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Corse en 21 jours : l'itinéraire jour par jour

3 058 € par personne sur place pour 21 jours, soit 146 € / jour — en 8 étapes, de Bastia à Porto-Vecchio et Bavella. En passant par Saint-Florent et les Agriates, Calvi et la Balagne, Porto, Piana et Scandola, Corte et la Restonica, Ajaccio, puis Bonifacio.

Autres durées : 5 jours · 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Corse

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Bastia — Poretta (BIA), retour depuis Ajaccio — Napoléon-Bonaparte (AJA) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Bastia, Corse

    01. Bastia

    J1 → J2 · 2 nuits · 252 € par personne

    Un port génois, une citadelle, et le Cap juste au-dessus

    La porte d'entrée maritime de l'île et sa ville la plus italienne — Bastia a été génoise pendant quatre siècles et n'a jamais vraiment cessé de l'être. Le vieux port et la citadelle de Terra Nova se font à pied ; tout le reste demande la voiture. ⚠️ C'est aussi le meilleur point de départ pour le Cap Corse, une presqu'île de quarante kilomètres qu'on contourne en une journée.

    En savoir plus sur Bastia

    Bastia a été génoise pendant quatre siècles et ne s'en est jamais tout à fait remise : les immeubles du vieux port montent à six et sept étages sur des façades ocre serrées, exactement comme dans un port ligure, et rien dans cette silhouette n'évoque une ville française. Elle est restée la capitale économique de l'île alors qu'Ajaccio en est la capitale administrative, et cette rivalité est un fait local qu'on entend encore.

    La ville se parcourt à pied sur un axe court : la place Saint-Nicolas, immense et plantée de palmiers, le vieux port en contrebas, puis la citadelle de Terra Nova qu'on rejoint par une rampe ou par les escaliers du quartier de Terra Vecchia. Tout le reste demande la voiture. ⚠️ Le stationnement en centre-ville est difficile et payant ; les parkings du port et de la gare sont la solution ordinaire.

    C'est surtout le point de départ du Cap Corse, cette presqu'île de quarante kilomètres qui remonte au nord et qu'aucun itinéraire rapide ne traverse. La route en corniche y dessert des villages de pêcheurs, des tours de guet génoises et des vignobles, et l'on en fait le tour en une journée pleine — ⚠️ jamais en une demi-journée, malgré ce que la carte laisse croire. C'est aussi de Bastia que partent la plupart des ferries vers le continent, ce qui en fait le meilleur endroit pour commencer ou finir un séjour avec sa propre voiture.

    À table

    • Aziminu — la bouillabaisse corse, poissons de roche, rascasse et safran, avec des tranches de pain frottées d'ail.
    • Storzapreti — les boulettes de brocciu et de blettes gratinées à la tomate, le plat bastiais par excellence.
    • Cap Corse Mattei — l'apéritif au quinquina et aux écorces d'orange créé à Bastia en 1872, servi frais sur la place Saint-Nicolas.
    • Canistrelli — les biscuits secs à l'anis, au citron ou au vin blanc, dans toutes les boulangeries de la ville.

    Jour 1

    • Vieux port et citadelle de Terra Nova, Bastia, Corse
      Vieux port et citadelle de Terra Nova Un bassin ovale bordé d'immeubles de six et sept étages aux façades ocre, serrés au point de paraître pencher. On monte à la citadelle par la rampe ou par les escaliers du quartier de Terra Vecchia, et l'on redescend par l'autre.
      En savoir plus

      Le vieux port est un bassin ovale enserré par des immeubles de six et sept étages, si serrés qu'ils paraissent pencher les uns vers les autres. Cette hauteur n'a rien d'italien par accident : c'est exactement la manière génoise de bâtir un port, en montant faute de place, et Bastia est la ville de Corse qui y ressemble le plus.

      Deux quartiers l'encadrent et ils ne se ressemblent pas. Terra Vecchia, au nord, est la ville populaire, née autour du port de pêche, avec ses ruelles étroites, ses oratoires de confréries et son linge. Terra Nova, au sud, est la ville génoise voulue et planifiée : la citadelle, le palais des gouverneurs, la cathédrale Sainte-Marie.

      On monte de l'un à l'autre par la rampe ou par les escaliers du Romieu, un jardin en terrasses posé sur le flanc du rocher, et l'on redescend par l'autre côté. ⚠️ Le circuit fait deux bonnes heures avec les arrêts, et il monte franchement : de mauvaises semelles sur les dalles polies du port sont le seul vrai désagrément. En fin de journée, le soleil éclaire les façades de face depuis la mer.

      marché
      gratuit
    • Musée de Bastia et palais des Gouverneurs, Bastia, Corse
      Musée de Bastia et palais des Gouverneurs L'ancienne résidence des gouverneurs génois, dans la citadelle, devenue le musée de la ville. On y comprend en une heure pourquoi Bastia ressemble à un port ligure plutôt qu'à une ville française. Les jardins des remparts, derrière, sont en accès libre.
      En savoir plus

      Le palais a été la résidence des gouverneurs génois pendant quatre siècles, du XVᵉ au XVIIIᵉ, c'est-à-dire pendant toute la période où Gênes a tenu la Corse. Il domine le vieux port depuis la citadelle, et sa façade ocre à loggia est la première chose qu'on voit en arrivant par la mer — ce qui était l'intention.

      Le musée qu'il abrite ne raconte pas l'île mais la ville, et c'est ce qui le rend utile : on y comprend en une heure pourquoi Bastia ressemble à un port ligure, comment elle est devenue la capitale économique alors qu'Ajaccio prenait l'administration, et ce que le XIXᵉ siècle industriel y a laissé. Le bâtiment lui-même a servi de caserne puis de prison avant d'être restauré.

      Les jardins des remparts, derrière, sont en accès libre et donnent la vue sur le port et sur l'île d'Elbe par temps clair. ⚠️ Le musée ferme le lundi une partie de l'année et l'accès à la citadelle se fait par une montée sérieuse depuis le port — il existe un ascenseur public depuis la place du Marché, que peu de visiteurs repèrent.

      culture
      5 €
    • Marché du samedi, place de l'Hôtel-de-Ville, Bastia, Corse
      Marché du samedi, place de l'Hôtel-de-Ville Charcuterie de montagne, brocciu, miel de maquis, clémentines de la plaine orientale en hiver. C'est le marché des Bastiais, pas une vitrine : il se tient le samedi et le dimanche matin sous les platanes, et il se termine tôt.
      En savoir plus

      Le marché se tient le samedi et le dimanche matin sur la place de l'Hôtel-de-Ville, dans Terra Vecchia, sous des platanes qui ont l'âge de la place. C'est un marché de ville, pas une vitrine : les Bastiais y font leurs courses, et il se termine tôt — vers le milieu de la matinée, les meilleurs producteurs ont plié.

      Ce qu'on y trouve dit la géographie de l'île. La charcuterie vient de la montagne, où les porcs sont élevés en semi-liberté et nourris de châtaignes ; le brocciu, fromage frais de petit-lait de brebis ou de chèvre, vient des bergeries ; les clémentines viennent de la plaine orientale, entre Bastia et Solenzara, qui produit l'essentiel des agrumes français après la Méditerranée continentale.

      ⚠️ Le brocciu est saisonnier — de novembre à juin — parce qu'il suit la lactation des brebis. Ce qui se vend l'été est du brocciu passu, affiné et salé, qui n'a plus rien du fromage frais. Les vendeurs le disent si on demande, et beaucoup de visiteurs repartent déçus faute de l'avoir su. La place est aussi le meilleur endroit de la ville pour prendre un café assis.

      marché
      gratuit

    Jour 2

    • Oratoire Sainte-Croix et le Christ noir, Bastia, Corse
      Oratoire Sainte-Croix et le Christ noir Un intérieur baroque entièrement doré, dans la citadelle, qui abrite un crucifix de chêne noir repêché en mer par des pêcheurs en 1428. Il est resté le protecteur de la ville, et sa procession de mai fait sortir tout Bastia.
      En savoir plus

      L'oratoire est dans la citadelle, à quelques mètres de la cathédrale, et son intérieur est entièrement doré — stucs, boiseries, plafond peint — dans un baroque génois qui surprend après la sobriété des façades de la ville. Il appartient à une confrérie, ces associations de laïcs qui structuraient la vie religieuse corse et dont plusieurs existent encore.

      Il abrite un crucifix de chêne noirci, appelé le Christ des Miracles. La tradition rapporte que des pêcheurs bastiais l'ont repêché en mer au large de la ville en 1428, flottant, et qu'il est devenu depuis le protecteur de Bastia. Sa procession, au début du mois de mai, sort encore aujourd'hui et fait descendre toute la ville dans la rue.

      ⚠️ C'est un lieu de culte en activité et non un musée : il peut être fermé sans préavis, notamment pendant les offices et les répétitions de confrérie. L'entrée est libre quand il est ouvert. Le chant polyphonique corse, la paghjella, est né dans ces confréries — il arrive de tomber sur une répétition, et c'est le meilleur moment possible pour y entrer.

      culture
      gratuit

    49 € hébergement · 42 € repas · 20 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel sur le port, 98 € la nuit.

    Voir les hébergements à Bastialien affilié

  2. Bastia → Saint-Florent et les Agriates — Par le col de Teghime, D81, 30 min, 4 € par personne (8 € à partager).
  3. Saint-Florent et les Agriates, Corse

    02. Saint-Florent et les Agriates

    J3 → J4 · 2 nuits · 307 € par personne

    Un golfe, des vignes, et un désert qui tombe dans la mer

    Un port de plaisance au fond d'un golfe, adossé aux vignobles de Patrimonio, et surtout la porte du désert des Agriates — trente-cinq mille hectares de maquis sans route ni village. ⚠️ Les plages de Saleccia et du Lotu ne se rejoignent qu'en bateau, en 4×4 ou à pied : aucune voiture de tourisme ne passe.

    En savoir plus sur Saint-Florent et les Agriates

    Saint-Florent est un port de plaisance au fond d'un golfe abrité, avec une tour ronde génoise, quelques rues piétonnes et une réputation de station chic qui lui a valu le surnom de Saint-Tropez corse — comparaison qui agace sur place et qui dit surtout que les prix y sont élevés en août. Le village lui-même se visite en une heure.

    Son intérêt est de part et d'autre. Au sud, le Nebbio et les vignobles de Patrimonio, première appellation contrôlée de Corse, sur des coteaux de calcaire au pied du col de Teghime. À l'ouest, le désert des Agriates : trente-cinq mille hectares de maquis, de roche et de plages, sans une route goudronnée, sans un village, sans électricité.

    ⚠️ Ce désert est la contrainte de l'étape et il faut la comprendre avant de réserver. Les plages de Saleccia et du Lotu, qui comptent parmi les plus belles de Méditerranée, ne se rejoignent que de trois façons : en navette maritime depuis le port, en véhicule tout-terrain sur une piste qui casse les suspensions, ou à pied par le sentier des douaniers — quatre à cinq heures sans ombre et sans point d'eau. Aucune voiture de tourisme ne passe, et beaucoup de visiteurs le découvrent au bout de la piste.

    À table

    • Patrimonio — le rouge de Nielluciu de la première appellation corse, vignes en amphithéâtre au-dessus du golfe.
    • Muscat du Cap Corse — le vin doux naturel des terrasses de schiste, à boire frais avec un fiadone.
    • Figatellu — la saucisse de foie de porc fumée, grillée sur la braise et posée sur une tranche de pulenda, l'hiver surtout.
    • Langouste des Agriates — pêchée au casier le long de la côte déserte, grillée sur les terrasses du port.

    Jour 3

    • Navette bateau vers la plage de Saleccia, Saint-Florent et les Agriates, Corse
      Navette bateau vers la plage de Saleccia Un kilomètre de sable blanc et d'eau turquoise au milieu du désert des Agriates, sans une construction. ⚠️ Le tarif est en haute saison ; le Lotu, plus proche, coûte 20 €. Emporter eau et déjeuner, il n'y a presque rien sur place.
      En savoir plus

      Saleccia est une plage d'un kilomètre de sable blanc, bordée d'une pinède, au milieu du désert des Agriates — sans une construction, sans un commerce, sans électricité. Le sable y est d'une blancheur inhabituelle en Corse parce qu'il vient de granit décomposé plutôt que de roche volcanique.

      Le débarquement des séquences de plage du film Le Jour le plus long y a été tourné en 1961, la côte normande étant jugée trop transformée : des dizaines de véhicules militaires ont été amenés par la mer pour l'occasion. C'est à peu près le seul événement de son histoire.

      ⚠️ Il n'y a rien sur place : ni eau potable, ni restaurant fiable hors saison, ni ombre en dehors des pins du fond. On emporte de quoi boire et manger. La navette est la seule façon confortable d'y aller — la piste depuis Casta demande un véhicule tout-terrain et casse les suspensions, et le sentier littoral demande quatre à cinq heures. ⚠️ Les traversées s'annulent par mer formée et ne circulent pas en basse saison.

      plage
      35 €
    • Sentier des douaniers dans les Agriates, Saint-Florent et les Agriates, Corse
      Sentier des douaniers dans les Agriates Le sentier littoral traverse le maquis entre Saint-Florent et Saleccia, sur une côte découpée et sans ombre. ⚠️ Compter quatre à cinq heures pour la portion jusqu'au Lotu, avec deux litres d'eau par personne : il n'y a aucun point d'eau.
      En savoir plus

      Le sentier des douaniers longe toute la côte des Agriates, de Saint-Florent à l'embouchure de l'Ostriconi, sur une quarantaine de kilomètres. Il tient son nom de son usage d'origine : la surveillance de la contrebande, sur une côte sans route où l'on débarquait discrètement.

      Le désert qu'il traverse n'en est pas un au sens climatique — il pleut assez pour que le maquis pousse — mais au sens humain : la région a été le grenier à blé de la Corse jusqu'au XIXᵉ siècle, cultivée par des paysans venus du Cap, puis abandonnée quand le blé étranger est arrivé. Les paillers de pierre qu'on croise sont ce qu'il en reste.

      ⚠️ Il n'y a aucune ombre, aucun point d'eau et aucun secours à portée sur la portion Saint-Florent–Saleccia, qui demande quatre à cinq heures. Deux litres par personne ne sont pas excessifs, le départ se fait tôt, et le retour en navette maritime se réserve avant de partir — sans quoi il faut refaire le chemin en sens inverse. Le sentier est balisé mais irrégulier, avec des passages rocheux.

      sport
      gratuit

    Jour 4

    • Vignobles de Patrimonio et dégustation, Saint-Florent et les Agriates, Corse
      Vignobles de Patrimonio et dégustation La première appellation contrôlée de Corse, sur des coteaux de calcaire au pied du col de Teghime. Le niellucciu en rouge, le vermentinu en blanc, et le muscat en vin doux. La dégustation est offerte chez la plupart des vignerons.
      En savoir plus

      Patrimonio est la première appellation d'origine contrôlée de Corse, reconnue en 1968, et elle doit son existence à un accident géologique : ses coteaux sont calcaires alors que l'île entière est granitique. C'est ce calcaire, hérité d'un lambeau de croûte différent, qui donne aux vins leur structure et les distingue de tout le reste de la production insulaire.

      Trois cépages y dominent, et ils sont locaux. Le niellucciu en rouge — cousin du sangiovese toscan, ce qui rappelle d'où venaient les Génois — le vermentinu en blanc, et le muscat à petits grains, qui fait un vin doux naturel bénéficiant de sa propre appellation.

      Les domaines sont regroupés sur quelques kilomètres au pied du col de Teghime et se visitent sans rendez-vous pour la plupart. ⚠️ La dégustation est offerte chez presque tous les vignerons, ce qui est l'usage en Corse et ne l'est plus partout en France — on n'est pas tenu d'acheter, même si c'est la contrepartie attendue. Les caves ferment en général entre midi et quinze heures.

      marché
      gratuit

    59 € hébergement · 44 € repas · 22 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel au port, 118 € la nuit.

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  4. Saint-Florent et les Agriates → Calvi et la Balagne — Par le Nebbio puis la Balagne, 1 h 15, 8 € par personne (16 € à partager).
  5. Calvi et la Balagne, Corse

    03. Calvi et la Balagne

    J5 → J7 · 3 nuits · 424.5 € par personne

    Une citadelle sur son rocher, et des villages en balcon

    Une citadelle génoise posée sur un promontoire, une baie de six kilomètres bordée de pins, et derrière, la Balagne : une dizaine de villages perchés en balcon au-dessus de la mer, reliés par des routes étroites. C'est la seule étape où le train sert vraiment — le tramway de Balagne longe les plages jusqu'à L'Île-Rousse.

    En savoir plus sur Calvi et la Balagne

    Calvi tient sur deux niveaux qui ne se ressemblent pas : une citadelle génoise close, posée sur un promontoire et encore habitée, où la Légion étrangère a son quartier ; et en contrebas une marine bordée de restaurants, ouverte sur une baie de six kilomètres adossée à une pinède. Une maison de la ville haute revendique la naissance de Christophe Colomb — ⚠️ rien ne l'établit, Gênes et plusieurs autres villes portent la même prétention.

    Derrière commence la Balagne, une dizaine de villages perchés en balcon au-dessus de la mer, reliés par des routes étroites qui montent et redescendent sans arrêt. Sant'Antonino, l'un des plus anciens villages habités de l'île, se visite obligatoirement à pied : ses ruelles sont trop étroites pour une voiture. Pigna vit d'artisanat et de musique, Corbara domine la plaine depuis son couvent.

    C'est la seule étape du parcours où le train sert vraiment. Le tramway de Balagne longe la mer au ras des criques entre Calvi et L'Île-Rousse, avec des arrêts à la demande — on lève la main pour monter — et il permet de passer une journée à la plage sans reprendre la voiture. ⚠️ Il ne faut pas le confondre avec la ligne Bastia–Calvi, quatre fois plus chère et sans rapport.

    À table

    • Huile d'olive de Balagne — pressée à froid dans les moulins de Montegrosso et d'Aregno, douce et fruitée, sur le pain et le brocciu.
    • Migliacci — les galettes de brocciu cuites sur des feuilles de châtaignier, au sortir du four des boulangeries de Calenzana.
    • Fiadone — le gâteau de brocciu au citron, sans pâte, dessert de fin de repas dans toute l'île.
    • Vins de Calvi — les blancs de Vermentinu et les rosés des coteaux entre Calvi et l'Île-Rousse.

    Jour 5

    • Citadelle de Calvi, Calvi et la Balagne, Corse
      Citadelle de Calvi Une ville haute génoise entièrement close, encore habitée et occupée par la Légion étrangère, dont on parcourt les remparts librement. Une maison y revendique la naissance de Christophe Colomb — ⚠️ rien ne l'établit, Gênes a d'autres candidats.
      En savoir plus

      La citadelle occupe un promontoire de granit qui ferme la baie, et c'est une ville close entière et encore habitée : on y entre par une seule porte, on y circule dans des ruelles trop étroites pour les voitures, et le tour des remparts est libre. Le 2ᵉ régiment étranger de parachutistes y tient garnison, ce qui explique la présence de la Légion dans toute la ville.

      Calvi a été la place la plus fidèle à Gênes de toute la Corse : la devise gravée au-dessus de la porte — Civitas Calvi semper fidelis — le rappelle, et la ville a soutenu plusieurs sièges plutôt que de passer aux insurgés. Nelson y a perdu l'usage de son œil droit pendant le siège de 1794.

      ⚠️ Une maison en ruine de la citadelle revendique la naissance de Christophe Colomb, et un panneau l'affirme sans nuance. Rien ne l'établit : Gênes, Savone et plusieurs villes de Ligurie portent la même prétention, et les documents connus donnent Gênes. L'anecdote est jolie, elle n'est pas une information. La montée depuis la marine prend une dizaine de minutes et se fait à l'ombre le matin.

      culture
      gratuit
    • Plage de Calvi et la pinède, Calvi et la Balagne, Corse
      Plage de Calvi et la pinède Six kilomètres de sable en arc, adossés à une pinède qui donne de l'ombre — ce qui est rare en Corse. L'eau est peu profonde longtemps, et la citadelle ferme la vue à une extrémité.
      En savoir plus

      La baie de Calvi décrit un arc de six kilomètres, adossé sur toute sa longueur à une pinède de pins maritimes qui descend jusqu'au sable. Cette ombre continue est ce qui la distingue : la plupart des plages corses n'en ont aucune, et l'on y cuit à midi.

      Le fond est de sable, la pente très douce, et l'eau reste peu profonde longtemps — configuration qui convient aux enfants et qui explique la densité de campings et de résidences derrière la pinède. La citadelle ferme la vue à une extrémité, les montagnes de Balagne à l'autre.

      ⚠️ La plage est bordée sur une partie de sa longueur par des concessions payantes avec transats, et sur le reste par des accès libres ; les deux se succèdent sans marquage évident. Le tramway de Balagne longe la pinède et permet de rejoindre les criques suivantes sans reprendre la voiture. En arrière-saison, la plage est presque vide et l'eau reste chaude jusqu'en octobre.

      plage
      gratuit
    • Villages de Balagne : Sant'Antonino, Pigna, Corbara, Calvi et la Balagne, Corse
      Villages de Balagne : Sant'Antonino, Pigna, Corbara Sant'Antonino compte parmi les plus anciens villages habités de Corse et se visite à pied, ses ruelles étant trop étroites pour une voiture. Pigna vit d'artisanat et de musique, Corbara domine la plaine depuis son couvent.
      En savoir plus

      La Balagne était le grenier et le verger de la Corse — oliviers, amandiers, agrumes — et sa densité de villages perchés en découle : on bâtissait en hauteur pour laisser la terre cultivable en bas et pour voir venir les raids depuis la mer. Une dizaine de villages se répondent ainsi en balcon, chacun visible des autres.

      Sant'Antonino compte parmi les plus anciens villages habités de l'île, fondé au IXᵉ siècle, et il est bâti en cercles concentriques autour de son rocher. ⚠️ On y entre obligatoirement à pied : les ruelles sont des passages voûtés trop étroits pour un véhicule, et le stationnement se fait en contrebas. Pigna, restaurée dans les années 1960 autour d'un projet de relance de l'artisanat et de la musique, abrite des luthiers et un auditorium.

      Corbara domine la plaine depuis un couvent dominicain toujours occupé, et son église baroque est disproportionnée par rapport au village — argent d'émigrés, là encore. ⚠️ Les routes entre ces villages sont étroites, en lacets, et se croisent difficilement : compter beaucoup plus que la distance, et éviter les heures de milieu de journée en été.

      marché
      gratuit

    Jour 6

    • Marché couvert de L'Île-Rousse, Calvi et la Balagne, Corse
      Marché couvert de L'Île-Rousse Une halle à colonnes du XIXᵉ siècle qui ressemble à un temple grec, ouverte tous les matins. Fromages de Balagne, huile d'olive, agrumes, et le pain aux châtaignes qu'on ne trouve qu'ici.
      En savoir plus

      La halle a été bâtie au XIXᵉ siècle et ressemble à un temple grec posé sur une place : vingt-et-une colonnes de pierre soutenant un toit à quatre pans, sans mur. Elle est ouverte tous les matins, toute l'année, ce qui est rare pour un marché corse.

      La ville elle-même est une création politique : Pascal Paoli l'a fondée en 1758, pendant la République corse indépendante, pour donner à la Balagne un port qui ne dépende pas de Calvi, restée fidèle à Gênes. C'est l'une des très rares villes de Corse dont on connaisse la date et la raison exactes de la fondation.

      On y trouve les productions de la Balagne : huile d'olive, fromages de brebis, miels de maquis — dont le miel de bruyère et celui d'arbousier, amer, qu'on ne trouve guère ailleurs — et le pain de châtaigne. ⚠️ Comme partout sur l'île, le marché se termine tôt : les producteurs plient vers le milieu de la matinée, et ce qui reste ensuite est surtout du revendu.

      marché
      gratuit

    Jour 7

    • Tramway de Balagne jusqu'à L'Île-Rousse, Calvi et la Balagne, Corse
      Tramway de Balagne jusqu'à L'Île-Rousse Une micheline qui longe la mer au ras des criques entre Calvi et L'Île-Rousse, avec des arrêts à la demande : on lève la main pour monter. C'est le seul train de Corse qui serve à autre chose qu'à traverser l'île.
      En savoir plus

      Le tramway de Balagne est une antenne du réseau des Chemins de fer de la Corse, et il ne ressemble à aucun autre train français : une micheline de deux voitures qui longe la mer au ras des criques sur une vingtaine de kilomètres, avec des arrêts facultatifs où l'on monte en levant la main depuis le bord de la voie.

      Cette configuration en fait un vrai transport de plage : les habitants l'utilisent pour aller se baigner, et l'on peut descendre à une crique, y passer l'après-midi et reprendre le suivant. Il dessert des plages qu'aucune route ne rejoint commodément.

      ⚠️ Ne pas le confondre avec la ligne Bastia–Calvi, qui est un tout autre trajet et coûte plusieurs fois plus cher — plusieurs guides en ligne mélangent les deux tarifs. Les billets se prennent au guichet ou à bord, sans réservation. ⚠️ Le service est saisonnier et les fréquences chutent fortement hors été : vérifier les horaires du jour avant de compter dessus pour un retour.

      détente
      6 €

    63 € hébergement · 44 € repas · 20 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel face à la baie, 125 € la nuit.

    Voir les hébergements à Calvi et la Balagnelien affilié

  6. Calvi et la Balagne → Porto, Piana et Scandola — D81 en corniche, étroite et lente, 2 h 30, 11 € par personne (22 € à partager).
  7. Porto, Piana et Scandola, Corse

    04. Porto, Piana et Scandola

    J8 → J10 · 3 nuits · 446.5 € par personne

    Du porphyre rouge qui tombe dans une mer bleue

    Le golfe de Porto réunit trois sites classés par l'Unesco : la réserve de Scandola, les calanques de Piana et le golfe lui-même. La roche y est un porphyre rouge que l'érosion a découpé en aiguilles et en arches. ⚠️ Scandola ne se voit qu'en bateau — aucune route ni aucun sentier n'y accède. C'est l'étape la plus spectaculaire de l'île, et la plus lente à rejoindre.

    En savoir plus sur Porto, Piana et Scandola

    Le golfe de Porto réunit trois sites inscrits au patrimoine mondial : la réserve de Scandola, les calanques de Piana et le golfe lui-même. La roche y est un porphyre rouge que l'érosion a découpé en aiguilles, en arches et en colonnes, et le contraste avec l'eau donne les images qui servent d'affiche à la Corse entière. Le village de Porto, lui, est minuscule — une tour génoise, une marine, quelques hôtels.

    ⚠️ Scandola ne se voit qu'en bateau. Aucune route, aucun sentier n'y accède, et c'est une condition de son classement : la réserve protège des colonies de balbuzards et des fonds marins que la fréquentation détruirait. Les sorties partent de la marine et durent une demi-journée, avec une halte à Girolata — un hameau sans route, joignable seulement par la mer ou après deux heures de marche.

    C'est aussi l'étape la plus lente à rejoindre, et il faut le prévoir. La D81 entre Calvi et Porto met deux heures et demie pour quatre-vingts kilomètres : elle est taillée en corniche, souvent sans glissière, avec des passages où deux voitures ne se croisent qu'au pas. ⚠️ En été, les calanques de Piana sont saturées et le stationnement y est impossible en milieu de journée — le sentier des muletiers, qui passe sous les aiguilles, est la bonne réponse.

    À table

    • Poissons de roche du golfe — chapon, denti et loup pêchés dans la réserve, grillés entiers sur les terrasses de la marine.
    • Cabri rôti — le chevreau au four avec des pommes de terre, plat de fête des villages de Piana et d'Ota.
    • Soupe corse — la soupe paysanne aux haricots, panzetta, choux et pâtes, épaisse à tenir la cuillère.
    • Confiture de figues et de châtaignes — sur le fromage de brebis, dans les épiceries de la route de Piana.

    Jour 8

    • Calanques de Piana par le sentier des muletiers, Porto, Piana et Scandola, Corse
      Calanques de Piana par le sentier des muletiers Le sentier passe sous les aiguilles de porphyre que la route ne fait que longer, et il évite complètement la circulation. ⚠️ La D81 qui traverse les calanques est saturée en été et le stationnement y est quasi impossible : venir tôt ou marcher.
      En savoir plus

      Les calanques de Piana sont des aiguilles de porphyre rouge que l'érosion a sculptées en formes reconnaissables — on leur a donné des noms, le Chien, le Cœur, l'Évêque — et qui tombent de trois cents mètres dans le golfe. Elles sont classées au patrimoine mondial avec Scandola et le golfe de Porto.

      La route qui les traverse est spectaculaire mais elle passe au milieu : on longe les aiguilles sans les dominer ni les voir d'en bas. Le sentier des muletiers, ancien chemin de liaison entre Piana et Ota antérieur à la route, passe dessous et donne une tout autre échelle. Il se prend depuis la route et fait une boucle de deux heures.

      ⚠️ C'est aussi la seule façon d'y échapper à la circulation. En juillet et août, la D81 dans les calanques est saturée, le stationnement est quasi impossible, et l'on avance au pas entre les camping-cars — ce qui ruine complètement le lieu. Y être avant huit heures ou après dix-huit change tout, et la lumière de fin de journée est de toute façon celle qui fait rougir la roche.

      sport
      gratuit
    • Capu Rossu et la tour de Turghiu, Porto, Piana et Scandola, Corse
      Capu Rossu et la tour de Turghiu Une presqu'île de roche rouge qui s'avance dans le golfe, avec une tour génoise au sommet à trois cent trente mètres. ⚠️ Trois heures aller-retour, sans un arbre et sans eau : à faire au lever du jour ou en fin d'après-midi.
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      Le Capu Rossu est une presqu'île de porphyre qui s'avance dans le golfe au sud des calanques, et elle culmine à plus de trois cents mètres au-dessus de l'eau. Une tour génoise, la tour de Turghiu, est posée au sommet — l'une des plus spectaculairement situées de l'île, et l'une des rares qu'on atteigne à pied.

      Le sentier part de la route de Piana et descend d'abord avant de remonter, ce qui rend le retour plus dur que l'aller : compter trois heures aller-retour, sur un terrain de rocaille et de maquis bas. La vue depuis la tour porte sur tout le golfe, sur Scandola en face et, par temps clair, jusqu'au cap Corse.

      ⚠️ Il n'y a pas un arbre sur tout le parcours, pas de point d'eau, et la roche rouge accumule la chaleur. C'est une marche de début de matinée ou de fin d'après-midi, jamais de midi en été — et la descente au retour se fait dans la lumière rasante, ce qui en fait le bon sens. ⚠️ La tour est en ruine et son sommet n'est pas sécurisé : on n'y grimpe pas.

      sport
      gratuit

    Jour 9

    • Réserve de Scandola et Girolata en bateau, Porto, Piana et Scandola, Corse
      Réserve de Scandola et Girolata en bateau Une réserve de porphyre rouge inscrite à l'Unesco, accessible uniquement par la mer : falaises percées de grottes, colonies de balbuzards, eau translucide. La sortie comprend une halte à Girolata, hameau sans route joignable seulement en bateau ou à pied.
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      Scandola a été la première réserve française à la fois terrestre et marine, créée en 1975, et elle est inscrite au patrimoine mondial. Sa roche est un porphyre volcanique rouge, vieux de deux cent cinquante millions d'années, que la mer a creusé en grottes, en arches et en orgues — le contraste avec l'eau verte est ce qu'on retient.

      Elle abrite l'une des dernières populations méditerranéennes de balbuzards pêcheurs, rapaces qui plongent pour attraper leur poisson et nichent sur les corniches. Leur protection est la raison pour laquelle on ne débarque nulle part dans le cœur de la réserve et pourquoi les bateaux gardent leurs distances de certaines parois.

      La sortie comprend une halte à Girolata, hameau d'une poignée de maisons qu'aucune route ne dessert : on y arrive par la mer ou après deux heures de sentier. ⚠️ La fréquentation de la réserve est encadrée depuis 2020 après des années de sur-tourisme, avec des quotas de bateaux et des zones interdites. Les sorties s'annulent par mer formée, ce qui arrive régulièrement même en été.

      nature
      55 €
    • Forêt d'Aïtone et ses piscines naturelles, Porto, Piana et Scandola, Corse
      Forêt d'Aïtone et ses piscines naturelles Une pinède de pins laricio de plus de cinquante mètres, exploitée par les Génois pour les mâts de leurs navires. Le torrent y creuse des vasques successives où l'on se baigne, à mille mètres d'altitude.
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      Aïtone est une forêt de pins laricio, une espèce endémique de Corse qui pousse droit et sans branche basse jusqu'à plus de cinquante mètres. C'est précisément cette rectitude qui l'a rendue précieuse : Gênes y prenait les mâts de sa flotte, et l'exploitation a été si intensive que les plus vieux sujets, tricentenaires, sont ceux qu'on avait jugés trop tordus.

      Le torrent d'Aïtone traverse la forêt en creusant dans le granit une succession de vasques et de toboggans naturels, à mille mètres d'altitude, accessibles en quelques minutes depuis la route du col de Vergio. C'est le lieu de baignade en eau douce le plus fréquenté de l'ouest de l'île.

      ⚠️ L'eau est froide — huit à quinze degrés selon la saison — et le granit poli est extrêmement glissant, mouillé comme sec. Les accidents y sont surtout des chutes, pas des noyades. On ne saute pas dans les vasques sans en connaître le fond : les niveaux varient et les rochers immergés se déplacent d'une crue à l'autre. Des cochons semi-sauvages circulent dans la forêt et fouillent les sacs laissés au sol.

      nature
      gratuit

    Jour 10

    • Gorges de la Spelunca et le pont de Zaglia, Porto, Piana et Scandola, Corse
      Gorges de la Spelunca et le pont de Zaglia Un ancien chemin muletier pavé descend dans les gorges jusqu'à un pont génois du XVIIᵉ siècle, en dos d'âne au-dessus du torrent. On peut se baigner dans les vasques en contrebas, l'eau est glaciale.
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      L'ancien chemin muletier qui relie Ota à Évisa a été pavé au XVIIᵉ siècle et il servait au transport du bois, du charbon et des troupeaux avant la route. Il descend dans les gorges de la Spelunca par des dalles usées et des marches taillées, et c'est un ouvrage en soi : on marche sur quatre siècles d'entretien.

      Au fond, le pont de Zaglia franchit le torrent en dos d'âne sur une arche unique, bâti en 1797 — c'est un pont génois par le style, pas par la date, l'appellation désignant en Corse une technique plutôt qu'une époque. Il n'y a aucun garde-corps, ce qui était la norme.

      On peut se baigner dans les vasques en contrebas, et beaucoup le font. ⚠️ L'eau descend de mille cinq cents mètres et reste glaciale toute l'année : l'entrée est brutale et les crampes sont réelles. ⚠️ Le niveau du torrent peut monter très vite après un orage sur les crêtes, alors qu'il fait grand soleil dans les gorges — c'est la cause la plus fréquente d'accident sur les rivières corses.

      nature
      gratuit

    53 € hébergement · 44 € repas · 24 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans la marine de Porto, 105 € la nuit.

    Voir les hébergements à Porto, Piana et Scandolalien affilié

  8. Porto, Piana et Scandola → Corte et la Restonica — Par le col de Vergio et le Niolu, 2 h 15, 10 € par personne (20 € à partager).
  9. Corte et la Restonica, Corse

    05. Corte et la Restonica

    J11 → J12 · 2 nuits · 232 € par personne

    La capitale historique, un nid d'aigle et deux vallées

    La seule étape de l'intérieur, et celle qui explique la Corse : Corte a été la capitale de la République corse indépendante au XVIIIᵉ siècle, elle abrite l'université de l'île, et sa citadelle est perchée sur un piton au confluent de deux torrents. ⚠️ On y monte et l'on y descend sans arrêt. Deux vallées de haute montagne — Restonica et Tavignano — partent de la ville.

    En savoir plus sur Corte et la Restonica

    Corte est la seule étape de l'intérieur, et c'est elle qui explique la Corse. Pascal Paoli en a fait la capitale de la République corse indépendante entre 1755 et 1769, avec une constitution qui accordait le droit de vote aux femmes bien avant tout le monde, et une université qu'il a fondée — rouverte en 1981 et qui fait aujourd'hui vivre la ville. On y croise des étudiants là où le reste de l'île ne croise que des visiteurs.

    La ville est bâtie au confluent du Tavignano et de la Restonica, avec une citadelle perchée sur un piton et un nid d'aigle carré planté sur le rocher depuis 1420. ⚠️ Tout y monte : les ruelles sont en escalier et l'on redescend systématiquement pour remonter ailleurs. Le musée de la Corse, dans la citadelle, présente l'ethnographie de l'île sans folklore — bergerie, confréries, émigration — et son billet donne accès au site.

    Deux vallées de haute montagne partent de la ville. La Restonica mène aux lacs glaciaires de Melo et de Capitello, au-dessus de mille sept cents mètres : ⚠️ six à sept heures aller-retour depuis le nouveau départ, après les dégâts des tempêtes de 2023, avec des passages câblés — ce n'est pas une promenade. Le Tavignano, à côté, est presque désert et part de la ville même. C'est ici que la Corse cesse d'être une île pour devenir une montagne.

    À table

    • Pulenda — la polenta de farine de châtaigne, coupée au fil, servie avec du figatellu, un œuf frit et du brocciu.
    • Fromages du Niolu — les brebis et chèvres à croûte lavée des bergers de la vallée, au goût franc, sur les marchés de la ville.
    • Veau aux olives — le veau corse mijoté aux olives et au vin rouge, plat de la cuisine de montagne.
    • Civet de sanglier — mariné au vin et cuit longuement avec des châtaignes, sur les tables de la Restonica à l'automne.

    Jour 11

    • Lacs de Melo et de Capitello, Corte et la Restonica, Corse
      Lacs de Melo et de Capitello Deux lacs glaciaires à plus de mille sept cents mètres, au fond de la Restonica. ⚠️ Six à sept heures aller-retour depuis le nouveau départ de Frassetta, avec des passages câblés. Le tarif est par véhicule ; une navette existe à 4 € par personne, sur réservation.
      En savoir plus

      Melo et Capitello sont deux lacs glaciaires posés en escalier au fond de la haute vallée de la Restonica, à plus de mille sept cents et mille neuf cents mètres. Ce sont des cuvettes creusées par la glace puis remplies, et Capitello, le plus haut, reste gelé une partie de l'année — il l'est parfois encore en juin.

      ⚠️ L'accès a complètement changé après les tempêtes de 2023, qui ont emporté une partie de la route de la vallée : le départ se fait désormais de Frassetta, bien plus bas qu'avant, et la marche demande six à sept heures aller-retour au lieu de trois. Beaucoup d'informations en ligne datent d'avant et annoncent encore l'ancienne durée.

      ⚠️ Le sentier comporte des passages câblés et des dalles inclinées qui deviennent très glissantes mouillées. Ce n'est pas une randonnée familiale, et les secours en montagne y interviennent régulièrement sur des marcheurs partis en baskets à midi. Départ tôt, chaussures montantes, un vêtement chaud pour le sommet — il peut y neiger en juin — et la météo consultée le matin même. Le stationnement est payant en saison et une navette dessert le départ.

      sport
      3 €

    Jour 12

    • Vieille ville de Corte et le belvédère, Corte et la Restonica, Corse
      Vieille ville de Corte et le belvédère Des ruelles en escalier montent jusqu'au nid d'aigle, une tour carrée bâtie sur le rocher en 1420. Le belvédère derrière la citadelle donne le confluent des deux torrents et les montagnes derrière — c'est là qu'on comprend le site.
      En savoir plus

      Corte a été la capitale de la République corse indépendante entre 1755 et 1769, sous Pascal Paoli, et ce n'est pas un détail : la constitution adoptée ici accordait le droit de vote aux femmes, plus d'un siècle et demi avant la France, et Rousseau comme les constituants américains s'y sont intéressés. L'université qu'il a fondée a été fermée par la France en 1769 et rouverte en 1981.

      La ville haute monte en ruelles pavées et en escaliers jusqu'à la place Gaffori, marquée par les impacts de balles du siège de 1746, et jusqu'à la citadelle. Les étudiants — plusieurs milliers pour une ville de sept mille habitants — lui donnent une vie que les étapes côtières n'ont pas hors saison.

      Le belvédère, derrière la citadelle, donne le confluent des deux torrents, le nid d'aigle sur son rocher et les montagnes derrière : c'est de là qu'on comprend pourquoi le site a été choisi, et l'ensemble se photographie mieux en fin d'après-midi. ⚠️ L'accès se fait à pied uniquement, par une montée continue depuis la ville basse.

      marché
      gratuit
    • Musée de la Corse et la citadelle, Corte et la Restonica, Corse
      Musée de la Corse et la citadelle Installé dans la citadelle, dont l'accès au site est compris dans le billet, il présente l'ethnographie et l'histoire de l'île sans folklore — bergerie, confréries, émigration, tourisme. ⚠️ Fermé le dimanche et le lundi en basse saison.
      En savoir plus

      Le musée occupe la caserne Serrurier, dans la citadelle, et il a été conçu autour d'une collection d'ethnographie réunie à partir des années 1950 : outils de bergerie, costumes, objets de confrérie, instruments. Le parti pris est de traiter la culture corse comme un objet d'étude vivant, pas comme un folklore — l'émigration, l'industrialisation manquée et le tourisme y ont leur place au même titre que la transhumance.

      Le billet donne accès au site de la citadelle, ce qui compte : on monte jusqu'au nid d'aigle, une tour carrée bâtie sur le rocher en 1420, seule fortification de l'intérieur de l'île. De là, on voit le confluent du Tavignano et de la Restonica et les montagnes qui ferment la cuvette.

      La citadelle a servi de prison, puis de caserne pour la Légion étrangère jusqu'en 1983. ⚠️ Le musée ferme le dimanche et le lundi en basse saison, ainsi que deux semaines autour du Nouvel An, et les horaires changent entre l'été et l'hiver. La montée depuis la ville se fait par des ruelles en escalier, sans autre accès.

      culture
      6 €
    • Gorges du Tavignano, Corte et la Restonica, Corse
      Gorges du Tavignano L'autre vallée de Corte, bien moins fréquentée que la Restonica et accessible à pied depuis la ville même. Le sentier suit le torrent en corniche jusqu'à une passerelle, entre des parois de granit.
      En savoir plus

      Le Tavignano est l'autre vallée de Corte, et elle a un avantage décisif sur la Restonica : le sentier part de la ville même, sans voiture, sans parking payant et sans navette. On s'engage depuis le quartier haut et l'on est dans les gorges en quinze minutes.

      Le chemin suit le torrent en corniche, taillé à flanc de paroi de granit, sur un ancien tracé de liaison entre Corte et le Niolu. Il monte régulièrement jusqu'à une passerelle qui franchit le torrent, à deux heures environ, et se prolonge ensuite vers le lac de Nino pour les marcheurs équipés.

      ⚠️ La fréquentation y est sans commune mesure avec la Restonica : on peut y croiser cinq personnes en une matinée d'août, contre plusieurs centaines dans la vallée voisine. Le sentier est étroit et exposé par endroits, avec du vide à droite, mais sans difficulté technique. ⚠️ Comme partout ici, l'eau du torrent monte vite après un orage sur les crêtes ; on ne traverse pas hors des passerelles.

      sport
      gratuit

    41 € hébergement · 38 € repas · 20 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel au pied de la citadelle, 82 € la nuit.

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  10. Corte et la Restonica → Ajaccio — Micheline Corte → Ajaccio, 2 h, 2 h, 12 € par personne.
  11. Ajaccio, Corse

    06. Ajaccio

    J13 → J15 · 3 nuits · 402.5 € par personne

    Napoléon, un golfe plein ouest et les Sanguinaires

    La capitale de la Corse et son principal aéroport, dans un golfe orienté plein ouest — ce qui lui donne les couchers de soleil de l'île. Tout le centre se fait à pied, entre la maison natale de Napoléon et le musée de son oncle cardinal. ⚠️ C'est la seule étape où l'on peut se passer de voiture pendant deux jours.

    En savoir plus sur Ajaccio

    Ajaccio est la capitale de la Corse et concentre son principal aéroport, ce qui en fait le point d'entrée de la majorité des visiteurs. Le golfe est orienté plein ouest — la seule grande ville de l'île dans ce cas — et cela lui donne ses couchers de soleil, qui sont l'événement quotidien de la pointe de la Parata.

    Napoléon y est né en 1769, quelques mois après le rattachement de l'île à la France, et la ville ne laisse personne l'ignorer : sa maison natale, des statues à tous les carrefours, une place Foch, un cours Napoléon. ⚠️ La maison a été pillée pendant l'occupation anglo-corse puis reconstituée : peu de meubles y sont d'origine. Le palais Fesch, en revanche, est une vraie surprise — la deuxième collection de peinture italienne de France après le Louvre, réunie par l'oncle cardinal de Napoléon, dans une ville de soixante-dix mille habitants.

    C'est la seule étape du parcours où l'on peut se passer de voiture deux jours durant : le centre se fait à pied, le marché de la place Foch est quotidien, et un bus dessert les Sanguinaires. ⚠️ C'est aussi de là que part le train pour Corte et Bastia, deux heures de micheline à travers la montagne — le seul trajet du séjour où le rail est une vraie alternative à la route.

    À table

    • Prisuttu, coppa et lonzu — la charcuterie de porc nustrale nourri aux châtaignes, séchée en montagne et vendue au marché de la place Foch.
    • Frittelle au brocciu — les beignets de brocciu frits à l'huile, saupoudrés de sucre, à la sortie de la messe ou au goûter.
    • Oursins — ouverts sur la route des Sanguinaires l'hiver, à la cuillère avec un verre de blanc.
    • Vin d'Ajaccio — les rouges de Sciaccarellu sur granit, légers et poivrés, de l'appellation qui porte le nom de la ville.

    Jour 13

    • Maison Bonaparte, Ajaccio, Corse
      Maison Bonaparte La maison de famille où Napoléon est né en 1769 et a passé ses neuf premières années, meublée dans son état de la fin du XVIIIᵉ siècle. ⚠️ Elle a été pillée puis reconstruite après le passage des troupes anglo-corses : peu de meubles sont d'origine.
      En savoir plus

      La maison appartenait à la famille Bonaparte depuis le début du XVIIIᵉ siècle et Napoléon y est né le 15 août 1769 — quinze mois après le traité qui rattachait la Corse à la France. Ce détail de calendrier est ce qui fait de lui un Français : né deux ans plus tôt, il aurait été génois.

      ⚠️ Ce qu'on visite n'est pas la maison telle qu'il l'a connue. Elle a été pillée et occupée pendant l'épisode du royaume anglo-corse, entre 1794 et 1796, puis remeublée par sa mère au retour, puis modifiée encore. Très peu d'objets sont d'origine, et le musée le dit — mais beaucoup de visiteurs l'ignorent et cherchent le berceau.

      L'intérêt réel est ailleurs : on y comprend ce qu'était une famille de petite noblesse corse au XVIIIᵉ siècle — ni riche, ni pauvre, vivant de charges et de terres, dans une ville de quatre mille habitants au bout d'une île pauvre. ⚠️ Le musée ferme le lundi et applique les gratuités des musées nationaux, dont le premier dimanche du mois.

      culture
      7 €
    • Palais Fesch, musée des beaux-arts, Ajaccio, Corse
      Palais Fesch, musée des beaux-arts La deuxième collection de peinture italienne de France après le Louvre, réunie par le cardinal Fesch, oncle de Napoléon et l'un des plus gros collectionneurs de son temps. Botticelli, Titien, Bellini — dans une ville de soixante-dix mille habitants.
      En savoir plus

      Joseph Fesch était le demi-oncle de Napoléon, cardinal, et l'un des plus gros collectionneurs de son temps : il a réuni jusqu'à seize mille tableaux, profitant des ventes consécutives aux campagnes d'Italie et à la dispersion des collections religieuses. Il en a légué une partie à sa ville natale, à condition qu'elle bâtisse un musée — ce qu'elle a fait.

      Le résultat est la deuxième collection de peinture italienne de France après le Louvre, dans une ville de soixante-dix mille habitants : Botticelli, Bellini, Titien, Véronèse, Poussin. C'est complètement disproportionné avec le lieu, et c'est ce qui rend la visite mémorable.

      La chapelle impériale, attenante, abrite les tombeaux de la famille Bonaparte — sauf Napoléon lui-même, aux Invalides. ⚠️ Elle se visite avec un billet distinct de celui du musée, ce qui surprend. Le musée ferme le mardi et applique des horaires réduits hors saison ; compter deux heures pour l'essentiel, davantage si l'on s'attarde sur les primitifs.

      culture
      10 €
    • Plage de Capo di Feno, Ajaccio, Corse
      Plage de Capo di Feno Deux anses de sable ouvertes sur l'ouest, à vingt minutes de la ville par une route étroite, et nettement plus sauvages que les plages urbaines. ⚠️ La houle y entre sans obstacle et la baignade n'est pas surveillée partout.
      En savoir plus

      Capo di Feno est un cap au nord de la pointe de la Parata, avec deux anses de sable séparées par des rochers, à une vingtaine de minutes d'Ajaccio par une route étroite et sinueuse. C'est la plage sauvage la plus proche de la ville — les plages urbaines, elles, sont juste devant le centre.

      L'orientation plein ouest expose ces anses à la houle qui arrive sans obstacle depuis le large, ce qui en fait le principal spot de surf de la région d'Ajaccio. Il y a peu d'aménagement : une ou deux paillotes en saison, et rien le reste de l'année.

      ⚠️ La baignade n'y est surveillée que sur une portion et une partie de l'année. Le ressac est franc et des courants de retour se forment entre les bancs de sable, particulièrement quand la houle monte. On nage entre les drapeaux quand ils existent, et l'on s'abstient quand la mer est formée. ⚠️ Le stationnement est limité et la route d'accès ne permet pas de faire demi-tour facilement.

      plage
      gratuit

    Jour 14

    • Îles Sanguinaires et pointe de la Parata, Ajaccio, Corse
      Îles Sanguinaires et pointe de la Parata Quatre îlots de porphyre rouge fermant le golfe, avec une tour génoise sur la pointe qui leur fait face. ⚠️ Le sentier de la Parata est le meilleur endroit de Corse pour un coucher de soleil, et le parking est plein une heure avant.
      En savoir plus

      Les Sanguinaires sont quatre îlots de porphyre rouge alignés à l'entrée du golfe, et l'origine de leur nom est discutée : la couleur de la roche au couchant, ou une déformation d'un mot désignant les îles sanguinaires au sens de rougeâtres. La plus grande porte un phare et une tour génoise.

      La pointe de la Parata leur fait face, avec sa propre tour génoise de 1608, et un sentier aménagé en fait le tour en une trentaine de minutes. Alphonse Daudet a passé quelques nuits au phare et en a tiré l'une des Lettres de mon moulin — ce qui a beaucoup fait pour la notoriété du lieu.

      ⚠️ C'est le meilleur coucher de soleil de Corse et tout le monde le sait : le parking est plein une heure avant, la route d'accès se bouche, et l'on marche depuis loin en été. Y venir en milieu d'après-midi pour marcher, ou prendre le bus depuis le centre d'Ajaccio, règle le problème. ⚠️ Les îles elles-mêmes se rejoignent en navette maritime, et les sorties s'annulent par vent d'ouest, fréquent.

      nature
      gratuit

    Jour 15

    • Marché d'Ajaccio, place Foch, Ajaccio, Corse
      Marché d'Ajaccio, place Foch Tous les matins sauf le lundi, sous les platanes face au port. Charcuterie, brocciu, canistrelli, huile d'olive et poissons du golfe — c'est le marché quotidien de la ville, et il ferme vers treize heures.
      En savoir plus

      Le marché se tient tous les matins sauf le lundi, sous les platanes de la place Foch, face au port et à quelques mètres de la maison Bonaparte. C'est un marché quotidien de ville, pas un marché hebdomadaire de village : les Ajacciens y font leurs courses, et il ferme vers le milieu de journée.

      On y trouve la production de la région d'Ajaccio et de l'intérieur — charcuterie, fromages de brebis, miels de maquis, huile d'olive, agrumes — ainsi que les poissons du golfe sur la partie basse. Les canistrelli, ces biscuits secs au vin blanc ou à l'anis, s'y achètent au poids plutôt qu'en paquet industriel.

      ⚠️ Une distinction utile : beaucoup d'étals vendent des produits transformés sur l'île à partir de matières premières importées, ce qui est légal et courant. Demander l'origine de la matière — le porc, le lait, les olives — plutôt que celle du produit fini est le seul moyen de trancher, et les vrais producteurs répondent volontiers. La place elle-même est bordée de cafés où l'on s'assied après.

      marché
      gratuit

    54 € hébergement · 42 € repas · 20 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel sur le cours Napoléon, 108 € la nuit.

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  12. Ajaccio → Bonifacio — Par Propriano et Sartène, N196, 2 h 30, 12 € par personne (24 € à partager).
  13. Bonifacio, Corse

    07. Bonifacio

    J16 → J18 · 3 nuits · 492 € par personne

    Une ville posée sur soixante mètres de calcaire blanc

    Une citadelle bâtie sur une falaise de calcaire blanc que la mer ronge par en dessous — certaines maisons de la ville haute surplombent le vide. C'est la seule roche calcaire de Corse, une île de granit, et cela se voit à des kilomètres. ⚠️ La ville basse et la ville haute sont séparées par une montée sérieuse. La Sardaigne est à douze kilomètres.

    En savoir plus sur Bonifacio

    Bonifacio est bâtie sur une falaise de calcaire blanc de soixante mètres, que la mer creuse par en dessous : certaines maisons de la ville haute surplombent le vide, et le Grain de Sable, ce bloc détaché au pied de la paroi, rappelle que l'ensemble s'effondre régulièrement. C'est la seule roche calcaire d'une île de granit, et elle se voit à des kilomètres — la ville paraît blanche quand tout le reste est rouge ou gris.

    ⚠️ La ville est en deux morceaux séparés par une montée sérieuse. La marine, au fond d'un goulet étroit qui sert de port naturel, et la citadelle au-dessus, qu'on rejoint par la montée Rastello ou par un ascenseur. Les ruelles de la ville haute sont médiévales, génoises, et l'on y capte encore des mots de ligure dans les noms de rue.

    La Sardaigne est à douze kilomètres et se voit à l'œil nu par temps clair, ce qui dit assez la position du lieu. Entre les deux, les îles Lavezzi : un chaos de granit arrondi posé dans une eau transparente, en réserve naturelle, sans construction ni ombre ni eau potable. ⚠️ La navette y va en une demi-heure et le retour longe les falaises en entrant dans les grottes marines, sans supplément — c'est ce trajet de retour, plus que l'île elle-même, que beaucoup retiennent.

    À table

    • Aubergines à la bonifacienne — farcies de leur chair, de fromage et de pain, puis frites et passées au four, le plat de la ville.
    • Pain des morts — la brioche aux noix et aux raisins secs cuite pour la Toussaint, disponible toute l'année dans les boulangeries de la haute ville.
    • Fugazzi — les biscuits secs au vin blanc et à l'anis, parfumés à l'eau-de-vie, sous la citadelle.
    • Poissons des Bouches — loup, denti et langouste du détroit, à la carte des restaurants du port.

    Jour 16

    • Ville haute et sentier des falaises, Bonifacio, Corse
      Ville haute et sentier des falaises Des ruelles étroites où l'on capte encore le génois dans les noms, et un sentier qui longe le bord de la falaise jusqu'au cimetière marin. ⚠️ Le Grain de Sable, ce bloc détaché sous la ville, rappelle que le calcaire s'effondre régulièrement.
      En savoir plus

      La ville haute est génoise et se lit comme telle : des ruelles étroites en calcaire, des maisons hautes serrées, des arcs-boutants jetés d'un immeuble à l'autre pour les contreventer et pour recueillir l'eau de pluie — la citadelle n'a jamais eu de source, et chaque maison avait sa citerne.

      Le calcaire est ce qui rend Bonifacio unique en Corse : c'est un lambeau de plateau sédimentaire posé sur une île de granit, blanc là où tout le reste est rouge ou gris. La mer le creuse par en dessous, et la falaise recule — le Grain de Sable, ce bloc détaché au pied de la paroi, s'est effondré au XIXᵉ siècle, et des maisons de la rue du Portone surplombent aujourd'hui le vide.

      Un sentier longe le bord de la falaise jusqu'au cimetière marin et se prolonge vers Pertusato. ⚠️ Il n'y a pas de garde-corps sur la plus grande partie du parcours et la roche s'effrite : on ne s'assied pas au bord, et l'on tient les enfants. Le vent y souffle fort presque tous les jours.

      marché
      gratuit
    • Escalier du Roi d'Aragon et bastion de l'Étendard, Bonifacio, Corse
      Escalier du Roi d'Aragon et bastion de l'Étendard Cent quatre-vingt-sept marches taillées dans la falaise à quarante-cinq degrés, descendant jusqu'à la mer. ⚠️ Le tarif est celui du pass deux monuments, moins cher que les billets séparés ; le bastion, dans la ville haute, garde ses souterrains.
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      L'escalier compte cent quatre-vingt-sept marches taillées à même la falaise, à une pente proche de quarante-cinq degrés, et descend jusqu'au niveau de la mer. La légende veut que les troupes d'Alphonse V d'Aragon l'aient creusé en une nuit pendant le siège de 1420 — ⚠️ c'est impossible et les historiens l'écartent : il servait à atteindre une source d'eau douce, et il est bien antérieur.

      Le bastion de l'Étendard, dans la ville haute, est l'ouvrage défensif principal de la citadelle, avec ses salles voûtées et ses souterrains creusés dans le calcaire. Les deux se visitent avec un billet commun, moins cher que les entrées séparées.

      ⚠️ La descente de l'escalier est raide, les marches sont hautes et irrégulières, et il n'y a pas de rampe continue : ce n'est adapté ni au vertige ni aux genoux fragiles, et la remontée est plus dure que la descente. Il ferme par vent fort et par mer formée, les embruns atteignant les marches basses. En bas, un passage mène à une plateforme au ras de l'eau.

      culture
      7 €
    • Sentier du phare de Pertusato, Bonifacio, Corse
      Sentier du phare de Pertusato Le point le plus méridional de la Corse, atteint en une heure de marche depuis la ville haute par un sentier en balcon au-dessus des falaises. ⚠️ Aucune ombre, aucun garde-corps, et la Sardaigne en face à douze kilomètres.
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      Le capo Pertusato est le point le plus méridional de la Corse, et le phare qui s'y trouve marque l'entrée des bouches de Bonifacio — un détroit de douze kilomètres séparant la Corse de la Sardaigne, réputé parmi les plus dangereux de Méditerranée pour ses courants et ses hauts-fonds.

      Le sentier part de la ville haute et longe la falaise en balcon sur environ une heure, avec la citadelle qui s'éloigne derrière et la Sardaigne en face. On croise l'escalier qui descend à la plage de Saint-Antoine, une crique de galets sous la paroi, et le phare au bout — encore en service, non visitable.

      ⚠️ Aucune ombre, aucun garde-corps, et un sol de calcaire poli qui glisse. Le vent d'ouest y est fréquent et fort, au point de rendre la marche inconfortable près du bord. Départ tôt ou en fin de journée, de l'eau, et l'on reste à distance de la lèvre — la falaise est en recul actif. Une piste carrossable permet d'approcher en voiture, mais elle est en mauvais état et se termine loin du phare.

      sport
      gratuit

    Jour 17

    • Îles Lavezzi en navette, grottes comprises, Bonifacio, Corse
      Îles Lavezzi en navette, grottes comprises Un chaos de granit rond posé dans une eau transparente, en réserve naturelle : ni construction, ni ombre, ni eau potable. ⚠️ Le retour longe les falaises et entre dans les grottes marines, sans supplément. Emporter de quoi manger et boire.
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      Les Lavezzi sont un chaos de blocs de granit arrondis, polis par l'érosion, posés dans une eau d'une transparence inhabituelle en Méditerranée. L'archipel est en réserve naturelle depuis 1982 : ni construction, ni commerce, ni eau potable, et le mouillage y est strictement réglementé.

      Deux cimetières marins s'y trouvent, liés au naufrage de la frégate La Sémillante en 1855 : le navire transportait des troupes vers la Crimée et s'est brisé sur les récifs dans une tempête, sans un survivant sur plus de sept cents hommes. C'est le naufrage le plus meurtrier de l'histoire de la marine française en Méditerranée, et il explique la réputation de ces bouches.

      ⚠️ Le retour longe les falaises de Bonifacio et entre dans les grottes marines — dont celle du Sdragonato, percée d'une ouverture en forme de Corse — sans supplément : c'est souvent ce trajet qu'on retient plus que l'île. ⚠️ Il n'y a aucune ombre sur les Lavezzi et rien à acheter : eau, déjeuner et protection solaire s'emportent.

      plage
      37 €

    Jour 18

    • Plage de la Rondinara, Bonifacio, Corse
      Plage de la Rondinara Une baie en forme de coquillage presque fermée, entre deux pointes, avec un fond de sable et une eau peu profonde très loin. ⚠️ On y accède par une piste de trois kilomètres, et le parking est payant en été.
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      La Rondinara est une baie presque parfaitement circulaire, fermée par deux pointes qui ne laissent qu'un goulet — d'où son nom, qui évoque un fer à cheval. Cette configuration protège complètement le plan d'eau : la mer y reste plate quand elle est formée à l'extérieur, et le fond de sable descend très progressivement.

      C'est ce qui en fait l'une des rares plages du sud vraiment adaptées aux jeunes enfants, alors que Palombaggia et Santa Giulia, plus ouvertes, reçoivent la houle. Des dunes et un maquis bas la bordent, sans construction en arrière-plan.

      ⚠️ On y accède par une piste de trois kilomètres depuis la route principale, en état correct mais poussiéreuse, et le stationnement est payant en été. La plage sature en août malgré cet éloignement : elle figure dans tous les classements, et l'accès unique crée un embouteillage en fin de journée. En juin et en septembre, elle est presque vide. Il n'y a qu'une buvette saisonnière — le reste s'emporte.

      plage
      gratuit
    • Vins de Figari et charcuterie du Sartenais, Bonifacio, Corse
      Vins de Figari et charcuterie du Sartenais L'appellation la plus méridionale de France, sur un plateau de granit balayé par le vent. Les domaines se visitent entre Figari et Pianottoli, et la dégustation y est offerte.
      En savoir plus

      Figari est l'appellation la plus méridionale de France métropolitaine, sur un plateau de granit balayé par le vent entre Bonifacio et Sartène. Les vignes y sont conduites bas pour résister aux rafales, et le sol pauvre donne des rendements faibles — ce qui est recherché.

      Les cépages sont corses : le sciaccarellu en rouge, léger et poivré, qu'on ne trouve pratiquement nulle part ailleurs ; le niellucciu, plus charpenté ; le vermentinu en blanc. La vigne est ici documentée depuis l'Antiquité — des amphores et des pressoirs romains ont été mis au jour dans la région.

      Le Sartenais, un peu plus au nord, est le pays de la charcuterie de montagne et des menhirs : Filitosa et les alignements de Cauria comptent parmi les principaux ensembles mégalithiques de Méditerranée. ⚠️ Les domaines se visitent sans rendez-vous pour la plupart et la dégustation est offerte, mais beaucoup ferment entre midi et quinze heures et le dimanche.

      marché
      gratuit

    70 € hébergement · 46 € repas · 24 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans la marine, 140 € la nuit.

    Voir les hébergements à Bonifaciolien affilié

  14. Bonifacio → Porto-Vecchio et Bavella — N198, le long du golfe de Sant'Amanza, 30 min, 4 € par personne (8 € à partager).
  15. Porto-Vecchio et Bavella, Corse

    08. Porto-Vecchio et Bavella

    J19 → J21 · 3 nuits · 441 € par personne

    Les plages du sud, et la montagne à trois quarts d'heure

    L'étape balnéaire du parcours : Palombaggia et Santa Giulia sont les plages les plus connues de Corse, et elles sont à quinze minutes de la ville. Mais l'intérêt de l'étape est ailleurs — les aiguilles de Bavella, à trois quarts d'heure de route, mettent la haute montagne à portée d'une journée depuis la mer. ⚠️ La ville elle-même est saturée en août.

    En savoir plus sur Porto-Vecchio et Bavella

    Porto-Vecchio porte les deux plages les plus connues de Corse — Palombaggia et Santa Giulia — et c'est ce qui remplit la ville en août au point de la rendre difficile. Le sable y est clair, les pins parasols descendent jusqu'au bord et des rochers de granit rouge affleurent dans l'eau : la composition est belle, et elle est photographiée depuis cinquante ans.

    ⚠️ Le corollaire est mécanique. Les parkings sont payants et saturés dès dix heures en été, la route qui dessert les plages est unique et se bouche, et le lagon de Santa Giulia est peu profond très loin, donc très chaud et très fréquenté. Y aller tôt ou en fin d'après-midi change complètement la journée. En mai, juin et septembre, ces mêmes plages sont presque vides.

    Mais l'intérêt de l'étape est ailleurs, et c'est ce qui la sauve d'être une simple étape balnéaire : les aiguilles de Bavella sont à trois quarts d'heure de route. Sept tours de granit rouge à plus de mille sept cents mètres, au-dessus d'une pinède, avec une arche naturelle percée dans une paroi — le trou de la Bombe. On peut donc se baigner le matin et marcher en haute montagne l'après-midi, ce qu'aucune autre étape de l'île ne permet aussi facilement.

    À table

    • Miel de Corse AOP — le miel de maquis et de châtaigneraie des ruchers de l'Alta Rocca, six variétés selon la saison.
    • Charcuterie de l'Alta Rocca — le figatellu et la coppa des porcs élevés en liberté à Zonza et Levie, dans les villages de la route de Bavella.
    • Fromage de Bavella — les tommes de brebis des bergeries d'estive, vendues au col l'été.
    • Vins de Porto-Vecchio et de Figari — les rouges de Sciaccarellu et Nielluciu des coteaux du sud, les plus chauds de l'île.

    Jour 19

    • Plage de Palombaggia, Porto-Vecchio et Bavella, Corse
      Plage de Palombaggia Du sable clair, des pins parasols penchés jusqu'au bord et des rochers de granit rouge dans l'eau. ⚠️ C'est la plage la plus fréquentée de Corse : parking payant en été et saturé dès dix heures. Y aller tôt ou en fin de journée.
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      Palombaggia est la plage la plus photographiée de Corse, et sa composition tient à trois éléments : un sable clair issu de granit décomposé, des pins parasols qui descendent en se penchant jusqu'au bord, et des blocs de granit rouge affleurant dans l'eau. Elle s'étire sur environ un kilomètre et demi en trois anses successives.

      Les pins ne sont pas naturels à cet emplacement : ils ont été plantés au XXᵉ siècle pour fixer le sable, comme sur une bonne partie du littoral corse. Ils fournissent l'ombre que les plages du nord n'ont pas, et c'est une raison concrète de venir ici plutôt qu'ailleurs.

      ⚠️ C'est aussi ce qui la rend impraticable en août. Le parking est payant et plein dès le milieu de matinée, la route d'accès est unique et se bouche, et l'on pose sa serviette là où il reste de la place. Avant neuf heures ou après dix-sept, elle redevient ce qu'elle est. En mai, juin et septembre, elle est presque vide et l'eau est déjà ou encore chaude.

      plage
      gratuit
    • Vieille ville de Porto-Vecchio et son marché, Porto-Vecchio et Bavella, Corse
      Vieille ville de Porto-Vecchio et son marché Une citadelle génoise sur une colline au-dessus du golfe, avec des ruelles piétonnes et une porte génoise qui donne sur la mer. Le marché se tient le dimanche matin, et c'est le meilleur moment pour y être.
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      Porto-Vecchio a été fondée par Gênes en 1539 sur un site délibérément choisi pour son port naturel, et abandonnée presque aussitôt : le marais qui borde le golfe rendait la malaria endémique, et la ville n'a été réellement peuplée qu'après l'assainissement du XXᵉ siècle. Les remparts et la porte génoise datent de cette première tentative.

      Le sel a fait sa richesse : les salines du golfe ont été exploitées jusque dans les années 1970 et l'on en voit encore les bassins au bord de la route. La ville haute, autour de l'église et de la place de la République, se parcourt en une heure entre les ruelles piétonnes.

      ⚠️ Le marché se tient le dimanche matin, et c'est le meilleur moment pour y être : le reste de la semaine, la vieille ville est surtout commerçante et touristique. On y trouve la charcuterie de l'Alta Rocca, les fromages de l'intérieur et les vins de l'appellation Porto-Vecchio. ⚠️ Le stationnement en ville haute est difficile ; les parkings du port avec navette sont la solution en été.

      marché
      gratuit

    Jour 20

    • Aiguilles de Bavella et le trou de la Bombe, Porto-Vecchio et Bavella, Corse
      Aiguilles de Bavella et le trou de la Bombe Sept aiguilles de granit rouge à plus de mille sept cents mètres, au-dessus d'une pinède. Le trou de la Bombe est une arche naturelle de huit mètres percée dans une paroi. ⚠️ Deux heures et demie aller-retour, sur un sentier caillouteux.
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      Les aiguilles de Bavella sont sept tours de granit rouge dressées au-dessus de mille sept cents mètres, dans un massif que le GR20 traverse. Le col qui y mène est accessible en voiture depuis Porto-Vecchio en trois quarts d'heure, ce qui met la haute montagne à portée d'une journée depuis la mer — configuration rare.

      Le trou de la Bombe, ou U Cumpuleddu, est une ouverture circulaire d'environ huit mètres percée dans une paroi, formée par l'érosion différentielle du granit. Le sentier qui y mène part du col, monte régulièrement dans une pinède de laricios puis sur de la dalle, et demande deux heures et demie aller-retour.

      ⚠️ Le terrain est caillouteux et la dernière portion se fait sur du granit lisse, glissant mouillé. La météo change vite à cette altitude et les orages d'après-midi sont fréquents en été : on part le matin. ⚠️ Le balisage est celui de la montagne corse, discret et parfois effacé — on suit les marques, on ne coupe pas, et l'on redescend si le brouillard tombe.

      sport
      gratuit
    • Cascades de Piscia di Gallo, Porto-Vecchio et Bavella, Corse
      Cascades de Piscia di Gallo Une chute de soixante mètres qui tombe dans une faille de granit, au bout d'une heure de marche depuis la route de Bavella. ⚠️ Le débit dépend entièrement des pluies : elle peut se réduire à un filet en août.
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      La chute tombe d'une soixantaine de mètres dans une faille de granit, au bout d'une heure de marche depuis la route de Bavella. Son nom, en corse, se traduit littéralement par pisse de coq — ce qui décrit assez bien le filet qu'elle devient quand le débit baisse.

      Le sentier traverse un chaos de blocs granitiques et une pinède, avec un dernier passage en descente sur de la dalle inclinée pour atteindre le belvédère. Le lac de l'Ospedale, juste à côté, est un barrage qui alimente Porto-Vecchio en eau potable — c'est lui qui explique en partie la variabilité du débit.

      ⚠️ Le débit dépend entièrement des pluies récentes : spectaculaire au printemps et après un orage, il peut se réduire à presque rien en août, et beaucoup de visiteurs font la marche pour ne trouver qu'un suintement. Se renseigner localement avant de partir. ⚠️ La dalle finale est très glissante mouillée et l'on ne descend pas au pied de la chute, où des accidents ont eu lieu.

      nature
      gratuit

    Jour 21

    • Poisson du golfe et vins de Porto-Vecchio, Porto-Vecchio et Bavella, Corse
      Poisson du golfe et vins de Porto-Vecchio Le golfe fournit oursins en hiver, denti et pageots le reste de l'année. Les domaines de l'arrière-pays produisent des blancs de vermentinu qui vont avec, et se visitent entre Porto-Vecchio et Lecci.
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      Le golfe de Porto-Vecchio est fermé et peu profond, ce qui lui donne une pêche différente de celle du large : oursins en hiver — la saison est réglementée et courte — daurades, pageots, denti. Les oursinades de janvier et février sont une tradition locale, et l'on en fait des fêtes de village sur toute cette côte.

      L'appellation Porto-Vecchio produit surtout des blancs de vermentinu, sur des sols de granit désagrégé, et quelques rouges de sciaccarellu et de niellucciu. Les domaines se répartissent entre la ville et Lecci et se visitent sans rendez-vous.

      ⚠️ Le poisson se choisit sur la glace et se paie au poids, comme partout sur la côte : demander le prix au kilo avant de désigner sa pièce évite l'écart à l'addition. ⚠️ Une partie des restaurants du port ferme de novembre à mars, la ville vivant très majoritairement de la saison — c'est le cas de presque tout le sud de l'île.

      marché
      gratuit

    68 € hébergement · 46 € repas · 22 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel à mi-chemin des plages, 135 € la nuit.

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Le budget de ces 21 jours

3 058 € par personne pour 21 jours, soit 146 € / jour. À deux, 6 116 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement1 222 €40 %
Repas914 €30 %
Transport sur place114 €4 %
Location de voiture — 21 jours578 €19 %
Carburant et billets61 €2 %
Activités171 €6 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

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  • La carte du parcours, avec ses 8 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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