Miami n'est pas une ville américaine ordinaire, et le comprendre change le séjour. Plus de la moitié de ses habitants sont nés à l'étranger — la proportion la plus forte de toutes les grandes villes des États-Unis — et l'espagnol y est la langue de la rue autant que l'anglais. On y parle aussi créole haïtien à Little Haiti et portugais dans une partie de Brickell.
La ville se lit en deux morceaux séparés par une baie. Miami Beach, sur son île, porte le quartier art déco : huit cents bâtiments des années 1920-1940, pastel, arrondis, alignés sur Ocean Drive et Collins Avenue. C'est le plus grand ensemble art déco du monde, et il ne doit sa survie qu'à une militante de soixante-dix ans, Barbara Capitman, qui s'est couchée devant les bulldozers en 1976.
Le continent porte le reste : Little Havana et ses joueurs de dominos, Wynwood et ses murs peints, Coconut Grove et ses banians, Brickell et ses tours. Rien de tout cela ne se fait à pied d'un quartier à l'autre.
⚠️ Le stationnement à Miami Beach est le vrai coût de l'étape : 25 à 45 $ la nuit, rarement compris dans le prix de l'hôtel. Un logement sur le continent, près d'une station de métro aérien, coûte souvent moins cher tout compris.