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Chine en 14 jours : l'itinéraire jour par jour

1 611 € par personne sur place pour 14 jours, soit 115 € / jour — en 5 étapes, de Pékin à Shanghai. En passant par Xi'an, Chengdu et Hangzhou.

Autres durées : 5 jours · une semaine · trois semaines · toutes les étapes de Chine

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Pékin — Capital International (PEK), retour du même aéroport.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Pékin, Chine

    01. Pékin

    J1 → J4 · 4 nuits · 391 € par personne

    Six siècles de capitale impériale

    Vingt-deux millions d'habitants sur un plan orthogonal hérité des Ming, et un métro de vingt-sept lignes qui coûte quelques yuans. ⛔ La Cité interdite ne vend aucun billet le jour même : mise en vente sept jours avant à 20 h, réservation nominative au passeport, et fermeture le lundi. C'est l'organisation, pas le prix, qui décide de ce qu'on verra.

    En savoir plus sur Pékin

    Pékin est une ville de plan, pas de hasard : les Ming l'ont dessinée en 1420 sur un axe nord-sud de huit kilomètres, et tout le centre s'y aligne encore. On le sent en marchant — les rues sont droites, larges, et orientées aux points cardinaux.

    La Cité interdite en occupe le milieu : neuf cents bâtiments sur soixante-douze hectares, résidence de vingt-quatre empereurs pendant cinq siècles. ⚠️ Elle se traverse du sud au nord en trois heures et l'on n'en voit que l'axe central — les galeries latérales, souvent vides, sont la meilleure partie.

    Juste en face, le parc Jingshan est une colline artificielle faite de la terre extraite des douves. Son pavillon donne la seule vue d'ensemble sur les toits d'or de la Cité, et il coûte deux yuans.

    La Grande Muraille se visite à Mutianyu plutôt qu'à Badaling : moins de monde, une section restaurée de deux kilomètres et demi, et une luge pour redescendre. ⚠️ Le billet de 45 ¥ ne paie que la Muraille — ni la navette obligatoire, ni le téléphérique, ni la luge. Le règlement officiel l'écrit noir sur blanc.

    Le Temple du Ciel est l'endroit où l'on comprend le mieux Pékin d'aujourd'hui : à sept heures du matin, ses allées sont pleines de retraités qui dansent, jouent aux cartes, chantent en chœur et pratiquent le tai-chi. Le parc ouvre à 6 h, les monuments à 8 h.

    À table

    • Canard laqué — la peau croustillante roulée dans une crêpe avec sauce sucrée et ciboule ; les grandes maisons découpent à table.
    • Zhajiangmian — les nouilles à la sauce de soja fermentée et au porc, le plat de tous les jours pékinois.
    • Jianbing — la crêpe de rue du petit déjeuner, œuf, sauce et galette croustillante, roulée en une minute.
    • Hutongs le soir — brochettes d'agneau au cumin (chuan'r) et bière, dans les ruelles autour de Gulou.

    Jour 1

    • Cité interdite, Pékin, Chine
      Cité interdite Neuf cents bâtiments sur soixante-douze hectares, résidence de vingt-quatre empereurs pendant cinq siècles. Les galeries latérales, souvent vides, valent mieux que l'axe central bondé. ⛔ Aucun billet le jour même : mise en vente sept jours avant à 20 h, réservation nominative au passeport, fermé le lundi.
      En savoir plus

      L'axe central se parcourt du sud au nord, de porte monumentale en cour immense, et c'est volontairement épuisant : le plan était conçu pour écraser celui qui approchait le trône. Les trois grandes salles ne contenaient presque rien — pas de mobilier, pas de vie quotidienne — elles servaient aux cérémonies, quelques jours par an.

      La vie se passait sur les côtés, dans les cours latérales où logeaient les concubines, les eunuques et les enfants impériaux. Ce sont aujourd'hui les parties les moins fréquentées et de loin les plus intéressantes : galeries de peinture, horlogerie mécanique offerte par les jésuites, jardins minuscules. Le dernier empereur y a vécu enfermé jusqu'en 1924, douze ans après avoir cessé de régner.

      Rien ne s'achète sur place : le billet se réserve nominativement, au passeport, plusieurs jours avant, et les quotas partent vite. Le musée ferme le lundi et n'a mandaté aucun revendeur — les sites qui prétendent vendre des entrées coupe-file n'en vendent pas.

      culture
      13 €
    • Colline de Jingshan, Pékin, Chine
      Colline de Jingshan Une colline artificielle faite de la terre extraite des douves de la Cité interdite, dont le pavillon donne la seule vue d'ensemble sur ses toits d'or. ⚠️ Le tarif monte pendant les expositions florales — pivoines au printemps, chrysanthèmes à l'automne.
      En savoir plus

      La colline est artificielle : elle est faite de la terre extraite des douves de la Cité interdite, entassée là selon les principes du feng shui pour protéger le palais des influences venues du nord. Cinq pavillons la couronnent, alignés d'est en ouest.

      Depuis celui du centre, on domine l'ensemble du palais et l'on comprend d'un coup ce qu'on vient de traverser : un océan de toits de tuiles jaunes, strictement aligné sur l'axe nord-sud de la ville, avec les tours du Tambour et de la Cloche dans le prolongement exact. C'est la seule vue d'ensemble possible.

      Au pied de la colline, un arbre marque l'endroit où le dernier empereur Ming s'est pendu en 1644, quand les rebelles sont entrés dans la ville. Monter en fin d'après-midi, quand la lumière rase les toits — et compter très peu : c'est l'un des sites les moins chers de Chine, sauf pendant les expositions florales.

      nature
      1 €

    Jour 2

    • Grande Muraille à Mutianyu, Pékin, Chine
      Grande Muraille à Mutianyu Deux kilomètres et demi de muraille restaurée sur une crête boisée, avec vingt-deux tours de guet et beaucoup moins de monde qu'à Badaling. ⛔ Le billet ne paie QUE la muraille : la navette obligatoire, le téléphérique et la luge de descente sont trois suppléments distincts.
      En savoir plus

      La muraille n'est pas un mur unique mais une superposition de chantiers étalés sur deux mille ans ; ce qu'on voit ici date des Ming, en pierre et brique, avec des tours de guet assez rapprochées pour se signaler à la vue. Elle suit la ligne de crête, ce qui explique les montées et descentes brutales : il fallait tenir le point haut, pas aller vite.

      Mutianyu est restaurée sur quelques kilomètres et boisée — en automne les versants virent au rouge et à l'or, ce qui n'est le cas d'aucun autre secteur accessible. À l'extrémité restaurée, le mur continue en ruine, et l'on voit à quoi ressemble le reste des milliers de kilomètres : effondré, envahi, rendu à la montagne.

      Le billet ne couvre que la muraille : la navette obligatoire depuis le parking, le télésiège pour monter et la luge pour redescendre sont trois suppléments distincts. Monter à pied est possible et long. La réservation se fait à l'avance, avec le numéro de passeport.

      nature
      6 €
    • Temple du Ciel, Pékin, Chine
      Temple du Ciel La salle de la Prière pour de bonnes récoltes, entièrement en bois sans un clou, où l'empereur venait demander la moisson. ⚠️ Le parc ouvre à 6 h et les monuments à 8 h : venir tôt, quand les allées sont pleines de retraités qui dansent et chantent en chœur.
      En savoir plus

      La salle de la Prière est un cylindre de bois à trois toits bleus, montée sans un seul clou, sur une terrasse de marbre à trois niveaux. Chaque élément est un calcul : quatre piliers centraux pour les saisons, douze autour pour les mois, douze encore pour les heures doubles du jour chinois. L'empereur venait y demander une bonne récolte, et l'échec de la moisson lui était imputé personnellement.

      Le mur de l'Écho, circulaire, renvoie un murmure d'un bout à l'autre — il fonctionne réellement, à condition que le lieu soit calme, ce qui n'arrive plus guère. L'autel circulaire, au sud, est une plateforme nue à ciel ouvert où tout est multiple de neuf, le chiffre impérial.

      Le parc ouvre bien avant les monuments, et c'est là qu'il faut être : au petit matin, des centaines de retraités y dansent, chantent en chœur, jouent au badminton et pratiquent le tai-chi sous les cyprès. C'est le meilleur moment du site, et il est compris dans le billet du parc seul.

      culture
      4 €

    Jour 3

    • Hutongs de Nanluoguxiang et Shichahai, Pékin, Chine
      Hutongs de Nanluoguxiang et Shichahai Ce qui reste du Pékin d'avant les tours : des ruelles de maisons à cour carrée autour de lacs impériaux, où l'on circule à pied ou en pousse. ⚠️ Les plus commerçantes sont saturées — les vraies commencent deux rues plus loin, et elles sont habitées.
      En savoir plus

      Les hutongs sont les ruelles qui séparent les siheyuan, ces maisons à cour carrée fermée sur elles-mêmes, orientées plein sud, où plusieurs générations vivaient autour d'un même espace. Le tissu date pour l'essentiel des Yuan et des Ming, et il a été largement rasé au XXᵉ siècle — il en reste une fraction.

      Autour des lacs de Shichahai, anciens bassins impériaux, on croise encore des cours habitées, des toilettes publiques — beaucoup de maisons n'en ont pas — et des vieux qui jouent aux échecs chinois sur le trottoir. En hiver, les lacs gèlent et se transforment en patinoire publique.

      Les ruelles les plus connues sont saturées de boutiques identiques : il suffit de tourner deux fois pour retrouver un quartier réel. Les pousse-pousse proposés à l'entrée font un circuit convenu et cher ; à pied ou à vélo, on va où l'on veut.

      marché
      gratuit
    • Temple des Lamas, Pékin, Chine
      Temple des Lamas L'un des plus grands monastères bouddhistes tibétains hors du Tibet, avec un Bouddha Maitreya de dix-huit mètres taillé dans un seul tronc de santal blanc. L'odeur d'encens y est permanente et le lieu reste un vrai lieu de culte, pas un musée.
      En savoir plus

      C'était une résidence princière, devenue monastère quand son occupant est monté sur le trône — la coutume interdisant qu'un palais impérial serve ensuite à autre chose. Les Qing en ont fait un lieu de culte bouddhiste tibétain au cœur de Pékin, geste politique autant que religieux envers la Mongolie et le Tibet.

      Le pavillon du fond abrite un Bouddha Maitreya de dix-huit mètres taillé dans un tronc unique de santal blanc, acheminé du Népal sur trois ans. Le bâtiment a été construit autour de lui, après coup : on ne pouvait pas le faire entrer.

      Ce n'est pas un musée mais un monastère en activité, avec des moines et des fidèles qui brûlent des bâtons d'encens à chaque cour — l'odeur est permanente et les paquets sont distribués à l'entrée. Se tenir en conséquence : on ne photographie pas les statues à l'intérieur des salles, et c'est indiqué.

      culture
      3 €
    • Quartier des arts 798, Pékin, Chine
      Quartier des arts 798 Une usine d'électronique de 1957 bâtie par des architectes est-allemands en style Bauhaus, devenue le principal quartier de galeries du pays. L'accès est libre ; certaines expositions à l'intérieur sont payantes.
      En savoir plus

      L'usine a été construite en 1957 par des architectes est-allemands, dans un style Bauhaus que la Chine n'a jamais eu ailleurs : halles à toiture en dents de scie orientées au nord, pour une lumière constante et sans ombre. Elle fabriquait de l'électronique militaire.

      Quand la production s'est arrêtée, des artistes ont loué les halls pour leur volume et leur loyer dérisoire. Les slogans de l'époque maoïste, peints en rouge sur les poutres, ont été conservés — ils cohabitent avec l'art contemporain, et c'est ce contraste qui fait le lieu.

      L'accès au quartier est libre ; certaines galeries et expositions sont payantes. C'est loin du centre et cela prend une demi-journée avec le trajet. Beaucoup de galeries ferment le lundi, et le quartier s'est beaucoup commercialisé : les meilleures sont dans les rues secondaires, pas sur l'allée principale.

      culture
      gratuit

    Jour 4

    • Palais d'Été, Pékin, Chine
      Palais d'Été Trois cents hectares de lac artificiel creusé à la main, une galerie peinte de sept cent vingt-huit mètres et un bateau de marbre que l'impératrice Cixi fit bâtir avec le budget de la marine impériale. ⚠️ Le billet combiné ouvre les pavillons intérieurs, l'entrée simple non.
      En savoir plus

      Le lac Kunming a été creusé à la main et la terre extraite a servi à monter la colline de la Longévité qui le domine — c'est un paysage entièrement fabriqué, à l'échelle d'une province. Le long de la rive court une galerie couverte de plusieurs centaines de mètres, dont chaque poutre porte une peinture différente : scènes de romans, paysages, oiseaux, plusieurs milliers en tout.

      Au bord de l'eau, un bateau de marbre immobile résume le règne de l'impératrice Cixi : elle l'aurait fait bâtir avec des fonds destinés à la marine impériale, quelques années avant que cette marine ne soit détruite par le Japon. L'histoire est peut-être simplifiée, elle est racontée partout, et le bateau est bien là.

      Le billet combiné ouvre les pavillons intérieurs, le théâtre et la rue de Suzhou ; l'entrée simple n'en donne aucun. Le site est immense : compter une demi-journée, et entrer par la porte nord si l'on veut commencer par le haut de la colline.

      nature
      8 €

    41 € hébergement · 30 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel du centre, 82 € la nuit.

    Voir les hébergements à Pékinlien affilié

  2. Pékin → Xi'an — TGV Pékin-Ouest → Xi'an-Nord, 1 200 km en 4 h 30, 4 h 30, 55 € par personne.
  3. Xi'an, Chine

    02. Xi'an

    J5 → J6 · 2 nuits · 165 € par personne

    Le départ de la route de la Soie

    Capitale de treize dynasties et point de départ de la route de la Soie, aujourd'hui une ville de neuf millions d'habitants encore ceinte de ses remparts Ming. ⛔ C'est l'étape la plus opaque du parcours : hors l'armée de terre cuite et le palais Huaqing, presque aucun site ne publie son tarif. ⚠️ Un no-show au musée du Shaanxi bloque la réservation cent quatre-vingts jours.

    En savoir plus sur Xi'an

    Xi'an s'est appelée Chang'an et fut, sous les Tang, la plus grande ville du monde — un million d'habitants quand Paris en comptait vingt mille. C'est de là que partaient les caravanes vers l'ouest, et c'est pourquoi son quartier musulman existe depuis mille trois cents ans.

    L'armée de terre cuite a été trouvée en 1974 par des paysans qui creusaient un puits. Huit mille soldats, chacun avec un visage différent, alignés en formation de bataille à un kilomètre et demi du tombeau de Qin Shi Huang — lequel n'a jamais été ouvert. ⭐ Le billet couvre tout le site : les trois fosses, le musée des chars de bronze, le parc archéologique de Lishan, et la navette entre les deux zones.

    ⚠️ Le tarif est unique toute l'année — le site l'écrit explicitement — et le billet se fait contrôler trois fois.

    Le musée d'histoire du Shaanxi est gratuit et l'un des plus riches de Chine. ⛔ Mais « gratuit » ne veut pas dire libre : quota quotidien, réservation nominative obligatoire, créneaux ouverts cinq jours avant à 17 h, et un no-show bloque cent quatre-vingts jours.

    Le quartier musulman, autour de la Grande Mosquée, est le meilleur endroit du parcours pour manger dans la rue : nouilles biang-biang tirées à la main, pain fourré au bœuf braisé, brochettes d'agneau au cumin.

    ⚠️ Les remparts se parcourent à vélo sur quatorze kilomètres, mais leur tarif n'est plus publié nulle part : la billetterie est passée en mini-programme WeChat et il n'y a plus de guichet.

    À table

    • Roujiamo — le « hamburger chinois », porc mijoté dans un pain plat grillé, la spécialité de rue de la ville.
    • Biangbiang mian — les nouilles larges comme une ceinture, à l'huile pimentée ; le caractère de leur nom est le plus compliqué de la langue.
    • Yangrou paomo — la soupe de mouton dans laquelle on émiette soi-même son pain, plat du quartier musulman.
    • Huimin Jie — le quartier musulman, un kilomètre de stands : kakis frits, brochettes, gâteaux de riz gluant.

    Jour 5

    • Armée de terre cuite, Xi'an, Chine
      Armée de terre cuite Huit mille soldats aux visages tous différents, alignés en formation de bataille et trouvés en 1974 par des paysans qui creusaient un puits. ⭐ Le billet couvre les trois fosses, le musée des chars de bronze et le parc de Lishan, navette comprise. ⚠️ Tarif unique toute l'année, réservation nominative.
      En savoir plus

      Ce que l'on voit dans la fosse principale n'est qu'une partie : les figures ont été trouvées brisées, écrasées par l'effondrement des charpentes, et chacune est remontée à la main à partir de dizaines de fragments. Les travées du fond montrent le travail en cours, avec des morceaux étiquetés au sol.

      Les visages sont tous différents, et les corps assemblés à partir d'éléments standardisés — une production en série avec finition individuelle, deux mille deux cents ans avant la chaîne de montage. Ils étaient peints de couleurs vives, mais le pigment s'écaille en quelques minutes à l'air libre : c'est pour cela qu'on ne fouille plus et qu'on attend une technique de conservation.

      Le tombeau de l'empereur lui-même, sous un tumulus voisin, n'a jamais été ouvert — les textes anciens décrivent des rivières de mercure, et les analyses de sol relèvent effectivement des concentrations anormales. Commencer par la fosse trois, la plus petite, et finir par la première : dans l'autre sens, tout paraît fade.

      culture
      15 €
    • Musée d'histoire du Shaanxi, Xi'an, Chine
      Musée d'histoire du Shaanxi L'un des plus riches musées de Chine, gratuit, avec les bronzes Zhou et l'orfèvrerie Tang de la cache de Hejiacun. ⛔ Gratuit ne veut pas dire libre : quota quotidien, réservation nominative cinq jours avant à 17 h, et un no-show bloque cent quatre-vingts jours.
      En savoir plus

      La province a été le centre de la Chine pendant plus de mille ans, et treize dynasties y ont eu leur capitale : le musée raconte donc l'histoire du pays plutôt que celle d'une région. Le parcours va des bronzes rituels Zhou aux Tang, en passant par les tuiles de faîtage Han et les figurines funéraires.

      La pièce maîtresse est la cache de Hejiacun, mille objets d'orfèvrerie Tang enterrés en hâte dans deux jarres, sans doute par un aristocrate fuyant une rébellion, et retrouvés en 1970 sur un chantier. Coupes en or repoussé, ceintures de jade, monnaies venues de Byzance et de Perse : la route de la Soie s'y lit directement.

      L'entrée est gratuite mais strictement contingentée : réservation nominative obligatoire, créneaux ouverts quelques jours avant, en fin de journée, et ils partent en minutes. Une absence non annulée bloque la possibilité de réserver pendant des mois — la règle est appliquée.

      culture
      gratuit

    Jour 6

    • Quartier musulman et marché de nuit, Xi'an, Chine
      Quartier musulman et marché de nuit Mille trois cents ans de présence hui autour de la Grande Mosquée, et le meilleur endroit du parcours pour manger dans la rue : nouilles biang-biang tirées à la main, pain fourré au bœuf braisé, brochettes d'agneau au cumin.
      En savoir plus

      La communauté hui est installée ici depuis plus de mille ans, arrivée par la route de la Soie dont Xi'an était le terminus oriental. Elle est chinoise de langue et de culture, musulmane de religion, et la Grande Mosquée en est l'illustration : elle a la forme d'un temple chinois, avec cours successives et pavillons de bois, sans dôme ni minaret — la tour d'appel à la prière est une pagode.

      Les ruelles alentour sont le meilleur endroit du parcours pour manger debout : nouilles biang-biang tirées et claquées sur le plan de travail — leur caractère écrit est l'un des plus compliqués de la langue —, pain fourré au bœuf braisé, brochettes d'agneau au cumin grillées en rangs.

      Le quartier est bondé le soir et beaucoup d'échoppes de la rue principale sont interchangeables. Prendre les ruelles latérales, où l'on trouve les mêmes plats pour moitié moins et avec une clientèle locale. Manger là où la file est composée d'habitants, pas de voyageurs.

      marché
      gratuit
    • Remparts Ming à vélo, Xi'an, Chine
      Remparts Ming à vélo Quatorze kilomètres de remparts du XIVᵉ siècle, larges de quinze mètres au sommet, qu'on parcourt à vélo en une heure et demie — c'est la plus complète enceinte urbaine conservée de Chine. ⚠️ Le tarif n'est plus publié : billetterie par mini-programme, sans guichet.
      En savoir plus

      L'enceinte est complète sur quatorze kilomètres, ce qui est unique en Chine — toutes les autres grandes villes ont détruit les leurs au XXᵉ siècle. Elle est large de plus de dix mètres au sommet, assez pour que deux voitures s'y croisent, et l'on en fait le tour à vélo sans jamais descendre.

      Le mur date des Ming mais suit le tracé d'une enceinte Tang bien plus vaste, dont il ne couvre qu'une fraction : Chang'an, la capitale des Tang, était plusieurs fois plus grande que la ville actuelle et comptait un million d'habitants quand Paris en avait vingt mille.

      Les vélos se louent sur le rempart même, aux portes principales, avec une caution. Le sol est pavé et irrégulier : les tandems secouent, et il vaut mieux un vélo simple. Y aller en fin d'après-midi, quand la lumière rase et que la chaleur tombe. Le billet se prend désormais par mini-programme, il n'y a plus de guichet.

      sport
      payant

    34 € hébergement · 26 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel du centre historique, 68 € la nuit.

    Voir les hébergements à Xi'anlien affilié

  4. Xi'an → Chengdu — TGV par les monts Qinling — 3 h pour ce qui prenait 16 h avant 2017, 3 h, 42 € par personne.
  5. Chengdu, Chine

    03. Chengdu

    J7 → J9 · 3 nuits · 247 € par personne

    Les pandas, le thé et le piment

    La capitale du Sichuan, réputée pour être la ville la plus détendue de Chine — on y boit le thé assis dans un parc toute l'après-midi, et personne ne trouve ça anormal. ⚠️ La base des pandas se réserve jusqu'à quatorze jours à l'avance et n'admet personne sans réservation nominative correspondant au passeport.

    En savoir plus sur Chengdu

    Chengdu est une ville de plaine humide et brumeuse où le soleil se voit peu — les Sichuanais disent que les chiens y aboient quand il perce. Cette douceur climatique a produit une culture du temps long : les maisons de thé sont une institution, et l'on y passe l'après-midi dans un fauteuil de bambou pour le prix d'un café.

    La base de recherche sur les pandas géants est à dix kilomètres du centre. ⚠️ Il faut y être à l'ouverture, 7 h 30 : les pandas mangent le matin et dorment le reste de la journée. Arriver à onze heures, c'est voir des boules de fourrure immobiles.

    Le musée du site de Jinsha expose une civilisation qu'on ne connaissait pas il y a trente ans : découverte en 2001 lors d'un chantier, elle a produit des masques d'or et des disques solaires sans équivalent dans le reste de la Chine. ⚠️ Le demi-tarif est réservé aux pièces d'identité chinoises — un étudiant étranger paie plein tarif.

    Dujiangyan, à une heure, est un ouvrage hydraulique de 256 avant notre ère qui fonctionne encore : il régule le fleuve Min sans aucun barrage, en le divisant, et a rendu la plaine du Sichuan fertile pour deux mille trois cents ans. ⭐ Sa page officielle est la plus explicite du relevé sur les étrangers : achat au passeport puis passage obligatoire par le couloir de contrôle manuel, les portiques ne lisant que les cartes chinoises.

    ⚠️ La cuisine du Sichuan n'est pas seulement piquante : le poivre de Sichuan anesthésie la bouche. C'est le málà, « engourdi et piquant », et ça surprend la première fois.

    À table

    • Hot pot du Sichuan — la marmite rouge au poivre du Sichuan et au piment, où l'on cuit soi-même viandes et légumes ; ⚠️ la version « peu épicée » reste très épicée.
    • Mapo tofu — le tofu au bœuf haché et à la pâte de fèves fermentées, né dans la ville.
    • Dan dan mian — les nouilles à la sauce sésame et piment, en petit bol, entre deux repas.
    • Maisons de thé — le thé au jasmin dans une tasse à couvercle, au parc du Peuple, l'après-midi entier.

    Jour 7

    • Base de recherche des pandas géants, Chengdu, Chine
      Base de recherche des pandas géants Une centaine de pandas géants dans un parc de bambouseraies, plus les pandas roux qui circulent librement sur les sentiers. ⚠️ Y être à l'ouverture, 7 h 30 : ils mangent le matin et dorment le reste de la journée. Réservation nominative jusqu'à quatorze jours avant, impossible d'entrer sans.
      En savoir plus

      Le panda a un problème digestif : c'est un carnivore par son appareil, devenu herbivore par son régime, incapable de tirer beaucoup d'énergie du bambou. Il doit donc en manger une dizaine de kilos par jour et passer le reste du temps immobile. Ce n'est pas de la paresse, c'est de l'arithmétique.

      La base est un centre de reproduction et de recherche, pas un zoo : les enclos sont vastes, plantés de bambouseraies, et l'on suit des allées à travers. La nurserie montre parfois des nouveau-nés — un panda naît rose, aveugle et pèse un dix-millième de sa mère, le plus grand écart connu chez les mammifères placentaires. Les pandas roux circulent librement sur certains sentiers.

      Y être à l'ouverture, sans exception : les animaux mangent tôt le matin puis dorment tout le jour. Arriver à onze heures revient à regarder des boules de fourrure immobiles. La réservation est nominative et se fait jusqu'à deux semaines avant ; sans elle, on n'entre pas.

      nature
      4 €
    • Rue Jinli et maisons de thé, Chengdu, Chine
      Rue Jinli et maisons de thé Une rue reconstituée en style Qing, très touristique et assumée comme telle, mais où l'on mange les xiaochi du Sichuan — les petites bouchées — d'un bout à l'autre. ⚠️ Elle devient payante pendant la foire du Nouvel An chinois.
      En savoir plus

      La rue est une reconstitution assumée, bâtie en style Qing le long du temple de Wuhou, et personne ne prétend le contraire. Son intérêt est ailleurs : c'est la meilleure concentration de xiaochi de la ville, ces petites bouchées qui sont la vraie cuisine populaire du Sichuan.

      On y mange des nouilles dandan, du tofu de la grand-mère Chen, des raviolis au piment doux, des brochettes de lapin — et l'on découvre que le piquant sichuanais n'est pas seulement fort : le poivre de Sichuan anesthésie la langue et la fait vibrer. C'est le málà, « engourdi et brûlant », et cela ne ressemble à rien d'autre.

      Le soir, la rue est éclairée aux lanternes rouges et devient difficilement praticable tant elle est dense. Y aller en fin d'après-midi, avant l'éclairage, pour manger tranquillement. Elle devient payante pendant la grande foire du Nouvel An chinois.

      marché
      gratuit

    Jour 8

    • Ruelles Kuanzhai et parc du Peuple, Chengdu, Chine
      Ruelles Kuanzhai et parc du Peuple Trois ruelles de maisons à cour du XVIIIᵉ siècle, et surtout la maison de thé Heming du parc du Peuple, où l'on passe l'après-midi dans un fauteuil de bambou avec un curage d'oreilles proposé au passage. C'est l'institution locale, pas une attraction.
      En savoir plus

      Les trois ruelles — la large, l'étroite et celle du puits — sont ce qui reste d'un quartier de garnison mandchoue du XVIIIᵉ siècle. Les cours ont été restaurées et converties en salons de thé, boutiques et restaurants ; c'est propre, touristique, et agréable à traverser en début de soirée.

      Mais l'institution véritable est ailleurs, dans le parc du Peuple : la maison de thé Heming, sous les arbres, où l'on s'assoit dans un fauteuil de bambou avec un gobelet à couvercle et où l'on reste l'après-midi. On y joue au mah-jong, on discute, on dort. Des cureurs d'oreilles passent entre les tables avec leurs diapasons — c'est un métier, il se pratique en public, et l'on peut refuser.

      C'est ce que Chengdu a de plus caractéristique, et cela ne coûte que le prix du thé, réapprovisionné en eau chaude à volonté. Y aller en semaine, en milieu d'après-midi. Le parc porte aussi un « coin des mariages » où les parents affichent les annonces de leurs enfants célibataires.

      détente
      gratuit
    • Temple de Wuhou, Chengdu, Chine
      Temple de Wuhou Le tombeau de Liu Bei et le sanctuaire de son stratège Zhuge Liang, héros du Roman des Trois Royaumes — le récit fondateur que tout Chinois connaît. Le couloir de murs rouges entre les bambous est l'image la plus photographiée de Chengdu.
      En savoir plus

      Le lieu associe la tombe de Liu Bei, souverain du royaume de Shu, et le sanctuaire de son stratège Zhuge Liang — situation rare, un ministre honoré dans le même enclos que son roi, et qui dit la place considérable que la mémoire chinoise accorde au second.

      Les Trois Royaumes sont au récit national ce que la guerre de Troie est à l'Occident : un roman du XIVᵉ siècle a fixé l'histoire, et chaque personnage est un caractère connu de tous. Zhuge Liang y incarne l'intelligence stratégique, avec son éventail de plumes, et les visiteurs chinois viennent devant sa statue comme on visite un personnage de famille.

      Le couloir de murs rouges bordé de bambous, à l'est de l'enceinte, est l'image la plus photographiée de Chengdu — file d'attente comprise. Y aller à l'ouverture pour l'avoir vide. Le temple communique directement avec la rue Jinli, ce qui permet d'enchaîner les deux.

      culture
      6 €
    • Chaumière de Du Fu, Chengdu, Chine
      Chaumière de Du Fu L'endroit où le plus grand poète chinois a vécu quatre ans en exil, après avoir fui la rébellion d'An Lushan — il y a écrit deux cent quarante poèmes. ⚠️ L'entrée est strictement nominative : sans l'original de sa pièce d'identité, on n'entre pas.
      En savoir plus

      Du Fu s'est réfugié ici après avoir fui la rébellion d'An Lushan, qui a ravagé la Chine des Tang et fait, dit-on, des millions de morts. Il y a vécu quelques années dans une hutte de chaume, pauvre et malade, et y a écrit une part considérable de son œuvre.

      Il est tenu pour le plus grand poète chinois avec Li Bai, et son prestige tient précisément à cela : il a écrit la guerre, la faim, les conscriptions et les familles séparées, quand la poésie de cour chantait autre chose. L'un de ses poèmes les plus connus décrit le vent emportant le toit de cette maison — et finit en souhaitant un abri pour tous les pauvres du monde.

      La chaumière visible est une reconstitution ; ce qu'on visite est un parc de bambous et d'étangs avec des vestiges Tang mis au jour sur place. L'entrée est strictement nominative : sans l'original de sa pièce d'identité, on n'entre pas, et une photocopie ne suffit pas.

      culture
      6 €

    Jour 9

    • Musée du site de Jinsha, Chengdu, Chine
      Musée du site de Jinsha Une civilisation découverte par hasard en 2001 lors d'un chantier, qui a produit des masques d'or et un disque solaire à quatre oiseaux sans équivalent ailleurs en Chine. ⚠️ Fermé le lundi, sauf en janvier, février, juillet et août.
      En savoir plus

      Le site a été découvert en 2001 par des ouvriers creusant des fondations, et il a fallu réécrire un chapitre entier de l'histoire chinoise : une civilisation du bassin du Sichuan, contemporaine des dynasties du nord, avec un art totalement différent et aucun texte pour l'expliquer.

      L'objet emblématique est un disque d'or de quelques centimètres, découpé au repoussé : un soleil à rayons tournants entouré de quatre oiseaux en vol. Il est devenu l'emblème du patrimoine culturel chinois. À côté, des masques d'or, des défenses d'éléphant par dizaines et des figures aux yeux exorbités qu'on ne trouve nulle part ailleurs.

      La fosse de fouilles est couverte et se visite telle quelle, avec les objets encore en place. Le musée est fermé un jour par semaine hors vacances scolaires chinoises. Le demi-tarif est réservé aux pièces d'identité chinoises : un étudiant étranger paie le plein tarif, et un senior aussi.

      culture
      9 €

    33 € hébergement · 26 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel de Chunxi Road, 65 € la nuit.

    Voir les hébergements à Chengdulien affilié

  6. Chengdu → Hangzhou — mixte, via Zhangjiajie et Guilin et Yangshuo, 13 h 30, 225 € par personne.
  7. Hangzhou, Chine

    04. Hangzhou

    J10 → J11 · 2 nuits · 172 € par personne

    Le lac que Marco Polo a décrit

    « Le paradis est au ciel, sur terre il y a Suzhou et Hangzhou », dit le proverbe. ⭐ C'est l'étape la moins chère du parcours : le lac de l'Ouest est gratuit, et le temple Lingyin l'est devenu le 01-12-2025. ⛔ Mais gratuit ne veut pas dire libre — Lingyin exige une réservation au moins la veille et refuse le jour même.

    En savoir plus sur Hangzhou

    Le lac de l'Ouest est un lac artificiel entretenu depuis le IXᵉ siècle, et le modèle de tous les jardins de lettrés chinois — il a été copié dans une trentaine de villes d'Asie. Marco Polo aurait décrit Hangzhou comme la plus belle ville du monde ; l'attribution est douteuse, la réputation non.

    ⭐ Le lac est gratuit, ses rives, ses digues et ses ponts aussi : seuls quinze points précis sont payants dans tout le périmètre classé. Faire le tour à pied ou à vélo — quinze kilomètres — ne coûte rien.

    ⛔ Le temple Lingyin est gratuit depuis le 01-12-2025. Le double billet — 45 ¥ pour le parc de Feilai Feng plus 30 ¥ de « ticket d'encens » — n'existe plus. Toutes les sources secondaires annoncent encore les anciens tarifs.

    ⚠️ Mais la réservation est obligatoire au moins la veille, et le jour même est refusé. C'est le vrai piège de l'étape : un voyageur qui se présente sans réservation n'entre pas, quel que soit le prix. Le pic de Feilai Feng, en face, porte trois cent quarante-cinq sculptures bouddhiques taillées dans la roche entre le Xᵉ et le XIVᵉ siècle.

    Les plantations de Longjing, à quinze minutes, produisent le thé vert le plus réputé de Chine — le « puits du dragon », cueilli avant la pluie des céréales, début avril.

    ⭐ Chaque 24 juin, les quinze sites payants du lac sont gratuits pour tous. La mesure est annuelle.

    À table

    • Dongpo rou — le porc braisé au vin et au soja, fondant, nommé d'après un poète gouverneur de la ville.
    • Longjing xiaren — les crevettes sautées aux feuilles de thé Longjing, le thé vert des collines voisines.
    • Thé Longjing — les plantations de Meijiawu se visitent ; on goûte dans les maisons des producteurs.
    • Poisson de West Lake au vinaigre — la carpe pochée à la sauce aigre-douce, spécialité historique du lac.

    Jour 10

    • Lac de l'Ouest et ses digues, Hangzhou, Chine
      Lac de l'Ouest et ses digues Un lac artificiel entretenu depuis le IXᵉ siècle, modèle de tous les jardins de lettrés chinois et copié dans une trentaine de villes d'Asie. Le tour fait quinze kilomètres à pied ou à vélo. ⚠️ Seuls quinze points précis du périmètre sont payants.
      En savoir plus

      Le lac n'est pas naturel : c'était une lagune, fermée par un cordon de sable, transformée en plan d'eau et entretenue depuis le IXᵉ siècle. Les deux digues qui le traversent portent le nom des poètes-gouverneurs qui les ont fait construire avec la vase du curage — Bai Juyi puis Su Dongpo, qui administraient la ville et écrivaient.

      Il est le modèle de tous les jardins de lettrés chinois, et il a été copié dans une trentaine de villes d'Asie, jusqu'au Japon et en Corée. Les « dix vues » codifiées sous les Song — la lune sur trois étangs, la neige fondante au pont brisé, les lotus au vent d'été — sont des points de vue précis, chacun marqué d'une stèle.

      Le tour complet fait une quinzaine de kilomètres et se fait à pied ou à vélo, gratuitement : seuls quinze sites précis du périmètre sont payants. Un jour par an, fin juin, ils sont tous ouverts sans billet — la mesure est reconduite chaque année.

      nature
      gratuit
    • Musée national du thé, Hangzhou, Chine
      Musée national du thé Deux sites au milieu des plantations, consacrés à l'histoire du thé chinois et aux techniques de préparation, avec dégustation. ⚠️ Fermé le mardi. Le guide officiel ne publie ni prix ni mention de gratuité.
      En savoir plus

      Le musée est installé au milieu des plantations, sans clôture visible : on passe des rangs de théiers aux salles sans transition. Il raconte l'histoire de la boisson depuis les usages médicinaux jusqu'au commerce maritime, avec les ustensiles, les presses à briques et les classifications par oxydation.

      La partie la plus utile est la démonstration de préparation : température de l'eau, quantité, nombre d'infusions successives — un bon thé vert se boit trois ou quatre fois, et la deuxième infusion est souvent la meilleure. On comprend enfin pourquoi le thé chinois n'a presque rien à voir avec ce qu'on boit en Europe.

      Il ferme un jour par semaine et son tarif n'est pas publié en ligne. Le site s'associe très bien à une marche dans les plantations, dont il est le prolongement naturel — venir à pied plutôt qu'en taxi.

      culture
      payant

    Jour 11

    • Temple Lingyin et pic de Feilai Feng, Hangzhou, Chine
      Temple Lingyin et pic de Feilai Feng L'un des plus grands monastères bouddhistes de Chine, fondé en 328, et en face un pic calcaire portant trois cent quarante-cinq sculptures taillées dans la roche entre le Xᵉ et le XIVᵉ siècle. ⛔ Gratuit depuis décembre 2025 — mais réservation obligatoire la veille au plus tard, le jour même est refusé.
      En savoir plus

      Le monastère a été fondé au IVᵉ siècle par un moine indien qui, voyant le pic calcaire en face, déclara qu'il s'était envolé depuis l'Inde — d'où son nom, « le pic qui est venu en volant ». Détruit et rebâti une dizaine de fois, il reste l'un des plus grands temples bouddhistes en activité de Chine.

      Le pic porte trois cent quarante-cinq sculptures taillées dans la roche entre le Xᵉ et le XIVᵉ siècle, dans les grottes et sur les parois. La plus connue est un Bouddha rieur au ventre proéminent, entouré de dix-huit arhats — les visiteurs lui frottent le ventre en passant, et la pierre y est polie.

      Le site est devenu entièrement gratuit fin 2025 : le double billet d'autrefois — parc puis « ticket d'encens » — n'existe plus, et presque aucune source ne l'a suivi. Mais gratuit ne veut pas dire libre : la réservation est obligatoire au moins la veille, et le jour même est refusé. Sans elle, on n'entre pas.

      culture
      gratuit
    • Plantations de thé de Longjing, Hangzhou, Chine
      Plantations de thé de Longjing Les collines qui produisent le thé vert le plus réputé de Chine, le « puits du dragon », cueilli avant la pluie des céréales début avril. On marche entre les rangs et l'on s'arrête boire chez les producteurs.
      En savoir plus

      Les collines au sud-ouest du lac produisent le thé vert le plus réputé de Chine, un thé plat aux feuilles pressées à la main dans un wok chauffé — le geste est la moitié du produit, et les meilleurs torréfacteurs se comptent. La récolte de printemps, avant les pluies de la mi-avril, atteint des prix considérables.

      On marche entre les rangs par des sentiers ouverts, sans billet, et les producteurs vendent directement dans les villages — Meijiawu et Longjing même. Ils font goûter, expliquent l'infusion, et le prix varie du simple au vingtuple selon la cueillette.

      Attention aux rabatteurs près des arrêts de bus, qui vendent du thé d'ailleurs sous l'appellation locale ; acheter dans une maison, pas dans la rue. Le meilleur moment est mars-avril pendant la cueillette, quand les collines sont couvertes de ramasseurs.

      marché
      gratuit

    39 € hébergement · 30 € repas · 17 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel des rives du lac, 78 € la nuit.

    Voir les hébergements à Hangzhoulien affilié

  8. Hangzhou → Shanghai — train, via Suzhou, 2 h, 17 € par personne.
  9. Shanghai, Chine

    05. Shanghai

    J12 → J14 · 3 nuits · 297 € par personne

    Le Bund d'un côté, Pudong de l'autre

    Vingt-cinq millions d'habitants, et une rivière qui sépare deux siècles : les façades coloniales du Bund d'un côté, les tours de Pudong de l'autre, bâties sur des rizières depuis 1990. ⛔ Le musée de Shanghai n'est plus gratuit place du Peuple — 148 ¥ jusqu'au 14-11-2027. La gratuité s'est déplacée au bâtiment Est, à Pudong.

    En savoir plus sur Shanghai

    Shanghai se comprend depuis le Bund, à la tombée du jour : d'un côté un kilomètre et demi de façades des années 1920 — banques, douanes, hôtels des concessions étrangères — de l'autre Pudong, qui n'était que rizières et entrepôts jusqu'en 1990 et compte aujourd'hui la deuxième tour du monde.

    ⛔ Attention au musée de Shanghai. Tous les guides écrivent « gratuit sur réservation ». C'est faux jusqu'au 14-11-2027 : pendant l'exposition sur les civilisations anciennes d'Amérique, le bâtiment de la place du Peuple n'expose rien d'autre et tout le monde paie 148 ¥. ⭐ La gratuité, elle, se raconte au bâtiment Est de Pudong — même nom, deux expériences, deux budgets — et il s'entre sans réservation depuis le 15-09-2024.

    Le jardin Yu, dans la vieille ville, est un jardin Ming de 1559 entouré d'un bazar reconstitué. ⚠️ Ses saisons sont inversées par rapport à Suzhou : juillet-août y est la basse saison, l'été shanghaïen étant écrasant. Il ferme le lundi.

    ⭐ Le temple du Bouddha de Jade est gratuit depuis le 13-06-2023 — le ticket d'encens payant a été supprimé. ⚠️ Il redevient payant au Nouvel An lunaire.

    L'ancienne concession française est l'endroit où l'on marche : des platanes plantés dans les années 1920, des maisons art-déco, et des ruelles lilong où l'on étend encore le linge au-dessus de la rue.

    À table

    • Xiaolongbao — les raviolis à la vapeur remplis de bouillon ; ⚠️ percer et boire avant de mordre.
    • Shengjianbao — les mêmes, mais frits au fond, croustillants, au petit déjeuner dans les rues.
    • Hongshao rou — le porc braisé au sucre et au soja, plat familial shanghaïen, doux et laqué.
    • Crabe poilu — en automne seulement, cuit à la vapeur, mangé avec du vinaigre au gingembre.

    Jour 12

    • Le Bund à la tombée du jour, Shanghai, Chine
      Le Bund à la tombée du jour Un kilomètre et demi de façades des années 1920 — banques, douanes, hôtels des concessions — face aux tours de Pudong, qui n'étaient que rizières jusqu'en 1990. Les deux siècles se regardent par-dessus la rivière.
      En savoir plus

      Un kilomètre et demi de façades des années vingt alignées le long du fleuve : banques britanniques, douanes, compagnies maritimes, hôtels — l'architecture d'une ville qui était alors partagée en concessions étrangères et où la loi chinoise ne s'appliquait pas. Le clocher de la douane sonne encore.

      En face, Pudong n'était que rizières, entrepôts et chantiers navals jusqu'en 1990. Ce qu'on voit aujourd'hui — dont la deuxième tour du monde — a poussé en trente ans sur un terrain marécageux qu'il a fallu consolider en profondeur. Les deux rives se regardent, et le raccourci historique est brutal.

      La promenade est surélevée et gratuite. Elle se remplit énormément le soir, surtout au moment de l'éclairage des tours. Y aller à l'aube pour la voir vide, avec les pratiquants de tai-chi, ou en semaine en fin d'après-midi.

      marché
      gratuit
    • Jardin Yu et le bazar, Shanghai, Chine
      Jardin Yu et le bazar Un jardin Ming de 1559 que son commanditaire mit vingt ans à faire construire pour ses parents, entouré aujourd'hui d'un bazar reconstitué. ⚠️ Ses saisons sont inversées : juillet-août est la basse saison, l'été shanghaïen étant écrasant. Fermé le lundi.
      En savoir plus

      Un fonctionnaire l'a fait construire pour ses parents au XVIᵉ siècle, et le chantier a duré près de vingt ans — assez longtemps pour ruiner la famille et pour que le père meure avant l'achèvement. Le jardin est passé de main en main, a servi de quartier général à une rébellion, a été bombardé, puis restauré.

      Le mur du Dragon qui l'entoure ondule sur toute sa longueur et se termine par une tête ; la légende veut que les cinq griffes, réservées à l'empereur, aient dû être réduites à trois pour éviter l'accusation de sédition. On y voit aussi un rocher de Taihu réputé, l'un des plus célèbres du pays.

      Le bazar qui l'entoure est une reconstitution touristique dense, gratuite, avec une maison de thé sur pilotis au milieu d'un bassin en zigzag — les ponts en zigzag sont censés empêcher les mauvais esprits, qui ne savent pas tourner. Le jardin ferme un jour par semaine, et ses saisons tarifaires sont inversées : l'été, écrasant, est la basse saison.

      culture
      5 €
    • Ancienne concession française, Shanghai, Chine
      Ancienne concession française Des platanes plantés dans les années 1920, des maisons art-déco et des ruelles lilong où l'on étend encore le linge au-dessus de la rue. C'est le quartier où Shanghai se marche plutôt qu'elle ne se regarde.
      En savoir plus

      Les platanes ont été plantés dans les années vingt et forment aujourd'hui une voûte continue au-dessus des rues, ce qui change complètement l'atmosphère : on marche à l'ombre, la circulation est plus calme, et les maisons sont basses. C'est le quartier le plus agréable de la ville à parcourir à pied.

      L'architecture mêle art déco, style anglo-normand et shikumen — ces maisons de ville chinoises à porche de pierre, alignées dans des ruelles fermées, les lilong. Beaucoup sont encore habitées : on y voit le linge tendu au-dessus de la rue et l'on entend les conversations depuis les cours.

      Le quartier a été largement embourgeoisé et une partie des lilong a été démolie ou transformée en centres commerciaux imitant leur style. Les rues à prendre sont les petites — celles où il n'y a rien à acheter, et où l'on comprend comment on vit ici.

      marché
      gratuit

    Jour 13

    • Musée de Shanghai, bâtiment Est, Shanghai, Chine
      Musée de Shanghai, bâtiment Est Le nouveau bâtiment de Pudong, gratuit et sans réservation depuis septembre 2024 : bronzes rituels, peintures et céramiques, dans un volume trois fois plus grand que l'ancien. ⚠️ Passeport au portique de la porte Est, fermé le mardi.
      En savoir plus

      Le nouveau bâtiment de Pudong est plusieurs fois plus vaste que l'ancien et permet enfin de montrer la collection : bronzes rituels des Shang et des Zhou, céramiques, peinture, sceaux, mobilier des Ming. Les bronzes sont la partie remarquable — vases à vin et chaudrons de sacrifice couverts de motifs animaux abstraits, coulés il y a trois mille ans à un niveau technique inégalé ailleurs.

      La galerie de peinture demande du temps : les rouleaux se lisent de droite à gauche, comme un récit, et non d'un seul regard. L'éclairage est volontairement bas pour les protéger, et les pièces les plus fragiles tournent.

      L'entrée est gratuite et, depuis 2024, sans réservation : on présente son passeport au portique. Le musée ferme un jour par semaine. Certaines salles spécialisées demandent en revanche une réservation à part, prise sur place.

      culture
      gratuit
    • Musée d'histoire naturelle, Shanghai, Chine
      Musée d'histoire naturelle Un bâtiment en spirale de nautile autour d'un mur végétal de trente mètres, avec des squelettes de dinosaures chinois qu'on ne voit nulle part ailleurs. ⚠️ Le cinéma 4D est un supplément ; fermé le mardi.
      En savoir plus

      Le bâtiment est dessiné en spirale de nautile, enroulé autour d'un atrium où descend un mur végétal de trente mètres et où l'eau ruisselle sur une paroi de pierre. Il est en grande partie enterré, et l'on descend en tournant, comme dans une coquille.

      Les collections sont fortes sur les dinosaures chinois — le pays est l'un des plus riches au monde en fossiles, et notamment en spécimens à plumes qui ont établi le lien entre dinosaures et oiseaux. On voit aussi une salle sur les cultures africaines et un aquarium de profondeur.

      Le musée est très fréquenté par les familles chinoises le week-end : venir en semaine. Le cinéma quadridimensionnel est un supplément, et le musée ferme un jour par semaine — le même que le musée d'art de Pudong, ce qui permet d'organiser sans se tromper.

      culture
      4 €

    Jour 14

    • Temple du Bouddha de Jade, Shanghai, Chine
      Temple du Bouddha de Jade Deux bouddhas taillés dans un seul bloc de jade blanc birman, rapportés par un moine en 1882. ⭐ Gratuit depuis juin 2023, le ticket d'encens payant ayant été supprimé. ⚠️ Il redevient payant au Nouvel An lunaire.
      En savoir plus

      Un moine chinois revenant de Birmanie par mer a rapporté cinq bouddhas de jade blanc à la fin du XIXᵉ siècle ; deux sont restés ici. Le premier, assis, est taillé dans un seul bloc et incrusté de pierres ; le second, couché, représente le passage au nirvana.

      Le temple entier a été déplacé de plusieurs centaines de mètres en 2017, hall par hall, pour dégager de l'espace et améliorer la sécurité incendie : le bâtiment principal, de plusieurs milliers de tonnes, a été glissé sur des rails hydrauliques sans être démonté. L'opération a pris plusieurs semaines.

      C'est un monastère en activité en plein centre-ville, avec des moines et un restaurant végétarien réputé. Il est devenu gratuit en 2023, le ticket d'encens payant ayant été supprimé — mais il redevient payant autour du Nouvel An lunaire, quand la fréquentation explose.

      culture
      gratuit

    44 € hébergement · 33 € repas · 19 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près du Bund, 88 € la nuit.

    Voir les hébergements à Shanghailien affilié

Le budget de ces 14 jours

1 611 € par personne pour 14 jours, soit 115 € / jour. À deux, 3 222 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement541 €34 %
Repas409 €25 %
Transport sur place238 €15 %
Billets de train et de bus339 €21 %
Activités84 €5 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

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  • La carte du parcours, avec ses 5 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

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