Espagne · Tenerife, La Gomera, Gran Canaria et Lanzarote
Itinéraire Canaries : les 9 étapes possibles et le budget
Le Teide et la forêt de l'Anaga à Tenerife, les ravins de La Gomera, Las Palmas et les dunes de Maspalomas, puis les volcans de Lanzarote et l'œuvre de César Manrique.
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris. Les prix d'hébergement supposent une chambre partagée à deux : à plusieurs, le coût par tête baisse.
Itinéraires tout prêts par durée
Un itinéraire déjà composé, jour par jour :
Le parcours étape par étape
Les étapes sont présentées dans l'ordre conseillé, celui qui limite les allers-retours. Le générateur en retiendra plus ou moins selon ta durée, ton budget et ton style.
-
1. La Laguna et l'Anaga
La ville coloniale et la forêt primaire du nord
L'ancienne capitale de Tenerife, ville universitaire classée au patrimoine mondial, à quelques minutes de l'aéroport nord et de Santa Cruz par le tramway. Juste derrière commence le massif de l'Anaga, sa forêt de lauriers et ses hameaux perchés, où l'on monte en bus ou en voiture pour la journée.
En savoir plus sur La Laguna et l'Anaga
La Laguna a été la première capitale de Tenerife, fondée à la fin du XVe siècle après la conquête castillane. Son plan en damier, tracé d'avance plutôt que né au hasard des maisons, a servi de modèle aux villes coloniales d'Amérique, et c'est ce qui lui vaut son inscription au patrimoine mondial.
La ville est restée universitaire, animée, avec ses maisons basses aux balcons de bois, ses patios et ses rues piétonnes. Elle est à plus de cinq cents mètres d'altitude : il y fait plus frais et plus humide que sur la côte, et le ciel y est souvent gris quand le sud de l'île est au soleil.
Au nord-est, le massif de l'Anaga garde l'une des dernières forêts de laurisylve, une forêt humide de lauriers qui couvrait le sud de l'Europe il y a des millions d'années. Des sentiers descendent vers des villages isolés et des plages noires battues par l'océan.
⚠️ Dans l'Anaga, les routes sont étroites et sinueuses : compter large pour chaque trajet.
À table
- Barraquito — le café de Tenerife en couches : lait concentré, liqueur, expresso, lait moussé, zeste de citron et cannelle, servi dans un verre.
- Conejo en salmorejo — le lapin mariné au vin, à l'ail et au paprika, puis mijoté ; le plat de fête de Tenerife.
- Guachinches — les maisons de vignerons du nord de l'île qui ouvrent quelques mois par an pour servir leur vin et une cuisine familiale, sans carte ni façon.
- Papas arrugadas con mojo — les petites pommes de terre cuites dans une eau très salée, qui fripe leur peau, avec la sauce rouge (piment) ou verte (coriandre).
Durée et coût par style de voyage à La Laguna et l'Anaga Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 49 € dont 26 € de nuit, 17 € de repas Équilibré 2–3 102 € dont 60 € de nuit, 30 € de repas Confort + 3–4 206 € dont 130 € de nuit, 52 € de repas Que faire à La Laguna et l'Anaga
-
Vieille ville de La Laguna Un damier de rues piétonnes aux maisons basses, balcons de bois et patios, tracé à la fin du XVe siècle et copié ensuite dans toute l'Amérique espagnole. La cathédrale et l'église de la Concepción en marquent les deux pôles.marchéEn savoir plus
La ville a été fondée en 1496 par Alonso Fernández de Lugo, le conquérant de Tenerife, au bord d'une lagune que les Guanches appelaient Aguere. La lagune a été asséchée depuis longtemps, mais elle a laissé son nom à la ville.
On y lit encore deux villes en une. En haut, autour de l'église de la Concepción, le premier noyau, né sans plan au fil des maisons. En bas, autour de la place del Adelantado, la ville tracée au cordeau et sans remparts, celle qui a servi de modèle outre-Atlantique et justifie l'inscription au patrimoine mondial, en 1999. La cathédrale, en grande partie reconstruite au début du XXe siècle, a gardé une façade néoclassique plus ancienne.
La Laguna a perdu son rang de capitale au profit de Santa Cruz, le port, mais elle a gardé l'évêché, l'université et une vie étudiante qui remplit les bars le soir. Les deux rues à suivre sont la calle de La Carrera, bordée de demeures anciennes, et la calle Herradores ; la place del Adelantado réunit le palais de Nava et le marché municipal.
⚠️ Le tramway venu de Santa Cruz s'arrête à quelques minutes à pied du centre historique, piéton pour l'essentiel : inutile de chercher à s'y garer.
Gratuit 2 h -
Sentier des Sens, forêt de l'Anaga Une courte boucle aménagée dans la laurisylve, forêt humide de lauriers et de fougères couverte de mousse, au départ du centre d'accueil de Cruz del Carmen. Le brouillard qui s'y accroche fait partie du paysage.sportEn savoir plus
L'Anaga est l'un des trois massifs anciens de Tenerife, bien antérieurs au Teide : des millions d'années d'érosion y ont creusé des crêtes en lame de couteau et des ravins profonds. Le massif est réserve de biosphère de l'Unesco depuis 2015.
La laurisylve qui le couvre est une survivante. Ce type de forêt, fait de lauriers et d'autres arbres à feuilles persistantes, a disparu du continent européen avec le refroidissement du climat, et n'a subsisté que dans les îles de l'Atlantique — Canaries, Madère, Açores. Elle vit de la mer de nuages que l'alizé pousse contre les crêtes : les feuilles captent les gouttelettes du brouillard, qui ruissellent jusqu'au sol. On appelle cela la pluie horizontale.
Le Sentier des Sens part du centre d'accueil de Cruz del Carmen et propose plusieurs boucles de longueur différente, la plus courte à la portée de tous. Des panneaux invitent à toucher les écorces, à sentir les feuilles, à écouter la forêt plutôt qu'à la traverser.
⚠️ Le sol reste humide et glissant même quand il ne pleut pas, et il fait nettement plus frais qu'en ville. Du mirador voisin, par temps clair, la vue porte sur La Laguna et jusqu'au Teide.
Gratuit 1 h 30 -
Taganana et la plage de Benijo Un village blanc accroché aux pentes de l'Anaga, puis une plage de sable noir au pied des rochers de l'océan, où l'on dîne de poisson au coucher du soleil. ⚠️ La baignade y est dangereuse par houle.détenteEn savoir plus
Taganana compte parmi les premiers villages fondés à Tenerife après la conquête, dans un vallon abrité qui descend vers la mer. Ses maisons blanches s'étagent entre des parcelles de vigne plantées sur des pentes si raides qu'on ne peut les travailler qu'à la main ; l'église Nuestra Señora de las Nieves en occupe le centre.
En continuant vers l'est, la route passe par Roque de las Bodegas et par Almáciga, le rendez-vous des surfeurs, avant d'atteindre Benijo. Face à la plage se dressent les Roques de Anaga, deux îlots de roche protégés pour les oiseaux de mer qui y nichent. La route s'arrête peu après, et des sentiers continuent le long de la côte.
⚠️ Le coucher du soleil attire du monde et les places de stationnement au-dessus de Benijo sont rares : arrive tôt, ou viens en bus.
Gratuit 2 h 30 -
Plage de Las Teresitas Une longue plage de sable blond, rapporté du Sahara dans les années 1970, protégée par une digue et bordée de palmiers, au pied de l'Anaga. L'eau y est calme, c'est l'exception sur la côte nord.plageEn savoir plus
La plage borde San Andrés, un village de pêcheurs à l'entrée de l'Anaga, où les restaurants de poisson s'alignent le long de la rue principale. À l'entrée du village, une tour de défense en ruine rappelle que cette côte se gardait autrefois contre les corsaires.
Le sable blond tranche avec les plages noires des alentours : c'est une plage construite, pour offrir à Santa Cruz la baignade tranquille que sa côte lui refusait. Les palmiers, la digue et le sable ont été posés ensemble, et l'ensemble a vieilli assez pour paraître naturel.
La plus belle vue d'ensemble se prend d'en haut, depuis le belvédère de la route qui continue vers Igueste de San Andrés. ⚠️ Le week-end, les habitants de Santa Cruz y descendent en nombre : en semaine, la plage est bien plus calme.
Gratuit 2 h -
Auditorium et front de mer de Santa Cruz La capitale actuelle de l'île, à dix minutes de tramway, avec l'auditorium de Calatrava en forme de vague sur le port et le parc García Sanabria. Une ville où les Canariens vivent, pas seulement où ils reçoivent.marchéEn savoir plus
Santa Cruz a pris à La Laguna le rôle de capitale grâce à son port, et elle partage aujourd'hui avec Las Palmas celui de capitale des Canaries. L'auditorium de Santiago Calatrava, inauguré en 2003, en est devenu l'emblème : une coque de béton blanc dont l'aile se dresse au-dessus de la mer. Il accueille l'orchestre symphonique de Tenerife.
Juste à côté, le petit Castillo Negro, un fort du XVIIe siècle, rappelle que la ville a dû se défendre. En 1797, Nelson y a tenté un débarquement : il a perdu la bataille et son bras droit, et le canon auquel la tradition attribue le tir, surnommé El Tigre, est conservé au musée militaire de la ville. Plus loin, le parc maritime dessiné d'après César Manrique aligne des piscines d'eau de mer entre la lave et les palmiers.
En remontant vers le centre, la place d'Espagne et son grand bassin, puis le marché Nuestra Señora de África, où l'on mange sur le pouce. ⚠️ En février, le carnaval occupe toute la ville pendant des jours : les hébergements se réservent très tôt.
Gratuit 1 h 30
Où dormir à La Laguna et l'Anaga
- Hôtel de charme dans la vieille ville hotel premium 190 € / nuit
- Maison rurale dans l'Anaga appartement confort 100 € / nuit
- Hôtel dans une maison ancienne hotel confort 95 € / nuit
- Lit en auberge de jeunesse auberge routard 24 € / nuit
- Chambre chez l'habitant habitant routard 55 € / nuit
-
2. Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide
Le port du nord, la vallée et le volcan
Une petite ville balnéaire du nord, la plus ancienne de l'île, au pied de la vallée de La Orotava et à une heure de route du Teide. On y dort pour monter au volcan : le parc national se fait en voiture, ou par le seul bus quotidien qui y grimpe le matin et en redescend l'après-midi.
En savoir plus sur Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide
Puerto de la Cruz a été le premier lieu de villégiature de Tenerife, dès le XIXe siècle, quand des Britanniques venaient y soigner leurs poumons au climat doux de la côte nord. La ville a gardé un vieux port de pêche et des rues anciennes, entre les hôtels plus récents.
Au-dessus, la vallée de La Orotava monte en pente douce vers le volcan, couverte de bananeraies et de vignes. Sa petite ville haute, La Orotava, est l'une des plus belles de l'archipel, avec ses maisons nobles aux balcons de bois sculpté.
Tout en haut, le Teide. C'est le plus haut sommet d'Espagne, et le parc national qui l'entoure, inscrit au patrimoine mondial, est un paysage lunaire de coulées de lave, de cendres et de rochers sculptés par l'érosion. On le traverse par une route qui passe au-dessus des nuages.
⚠️ Il fait frais, voire froid là-haut, même quand la côte est brûlante : emporter une veste.
À table
- Puchero canario — le pot-au-feu de l'archipel : viandes, pois chiches, patate douce, courge et épi de maïs, servi en deux temps, le bouillon puis le reste.
- Gofio — la farine de céréales grillées des anciens Guanches, qu'on délaie dans le lait, le bouillon ou le dessert ; le goût le plus ancien des îles.
- Vins de la vallée de l'Orotava — des vins de cépages anciens, cultivés en vignes tressées en longs cordons au ras du sol.
- Vieja — le poisson-perroquet des Canaries, à la chair fine, grillé ou cuit à l'eau, servi avec papas arrugadas et mojo vert.
Durée et coût par style de voyage à Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 53 € dont 28 € de nuit, 18 € de repas Équilibré 2–3 107 € dont 62 € de nuit, 32 € de repas Confort + 3–4 216 € dont 135 € de nuit, 55 € de repas Que faire à Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide
-
Roques de García, parc national du Teide Des rochers de lave dressés au milieu de la caldeira, dont le Roque Cinchado, qui semble tenir en équilibre sur sa base, face au volcan. Une boucle facile en fait le tour.marchéEn savoir plus
Les Roques de García sont les restes de l'ancienne paroi qui coupait en deux la caldeira de Las Cañadas, la grande dépression au milieu de laquelle s'est élevé le Teide. Le vent, le gel et le sable ont usé la roche la plus tendre et laissé debout les cheminées de lave les plus dures, d'où ces silhouettes improbables.
Le Roque Cinchado doit sa forme à ce travail : sa base, plus friable, s'use plus vite que son sommet. À ses pieds s'étend le Llano de Ucanca, une plaine où s'accumulent les sédiments descendus des pentes. Un peu plus loin sur la route, les Azulejos sont des parois teintées de vert et de bleu par d'anciennes eaux chaudes chargées de minéraux.
La boucle qui fait le tour des rochers est facile sur l'essentiel, avec une partie plus raide et caillouteuse. ⚠️ Il n'y a aucune ombre à plus de 2 000 mètres, et le soleil y brûle vite : chapeau, eau et crème. Le parador voisin est le seul hôtel du parc, et l'observatoire d'Izaña, à sa lisière, doit son emplacement à la pureté du ciel.
Gratuit 1 h 30 -
La Orotava et ses maisons à balcons Une ville de pente aux rues pavées, aux maisons nobles et à leurs balcons de bois sculpté, dont la plus célèbre est la Casa de los Balcones. Les jardins du Victoria dominent toute la vallée.marchéEn savoir plus
La Orotava s'est enrichie des cultures de la vallée, et les grandes familles de l'île y ont bâti leurs demeures. Leurs balcons et leurs galeries sont taillés dans le bois de tea, le cœur résineux du pin canarien, qui résiste à l'humidité et aux insectes, et c'est pour cela qu'ils ont traversé les siècles.
La Casa de los Balcones, de 1632, est consacrée à l'artisanat, et notamment aux calados, la broderie ajourée des îles. Plus haut, l'église de la Concepción est un grand édifice baroque du XVIIIe siècle. Les jardins en terrasses de la Quinta Roja, dits jardins Victoria, montent jusqu'à un mausolée de marbre construit pour un marquis franc-maçon à qui l'Église refusait une sépulture ; il n'y a finalement jamais reposé.
Chaque année, pour la Fête-Dieu, la place de la mairie se couvre d'un immense tableau éphémère fait des sables colorés du Teide, et les rues de tapis de fleurs.
⚠️ Les rues sont très raides et le stationnement rare : laisse la voiture en bas de la ville et monte à pied.
Gratuit 1 h 30 -
Téléphérique du Teide Huit minutes de montée jusqu'à la gare haute, au-dessus de 3 500 mètres, avec la vue sur les îles voisines qui flottent sur la mer de nuages. ⚠️ Le sentier du sommet exige une autorisation séparée, à réserver sur créneau.cultureEn savoir plus
La gare de départ est déjà à plus de 2 300 mètres, au bord de la route qui traverse le parc national. La cabine hisse ses passagers jusqu'à La Rambleta, la gare haute, vers 3 555 mètres, sur les pentes du cône terminal. Le sommet, à 3 715 mètres, n'est plus qu'à moins de deux cents mètres au-dessus.
De La Rambleta, deux sentiers courts et libres d'accès partent à flanc de volcan : l'un vers le mirador de La Fortaleza, au-dessus du nord de l'île, l'autre vers le mirador du Pico Viejo, qui plonge dans le cratère du volcan voisin. Le sentier du sommet, lui, exige une autorisation séparée, délivrée sur créneau et à réserver longtemps à l'avance. Près du cratère, les fumerolles sentent le soufre : le volcan est endormi, pas éteint.
Par temps clair, on voit La Gomera, La Palma, El Hierro et Gran Canaria posées sur l'océan. Au lever et au coucher du soleil, l'ombre du Teide se projette en triangle sur la mer de nuages.
⚠️ Le téléphérique s'arrête dès que le vent forcit ou que la glace se forme, parfois sans préavis : vérifie qu'il fonctionne avant de monter. Là-haut, on s'essouffle vite ; marche lentement.
42 € 3 h -
Lago Martiánez Un complexe de piscines d'eau de mer dessiné par César Manrique sur le front de mer de Puerto de la Cruz, avec un lac central, des îlots de lave et des palmiers. On s'y baigne quand l'océan est trop agité.détenteEn savoir plus
César Manrique a dessiné ce complexe dans les années 1970, quand Puerto de la Cruz cherchait à offrir une baignade que sa côte rocheuse et son océan agité refusaient. Plutôt que de bétonner le rivage, il a composé un paysage : un lac d'eau de mer, des bassins aux formes libres, des murets de pierre volcanique, des îlots plantés de palmiers et des sculptures.
On y trouve déjà tout ce qui fera la signature de ses œuvres de Lanzarote : le blanc, la lave noire, la végétation, et le refus de la ligne droite. ⚠️ C'est le seul endroit de la ville où l'on se baigne sans crainte quand les vagues battent la jetée.
Payant 3 h -
Jardin botanique de Puerto de la Cruz Un jardin d'acclimatation fondé à la fin du XVIIIe siècle sur ordre du roi, pour habituer à l'Europe les plantes des tropiques. Un figuier étrangleur géant en est la pièce maîtresse.détenteEn savoir plus
Le jardin a été créé en 1788, sur ordre du roi Charles III, avec une idée précise : habituer aux Canaries, à mi-chemin, les plantes rapportées des tropiques, avant de les transporter vers les jardins royaux de Madrid et d'Aranjuez. Le marquis de Villanueva del Prado en a dirigé la création.
Le projet a échoué : les plantes qui prospéraient ici mouraient dans le climat du plateau castillan. Le jardin, lui, est resté, et plus de deux siècles de soins en ont fait une collection de plantes tropicales et subtropicales venues du monde entier, sur une surface modeste qu'on parcourt tranquillement.
Le figuier géant laisse descendre des racines aériennes qui deviennent à leur tour des troncs, jusqu'à former à lui seul un petit bois. Autour, palmiers, bromélias et plantes grimpantes composent un sous-bois dense.
⚠️ Le jardin est sur les hauteurs de la ville, à l'écart du port : la montée à pied est raide.
Payant 1 h 30
Où dormir à Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide
- Hôtel historique de La Orotava hotel premium 200 € / nuit
- Appartement vue mer appartement confort 105 € / nuit
- Hôtel avec piscine hotel confort 100 € / nuit
- Studio simple près du port appartement routard 58 € / nuit
- Lit en auberge de jeunesse auberge routard 25 € / nuit
-
3. Los Gigantes et Masca
Les falaises, le ravin et les cétacés
Un village de la côte ouest au pied de falaises qui tombent de plusieurs centaines de mètres dans la mer, à trois quarts d'heure de l'aéroport sud. C'est le point de départ des sorties en mer vers les globicéphales qui vivent dans le détroit, et le point d'arrivée de la descente du ravin de Masca.
En savoir plus sur Los Gigantes et Masca
Los Gigantes doit son nom à ses falaises, les Acantilados de Los Gigantes, qui se dressent à pic au-dessus de l'océan sur des kilomètres. Vues depuis un bateau, elles écrasent tout ce qui passe à leur pied.
Le bras de mer entre Tenerife et La Gomera abrite une population résidente de globicéphales, des cétacés qu'on voit presque à chaque sortie, et souvent des dauphins. Les sorties se font depuis le port de Los Gigantes et de Los Cristianos.
Juste au nord, dans le massif du Teno, le hameau de Masca est perché au-dessus d'un ravin qui descend jusqu'à la mer entre des parois de basalte. Longtemps accessible seulement à pied, il est devenu l'une des randonnées les plus célèbres des îles, aujourd'hui réglementée.
⚠️ La côte ouest est la plus ensoleillée de l'île, et la plus construite au sud : Los Gigantes reste plus calme que Los Cristianos ou Playa de las Américas.
À table
- Papas negras — les pommes de terre anciennes de Tenerife, à peau sombre et chair jaune, apportées des Andes au XVIe siècle.
- Poisson du jour grillé — dans les ports de Los Gigantes et de Playa San Juan, sama, cherne ou vieja, servis entiers avec le mojo.
- Queso asado con mojo — du fromage de chèvre frais grillé à la plancha, nappé de mojo rouge ou vert, en entrée partout.
Durée et coût par style de voyage à Los Gigantes et Masca Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 54 € dont 30 € de nuit, 18 € de repas Équilibré 2–3 112 € dont 68 € de nuit, 32 € de repas Confort + 3–4 225 € dont 145 € de nuit, 55 € de repas Que faire à Los Gigantes et Masca
-
Hameau de Masca et massif du Teno Un hameau de pierre posé sur une crête, face aux pitons du massif du Teno, au bout d'une route en lacets vertigineuse. On y vient pour la vue, même sans descendre le ravin.marchéEn savoir plus
Pendant des siècles, on n'est monté à Masca qu'à pied ou à dos de mule. La route qui y descend aujourd'hui en lacets, entre Santiago del Teide et Buenavista del Norte, est l'une des plus impressionnantes de l'île : étroite, taillée à flanc de crête, avec le vide d'un côté.
Le hameau se partage en quelques groupes de maisons de pierre aux toits de tuiles, entourées de palmiers et de petites terrasses de culture, sur une arête qui domine le ravin. Autour, le massif du Teno dresse ses pitons et ses crêtes découpées, restes d'un volcan bien plus ancien que le Teide. Le parc rural du Teno protège ce paysage et la vie paysanne qui l'a façonné.
La meilleure vue d'ensemble se prend du mirador de Cherfe, sur la route, en venant de Santiago del Teide.
⚠️ Les cars croisent les voitures sur cette route : on s'arrête dans les dégagements pour les laisser passer. Au village, les places de stationnement sont très rares.
Gratuit 1 h 30 -
Punta de Teno et son phare Le bout du monde de Tenerife : un phare rouge et blanc sur une pointe de lave, face à La Gomera et aux falaises de Los Gigantes. ⚠️ La route est fermée aux voitures certains jours, il faut alors prendre le bus.détenteEn savoir plus
La pointe de Teno est l'extrémité nord-ouest de Tenerife, une langue de lave basse avancée dans l'océan, au pied des falaises du massif. Le paysage y est sec, planté d'euphorbes, dont le cardón canarien aux tiges dressées en candélabre, et le vent souffle presque toujours.
La route qui y mène depuis Buenavista del Norte longe des falaises instables où les chutes de pierres sont fréquentes, d'où ses fermetures. Au bout, le phare fait face à La Gomera, toute proche, et au sud les falaises de Los Gigantes plongent dans la mer.
⚠️ Pas d'ombre ni de commerce au bout de la route : emporte eau et chapeau. On ne se baigne que par mer calme, les courants sont forts autour de la pointe.
Gratuit 1 h 30 -
Descente du ravin de Masca Du hameau de Masca à la mer par le fond d'un ravin de basalte, entre des parois qui se referment au-dessus du sentier. ⚠️ Réservation obligatoire, ouvert certains jours seulement ; le bateau du retour se réserve à part.sportEn savoir plus
Le ravin entaille le massif du Teno, l'un des trois massifs anciens de Tenerife, bien antérieur au Teide. L'eau a creusé dans les coulées de basalte une gorge étroite qui descend du hameau jusqu'à une petite plage de galets. Les parois montrent, couche après couche, l'empilement des anciennes éruptions, traversées de dykes, ces murs de lave durcie qui coupent la roche en biais.
Le sentier est devenu si fréquenté que les accidents et les secours se sont multipliés, jusqu'à la fermeture du ravin pendant plusieurs années. Il a rouvert avec une réservation obligatoire, un nombre de marcheurs limité et des jours d'ouverture fixés à l'avance.
La descente n'est pas technique, mais elle est longue : blocs à enjamber, passages où l'on s'aide des mains, rochers glissants au bord du ruisseau quand il coule. On y va avec de vraies chaussures de randonnée et de l'eau en quantité.
⚠️ En bas, il n'y a pas de route. Le retour se fait par le bateau vers Los Gigantes, qui se réserve à part et part à heure fixe : pars tôt pour ne pas le manquer, et ne t'engage pas sans billet pour le retour.
40.66 € 5 h -
Falaises de Los Gigantes en bateau Une sortie au pied des falaises, qui tombent à pic de plusieurs centaines de mètres dans la mer. Les bateaux s'arrêtent souvent dans une crique pour la baignade.détenteEn savoir plus
Les falaises sont le bord du massif du Teno, qui s'arrête net sur l'océan. Vues de la mer, elles montrent leur construction : des dizaines de coulées de lave empilées les unes sur les autres, traversées de filons verticaux et sculptées par l'érosion en contreforts et en ravines. Aucun sentier ne longe leur pied, et seule la mer permet d'en mesurer la hauteur.
Des oiseaux de mer nichent dans leurs anfractuosités. La plupart des sorties poussent jusqu'à la baie de Masca, là où débouche le ravin, pour une baignade au pied des parois, et croisent souvent en route les globicéphales du détroit.
⚠️ Les bateaux vont du voilier en bois au semi-rigide : le semi-rigide est plus rapide et s'approche plus près, mais on y est mouillé. Par forte houle, les sorties sont annulées.
Payant 2 h 30 -
Observation des globicéphales Les globicéphales vivent toute l'année dans le détroit entre Tenerife et La Gomera, avec des dauphins de passage. ⚠️ Choisir un bateau labellisé Barco Azul, qui respecte les distances d'approche.détenteEn savoir plus
Le globicéphale tropical est un cétacé noir de la famille des dauphins, au front bombé, qui vit en groupes familiaux stables. Au sud-ouest de Tenerife, il trouve ce qu'il lui faut : de très grands fonds à peu de distance de la côte, et les calmars qu'il chasse en plongée profonde, surtout la nuit. Le jour, les groupes se reposent en surface, et c'est pour cela qu'on les voit presque à chaque sortie.
Plusieurs centaines d'individus vivent là toute l'année, aux côtés d'une population de grands dauphins, résidente elle aussi. D'autres espèces passent selon les saisons, et l'on croise parfois des rorquals ou des cachalots.
Le label Barco Azul est délivré par le gouvernement des Canaries aux bateaux qui respectent les règles d'observation : distance minimale, durée limitée auprès d'un groupe, pas de poursuite, interdiction de nager avec les animaux. ⚠️ Un bateau qui fonce sur un groupe ou le serre de près ne respecte pas ces règles, label ou non.
Payant 3 h
Où dormir à Los Gigantes et Masca
- Hôtel de charme face à l'océan hotel premium 210 € / nuit
- Appartement vue sur les falaises appartement confort 100 € / nuit
- Hôtel avec piscine hotel confort 105 € / nuit
- Studio simple dans le village appartement routard 60 € / nuit
-
4. La Gomera
L'île des ravins et de la forêt de brume
Une île ronde et haute, à une heure de ferry de Tenerife, creusée de ravins qui rayonnent depuis la forêt de Garajonay. On arrive à San Sebastián, la petite capitale ; le reste se fait en voiture, par des routes de montagne, ou à pied, par les chemins qui reliaient les villages avant elles.
En savoir plus sur La Gomera
La Gomera est l'île que le tourisme de masse a oubliée. Ses côtes sont trop escarpées pour les grandes plages, et ses villages s'accrochent aux pentes des ravins, entourés de terrasses cultivées à la main.
Au centre, le parc national de Garajonay protège la plus grande forêt de laurisylve de l'archipel, inscrite au patrimoine mondial. Les nuages poussés par l'alizé s'y accrochent presque chaque jour, et les arbres, couverts de lichens, boivent la brume.
L'île a gardé une langue unique : le silbo gomero, un langage sifflé qui permettait de se parler d'un versant à l'autre des ravins. Il est enseigné à l'école et inscrit au patrimoine immatériel de l'humanité.
C'est aussi de San Sebastián que Christophe Colomb est parti pour son premier voyage vers l'Amérique, en 1492, après une dernière escale pour se ravitailler.
À table
- Almogrote — une pâte de fromage de chèvre vieilli, d'ail, de piment et d'huile d'olive, qu'on tartine sur le pain ; la spécialité de l'île.
- Miel de palma — le sirop tiré de la sève du palmier des Canaries, brun et parfumé, qu'on verse sur les desserts et le fromage frais.
- Potaje de berros — la soupe épaisse de cresson, de pommes de terre et de maïs, servie avec du gofio.
Durée et coût par style de voyage à La Gomera Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 54 € dont 28 € de nuit, 18 € de repas Équilibré 2–3 106 € dont 62 € de nuit, 30 € de repas Confort + 3–4 208 € dont 130 € de nuit, 52 € de repas Que faire à La Gomera
-
Parc national de Garajonay Une forêt de lauriers couverte de mousse et de lichens, noyée dans la brume, traversée de sentiers balisés jusqu'à l'Alto de Garajonay, le point culminant de l'île. Par temps clair, on voit le Teide.sportEn savoir plus
Le parc, créé en 1981 et inscrit au patrimoine mondial en 1986, occupe le plateau central de l'île. Il protège la plus vaste laurisylve de l'archipel, cette forêt humide qui a disparu du continent européen avec le refroidissement du climat et n'a survécu que dans les îles de l'Atlantique.
Son nom vient d'une légende : Gara, une jeune fille de La Gomera, et Jonay, un jeune homme venu de Tenerife, s'aimaient contre l'avis de leurs familles. Poursuivis, ils se seraient donné la mort ensemble au sommet de la montagne. L'Alto de Garajonay, à 1 487 mètres, porte leurs deux noms réunis.
La forêt n'est pas uniforme : laurisylve dense dans les vallons du nord, les plus humides, bruyères arborescentes sur les crêtes, où le brouillard file entre les troncs. En 2012, un grand incendie en a brûlé une partie. Laguna Grande, une clairière au centre du parc, est le point de départ le plus commode, et le centre des visiteurs se trouve au nord, près d'Agulo.
⚠️ Le temps change en quelques minutes sur les crêtes : emporte une veste. Sur la route, arrête-toi devant le Roque de Agando, un ancien bouchon de lave dressé comme une tour.
Gratuit 3 h -
Valle Gran Rey Une vallée en terrasses et en palmiers qui descend jusqu'à la mer, au sud-ouest de l'île, avec une plage de galets et un petit port. Le coucher de soleil y est le plus beau de l'île.détenteEn savoir plus
La vallée descend en gradins du plateau jusqu'à la mer : des terrasses soutenues par des murets de pierre, des bananiers et des palmiers des Canaries qui en occupent le fond. Le village ancien, La Calera, s'étage sur la pente ; en bas, La Playa et le port de Vueltas se partagent le rivage.
Dans les années 1970, des voyageurs venus d'Allemagne et d'ailleurs s'y sont installés, attirés par l'isolement et le climat. La vallée en garde une ambiance à part, plus bohème que le reste de l'île.
Les palmiers ne sont pas là pour le décor : on en tire le guarapo, une sève qu'on fait réduire pour obtenir le miel de palma. En haut de la vallée, le mirador du Palmarejo, dessiné par César Manrique, offre la vue d'ensemble.
⚠️ La mer est souvent forte sur les plages de la vallée : on ne se baigne que lorsqu'elle est calme.
Gratuit 2 h 30 -
Mirador de Abrante Une passerelle de verre en porte-à-faux au-dessus du vide, au bord d'une falaise qui domine le village d'Agulo, face au Teide.détenteEn savoir plus
Le mirador est posé au bord d'une falaise, au-dessus d'Agulo, un village aux rues pavées et aux maisons blanches entourées de bananiers, sur une terrasse de terre coincée entre la montagne et l'océan. Depuis la passerelle, on ne voit sous ses pieds que la pente et, très loin en bas, les toits du village.
En face, par-delà le bras de mer, le Teide se dresse au-dessus de Tenerife, souvent posé sur une mer de nuages.
⚠️ Le mirador est fréquemment pris dans le brouillard : s'il est dans les nuages, reviens un peu plus tard, le ciel se dégage parfois en quelques minutes. Le centre des visiteurs du parc de Garajonay est tout près.
Gratuit 1 h -
San Sebastián de La Gomera La petite capitale, sa tour du Comte du XVe siècle, et l'église où Colomb aurait prié avant de partir vers l'Amérique. Une ville calme, à la mesure de l'île.marchéEn savoir plus
La tour du Comte, bâtie au XVe siècle par les seigneurs de l'île, est l'un des plus anciens édifices militaires des Canaries encore debout. En 1488, les Gomeros révoltés ont tué le seigneur Hernán Peraza, et sa veuve, Beatriz de Bobadilla, s'est enfermée dans la tour jusqu'à l'arrivée de renforts venus de Gran Canaria. La répression qui a suivi a été d'une grande cruauté.
C'est cette même Beatriz qui gouvernait l'île quand Colomb y a fait escale en 1492, pour faire de l'eau et des vivres avant de s'élancer vers l'ouest. Dans le patio de la Casa de la Aduana, le puits de l'Aiguade porte une phrase fière : c'est avec cette eau, dit-elle, que l'Amérique a été baptisée. La calle Real passe devant la maison dite de Colomb et l'église de l'Assomption.
⚠️ La ville se visite à pied en une matinée ; le reste de l'île demande une voiture, ou les bus, peu nombreux.
Gratuit 1 h 30 -
Los Órganos en bateau Une falaise de colonnes de basalte, comme des tuyaux d'orgue, qu'on ne voit que de la mer, sur la côte nord. Les bateaux partent de Valle Gran Rey, avec souvent des dauphins en route.détenteEn savoir plus
Los Órganos sont un monument naturel de la côte nord, près de Vallehermoso : une paroi faite de centaines de colonnes de basalte serrées les unes contre les autres, que la mer a mises à nu. Ces prismes se forment quand une masse de lave refroidit lentement en se contractant : elle se fissure alors en colonnes régulières, le plus souvent à cinq ou six pans.
La falaise est inaccessible par la terre, et la côte nord est la plus exposée de l'île : les bateaux ne s'en approchent que par mer calme. La sortie depuis Valle Gran Rey longe une bonne partie de la côte ouest, au pied de falaises et de ravins inhabités, et croise souvent dauphins et globicéphales.
⚠️ Par houle du nord, la sortie est annulée ou s'arrête avant les orgues : renseigne-toi la veille. Le mal de mer guette les sensibles.
Payant 3 h
Où dormir à La Gomera
- Parador de La Gomera hotel premium 180 € / nuit
- Maison rurale dans un ravin appartement confort 95 € / nuit
- Hôtel en ville hotel confort 95 € / nuit
- Chambre chez l'habitant habitant routard 55 € / nuit
-
5. Las Palmas de Gran Canaria
La grande ville, entre Vegueta et Las Canteras
La plus grande ville de l'archipel, étirée sur un isthme entre deux mers, à une demi-heure de bus de l'aéroport. Le vieux quartier de Vegueta d'un côté, la plage urbaine de Las Canteras de l'autre ; entre les deux, les bus urbains. C'est aussi la base pour la grotte peinte de Gáldar, au nord de l'île.
En savoir plus sur Las Palmas de Gran Canaria
Las Palmas a été fondée en 1478, pendant la conquête castillane de l'île, dans le quartier de Vegueta, qui a gardé ses maisons coloniales, ses balcons de bois et sa cathédrale Santa Ana. Colomb y a fait escale en 1492, et la maison du gouverneur qui l'aurait reçu est devenue un musée.
La ville s'est ensuite étirée vers le nord, jusqu'au port de la Luz, l'un des plus actifs d'Espagne, et jusqu'à la plage de Las Canteras, protégée par une barrière de rochers qui calme les vagues. C'est une vraie plage de ville, où l'on se baigne avant d'aller travailler.
Au nord de l'île, à Gáldar, la Cueva Pintada conserve les peintures géométriques et les maisons d'un village des anciens Canariens, bien avant l'arrivée des Castillans.
⚠️ Las Palmas a l'un des climats les plus stables du monde, doux toute l'année, avec des matins parfois gris.
À table
- Queso de flor de Guía — le fromage de brebis et de vache caillé à la fleur de chardon, du nord de Gran Canaria, doux et crémeux.
- Ropa vieja — le ragoût de pois chiches, de viandes effilochées et de pommes de terre, parfumé au thym et au paprika.
- Rhum d'Arucas — le rhum de canne distillé au nord de l'île depuis plus d'un siècle, et le ron miel, sa version adoucie au miel.
- Marché de Vegueta — le plus ancien marché de la ville, où l'on mange au comptoir les produits des étals.
Durée et coût par style de voyage à Las Palmas de Gran Canaria Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 50 € dont 27 € de nuit, 18 € de repas Équilibré 2–3 104 € dont 62 € de nuit, 32 € de repas Confort + 3–4 212 € dont 135 € de nuit, 55 € de repas Que faire à Las Palmas de Gran Canaria
-
Quartier de Vegueta et cathédrale Santa Ana Le quartier fondateur de la ville, ses rues pavées, ses balcons de bois et la place Santa Ana, gardée par des statues de chiens en bronze, qui auraient donné leur nom à l'archipel.marchéEn savoir plus
Vegueta est né le 24 juin 1478, quand les troupes castillanes de Juan Rejón ont établi leur camp au bord du ravin de Guiniguada : c'est l'acte de naissance de Las Palmas. Le quartier a gardé son tracé, ses maisons à balcons de bois et ses façades colorées.
La cathédrale Santa Ana a été commencée vers 1500 et achevée quatre siècles plus tard, d'où le mélange des styles : une façade néoclassique à l'extérieur, et à l'intérieur de hautes colonnes gothiques qui s'ouvrent en nervures comme des troncs de palmiers. Un ascenseur monte à la tour, d'où l'on voit toute la ville, le port et la mer.
Les chiens de bronze de la place renvoient à Pline l'Ancien, qui rapporte que l'expédition du roi Juba II de Maurétanie trouva sur l'île de grands chiens — d'où le nom de Canaria. D'autres y voient plutôt les phoques moines, les chiens de mer, qui peuplaient alors les côtes.
À quelques rues, le Museo Canario conserve une grande collection sur les anciens Canariens : momies, crânes, céramiques et pintaderas, ces tampons d'argile gravés de motifs géométriques.
Gratuit 2 h -
Plage de Las Canteras Trois kilomètres de sable doré en pleine ville, abrités par une barrière de rochers qui fait une piscine naturelle à marée basse, avec une promenade tout du long. On y nage avec masque et tuba.plageEn savoir plus
La plage doit son calme à La Barra, une barre de roche parallèle au rivage, à quelques centaines de mètres du bord. À marée basse, elle retient la houle et forme une vaste lagune où l'on nage et où l'on observe les poissons ; à marée haute, les vagues la franchissent en partie.
Au sud, là où la barre s'interrompt, les vagues de La Cícer attirent les surfeurs, au pied de l'auditorium Alfredo Kraus. La promenade qui longe toute la plage est la grande rue de Las Palmas : on y court, on y marche, on s'arrête aux terrasses.
⚠️ Ne t'aventure pas sur La Barra elle-même : la roche est coupante et la houle y brise.
Gratuit 2 h 30 -
Marché de Vegueta Le plus ancien marché de la ville, avec ses étals de poissons, de fromages et de fruits tropicaux, et ses comptoirs où l'on mange sur place.marchéEn savoir plus
Le marché occupe un bâtiment du XIXe siècle au bord de l'ancien ravin de Guiniguada, entre Vegueta et Triana. C'est un marché de quartier, où les habitants font leurs courses, avant d'être une adresse pour visiteurs.
On y voit ce que produit l'île : les petites pommes de terre de variétés anciennes, les fromages de brebis et de vache, les poissons de roche — vieja, cherne, sama —, les mojos en bocal, et la banane des Canaries, petite et tachetée, sous appellation protégée. Les comptoirs servent un verre de vin et une assiette de fromage ou de poisson frit.
⚠️ Viens le matin, quand les étals sont pleins.
Gratuit 1 h -
Casa de Colón Un palais aux patios de bois et de pierre, dans la maison des gouverneurs où Colomb aurait séjourné en 1492, qui raconte ses voyages et le rôle des Canaries dans la route vers l'Amérique.cultureEn savoir plus
Colomb a fait escale à Las Palmas en 1492, lors de son premier voyage : la Pinta avait perdu son gouvernail, et il fallait la réparer avant la traversée. On en a profité pour changer la voilure de la Niña contre des voiles carrées, mieux faites pour les alizés. La tradition veut qu'il ait été reçu dans la maison du gouverneur, sur laquelle s'élève ce musée.
Le bâtiment a été largement remanié au XXe siècle, quand on a réuni plusieurs maisons anciennes pour en faire un musée : ses portails sculptés et ses patios de bois en font une vitrine du style canarien. À l'intérieur, cartes anciennes, instruments de navigation, reconstitution de la cabine d'un navire de l'époque, et des salles sur l'Amérique d'avant la conquête et sur la ville à ses débuts.
Le fil conducteur est la place des Canaries sur la route du Nouveau Monde : dernière escale avant l'océan, là où les alizés poussent les voiles vers l'ouest. ⚠️ Le musée est petit : garde du temps pour le quartier de Vegueta autour.
4 € 1 h 30 -
Cueva Pintada de Gáldar Une grotte ornée de peintures géométriques rouges, blanches et noires, au cœur d'un village des anciens Canariens mis au jour sous la ville de Gáldar. ⚠️ Visite par créneau horaire ; entrée gratuite le dimanche.cultureEn savoir plus
Avant la conquête castillane, Gran Canaria était partagée entre deux territoires, et Gáldar était le siège de l'un d'eux, celui du guanarteme, le souverain du nord-ouest de l'île. Le site conserve une partie de ce qui était alors un grand village.
La grotte a été découverte au XIXe siècle par des cultivateurs. Ses parois sont couvertes de frises de triangles, de carrés et de cercles concentriques en ocre rouge, en blanc et en noir, un décor rare dans l'archipel. Elle est aujourd'hui protégée derrière une vitre, dans un air dont on contrôle l'humidité.
Autour, les fouilles ont dégagé des dizaines de maisons de pierre, dont certaines ont été reconstituées pour montrer leur plan et leur toit. On y a retrouvé de la céramique, des idoles et des pintaderas, ces tampons d'argile gravés de motifs géométriques, dont l'usage exact reste discuté.
⚠️ La visite se fait par petits groupes, à heure fixe : arrive en avance sur ton créneau. Le dimanche, les places partent vite.
6 € 2 h
Où dormir à Las Palmas de Gran Canaria
- Hôtel historique de Vegueta hotel premium 185 € / nuit
- Appartement à Vegueta appartement confort 95 € / nuit
- Hôtel face à la plage hotel confort 100 € / nuit
- Lit en auberge de jeunesse près de Las Canteras auberge routard 24 € / nuit
- Chambre chez l'habitant habitant routard 52 € / nuit
-
6. Tejeda et le centre de Gran Canaria
Le cœur montagneux de l'île
Un village blanc au centre de l'île, au bord d'une immense caldeira dominée par le Roque Nublo et le Roque Bentayga, à une heure de route de Las Palmas. On y vient pour marcher : les sentiers partent du village et des cols voisins. En voiture ou par le bus de montagne, rare.
En savoir plus sur Tejeda et le centre de Gran Canaria
Tejeda est posée à plus de mille mètres, au bord de la grande caldeira qui occupe le centre de Gran Canaria. Le paysage alentour, découpé en crêtes, en pitons et en ravins, est classé par l'Unesco comme paysage culturel, avec les sites des anciens Canariens qui y vivaient dans des grottes.
Deux rochers dominent tout le reste : le Roque Nublo, un monolithe de basalte dressé sur un plateau, symbole de l'île, et le Roque Bentayga, où les anciens habitants avaient un lieu de culte et des greniers.
Le village lui-même est connu pour ses amandiers, qui fleurissent en janvier et février, et pour ses pâtisseries à l'amande.
⚠️ Les routes du centre sont étroites et en lacets. Le parking du Roque Nublo est limité : arriver tôt, surtout le week-end.
À table
- Bienmesabe — la crème d'amandes, de miel et de citron de Tejeda, qu'on mange à la cuillère ou sur une glace.
- Mazapán de Tejeda — le massepain aux amandes du village, cuit au four, vendu dans les pâtisseries de la place.
- Queso de flor de Guía — le fromage caillé à la fleur de chardon, qu'on trouve aussi dans les fromageries du centre de l'île.
Durée et coût par style de voyage à Tejeda et le centre de Gran Canaria Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 54 € dont 28 € de nuit, 18 € de repas Équilibré 2–3 104 € dont 60 € de nuit, 30 € de repas Confort + 3–4 201 € dont 125 € de nuit, 50 € de repas Que faire à Tejeda et le centre de Gran Canaria
-
Randonnée au Roque Nublo Un sentier court et facile depuis le col de La Goleta jusqu'au pied du monolithe, sur un plateau qui domine tout le centre de l'île, avec le Teide à l'horizon par temps clair.sportEn savoir plus
Le Roque Nublo est taillé dans une brèche volcanique, un agglomérat de blocs et de cendres soudés, laissé par de violentes éruptions il y a plusieurs millions d'années. L'érosion a déblayé tout ce qui l'entourait et laissé ce monolithe dressé sur son plateau, visible de très loin.
À côté se tiennent deux rochers plus petits, que les habitants ont baptisés El Fraile, le moine, pour sa silhouette encapuchonnée, et La Rana, la grenouille. Pour les anciens Canariens, le Roque Nublo était un lieu sacré, et il fait partie du paysage culturel de Risco Caído et des montagnes sacrées de Gran Canaria, inscrit au patrimoine mondial en 2019. Son nom veut dire à peu près le rocher nuageux : il se couvre souvent de brume en quelques instants.
⚠️ Le parking de La Goleta est petit et vite complet, surtout le week-end : arrive tôt. Le sentier est facile mais caillouteux, et le plateau, sans garde-corps, domine des à-pics.
Gratuit 2 h -
Pico de las Nieves Le point culminant de Gran Canaria, accessible en voiture, avec la vue sur le Roque Nublo et la caldeira. Au lever du soleil, le Teide sort de la mer de nuages.détenteEn savoir plus
Le sommet doit son nom aux pozos de nieve, les puits à neige creusés sur ces hauteurs. Avant la glace artificielle, on y tassait la neige de l'hiver pour la conserver, puis on la descendait vers Las Palmas, où elle servait à rafraîchir et à soigner.
Le point le plus haut de l'île est en réalité un sommet voisin, de quelques mètres plus élevé, occupé par les installations militaires et fermé au public. Le belvédère du Pico de las Nieves en est la meilleure alternative : la vue plonge sur la caldeira de Tejeda, le Roque Nublo et le Roque Bentayga, et porte au loin, sur l'océan, jusqu'au Teide.
⚠️ Au lever du soleil, il peut faire froid, même quand la côte est douce : prévois des vêtements chauds.
Gratuit 1 h -
Roque Bentayga Un rocher-forteresse des anciens Canariens, avec les traces d'un lieu de culte et de greniers creusés dans la roche, et un petit centre d'interprétation au pied.cultureEn savoir plus
Le Bentayga se dresse au milieu de la caldeira de Tejeda comme une forteresse naturelle, et c'est ainsi que les anciens Canariens l'ont utilisé. Pendant la conquête castillane, il a été l'un de leurs derniers refuges, où ils ont tenu tête aux assauts.
Sur ses flancs, on a retrouvé des grottes d'habitation, des greniers creusés dans la roche pour conserver les récoltes, et un almogarén, un lieu de culte taillé dans le rocher, avec des rigoles et des cavités où l'on versait probablement des offrandes. Le site fait partie du paysage culturel de Risco Caído, inscrit au patrimoine mondial.
Le centre d'interprétation, au pied, présente la vie de ces populations avant la conquête. ⚠️ Le sentier qui monte ensuite vers la base du rocher est court mais raide, en plein soleil ; la route d'accès est étroite, avec peu de places au parking.
Gratuit 1 h 30 -
Village de Tejeda Un village blanc aux balcons fleuris, accroché au bord de la caldeira, avec ses pâtisseries à l'amande et un belvédère sur le Roque Bentayga.marchéEn savoir plus
Tejeda fait partie de l'association des plus beaux villages d'Espagne, qui distingue les bourgs ayant su garder leur caractère. Ses maisons blanches s'accrochent au bord de la caldeira, face au Roque Bentayga, et le Roque Nublo se découpe sur la crête au-dessus.
Le village vit de ses amandiers : en janvier et en février, leur floraison couvre les pentes, et une fête de l'amandier en fleur attire du monde de toute l'île. Les pâtisseries de la rue principale en tirent leurs douceurs.
Un peu plus haut, le col de Cruz de Tejeda, avec sa croix de pierre et son parador, est le carrefour des routes du centre de l'île, animé de stands de produits locaux.
⚠️ Le week-end, les habitants de Las Palmas montent en nombre : en semaine, le village est bien plus paisible.
Gratuit 1 h
Où dormir à Tejeda et le centre de Gran Canaria
- Parador de Cruz de Tejeda hotel premium 170 € / nuit
- Maison rurale troglodytique appartement confort 95 € / nuit
- Hôtel de montagne hotel confort 90 € / nuit
- Chambre chez l'habitant habitant routard 55 € / nuit
-
7. Maspalomas et le sud de Gran Canaria
Les dunes, le phare et le port de Mogán
Le grand sud balnéaire de Gran Canaria, où les dunes de sable rejoignent la mer au pied d'un phare, à une demi-heure de l'aéroport. Les grandes stations sont construites et animées ; le petit port de Mogán, à l'ouest, est plus paisible. Tout est relié par les bus côtiers.
En savoir plus sur Maspalomas et le sud de Gran Canaria
Les dunes de Maspalomas sont une réserve naturelle de sable fin qui s'étend jusqu'à la mer, entre les stations balnéaires de Playa del Inglés et de Meloneras. Une lagune d'eau saumâtre, la Charca, s'y abrite au pied du phare, et les oiseaux migrateurs s'y arrêtent.
Le sud de l'île est le plus sec et le plus ensoleillé, et c'est là que le tourisme de masse s'est installé dans les années 1960. Les stations sont denses, mais les dunes, protégées, n'ont pas bougé.
À l'ouest, Puerto de Mogán est un port de pêche traversé de canaux, aux maisons blanches bordées de bougainvilliers, qu'on surnomme la petite Venise des Canaries.
⚠️ Dans les dunes, on reste sur les sentiers balisés : la réserve est fragile, et le sable brûle en milieu de journée.
À table
- Poisson du port de Mogán — le poisson du jour grillé sur le port, servi avec papas arrugadas.
- Sancocho canario — le poisson salé, souvent du cherne, dessalé puis cuit avec pommes de terre et patate douce, servi avec du mojo et du gofio pétri.
- Restaurants troglodytiques de Guayadeque — dans un ravin à l'est de l'île, des restaurants creusés dans la roche, où l'on mange de la viande grillée.
Durée et coût par style de voyage à Maspalomas et le sud de Gran Canaria Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 54 € dont 30 € de nuit, 19 € de repas Équilibré 2–3 114 € dont 70 € de nuit, 34 € de repas Confort + 3–4 230 € dont 150 € de nuit, 58 € de repas Que faire à Maspalomas et le sud de Gran Canaria
-
Dunes de Maspalomas Un désert de sable blond qui descend jusqu'à la mer, avec ses crêtes sculptées par le vent. On le traverse par les sentiers balisés jusqu'à la plage, le matin ou en fin de journée.marchéEn savoir plus
Contrairement à ce qu'on raconte souvent, le sable des dunes ne vient pas du Sahara : il est d'origine marine, fait en bonne partie de débris de coquillages, apporté par les courants puis poussé à terre par le vent. L'alizé du nord-est fait avancer les dunes lentement vers le sud-ouest, et leurs formes changent d'une saison à l'autre.
L'ensemble est une réserve naturelle, avec la lagune de la Charca et la palmeraie voisine. Les stations construites en bordure à partir des années 1960 ont modifié la circulation du vent et l'apport de sable, et les dunes en souffrent : d'où les sentiers balisés, qu'il est obligatoire de suivre.
Le belvédère installé au-dessus des dunes, du côté de Playa del Inglés, permet d'en saisir l'ampleur avant d'y entrer. Une partie de la plage, vers le milieu, est naturiste.
⚠️ Marcher dans le sable fatigue plus qu'on ne le croit : chaussures fermées, eau et chapeau.
Gratuit 2 h -
Phare et promenade de Maspalomas Le phare du XIXe siècle, au bout de la plage, et la promenade qui longe la lagune de la Charca et la mer jusqu'à Meloneras. Le coucher de soleil y réunit tout le sud de l'île.détenteEn savoir plus
Le phare a été conçu par l'ingénieur Juan de León y Castillo, celui du grand port de Las Palmas, et allumé en 1890 après de longues années de chantier. Sa tour de pierre domine la pointe sud de l'île.
Autour de lui s'est construit le quartier de Meloneras, relié à Maspalomas par la promenade qui longe la mer. De l'autre côté, la Charca, une lagune d'eau saumâtre où s'arrêtent les oiseaux migrateurs, et la palmeraie qui la borde.
⚠️ Au coucher du soleil, la promenade et les terrasses sont bondées : trouve ta place un peu avant.
Gratuit 1 h 30 -
Puerto de Mogán Un port de pêche aux maisons blanches, traversé de petits canaux et couvert de bougainvilliers, avec une plage abritée. ⚠️ Le vendredi, le marché attire les cars de tout le sud.marchéEn savoir plus
Le petit port de pêche de Mogán a été agrandi à la fin du XXe siècle par un port de plaisance et un ensemble de maisons basses, dessiné comme un village plutôt que comme une station : façades blanches aux encadrements colorés, ruelles piétonnes et petits ponts sur les canaux.
Les pêcheurs y débarquent toujours leurs prises, et les restaurants du port servent le poisson du jour. Un sous-marin jaune emmène les visiteurs voir les fonds au large. La plage, abritée par la digue, est l'une des plus tranquilles de la côte.
⚠️ Le jour du marché, les parkings sont pleins dès le matin : viens un autre jour, ou en bus.
Gratuit 2 h -
Ravin de Guayadeque Un ravin vert à l'est de l'île, où des familles vivent encore dans des maisons creusées dans la roche, avec une chapelle troglodytique et des restaurants dans les grottes.marchéEn savoir plus
Le ravin descend des sommets vers la côte est, entre les communes d'Agüimes et d'Ingenio. Ses parois, percées de grottes, ont été habitées très tôt par les anciens Canariens, qui y avaient aussi des nécropoles : une partie des momies et des objets conservés au Museo Canario de Las Palmas en viennent.
Aujourd'hui encore, à Cuevas Bermejas, des familles vivent dans des maisons creusées dans la roche, fraîches en été et tièdes en hiver, derrière des façades maçonnées. La chapelle du hameau est elle aussi taillée dans la paroi. La route s'arrête au fond du ravin, où des restaurants installés dans des grottes servent des grillades.
Le centre d'interprétation, à l'entrée, présente l'histoire du ravin et sa flore. ⚠️ La route est étroite et sinueuse, et le week-end les familles de l'île y montent déjeuner : les places au fond du ravin sont rares.
Gratuit 2 h 30
Où dormir à Maspalomas et le sud de Gran Canaria
- Hôtel de luxe à Meloneras hotel premium 230 € / nuit
- Bungalow avec piscine appartement confort 105 € / nuit
- Hôtel près des dunes hotel confort 115 € / nuit
- Studio simple dans une résidence appartement routard 62 € / nuit
-
8. Arrecife et le nord de Lanzarote
L'île façonnée par César Manrique
La petite capitale de Lanzarote, à dix minutes de l'aéroport, et le nord de l'île, où l'artiste César Manrique a transformé grottes, falaises et coulées de lave en lieux à visiter. Tout est à moins de trois quarts d'heure de route : la voiture est presque indispensable, les bus vers le nord sont rares.
En savoir plus sur Arrecife et le nord de Lanzarote
Lanzarote ne ressemble à aucune autre île : noire, sèche, couverte de volcans, et presque entièrement blanche là où elle est habitée. Ce paysage doit beaucoup à un seul homme, César Manrique, un artiste né à Arrecife, qui a convaincu l'île, dans les années 1960 et 1970, de refuser les tours et les panneaux publicitaires.
Il a surtout créé une série de lieux où l'architecture se fond dans la lave : un auditorium dans un tunnel volcanique, un belvédère creusé dans une falaise, un jardin de cactus dans une ancienne carrière, et sa propre maison bâtie dans des bulles de lave. Ils sont aujourd'hui gérés par l'île, et se visitent les uns après les autres.
Au nord, la côte de Famara et les salines, et au large l'archipel de Chinijo, que l'on voit depuis le Mirador del Río.
⚠️ Les centres de Manrique vendent un bon combiné pour plusieurs sites, qui revient moins cher que les entrées séparées.
À table
- Lapas — les patelles grillées à la plancha avec de l'ail et du mojo vert, dans les ports du nord de l'île.
- Queso de cabra de Lanzarote — le fromage de chèvre de l'île, frais, demi-sec ou affiné, parfois frotté au paprika ou au gofio.
- Gofio escaldado — le gofio délayé dans un bouillon de poisson, servi avec de l'oignon cru, le plat des pêcheurs.
- Marché de Teguise — le dimanche matin dans l'ancienne capitale, avec ses étals de fromages et de produits de l'île.
Durée et coût par style de voyage à Arrecife et le nord de Lanzarote Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 53 € dont 28 € de nuit, 18 € de repas Équilibré 2–3 110 € dont 65 € de nuit, 32 € de repas Confort + 3–4 221 € dont 140 € de nuit, 55 € de repas Que faire à Arrecife et le nord de Lanzarote
-
Teguise et son marché du dimanche L'ancienne capitale de l'île, ses maisons blanches, ses églises et ses palais, et le dimanche matin son grand marché. Le reste de la semaine, un village très calme.marchéEn savoir plus
Teguise a été la capitale de Lanzarote pendant plus de quatre siècles, depuis la conquête du début du XVe siècle jusqu'en 1847, quand Arrecife et son port lui ont pris ce rôle. Selon la tradition, elle porte le nom de la fille du dernier roi indigène de l'île, mariée à Maciot de Béthencourt, neveu du conquérant.
Sa richesse attirait les corsaires. En 1586, le corsaire d'Alger Morato Arráez l'a mise à sac ; une ruelle du centre, le callejón de la Sangre, en garde le souvenir. Au-dessus de la ville, sur le volcan de Guanapay, le château de Santa Bárbara abrite aujourd'hui un musée de la piraterie.
Dans le centre, l'église Nuestra Señora de Guadalupe, le palais Spínola et des maisons seigneuriales à patios. La ville a aussi un musée du timple, la petite guitare des Canaries.
⚠️ Le dimanche, les cars et les voitures de toute l'île convergent vers le marché : arrive tôt, ou viens un autre jour pour voir la ville vide.
Gratuit 2 h -
Fondation César Manrique La maison que Manrique s'est bâtie sur une coulée de lave, dont les pièces du bas occupent cinq bulles volcaniques reliées par des tunnels, avec une collection d'art moderne à l'étage.cultureEn savoir plus
César Manrique est rentré à Lanzarote en 1966, après plusieurs années à New York. En parcourant une coulée de lave à Tahíche, il a remarqué un figuier qui sortait de la roche : dessous s'ouvraient des bulles volcaniques, des cavités laissées par les gaz lors des éruptions du XVIIIe siècle. Il y a bâti sa maison à la fin des années 1960.
L'étage reprend l'architecture traditionnelle de l'île, murs blancs et grandes baies ouvertes sur la lave. En bas, les bulles sont devenues des salons, avec une piscine et la végétation qui pousse à travers les ouvertures. Le figuier est toujours là.
Manrique a quitté la maison à la fin des années 1980 pour s'installer à Haría, et en a fait le siège de la fondation qui porte son nom. Il est mort en 1992 dans un accident de voiture, à un rond-point tout proche, quelques mois après l'ouverture de la fondation au public. Outre ses propres œuvres, la collection comprend des pièces de Picasso, de Miró et de Tàpies.
⚠️ Les cars arrivent en milieu de matinée : viens dès l'ouverture ou en fin d'après-midi.
10 € 1 h 30 -
Jameos del Agua Un tunnel de lave effondré transformé par Manrique en jardin, en lac souterrain et en auditorium. Dans le lac vivent de minuscules crabes albinos aveugles, qu'on ne trouve nulle part ailleurs.cultureEn savoir plus
Un jameo, dans la langue de Lanzarote, est une ouverture laissée par l'effondrement du toit d'un tunnel de lave. Celui-ci appartient au tube né d'une éruption du volcan de La Corona, au nord de l'île : la lave a coulé jusqu'à la mer en se refroidissant en surface, puis le tunnel s'est vidé. Il se poursuit sous l'océan sur plus d'un kilomètre, dans une partie immergée qu'on appelle le tunnel de l'Atlantide.
Ce fut la première œuvre de Manrique sur l'île, ouverte dans les années 1960 : un bar au fond du premier jameo, le lac intérieur où l'eau de mer filtre à travers la roche, puis un jardin, une piscine d'un blanc éclatant et un auditorium dans la cavité. À l'étage, la Casa de los Volcanes présente le volcanisme de l'archipel.
Les crabes du lac, les jameítos, sont de minuscules galathées blanches et aveugles, à peine plus grandes qu'un ongle. ⚠️ Ne jette pas de pièce dans le lac : le métal qui s'oxyde les tue, et c'est pour cela que c'est interdit.
17 € 1 h 30 -
Cueva de los Verdes Une visite guidée d'un kilomètre dans un tube de lave, qui servait d'abri contre les pirates, avec un effet d'optique final que les guides demandent de ne pas dévoiler.cultureEn savoir plus
La grotte fait partie du même tube de lave que les Jameos del Agua, né d'une éruption du volcan de La Corona il y a des milliers d'années. Le tunnel court sur plusieurs kilomètres jusqu'à la mer ; la visite n'en parcourt qu'une partie, sur des niveaux superposés.
Son nom ne vient pas de la couleur : les Verdes étaient la famille de bergers à qui appartenait le terrain. Aux XVIe et XVIIe siècles, les habitants du nord s'y cachaient quand les corsaires venus d'Afrique du Nord débarquaient pour piller et enlever des captifs.
L'éclairage, conçu par l'artiste Jesús Soto, qui travaillait avec Manrique, joue des couleurs de la roche, du rouge au noir, et une salle de concert a été aménagée à l'intérieur. ⚠️ Certains passages sont bas et étroits, il faut s'y courber : déconseillé aux claustrophobes. La visite est guidée, par groupes, et l'on attend parfois le suivant.
17 € 1 h -
Mirador del Río Un belvédère creusé par Manrique dans une falaise du nord, à près de cinq cents mètres au-dessus de la mer, face à l'île de La Graciosa et à l'archipel de Chinijo.cultureEn savoir plus
Le mirador occupe l'emplacement d'une batterie d'artillerie installée à la fin du XIXe siècle, pendant la guerre hispano-américaine, pour surveiller le détroit. Manrique l'a transformé en 1973 en un belvédère presque invisible de l'extérieur : le bâtiment est enfoui dans la falaise, couvert de pierres, et ne se révèle qu'une fois à l'intérieur, par de grandes baies vitrées ouvertes sur le vide.
Le Río, c'est le bras de mer qui sépare Lanzarote de La Graciosa. L'île, reconnue en 2018 comme la huitième île habitée des Canaries, n'a qu'un village aux rues de sable et presque pas de voitures. Au pied de la falaise, on distingue les anciennes salines du Río.
⚠️ La terrasse est exposée à un vent violent : tiens bien ton chapeau et ton téléphone. Pour La Graciosa, le bateau part d'Órzola, tout proche.
9 € 1 h -
Jardín de Cactus Des milliers de cactus de centaines d'espèces, dans une ancienne carrière en amphithéâtre, dessinée par Manrique, avec un moulin à gofio restauré au sommet.cultureEn savoir plus
Le jardin, ouvert en 1990, est la dernière grande œuvre de Manrique à Lanzarote. Il occupe une ancienne carrière où les paysans venaient extraire le picón, le gravier volcanique dont ils couvrent leurs champs pour garder l'humidité. Manrique en a fait un amphithéâtre en terrasses, où les cactus et les plantes grasses se répartissent entre blocs de lave et monolithes de pierre.
Le lieu n'a pas été choisi au hasard : Guatiza et le village voisin de Mala sont entourés de champs de figuiers de Barbarie, cultivés pour la cochenille, un petit insecte parasite dont on tire un colorant rouge, le carmin. Cette culture a fait vivre l'île au XIXe siècle, avant l'arrivée des colorants chimiques, et se pratique encore.
L'entrée est signalée par un grand cactus de métal vert. ⚠️ Aucune ombre dans l'amphithéâtre : viens tôt ou en fin de journée, et regarde où tu poses les mains.
9 € 1 h -
Castillo de San José et musée d'art contemporain Une forteresse du XVIIIe siècle au bord du port d'Arrecife, transformée par Manrique en musée international d'art contemporain, avec un restaurant vitré sur la mer.cultureEn savoir plus
Le château a été construit entre 1776 et 1779, sous Charles III, pour défendre le port d'Arrecife contre les corsaires. Les habitants l'ont surnommé la forteresse de la Faim : le chantier devait donner du travail à une population ruinée par les sécheresses et les mauvaises récoltes.
Abandonné après avoir perdu son rôle militaire, il a été restauré à l'initiative de Manrique, qui y a installé en 1976 le musée international d'art contemporain. La collection réunit surtout des artistes espagnols et canariens de la seconde moitié du XXe siècle, dont le peintre Manolo Millares et le sculpteur Martín Chirino. Les salles voûtées et les pierres nues de la forteresse leur servent de cadre.
⚠️ Le château est à l'écart du centre d'Arrecife, au bord du port de commerce : compte une bonne marche depuis la ville.
5.4 € 1 h
Où dormir à Arrecife et le nord de Lanzarote
- Maison rurale de charme hotel premium 190 € / nuit
- Appartement à Costa Teguise appartement confort 95 € / nuit
- Hôtel en bord de mer hotel confort 105 € / nuit
- Chambre chez l'habitant habitant routard 55 € / nuit
-
9. Timanfaya et le sud de Lanzarote
Les montagnes de feu et les vignes dans la cendre
Le sud-ouest de Lanzarote, entre le parc national de Timanfaya, ses volcans et ses champs de lave, le vignoble de La Geria et les plages de Papagayo. On dort à Yaiza ou à Playa Blanca, à une demi-heure de l'aéroport ; tout se fait en voiture.
En savoir plus sur Timanfaya et le sud de Lanzarote
Entre 1730 et 1736, une série d'éruptions a recouvert un quart de Lanzarote sous la lave et la cendre, ensevelissant des villages entiers. Le paysage qui en est sorti, un chaos de coulées noires, de cratères rouges et de cônes volcaniques, forme aujourd'hui le parc national de Timanfaya.
La chaleur est toujours là, à quelques mètres sous la surface : à l'Islote de Hilario, les gardes versent de l'eau dans un trou, et elle ressort en geyser de vapeur. Le parc se visite par une route réservée aux autocars, pour protéger le sol.
Juste à l'est, les vignes de La Geria poussent au fond de trous creusés dans la cendre, abrités du vent par des murets de pierre en demi-cercle : des milliers de petits cratères alignés sur les pentes.
Au sud, les plages de Papagayo sont des criques de sable blond entre des falaises, dans un espace naturel protégé.
À table
- Malvasía volcánica — le vin blanc de La Geria, dont chaque pied de vigne pousse au fond d'un trou creusé dans la cendre volcanique, abrité par un muret de pierre.
- Grillades à la chaleur du volcan — au restaurant du parc de Timanfaya, viandes et poissons cuisent au-dessus d'un puits où la chaleur de la terre suffit.
- Cabrito — le chevreau rôti ou en ragoût, plat des jours de fête.
- Batatas de Lanzarote — les patates douces de l'île, cultivées dans le sable volcanique.
Durée et coût par style de voyage à Timanfaya et le sud de Lanzarote Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 56 € dont 30 € de nuit, 19 € de repas Équilibré 2–3 117 € dont 70 € de nuit, 34 € de repas Confort + 3–4 234 € dont 150 € de nuit, 58 € de repas Que faire à Timanfaya et le sud de Lanzarote
-
El Golfo et le lac vert La moitié d'un cratère ouvert sur la mer, et à son pied une lagune d'un vert intense, séparée de l'océan par une plage de sable noir. Le village voisin sert du poisson face au couchant.détenteEn savoir plus
El Golfo est la moitié d'un cône volcanique né près du rivage : le magma, au contact de l'eau de mer, a explosé en cendres qui se sont soudées en couches. L'océan a emporté l'autre moitié, et la paroi restante montre ces strates rouges, ocre et noires comme une coupe géologique.
La lagune, le Charco de los Clicos, communique avec l'océan à travers le sable. Sa couleur vient des organismes végétaux qui prospèrent dans cette eau très salée. Le sable noir de la plage est piqueté de grains verts d'olivine, un minéral volcanique.
⚠️ On regarde la lagune depuis le chemin : il est interdit d'y descendre, comme de ramasser l'olivine.
Gratuit 1 h -
Salines de Janubio Les plus grands marais salants de l'archipel, un damier de bassins de couleurs différentes au bord d'une lagune, qu'on regarde d'en haut depuis le belvédère de la route.détenteEn savoir plus
La lagune de Janubio était autrefois une baie ouverte sur l'océan. Les coulées de lave des éruptions de 1730-1736 l'ont presque refermée, ne laissant qu'une plage de sable noir entre elle et la mer. À la fin du XIXe siècle, on a aménagé tout autour des bassins pour y faire du sel.
L'eau de mer passe de bassin en bassin en s'évaporant au soleil et au vent ; sa concentration en sel, et les micro-organismes qui s'y développent, donnent aux bassins leurs teintes différentes. On y récolte toujours du sel.
⚠️ La plage de Janubio est belle mais dangereuse : la houle et les courants y rendent presque toujours la baignade impossible.
Gratuit 30 min -
Vignobles de La Geria Des milliers de vignes plantées au fond de trous dans la cendre noire, chacune abritée par un muret de pierre en demi-cercle. Les bodegas le long de la route reçoivent pour goûter la malvoisie.détenteEn savoir plus
Après les éruptions de 1730-1736, la région était couverte d'une épaisse couche de lapilli, ces petits graviers volcaniques. Les paysans ont découvert que cette couche, loin d'être stérile, retenait l'humidité de la rosée et la protégeait de l'évaporation. Ils ont donc creusé jusqu'à la terre ancienne, en dessous, et y ont planté leurs vignes, un pied par trou.
Chaque hoyo est protégé par un muret de pierre en demi-cercle, le zoco, dressé face aux vents dominants. Ce paysage, protégé, donne une malvoisie aromatique et d'autres vins de cépages anciens, vendangés tôt dans l'été.
Les bodegas s'alignent le long de la route qui traverse la vallée et reçoivent pour la dégustation. El Grifo, fondée en 1775, est l'une des plus anciennes des Canaries et abrite un musée du vin. ⚠️ Si tu conduis, désigne qui ne boit pas avant de commencer la route des bodegas.
Gratuit 1 h 30 -
Parc national de Timanfaya, route des volcans Un circuit en autocar à travers les coulées de lave et les cratères des éruptions du XVIIIe siècle, puis les démonstrations de chaleur du sol à l'Islote de Hilario, où l'eau versée ressort en geyser.cultureEn savoir plus
Le 1er septembre 1730, la terre s'est ouverte près de Timanfaya. Pendant six ans, plus d'une trentaine de volcans se sont formés, et le curé de Yaiza a tenu le récit des premiers mois de l'éruption. Une seconde éruption, plus brève, a eu lieu en 1824. Le parc national, créé en 1974, protège ce paysage où presque rien n'a repoussé.
À l'Islote de Hilario, la chaleur remonte d'une poche de magma encore chaude : à quelques mètres de profondeur, la roche dépasse plusieurs centaines de degrés. Le restaurant El Diablo, dessiné par Manrique, cuit ses grillades au-dessus d'un puits ouvert sur cette chaleur. Selon la légende, l'îlot doit son nom à un ermite, Hilario, qui y aurait vécu avec son chameau.
La route des volcans est réservée aux autocars du parc : on ne s'y promène pas seul, pour protéger un sol où les lichens mettent des décennies à repousser. ⚠️ Pour marcher dans le parc, il faut réserver une randonnée guidée au centre des visiteurs de Mancha Blanca. La file des voitures à l'entrée s'allonge en milieu de journée.
30 € 2 h -
Plages de Papagayo Une suite de criques de sable blond entre des falaises ocre, au sud de l'île, dans un espace naturel protégé. ⚠️ Piste de terre, accès payant par voiture, et aucune ombre.plageEn savoir plus
Les plages de Papagayo occupent la pointe sud de Lanzarote, dans le monument naturel de Los Ajaches, un massif très ancien et érodé, bien antérieur aux éruptions du XVIIIe siècle. On y compte plusieurs criques, dont Playa Mujeres, Playa del Pozo, Playa de la Cera, Caleta del Congrio et la crique de Papagayo elle-même, encaissée entre ses falaises.
C'est sur cette côte que le Normand Jean de Béthencourt a débarqué en 1402 pour commencer la conquête des Canaries ; tout près, le premier établissement européen des îles, San Marcial de Rubicón, n'a laissé que des vestiges. Des criques, on voit Fuerteventura et l'île de Lobos, de l'autre côté du détroit.
⚠️ Emporte eau, nourriture et parasol : il n'y a presque aucun service. La piste abîme les voitures, et les contrats de location excluent souvent les routes de terre.
Payant 3 h
Où dormir à Timanfaya et le sud de Lanzarote
- Hôtel rural dans les vignes hotel premium 200 € / nuit
- Appartement à Playa Blanca appartement confort 100 € / nuit
- Hôtel avec piscine hotel confort 110 € / nuit
- Chambre chez l'habitant à Yaiza habitant routard 55 € / nuit
Les trajets entre les étapes
Durées et coûts constatés sur place, par personne et par trajet. C'est ce que personne n'a envie de chercher soi-même.
| De | À | Mode | Durée | Coût / personne |
|---|---|---|---|---|
| La Laguna et l'Anaga | Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide | Bus TITSA par l'autoroute du nord | 45 min | 4 € |
| La Laguna et l'Anaga | Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide | Par l'autoroute du nord | 30 min | 4 € |
| Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide | Los Gigantes et Masca | Bus TITSA par Icod de los Vinos | 2 h | 7 € |
| Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide | Los Gigantes et Masca | Par Icod et Santiago del Teide | 1 h | 6 € |
| Los Gigantes et Masca | La Gomera | Bus vers Los Cristianos puis ferry pour San Sebastián | 2 h | 42 € |
| La Gomera | Las Palmas de Gran Canaria | Ferry vers Los Cristianos, bus vers Santa Cruz, ferry vers Agaete puis bus | 6 h | 90 € |
| Las Palmas de Gran Canaria | Tejeda et le centre de Gran Canaria | Bus Global de montagne | 1 h 30 | 5 € |
| Las Palmas de Gran Canaria | Tejeda et le centre de Gran Canaria | Par la route de montagne | 1 h | 5 € |
| Tejeda et le centre de Gran Canaria | Maspalomas et le sud de Gran Canaria | Par San Bartolomé de Tirajana | 1 h | 5 € |
| Tejeda et le centre de Gran Canaria | Maspalomas et le sud de Gran Canaria | Bus Global avec correspondance | 2 h | 6 € |
| Maspalomas et le sud de Gran Canaria | Arrecife et le nord de Lanzarote | Bus vers l'aéroport de Gran Canaria puis vol Binter pour Lanzarote | 3 h | 90 € |
| Arrecife et le nord de Lanzarote | Timanfaya et le sud de Lanzarote | Par Arrecife et San Bartolomé | 30 min | 4 € |
| Arrecife et le nord de Lanzarote | Timanfaya et le sud de Lanzarote | Bus vers Playa Blanca | 1 h | 4 € |
| Los Gigantes et Masca | Las Palmas de Gran Canaria | Bus vers Santa Cruz, ferry vers Agaete puis bus | 4 h 30 | 55 € |
| Puerto de la Cruz, La Orotava et le Teide | Las Palmas de Gran Canaria | Bus vers Santa Cruz, ferry vers Agaete puis bus | 3 h 30 | 52 € |
| Las Palmas de Gran Canaria | Maspalomas et le sud de Gran Canaria | Bus Global par l'autoroute du sud | 1 h | 6 € |
| Las Palmas de Gran Canaria | Arrecife et le nord de Lanzarote | Vol Binter pour Lanzarote | 2 h 30 | 85 € |
| Los Gigantes et Masca | Arrecife et le nord de Lanzarote | Vol Binter depuis Tenerife Nord pour Lanzarote | 3 h 30 | 100 € |
Quand partir à Canaries
Températures et jours de pluie moyens, mois par mois. La période conseillée est toute l'année, oct → mai surtout.
| Mois | janv. | févr. | mars | avr. | mai | juin | juil. | août | sept. | oct. | nov. | déc. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température max | 20° | 19° | 20° | 20° | 21° | 22° | 23° | 24° | 24° | 24° | 23° | 21° |
| Température min | 18° | 18° | 18° | 19° | 20° | 21° | 22° | 23° | 23° | 23° | 21° | 20° |
| Jours de pluie | 5 | 4 | 1 | 1 | 0 | 1 | 0 | 0 | 2 | 2 | 3 | 3 |
Source : Open-Meteo, moyennes 2021-2023.
Informations pratiques
Visa et entrée sur le territoire
Aucune formalité pour un Français : carte d'identité ou passeport valide. Les Canaries sont en Espagne, dans l'Union européenne et l'espace Schengen.
⚠️ Elles sont en revanche hors de la zone de TVA européenne. Au retour, les quantités de tabac et d'alcool rapportées sont limitées comme depuis un pays tiers.
Santé
Carte européenne d'assurance maladie à demander avant de partir : elle couvre les soins publics.
⚠️ Le Teide culmine au-dessus de 3 700 mètres et le téléphérique y monte en quelques minutes depuis une route déjà haute : essoufflement et maux de tête sont fréquents. Déconseillé aux femmes enceintes, aux cardiaques et aux jeunes enfants.
Le soleil est plus fort qu'il n'y paraît, même en hiver et même sous l'alizé qui rafraîchit : crème solaire toute l'année.
Sécurité
Archipel très sûr.
⛔ L'océan est l'Atlantique, pas la Méditerranée : houle, courants et shore break sur beaucoup de plages du nord et de l'ouest. Respecter les drapeaux, et ne se baigner que là où c'est surveillé.
⚠️ La calima — un vent chargé de sable du Sahara — rend l'air brumeux quelques jours par an et peut faire fermer des sentiers. Randonnées de montagne : partir tôt, eau et coupe-vent, le temps change vite en altitude.
Monnaie et change
Euro (EUR) — Zone euro — pas de change. Rien à changer. Distributeurs partout, y compris dans les villages de La Gomera.
Moyens de paiement
La carte passe presque partout. Garder un peu d'espèces pour les petits bars de village, les guachinches de Tenerife et les marchés.
Les prix sont un peu plus bas qu'en Espagne continentale : l'archipel a sa propre taxe, plus légère que la TVA. Pourboire libre, un arrondi au restaurant suffit.
Rester connecté
Union européenne : ton forfait français fonctionne sans surcoût, appels et données compris. Rien à prévoir. Réseau faible au fond des ravins de La Gomera et dans l'Anaga.
Décalage horaire
−1 h par rapport à la France, toute l'année
Langues
Espagnol. Anglais et allemand dans les zones touristiques ; peu d'anglais dans les villages.
Bon à savoir
Quatre îles, quatre façons de se déplacer. Tenerife et Gran Canaria ont un bon réseau de bus (TITSA et Global) avec des cartes rechargeables. Lanzarote et La Gomera se découvrent mal sans voiture : les sites sont dispersés et les bus rares.
Entre les îles : les ferries de Fred. Olsen et de Naviera Armas relient Tenerife à La Gomera et à Gran Canaria ; Lanzarote se rejoint en avion, avec Binter, plus vite que par la mer. Les billets se réservent en ligne, et les prix montent les jours de fête.
⚠️ Le ravin de Masca se réserve et n'ouvre que certains jours de la semaine. Le sommet du Teide demande une autorisation séparée, sur créneau. Les deux partent vite en haute saison.
Le budget ne compte pas la location de voiture, faute de tarif relevé : seul le carburant des trajets y est. Compter la location en plus sur La Gomera et Lanzarote.
Le climat est doux toute l'année, mais les îles ont deux faces : le nord, vert et souvent sous les nuages, le sud, sec et ensoleillé. Il peut faire gris à La Laguna et grand soleil à Los Gigantes le même jour.
Informations vérifiées une à une, données à titre indicatif. Les règles d'entrée et les taux de change évoluent : vérifie auprès des sources officielles avant de partir.
Ton itinéraire Canaries, en une minute
Dis quand tu pars, combien de temps, avec quel budget et avec combien de voyageurs : VoyFlow choisit les étapes qui tiennent, ajoute les trajets et te sort le programme jour par jour.
Composer mon itinéraire