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Espagne du Nord en 14 jours : l'itinéraire jour par jour

1 708 € par personne sur place pour 14 jours, soit 122 € / jour — en 7 étapes, de Saint-Sébastien à Saint-Jacques-de-Compostelle. En passant par Bilbao, Santander, Santillana del Mar et Comillas, Picos de Europa, Oviedo et Gijón, puis Cudillero et la côte asturienne.

Autres durées : 5 jours · 10 jours · toutes les étapes de Espagne du Nord

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Bilbao (BIO), retour depuis Saint-Jacques-de-Compostelle — Rosalía de Castro (SCQ) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Saint-Sébastien, Espagne du Nord

    01. Saint-Sébastien

    J1 → J2 · 2 nuits · 282 € par personne

    Une baie en coquillage et la capitale des pintxos

    Une ville balnéaire de la Belle Époque refermée sur la baie de La Concha, entre deux collines, avec une vieille ville où l'on dîne de pintxos en passant d'un comptoir à l'autre. Tout se fait à pied. ⚠️ C'est l'étape la plus chère du parcours : en juillet et en août, réserver l'hébergement tôt.

    En savoir plus sur Saint-Sébastien

    Saint-Sébastien, Donostia en basque, s'est construite autour d'une baie presque fermée, La Concha, gardée par deux collines, Urgull et Igueldo, avec l'île de Santa Clara posée au milieu. Au XIXᵉ siècle, la reine Marie-Christine en a fait sa résidence d'été, et la ville a gardé de cette époque ses promenades à balustrade blanche, ses villas et un hôtel de ville installé dans l'ancien casino.

    La vieille ville a été presque entièrement reconstruite après l'incendie de 1813, quand les troupes anglo-portugaises l'ont reprise aux Français. C'est là que se serrent les bars à pintxos : de petites bouchées posées sur le comptoir ou préparées à la commande, avec un verre de txakoli, avant de passer au bar suivant. Au bout de la plage d'Ondarreta, les sculptures d'acier d'Eduardo Chillida, enfant de la ville, s'accrochent aux rochers face aux vagues.

    ⚠️ Tout se fait à pied, et la voiture y est un handicap : le stationnement est rare et payant partout. En septembre, un festival international de cinéma remplit les hôtels. C'est l'étape la plus chère du parcours, et celle où l'on mange le mieux.

    À table

    • Gilda — l'olive, l'anchois et le piment vert enfilés sur une pique, tenue pour le premier pintxo de la ville et baptisée d'après le film avec Rita Hayworth.
    • Txakoli — le vin blanc vif et légèrement perlant de Getaria, versé de haut dans un verre large pour l'aérer.
    • Tarta de queso de La Viña — le gâteau au fromage brûlé dessus et coulant à cœur, né dans ce bar de la vieille ville ; ici, l'adresse fait partie du plat.
    • Txuleta — la côte de bœuf de vieille vache grillée à la braise, servie saignante, à partager.
    • Bacalao al pil-pil — la morue confite à l'huile d'olive et à l'ail, qu'on remue jusqu'à ce que sa gélatine lie la sauce.

    Jour 1

    • Pintxos de comptoir en comptoir dans la vieille ville, Saint-Sébastien, Espagne du Nord
      Pintxos de comptoir en comptoir dans la vieille ville Les bars de la vieille ville alignent leurs pintxos sur le comptoir, et beaucoup en préparent un ou deux à la commande, qui font leur réputation. On en prend un ou deux par bar avec un verre, puis on change. ⚠️ On paie en partant, en disant ce qu'on a pris.
      En savoir plus

      La vieille ville porte encore la date de sa destruction : la rue du 31-Août rappelle l'incendie de 1813, et c'est la seule à en avoir en partie réchappé. Au centre, la place de la Constitution garde ses balcons numérotés : elle a servi d'arène aux courses de taureaux, et l'on louait alors les balcons comme des loges.

      Le pintxo tire son nom de la pique qui tenait la bouchée sur son pain. Le comptoir montre les froids ; les chauds, les pintxos de cuisine, s'annoncent sur une ardoise et se préparent à la commande, et ce sont souvent eux qui font la réputation d'un bar. La ville a vu naître dans les années 1970 la nouvelle cuisine basque, et les meilleurs comptoirs en ont gardé le goût de l'invention. On accompagne d'un txikito, un petit verre de vin, ou d'un zurito, une petite bière : la tournée de bar en bar s'appelle le txikiteo.

      ⚠️ L'heure compte autant que l'adresse : les bars se remplissent avant le déjeuner et surtout le soir, et les comptoirs se dégarnissent à mesure que la soirée avance. Repère l'ardoise en entrant, fais-toi voir du serveur, et ne t'attarde pas : on change de bar avant d'avoir faim.

      marché
      gratuit
    • Plages de La Concha et d'Ondarreta, Saint-Sébastien, Espagne du Nord
      Plages de La Concha et d'Ondarreta Un arc de sable fin au fond d'une baie presque fermée, abrité de la houle par l'île de Santa Clara, et bordé d'une promenade à balustrade blanche. ⚠️ À marée haute, la plage rétrécit beaucoup : l'horaire des marées décide de la place.
      En savoir plus

      Les deux plages ne forment qu'un seul croissant, coupé par le petit promontoire où se dresse le palais de Miramar. La Concha, la plus longue, s'étire devant la ville ; Ondarreta, plus tranquille, continue jusqu'au pied d'Igueldo. Au-dessus du sable, la balustrade blanche de la promenade est devenue l'emblème de la ville : on retrouve son dessin sur les affiches et les souvenirs.

      Le palais de Miramar a été construit à la fin du XIXᵉ siècle pour la reine Marie-Christine, dans le style d'un manoir anglais ; ses jardins, ouverts au public, dominent les deux plages. Sur La Concha, La Perla, l'ancien établissement de bains de la Belle Époque, accueille aujourd'hui un centre de thalassothérapie. En été, des bateaux partent du port pour l'île de Santa Clara, qui a sa petite plage et son phare.

      ⚠️ L'eau du Cantabrique reste fraîche, même en août. La baie, abritée, convient aux enfants et aux nageurs ; pour les vagues, c'est Zurriola, de l'autre côté de l'Urumea, dans le quartier de Gros, la plage des surfeurs.

      plage
      gratuit

    Jour 2

    • Mont Urgull et le château de la Mota, Saint-Sébastien, Espagne du Nord
      Mont Urgull et le château de la Mota La colline boisée qui ferme la baie à l'est, au-dessus de la vieille ville : des sentiers montent entre d'anciennes batteries jusqu'au château de la Mota et à la grande statue du Christ qui le couronne, face à l'Atlantique.
      En savoir plus

      Du haut de la colline, la vue est l'inverse de celle d'Igueldo : la baie depuis l'est, avec Santa Clara et Igueldo en face, et de l'autre côté l'embouchure de l'Urumea et la plage de Zurriola. La statue du Christ qui couronne le château se voit de toute la baie, et le château lui-même a gardé ses murailles tournées vers la mer.

      Urgull a été une forteresse avant d'être un parc. En 1813, quand les troupes anglo-portugaises ont pris la ville aux Français, la garnison s'est repliée au château et y a tenu encore quelques jours. Sur la pente, le cimetière des Anglais garde les tombes de soldats britanniques tombés ici, pendant ce siège et pendant les guerres carlistes du XIXᵉ siècle.

      ⚠️ Les chemins sont ombragés et bien plus calmes que la vieille ville, pourtant à deux pas. Au pied de la colline, le Paseo Nuevo en fait le tour au ras de l'eau, du port à l'embouchure de l'Urumea ; par gros temps, les vagues passent par-dessus le parapet, et la promenade est alors fermée. Le port de pêche et l'aquarium sont au départ, côté baie.

      nature
      gratuit
    • Le Peigne du Vent d'Eduardo Chillida, Saint-Sébastien, Espagne du Nord
      Le Peigne du Vent d'Eduardo Chillida Trois sculptures d'acier rouillé scellées dans les rochers au bout de la plage d'Ondarreta, au pied d'Igueldo, œuvre d'Eduardo Chillida. Par mer forte, les vagues jaillissent par des trous percés dans le dallage de la place.
      En savoir plus

      L'œuvre a été installée en 1977, sur une place dessinée par l'architecte Luis Peña Ganchegui : un dallage de granit en gradins qui descend vers les rochers, et sous lequel la mer s'engouffre dans des conduits. Quand la houle arrive, l'air et l'eau jaillissent par les trous du sol avec un souffle qu'on entend avant de le voir. Les trois peignes d'acier tendent leurs dents vers le large, là où la baie s'arrête et où commence l'océan.

      Eduardo Chillida, né à Saint-Sébastien, a d'abord été gardien de but de la Real Sociedad, le club de la ville, avant qu'une blessure au genou n'arrête sa carrière et ne le tourne vers l'architecture, puis vers la sculpture. À l'autre extrémité de la baie, au bout du Paseo Nuevo, répond une œuvre de son contemporain Jorge Oteiza, la Construction vide : les deux grands sculpteurs basques se font face d'un bout à l'autre de la ville.

      ⚠️ Viens par mer agitée et à marée haute : par temps calme, il ne se passe presque rien. Reste en retrait quand les vagues trempent le haut de la place. Pour voir davantage de Chillida, son musée en plein air, Chillida Leku, est à Hernani, à quelques kilomètres.

      culture
      gratuit

    75 € hébergement · 42 € repas · 6 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le quartier de Gros, 150 € la nuit.

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  2. Saint-Sébastien → Bilbao — Car ALSA Saint-Sébastien ↔ Bilbao, 1 h 10 à 1 h 30, 1 h 15, 8 € par personne.
  3. Bilbao, Espagne du Nord

    02. Bilbao

    J3 → J4 · 2 nuits · 253 € par personne

    Le titane de Gehry au bord d'une ria ouvrière

    L'ancienne ville des hauts-fourneaux et des chantiers navals, transformée depuis l'ouverture du Guggenheim en 1997. Un métro relie le centre à la côte, et la vieille ville se fait à pied. ⚠️ Le Guggenheim ferme le lundi, sauf l'été ; l'îlot de Gaztelugatxe se réserve les jours d'affluence.

    En savoir plus sur Bilbao

    Bilbao a été pendant un siècle une ville de fer et d'acier : les mines de Biscaye, les hauts-fourneaux et les chantiers navals alignés le long de la ria du Nervión, l'estuaire qui la traverse jusqu'à la mer. La crise industrielle des années 1980 l'a laissée exsangue, et la ville a choisi de se reconstruire par l'architecture : un métro dessiné par Norman Foster, une passerelle de Calatrava, et surtout le musée Guggenheim de Frank Gehry, ouvert en 1997 sur d'anciens terrains portuaires au bord de l'eau.

    Le Casco Viejo, la vieille ville, tient dans un coude de la ria : les Siete Calles, sept rues parallèles d'origine médiévale, la place Nueva à arcades et ses bars à pintxos, et le marché de la Ribera au bord de l'eau. En aval, l'estuaire mène au pont de Biscaye, le premier pont transbordeur du monde, achevé en 1893 et toujours en service entre Portugalete et Getxo.

    ⚠️ Bilbao se parcourt à pied et en métro ; la voiture ne sert qu'à sortir de la ville, vers la côte de Biscaye et l'îlot de San Juan de Gaztelugatxe. L'aéroport est à une vingtaine de minutes du centre : c'est la porte d'entrée naturelle du parcours.

    À table

    • Bacalao a la vizcaína — la morue dessalée nappée d'une sauce de piments choriceros séchés et d'oignon, le plat de Biscaye.
    • Marmitako — le ragoût de thon et de pommes de terre des pêcheurs de la côte, surtout l'été, saison du bonite.
    • Pastel de arroz — malgré son nom, une tartelette de pâte sablée garnie d'une crème cuite, la pâtisserie de Bilbao.
    • Talo con chistorra — la galette de maïs roulée autour d'une saucisse fine grillée, servie dans les fêtes et sur les marchés.

    Jour 3

    • San Juan de Gaztelugatxe, Bilbao, Espagne du Nord
      San Juan de Gaztelugatxe Un îlot rocheux relié à la côte par un pont de pierre, avec à son sommet un ermitage qu'on atteint par 241 marches en zigzag ; la tradition veut qu'on y fasse sonner la cloche trois fois. ⚠️ L'accès est gratuit, mais une réservation, gratuite elle aussi, est obligatoire les jours d'affluence. À trois quarts d'heure de Bilbao en voiture.
      En savoir plus

      Au sommet, l'ermitage dédié à saint Jean-Baptiste est une chapelle simple, battue par les vents et tournée vers le large ; le spectacle est surtout dans le chemin qui y mène, ce ruban de marches posé sur l'arête du rocher, avec la mer qui bat de chaque côté. Les amateurs de séries le reconnaîtront : l'îlot a servi de décor à Peyredragon dans Game of Thrones, et sa fréquentation a explosé depuis.

      La tradition veut que saint Jean soit venu de Bermeo en quelques enjambées, et qu'il ait laissé l'empreinte de son pied sur une marche de l'escalier. On fait sonner la cloche en formulant un vœu. À la Saint-Jean, les habitants des environs y montent en pèlerinage.

      ⚠️ Le plus dur n'est pas l'escalier mais le retour : depuis la route, le chemin descend longuement jusqu'au pont, et il faut tout remonter, souvent en plein soleil. Prends de l'eau et des chaussures qui accrochent, car la pierre glisse par temps humide. Bermeo, port de pêche voisin, est la halte naturelle pour déjeuner.

      nature
      gratuit
    • Musée Guggenheim, Bilbao, Espagne du Nord
      Musée Guggenheim Le musée de Frank Gehry, tout en courbes de titane au bord de la ria, avec dans sa plus grande salle les immenses spirales d'acier de Richard Serra. Le billet comprend l'audioguide. ⚠️ Fermé le lundi hors été ; gratuit pour les moins de 18 ans.
      En savoir plus

      Le bâtiment n'a pas de façade principale : il se découvre en tournant autour, et change à chaque pas. Côté ville, un large escalier descend vers l'entrée ; côté ria, il se glisse sous le pont de la Salve et l'enjambe d'une tour. À l'intérieur, l'atrium monte sur toute la hauteur du musée, traversé de passerelles et d'ascenseurs vitrés. Le titane, posé en écailles très fines, vire à l'argent par temps gris et se dore au soleil couchant.

      Pour calculer ces courbes, Gehry a utilisé un logiciel conçu pour l'aéronautique, et le succès du musée a donné son nom à l'effet Bilbao : l'idée qu'un seul bâtiment spectaculaire peut relancer une ville entière. Dans la galerie la plus vaste, longue comme un hangar, l'installation de Richard Serra s'intitule La Matière du temps : on marche entre ses parois d'acier inclinées, et c'est en les parcourant qu'on la comprend.

      ⚠️ L'essentiel des salles est consacré à des expositions temporaires : regarde ce qui est à l'affiche avant de venir. Fais aussi le tour extérieur, puis traverse la ria par la passerelle de l'université : c'est depuis l'autre rive qu'on voit le mieux l'ensemble.

      culture
      18 €

    Jour 4

    • Les berges de la ria, de Puppy à Maman, Bilbao, Espagne du Nord
      Les berges de la ria, de Puppy à Maman La promenade le long de la ria passe devant les sculptures en plein air du musée : Puppy, le chien de Jeff Koons couvert de fleurs, et Maman, l'araignée géante de Louise Bourgeois, posée au bord de l'eau. Elle continue jusqu'à la passerelle blanche de Calatrava.
      En savoir plus

      Puppy garde l'entrée du musée côté ville : une charpente d'acier couverte de dizaines de milliers de plantes à fleurs, arrosées de l'intérieur et replantées au printemps et à l'automne. Maman, côté ria, porte sous son abdomen un sac d'œufs de marbre : Louise Bourgeois a dédié ces araignées à sa mère, restauratrice de tapisseries, qui tissait et réparait comme elles.

      Quelques jours avant l'inauguration, en 1997, un policier basque, José María Aguirre, a été tué près de Puppy par un commando de l'ETA déguisé en jardiniers, qui voulait dissimuler des explosifs dans des jardinières. En aval, la promenade mène au palais Euskalduna, bâti à l'emplacement des anciens chantiers navals, et à la grue Carola, conservée comme un monument ; la tradition veut que son nom vienne d'une jeune femme que les ouvriers regardaient passer.

      ⚠️ Vers l'amont, la passerelle de Calatrava, la Zubizuri, « le pont blanc » en basque, a un tablier de dalles de verre qui glissait tant sous la pluie qu'un revêtement antidérapant a dû y être posé. Garde la promenade pour la fin de journée, quand la lumière rasante allume le titane du musée.

      culture
      gratuit
    • Casco Viejo et les Siete Calles, Bilbao, Espagne du Nord
      Casco Viejo et les Siete Calles Les sept rues parallèles du noyau médiéval, la cathédrale Santiago et la place Nueva, fermée par des arcades et bordée de bars à pintxos.
      En savoir plus

      Bilbao est née ici, en 1300, quand le seigneur de Biscaye, Diego López de Haro, a accordé sa charte à un bourg de marchands blotti dans un coude de la ria. Les Siete Calles en sont le noyau, et certains de leurs noms, comme Tendería ou Carnicería Vieja, disent encore les métiers d'autrefois. La cathédrale Santiago rappelle que la ville est une étape du chemin du Nord vers Compostelle : on y croise des pèlerins, la coquille accrochée au sac.

      La place Nueva, fermée sur ses quatre côtés par des arcades néoclassiques, a été achevée au XIXᵉ siècle. Au bord de l'eau, le théâtre Arriaga porte le nom de Juan Crisóstomo Arriaga, enfant de Bilbao surnommé le Mozart espagnol, mort à Paris avant ses vingt ans. En août 1983, en pleine semaine des fêtes, des pluies torrentielles ont fait déborder la ria, et la vieille ville s'est retrouvée sous les eaux.

      ⚠️ Le quartier est piéton, et la station de métro Casco Viejo débouche en plein cœur. Beaucoup de boutiques ferment à l'heure du déjeuner : le matin et la fin d'après-midi sont les moments vivants, et le soir appartient aux bars de la place Nueva.

      marché
      gratuit

    55 € hébergement · 38 € repas · 8 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près de la Gran Vía, 110 € la nuit.

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  4. Bilbao → Santander, Santillana del Mar et Comillas — Par l'autoroute A-8, 100 km, 1 h 15, 8 € par personne (15 € à partager).
  5. Santander, Santillana del Mar et Comillas, Espagne du Nord

    03. Santander, Santillana del Mar et Comillas

    J5 → J6 · 2 nuits · 237 € par personne

    Une baie royale, des bisons préhistoriques et un caprice de Gaudí

    La capitale de la Cantabrie, sur sa baie, sert de base pour la côte : Santillana del Mar et le musée d'Altamira à une demi-heure, Comillas et le Capricho de Gaudí un peu plus loin. ⚠️ La voiture est presque indispensable pour enchaîner Altamira, Comillas et Cabárceno.

    En savoir plus sur Santander, Santillana del Mar et Comillas

    Santander est une ville de bord de mer plus qu'une ville monumentale : un grand incendie a détruit une bonne partie de son centre en 1941, et elle s'est reconstruite le long de sa baie. Ce qui la distingue est à l'est, sur la presqu'île de la Magdalena, où la ville a offert au roi Alphonse XIII un palais d'été, et sur les plages du Sardinero, où la cour venait prendre les bains de mer. Au bord de la baie, le centre Botín de Renzo Piano expose l'art contemporain.

    À une demi-heure à l'ouest, Santillana del Mar est un village de pierre, de blasons et de balcons de bois, resté presque intact autour de sa collégiale romane. Tout près se trouve la grotte d'Altamira : ses bisons peints, découverts en 1879, ont d'abord été tenus pour un faux avant d'être reconnus comme une œuvre préhistorique. La grotte est fermée au public pour la protéger ; le musée voisin en présente une reproduction fidèle. Plus loin, Comillas doit ses palais modernistes au premier marquis de Comillas, qui y fit venir des architectes catalans, et une villa couverte de céramiques aux tournesols au jeune Gaudí.

    ⚠️ C'est l'étape où la voiture devient utile : Altamira, Comillas et le parc de Cabárceno partent dans des directions différentes. L'aéroport est à quelques kilomètres du centre.

    À table

    • Anchois de Santoña — les anchois du Cantabrique salés puis filetés à la main dans les conserveries de Santoña, servis sur du pain avec un filet d'huile.
    • Rabas — les lamelles de calmar frites, la tapa des bars du port de Santander.
    • Cocido montañés — le pot-au-feu de la montagne cantabre : haricots blancs, chou, chorizo et boudin.
    • Sobaos pasiegos — les petits gâteaux moelleux au beurre de la vallée du Pas, vendus dans toute la région.
    • Quesada pasiega — le gâteau de fromage frais caillé, parfumé au citron, cousin du sobao.

    Jour 5

    • Santillana del Mar, le village de pierre, Santander, Santillana del Mar et Comillas, Espagne du Nord
      Santillana del Mar, le village de pierre Des rues pavées bordées de maisons nobles à blasons et à balcons de bois, autour d'une collégiale romane. On dit du village qu'il n'est ni saint, ni plat, ni au bord de la mer, malgré son nom. ⚠️ Venir tôt le matin ou en fin de journée, quand les cars sont repartis.
      En savoir plus

      Le nom du village vient de sainte Julienne, Santa Juliana, dont les reliques sont gardées dans la collégiale. L'église romane, au bout de la rue principale, a un cloître dont les chapiteaux sculptés mêlent scènes bibliques, animaux et entrelacs. Autour, les maisons de pierre ocre portent les blasons des familles d'hidalgos, nombreuses en Cantabrie, et les balcons de bois débordent de fleurs en été.

      Les lecteurs français connaissent le village sans le savoir : Lesage a donné son nom au héros de son roman picaresque, Gil Blas de Santillane. Sur la grand-place, deux tours médiévales, celle du Merino et celle de Don Borja, rappellent que le bourg a été un centre de pouvoir bien avant d'être un décor. Dans les ruelles, on sert encore le verre de lait accompagné d'un bizcocho, une génoise, la collation traditionnelle du village.

      ⚠️ La voiture reste aux parkings à l'entrée. Les pavés sont irréguliers et glissants par temps de pluie : des chaussures plates s'imposent. Dormir sur place permet de voir les rues vides, le soir et au petit matin.

      marché
      gratuit
    • Musée d'Altamira et la Néocueva, Santander, Santillana del Mar et Comillas, Espagne du Nord
      Musée d'Altamira et la Néocueva Une reproduction fidèle de la grotte d'Altamira, la Néocueva, avec son plafond de bisons peints, et un musée sur les chasseurs du Paléolithique de la côte cantabrique. La grotte originale, toute proche, reste fermée pour la protéger. ⚠️ Fermé le lundi ; gratuit le samedi après-midi et le dimanche.
      En savoir plus

      Le plafond reproduit dans la Néocueva est celui qu'on surnomme parfois la chapelle Sixtine de l'art préhistorique : des bisons, une grande biche, un cheval, peints en rouge et en noir. Les artistes du Magdalénien, à la fin de la dernière glaciation, ont utilisé les bosses naturelles de la roche pour donner du volume aux corps : sous une lumière rasante, les bêtes semblent bouger.

      La grotte a été découverte par Marcelino Sanz de Sautuola, un érudit de la région, et la tradition veut que ce soit sa fille María qui ait levé les yeux vers le plafond. Quand il publia sa découverte, la plupart des spécialistes crurent à une supercherie : des peintures aussi abouties semblaient impossibles. Il mourut sans avoir été réhabilité, et il fallut d'autres découvertes en France pour qu'Émile Cartailhac reconnaisse publiquement son erreur, au début du XXᵉ siècle. Plus tard, l'afflux de visiteurs a menacé les peintures, d'où la fermeture de la grotte.

      ⚠️ Les places sont limitées : réserve en ligne. Pour voir de vraies peintures paléolithiques, la grotte d'El Castillo, à Puente Viesgo, se visite avec un guide.

      culture
      3 €
    • Plages du Sardinero, Santander, Santillana del Mar et Comillas, Espagne du Nord
      Plages du Sardinero Deux grandes plages de sable au nord de la ville, bordées de villas et du Grand Casino, là où la cour venait prendre les bains de mer au début du XXᵉ siècle.
      En savoir plus

      On les appelle la Première et la Seconde plage du Sardinero, séparées par les jardins de Piquío, posés sur un petit promontoire. Derrière le sable, le Grand Casino et les villas du début du XXᵉ siècle rappellent l'époque où la famille royale passait l'été à la Magdalena et où la bonne société la suivait ; sur la colline, l'Hôtel Real a été construit pour loger ces visiteurs.

      Ici, la côte est ouverte : les vagues sont plus fortes que dans la baie, et des écoles de surf travaillent sur la Seconde plage. Au sud, vers la Magdalena, la petite plage du Camello doit son nom à un rocher en forme de chameau. Au nord, au-delà de Mataleñas, un sentier suit les falaises jusqu'au phare du cap Mayor.

      ⚠️ Le Cantabrique est froid et ses courants sont traîtres : baigne-toi face aux postes de secours, entre les drapeaux. À marée basse, le sable découvre une longue grève qu'on peut suivre à pied d'une plage à l'autre ; à marée haute, il en reste peu. Des bus réguliers relient le centre de Santander au Sardinero.

      plage
      gratuit

    Jour 6

    • El Capricho de Gaudí, Santander, Santillana del Mar et Comillas, Espagne du Nord
      El Capricho de Gaudí Une villa d'été de jeunesse de Gaudí, couverte de briques et de carreaux de céramique aux tournesols, avec une tour élancée comme un minaret : l'une des rares œuvres de l'architecte hors de Catalogne. ⚠️ La visite libre avec audio coûte moins que la visite guidée. Le palais de Sobrellano, voisin, se voit de l'extérieur dans la même promenade.
      En savoir plus

      La villa a été construite au milieu des années 1880 pour Máximo Díaz de Quijano, qui voulait une maison d'été à Comillas. C'est une œuvre de jeunesse, contemporaine de la Casa Vicens de Barcelone, avec laquelle elle partage le goût de l'Orient, de la brique et de la céramique. Retenu à Barcelone, Gaudí en confia le chantier à un camarade d'études, Cristóbal Cascante.

      Le propriétaire aimait la musique, et la maison en porte la marque : sur certains vitraux, de petits oiseaux jouent d'un instrument. Il n'en a presque pas profité, mort peu après l'achèvement des travaux. Les tournesols des carreaux, eux, courent sur toutes les façades, en bandes alternées avec la céramique verte, et répondent au jardin qui entoure la villa.

      ⚠️ Garde du temps pour le reste de Comillas : le palais de Sobrellano et sa chapelle-panthéon, dont Gaudí a dessiné une partie du mobilier, et le cimetière, gardé par un grand ange sculpté par Josep Llimona, dressé sur les ruines d'une église gothique. En été, viens à l'ouverture : la villa est petite, et les groupes s'y succèdent.

      culture
      7 €

    53 € hébergement · 34 € repas · 16 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près du Sardinero, 105 € la nuit.

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  6. Santander, Santillana del Mar et Comillas → Picos de Europa — Par l'autoroute A-8, 150 km, 1 h 45, 12 € par personne (23 € à partager).
  7. Picos de Europa, Espagne du Nord

    04. Picos de Europa

    J7 → J8 · 2 nuits · 223 € par personne

    Des lacs de montagne et une gorge taillée dans le calcaire

    Le massif calcaire partagé entre les Asturies, la Cantabrie et León, premier parc national d'Espagne. On loge à Cangas de Onís, au pied des lacs de Covadonga ; Fuente Dé, de l'autre côté, est à près de deux heures de route. ⚠️ En saison, la route des lacs est fermée aux voitures : on y monte en car.

    En savoir plus sur Picos de Europa

    Les Picos de Europa sont un massif de calcaire gris, haut et découpé, à quelques dizaines de kilomètres seulement de la mer, ce qui leur vaut des brouillards soudains et une herbe toujours verte. Ils forment le premier parc national créé en Espagne, en 1918, autour du sanctuaire de Covadonga, et s'étendent sur les Asturies, la Cantabrie et la province de León.

    Covadonga est un lieu fondateur du récit national espagnol : c'est là, selon la tradition, que Pélage aurait battu une armée musulmane au début du VIIIᵉ siècle, point de départ de la Reconquête. Son tombeau est dans une grotte-chapelle accrochée à la falaise, tout près d'une basilique de pierre rose. Plus haut, une route en lacets monte aux lacs Enol et Ercina, entre prairies et vaches. À l'est, un sentier taillé dans la paroi suit la gorge du Cares, et de l'autre côté du massif, en Cantabrie, le téléphérique de Fuente Dé hisse ses cabines jusqu'au rebord du plateau.

    ⚠️ Les distances trompent : le massif se contourne, il ne se traverse pas en voiture. Cangas de Onís, première capitale du royaume des Asturies, est la base la plus pratique pour Covadonga et le Cares ; Fuente Dé se rejoint par le défilé de la Hermida. La météo change vite, même en été.

    À table

    • Cabrales — le fromage bleu au lait cru affiné dans les grottes naturelles du massif, puissant et piquant, vendu par les producteurs d'Arenas de Cabrales.
    • Gamonéu — un fromage légèrement fumé des pâturages des lacs, dont une partie est affinée l'été dans les cabanes d'altitude.
    • Fabada asturiana — les grosses fèves blanches mijotées avec chorizo, boudin et lard, le plat d'hiver des Asturies, servi toute l'année.
    • Cidre asturien — un cidre plat et acide, versé de très haut dans un verre large pour le faire mousser, et bu aussitôt.
    • Frixuelos — les crêpes asturiennes, fines, au sucre ou au miel.

    Jour 7

    • Sanctuaire de Covadonga et la Sainte Grotte, Picos de Europa, Espagne du Nord
      Sanctuaire de Covadonga et la Sainte Grotte Une grotte creusée dans la falaise au-dessus d'une cascade, où une chapelle abrite le tombeau attribué à Pélage, et tout près une basilique néoromane de pierre rose. Le lieu le plus symbolique des Asturies.
      En savoir plus

      On rejoint la grotte par un tunnel creusé dans la roche depuis l'esplanade, ou par un escalier depuis le bas. Elle abrite l'image de la Santina, la Vierge de Covadonga, patronne des Asturies : le 8 septembre, jour de sa fête, est aussi la fête de la région. Sous la grotte, la source aux sept jets a sa tradition : la jeune fille qui y boit se marierait dans l'année.

      La chapelle actuelle n'est pas d'origine : le sanctuaire de bois qui occupait la grotte a brûlé au XVIIIᵉ siècle, avec l'image qu'il abritait. La basilique, élevée à la fin du XIXᵉ siècle dans un calcaire rose de la région, domine l'esplanade de ses deux flèches, devant la statue de Pélage, la croix levée. Pour les Asturiens, le lieu tient autant de la mémoire du royaume que de la dévotion.

      ⚠️ C'est un sanctuaire en activité : silence dans la grotte, et pas de visite pendant les messes. Les cars de pèlerins et de touristes se succèdent dans la journée ; tôt le matin ou en fin d'après-midi, la grotte retrouve son calme.

      culture
      gratuit
    • Route du Cares, de Poncebos à Caín, Picos de Europa, Espagne du Nord
      Route du Cares, de Poncebos à Caín Un sentier taillé dans la paroi au-dessus de la gorge du Cares, ouvert à l'origine pour entretenir un canal, sur une douzaine de kilomètres entre les Asturies et León, avec tunnels et passerelles ; on revient d'ordinaire par le même chemin. ⚠️ Pas de garde-corps sur une bonne partie du parcours et peu d'ombre : chaussures fermées et beaucoup d'eau.
      En savoir plus

      Le chemin n'a pas été tracé pour les randonneurs : il a servi à construire puis à entretenir le canal qui conduit l'eau du Cares vers une centrale hydroélectrique, près de Poncebos. On le longe une bonne partie du trajet, tantôt à ciel ouvert, tantôt dans la roche. Le surnom de la gorge, la Garganta Divina, la gorge divine, dit assez ce qu'on vient y voir : des parois de plusieurs centaines de mètres et, tout au fond, une rivière d'un vert d'émeraude.

      Côté Asturies, le départ de Poncebos commence par la montée la plus dure du parcours ; côté León, à l'approche de Caín, la gorge se resserre et le sentier enchaîne les tunnels. De Poncebos, un funiculaire creusé dans la montagne monte aussi à Bulnes, le village qui a donné son nom au Naranjo et qu'aucune route ne dessert.

      ⚠️ Les deux extrémités sont très éloignées par la route, car il faut contourner le massif : des taxis proposent de ramener les marcheurs, au prix d'un long trajet. Pars tôt, avant la chaleur et la foule, et méfie-toi des pierres qui tombent des parois, parfois délogées par les chèvres.

      sport
      gratuit

    Jour 8

    • Lacs de Covadonga, en car réglementé, Picos de Europa, Espagne du Nord
      Lacs de Covadonga, en car réglementé Les lacs Enol et Ercina, à plus de mille mètres d'altitude, au bout d'une route en lacets au-dessus de Covadonga : prairies, vaches et sommets calcaires, et un sentier facile de l'un à l'autre. ⚠️ Pendant les périodes réglementées, tout l'été compris, la route est fermée aux voitures ; le car part des parkings de Cangas de Onís et de la route de Covadonga.
      En savoir plus

      Les deux lacs sont d'origine glaciaire, et un troisième, le Bricial, n'apparaît qu'à la fonte des neiges ou après de fortes pluies. Entre eux, les anciennes mines de Buferrera, où l'on a extrait du fer et du manganèse jusqu'au XXᵉ siècle, ont laissé des galeries et des déblais rouillés qu'un sentier explique ; le centre d'accueil du parc est tout près.

      Ce paysage a été le premier protégé du pays grâce à Pedro Pidal, marquis de Villaviciosa, chasseur et alpiniste, qui défendit la loi sur les parcs nationaux ; en 1904, il avait réussi avec un berger de Caín la première ascension du Naranjo de Bulnes, le pic emblématique du massif. Les cyclistes connaissent aussi la route des lacs, arrivée réputée du Tour d'Espagne. L'été, vaches et brebis montent aux pâturages, et les bergers y affinent le gamonéu dans des cabanes de pierre.

      ⚠️ Le brouillard peut couvrir les lacs en quelques minutes, même quand il fait beau à Cangas : emporte un vêtement chaud. Repère en arrivant l'heure du dernier car qui redescend.

      nature
      9 €
    • Cangas de Onís et son pont médiéval, Picos de Europa, Espagne du Nord
      Cangas de Onís et son pont médiéval La première capitale du royaume des Asturies, au bord de la Sella, avec son pont en dos d'âne qu'on dit romain bien qu'il soit médiéval, sous l'arche duquel pend une croix de la Victoire.
      En savoir plus

      Après la bataille de Covadonga, les premiers rois asturiens ont fixé ici leur cour, avant de la déplacer, au fil des règnes, jusqu'à Oviedo. De cette époque, la ville garde le souvenir dans la chapelle de la Sainte-Croix, bâtie sur un dolmen préhistorique : sa fondation est attribuée à Favila, fils de Pélage, dont les chroniques racontent qu'il fut tué par un ours à la chasse.

      Le pont enjambe la Sella d'une grande arche en dos d'âne. La rivière est le terrain de jeu de la région : chaque été, au début du mois d'août, la descente internationale de la Sella fait courir des centaines de canoës d'Arriondas à Ribadesella dans une ambiance de fête, et les loueurs d'Arriondas proposent la même descente, au calme, le reste de la saison.

      ⚠️ La ville est la base pratique pour Covadonga et les lacs, et elle se remplit en été : réserve ton hébergement et ta table. Les cidreries du centre servent le cidre à l'asturienne, versé de haut, avec du cabrales et de la charcuterie.

      marché
      gratuit

    48 € hébergement · 32 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le centre de Cangas de Onís, 95 € la nuit.

    Voir les hébergements à Picos de Europalien affilié

  8. Picos de Europa → Oviedo et Gijón — Par Arriondas, 75 km, 1 h, 6 € par personne (11 € à partager).
  9. Oviedo et Gijón, Espagne du Nord

    05. Oviedo et Gijón

    J9 → J10 · 2 nuits · 215 € par personne

    La Chambre sainte, le cidre et le port de Gijón

    Oviedo, capitale des Asturies, garde dans sa cathédrale les trésors de l'ancien royaume ; Gijón, sur la côte, est la grande ville portuaire, à une demi-heure. ⚠️ Les deux villes se font à pied et se relient par des cars et des trains très fréquents ; la voiture ne sert qu'à en sortir.

    En savoir plus sur Oviedo et Gijón

    Oviedo a été la capitale du royaume des Asturies au IXᵉ siècle, le petit État chrétien né à Covadonga, et elle en garde les trésors : la Chambre sainte de sa cathédrale gothique conserve la croix des Anges, la croix de la Victoire, devenue l'emblème des Asturies, et le Suaire d'Oviedo. Sur le mont Naranco, au-dessus de la ville, deux édifices préromans de cette époque, Santa María del Naranco et San Miguel de Lillo, sont inscrits au patrimoine mondial.

    La ville est aussi le point de départ du Chemin primitif vers Saint-Jacques, que la tradition fait suivre au roi Alphonse II ; un dicton dit que qui va à Saint-Jacques sans passer par le Sauveur d'Oviedo visite le serviteur et oublie le maître. Le soir, la rue Gascona aligne ses cidreries, où le serveur verse le cidre de très haut, bras tendu, pour le faire mousser.

    Gijón, à une demi-heure sur la côte, est une autre ambiance : un port, une longue plage urbaine et l'ancien quartier des pêcheurs, Cimadevilla, sur une presqu'île que couronne l'Éloge de l'horizon, une sculpture de béton d'Eduardo Chillida. ⚠️ Avant de monter au Naranco, vérifie que les deux églises sont ouvertes : elles ferment parfois pour travaux.

    À table

    • Cachopo — deux grandes escalopes de veau garnies de jambon et de fromage, panées et frites ; une portion se partage souvent à deux.
    • Cidre escanciado — le cidre naturel des cidreries de la rue Gascona, versé de haut par le serveur, un fond de verre à la fois, à boire aussitôt.
    • Carbayones — les gâteaux d'Oviedo, une pâte feuilletée garnie d'amande et d'œuf, glacée au sucre.
    • Arroz con leche requemado — le riz au lait asturien, longuement cuit, dont le sucre est caramélisé au fer en surface.
    • Fabes con almejas — les fèves blanches cuites avec des palourdes, la version marine de la fabada.

    Jour 9

    • Rue Gascona, le boulevard du cidre, Oviedo et Gijón, Espagne du Nord
      Rue Gascona, le boulevard du cidre Une rue entière de cidreries, où le serveur verse le cidre de très haut, bras tendu, dans un verre large, pour le faire mousser ; on le boit aussitôt et l'on jette le fond. On y mange cachopo, poulpe et fromages asturiens.
      En savoir plus

      Le cidre des Asturies est un cidre naturel, plat et acide, presque sans bulles en bouteille : c'est la chute qui le réveille. Le serveur lève la bouteille au-dessus de sa tête, tient le verre bas et incliné, et vise le bord pour que le jet s'y brise. Ce geste s'appelle escanciar, et la petite dose qu'il verse, un culín, se boit d'un trait, tant qu'elle mousse encore.

      Le fond qu'on jette a sa raison : dans l'usage, le même verre passe de main en main dans le groupe, et ce dernier trait rince le bord où l'on a bu. On commande la bouteille entière, et le serveur revient verser chaque culín. Les cidreries servent aussi le chorizo cuit au cidre, le poulpe, les fromages des Asturies et des cachopos qui débordent de l'assiette. La culture du cidre asturien est inscrite par l'Unesco au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

      ⚠️ Le sol et le pied des comptoirs reçoivent leur part de cidre : évite les chaussures en toile. Le soir, la rue est pleine ; pour une table assise, mieux vaut arriver avant l'heure du dîner espagnol.

      marché
      gratuit
    • Cathédrale d'Oviedo et la Chambre sainte, Oviedo et Gijón, Espagne du Nord
      Cathédrale d'Oviedo et la Chambre sainte Une cathédrale gothique bâtie autour de la Chambre sainte du IXᵉ siècle, qui garde la croix des Anges, la croix de la Victoire et le Suaire d'Oviedo. Le billet ouvre aussi le cloître et le musée, avec audioguide. ⚠️ La montée à la tour gothique se paie à part, en visite guidée.
      En savoir plus

      Le cœur de la visite tient dans une pièce étroite, à l'écart de la nef : la Chambre sainte, chapelle palatine attribuée à Alphonse II le Chaste, bâtie pour garder les reliques du jeune royaume. Au XIIᵉ siècle, on l'a remaniée et l'on a sculpté contre ses colonnes les apôtres, deux par deux. Au fond brillent les deux croix d'orfèvrerie : celle des Anges, que la légende dit forgée par deux anges déguisés en pèlerins, et celle de la Victoire, censée renfermer la croix de chêne que Pélage portait à Covadonga.

      Ces pièces reviennent de loin. En octobre 1934, pendant le soulèvement des mineurs asturiens, une explosion a détruit la Chambre sainte, et les croix ont dû être restaurées. La tour gothique, seule de sa façade, est celle d'où le chanoine de La Regenta, le roman de Clarín, observe à la longue-vue la ville que le livre appelle Vetusta ; la statue de l'héroïne attend sur la place.

      ⚠️ Le Suaire, ce linge qu'on dit avoir enveloppé la tête du Christ au tombeau, ne se montre aux fidèles que quelques jours par an, dont le Vendredi saint. Le mardi, le musée est gratuit.

      culture
      8 €
    • Vieille ville d'Oviedo et le marché du Fontán, Oviedo et Gijón, Espagne du Nord
      Vieille ville d'Oviedo et le marché du Fontán Des places à arcades autour de la cathédrale, la place du Fontán et son marché couvert, et des statues de bronze semées dans les rues, dont celle de Woody Allen.
      En savoir plus

      La vieille ville d'Oviedo est petite, presque entièrement piétonne, et fière de sa propreté. Autour de la cathédrale, elle s'organise en places : celle de la Constitution, où l'hôtel de ville fait face à l'église San Isidoro ; celle de Trascorrales, l'ancienne place du marché aux poissons ; et le Fontán, une place fermée de portiques, dont le nom rappelle l'étang qui occupait autrefois ces terrains, et qu'on longe pour entrer dans la halle du marché.

      Les statues de bronze sont une signature de la ville : beaucoup sont grandeur nature, posées à hauteur des passants. Celle de Woody Allen rappelle que le cinéaste, venu recevoir le prix Prince des Asturies, s'était déclaré conquis par Oviedo, qu'il comparait à un conte de fées, et qu'il y tourna plus tard des scènes de Vicky Cristina Barcelona. Chaque automne, la remise des prix Princesse des Asturies, au théâtre Campoamor, amène dans la ville des lauréats du monde entier.

      Les arcades des places sont l'abri naturel des jours de pluie, nombreux ici. La vieille ville somnole à l'heure de la sieste et s'anime en fin de journée, quand Oviedo sort faire son tour avant de gagner les cidreries.

      marché
      gratuit

    Jour 10

    • Cimadevilla et l'Éloge de l'horizon, à Gijón, Oviedo et Gijón, Espagne du Nord
      Cimadevilla et l'Éloge de l'horizon, à Gijón L'ancien quartier des pêcheurs de Gijón, sur la presqu'île de Santa Catalina, et à sa pointe la grande sculpture de béton d'Eduardo Chillida, qui encadre la mer.
      En savoir plus

      Cimadevilla, « le haut de la ville », occupe la presqu'île qui sépare le port de plaisance de la plage de San Lorenzo. C'est le noyau le plus ancien de Gijón : au pied de la colline, les thermes romains de Campo Valdés se visitent sous terre, et le quartier a vu naître Jovellanos, la grande figure des Lumières espagnoles, dont la maison natale est devenue un musée. Ses ruelles en pente montent de la place Mayor à arcades jusqu'au cerro de Santa Catalina, une pelouse au bord de la falaise.

      L'Éloge de l'horizon y a été installé en 1990. Sa silhouette de béton a d'abord fait ricaner — les Gijonais l'ont surnommée « les toilettes de King Kong » — avant de devenir l'emblème de la ville. Place-toi au centre, sous l'arche : la forme concentre le bruit du vent et des vagues, comme un coquillage qu'on porte à l'oreille.

      ⚠️ La colline est entièrement exposée au vent du large, même par beau temps : un coupe-vent n'est pas de trop. Le coucher du soleil y attire du monde ; on redescend ensuite vers les cidreries du quartier.

      culture
      gratuit

    45 € hébergement · 34 € repas · 8 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans la vieille ville d'Oviedo, 90 € la nuit.

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  10. Oviedo et Gijón → Cudillero et la côte asturienne — Par l'autoroute, 60 km, 45 min, 5 € par personne (9 € à partager).
  11. Cudillero et la côte asturienne, Espagne du Nord

    06. Cudillero et la côte asturienne

    J11 → J12 · 2 nuits · 221 € par personne

    Un port de pêche en amphithéâtre et des criques sous les falaises

    Un village de pêcheurs dont les maisons peintes s'étagent en amphithéâtre autour d'un port minuscule, au milieu d'une côte de falaises et de criques ; Luarca et Avilés sont à moins d'une heure. ⚠️ La voiture se laisse à l'entrée du village : les ruelles du port sont trop étroites.

    En savoir plus sur Cudillero et la côte asturienne

    Cudillero tient dans un repli de la falaise : ses maisons blanches, jaunes, vertes et bleues montent en gradins autour d'un petit port, si serrées qu'on les dirait empilées, et le village descend jusqu'à l'eau par des escaliers et des ruelles où les voitures ne passent pas. C'est un port de pêche avant d'être un décor, et ses restaurants servent le poisson des bateaux qui rentrent.

    Autour, la côte asturienne alterne falaises et criques. À l'ouest, la plage du Silencio, une conque de galets fermée par des falaises, se gagne par un sentier raide, et le cap Vidío avance son phare au-dessus de la mer. Plus loin, Luarca étage ses maisons blanches autour d'un port, avec sur le promontoire un cimetière marin où repose Severo Ochoa, prix Nobel de médecine, né dans la ville. À l'est, Avilés garde un centre ancien à arcades et un centre culturel blanc dessiné par Oscar Niemeyer.

    ⚠️ La voiture est presque indispensable : les criques et les caps ne sont reliés par rien d'autre, et le train à voie métrique qui longe la côte est lent et rare. C'est l'étape la plus calme du parcours, celle où l'on ralentit entre les villes et la Galice.

    À table

    • Merluza del pinchu — le merlu pêché à la ligne, un par un, par les bateaux des ports asturiens, plus ferme que celui des chalutiers ; à la plancha ou en sauce verte.
    • Pixín — le nom asturien de la lotte, servie frite en morceaux ou en ragoût.
    • Oricios — les oursins de la côte, mangés crus à la cuillère, en saison seulement, de l'hiver au printemps.
    • Bonito del norte — le thon blanc pêché à la ligne l'été dans le Cantabrique, grillé frais ou en conserve à l'huile.

    Jour 11

    • Cudillero, le port en amphithéâtre, Cudillero et la côte asturienne, Espagne du Nord
      Cudillero, le port en amphithéâtre Des maisons de toutes les couleurs étagées en gradins au-dessus d'un petit port de pêche, et des escaliers qui montent à des belvédères d'où l'on voit tout le village d'un coup.
      En savoir plus

      Cudillero s'est bâti au fond d'un ravin étroit qui descend jusqu'à la mer. Faute de place à plat, les maisons se sont accrochées aux trois versants, les unes au-dessus des autres, et convergent toutes vers la petite place du port. D'en bas, on a l'impression d'être sur la scène d'un théâtre dont les façades seraient les gradins.

      Ses habitants, les pixuetos, ont gardé un parler de pêcheurs qui n'appartient qu'à eux, le pixueto, une variante de l'asturien. Il revit chaque année pour la Saint-Pierre, fin juin, avec l'Amuravela : un sermon en pixueto, déclamé sur le port, qui passe en revue avec malice les événements de l'année au village.

      ⚠️ Les belvédères se gagnent par des escaliers raides et des ruelles sans rampe : de bonnes chaussures, et du souffle. Le milieu de journée d'été est le plus encombré ; le soir, quand les cars sont repartis, le port retrouve son calme et la lumière rasante allume les façades.

      marché
      gratuit
    • Plage du Silencio, Cudillero et la côte asturienne, Espagne du Nord
      Plage du Silencio Une crique de galets en arc de cercle, fermée par des falaises et des îlots, où l'on descend par un sentier depuis le hameau de Castañeras. ⚠️ Pas de sable ni de service, et la descente est raide.
      En savoir plus

      Vue du belvédère qui la domine, la plage du Silencio est une image qu'on retrouve sur bien des affiches des Asturies : une anse en demi-cercle, une grève de galets gris, et devant, une rangée d'îlots et d'aiguilles de roche qui ferme presque la baie. On la connaît aussi sous le nom de Gavieiru. Son nom lui va : à l'écart de la route et des villages, on n'y entend que la mer qui roule les galets.

      Quand la houle tombe, l'eau y devient claire et calme, et les rochers attirent ceux qui nagent avec un masque. Le reste du temps, on vient surtout pour le spectacle, depuis le haut ou assis sur les galets.

      ⚠️ Glissant après la pluie, le sentier se remonte au retour, et aucune surveillance de baignade n'est assurée : n'entre dans l'eau que par mer calme. Chaussures fermées pour le chemin, sandales d'eau pour les galets. Le petit parking du hameau se remplit tôt en été.

      plage
      gratuit

    Jour 12

    • Cap Vidío et son phare, Cudillero et la côte asturienne, Espagne du Nord
      Cap Vidío et son phare Un promontoire de falaises verticales au-dessus de la mer, avec son phare et un sentier au bord du vide d'où l'on suit la côte sur des kilomètres.
      En savoir plus

      Le cap Vidío avance dans la mer comme une proue, entre deux anses fermées de falaises qui tombent droit dans l'eau. Une petite route traverse les prés depuis le village d'Oviñana et s'arrête près du phare. De là, des sentiers suivent le rebord de la falaise de part et d'autre, et, par temps dégagé, on voit la côte asturienne se découper cap après cap, vers l'est comme vers l'ouest.

      La pointe reçoit le vent et la houle de plein fouet. Par mer forte, les vagues explosent au pied des falaises et l'on entend le ressac de loin ; par temps calme, on y vient pour la lumière du soir et pour regarder les oiseaux de mer planer le long de la paroi.

      ⚠️ Le garde-corps ne court pas partout, et le bord est souvent herbeux et glissant : garde les enfants près de toi, et ne t'approche pas de l'à-pic par vent fort ou quand le brouillard efface le bord. Ce qu'on voit d'ici se voit très bien sans s'avancer.

      nature
      gratuit

    50 € hébergement · 34 € repas · 16 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec vue sur le port, 100 € la nuit.

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  12. Cudillero et la côte asturienne → Saint-Jacques-de-Compostelle — Par l'A-8 puis l'intérieur de la Galice, 290 km, 3 h 15, 22 € par personne (44 € à partager).
  13. Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne du Nord

    07. Saint-Jacques-de-Compostelle

    J13 → J14 · 2 nuits · 217.5 € par personne

    La fin du chemin, sous les toits de la cathédrale

    La ville des pèlerins, une vieille ville de granit tout entière tournée vers sa cathédrale, où les marcheurs arrivent chaque jour sur la place de l'Obradoiro. ⚠️ La cathédrale est gratuite ; le Portique de la Gloire, le musée et les toits se paient, et les visites guidées partent à heure fixe.

    En savoir plus sur Saint-Jacques-de-Compostelle

    Saint-Jacques-de-Compostelle est née d'un tombeau : au IXᵉ siècle, on y découvrit une sépulture qu'on attribua à l'apôtre Jacques, et la ville devint, avec Rome et Jérusalem, l'un des trois grands pèlerinages de la chrétienté. La cathédrale romane, commencée à la fin du XIᵉ siècle, a été enveloppée au XVIIIᵉ d'une façade baroque, celle de l'Obradoiro ; derrière, le Portique de la Gloire, sculpté par le maître Mateo à la fin du XIIᵉ siècle, a retrouvé ses couleurs après une longue restauration.

    Chaque jour, des marcheurs arrivent sur la place de l'Obradoiro, sac au dos, après des semaines de route, et vont chercher la compostela, le certificat remis à qui a parcouru au moins les cent derniers kilomètres à pied. Le botafumeiro, l'immense encensoir que des hommes font voler d'un bout à l'autre du transept, ne se balance qu'à certaines messes. La vieille ville, tout en granit, se marche entière : arcades, places, couvents et le marché d'Abastos.

    ⚠️ Il pleut souvent, même en été : un vêtement de pluie fait partie du voyage. L'aéroport est à une vingtaine de minutes, et c'est la porte de sortie naturelle du parcours. Les îles Cíes, au large de Vigo, se font depuis la ville en une longue journée.

    À table

    • Tarta de Santiago — le gâteau d'amande sans farine, poudré de sucre glace autour du pochoir de la croix de saint Jacques.
    • Pimientos de Padrón — les petits piments verts frits et salés ; la plupart sont doux, quelques-uns piquent, sans qu'on puisse le savoir avant.
    • Queso de tetilla — le fromage galicien de lait de vache, doux et crémeux, en forme de poire.
    • Albariño — le vin blanc des Rías Baixas, frais et aromatique, qu'on boit avec les fruits de mer.
    • Caldo gallego — le bouillon de fanes de navet, de pommes de terre, de haricots blancs et de porc, le plat des jours de pluie.

    Jour 13

    • Cathédrale de Saint-Jacques, Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne du Nord
      Cathédrale de Saint-Jacques La cathédrale romane derrière sa façade baroque, avec le tombeau de l'apôtre dans la crypte et, derrière le maître-autel, la statue qu'on étreint par-derrière. ⚠️ L'entrée est libre et sans billet ; le Portique de la Gloire se visite avec un billet à part, à heure fixe.
      En savoir plus

      La cathédrale a été pensée pour les foules : son plan est celui des grandes églises de pèlerinage romanes, avec un déambulatoire qui permet de tourner autour du chœur sans troubler l'office, comme à Saint-Sernin de Toulouse. Le baroque l'a ensuite habillée sans la détruire : sous le baldaquin doré du maître-autel, la nef garde ses voûtes de granit nu.

      Les reliques ont eu une histoire agitée. À la fin du XVIᵉ siècle, craignant un raid de Francis Drake sur la côte galicienne, l'archevêque les fit cacher si bien qu'on en perdit la trace. Elles ne furent retrouvées qu'en 1879, sous le maître-autel, et reposent depuis dans l'urne d'argent de la crypte. Le botafumeiro, l'encensoir géant, est mis en branle par une équipe d'hommes qui tirent ensemble sur une corde.

      ⚠️ Les années où le 25 juillet, fête de saint Jacques, tombe un dimanche sont des années saintes, comme 2027 : la Porte sainte de la place de la Quintana est alors ouverte, et l'affluence bien plus forte. Viens tôt le matin pour l'étreinte de l'apôtre et la crypte, où la file s'allonge vite.

      culture
      gratuit
    • Vieille ville et place de l'Obradoiro, Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne du Nord
      Vieille ville et place de l'Obradoiro Des rues de granit à arcades, quatre places autour de la cathédrale et, sur l'Obradoiro, l'ancien hôpital royal des pèlerins devenu hôtel. En fin de matinée, on voit arriver les marcheurs du chemin.
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      Obradoiro veut dire « atelier » en galicien : la place tient son nom des tailleurs de pierre qui y travaillèrent à la façade baroque. Les trois autres places qui entourent la cathédrale racontent chacune un métier ou un usage : Platerías, celle des orfèvres, devant la seule façade romane qui donne encore sur la rue, avec sa fontaine aux chevaux ; la Quintana, dont la partie basse, la Quintana des morts, fut un cimetière ; l'Azabachería, où l'on taillait le jais pour les amulettes vendues aux pèlerins.

      De ces places partent les trois rues parallèles de la vieille ville, Franco, Vilar et Nova, les deux dernières bordées d'arcades. La Franco devrait son nom aux francos, les étrangers venus d'au-delà des Pyrénées qui s'installèrent le long du chemin.

      Les jours de pluie, les arcades de Vilar et de Nova permettent de traverser la vieille ville presque à l'abri. Le soir, sous les arcades et sur l'Obradoiro, les tunas, des groupes de musiciens étudiants en cape noire, jouent pour les passants : la ville universitaire prend le relais des pèlerins.

      marché
      gratuit
    • Parc de l'Alameda et la vue sur la cathédrale, Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne du Nord
      Parc de l'Alameda et la vue sur la cathédrale Un grand parc en bordure de la vieille ville, dont la promenade offre la vue classique sur les tours de la cathédrale, surtout en fin de journée.
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      L'Alameda est le grand parc de la ville depuis le XIXᵉ siècle, sur une colline au bord de la vieille ville. L'allée qui en fait le tour, le paseo da Ferradura, « du fer à cheval », passe sous les arbres et s'ouvre sur la vue : au-dessus des toits, toute la façade de l'Obradoiro et ses tours. Dans le parc se cache aussi la petite église de Santa Susana, au milieu d'une chênaie.

      Près de l'entrée, une statue peinte de couleurs vives montre deux femmes bras dessus, bras dessous : As Dúas Marías. Ces deux sœurs faisaient chaque jour le tour de la ville, maquillées et habillées de couleurs criardes, sous les moqueries des étudiants ; leur famille avait été durement frappée après la guerre civile. Elles sont devenues, après leur mort, un symbole de la ville et de sa mémoire.

      ⚠️ La lumière est la meilleure en fin d'après-midi, quand le soleil passe derrière toi et éclaire la façade ; le matin, la cathédrale est à contre-jour.

      détente
      gratuit

    Jour 14

    • Marché d'Abastos, Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne du Nord
      Marché d'Abastos Le marché couvert de la vieille ville, aux halles de granit, avec ses étals de poisson, de fromages et de légumes, et des comptoirs où l'on mange sur place.
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      La halle actuelle date du milieu du XXᵉ siècle, mais elle a été bâtie en granit et dans l'esprit des vieilles halles, au point qu'on la croit souvent plus ancienne : de longues nefs parallèles aux toits à deux pentes, ouvertes sur des allées couvertes. Le marché, lui, est bien plus vieux, et c'est toujours là que les gens de la ville font leurs courses.

      Aux étals de pierre, les poissonniers alignent poulpes, merlus et coquillages, et les fromagers les fromages galiciens : la tetilla en forme de poire, l'arzúa-ulloa, et le san simón, fumé, à la croûte dorée. Autour, des femmes venues des villages voisins vendent leurs légumes, leurs œufs et leurs fleurs.

      ⚠️ Fermé le dimanche, et bien plus animé le matin que l'après-midi, quand les étals se vident. Certains comptoirs du marché cuisinent sur place le poisson ou les coquillages que tu viens d'acheter à côté, contre un supplément : demande au poissonnier où les porter.

      marché
      gratuit

    50 € hébergement · 34 € repas · 9 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans la vieille ville, 100 € la nuit.

    Voir les hébergements à Saint-Jacques-de-Compostellelien affilié

Le budget de ces 14 jours

1 708 € par personne pour 14 jours, soit 122 € / jour. À deux, 3 415 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement752 €44 %
Repas496 €29 %
Transport sur place41 €2 %
Location de voiture — 14 jours315 €18 %
Carburant et péages59 €3 %
Activités45 €3 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

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  • La carte du parcours, avec ses 7 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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