Espagne du Nord en 5 jours : l'itinéraire jour par jour
673 € par personne sur place pour 5 jours, soit 135 € / jour — en 3 étapes, de Saint-Sébastien à Saint-Jacques-de-Compostelle. En passant par Picos de Europa.
Autres durées : 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Espagne du Nord
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport Saint-Jacques-de-Compostelle — Rosalía de Castro (SCQ), retour du même aéroport.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. Saint-Sébastien
J1 → J2 · 2 nuits · 282 € par personne
Une baie en coquillage et la capitale des pintxos
Une ville balnéaire de la Belle Époque refermée sur la baie de La Concha, entre deux collines, avec une vieille ville où l'on dîne de pintxos en passant d'un comptoir à l'autre. Tout se fait à pied. ⚠️ C'est l'étape la plus chère du parcours : en juillet et en août, réserver l'hébergement tôt.
En savoir plus sur Saint-Sébastien
Saint-Sébastien, Donostia en basque, s'est construite autour d'une baie presque fermée, La Concha, gardée par deux collines, Urgull et Igueldo, avec l'île de Santa Clara posée au milieu. Au XIXᵉ siècle, la reine Marie-Christine en a fait sa résidence d'été, et la ville a gardé de cette époque ses promenades à balustrade blanche, ses villas et un hôtel de ville installé dans l'ancien casino.
La vieille ville a été presque entièrement reconstruite après l'incendie de 1813, quand les troupes anglo-portugaises l'ont reprise aux Français. C'est là que se serrent les bars à pintxos : de petites bouchées posées sur le comptoir ou préparées à la commande, avec un verre de txakoli, avant de passer au bar suivant. Au bout de la plage d'Ondarreta, les sculptures d'acier d'Eduardo Chillida, enfant de la ville, s'accrochent aux rochers face aux vagues.
⚠️ Tout se fait à pied, et la voiture y est un handicap : le stationnement est rare et payant partout. En septembre, un festival international de cinéma remplit les hôtels. C'est l'étape la plus chère du parcours, et celle où l'on mange le mieux.
À table
- Gilda — l'olive, l'anchois et le piment vert enfilés sur une pique, tenue pour le premier pintxo de la ville et baptisée d'après le film avec Rita Hayworth.
- Txakoli — le vin blanc vif et légèrement perlant de Getaria, versé de haut dans un verre large pour l'aérer.
- Tarta de queso de La Viña — le gâteau au fromage brûlé dessus et coulant à cœur, né dans ce bar de la vieille ville ; ici, l'adresse fait partie du plat.
- Txuleta — la côte de bœuf de vieille vache grillée à la braise, servie saignante, à partager.
- Bacalao al pil-pil — la morue confite à l'huile d'olive et à l'ail, qu'on remue jusqu'à ce que sa gélatine lie la sauce.
Jour 1
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Pintxos de comptoir en comptoir dans la vieille ville Les bars de la vieille ville alignent leurs pintxos sur le comptoir, et beaucoup en préparent un ou deux à la commande, qui font leur réputation. On en prend un ou deux par bar avec un verre, puis on change. ⚠️ On paie en partant, en disant ce qu'on a pris.gratuitmarchéEn savoir plus
La vieille ville porte encore la date de sa destruction : la rue du 31-Août rappelle l'incendie de 1813, et c'est la seule à en avoir en partie réchappé. Au centre, la place de la Constitution garde ses balcons numérotés : elle a servi d'arène aux courses de taureaux, et l'on louait alors les balcons comme des loges.
Le pintxo tire son nom de la pique qui tenait la bouchée sur son pain. Le comptoir montre les froids ; les chauds, les pintxos de cuisine, s'annoncent sur une ardoise et se préparent à la commande, et ce sont souvent eux qui font la réputation d'un bar. La ville a vu naître dans les années 1970 la nouvelle cuisine basque, et les meilleurs comptoirs en ont gardé le goût de l'invention. On accompagne d'un txikito, un petit verre de vin, ou d'un zurito, une petite bière : la tournée de bar en bar s'appelle le txikiteo.
⚠️ L'heure compte autant que l'adresse : les bars se remplissent avant le déjeuner et surtout le soir, et les comptoirs se dégarnissent à mesure que la soirée avance. Repère l'ardoise en entrant, fais-toi voir du serveur, et ne t'attarde pas : on change de bar avant d'avoir faim.
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Plages de La Concha et d'Ondarreta Un arc de sable fin au fond d'une baie presque fermée, abrité de la houle par l'île de Santa Clara, et bordé d'une promenade à balustrade blanche. ⚠️ À marée haute, la plage rétrécit beaucoup : l'horaire des marées décide de la place.gratuitplageEn savoir plus
Les deux plages ne forment qu'un seul croissant, coupé par le petit promontoire où se dresse le palais de Miramar. La Concha, la plus longue, s'étire devant la ville ; Ondarreta, plus tranquille, continue jusqu'au pied d'Igueldo. Au-dessus du sable, la balustrade blanche de la promenade est devenue l'emblème de la ville : on retrouve son dessin sur les affiches et les souvenirs.
Le palais de Miramar a été construit à la fin du XIXᵉ siècle pour la reine Marie-Christine, dans le style d'un manoir anglais ; ses jardins, ouverts au public, dominent les deux plages. Sur La Concha, La Perla, l'ancien établissement de bains de la Belle Époque, accueille aujourd'hui un centre de thalassothérapie. En été, des bateaux partent du port pour l'île de Santa Clara, qui a sa petite plage et son phare.
⚠️ L'eau du Cantabrique reste fraîche, même en août. La baie, abritée, convient aux enfants et aux nageurs ; pour les vagues, c'est Zurriola, de l'autre côté de l'Urumea, dans le quartier de Gros, la plage des surfeurs.
Jour 2
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Mont Urgull et le château de la Mota La colline boisée qui ferme la baie à l'est, au-dessus de la vieille ville : des sentiers montent entre d'anciennes batteries jusqu'au château de la Mota et à la grande statue du Christ qui le couronne, face à l'Atlantique.gratuitnatureEn savoir plus
Du haut de la colline, la vue est l'inverse de celle d'Igueldo : la baie depuis l'est, avec Santa Clara et Igueldo en face, et de l'autre côté l'embouchure de l'Urumea et la plage de Zurriola. La statue du Christ qui couronne le château se voit de toute la baie, et le château lui-même a gardé ses murailles tournées vers la mer.
Urgull a été une forteresse avant d'être un parc. En 1813, quand les troupes anglo-portugaises ont pris la ville aux Français, la garnison s'est repliée au château et y a tenu encore quelques jours. Sur la pente, le cimetière des Anglais garde les tombes de soldats britanniques tombés ici, pendant ce siège et pendant les guerres carlistes du XIXᵉ siècle.
⚠️ Les chemins sont ombragés et bien plus calmes que la vieille ville, pourtant à deux pas. Au pied de la colline, le Paseo Nuevo en fait le tour au ras de l'eau, du port à l'embouchure de l'Urumea ; par gros temps, les vagues passent par-dessus le parapet, et la promenade est alors fermée. Le port de pêche et l'aquarium sont au départ, côté baie.
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Le Peigne du Vent d'Eduardo Chillida Trois sculptures d'acier rouillé scellées dans les rochers au bout de la plage d'Ondarreta, au pied d'Igueldo, œuvre d'Eduardo Chillida. Par mer forte, les vagues jaillissent par des trous percés dans le dallage de la place.gratuitcultureEn savoir plus
L'œuvre a été installée en 1977, sur une place dessinée par l'architecte Luis Peña Ganchegui : un dallage de granit en gradins qui descend vers les rochers, et sous lequel la mer s'engouffre dans des conduits. Quand la houle arrive, l'air et l'eau jaillissent par les trous du sol avec un souffle qu'on entend avant de le voir. Les trois peignes d'acier tendent leurs dents vers le large, là où la baie s'arrête et où commence l'océan.
Eduardo Chillida, né à Saint-Sébastien, a d'abord été gardien de but de la Real Sociedad, le club de la ville, avant qu'une blessure au genou n'arrête sa carrière et ne le tourne vers l'architecture, puis vers la sculpture. À l'autre extrémité de la baie, au bout du Paseo Nuevo, répond une œuvre de son contemporain Jorge Oteiza, la Construction vide : les deux grands sculpteurs basques se font face d'un bout à l'autre de la ville.
⚠️ Viens par mer agitée et à marée haute : par temps calme, il ne se passe presque rien. Reste en retrait quand les vagues trempent le haut de la place. Pour voir davantage de Chillida, son musée en plein air, Chillida Leku, est à Hernani, à quelques kilomètres.
75 € hébergement · 42 € repas · 6 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le quartier de Gros, 150 € la nuit.
- Saint-Sébastien → Picos de Europa — Par l'AP-8 puis l'A-8, 350 km, 3 h 45, 31 € par personne (62 € à partager).
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02. Picos de Europa
J3 → J4 · 2 nuits · 223 € par personne
Des lacs de montagne et une gorge taillée dans le calcaire
Le massif calcaire partagé entre les Asturies, la Cantabrie et León, premier parc national d'Espagne. On loge à Cangas de Onís, au pied des lacs de Covadonga ; Fuente Dé, de l'autre côté, est à près de deux heures de route. ⚠️ En saison, la route des lacs est fermée aux voitures : on y monte en car.
En savoir plus sur Picos de Europa
Les Picos de Europa sont un massif de calcaire gris, haut et découpé, à quelques dizaines de kilomètres seulement de la mer, ce qui leur vaut des brouillards soudains et une herbe toujours verte. Ils forment le premier parc national créé en Espagne, en 1918, autour du sanctuaire de Covadonga, et s'étendent sur les Asturies, la Cantabrie et la province de León.
Covadonga est un lieu fondateur du récit national espagnol : c'est là, selon la tradition, que Pélage aurait battu une armée musulmane au début du VIIIᵉ siècle, point de départ de la Reconquête. Son tombeau est dans une grotte-chapelle accrochée à la falaise, tout près d'une basilique de pierre rose. Plus haut, une route en lacets monte aux lacs Enol et Ercina, entre prairies et vaches. À l'est, un sentier taillé dans la paroi suit la gorge du Cares, et de l'autre côté du massif, en Cantabrie, le téléphérique de Fuente Dé hisse ses cabines jusqu'au rebord du plateau.
⚠️ Les distances trompent : le massif se contourne, il ne se traverse pas en voiture. Cangas de Onís, première capitale du royaume des Asturies, est la base la plus pratique pour Covadonga et le Cares ; Fuente Dé se rejoint par le défilé de la Hermida. La météo change vite, même en été.
À table
- Cabrales — le fromage bleu au lait cru affiné dans les grottes naturelles du massif, puissant et piquant, vendu par les producteurs d'Arenas de Cabrales.
- Gamonéu — un fromage légèrement fumé des pâturages des lacs, dont une partie est affinée l'été dans les cabanes d'altitude.
- Fabada asturiana — les grosses fèves blanches mijotées avec chorizo, boudin et lard, le plat d'hiver des Asturies, servi toute l'année.
- Cidre asturien — un cidre plat et acide, versé de très haut dans un verre large pour le faire mousser, et bu aussitôt.
- Frixuelos — les crêpes asturiennes, fines, au sucre ou au miel.
Jour 3
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Sanctuaire de Covadonga et la Sainte Grotte Une grotte creusée dans la falaise au-dessus d'une cascade, où une chapelle abrite le tombeau attribué à Pélage, et tout près une basilique néoromane de pierre rose. Le lieu le plus symbolique des Asturies.gratuitcultureEn savoir plus
On rejoint la grotte par un tunnel creusé dans la roche depuis l'esplanade, ou par un escalier depuis le bas. Elle abrite l'image de la Santina, la Vierge de Covadonga, patronne des Asturies : le 8 septembre, jour de sa fête, est aussi la fête de la région. Sous la grotte, la source aux sept jets a sa tradition : la jeune fille qui y boit se marierait dans l'année.
La chapelle actuelle n'est pas d'origine : le sanctuaire de bois qui occupait la grotte a brûlé au XVIIIᵉ siècle, avec l'image qu'il abritait. La basilique, élevée à la fin du XIXᵉ siècle dans un calcaire rose de la région, domine l'esplanade de ses deux flèches, devant la statue de Pélage, la croix levée. Pour les Asturiens, le lieu tient autant de la mémoire du royaume que de la dévotion.
⚠️ C'est un sanctuaire en activité : silence dans la grotte, et pas de visite pendant les messes. Les cars de pèlerins et de touristes se succèdent dans la journée ; tôt le matin ou en fin d'après-midi, la grotte retrouve son calme.
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Route du Cares, de Poncebos à Caín Un sentier taillé dans la paroi au-dessus de la gorge du Cares, ouvert à l'origine pour entretenir un canal, sur une douzaine de kilomètres entre les Asturies et León, avec tunnels et passerelles ; on revient d'ordinaire par le même chemin. ⚠️ Pas de garde-corps sur une bonne partie du parcours et peu d'ombre : chaussures fermées et beaucoup d'eau.gratuitsportEn savoir plus
Le chemin n'a pas été tracé pour les randonneurs : il a servi à construire puis à entretenir le canal qui conduit l'eau du Cares vers une centrale hydroélectrique, près de Poncebos. On le longe une bonne partie du trajet, tantôt à ciel ouvert, tantôt dans la roche. Le surnom de la gorge, la Garganta Divina, la gorge divine, dit assez ce qu'on vient y voir : des parois de plusieurs centaines de mètres et, tout au fond, une rivière d'un vert d'émeraude.
Côté Asturies, le départ de Poncebos commence par la montée la plus dure du parcours ; côté León, à l'approche de Caín, la gorge se resserre et le sentier enchaîne les tunnels. De Poncebos, un funiculaire creusé dans la montagne monte aussi à Bulnes, le village qui a donné son nom au Naranjo et qu'aucune route ne dessert.
⚠️ Les deux extrémités sont très éloignées par la route, car il faut contourner le massif : des taxis proposent de ramener les marcheurs, au prix d'un long trajet. Pars tôt, avant la chaleur et la foule, et méfie-toi des pierres qui tombent des parois, parfois délogées par les chèvres.
Jour 4
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Lacs de Covadonga, en car réglementé Les lacs Enol et Ercina, à plus de mille mètres d'altitude, au bout d'une route en lacets au-dessus de Covadonga : prairies, vaches et sommets calcaires, et un sentier facile de l'un à l'autre. ⚠️ Pendant les périodes réglementées, tout l'été compris, la route est fermée aux voitures ; le car part des parkings de Cangas de Onís et de la route de Covadonga.9 €natureEn savoir plus
Les deux lacs sont d'origine glaciaire, et un troisième, le Bricial, n'apparaît qu'à la fonte des neiges ou après de fortes pluies. Entre eux, les anciennes mines de Buferrera, où l'on a extrait du fer et du manganèse jusqu'au XXᵉ siècle, ont laissé des galeries et des déblais rouillés qu'un sentier explique ; le centre d'accueil du parc est tout près.
Ce paysage a été le premier protégé du pays grâce à Pedro Pidal, marquis de Villaviciosa, chasseur et alpiniste, qui défendit la loi sur les parcs nationaux ; en 1904, il avait réussi avec un berger de Caín la première ascension du Naranjo de Bulnes, le pic emblématique du massif. Les cyclistes connaissent aussi la route des lacs, arrivée réputée du Tour d'Espagne. L'été, vaches et brebis montent aux pâturages, et les bergers y affinent le gamonéu dans des cabanes de pierre.
⚠️ Le brouillard peut couvrir les lacs en quelques minutes, même quand il fait beau à Cangas : emporte un vêtement chaud. Repère en arrivant l'heure du dernier car qui redescend.
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Cangas de Onís et son pont médiéval La première capitale du royaume des Asturies, au bord de la Sella, avec son pont en dos d'âne qu'on dit romain bien qu'il soit médiéval, sous l'arche duquel pend une croix de la Victoire.gratuitmarchéEn savoir plus
Après la bataille de Covadonga, les premiers rois asturiens ont fixé ici leur cour, avant de la déplacer, au fil des règnes, jusqu'à Oviedo. De cette époque, la ville garde le souvenir dans la chapelle de la Sainte-Croix, bâtie sur un dolmen préhistorique : sa fondation est attribuée à Favila, fils de Pélage, dont les chroniques racontent qu'il fut tué par un ours à la chasse.
Le pont enjambe la Sella d'une grande arche en dos d'âne. La rivière est le terrain de jeu de la région : chaque été, au début du mois d'août, la descente internationale de la Sella fait courir des centaines de canoës d'Arriondas à Ribadesella dans une ambiance de fête, et les loueurs d'Arriondas proposent la même descente, au calme, le reste de la saison.
⚠️ La ville est la base pratique pour Covadonga et les lacs, et elle se remplit en été : réserve ton hébergement et ta table. Les cidreries du centre servent le cidre à l'asturienne, versé de haut, avec du cabrales et de la charcuterie.
48 € hébergement · 32 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le centre de Cangas de Onís, 95 € la nuit.
- Picos de Europa → Saint-Jacques-de-Compostelle — Par Oviedo et l'A-8, 380 km, 4 h 15, 29 € par personne (57 € à partager).
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03. Saint-Jacques-de-Compostelle
J5 · 1 nuit · 108.75 € par personne
La fin du chemin, sous les toits de la cathédrale
La ville des pèlerins, une vieille ville de granit tout entière tournée vers sa cathédrale, où les marcheurs arrivent chaque jour sur la place de l'Obradoiro. ⚠️ La cathédrale est gratuite ; le Portique de la Gloire, le musée et les toits se paient, et les visites guidées partent à heure fixe.
En savoir plus sur Saint-Jacques-de-Compostelle
Saint-Jacques-de-Compostelle est née d'un tombeau : au IXᵉ siècle, on y découvrit une sépulture qu'on attribua à l'apôtre Jacques, et la ville devint, avec Rome et Jérusalem, l'un des trois grands pèlerinages de la chrétienté. La cathédrale romane, commencée à la fin du XIᵉ siècle, a été enveloppée au XVIIIᵉ d'une façade baroque, celle de l'Obradoiro ; derrière, le Portique de la Gloire, sculpté par le maître Mateo à la fin du XIIᵉ siècle, a retrouvé ses couleurs après une longue restauration.
Chaque jour, des marcheurs arrivent sur la place de l'Obradoiro, sac au dos, après des semaines de route, et vont chercher la compostela, le certificat remis à qui a parcouru au moins les cent derniers kilomètres à pied. Le botafumeiro, l'immense encensoir que des hommes font voler d'un bout à l'autre du transept, ne se balance qu'à certaines messes. La vieille ville, tout en granit, se marche entière : arcades, places, couvents et le marché d'Abastos.
⚠️ Il pleut souvent, même en été : un vêtement de pluie fait partie du voyage. L'aéroport est à une vingtaine de minutes, et c'est la porte de sortie naturelle du parcours. Les îles Cíes, au large de Vigo, se font depuis la ville en une longue journée.
À table
- Tarta de Santiago — le gâteau d'amande sans farine, poudré de sucre glace autour du pochoir de la croix de saint Jacques.
- Pimientos de Padrón — les petits piments verts frits et salés ; la plupart sont doux, quelques-uns piquent, sans qu'on puisse le savoir avant.
- Queso de tetilla — le fromage galicien de lait de vache, doux et crémeux, en forme de poire.
- Albariño — le vin blanc des Rías Baixas, frais et aromatique, qu'on boit avec les fruits de mer.
- Caldo gallego — le bouillon de fanes de navet, de pommes de terre, de haricots blancs et de porc, le plat des jours de pluie.
Jour 5
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Cathédrale de Saint-Jacques La cathédrale romane derrière sa façade baroque, avec le tombeau de l'apôtre dans la crypte et, derrière le maître-autel, la statue qu'on étreint par-derrière. ⚠️ L'entrée est libre et sans billet ; le Portique de la Gloire se visite avec un billet à part, à heure fixe.gratuitcultureEn savoir plus
La cathédrale a été pensée pour les foules : son plan est celui des grandes églises de pèlerinage romanes, avec un déambulatoire qui permet de tourner autour du chœur sans troubler l'office, comme à Saint-Sernin de Toulouse. Le baroque l'a ensuite habillée sans la détruire : sous le baldaquin doré du maître-autel, la nef garde ses voûtes de granit nu.
Les reliques ont eu une histoire agitée. À la fin du XVIᵉ siècle, craignant un raid de Francis Drake sur la côte galicienne, l'archevêque les fit cacher si bien qu'on en perdit la trace. Elles ne furent retrouvées qu'en 1879, sous le maître-autel, et reposent depuis dans l'urne d'argent de la crypte. Le botafumeiro, l'encensoir géant, est mis en branle par une équipe d'hommes qui tirent ensemble sur une corde.
⚠️ Les années où le 25 juillet, fête de saint Jacques, tombe un dimanche sont des années saintes, comme 2027 : la Porte sainte de la place de la Quintana est alors ouverte, et l'affluence bien plus forte. Viens tôt le matin pour l'étreinte de l'apôtre et la crypte, où la file s'allonge vite.
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Vieille ville et place de l'Obradoiro Des rues de granit à arcades, quatre places autour de la cathédrale et, sur l'Obradoiro, l'ancien hôpital royal des pèlerins devenu hôtel. En fin de matinée, on voit arriver les marcheurs du chemin.gratuitmarchéEn savoir plus
Obradoiro veut dire « atelier » en galicien : la place tient son nom des tailleurs de pierre qui y travaillèrent à la façade baroque. Les trois autres places qui entourent la cathédrale racontent chacune un métier ou un usage : Platerías, celle des orfèvres, devant la seule façade romane qui donne encore sur la rue, avec sa fontaine aux chevaux ; la Quintana, dont la partie basse, la Quintana des morts, fut un cimetière ; l'Azabachería, où l'on taillait le jais pour les amulettes vendues aux pèlerins.
De ces places partent les trois rues parallèles de la vieille ville, Franco, Vilar et Nova, les deux dernières bordées d'arcades. La Franco devrait son nom aux francos, les étrangers venus d'au-delà des Pyrénées qui s'installèrent le long du chemin.
Les jours de pluie, les arcades de Vilar et de Nova permettent de traverser la vieille ville presque à l'abri. Le soir, sous les arcades et sur l'Obradoiro, les tunas, des groupes de musiciens étudiants en cape noire, jouent pour les passants : la ville universitaire prend le relais des pèlerins.
50 € hébergement · 34 € repas · 9 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans la vieille ville, 100 € la nuit.
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Le budget de ces 5 jours
673 € par personne pour 5 jours, soit 135 € / jour. À deux, 1 347 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 296 € | 44 % |
| Repas | 182 € | 27 % |
| Transport sur place | 14 € | 2 % |
| Location de voiture — 5 jours | 113 € | 17 % |
| Carburant et péages | 60 € | 9 % |
| Activités | 9 € | 1 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Le PDF
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- La carte du parcours, avec ses 3 étapes
- Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
- Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
- Le budget ventilé, par poste et par étape
- Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
- Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur
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