Canaries en 10 jours : l'itinéraire jour par jour
1 110 € par personne sur place pour 10 jours, soit 111 € / jour — en 5 étapes, de La Laguna et l'Anaga à Arrecife et le nord de Lanzarote. En passant par Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide, Los Gigantes et Masca, puis Las Palmas de Gran Canaria.
Autres durées : 5 jours · deux semaines · trois semaines · toutes les étapes de Canaries
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport Tenerife Sud — Reina Sofía (TFS), retour depuis Lanzarote — César Manrique (ACE) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. La Laguna et l'Anaga
J1 → J2 · 2 nuits · 162 € par personne
La ville coloniale et la forêt primaire du nord
L'ancienne capitale de Tenerife, ville universitaire classée au patrimoine mondial, à quelques minutes de l'aéroport nord et de Santa Cruz par le tramway. Juste derrière commence le massif de l'Anaga, sa forêt de lauriers et ses hameaux perchés, où l'on monte en bus ou en voiture pour la journée.
En savoir plus sur La Laguna et l'Anaga
La Laguna a été la première capitale de Tenerife, fondée à la fin du XVe siècle après la conquête castillane. Son plan en damier, tracé d'avance plutôt que né au hasard des maisons, a servi de modèle aux villes coloniales d'Amérique, et c'est ce qui lui vaut son inscription au patrimoine mondial.
La ville est restée universitaire, animée, avec ses maisons basses aux balcons de bois, ses patios et ses rues piétonnes. Elle est à plus de cinq cents mètres d'altitude : il y fait plus frais et plus humide que sur la côte, et le ciel y est souvent gris quand le sud de l'île est au soleil.
Au nord-est, le massif de l'Anaga garde l'une des dernières forêts de laurisylve, une forêt humide de lauriers qui couvrait le sud de l'Europe il y a des millions d'années. Des sentiers descendent vers des villages isolés et des plages noires battues par l'océan.
⚠️ Dans l'Anaga, les routes sont étroites et sinueuses : compter large pour chaque trajet.
À table
- Barraquito — le café de Tenerife en couches : lait concentré, liqueur, expresso, lait moussé, zeste de citron et cannelle, servi dans un verre.
- Conejo en salmorejo — le lapin mariné au vin, à l'ail et au paprika, puis mijoté ; le plat de fête de Tenerife.
- Guachinches — les maisons de vignerons du nord de l'île qui ouvrent quelques mois par an pour servir leur vin et une cuisine familiale, sans carte ni façon.
- Papas arrugadas con mojo — les petites pommes de terre cuites dans une eau très salée, qui fripe leur peau, avec la sauce rouge (piment) ou verte (coriandre).
Jour 1
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Vieille ville de La Laguna Un damier de rues piétonnes aux maisons basses, balcons de bois et patios, tracé à la fin du XVe siècle et copié ensuite dans toute l'Amérique espagnole. La cathédrale et l'église de la Concepción en marquent les deux pôles.gratuitmarchéEn savoir plus
La ville a été fondée en 1496 par Alonso Fernández de Lugo, le conquérant de Tenerife, au bord d'une lagune que les Guanches appelaient Aguere. La lagune a été asséchée depuis longtemps, mais elle a laissé son nom à la ville.
On y lit encore deux villes en une. En haut, autour de l'église de la Concepción, le premier noyau, né sans plan au fil des maisons. En bas, autour de la place del Adelantado, la ville tracée au cordeau et sans remparts, celle qui a servi de modèle outre-Atlantique et justifie l'inscription au patrimoine mondial, en 1999. La cathédrale, en grande partie reconstruite au début du XXe siècle, a gardé une façade néoclassique plus ancienne.
La Laguna a perdu son rang de capitale au profit de Santa Cruz, le port, mais elle a gardé l'évêché, l'université et une vie étudiante qui remplit les bars le soir. Les deux rues à suivre sont la calle de La Carrera, bordée de demeures anciennes, et la calle Herradores ; la place del Adelantado réunit le palais de Nava et le marché municipal.
⚠️ Le tramway venu de Santa Cruz s'arrête à quelques minutes à pied du centre historique, piéton pour l'essentiel : inutile de chercher à s'y garer.
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Plage de Las Teresitas Une longue plage de sable blond, rapporté du Sahara dans les années 1970, protégée par une digue et bordée de palmiers, au pied de l'Anaga. L'eau y est calme, c'est l'exception sur la côte nord.gratuitplageEn savoir plus
La plage borde San Andrés, un village de pêcheurs à l'entrée de l'Anaga, où les restaurants de poisson s'alignent le long de la rue principale. À l'entrée du village, une tour de défense en ruine rappelle que cette côte se gardait autrefois contre les corsaires.
Le sable blond tranche avec les plages noires des alentours : c'est une plage construite, pour offrir à Santa Cruz la baignade tranquille que sa côte lui refusait. Les palmiers, la digue et le sable ont été posés ensemble, et l'ensemble a vieilli assez pour paraître naturel.
La plus belle vue d'ensemble se prend d'en haut, depuis le belvédère de la route qui continue vers Igueste de San Andrés. ⚠️ Le week-end, les habitants de Santa Cruz y descendent en nombre : en semaine, la plage est bien plus calme.
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Taganana et la plage de Benijo Un village blanc accroché aux pentes de l'Anaga, puis une plage de sable noir au pied des rochers de l'océan, où l'on dîne de poisson au coucher du soleil. ⚠️ La baignade y est dangereuse par houle.gratuitdétenteEn savoir plus
Taganana compte parmi les premiers villages fondés à Tenerife après la conquête, dans un vallon abrité qui descend vers la mer. Ses maisons blanches s'étagent entre des parcelles de vigne plantées sur des pentes si raides qu'on ne peut les travailler qu'à la main ; l'église Nuestra Señora de las Nieves en occupe le centre.
En continuant vers l'est, la route passe par Roque de las Bodegas et par Almáciga, le rendez-vous des surfeurs, avant d'atteindre Benijo. Face à la plage se dressent les Roques de Anaga, deux îlots de roche protégés pour les oiseaux de mer qui y nichent. La route s'arrête peu après, et des sentiers continuent le long de la côte.
⚠️ Le coucher du soleil attire du monde et les places de stationnement au-dessus de Benijo sont rares : arrive tôt, ou viens en bus.
Jour 2
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Sentier des Sens, forêt de l'Anaga Une courte boucle aménagée dans la laurisylve, forêt humide de lauriers et de fougères couverte de mousse, au départ du centre d'accueil de Cruz del Carmen. Le brouillard qui s'y accroche fait partie du paysage.gratuitsportEn savoir plus
L'Anaga est l'un des trois massifs anciens de Tenerife, bien antérieurs au Teide : des millions d'années d'érosion y ont creusé des crêtes en lame de couteau et des ravins profonds. Le massif est réserve de biosphère de l'Unesco depuis 2015.
La laurisylve qui le couvre est une survivante. Ce type de forêt, fait de lauriers et d'autres arbres à feuilles persistantes, a disparu du continent européen avec le refroidissement du climat, et n'a subsisté que dans les îles de l'Atlantique — Canaries, Madère, Açores. Elle vit de la mer de nuages que l'alizé pousse contre les crêtes : les feuilles captent les gouttelettes du brouillard, qui ruissellent jusqu'au sol. On appelle cela la pluie horizontale.
Le Sentier des Sens part du centre d'accueil de Cruz del Carmen et propose plusieurs boucles de longueur différente, la plus courte à la portée de tous. Des panneaux invitent à toucher les écorces, à sentir les feuilles, à écouter la forêt plutôt qu'à la traverser.
⚠️ Le sol reste humide et glissant même quand il ne pleut pas, et il fait nettement plus frais qu'en ville. Du mirador voisin, par temps clair, la vue porte sur La Laguna et jusqu'au Teide.
48 € hébergement · 30 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans une maison ancienne, 95 € la nuit.
- La Laguna et l'Anaga → Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide — Par l'autoroute du nord, 30 min, 2 € par personne (4 € à partager).
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02. Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide
J3 → J4 · 2 nuits · 212.5 € par personne
Le port du nord, la vallée et le volcan
Une petite ville balnéaire du nord, la plus ancienne de l'île, au pied de la vallée de La Orotava et à une heure de route du Teide. On y dort pour monter au volcan : le parc national se fait en voiture, ou par le seul bus quotidien qui y grimpe le matin et en redescend l'après-midi.
En savoir plus sur Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide
Puerto de la Cruz a été le premier lieu de villégiature de Tenerife, dès le XIXe siècle, quand des Britanniques venaient y soigner leurs poumons au climat doux de la côte nord. La ville a gardé un vieux port de pêche et des rues anciennes, entre les hôtels plus récents.
Au-dessus, la vallée de La Orotava monte en pente douce vers le volcan, couverte de bananeraies et de vignes. Sa petite ville haute, La Orotava, est l'une des plus belles de l'archipel, avec ses maisons nobles aux balcons de bois sculpté.
Tout en haut, le Teide. C'est le plus haut sommet d'Espagne, et le parc national qui l'entoure, inscrit au patrimoine mondial, est un paysage lunaire de coulées de lave, de cendres et de rochers sculptés par l'érosion. On le traverse par une route qui passe au-dessus des nuages.
⚠️ Il fait frais, voire froid là-haut, même quand la côte est brûlante : emporter une veste.
À table
- Puchero canario — le pot-au-feu de l'archipel : viandes, pois chiches, patate douce, courge et épi de maïs, servi en deux temps, le bouillon puis le reste.
- Gofio — la farine de céréales grillées des anciens Guanches, qu'on délaie dans le lait, le bouillon ou le dessert ; le goût le plus ancien des îles.
- Vins de la vallée de l'Orotava — des vins de cépages anciens, cultivés en vignes tressées en longs cordons au ras du sol.
- Vieja — le poisson-perroquet des Canaries, à la chair fine, grillé ou cuit à l'eau, servi avec papas arrugadas et mojo vert.
Jour 3
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Roques de García, parc national du Teide Des rochers de lave dressés au milieu de la caldeira, dont le Roque Cinchado, qui semble tenir en équilibre sur sa base, face au volcan. Une boucle facile en fait le tour.gratuitmarchéEn savoir plus
Les Roques de García sont les restes de l'ancienne paroi qui coupait en deux la caldeira de Las Cañadas, la grande dépression au milieu de laquelle s'est élevé le Teide. Le vent, le gel et le sable ont usé la roche la plus tendre et laissé debout les cheminées de lave les plus dures, d'où ces silhouettes improbables.
Le Roque Cinchado doit sa forme à ce travail : sa base, plus friable, s'use plus vite que son sommet. À ses pieds s'étend le Llano de Ucanca, une plaine où s'accumulent les sédiments descendus des pentes. Un peu plus loin sur la route, les Azulejos sont des parois teintées de vert et de bleu par d'anciennes eaux chaudes chargées de minéraux.
La boucle qui fait le tour des rochers est facile sur l'essentiel, avec une partie plus raide et caillouteuse. ⚠️ Il n'y a aucune ombre à plus de 2 000 mètres, et le soleil y brûle vite : chapeau, eau et crème. Le parador voisin est le seul hôtel du parc, et l'observatoire d'Izaña, à sa lisière, doit son emplacement à la pureté du ciel.
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Téléphérique du Teide Huit minutes de montée jusqu'à la gare haute, au-dessus de 3 500 mètres, avec la vue sur les îles voisines qui flottent sur la mer de nuages. ⚠️ Le sentier du sommet exige une autorisation séparée, à réserver sur créneau.42 €cultureEn savoir plus
La gare de départ est déjà à plus de 2 300 mètres, au bord de la route qui traverse le parc national. La cabine hisse ses passagers jusqu'à La Rambleta, la gare haute, vers 3 555 mètres, sur les pentes du cône terminal. Le sommet, à 3 715 mètres, n'est plus qu'à moins de deux cents mètres au-dessus.
De La Rambleta, deux sentiers courts et libres d'accès partent à flanc de volcan : l'un vers le mirador de La Fortaleza, au-dessus du nord de l'île, l'autre vers le mirador du Pico Viejo, qui plonge dans le cratère du volcan voisin. Le sentier du sommet, lui, exige une autorisation séparée, délivrée sur créneau et à réserver longtemps à l'avance. Près du cratère, les fumerolles sentent le soufre : le volcan est endormi, pas éteint.
Par temps clair, on voit La Gomera, La Palma, El Hierro et Gran Canaria posées sur l'océan. Au lever et au coucher du soleil, l'ombre du Teide se projette en triangle sur la mer de nuages.
⚠️ Le téléphérique s'arrête dès que le vent forcit ou que la glace se forme, parfois sans préavis : vérifie qu'il fonctionne avant de monter. Là-haut, on s'essouffle vite ; marche lentement.
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La Orotava et ses maisons à balcons Une ville de pente aux rues pavées, aux maisons nobles et à leurs balcons de bois sculpté, dont la plus célèbre est la Casa de los Balcones. Les jardins du Victoria dominent toute la vallée.gratuitmarchéEn savoir plus
La Orotava s'est enrichie des cultures de la vallée, et les grandes familles de l'île y ont bâti leurs demeures. Leurs balcons et leurs galeries sont taillés dans le bois de tea, le cœur résineux du pin canarien, qui résiste à l'humidité et aux insectes, et c'est pour cela qu'ils ont traversé les siècles.
La Casa de los Balcones, de 1632, est consacrée à l'artisanat, et notamment aux calados, la broderie ajourée des îles. Plus haut, l'église de la Concepción est un grand édifice baroque du XVIIIe siècle. Les jardins en terrasses de la Quinta Roja, dits jardins Victoria, montent jusqu'à un mausolée de marbre construit pour un marquis franc-maçon à qui l'Église refusait une sépulture ; il n'y a finalement jamais reposé.
Chaque année, pour la Fête-Dieu, la place de la mairie se couvre d'un immense tableau éphémère fait des sables colorés du Teide, et les rues de tapis de fleurs.
⚠️ Les rues sont très raides et le stationnement rare : laisse la voiture en bas de la ville et monte à pied.
Jour 4
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Lago Martiánez Un complexe de piscines d'eau de mer dessiné par César Manrique sur le front de mer de Puerto de la Cruz, avec un lac central, des îlots de lave et des palmiers. On s'y baigne quand l'océan est trop agité.payantdétenteEn savoir plus
César Manrique a dessiné ce complexe dans les années 1970, quand Puerto de la Cruz cherchait à offrir une baignade que sa côte rocheuse et son océan agité refusaient. Plutôt que de bétonner le rivage, il a composé un paysage : un lac d'eau de mer, des bassins aux formes libres, des murets de pierre volcanique, des îlots plantés de palmiers et des sculptures.
On y trouve déjà tout ce qui fera la signature de ses œuvres de Lanzarote : le blanc, la lave noire, la végétation, et le refus de la ligne droite. ⚠️ C'est le seul endroit de la ville où l'on se baigne sans crainte quand les vagues battent la jetée.
50 € hébergement · 32 € repas · 13 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec piscine, 100 € la nuit.
Voir les hébergements à Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teidelien affilié
- Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide → Los Gigantes et Masca — Par Icod et Santiago del Teide, 1 h, 3 € par personne (6 € à partager).
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03. Los Gigantes et Masca
J5 → J6 · 2 nuits · 210.66 € par personne
Les falaises, le ravin et les cétacés
Un village de la côte ouest au pied de falaises qui tombent de plusieurs centaines de mètres dans la mer, à trois quarts d'heure de l'aéroport sud. C'est le point de départ des sorties en mer vers les globicéphales qui vivent dans le détroit, et le point d'arrivée de la descente du ravin de Masca.
En savoir plus sur Los Gigantes et Masca
Los Gigantes doit son nom à ses falaises, les Acantilados de Los Gigantes, qui se dressent à pic au-dessus de l'océan sur des kilomètres. Vues depuis un bateau, elles écrasent tout ce qui passe à leur pied.
Le bras de mer entre Tenerife et La Gomera abrite une population résidente de globicéphales, des cétacés qu'on voit presque à chaque sortie, et souvent des dauphins. Les sorties se font depuis le port de Los Gigantes et de Los Cristianos.
Juste au nord, dans le massif du Teno, le hameau de Masca est perché au-dessus d'un ravin qui descend jusqu'à la mer entre des parois de basalte. Longtemps accessible seulement à pied, il est devenu l'une des randonnées les plus célèbres des îles, aujourd'hui réglementée.
⚠️ La côte ouest est la plus ensoleillée de l'île, et la plus construite au sud : Los Gigantes reste plus calme que Los Cristianos ou Playa de las Américas.
À table
- Papas negras — les pommes de terre anciennes de Tenerife, à peau sombre et chair jaune, apportées des Andes au XVIe siècle.
- Poisson du jour grillé — dans les ports de Los Gigantes et de Playa San Juan, sama, cherne ou vieja, servis entiers avec le mojo.
- Queso asado con mojo — du fromage de chèvre frais grillé à la plancha, nappé de mojo rouge ou vert, en entrée partout.
Jour 5
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Descente du ravin de Masca Du hameau de Masca à la mer par le fond d'un ravin de basalte, entre des parois qui se referment au-dessus du sentier. ⚠️ Réservation obligatoire, ouvert certains jours seulement ; le bateau du retour se réserve à part.41 €sportEn savoir plus
Le ravin entaille le massif du Teno, l'un des trois massifs anciens de Tenerife, bien antérieur au Teide. L'eau a creusé dans les coulées de basalte une gorge étroite qui descend du hameau jusqu'à une petite plage de galets. Les parois montrent, couche après couche, l'empilement des anciennes éruptions, traversées de dykes, ces murs de lave durcie qui coupent la roche en biais.
Le sentier est devenu si fréquenté que les accidents et les secours se sont multipliés, jusqu'à la fermeture du ravin pendant plusieurs années. Il a rouvert avec une réservation obligatoire, un nombre de marcheurs limité et des jours d'ouverture fixés à l'avance.
La descente n'est pas technique, mais elle est longue : blocs à enjamber, passages où l'on s'aide des mains, rochers glissants au bord du ruisseau quand il coule. On y va avec de vraies chaussures de randonnée et de l'eau en quantité.
⚠️ En bas, il n'y a pas de route. Le retour se fait par le bateau vers Los Gigantes, qui se réserve à part et part à heure fixe : pars tôt pour ne pas le manquer, et ne t'engage pas sans billet pour le retour.
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Hameau de Masca et massif du Teno Un hameau de pierre posé sur une crête, face aux pitons du massif du Teno, au bout d'une route en lacets vertigineuse. On y vient pour la vue, même sans descendre le ravin.gratuitmarchéEn savoir plus
Pendant des siècles, on n'est monté à Masca qu'à pied ou à dos de mule. La route qui y descend aujourd'hui en lacets, entre Santiago del Teide et Buenavista del Norte, est l'une des plus impressionnantes de l'île : étroite, taillée à flanc de crête, avec le vide d'un côté.
Le hameau se partage en quelques groupes de maisons de pierre aux toits de tuiles, entourées de palmiers et de petites terrasses de culture, sur une arête qui domine le ravin. Autour, le massif du Teno dresse ses pitons et ses crêtes découpées, restes d'un volcan bien plus ancien que le Teide. Le parc rural du Teno protège ce paysage et la vie paysanne qui l'a façonné.
La meilleure vue d'ensemble se prend du mirador de Cherfe, sur la route, en venant de Santiago del Teide.
⚠️ Les cars croisent les voitures sur cette route : on s'arrête dans les dégagements pour les laisser passer. Au village, les places de stationnement sont très rares.
Jour 6
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Falaises de Los Gigantes en bateau Une sortie au pied des falaises, qui tombent à pic de plusieurs centaines de mètres dans la mer. Les bateaux s'arrêtent souvent dans une crique pour la baignade.payantdétenteEn savoir plus
Les falaises sont le bord du massif du Teno, qui s'arrête net sur l'océan. Vues de la mer, elles montrent leur construction : des dizaines de coulées de lave empilées les unes sur les autres, traversées de filons verticaux et sculptées par l'érosion en contreforts et en ravines. Aucun sentier ne longe leur pied, et seule la mer permet d'en mesurer la hauteur.
Des oiseaux de mer nichent dans leurs anfractuosités. La plupart des sorties poussent jusqu'à la baie de Masca, là où débouche le ravin, pour une baignade au pied des parois, et croisent souvent en route les globicéphales du détroit.
⚠️ Les bateaux vont du voilier en bois au semi-rigide : le semi-rigide est plus rapide et s'approche plus près, mais on y est mouillé. Par forte houle, les sorties sont annulées.
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Punta de Teno et son phare Le bout du monde de Tenerife : un phare rouge et blanc sur une pointe de lave, face à La Gomera et aux falaises de Los Gigantes. ⚠️ La route est fermée aux voitures certains jours, il faut alors prendre le bus.gratuitdétenteEn savoir plus
La pointe de Teno est l'extrémité nord-ouest de Tenerife, une langue de lave basse avancée dans l'océan, au pied des falaises du massif. Le paysage y est sec, planté d'euphorbes, dont le cardón canarien aux tiges dressées en candélabre, et le vent souffle presque toujours.
La route qui y mène depuis Buenavista del Norte longe des falaises instables où les chutes de pierres sont fréquentes, d'où ses fermetures. Au bout, le phare fait face à La Gomera, toute proche, et au sud les falaises de Los Gigantes plongent dans la mer.
⚠️ Pas d'ombre ni de commerce au bout de la route : emporte eau et chapeau. On ne se baigne que par mer calme, les courants sont forts autour de la pointe.
50 € hébergement · 32 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Appartement vue sur les falaises, 100 € la nuit.
- Los Gigantes et Masca → Las Palmas de Gran Canaria — Bus vers Santa Cruz, ferry vers Agaete puis bus, 4 h 30, 55 € par personne.
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04. Las Palmas de Gran Canaria
J7 → J8 · 2 nuits · 169 € par personne
La grande ville, entre Vegueta et Las Canteras
La plus grande ville de l'archipel, étirée sur un isthme entre deux mers, à une demi-heure de bus de l'aéroport. Le vieux quartier de Vegueta d'un côté, la plage urbaine de Las Canteras de l'autre ; entre les deux, les bus urbains. C'est aussi la base pour la grotte peinte de Gáldar, au nord de l'île.
En savoir plus sur Las Palmas de Gran Canaria
Las Palmas a été fondée en 1478, pendant la conquête castillane de l'île, dans le quartier de Vegueta, qui a gardé ses maisons coloniales, ses balcons de bois et sa cathédrale Santa Ana. Colomb y a fait escale en 1492, et la maison du gouverneur qui l'aurait reçu est devenue un musée.
La ville s'est ensuite étirée vers le nord, jusqu'au port de la Luz, l'un des plus actifs d'Espagne, et jusqu'à la plage de Las Canteras, protégée par une barrière de rochers qui calme les vagues. C'est une vraie plage de ville, où l'on se baigne avant d'aller travailler.
Au nord de l'île, à Gáldar, la Cueva Pintada conserve les peintures géométriques et les maisons d'un village des anciens Canariens, bien avant l'arrivée des Castillans.
⚠️ Las Palmas a l'un des climats les plus stables du monde, doux toute l'année, avec des matins parfois gris.
À table
- Queso de flor de Guía — le fromage de brebis et de vache caillé à la fleur de chardon, du nord de Gran Canaria, doux et crémeux.
- Ropa vieja — le ragoût de pois chiches, de viandes effilochées et de pommes de terre, parfumé au thym et au paprika.
- Rhum d'Arucas — le rhum de canne distillé au nord de l'île depuis plus d'un siècle, et le ron miel, sa version adoucie au miel.
- Marché de Vegueta — le plus ancien marché de la ville, où l'on mange au comptoir les produits des étals.
Jour 7
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Quartier de Vegueta et cathédrale Santa Ana Le quartier fondateur de la ville, ses rues pavées, ses balcons de bois et la place Santa Ana, gardée par des statues de chiens en bronze, qui auraient donné leur nom à l'archipel.gratuitmarchéEn savoir plus
Vegueta est né le 24 juin 1478, quand les troupes castillanes de Juan Rejón ont établi leur camp au bord du ravin de Guiniguada : c'est l'acte de naissance de Las Palmas. Le quartier a gardé son tracé, ses maisons à balcons de bois et ses façades colorées.
La cathédrale Santa Ana a été commencée vers 1500 et achevée quatre siècles plus tard, d'où le mélange des styles : une façade néoclassique à l'extérieur, et à l'intérieur de hautes colonnes gothiques qui s'ouvrent en nervures comme des troncs de palmiers. Un ascenseur monte à la tour, d'où l'on voit toute la ville, le port et la mer.
Les chiens de bronze de la place renvoient à Pline l'Ancien, qui rapporte que l'expédition du roi Juba II de Maurétanie trouva sur l'île de grands chiens — d'où le nom de Canaria. D'autres y voient plutôt les phoques moines, les chiens de mer, qui peuplaient alors les côtes.
À quelques rues, le Museo Canario conserve une grande collection sur les anciens Canariens : momies, crânes, céramiques et pintaderas, ces tampons d'argile gravés de motifs géométriques.
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Plage de Las Canteras Trois kilomètres de sable doré en pleine ville, abrités par une barrière de rochers qui fait une piscine naturelle à marée basse, avec une promenade tout du long. On y nage avec masque et tuba.gratuitplageEn savoir plus
La plage doit son calme à La Barra, une barre de roche parallèle au rivage, à quelques centaines de mètres du bord. À marée basse, elle retient la houle et forme une vaste lagune où l'on nage et où l'on observe les poissons ; à marée haute, les vagues la franchissent en partie.
Au sud, là où la barre s'interrompt, les vagues de La Cícer attirent les surfeurs, au pied de l'auditorium Alfredo Kraus. La promenade qui longe toute la plage est la grande rue de Las Palmas : on y court, on y marche, on s'arrête aux terrasses.
⚠️ Ne t'aventure pas sur La Barra elle-même : la roche est coupante et la houle y brise.
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Marché de Vegueta Le plus ancien marché de la ville, avec ses étals de poissons, de fromages et de fruits tropicaux, et ses comptoirs où l'on mange sur place.gratuitmarchéEn savoir plus
Le marché occupe un bâtiment du XIXe siècle au bord de l'ancien ravin de Guiniguada, entre Vegueta et Triana. C'est un marché de quartier, où les habitants font leurs courses, avant d'être une adresse pour visiteurs.
On y voit ce que produit l'île : les petites pommes de terre de variétés anciennes, les fromages de brebis et de vache, les poissons de roche — vieja, cherne, sama —, les mojos en bocal, et la banane des Canaries, petite et tachetée, sous appellation protégée. Les comptoirs servent un verre de vin et une assiette de fromage ou de poisson frit.
⚠️ Viens le matin, quand les étals sont pleins.
Jour 8
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Casa de Colón Un palais aux patios de bois et de pierre, dans la maison des gouverneurs où Colomb aurait séjourné en 1492, qui raconte ses voyages et le rôle des Canaries dans la route vers l'Amérique.4 €cultureEn savoir plus
Colomb a fait escale à Las Palmas en 1492, lors de son premier voyage : la Pinta avait perdu son gouvernail, et il fallait la réparer avant la traversée. On en a profité pour changer la voilure de la Niña contre des voiles carrées, mieux faites pour les alizés. La tradition veut qu'il ait été reçu dans la maison du gouverneur, sur laquelle s'élève ce musée.
Le bâtiment a été largement remanié au XXe siècle, quand on a réuni plusieurs maisons anciennes pour en faire un musée : ses portails sculptés et ses patios de bois en font une vitrine du style canarien. À l'intérieur, cartes anciennes, instruments de navigation, reconstitution de la cabine d'un navire de l'époque, et des salles sur l'Amérique d'avant la conquête et sur la ville à ses débuts.
Le fil conducteur est la place des Canaries sur la route du Nouveau Monde : dernière escale avant l'océan, là où les alizés poussent les voiles vers l'ouest. ⚠️ Le musée est petit : garde du temps pour le quartier de Vegueta autour.
48 € hébergement · 32 € repas · 10 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Appartement à Vegueta, 95 € la nuit.
Voir les hébergements à Las Palmas de Gran Canarialien affilié
- Las Palmas de Gran Canaria → Arrecife et le nord de Lanzarote — Vol Binter pour Lanzarote, 2 h 30, 85 € par personne.
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05. Arrecife et le nord de Lanzarote
J9 → J10 · 2 nuits · 210.5 € par personne
L'île façonnée par César Manrique
La petite capitale de Lanzarote, à dix minutes de l'aéroport, et le nord de l'île, où l'artiste César Manrique a transformé grottes, falaises et coulées de lave en lieux à visiter. Tout est à moins de trois quarts d'heure de route : la voiture est presque indispensable, les bus vers le nord sont rares.
En savoir plus sur Arrecife et le nord de Lanzarote
Lanzarote ne ressemble à aucune autre île : noire, sèche, couverte de volcans, et presque entièrement blanche là où elle est habitée. Ce paysage doit beaucoup à un seul homme, César Manrique, un artiste né à Arrecife, qui a convaincu l'île, dans les années 1960 et 1970, de refuser les tours et les panneaux publicitaires.
Il a surtout créé une série de lieux où l'architecture se fond dans la lave : un auditorium dans un tunnel volcanique, un belvédère creusé dans une falaise, un jardin de cactus dans une ancienne carrière, et sa propre maison bâtie dans des bulles de lave. Ils sont aujourd'hui gérés par l'île, et se visitent les uns après les autres.
Au nord, la côte de Famara et les salines, et au large l'archipel de Chinijo, que l'on voit depuis le Mirador del Río.
⚠️ Les centres de Manrique vendent un bon combiné pour plusieurs sites, qui revient moins cher que les entrées séparées.
À table
- Lapas — les patelles grillées à la plancha avec de l'ail et du mojo vert, dans les ports du nord de l'île.
- Queso de cabra de Lanzarote — le fromage de chèvre de l'île, frais, demi-sec ou affiné, parfois frotté au paprika ou au gofio.
- Gofio escaldado — le gofio délayé dans un bouillon de poisson, servi avec de l'oignon cru, le plat des pêcheurs.
- Marché de Teguise — le dimanche matin dans l'ancienne capitale, avec ses étals de fromages et de produits de l'île.
Jour 9
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Fondation César Manrique La maison que Manrique s'est bâtie sur une coulée de lave, dont les pièces du bas occupent cinq bulles volcaniques reliées par des tunnels, avec une collection d'art moderne à l'étage.10 €cultureEn savoir plus
César Manrique est rentré à Lanzarote en 1966, après plusieurs années à New York. En parcourant une coulée de lave à Tahíche, il a remarqué un figuier qui sortait de la roche : dessous s'ouvraient des bulles volcaniques, des cavités laissées par les gaz lors des éruptions du XVIIIe siècle. Il y a bâti sa maison à la fin des années 1960.
L'étage reprend l'architecture traditionnelle de l'île, murs blancs et grandes baies ouvertes sur la lave. En bas, les bulles sont devenues des salons, avec une piscine et la végétation qui pousse à travers les ouvertures. Le figuier est toujours là.
Manrique a quitté la maison à la fin des années 1980 pour s'installer à Haría, et en a fait le siège de la fondation qui porte son nom. Il est mort en 1992 dans un accident de voiture, à un rond-point tout proche, quelques mois après l'ouverture de la fondation au public. Outre ses propres œuvres, la collection comprend des pièces de Picasso, de Miró et de Tàpies.
⚠️ Les cars arrivent en milieu de matinée : viens dès l'ouverture ou en fin d'après-midi.
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Jameos del Agua Un tunnel de lave effondré transformé par Manrique en jardin, en lac souterrain et en auditorium. Dans le lac vivent de minuscules crabes albinos aveugles, qu'on ne trouve nulle part ailleurs.17 €cultureEn savoir plus
Un jameo, dans la langue de Lanzarote, est une ouverture laissée par l'effondrement du toit d'un tunnel de lave. Celui-ci appartient au tube né d'une éruption du volcan de La Corona, au nord de l'île : la lave a coulé jusqu'à la mer en se refroidissant en surface, puis le tunnel s'est vidé. Il se poursuit sous l'océan sur plus d'un kilomètre, dans une partie immergée qu'on appelle le tunnel de l'Atlantide.
Ce fut la première œuvre de Manrique sur l'île, ouverte dans les années 1960 : un bar au fond du premier jameo, le lac intérieur où l'eau de mer filtre à travers la roche, puis un jardin, une piscine d'un blanc éclatant et un auditorium dans la cavité. À l'étage, la Casa de los Volcanes présente le volcanisme de l'archipel.
Les crabes du lac, les jameítos, sont de minuscules galathées blanches et aveugles, à peine plus grandes qu'un ongle. ⚠️ Ne jette pas de pièce dans le lac : le métal qui s'oxyde les tue, et c'est pour cela que c'est interdit.
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Cueva de los Verdes Une visite guidée d'un kilomètre dans un tube de lave, qui servait d'abri contre les pirates, avec un effet d'optique final que les guides demandent de ne pas dévoiler.17 €cultureEn savoir plus
La grotte fait partie du même tube de lave que les Jameos del Agua, né d'une éruption du volcan de La Corona il y a des milliers d'années. Le tunnel court sur plusieurs kilomètres jusqu'à la mer ; la visite n'en parcourt qu'une partie, sur des niveaux superposés.
Son nom ne vient pas de la couleur : les Verdes étaient la famille de bergers à qui appartenait le terrain. Aux XVIe et XVIIe siècles, les habitants du nord s'y cachaient quand les corsaires venus d'Afrique du Nord débarquaient pour piller et enlever des captifs.
L'éclairage, conçu par l'artiste Jesús Soto, qui travaillait avec Manrique, joue des couleurs de la roche, du rouge au noir, et une salle de concert a été aménagée à l'intérieur. ⚠️ Certains passages sont bas et étroits, il faut s'y courber : déconseillé aux claustrophobes. La visite est guidée, par groupes, et l'on attend parfois le suivant.
Jour 10
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Teguise et son marché du dimanche L'ancienne capitale de l'île, ses maisons blanches, ses églises et ses palais, et le dimanche matin son grand marché. Le reste de la semaine, un village très calme.gratuitmarchéEn savoir plus
Teguise a été la capitale de Lanzarote pendant plus de quatre siècles, depuis la conquête du début du XVe siècle jusqu'en 1847, quand Arrecife et son port lui ont pris ce rôle. Selon la tradition, elle porte le nom de la fille du dernier roi indigène de l'île, mariée à Maciot de Béthencourt, neveu du conquérant.
Sa richesse attirait les corsaires. En 1586, le corsaire d'Alger Morato Arráez l'a mise à sac ; une ruelle du centre, le callejón de la Sangre, en garde le souvenir. Au-dessus de la ville, sur le volcan de Guanapay, le château de Santa Bárbara abrite aujourd'hui un musée de la piraterie.
Dans le centre, l'église Nuestra Señora de Guadalupe, le palais Spínola et des maisons seigneuriales à patios. La ville a aussi un musée du timple, la petite guitare des Canaries.
⚠️ Le dimanche, les cars et les voitures de toute l'île convergent vers le marché : arrive tôt, ou viens un autre jour pour voir la ville vide.
48 € hébergement · 32 € repas · 13 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Appartement à Costa Teguise, 95 € la nuit.
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Le budget de ces 10 jours
1 110 € par personne pour 10 jours, soit 111 € / jour. À deux, 2 219 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 488 € | 44 % |
| Repas | 316 € | 28 % |
| Transport sur place | 30 € | 3 % |
| Vols intérieurs et billets | 145 € | 13 % |
| Activités | 131 € | 12 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
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