga, l'accordéoniste pernamboucain qui a fait du baião une musique nationale.

      Le forró se joue à trois : accordéon, zabumba frappée des deux côtés, triangle. On raconte volontiers que le mot viendrait de l'anglais for all, écrit sur les bals ouverts à tous ; les linguistes le rattachent plutôt à forrobodó, la fête bruyante. Sur les étals, la cuisine du Nordeste sans traduction : carne de sol, baião de dois, tapioca pliée et garnie, cuscuz de maïs.

      En semaine, c'est un marché tranquille. Le week-end, plusieurs scènes jouent en parallèle et la nuit se prolonge sans qu'on s'en aperçoive. Le quartier est loin du sud de la ville et mal desservi une fois la nuit tombée : y aller et en revenir en voiture avec chauffeur. Emporter des espèces, beaucoup de stands ne prennent que ça.

      marché
      gratuit

    Jour 3

    • Pain de Sucre en téléphérique, Rio de Janeiro, Brésil
      Pain de Sucre en téléphérique Deux tronçons de téléphérique jusqu'à 396 m, avec la meilleure vue sur la baie de Guanabara — surtout au coucher du soleil. ⚠️ Tarif étranger 205 R$ contre 160 R$ pour un Brésilien : le double tarif est affiché et assumé.
      En savoir plus

      Le téléphérique tourne depuis 1912, ce qui en fait l'un des plus anciens du monde encore en service ; les cabines ont changé plusieurs fois, pas le tracé. Le nom vient probablement de la forme des moules coniques dans lesquels on démoulait le sucre raffiné à l'époque coloniale, même si certains y voient la déformation d'un mot tupi. Le rocher lui-même est un bloc de granite poli par l'érosion, sans terre ni fissure sur des dizaines de mètres.

      C'est aussi une falaise d'escalade en pleine ville : des voies équipées montent depuis la Praia Vermelha jusqu'au sommet, et l'on aperçoit des cordées depuis les cabines. Le morne a servi de décor à la bagarre sur le toit d'une cabine dans Moonraker, en 1979 — le câble et la station n'ont pas bougé depuis.

      Une économie utile : le premier tronçon, jusqu'au Morro da Urca, se remplace par un sentier qui part de la Pista Cláudio Coutinho, et l'on ne prend alors que la seconde cabine. Au coucher du soleil, la file de montée s'allonge et celle de descente encore davantage : monter nettement avant, et redescendre après la nuit, quand la baie est allumée.

      nature
      33 €
    • Escalier Selarón et Santa Teresa, Rio de Janeiro, Brésil
      Escalier Selarón et Santa Teresa Deux cent quinze marches couvertes de deux mille carreaux venus de soixante pays, œuvre d'un artiste chilien qui y a passé vingt ans. Elles montent vers Santa Teresa, quartier d'ateliers et de maisons coloniales.
      En savoir plus

      Jorge Selarón s'est installé au pied de ces marches et a commencé à les carreler en 1990, d'abord avec des chutes de chantier ramassées dans le quartier, aux couleurs du drapeau brésilien. Le chantier n'a plus jamais cessé : il vendait ses tableaux pour acheter des carreaux, en recevait par colis du monde entier, et remplaçait sans prévenir ceux qu'il n'aimait plus. Il répétait que l'œuvre ne serait achevée qu'à sa mort ; il a été retrouvé sur son escalier en 2013.

      Un motif revient des centaines de fois, peint de sa main : une femme enceinte, noire, dont il n'a jamais voulu expliquer le sens. C'est la seule chose qu'il ait gardée pour lui, et elle est partout.

      En haut, Santa Teresa s'accroche à la colline : ateliers, villas à grilles, et le petit tramway jaune qui franchit les arches de Lapa, un aqueduc du XVIIIe siècle reconverti en viaduc. L'escalier est très fréquenté en journée et se vide dès la nuit tombée : y aller en fin d'après-midi, garder son téléphone dans la poche plutôt qu'à la main, et rejoindre Lapa par la rue passante plutôt que par les ruelles.

      culture
      gratuit

    Jour 4

    • Pista Cláudio Coutinho, Rio de Janeiro, Brésil
      Pista Cláudio Coutinho Un chemin bétonné de deux kilomètres au pied du Pain de Sucre, entre l'océan et la forêt, où l'on croise des ouistitis. Gratuit, plat, et c'est de là que part le sentier pour monter à pied au Morro da Urca.
      En savoir plus

      Le chemin est bétonné, presque plat, coincé entre la paroi du Pain de Sucre et les rochers où tape l'océan ; il se termine en cul-de-sac et se refait en sens inverse. Il porte le nom d'un ancien sélectionneur de l'équipe du Brésil de football, qui venait y courir et qui s'est noyé en plongée au large de Rio.

      Les ouistitis qu'on croise à hauteur d'yeux ne sont pas d'ici : ces petits singes à touffes viennent du Nordeste, relâchés à Rio par des particuliers, et ils y prospèrent au détriment des oiseaux locaux dont ils pillent les nids. Les nourrir aggrave le problème et rend les groupes agressifs ; ils ouvrent très bien un sac laissé entrouvert.

      À mi-parcours, sur la gauche, un sentier de terre grimpe dans la forêt jusqu'au Morro da Urca : c'est raide, ça se fait en chaussures fermées, et cela permet de rattraper le téléphérique à mi-hauteur. La piste ferme en fin de journée et n'est pas éclairée. Emporter son eau, l'ombre est irrégulière et il n'y a rien à acheter au-delà de l'entrée.

      nature
      gratuit
    • Museu do Amanhã, Rio de Janeiro, Brésil
      Museu do Amanhã Le musée de demain, signé Calatrava, posé sur un quai réhabilité pour les Jeux de 2016 : une réflexion sur le climat et l'anthropocène plutôt qu'une collection. 40 R$, audioguide compris, et gratuit les jours fériés.
      En savoir plus

      Le bâtiment se lit comme un organisme : une nef blanche en porte-à-faux au-dessus du quai, coiffée d'ailes mobiles couvertes de panneaux solaires qui pivotent avec la course du soleil, et refroidie par l'eau de la baie avant de la rendre au bassin. Le parcours, lui, n'expose presque aucun objet : cinq séquences, du cosmos à l'anthropocène, faites de projections, de données et de dispositifs à manipuler, qui posent des questions plutôt qu'elles n'alignent des collections.

      À quelques centaines de mètres, les travaux de réaménagement du port ont mis au jour en 2011 le Cais do Valongo, le quai où débarquaient les captifs africains. C'est le principal point d'entrée de la traite dans les Amériques, longtemps enfoui et oublié sous la chaussée ; il est inscrit au patrimoine mondial depuis 2017. Le voir avant ou après le musée change complètement la promenade.

      Le boulevard qui les relie porte la grande fresque de Kobra sur les peuples du monde. Tout ce quartier vit aux heures de bureau et se vide vite : venir en journée, s'y déplacer par le tramway, et ne pas compter y traîner une fois la nuit tombée.

      culture
      6 €

    En option — non compris dans le budget ci-dessus

    Christ Rédempteur, train compris

    5 h · en anglais · Rio

    Christ Rédempteur, train compris et Parque Lage et son palais en une journée, sans conduire. 2 de ces visites sont déjà au programme de l'étape : cette journée les remplace, elle ne s'y ajoute pas.

    Tiqets · prix relevé le 12-08-2026 · lien affilié

    45 € hébergement · 32 € repas · 38 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel à Ipanema, 90 € la nuit.

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  2. Rio de Janeiro → Paraty — Bus Rio → Paraty, côte verte, 4 h 30, 22 € par personne.
  3. Paraty, Brésil

    02. Paraty

    J5 → J6 · 2 nuits · 244 € par personne

    Une ville coloniale que la mer envahit à marée haute

    Une ville coloniale dont les rues pavées de galets sont volontairement inondées par les grandes marées, qui les lavent. On y marche mal en chaussures de ville. C'est le point de départ des sorties en goélette dans la baie, et la fin de la Route de l'or qui descendait des mines vers le port.

    En savoir plus sur Paraty

    Paraty est une ville coloniale du XVIIIᵉ siècle restée presque intacte parce que l'histoire l'a oubliée : quand l'or a cessé de descendre des mines du Minas Gerais, le port s'est endormi pour un siècle et demi. Le centre historique est fermé aux voitures, et ses rues sont pavées de gros galets irréguliers, posés en dos d'âne.

    ⚠️ Ce pavage n'est pas décoratif, il est hydraulique. Les rues sont volontairement en pente vers la mer et les grandes marées les envahissent pour les laver, ce qui arrive plusieurs fois par mois autour de la pleine lune. On marche donc mal en chaussures de ville : des semelles épaisses ou des sandales solides, et une vigilance particulière le soir, quand les galets mouillés brillent sous les rares lampadaires.

    La ville est surtout un point de départ. La baie, semée de dizaines d'îles et de plages sans route, se visite en goélette à la journée — c'est l'activité principale de l'étape et elle occupe de dix heures à seize heures. Vers l'intérieur, l'ancienne Route de l'or grimpe dans la Serra do Mar, pavée par des esclaves, et dessert des cascades et des distilleries de cachaça où l'on visite l'alambic avant de goûter. La saison des pluies, de décembre à mars, rend ces chemins très glissants.

    À table

    • Cachaça de Paraty — la ville a donné son nom à l'eau-de-vie de canne ; les alambics historiques de la vallée se visitent.
    • Peixe com banana — le poisson cuit avec des bananes plantain, plat caiçara des pêcheurs de la côte verte.
    • Camarão — les crevettes de la baie, à l'ail ou en moqueca, dans les restaurants du centre historique.
    • Farofa — la farine de manioc grillée au beurre, garniture de tous les plats de la côte.

    Jour 5

    • Centre historique classé, Paraty, Brésil
      Centre historique classé Le port d'où partait l'or du Minas Gerais vers Lisbonne au XVIIIe siècle, resté intact parce que la route l'a contourné pendant deux cents ans. ⚠️ Ses rues pavées sont conçues pour être NOYÉES aux grandes marées, qui lavent la ville — un système d'égout du XVIIIe siècle qui fonctionne encore.
      En savoir plus

      Les rues sont pavées de gros galets ronds posés à la main et bombés en dos d'âne, ce qu'on appelle ici du pé de moleque : c'est inconfortable, glissant sous la pluie, et parfaitement assumé. Le centre est interdit aux voitures, les façades sont blanchies à la chaux avec les encadrements de portes et de fenêtres peints en couleurs franches — une contrainte que le classement impose toujours, maison par maison.

      La société coloniale se lit dans les églises, qui n'étaient pas les mêmes pour tout le monde : une pour les Blancs, une pour les mulâtres affranchis, une pour les esclaves et les Noirs libres, une dernière pour l'élite du XIXe siècle. Elles sont toutes debout, à quelques centaines de mètres les unes des autres, et cette carte-là en dit long. Paraty et la baie voisine sont inscrites depuis 2019 au patrimoine mondial, au double titre de la culture et de la biodiversité.

      Regarder le calendrier des marées avant de choisir sa journée : aux grandes marées, l'eau entre vraiment dans les rues et l'on circule sur les seuils surélevés. Chaussures plates obligatoires. Une fois par an, une fête littéraire internationale remplit la ville, et toutes les chambres avec.

      culture
      gratuit
    • Route de l'or et cascades, Paraty, Brésil
      Route de l'or et cascades Un tronçon pavé de l'ancien chemin muletier, construit par des esclaves, qui grimpe dans la forêt atlantique jusqu'à des cascades et une distillerie de cachaça.
      En savoir plus

      Le pavage n'est pas une décoration. Ces gros blocs ajustés à la main, sur une pente raide et sous une pluie qui tombe une bonne partie de l'année, étaient la seule façon d'empêcher le chemin de partir en boue sous les sabots des mules. Des milliers d'esclaves l'ont posé au XVIIIe siècle. L'or descendait vers Paraty pour être embarqué ; le sel, les outils et les hommes remontaient vers les mines.

      La Couronne portugaise prélevait un cinquième de tout l'or extrait, et ce chemin discret entre montagne et mer était l'endroit rêvé pour y échapper. La contrebande a fini par décider Lisbonne à privilégier une route plus directe vers Rio et à fermer celle-ci : c'est une décision fiscale, pas géographique, qui a mis Paraty en sommeil pour deux siècles.

      Le tronçon restauré grimpe dans la forêt atlantique jusqu'à des cascades. La plus connue est un long toboggan de roche lisse que des habitants descendent debout, en équilibre : la pierre est savonneuse, la glissade part vite, et ce n'est pas une attraction — les accidents y sont fréquents. Regarder plutôt qu'essayer, et se méfier des orages en amont, qui font monter le niveau sans prévenir.

      nature
      12 €

    Jour 6

    • Distilleries de cachaça, Paraty, Brésil
      Distilleries de cachaça Paraty a donné son nom à la cachaça pendant deux siècles — on disait « boire un paraty ». Une dizaine d'alambics artisanaux se visitent dans les collines, dégustation comprise.
      En savoir plus

      La différence avec le rhum tient en une étape : la cachaça se distille à partir du jus de canne pressé le jour même et fermenté, jamais de mélasse. Dans les alambiques de Paraty, la canne arrive de la parcelle voisine, le moulin tourne le matin, la fermentation prend quelques jours, puis passe l'alambic de cuivre. Le distillateur écarte le début et la fin de la coulée — la tête et la queue — et ne garde que le cœur ; c'est ce tri, plus que le vieillissement, qui sépare une eau-de-vie propre d'une brûlure.

      Le vieillissement se fait ici dans des bois qu'on n'utilise nulle part ailleurs : l'amburana, qui donne des notes de vanille et d'épices douces, le jequitibá, le bálsamo, à côté du chêne classique. D'un fût à l'autre, la même distillation change complètement de goût, et c'est tout l'intérêt d'une dégustation comparée sur place.

      Les alambiques sont dispersés dans les collines, sur les routes qui montent vers la serra : il faut un véhicule, donc quelqu'un qui ne goûte pas, ou une excursion. Une bonne cachaça vieillie se boit pure et à température ambiante ; la caipirinha se fait avec la blanche.

      marché
      8 €
    • Sortie en goélette dans la baie, Paraty, Brésil
      Sortie en goélette dans la baie Une journée de navigation entre les 65 îles et les plages inaccessibles par la route, avec plusieurs arrêts de baignade. C'est la façon la plus simple de voir la Costa Verde.
      En savoir plus

      La baie compte des dizaines d'îles et une côte découpée que la route n'atteint pas : derrière chaque pointe, une plage sans accès terrestre, une mangrove, parfois trois maisons de pêcheurs. Ces communautés caiçaras — métissage d'indigènes, de Portugais et d'Africains — vivent là depuis des générations, de pêche et de manioc, et ne se rejoignent qu'en bateau. La Serra do Mar tombe directement dans l'eau derrière elles, ce qui donne à la baie sa silhouette de fjord tropical.

      Les goélettes partent du quai en fin de matinée, s'arrêtent trois ou quatre fois pour la baignade, avec bar et musique à bord. C'est la formule simple et collective ; louer une petite embarcation avec son pilote coûte davantage mais permet de choisir les arrêts, de partir plus tôt et d'être seul aux mouillages que les grosses coques atteignent en dernier.

      Le vent monte l'après-midi et la mer se forme dans la partie ouverte de la baie : les sorties du matin sont plus confortables et l'eau y est plus claire. Emporter de quoi se couvrir, il n'y a pas d'ombre sur le pont, et un tee-shirt gardé dans l'eau vaut mieux qu'une couche de crème au-dessus d'un récif.

      nature
      30 €

    41 € hébergement · 30 € repas · 26 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Pousada dans le centre historique, 82 € la nuit.

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  4. Paraty → Ilha Grande — Bus jusqu'à Angra puis bateau, 2 h 30, 18 € par personne.
  5. Ilha Grande, Brésil

    03. Ilha Grande

    J7 → J9 · 3 nuits · 316 € par personne

    Une île sans voitures, ancienne colonie pénitentiaire

    Une île sans une seule voiture, ancienne colonie pénitentiaire fermée en 1994, entièrement couverte de forêt atlantique. On y arrive en bateau depuis Angra dos Reis ou Conceição de Jacareí. ⚠️ Toutes les plages se gagnent à pied par des sentiers — Lopes Mendes demande deux heures de marche aller.

    En savoir plus sur Ilha Grande

    Ilha Grande n'a ni voiture, ni route, ni feu de circulation : c'est ce qui la définit. On y arrive en bateau depuis Angra dos Reis ou Conceição de Jacareí, et l'on débarque à Vila do Abraão, le seul vrai village, où tout se fait à pied dans le sable des ruelles. Les bagages se portent — les grandes valises à roulettes y sont une mauvaise idée.

    La raison pour laquelle la forêt atlantique y est aussi intacte est peu réjouissante : l'île a abrité un lazaret puis un pénitencier de haute sécurité, fermé et dynamité en 1994, ce qui a tenu le tourisme et la construction à l'écart pendant un siècle. Les ruines de Dois Rios se rejoignent par une piste de deux heures de marche, et l'on croise plus de singes que de monde.

    ⚠️ Toutes les plages se gagnent à pied ou en bateau. Lopes Mendes, la plus réputée, demande environ deux heures de marche aller par un sentier racineux qui monte et descend, ou une combinaison bateau plus quarante minutes de sentier. Il faut emporter son eau : il n'y a rien à acheter en chemin, ni sur la plage elle-même. Le sentier est boueux et glissant après la pluie, fréquente de décembre à mars, et la nuit tombe vite et tôt — vers dix-huit heures toute l'année.

    À table

    • Poisson grillé — le pêché du jour des barques d'Abraão, grillé sur la plage, avec du riz et de la farofa.
    • Peixe com banana — le plat caiçara de l'île, poisson et banane plantain mijotés ensemble.
    • Camarão na moranga — les crevettes en sauce crémeuse servies dans un potiron évidé, dans les restaurants de la plage.
    • Açaí — en bol glacé, au retour des plages de Lopes Mendes.
    • Caipirinha de fruits — à la fraise, au fruit de la passion ou au cajá, dans les kiosques du village.

    Jour 7

    • Plage de Lopes Mendes, Ilha Grande, Brésil
      Plage de Lopes Mendes Trois kilomètres de sable si fin qu'il crisse sous le pied, atteints par deux heures de sentier en forêt ou par bateau-taxi. Régulièrement classée parmi les plus belles plages du monde, et sans une construction.
      En savoir plus

      Lopes Mendes est régulièrement classée parmi les plus belles plages du monde, et sa particularité tient à son sable : d'une finesse et d'une blancheur telles qu'il crisse sous le pied et qu'il ne chauffe presque pas. Trois kilomètres de plage ouverte sur l'océan, sans une construction, sans un kiosque en dur, sans électricité.

      Cette absence n'est pas un hasard : l'île entière est protégée et a été tenue à l'écart du développement pendant un siècle par la présence d'un lazaret puis d'un pénitencier de haute sécurité, fermé et dynamité en 1994. La forêt atlantique y est restée intacte alors qu'elle a disparu à quatre-vingt-dix pour cent sur le continent.

      ⚠️ L'accès se mérite : environ deux heures de marche par un sentier racineux qui monte et descend depuis Abraão, ou un bateau-taxi jusqu'à une plage voisine suivi de quarante minutes de sentier. Il n'y a rien à acheter sur place et pas d'eau : tout s'emporte. La baignade est belle mais le ressac est franc, l'océan arrivant sans obstacle. Les sentiers sont boueux et glissants de décembre à mars.

      détente
      gratuit
    • Ruines du pénitencier de Dois Rios, Ilha Grande, Brésil
      Ruines du pénitencier de Dois Rios Le bagne a fonctionné jusqu'en 1994 avant d'être dynamité. Le sentier qui y mène traverse l'île de part en part ; il reste les murs, un village et un petit musée.
      En savoir plus

      Le sentier traverse l'île de part en part, de la côte abritée à la face océanique, et débouche sur une plage battue entre deux rivières — d'où le nom. Au bout : un village d'anciens gardiens, des ruines dynamitées en 1994 sur ordre du gouverneur, et un musée installé dans le seul bâtiment resté debout. Avant la prison, l'île avait servi de lazaret : les immigrants arrivant à Rio y passaient leur quarantaine. C'était déjà l'endroit où l'on mettait ce dont la ville ne voulait pas.

      Sous la dictature, la loi a fait cohabiter dans les mêmes quartiers des prisonniers politiques et des détenus de droit commun. Les premiers avaient l'organisation, la discipline et la théorie ; les seconds, le réseau. De cette rencontre est né, à la fin des années 1970, le groupe criminel qui pèse encore sur une partie de Rio. C'est l'héritage le plus concret du bagne, et il n'est pas dans le musée.

      Compter la journée entière : le chemin monte, descend, et il n'y a aucun commerce à l'arrivée. Des véhicules tout-terrain font parfois la liaison et évitent le retour à pied. La plage est ouverte sur l'océan, avec des rouleaux et du courant : la baignade y est bien moins anodine que dans les criques du nord.

      culture
      gratuit

    Jour 8

    • Sentiers de la forêt atlantique, Ilha Grande, Brésil
      Sentiers de la forêt atlantique L'île n'a AUCUNE route ni voiture : tout se fait à pied ou en bateau. Cent kilomètres de sentiers traversent une forêt atlantique préservée par un siècle de bagne — l'isolement l'a sauvée.
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      La forêt atlantique n'est pas l'Amazonie : c'est un autre biome, accroché aux reliefs de la côte, plus humide encore par endroits, et il n'en subsiste qu'une petite fraction de sa surface d'origine, morcelée en îlots. Celui-ci est l'un des plus intacts, précisément parce que la quarantaine puis le bagne ont fermé l'île pendant plus d'un siècle. On marche sous des arbres à contreforts, entre broméliacées et fougères arborescentes, avec les hurlements graves des singes bugios qui portent à des kilomètres.

      Les sentiers sont numérotés et partent presque tous d'Abraão. Certains longent la côte de crique en crique, d'autres franchissent les crêtes ; le sol est un mélange de racines, de pierres rondes et d'une boue qui ne sèche jamais complètement.

      Chaussures fermées à semelle crantée, sans discussion. Prendre toute son eau au départ, il n'y a pas de source aménagée. Se signaler avant un long itinéraire, prévoir large sur les horaires — on avance bien plus lentement que la distance ne le laisse croire — et rentrer avant la nuit, qui tombe d'un coup et sans crépuscule. Le réseau disparaît dès qu'on quitte le village.

      nature
      gratuit

    Jour 9

    • Tour de l'île en bateau, Ilha Grande, Brésil
      Tour de l'île en bateau Le Lagon bleu, la plage de Freguesia et les criques de la côte nord, avec masque et tuba. La mer y est plus calme que sur la face océanique.
      En savoir plus

      Le tour se fait par la côte nord, celle qui regarde le continent : une succession de criques encaissées, d'eau vert clair et de plages où seul le bateau accoste. Au Lagon bleu, on mouille entre deux îlots dans deux ou trois mètres d'eau transparente ; les poissons y sont si habitués qu'ils entourent les nageurs, parce qu'on les nourrit — commode pour la photo, mauvais pour eux, et rien n'oblige à s'y prêter.

      L'escale de Freguesia de Santana mérite qu'on descende à terre : sa petite église blanche est l'un des plus anciens bâtiments de l'île, plantée face à la mer dans un hameau de quelques maisons. Le contraste avec Abraão, où tout le monde débarque, est net.

      La mer est nettement plus maniable de ce côté que sur la face exposée à l'océan, mais un vent d'après-midi suffit à écourter la sortie. Le masque se loue à quai et se vérifie avant d'embarquer : un masque qui fuit gâche la journée entière. Sur le pont, ni ombre ni eau douce — chapeau, tee-shirt gardé dans l'eau, et le minimum d'affaires, tout finit mouillé.

      nature
      28 €

    43 € hébergement · 31 € repas · 22 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Pousada au bord de l'eau, 85 € la nuit.

    Voir les hébergements à Ilha Grandelien affilié

  6. Ilha Grande → Foz do Iguaçu — Bateau, bus jusqu'à Rio puis vol → Foz, 7 h, 110 € par personne.
  7. Foz do Iguaçu, Brésil

    04. Foz do Iguaçu

    J10 → J11 · 2 nuits · 285 € par personne

    275 chutes sur trois kilomètres de front

    Deux cent soixante-quinze chutes réparties sur trois kilomètres de front, à la frontière argentine. ⚠️ Les deux rives se visitent et ne montrent pas la même chose : le Brésil donne la vue d'ensemble en une demi-journée, l'Argentine met les pieds dedans et demande une journée entière. Faire les deux est le bon choix.

    En savoir plus sur Foz do Iguaçu

    Les chutes ne sont pas une cascade mais un front de trois kilomètres où le fleuve Iguaçu se brise en deux cent soixante-quinze sauts, exactement sur la frontière entre le Brésil et l'Argentine. Cette frontière est le vrai sujet de l'étape : les deux rives ne montrent pas la même chose et ne se remplacent pas.

    ⚠️ Côté brésilien, un sentier de mille sept cents mètres longe le canyon et donne la vue d'ensemble, celle des photographies — une demi-journée suffit. Côté argentin, on marche sur des passerelles au-dessus et à l'intérieur des chutes, avec le petit train qui mène à la Gorge du Diable : il faut compter la journée entière, et l'on ressort trempé. Faire les deux est le bon choix, dans cet ordre de préférence si l'on doit en sacrifier un.

    Le passage de frontière est une formalité mais il se prépare : passeport obligatoire, contrôle dans les deux sens, et files parfois longues en milieu de matinée. Les deux parcs affichent leurs tarifs dans leur monnaie nationale et n'acceptent pas toujours celle du voisin. Autre point pratique : le débit varie énormément d'une saison à l'autre. Il est maximal de décembre à mars, mais c'est aussi la saison chaude et humide ; en hiver austral l'eau est moins abondante et la lumière plus franche.

    À table

    • Churrasco à volonté — les viandes découpées à table dans les rodízios de Foz, jusqu'à ce qu'on retourne le carton.
    • Chimarrão — le maté chaud bu à la paille dans une calebasse, boisson du Paraná et de tout le sud.
    • Pinhão — les graines du pin du Paraná, bouillies et vendues chaudes en cornet l'hiver.
    • Empanadas — de l'autre côté du pont, à Puerto Iguazú, les chaussons argentins à la viande.
    • Alfajores — les biscuits fourrés de dulce de leche du côté argentin, à rapporter.

    Jour 10

    • Parc national d'Iguaçu, côté brésilien, Foz do Iguaçu, Brésil
      Parc national d'Iguaçu, côté brésilien Le côté brésilien donne la VUE D'ENSEMBLE : une passerelle frontale sur les 275 cascades, jusqu'au pied de la Gorge du Diable. Une demi-journée suffit. ⚠️ Vaccin contre la fièvre jaune exigé pour la région.
      En savoir plus

      Le sentier longe la rive en descendant doucement, et la vue s'ouvre par paliers sur le mur de cascades d'en face, qui sont argentines : le côté brésilien a la géographie pour lui, il regarde le spectacle de l'extérieur, en entier. La passerelle finale, elle, s'avance dans le fleuve jusqu'au pied de la Gorge du Diable, et l'on en ressort trempé sans exagération — ce n'est pas une bruine, c'est une averse permanente.

      Eleanor Roosevelt, en visite en 1944, aurait résumé l'affaire en deux mots : « Pauvre Niagara ! » La formule est restée. Le débit, lui, varie énormément : lors des sécheresses sévères, les chutes se réduisent à quelques filets d'eau ; en crue, les passerelles ferment.

      Poncho ou veste imperméable, et un sac étanche pour le téléphone : les protections vendues à l'entrée sont un consommable, pas un équipement. Les coatis qui rôdent autour des points de restauration sont habitués, insistants et capables de griffer pour un sandwich — ne rien manger en marchant, ne rien leur donner. Arriver à l'ouverture : les cars déversent leur monde en milieu de matinée.

      nature
      17 €
    • Côté argentin des chutes, Foz do Iguaçu, Brésil
      Côté argentin des chutes Le côté argentin donne l'IMMERSION : des kilomètres de passerelles au-dessus et au milieu des chutes. Les deux côtés sont complémentaires, aucun ne remplace l'autre. ⚠️ Billet séparé, passage de frontière et passeport obligatoires.
      En savoir plus

      Le parti pris est l'inverse du côté brésilien : ici, on ne regarde pas les chutes, on marche dedans. Les circuits supérieur et inférieur enchaînent les passerelles au ras de l'eau, au-dessus des sauts et sous les embruns, avec des vues rapprochées sur des cascades qui, prises isolément, feraient chacune un site à elles seules. La passerelle finale traverse le fleuve sur plus d'un kilomètre pour s'arrêter au bord exact de la Gorge du Diable, là où toute la masse d'eau bascule.

      Cette passerelle a été emportée plusieurs fois par des crues et reconstruite ; c'est le premier tronçon fermé quand le fleuve monte. Un petit train dessert les départs de circuits, et une barque mène à l'île de San Martín quand le niveau le permet.

      La frontière change tout. Il faut le passeport, avec sortie du Brésil et entrée en Argentine tamponnées, et deux arrêts de contrôle sur le trajet. En voiture de location, le passage n'est possible qu'avec l'autorisation écrite du loueur et l'assurance qui va avec : sans ces papiers, on est refoulé au pont. Prévoir une journée par côté — les enchaîner le même jour est le meilleur moyen de bâcler les deux.

      nature
      30 €

    Jour 11

    • Parc des oiseaux, Foz do Iguaçu, Brésil
      Parc des oiseaux Un centre de conservation en face de l'entrée du parc, où l'on traverse de grandes volières abritant toucans, aras et harpies féroces. La plupart des pensionnaires sont des saisies de trafic.
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      On ne regarde pas les oiseaux à travers un grillage : le parcours entre dans les volières, sous des filets tendus par-dessus la forêt, et les toucans, aras et cotingas volent au-dessus de la tête. Le sol reste de la terre et des feuilles, la lumière est celle du sous-bois, et l'on croise les pensionnaires à hauteur d'homme.

      La grande majorité d'entre eux ne sortent pas d'un élevage : ce sont des saisies de trafic, des animaux blessés ou des abandons, souvent incapables de survivre s'ils étaient relâchés. Le morceau de bravoure est la harpie féroce, le rapace le plus puissant des Amériques, qui chasse singes et paresseux en pleine canopée et dont les serres dépassent la taille d'une main. Elle se reproduit très lentement, une nichée espacée de plusieurs années, ce qui fait de chaque naissance en captivité un événement.

      C'est en face de l'entrée du parc national : on l'enchaîne facilement avec les chutes dans la même journée. Le matin, les oiseaux sont actifs et bruyants ; en milieu de journée, ils se taisent et se cachent. Dans la volière des aras, retirer lunettes de soleil et bijoux brillants et ne pas tendre la main : ces becs cassent une noix.

      nature
      12 €
    • Barrage d'Itaipu, Foz do Iguaçu, Brésil
      Barrage d'Itaipu Le deuxième barrage du monde par la puissance, partagé avec le Paraguay, dont il couvre à lui seul près de 90 % de la consommation électrique. Sa construction a noyé les chutes de Sete Quedas, plus grandes qu'Iguaçu.
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      Ce qui frappe n'est pas la puissance mais la nature du chantier : pour bâtir le barrage dans le lit du fleuve, il a fallu détourner le Paraná dans un canal creusé à l'explosif et mettre son lit à sec. Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées et la retenue a noyé une vallée entière. La visite panoramique longe la crête en bus ; une formule plus technique descend dans la salle des machines, où l'on prend la mesure d'une seule turbine.

      Une singularité binationale : la moitié des groupes produit du courant à cinquante hertz pour le Paraguay, l'autre à soixante pour le Brésil. Deux réseaux électriques incompatibles cohabitent dans le même bâtiment, séparés par un trait peint au sol qui est aussi la frontière.

      Le déversoir, celui des photos spectaculaires, ne s'ouvre qu'en période de crue : la plupart du temps il est sec, et ce n'est pas une déception, c'est le fonctionnement normal. Réserver son créneau à l'avance, emporter son passeport, et mettre des chaussures fermées — la visite technique refuse les sandales et impose un âge minimum.

      culture
      14 €

    38 € hébergement · 30 € repas · 38 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec piscine, 76 € la nuit.

    Voir les hébergements à Foz do Iguaçulien affilié

  8. Foz do Iguaçu → Salvador de Bahia — Vol intérieur Foz → Salvador, via São Paulo, 5 h 30, 130 € par personne.
  9. Salvador de Bahia, Brésil

    05. Salvador de Bahia

    J12 → J14 · 3 nuits · 284 € par personne

    La première capitale, et le cœur afro-brésilien

    La première capitale du pays, et la plus africaine des villes brésiliennes — c'est ici qu'ont débarqué la majorité des esclaves déportés vers les Amériques. Le Pelourinho, en haute ville, se rejoint par un ascenseur public de soixante-douze mètres. La capoeira et le candomblé y sont vivants, pas folkloriques.

    En savoir plus sur Salvador de Bahia

    Salvador a été la première capitale du Brésil pendant deux cent quatorze ans, et c'est la ville la plus africaine du pays : c'est ici qu'a débarqué la majorité des personnes déportées d'Afrique vers les Amériques, et cela s'entend encore dans la langue, la cuisine et la musique. Le candomblé et la capoeira n'y sont pas des spectacles pour visiteurs mais des pratiques vivantes, avec leurs lieux et leurs règles.

    La ville est coupée en deux dans la hauteur. La ville basse est le port et le marché ; la ville haute, avec le Pelourinho et ses églises, est perchée soixante-douze mètres au-dessus, et l'on passe de l'une à l'autre par un ascenseur public qui fonctionne depuis 1873 pour quelques centimes. Le Pelourinho se parcourt entièrement à pied, sur des pavés en pente raide.

    ⚠️ C'est aussi une grande ville pauvre où la vigilance est de mise. La règle locale est simple : circuler léger, sans bijoux ni téléphone visible, et se déplacer en voiture le soir plutôt qu'à pied dès qu'on sort des quelques rues animées du centre historique. Le mardi soir, la Terça da Bênção fait sortir les groupes de percussions dans le Pelourinho — c'est le meilleur moment de la semaine pour y être, et le plus fréquenté.

    À table

    • Acarajé — le beignet de haricots frit dans l'huile de dendê et fourré de vatapá et de crevettes, vendu par les baianas en blanc.
    • Moqueca baiana — le poisson mijoté au lait de coco, à l'huile de dendê et aux poivrons, dans le plat en terre.
    • Vatapá — la crème de pain, crevettes séchées, coco et cacahuètes, dans l'acarajé ou à côté de la moqueca.
    • Bobó de camarão — les crevettes dans une purée de manioc au lait de coco et au dendê.
    • Cocada — les confiseries de coco râpée et de sucre, blanches ou brunes, sur les étals du Pelourinho.

    Jour 12

    • Pelourinho, Salvador de Bahia, Brésil
      Pelourinho Le centre historique classé à l'Unesco, aux façades pastel et aux pavés inégaux. ⚠️ Son nom signifie « pilori » : c'est ici qu'on fouettait les esclaves. Salvador fut le premier port négrier des Amériques, et la ville ne l'efface pas.
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      Les façades pastel forment un ensemble colonial d'une densité rare, mais leur état actuel est récent : le quartier était à l'abandon et habité par des familles très pauvres jusqu'à la grande restauration lancée au début des années 1990, qui a repeint les maisons et déplacé une bonne partie de ceux qui y vivaient. C'est une beauté reconstruite, et le débat sur ce déplacement n'est pas clos à Salvador.

      Une église en dit plus que le reste : celle du Rosaire des Noirs, sur la place, bâtie par une confrérie d'Africains et de leurs descendants qui n'avaient pas accès aux autres. Elle s'est élevée lentement, sur des décennies, par des gens qui n'avaient que leurs dimanches et leurs nuits pour la bâtir. On y célèbre aujourd'hui des messes accompagnées de percussions et de chants en langue africaine. Le mardi soir, après la bénédiction, tout le quartier bascule dans la musique : c'est le rendez-vous hebdomadaire, et le bloco de samba-reggae né ici à la fin des années 1970 y a fait sa réputation.

      Les pavés sont inégaux et pentus. Rester dans les rues fréquentées et éclairées, garder téléphone et appareil hors de vue en marchant, et prendre une voiture le soir même pour trois cents mètres.

      culture
      gratuit
    • Ascenseur Lacerda et le marché Modelo, Salvador de Bahia, Brésil
      Ascenseur Lacerda et le marché Modelo Un ascenseur public de 72 mètres, en service depuis 1873, relie la ville haute à la ville basse pour quelques centimes. En bas, le marché Modelo et son artisanat.
      En savoir plus

      Salvador est bâtie sur une falaise, et la falaise coupe la ville en deux : le port, le commerce et la douane en bas, les églises, les palais et le pouvoir en haut. Il a fallu des siècles de rampes et de portefaix pour franchir ces dizaines de mètres, jusqu'à ce qu'un négociant fasse installer en 1873 un ascenseur hydraulique public, l'un des tout premiers du monde. Électrifié ensuite, il a reçu dans les années 1930 la tour Art déco qu'on voit aujourd'hui, et il transporte toujours les habitants pour quelques pièces, en une poignée de secondes.

      En bas, le marché occupe l'ancien bâtiment des douanes, reconstruit après un incendie. On y vend des berimbaus, des percussions, des sculptures et les rubans du Senhor do Bonfim, qu'on noue au poignet par trois nœuds, un vœu par nœud : le ruban doit tomber tout seul, le couper annule tout.

      Le marchandage est attendu et se fait en souriant. La ville basse est un quartier de bureaux : très animée aux heures ouvrables, déserte le soir et le dimanche. Y descendre en journée, et ne pas s'attarder dans les rues vides une fois les rideaux baissés.

      marché
      gratuit

    Jour 13

    • Église de São Francisco, Salvador de Bahia, Brésil
      Église de São Francisco L'intérieur baroque le plus chargé du Brésil : huit cents kilos d'or à la feuille sur des boiseries sculptées par des artisans africains — qui y ont glissé des symboles de leurs propres cultes.
      En savoir plus

      Trois édifices se touchent sur la même place, et le plus surprenant n'est pas le plus doré. La façade de l'église de l'Ordre Tiers, sculptée dans la pierre en un décor foisonnant, a disparu pendant des décennies sous une épaisse couche de mortier qui la recouvrait entièrement ; on l'a retrouvée par hasard dans les années 1930, quand un ouvrier a percé l'enduit. Plus personne ne savait qu'elle existait.

      Dans l'église conventuelle, l'or à la feuille recouvre des boiseries de cèdre sculptées jusqu'au moindre centimètre, avec des atlantes, des angelots et des guirlandes qui ne laissent aucun mur nu. Le cloître, lui, est tapissé d'azulejos bleus arrivés de Lisbonne au XVIIIe siècle : ce ne sont pas des scènes religieuses mais des allégories morales, chacune accompagnée d'une sentence latine, copiées d'un recueil de gravures flamand.

      Épaules et genoux couverts. L'église ferme pendant les offices et le dimanche matin appartient aux messes : se renseigner sur les horaires plutôt que d'arriver au hasard. L'intérieur est sombre — laisser les yeux s'habituer une minute avant de lever la tête, l'or ne se donne pas tout de suite.

      culture
      5 €

    Jour 14

    • Cours de capoeira ou roda, Salvador de Bahia, Brésil
      Cours de capoeira ou roda Née chez les esclaves comme un art martial déguisé en danse pour échapper à l'interdit, la capoeira est bahianaise. Les académies du Pelourinho accueillent les débutants à l'heure.
      En savoir plus

      Deux écoles se partagent la ville et ne se ressemblent pas. L'angola se joue bas, lentement, presque au sol, dans la ruse et la feinte ; la regional, mise au point dans les années 1930, est rapide, droite, acrobatique. Son fondateur a obtenu la levée de l'interdiction qui frappait la capoeira depuis le code pénal de 1890 en la faisant démontrer devant les autorités : c'est une pratique qui a dû prouver qu'elle était un sport pour cesser d'être un délit.

      Rien ne se décide dans la roda sans la musique. Le berimbau — un arc, une calebasse, une corde d'acier — mène tout : le rythme qu'il joue dit quel jeu se joue, lent ou vif, et les autres instruments s'alignent dessus. Le chant part en appel et réponse, le cercle entier reprend, et les deux joueurs entrent accroupis au pied du berimbau. On n'y marque pas de points et l'on n'y gagne pas : on répond au mouvement de l'autre.

      On joue pieds nus. Dans une roda de rue, ne jamais traverser le cercle ni y entrer sans invitation, demander avant de filmer, et prévoir de la monnaie quand le chapeau passe : les groupes qui jouent au Pelourinho vivent de ça.

      culture
      15 €

    37 € hébergement · 29 € repas · 22 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel à Barra, 74 € la nuit.

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  10. Salvador de Bahia → Chapada Diamantina — Bus de nuit Salvador → Lençóis, 6 h 30, 28 € par personne.
  11. Chapada Diamantina, Brésil

    06. Chapada Diamantina

    J15 → J17 · 3 nuits · 306 € par personne

    Canyons, grottes et cascades au centre de Bahia

    Un plateau de canyons, de grottes et de cascades au centre de l'État de Bahia, ancienne région diamantifère devenue parc national. C'est l'étape de randonnée du parcours : la vallée du Pati se marche en plusieurs jours. ⚠️ Tout part de Lençóis, à six heures de route de Salvador — ce n'est pas une excursion.

    En savoir plus sur Chapada Diamantina

    La Chapada Diamantina est un plateau de grès entaillé de canyons, de grottes et de cascades, au centre de l'État de Bahia. C'est une ancienne région diamantifère : les villages ont été bâtis par les chercheurs de pierres au XIXᵉ siècle, puis abandonnés quand les gisements se sont taris, et le parc national est venu ensuite. Les rivières y sont couleur de thé, teintées par les végétaux du plateau.

    ⚠️ Tout part de Lençóis, à environ six heures de route de Salvador. Ce n'est donc pas une excursion mais une étape à part entière, et il faut compter deux demi-journées de trajet dans le budget temps. Sur place, presque rien n'est accessible sans véhicule : les départs de sentiers sont dispersés sur des dizaines de kilomètres de pistes, et la formule courante est le chauffeur-guide à la journée, partagé entre plusieurs voyageurs.

    C'est l'étape de randonnée du parcours. La vallée du Pati se marche en trois à cinq jours en dormant chez l'habitant, sans réseau, et se prépare — un guide est en pratique indispensable pour l'itinéraire comme pour les hébergements. Les sorties à la journée, elles, restent simples : la cascade de la Fumaça et ses trois cent quarante mètres de chute, les grottes aux eaux bleues, les toboggans naturels. ⚠️ Ces grottes ne prennent leur couleur qu'en milieu de journée, quand le soleil entre à la verticale.

    À table

    • Godó de banana verde — la banane verte mijotée avec de la viande séchée, le plat de Lençóis depuis les chercheurs de diamants.
    • Carne de sol — la viande salée et séchée du sertão, grillée et servie avec du manioc et du beurre.
    • Cuscuz nordestino — la semoule de maïs cuite à la vapeur, avec du beurre ou du fromage, au petit-déjeuner des pousadas.
    • Fruits du cerrado — umbu, buriti et maracujá en jus, en glace ou en confiture, sur le marché de Lençóis.

    Jour 15

    • Cascade de la Fumaça, Chapada Diamantina, Brésil
      Cascade de la Fumaça Trois cent quarante mètres de chute — l'une des plus hautes du Brésil — dont l'eau se disperse en brume avant d'atteindre le sol, d'où son nom. On l'observe depuis le sommet, allongé au bord de la falaise.
      En savoir plus

      L'approche est courte mais rude : le sentier attaque par une montée franche dans la roche, puis se déroule sur un plateau nu de sable clair et de végétation basse, sans un arbre pour l'ombre. On n'arrive pas au pied de la chute mais au-dessus : le chemin débouche sur le rebord de la falaise, sans barrière ni rambarde, et il faut s'avancer à plat ventre pour voir l'eau partir sous soi.

      Elle ne touche presque jamais le sol. La hauteur est telle que le filet se disloque en gouttelettes bien avant d'arriver en bas, d'où la fumée du nom. Quand le vent remonte la paroi, il arrive qu'il renvoie l'eau vers le haut et que la chute paraisse couler à l'envers : c'est le meilleur moment pour l'avoir vue.

      Partir tôt, la chaleur sur le plateau devient vite pénible et il n'y a aucun point d'eau sur le parcours. Emporter plus d'eau qu'il ne semble nécessaire, un chapeau, et de bonnes semelles pour la roche lisse. En fin de saison sèche, le débit peut se réduire à presque rien : demander l'état de la chute au village avant de monter. La voir depuis le bas est un tout autre projet, qui se compte en jours de marche.

      nature
      18 €

    Jour 16

    • Grotte de Poço Encantado, Chapada Diamantina, Brésil
      Grotte de Poço Encantado Un lac souterrain de soixante mètres de fond, si transparent qu'on voit les troncs immergés. ⚠️ Le rayon de soleil qui l'illumine en bleu n'entre qu'entre avril et septembre, vers midi — hors de cette fenêtre, la grotte est sombre.
      En savoir plus

      On descend par un escalier dans une salle où le sol s'ouvre sur une eau si claire qu'elle donne le vertige : on distingue les blocs éboulés, les troncs tombés et le fond à des dizaines de mètres, sans que rien ne trouble la surface. L'illusion est complète, on ne sait plus où commence l'eau.

      Le fameux rayon dépend d'une fente dans la voûte et de la hauteur du soleil : il n'entre que quelques mois par an, autour du milieu de journée, et allume alors le lac d'un bleu électrique. Hors de cette fenêtre, ou par ciel couvert, la grotte reste belle mais sombre — une visite mal calée déçoit forcément. La baignade y est interdite sans exception, contrairement à d'autres grottes noyées de la région où l'on peut flotter avec un gilet : c'est cette transparence qu'on protège.

      Le site est isolé et la route depuis les bourgs de la Chapada est longue : c'est une sortie à la journée, pas un crochet en passant. L'entrée se fait par groupes, sur des créneaux calés sur la lumière, avec un nombre de visiteurs limité — s'y prendre à l'avance. On ne touche pas l'eau, on ne pose rien sur les rambardes.

      nature
      15 €
    • Vallée du Pati, Chapada Diamantina, Brésil
      Vallée du Pati Considéré comme le plus beau trek du Brésil : deux à trois jours entre les tepuys, avec nuits chez l'habitant dans une vallée sans route ni électricité. Guide indispensable.
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      On y entre par une longue descente et l'on en ressort par une longue montée : la vallée est encaissée entre des parois tabulaires, sans route, sans ligne électrique, sans réseau. Le fond est cultivé, les maisons sont dispersées, et les chemins qui les relient sont ceux que les habitants empruntent pour aller chez le voisin. Les deux grands moments du parcours sont un amphithéâtre de falaises où plusieurs chutes tombent en même temps, et un morne percé d'une grotte traversante d'où l'on ressort face au vide.

      La vallée s'était presque vidée. Les familles vivaient de l'orpaillage et du café, l'activité s'est éteinte, les jeunes sont partis, et il ne restait plus grand monde quand les premiers marcheurs sont arrivés. Ce sont ces mêmes familles qui hébergent et nourrissent aujourd'hui : dormir chez elles n'est pas un supplément d'âme, c'est ce qui maintient la vallée habitée.

      On porte son sac, les couchages se réservent par le guide, l'eau se prend aux rivières. Les descentes sont longues et cassantes, des bâtons soulagent les genoux. En saison des pluies, les rivières peuvent monter et couper un passage pour la journée : le programme se plie au terrain, et pas l'inverse.

      nature
      gratuit

    Jour 17

    • Lençóis et les rivières de diamant, Chapada Diamantina, Brésil
      Lençóis et les rivières de diamant Le bourg colonial né de la ruée vers le diamant des années 1840, aujourd'hui base de tous les treks. Ses rivières coulent sur un lit de quartz teinté rouge par les tanins.
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      Le nom vient de ce qu'on voyait en arrivant : les toiles blanches des tentes de chercheurs de diamants plantées à flanc de colline, qui de loin ressemblaient à des draps mis à sécher. La ville en dur est venue après, quand la trouvaille a tenu — maisons à un étage, encadrements colorés, place à l'église, et des demeures nettement plus cossues que ce qu'un bourg de l'intérieur pouvait espérer.

      Une bonne part de la richesse ne venait pas des pierres de joaillerie mais du carbonado, un diamant noir et opaque, sans valeur pour un bijoutier et sans rival pour tailler, forer et scier. L'industrie européenne l'achetait par lots, et des négociants venus d'Europe se sont installés ici pour l'acheter à la source. La chute est arrivée d'un coup, quand les gisements d'Afrique australe ont inondé le marché.

      Aujourd'hui, c'est la base logistique de la Chapada : agences, guides, boutiques de matériel, marché le week-end. Attention au piège classique — les grands sites sont à des heures de route les uns des autres, et l'on ne visite pas la région en rayonnant chaque jour depuis ici sans passer son séjour en voiture. Réserver son guide la veille, et prévoir des espèces.

      culture
      gratuit

    35 € hébergement · 28 € repas · 28 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Pousada avec piscine, 70 € la nuit.

    Voir les hébergements à Chapada Diamantinalien affilié

  12. Chapada Diamantina → Morro de São Paulo — Bus jusqu'à Valença puis vedette, 8 h, 42 € par personne.
  13. Morro de São Paulo, Brésil

    07. Morro de São Paulo

    J18 → J19 · 2 nuits · 232 € par personne

    Une île sans voitures, des plages numérotées

    Une île sans voitures au sud de Salvador, dont les plages sont simplement numérotées de un à cinq : plus le numéro monte, plus c'est calme et loin. On y accède en bateau rapide depuis Salvador, deux heures. ⚠️ Les bagages se portent ou se confient à des brouettiers — il n'y a aucun véhicule.

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    Morro de São Paulo est un village sans voitures sur la pointe nord de l'île de Tinharé, où les plages ne portent pas de nom mais un numéro, de un à cinq, dans l'ordre où on les rencontre en s'éloignant du village. La règle est mécanique et pratique : plus le numéro monte, plus c'est calme, plus c'est loin, et moins il y a de monde. La Deuxième concentre les bars et la musique, la Quatrième et la Cinquième sont presque désertes.

    ⚠️ Il n'y a aucun véhicule sur l'île. Depuis l'embarcadère, les bagages se portent ou se confient à des brouettiers qui les emmènent jusqu'à l'hébergement contre quelques réaux — c'est l'usage, pas une arnaque. Les rues sont en sable et en montée, et il y a un escalier pour rejoindre le village depuis le port.

    L'accès se fait en bateau rapide depuis Salvador, environ deux heures de traversée. ⚠️ Elle peut être franchement agitée entre la baie de Tous-les-Saints et la haute mer, et les traversées sont annulées quand la mer se lève ; il vaut mieux ne pas caler un vol le jour même du retour. Sur place, la marée commande la journée : les piscines naturelles n'apparaissent qu'à marée basse, et certaines portions de plage entre deux numéros ne se franchissent à pied qu'à ce moment-là.

    À table

    • Moqueca — le poisson ou les crevettes au lait de coco et au dendê, sur les terrasses de la Segunda Praia.
    • Poisson grillé — le pêché du jour des barques du village, sur les tables de sable.
    • Acarajé — les beignets des baianas sur la place du village, le soir.
    • Caipifruta — la caipirinha aux fruits du Nordeste, cajá, maracujá ou mangue, sur la plage.
    • Eau de coco — ouverte à la machette, sur toutes les plages de l'île.

    Jour 18

    • Les quatre plages, Morro de São Paulo, Brésil
      Les quatre plages Elles n'ont pas de nom, seulement un numéro, et l'ambiance change à chacune : la Première est agitée, la Deuxième fait la fête, la Troisième est calme, la Quatrième presque déserte. Aucune voiture sur l'île.
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      Les plages de Morro de São Paulo ne portent pas de nom mais un numéro, dans l'ordre où on les rencontre en s'éloignant du village, et cette numérotation est aussi un classement d'ambiance : la Première est courte et agitée, avec un ressac fort ; la Deuxième concentre les bars, la musique et la fête ; la Troisième est calme et familiale, avec des piscines naturelles à marée basse ; la Quatrième est longue et presque déserte.

      Il n'y a aucun véhicule sur l'île : on se déplace à pied dans des ruelles de sable, et les bagages se portent ou se confient à des brouettiers depuis l'embarcadère — c'est l'usage local et non une arnaque.

      ⚠️ La marée commande les déplacements : certaines portions entre deux plages ne se franchissent à pied qu'à marée basse, et il faut sinon passer par l'intérieur ou attendre. La table des marées est affichée dans le village. Une taxe de séjour est prélevée à l'arrivée sur l'île. ⚠️ La traversée depuis Salvador, en bateau rapide, peut être franchement agitée et s'annule par mer forte : ne pas caler un vol le jour même du retour.

      détente
      gratuit
    • Fort de Tapirandu et le coucher de soleil, Morro de São Paulo, Brésil
      Fort de Tapirandu et le coucher de soleil Les ruines d'un fort portugais de 1630 qui gardait l'accès à la baie de Tinharé. C'est le point d'où toute l'île regarde le soleil tomber.
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      Le fort commandait l'entrée d'un chenal étroit, seul passage abrité vers la baie et vers Salvador : celui qui le tenait tenait la route du sucre. Il en reste les murs bas, les embrasures et la plate-forme face à la mer. Le mortier n'était pas de la chaux ordinaire — on y incorporait des coquillages broyés et de l'huile de baleine, une recette coloniale de la côte qui a donné un liant capable d'encaisser près de quatre siècles d'air salé.

      C'est de là que l'île regarde tomber le soleil. Le fort domine le chenal côté continent, l'astre descend dans son axe, et les bateaux qui rentrent passent dedans. Le monde arrive un peu avant, s'assied sur les murs, et l'on entend les applaudissements de tout le village au moment où le soleil disparaît.

      Le sol est irrégulier, il n'y a ni éclairage ni garde-corps sur une partie du rempart : monter pendant qu'il fait encore jour, et redescendre avec une lampe. L'île n'a pas de voitures, tout se fait à pied, et le chemin depuis le village grimpe — les bagages se portent ou se confient aux brouettes du débarcadère.

      culture
      gratuit

    Jour 19

    • Piscines naturelles à marée basse, Morro de São Paulo, Brésil
      Piscines naturelles à marée basse Le récif découvre à marée basse et forme des vasques d'eau claire pleines de poissons. Les horaires suivent la marée, pas la montre — l'excursion se cale la veille.
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      À marée basse, le récif qui court le long des plages sort de l'eau et laisse derrière lui une série de vasques tièdes, d'un mètre ou deux, où se retrouvent piégés des poissons de récif, des oursins et parfois une petite raie. On y marche, on s'y assoit, on y met le masque : c'est un aquarium temporaire qui se referme quelques heures plus tard.

      Tout dépend du coefficient. Aux nouvelles et pleines lunes, la mer descend beaucoup plus bas et découvre des piscines invisibles le reste du mois — d'où le fait que l'excursion se cale la veille sur la table des marées, et pas sur un horaire fixe. Les sorties en bateau vers les récifs du large fonctionnent sur le même principe.

      Deux règles pour ne pas abîmer ce qu'on vient voir : ne pas marcher sur le corail vivant, qui met des années à repousser et qui coupe profond, et ne pas nourrir les poissons avec du pain, habitude répandue qui les rend dépendants. Chaussures d'eau, tee-shirt anti-UV plutôt que crème, et surveiller la remontée de l'eau : elle revient plus vite qu'on ne croit et coupe le retour à pied.

      nature
      22 €
    • Boipeba, l'île d'à côté, Morro de São Paulo, Brésil
      Boipeba, l'île d'à côté À une heure de bateau, une île encore plus tranquille, sans rue commerçante ni musique. C'est ce qu'était Morro il y a vingt ans.
      En savoir plus

      Le trajet fait déjà la moitié de l'intérêt : la vedette contourne la pointe de l'île, franchit une passe ouverte sur l'océan, puis remonte le rio do Inferno, un chenal bordé de palétuviers où l'eau devient plate et brune. Les pêcheurs y récoltent des huîtres accrochées aux racines, décollées au couteau et mangées sur place.

      À l'arrivée, il n'y a ni rue commerçante, ni sono, ni quad : un village de sable, quelques pousadas, et des plages qui s'enchaînent vers le sud. À Moreré, un récif barre l'horizon et forme une piscine à marée basse ; c'est le seul endroit où l'on retrouve un peu de monde, à l'heure du déjeuner et du poisson grillé.

      Presque tout le monde vient à la journée et repart en fin d'après-midi : y dormir une nuit fait basculer l'île dans autre chose, une fois les bateaux partis. Le programme dépend entièrement de la marée, qui décide de l'heure du départ et de l'accès aux piscines. Emporter des espèces — les distributeurs sont rares et souvent vides — et de quoi se couvrir, la traversée mouille et le retour se fait face au vent.

      nature
      30 €

    40 € hébergement · 30 € repas · 20 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Pousada face à la plage, 80 € la nuit.

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  14. Morro de São Paulo → Olinda et Recife — Vedette, puis vol Salvador → Recife, 5 h, 95 € par personne.
  15. Olinda et Recife, Brésil

    08. Olinda et Recife

    J20 → J21 · 2 nuits · 178 € par personne

    Le baroque du Nordeste, et le frevo

    Une ville baroque perchée sur une colline, classée par l'Unesco, collée à Recife, sa grande voisine moderne. C'est le berceau du frevo, la danse du carnaval de Pernambouc, et l'un des trois grands carnavals du pays. Le centre se parcourt à pied, tout en montées, entre les églises et les ateliers.

    En savoir plus sur Olinda et Recife

    Olinda et Recife sont deux villes collées l'une à l'autre et parfaitement opposées. Olinda est une petite ville baroque perchée sur une colline, classée par l'Unesco, faite d'églises, de maisons colorées et d'ateliers d'artistes ; Recife est une métropole moderne de plus d'un million et demi d'habitants, avec des tours, des ponts et un centre ancien coincé entre les bras du fleuve.

    ⚠️ Olinda se parcourt à pied, mais tout y est en montée. Les rues pavées grimpent depuis le bas de la ville jusqu'à la place de la cathédrale, et il n'y a pas de raccourci plat. Compter une bonne demi-journée de marche lente, et éviter les heures les plus chaudes — la colline est exposée. Entre les deux villes, une dizaine de kilomètres, à faire en voiture ou en application de transport plutôt qu'en bus.

    C'est le berceau du frevo, cette danse acrobatique au petit parasol qui donne son rythme au carnaval de Pernambouc — l'un des trois grands du pays, et le seul où l'on défile dans la rue sans billet ni tribune. Hors carnaval, les ateliers et les maisons de culture en donnent des démonstrations et des cours, et les répétitions de maracatu sont ouvertes. Porto de Galinhas, à une heure au sud, est la plage de l'étape : ses piscines naturelles ne se forment qu'à marée basse.

    À table

    • Tapioca — la crêpe de fécule de manioc garnie de fromage, coco ou viande séchée, sur les étals de l'Alto da Sé le soir, face à la vue sur Recife.
    • Bolo de rolo — le gâteau roulé en couches fines de génoise et de goyave, spécialité du Pernambouc.
    • Caldinho — le bouillon de haricots ou de crevettes servi en petit verre dans les bars de Recife, avant la bière.
    • Carne de sol com macaxeira — la viande séchée grillée avec du manioc et du beurre, plat du Nordeste.
    • Cartola — les bananes frites, le fromage et la cannelle, dessert du Pernambouc.

    Jour 20

    • Centre historique d'Olinda, Olinda et Recife, Brésil
      Centre historique d'Olinda Une ville-jardin de collines couverte d'églises baroques et de maisons colorées, classée à l'Unesco. Fondée en 1535, incendiée par les Hollandais en 1631, reconstruite ensuite — d'où son unité de style.
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      Olinda ne se visite pas, elle se monte. La ville est une succession de collines couvertes de manguiers, avec une église ou un couvent planté sur chaque sommet et des maisons basses aux couleurs franches entre les deux. Depuis le parvis d'en haut, la vue porte sur les tours de Recife à quelques kilomètres : une capitale de béton en face d'une ville-jardin, et l'on comprend d'un coup ce qui a été préservé ici.

      Le monastère de São Bento accompagne certaines de ses messes de chant grégorien, chanté par les moines ; c'est ouvert à tous et cela ne coûte rien. Sur le parvis de la cathédrale, les vendeuses préparent la tapioca à la minute et proposent le bolo de rolo, un gâteau du Pernambouc roulé en spirale, avec une couche de pâte fine comme du papier et de la goyave entre chaque tour.

      Prévoir des chaussures qui tiennent : les rues sont pavées, raides, et glissantes après la pluie. Beaucoup d'ateliers d'artistes ouvrent leur porte dans la journée. Au carnaval, la ville se remplit de géants en papier mâché portés à bout de bras dans les ruelles, et il devient impossible d'y circuler autrement qu'à pied.

      culture
      gratuit
    • Recife Antigo et le pont Maurice-de-Nassau, Olinda et Recife, Brésil
      Recife Antigo et le pont Maurice-de-Nassau Le vieux Recife, bâti par les Hollandais sur des îles reliées par des ponts, d'où le surnom de « Venise brésilienne ». La synagogue Kahal Zur Israel y est la plus ancienne des Amériques, fondée en 1636.
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      Le vieux Recife est hollandais avant d'être portugais. Entre 1630 et 1654, la Compagnie des Indes occidentales a tenu la région, et son gouverneur Jean-Maurice de Nassau y a fait bâtir une ville pensée : rues tracées, ponts entre les îles, digues, et deux équipements qui n'existaient nulle part ailleurs dans les Amériques — un observatoire astronomique et un jardin d'acclimatation. Il avait aussi amené des peintres, dont les tableaux constituent les premières images fidèles des paysages, des plantes et des habitants du Brésil.

      La tolérance religieuse hollandaise explique la synagogue de la rue Bom Jesus. Quand les Portugais ont repris la ville, la communauté a dû partir ; un groupe a fini par débarquer à La Nouvelle-Amsterdam, le futur New York, où il a fondé la première communauté juive d'Amérique du Nord. La rue est toujours là, pavée et bordée de maisons colorées.

      C'est un quartier de bureaux : très animé aux heures ouvrables, presque vide en soirée et en semaine, il ne se remplit vraiment que le dimanche et pendant le carnaval. Depuis le Marco Zero, au bord de l'eau, on voit au large la barre de récifs qui a donné son nom à la ville.

      culture
      gratuit

    Jour 21

    • Plage de Porto de Galinhas, Olinda et Recife, Brésil
      Plage de Porto de Galinhas À une heure au sud, un récif forme des piscines naturelles que l'on rejoint en radeau à voile. ⚠️ Le nom vient du temps où les esclaves, dont la traite était déjà interdite, étaient annoncés en code comme un arrivage de poules de Guinée.
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      ⚠️ Le nom, littéralement port aux poules, vient d'un épisode sinistre et il est aujourd'hui expliqué sur place : après l'interdiction de la traite en 1831, la contrebande d'esclaves a continué, et l'arrivée d'un navire clandestin était annoncée en code par la formule il y a des poules d'Angola au port. Le toponyme a survécu à ce qu'il désignait.

      Le site lui-même est une plage bordée par un récif qui court à quelques centaines de mètres du rivage. À marée basse, l'eau se retire et laisse des piscines naturelles d'un mètre de profondeur, chaudes et remplies de poissons, qu'on rejoint en jangada — un radeau à voile traditionnel du Nordeste, mené à la perche et à la voile.

      ⚠️ Le phénomène dépend entièrement de la marée : à marée haute, il n'y a pas de piscines et les jangadas ne sortent pas. L'horaire se vérifie la veille, et les meilleures conditions correspondent aux marées de vive-eau. ⚠️ On ne marche pas sur le corail et l'on ne nourrit pas les poissons — la fréquentation a fortement dégradé le récif, et des zones sont désormais interdites.

      détente
      gratuit
    • Atelier de frevo et de maracatu, Olinda et Recife, Brésil
      Atelier de frevo et de maracatu Le frevo, danse acrobatique à petite ombrelle née à Recife, est classé au patrimoine immatériel de l'Unesco. Les maisons de culture en donnent des démonstrations et des initiations toute l'année.
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      Le frevo est une musique de fanfare jouée trop vite — cuivres et percussions, sans chant ni guitare — et une danse qui se fait presque au ras du sol : accroupissements, ciseaux, sauts. La petite ombrelle n'est pas un accessoire décoratif : on la fait tourner, on s'appuie dessus, elle sert de balancier. On explique généralement son origine par les capoeiristes qui ouvraient le chemin des fanfares, et qui sont passés du combat à la figure.

      Le maracatu recouvre deux choses très différentes. Celui de Recife est un cortège royal afro-brésilien, hérité des couronnements de rois noirs de la période coloniale : une cour en costume, une porteuse de poupée sacrée, et un orchestre de grosses caisses graves qui frappe un rythme lourd. Celui de la zone cannière, à l'intérieur des terres, met en scène des personnages coiffés d'immenses éventails de rubans, une lance à la main et des grelots dans le dos.

      Les maisons de culture donnent des démonstrations et des initiations toute l'année, mais les répétitions ouvertes montent en puissance à l'approche du carnaval. Celui de Recife et d'Olinda est un carnaval de rue, gratuit, sans tribune payante ni défilé fermé : on y entre, on n'y assiste pas.

      culture
      12 €

    35 € hébergement · 28 € repas · 20 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Pousada dans le centre historique, 70 € la nuit.

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Le budget de ces 21 jours

2 811 € par personne pour 21 jours, soit 134 € / jour. À deux, 5 622 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement833 €30 %
Repas628 €22 %
Transport sur place576 €20 %
Vols intérieurs et billets445 €16 %
Activités329 €12 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Le PDF

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  • La carte du parcours, avec ses 8 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

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