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Pouilles en 10 jours : l'itinéraire jour par jour

1 201 € par personne sur place pour 10 jours, soit 120 € / jour — en 5 étapes, de Bari à Lecce. En passant par Matera, Alberobello et la vallée d'Itria, puis Polignano a Mare et Monopoli.

Autres durées : 5 jours · deux semaines · toutes les étapes de Pouilles

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Bari — Karol Wojtyła (BRI), retour depuis Brindisi — aéroport du Salento (BDS) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Bari, Pouilles

    01. Bari

    J1 → J2 · 2 nuits · 219 € par personne

    La vieille ville rendue aux promeneurs, et les pâtes faites dans la rue

    La capitale des Pouilles, port et ville universitaire, dont la vieille ville a longtemps eu mauvaise réputation avant d'être rénovée et rendue aux promeneurs. On y voit encore des femmes façonner les orecchiette sur des tables devant leur porte. ⚠️ Tout le centre se fait à pied ; la zone à trafic limité est contrôlée par caméra.

    En savoir plus sur Bari

    Bari a deux visages, séparés par une avenue. Au nord, Bari Vecchia, la vieille ville, occupe une presqu'île : un dédale de ruelles blanchies, de cours et de chapelles où les habitants vivent porte ouverte. Au sud, le quartier Murat, tracé au cordeau au début du XIXᵉ siècle, aligne ses rues droites et ses boutiques jusqu'à la gare. On passe de l'un à l'autre en traversant une rue.

    La ville a été la capitale des possessions byzantines en Italie, et en 1087 des marins de Bari ont rapporté de Myre, en Asie Mineure, les reliques de saint Nicolas. La basilique bâtie pour les accueillir attire depuis des pèlerins catholiques et orthodoxes, et c'est l'un des rares lieux où les deux prient dans la même crypte. Longtemps, Bari Vecchia a eu mauvaise réputation ; rénovée, elle est redevenue le quartier où l'on se promène le soir.

    Tout se fait à pied : la voiture n'y sert à rien, et le centre est en zone à trafic limité. Un train relie l'aéroport à la gare centrale. C'est la seule grande ville du parcours, et l'étape d'où l'on rejoint en train Matera, Alberobello, Polignano ou Lecce.

    À table

    • Orecchiette alle cime di rapa — les « petites oreilles » de pâte faites à la main, sautées aux fanes de navet, à l'ail, au piment et à l'anchois ; les cime ne se trouvent que de l'automne au printemps.
    • Focaccia barese — épaisse et moelleuse, à l'huile d'olive, couverte de tomates cerises écrasées et d'olives ; elle se vend à la part dans les boulangeries dès le matin.
    • Panzerotto — le chausson de pâte frit, fourré de tomate et de mozzarella, qu'on mange en marchant ; ⚠️ la mozzarella sort brûlante.
    • Sgagliozze — les carrés de polenta frits dans la rue par les habitants de Bari Vecchia, salés et servis dans un cornet de papier.
    • Riso, patate e cozze — la tiella du dimanche : riz, pommes de terre et moules cuits ensemble au four, en couches.

    Jour 1

    • Basilique Saint-Nicolas et sa crypte, Bari, Pouilles
      Basilique Saint-Nicolas et sa crypte La basilique romane bâtie pour accueillir les reliques de saint Nicolas, rapportées de Myre par des marins de Bari en 1087. Catholiques et orthodoxes prient côte à côte dans la crypte, ce qu'on voit rarement ailleurs. ⚠️ L'entrée est libre, contre une offrande ; le petit musée voisin se paie à part.
      En savoir plus

      La basilique a l'allure d'une forteresse : une façade nue encadrée de deux tours, des flancs massifs. On l'a commencée dès l'arrivée des reliques, le pape Urbain II est venu en consacrer la crypte en 1089, et il y a réuni un concile quelques années plus tard. La nef est coiffée d'un plafond de bois doré ajouté au XVIIᵉ siècle, et le chœur garde la cathèdre d'Elia, un trône de marbre porté par de petites figures ployées sous le poids.

      Le culte de saint Nicolas en Occident doit beaucoup à cette translation. En Lorraine, dont il est le patron, la tradition fait remonter la basilique de Saint-Nicolas-de-Port à une relique rapportée de Bari peu après. Chaque 9 mai, jour anniversaire de leur arrivée, on recueille dans le tombeau un liquide que les fidèles appellent la manne et tiennent pour miraculeux.

      ⚠️ C'est un sanctuaire en activité, fréquenté par des pèlerins orthodoxes : épaules et genoux couverts, silence dans la crypte, et pas de visite pendant les offices, catholiques comme orthodoxes. Début mai, la fête de la translation emplit la vieille ville — cortège historique, statue du saint emmenée en mer. C'est le meilleur moment pour voir Bari en fête, le pire pour voir la basilique au calme.

      culture
      gratuit
    • Lungomare et quartier Murat, Bari, Pouilles
      Lungomare et quartier Murat Une longue promenade de front de mer bordée d'édifices des années 1930, puis le quartier Murat, quadrillé au XIXᵉ siècle, et sa rue commerçante, la via Sparano.
      En savoir plus

      Le front de mer de Bari a été aménagé dans les années 1920 et 1930, et ses grands édifices de pierre claire, monumentaux, sont ceux de l'Italie de cette époque. Le plus repérable est le palais de la Province, qui abrite la pinacothèque de la ville. À l'autre bout, contre la vieille ville, le Teatro Margherita est bâti sur pilotis au-dessus de l'eau.

      Derrière, le quartier Murat porte le nom de Joachim Murat, beau-frère de Napoléon et roi de Naples, qui en a posé la première pierre en 1813. C'est la ville du XIXᵉ siècle, tracée en damier : rues droites, immeubles bourgeois, boutiques. La via Sparano, piétonne, part de la gare et file vers la vieille ville, et le corso Cavour passe devant le Teatro Petruzzelli.

      ⚠️ La promenade est longue et presque sans ombre : à faire tôt le matin ou à la tombée du jour, quand les Baresi y viennent eux-mêmes. Vers le sud-est, elle mène à Pane e Pomodoro, la plage urbaine, très fréquentée par les habitants. À l'autre extrémité, elle rejoint le môle San Nicola et ses pêcheurs.

      marché
      gratuit
    • Bari Vecchia et la rue des orecchiette, Bari, Pouilles
      Bari Vecchia et la rue des orecchiette Un dédale de ruelles blanchies sur la presqu'île de la vieille ville. Sous l'Arco Basso, des femmes façonnent les orecchiette à la main sur des tables dressées devant leur porte, et les vendent au passant.
      En savoir plus

      La pâte n'a que deux ingrédients, de la semoule de blé dur et de l'eau, sans œuf. Elle est roulée en boudin, coupée en petits morceaux, puis chaque morceau est traîné d'un coup de couteau sur la planche de bois et retourné sur le pouce : c'est ce geste, répété toute la matinée, qui donne l'oreille creuse et la surface rugueuse où la sauce accroche.

      Autour, Bari Vecchia se découvre sans plan. Les ruelles tournent sans cesse, s'ouvrent sur de petites places, et beaucoup d'angles portent une niche votive fleurie. La cathédrale San Sabino, romane, est à quelques pas de la basilique Saint-Nicolas ; la piazza Mercantile garde sa colonne de la justice, où l'on exposait autrefois les débiteurs insolvables. Le soir, les habitants sortent leurs chaises devant leur porte, et le quartier, longtemps évité, devient une grande terrasse.

      ⚠️ Les orecchiette se vendent fraîches ou séchées, en sachet. Les fraîches se cuisinent sans attendre ; pour la valise, ce sont les séchées qu'il faut prendre. Ces femmes travaillent sur le pas de leur porte : demander avant de les photographier de près, et leur acheter un sachet, de préférence en espèces, est la moindre des politesses.

      marché
      gratuit

    Jour 2

    • Le port et le poisson cru du môle San Nicola, Bari, Pouilles
      Le port et le poisson cru du môle San Nicola Sur le môle San Nicola, au pied de la vieille ville, les pêcheurs vendent au comptoir poulpes, seiches et moules crus, qu'on mange debout face à la mer. ⚠️ Fruits de mer crus : à éviter si l'on a l'estomac fragile.
      En savoir plus

      Le geste à regarder est celui des pêcheurs qui frisent le poulpe : ils le battent longuement contre la pierre, puis le font tourner dans un panier d'eau de mer, jusqu'à ce que ses tentacules s'enroulent et que la chair s'attendrisse. On le mange ainsi, cru, avec un filet de citron. Selon la saison et la pêche, le comptoir propose aussi oursins, seiches et moules. Manger les fruits de mer crus est une habitude ancienne de la côte des Pouilles, et Bari en a fait un rendez-vous.

      C'est un rituel des Baresi plus qu'une attraction : le week-end surtout, les familles viennent y prendre leur crudo avec une bière fraîche, au pied de la vieille ville, près du Teatro Margherita. ⚠️ On paie au comptoir, souvent en espèces. Demander ce qui a été pêché le jour même, et ne pas s'y risquer en pleine chaleur si l'on ne sait pas depuis quand le produit attend.

      marché
      gratuit

    48 € hébergement · 38 € repas · 14 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le quartier Murat, 95 € la nuit.

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  2. Bari → Matera — Par Altamura, 65 km, 1 h, 5 € par personne (10 € à partager).
  3. Matera, Pouilles

    02. Matera

    J3 → J4 · 2 nuits · 263 € par personne

    Une ville creusée dans la roche, face à son ravin

    Deux quartiers de maisons et d'églises creusées dans le calcaire, les Sassi, étagés au-dessus d'un ravin — habités pendant des millénaires, vidés par l'État dans les années 1950, restaurés depuis. ⚠️ Matera est en Basilicate, à une heure de Bari en train ; tout s'y fait à pied, en escaliers.

    En savoir plus sur Matera

    Matera est une ville double. En haut, une ville ordinaire de places et de palais ; en dessous, sur les flancs d'un ravin, les Sassi : deux quartiers de maisons, d'églises et de citernes à moitié bâties, à moitié creusées dans le calcaire, étagées les unes sur les autres au point que le toit d'une maison sert de rue à la suivante. Le rocher est habité depuis la préhistoire.

    Au milieu du XXᵉ siècle, les Sassi sont devenus le symbole de la misère du Sud. Carlo Levi y avait décrit des familles vivant avec leurs bêtes dans une seule pièce sans eau, et l'État a fini par vider les quartiers par une loi spéciale au début des années 1950, en relogeant les habitants dans des cités neuves. Les Sassi sont restés vides des décennies, puis ont été restaurés, inscrits au patrimoine mondial en 1993, et Matera a été capitale européenne de la culture en 2019. Les grottes sont aujourd'hui des hôtels, des restaurants et des musées.

    ⚠️ Tout se fait à pied, et presque tout en escaliers : chaussures plates et genoux solides. La voiture reste en haut. Le plus beau moment est la tombée du jour, quand les Sassi s'allument d'un coup, vus depuis le plateau d'en face. C'est l'étape la plus spectaculaire du parcours, et la seule hors des Pouilles : on est en Basilicate.

    À table

    • Pane di Matera — le pain de blé dur en forme de cornet, à la croûte épaisse et à la mie jaune, qui se garde une semaine ; il a son appellation protégée.
    • Crapiata — la soupe paysanne de légumineuses et de céréales mêlées, qu'on préparait à la fin de l'été en mettant en commun ce que chaque famille avait récolté.
    • Peperoni cruschi — les poivrons doux séchés au soleil puis frits quelques secondes jusqu'à devenir craquants, la signature de la Basilicate.
    • Cialledda — la salade de pain rassis trempé, de tomates, d'oignon et d'huile d'olive, le repas des paysans aux champs.

    Jour 3

    • Les Sassi à pied, du Barisano au Caveoso, Matera, Pouilles
      Les Sassi à pied, du Barisano au Caveoso Les deux quartiers troglodytes de part et d'autre de la Civita, la colline de la cathédrale : le Sasso Barisano, plus restauré, et le Sasso Caveoso, plus sauvage, qui descend vers le ravin. On s'y perd entre escaliers, toits-terrasses et façades posées devant des grottes.
      En savoir plus

      Au sommet de la Civita, la cathédrale romane, achevée au XIIIᵉ siècle, est le meilleur point pour comprendre comment les deux Sassi descendent de part et d'autre vers le ravin. Le Barisano, au nord, compte davantage de façades bâties, de portails et de petites places : souvent, une maison construite n'est que l'avant d'une grotte creusée derrière. Le Caveoso, au sud, est plus rocheux, plus ouvert, plus proche de l'image qu'on se fait des Sassi.

      Tout le quartier était organisé autour de l'eau. Les maisons se regroupaient en vicinati, des cours partagées par plusieurs familles autour d'une citerne commune. Les cinéastes, eux, y ont vu Jérusalem : Pasolini y a tourné L'Évangile selon saint Matthieu, Mel Gibson La Passion du Christ, et James Bond y a mené une poursuite dans Mourir peut attendre.

      ⚠️ La via Madonna delle Virtù, la route qui longe le bord du ravin, relie les deux Sassi en contrebas des maisons : c'est le fil à retrouver quand on s'est perdu dans les escaliers. Les toits sur lesquels on marche sont souvent ceux de maisons habitées ou d'hôtels ; reste sur les passages publics. La piazzetta Pascoli, au-dessus du Caveoso, donne une belle vue d'ensemble.

      marché
      gratuit
    • Églises rupestres des Sassi, billet trois églises, Matera, Pouilles
      Églises rupestres des Sassi, billet trois églises Madonna de Idris, perchée sur un éperon rocheux avec une seconde église creusée derrière elle, Santa Lucia alle Malve et San Pietro Barisano : des églises taillées dans la roche, dont certaines gardent des fresques du Moyen Âge.
      En savoir plus

      On en compte plus d'une centaine autour de Matera, creusées au fil du Moyen Âge par des communautés religieuses et par les habitants eux-mêmes. Quand le culte les a quittées, beaucoup sont devenues des étables, des caves ou des habitations, et leurs fresques ont souffert de ces usages.

      Les trois églises du billet ne se ressemblent pas. Santa Lucia alle Malve a abrité une communauté de religieuses bénédictines. San Pietro Barisano, la plus vaste, garde en sous-sol les scolatoi, des niches où l'on asseyait les morts pour que leurs corps se dessèchent avant d'être déposés dans l'ossuaire. Madonna de Idris, sur son rocher, communique avec San Giovanni in Monterrone, creusée derrière elle, dont les parois conservent des fragments de fresques.

      ⚠️ Les photos sont en principe interdites à l'intérieur, pour protéger les peintures. Les trois églises sont dispersées — Madonna de Idris et Santa Lucia dans le Caveoso, San Pietro dans le Barisano — et le billet se répartit facilement sur toute la promenade. Il fait frais et humide sous la roche, même en plein été.

      culture
      10 €
    • Palombaro Lungo, la citerne sous la place, Matera, Pouilles
      Palombaro Lungo, la citerne sous la place Une immense citerne creusée sous la place principale, qui recueillait l'eau de pluie de la ville avant l'eau courante. On la parcourt sur des passerelles, en un quart d'heure.
      En savoir plus

      Rien ne la signale en surface : elle s'ouvre sous la piazza Vittorio Veneto, la grande place de la ville haute, par une simple entrée. Dessous, la roche a été creusée et agrandie au fil des siècles jusqu'à former une cuve haute comme un immeuble, qu'on surplombe depuis des passerelles. Ses parois étaient enduites de cocciopesto, un mortier de terre cuite pilée qui la rendait étanche, et on la surnomme volontiers la cathédrale de l'eau.

      Elle est le pendant, à l'échelle de toute la ville, des citernes familiales qu'on voit dans les Sassi : le torrent coule au fond du ravin, loin des maisons, et chaque pluie était recueillie, canalisée et stockée. ⚠️ Il fait frais et humide sous la place, même en été, et les passerelles peuvent être glissantes. En ressortant, le belvédère de la place donne sur le Sasso Barisano.

      culture
      3 €

    Jour 4

    • Pain de Matera et cuisine paysanne, Matera, Pouilles
      Pain de Matera et cuisine paysanne Une cuisine de légumes secs, de pain rassis et de poivrons séchés, qui a nourri les Sassi pendant des siècles, servie aujourd'hui dans les restaurants creusés dans la roche.
      En savoir plus

      Autrefois, chaque famille des Sassi pétrissait son pain chez elle et le portait cuire au four commun du quartier. Pour reconnaître le sien à la sortie du four, elle le marquait d'un tampon de bois sculpté à ses initiales ou à son motif, le timbro. Ces tampons se vendent aujourd'hui en souvenir, et les plus beaux sont de vraies pièces d'artisanat.

      La cuisine qui va avec est celle d'une terre pauvre et sèche : légumineuses, blé dur, légumes du jardin, un peu d'agneau ou de porc, et le caciocavallo, le fromage à pâte filée qu'on suspend pour l'affiner. Le vin rouge de la Basilicate est l'aglianico, cultivé surtout autour du mont Vulture, au nord de la région.

      ⚠️ Une miche se garde plusieurs jours et voyage sans souci : c'est le meilleur pique-nique pour les routes de la vallée d'Itria. Le week-end, les restaurants creusés dans la roche se remplissent : réserver pour le soir.

      marché
      gratuit

    60 € hébergement · 42 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Appartement dans la ville haute, 120 € la nuit.

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  4. Matera → Alberobello et la vallée d'Itria — Par Gioia del Colle, 70 km, 1 h 6, 6 € par personne (11 € à partager).
  5. Alberobello et la vallée d'Itria, Pouilles

    03. Alberobello et la vallée d'Itria

    J5 → J6 · 2 nuits · 229 € par personne

    Les trulli, et les villages blancs de la vallée

    Alberobello serre plus d'un millier de trulli — ces maisons rondes de pierre sèche coiffées de cônes gris — sur deux collines. Autour, la vallée d'Itria est une campagne de murets et d'oliviers entre trois villages blancs : Locorotondo, Cisternino et Martina Franca. ⚠️ C'est l'étape où la voiture devient indispensable.

    En savoir plus sur Alberobello et la vallée d'Itria

    Un trullo est une maison ronde de pierres sèches, empilées sans mortier, coiffée d'un cône de dalles calcaires grises. Il y en a partout dans la campagne de la vallée d'Itria, isolés au milieu des oliviers ; à Alberobello, il y en a plus d'un millier serrés sur deux collines, et la ville entière est inscrite au patrimoine mondial. La tradition veut qu'on les bâtissait sans mortier pour pouvoir les démonter vite et échapper à l'impôt sur les habitations ; les historiens la nuancent, mais tout le monde la raconte. Beaucoup de cônes portent un symbole peint à la chaux.

    Le Rione Monti, couvert de boutiques, est le quartier qu'on voit sur les photos ; l'Aia Piccola, en face, est encore habitée et presque vide de visiteurs. Autour, la vallée d'Itria est une campagne de murets, de vignes et de fermes fortifiées entre trois villages blanchis à la chaux : Locorotondo, ronde au sommet de sa colline, Cisternino et ses boucheries-grills, Martina Franca et son baroque.

    ⚠️ C'est l'étape où la voiture devient indispensable : les villages sont à un quart d'heure les uns des autres et mal reliés. Les cars de touristes envahissent Alberobello en fin de matinée ; le matin tôt et le soir, les ruelles sont à toi. Dormir dans un trullo est la spécialité de l'étape.

    À table

    • Bombette — de petits rouleaux de porc fourrés de fromage et de lard, grillés à la braise ; à Cisternino, on choisit la viande chez le boucher, qui la grille sur place.
    • Capocollo de Martina Franca — l'échine de porc marinée au vin cuit, fumée à l'écorce de chêne et aux coques d'amande, puis affinée des mois.
    • Vin blanc de Locorotondo — un blanc sec et léger de verdeca et de bianco d'Alessano, l'une des plus anciennes appellations des Pouilles.
    • Orecchiette au ragù de braciole — les orecchiette du dimanche, nappées de la sauce tomate où ont mijoté les paupiettes de viande servies ensuite.

    Jour 5

    • Les trulli du Rione Monti et de l'Aia Piccola, Alberobello et la vallée d'Itria, Pouilles
      Les trulli du Rione Monti et de l'Aia Piccola Deux quartiers de trulli sur deux collines face à face : le Rione Monti, couvert de boutiques, et l'Aia Piccola, encore habitée, où l'on se promène presque seul. ⚠️ Les cars arrivent en fin de matinée ; tôt le matin et le soir, les ruelles sont vides.
      En savoir plus

      Au sommet du Rione Monti, l'église Saint-Antoine est elle-même bâtie en forme de trullo : elle date des années 1920, preuve que la technique a survécu à l'époque où elle servait à loger les paysans. Plus bas, le trullo siamois, deux cônes soudés sur une même maison, a sa légende : deux frères amoureux de la même femme se seraient partagé la demeure.

      Les cônes portent souvent, peints à la chaux, des signes religieux ou d'origine obscure, et leur pointe est coiffée d'un pinacle de pierre — sphère, disque, petit cône — dont le sens prête à toutes les interprétations. Sur la place principale, la Casa d'Amore passe pour la première maison bâtie au mortier, en 1797, l'année où le roi de Naples a affranchi la ville de la tutelle des comtes de Conversano : c'est cet épisode qui nourrit la tradition de l'impôt.

      ⚠️ Le belvédère de Santa Lucia, face au Rione Monti, donne la vue d'ensemble sur les cônes. Dans le Rione Monti, beaucoup de boutiques invitent à monter sur leur terrasse pour la vue : c'est une façon de te faire entrer, rien ne t'oblige à acheter. À l'Aia Piccola, les trulli sont des maisons habitées : on y passe sans bruit, sans pousser les portes.

      marché
      gratuit
    • Locorotondo et Cisternino, deux villages blancs, Alberobello et la vallée d'Itria, Pouilles
      Locorotondo et Cisternino, deux villages blancs Locorotondo enroule ses maisons blanchies à la chaux en cercle au sommet d'une colline, face aux vignes de la vallée ; Cisternino, à quelques kilomètres, est un village de ruelles, d'arcs et d'escaliers où l'on dîne dehors.
      En savoir plus

      Locorotondo doit son nom à son plan : la vieille ville s'enroule en cercle autour du sommet de la colline. Ses maisons blanches portent un toit propre à la vallée, les cummerse : des toits à deux pentes raides, couverts des mêmes dalles grises que les trulli, mais posés sur des maisons rectangulaires. La promenade qui longe le bord de la vieille ville, ouverte sur la vallée, est surnommée le lungomare, alors qu'elle ne donne que sur des vignes et des oliviers.

      Cisternino est plus serré : un dédale d'arcs, de passages couverts et d'escaliers extérieurs, où les maisons se touchent au-dessus des ruelles. Le soir, la place et les ruelles se couvrent de tables, et le village vit au rythme de ses boucheries-grills. Depuis le bord du bourg, la vue plonge sur la vallée d'Itria, ses trulli épars et ses murets.

      ⚠️ Dans les deux villages, les ruelles ne se font qu'à pied : la voiture reste en dehors du centre. Le plus agréable est de voir Locorotondo dans l'après-midi et de finir à Cisternino pour dîner.

      marché
      gratuit
    • Martina Franca, le centre baroque, Alberobello et la vallée d'Itria, Pouilles
      Martina Franca, le centre baroque La plus grande ville de la vallée, au centre baroque de façades sculptées et de balcons de fer forgé ; en été, un festival d'opéra s'installe dans la cour de son palais ducal.
      En savoir plus

      Le nom raconte la ville : Martina pour saint Martin, son patron, Franca pour les franchises fiscales accordées au Moyen Âge à ceux qui venaient s'y installer. Le centre est un baroque clair, fait de portails sculptés, de corniches et de balcons de fer forgé, et il culmine avec la basilique Saint-Martin, dont la façade montre le saint partageant son manteau avec un pauvre.

      Le palais ducal, élevé au XVIIᵉ siècle par les Caracciolo, seigneurs de la ville, abrite aujourd'hui la mairie. Chaque été, sa cour accueille le festival de la vallée d'Itria, connu des amateurs pour monter des opéras rares ou oubliés plutôt que le répertoire courant.

      ⚠️ C'est la seule vraie ville de la vallée : commerces, restaurants et parkings y sont plus faciles à trouver que dans les villages, ce qui en fait une base commode. Le soir, la passeggiata se fait dans les rues du centre jusqu'à la place du palais ducal. Pendant le festival, les hébergements se réservent tôt.

      marché
      gratuit

    Jour 6

    • Bombette au fornello pronto de Cisternino, Alberobello et la vallée d'Itria, Pouilles
      Bombette au fornello pronto de Cisternino Le soir, les boucheries de Cisternino allument leurs fours : on choisit la viande au comptoir — bombette, saucisses, côtelettes — et on la mange grillée sur place, à des tables dans la rue.
      En savoir plus

      Fornello pronto, le fourneau est prêt : c'est ce qu'annonçaient les bouchers de la vallée quand ils allumaient leur four à bois le soir. Le principe n'a pas changé. On entre dans la boucherie, on choisit au comptoir ce qu'on veut manger, et le boucher l'embroche et le cuit à la flamme du four. Les bombette sont la spécialité ; les gnummareddi, des rouleaux d'abats d'agneau, sont pour les amateurs. Le soir, l'odeur de braise signale les boucheries ouvertes avant qu'on les voie.

      ⚠️ La viande se paie au poids, et le pain, le vin et les légumes s'ajoutent à part. En été, les tables de la rue se remplissent vite : arriver tôt dans la soirée, ou s'attendre à patienter. Le même usage existe dans d'autres villages de la vallée, mais c'est à Cisternino qu'il est le plus vivant.

      marché
      gratuit

    50 € hébergement · 40 € repas · 18 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le centre d'Alberobello, 100 € la nuit.

    Voir les hébergements à Alberobello et la vallée d'Itrialien affilié

  6. Alberobello et la vallée d'Itria → Polignano a Mare et Monopoli — Par Castellana Grotte, 30 km, 36 min, 3 € par personne (5 € à partager).
  7. Polignano a Mare et Monopoli, Pouilles

    04. Polignano a Mare et Monopoli

    J7 → J8 · 2 nuits · 237.5 € par personne

    Une vieille ville au ras de la falaise

    Polignano est bâtie au ras d'une falaise trouée de grottes marines, au-dessus d'une petite crique de galets coincée entre deux parois — Lama Monachile, l'image la plus photographiée des Pouilles. Monopoli, à un quart d'heure, est un vrai port de pêche, plus calme. ⚠️ En juillet et en août, Polignano sature dès le matin.

    En savoir plus sur Polignano a Mare et Monopoli

    Polignano est bâtie au bord d'une falaise de calcaire trouée de grottes marines, et sa vieille ville s'arrête net au-dessus du vide : les belvédères donnent directement sur la mer, vingt mètres plus bas. Au milieu, une entaille dans la falaise abrite une petite crique de galets, Lama Monachile, enjambée par un pont de l'ancienne via Traiana. C'est l'image la plus photographiée des Pouilles. Domenico Modugno, le chanteur de « Volare », est né ici, et sa statue regarde la mer depuis la promenade.

    Monopoli, à un quart d'heure au sud, est un vrai port de pêche, plus grand et plus calme : un bassin plein de barques bleues, un château, une cathédrale baroque, et des remparts au pied desquels s'ouvre une petite plage. Au sud de la ville, la côte se découpe en criques rocheuses à l'eau très claire.

    ⚠️ Les deux villes sont sur la ligne de train Bari–Lecce, ce qui en fait une étape possible sans voiture. Mais en juillet et en août, Polignano sature : la crique est prise d'assaut dès le matin et le stationnement devient un problème. Dormir à Monopoli et venir à Polignano le soir est souvent plus simple. C'est la première étape de mer du parcours.

    À table

    • Caffè speciale — l'expresso au zeste de citron, au sucre, à la crème et à l'amaretto, servi par le Mago del Caffè, un bar de Polignano qui l'a rendu célèbre.
    • Frisella — le pain cuit deux fois qu'on trempe un instant dans l'eau, parfois l'eau de mer, puis qu'on couvre de tomates, d'huile et d'origan : le pique-nique de plage des Pouilles.
    • Polpo arrosto — le poulpe attendri puis grillé, servi entier avec un filet d'huile, sur le port de Monopoli.
    • Cozze arraganate — les moules gratinées à la chapelure, au persil et au pecorino, servies en entrée.

    Jour 7

    • Vieille ville de Polignano et ses belvédères, Polignano a Mare et Monopoli, Pouilles
      Vieille ville de Polignano et ses belvédères Des ruelles blanches qui s'arrêtent au bord de la falaise, ouvertes sur des belvédères suspendus au-dessus de la mer, et des vers de poésie peints sur les marches et les portes de la vieille ville.
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      Le centre historique tient sur un éperon de calcaire que la mer a creusé par en dessous. On y entre par l'Arco Marchesale, l'ancienne porte de la ville, et quelques ruelles plus loin on bute déjà sur le vide : les maisons sont bâties à l'aplomb de la falaise, certaines en surplomb, et les belvédères s'ouvrent entre elles comme des balcons sans façade. De là, on découvre ce que les ruelles cachent : la paroi trouée de grottes juste sous les maisons.

      Les vers peints en blanc sur les marches, les portes et les murs sont l'œuvre d'un poète de la ville, qui écrit depuis des années sur les surfaces du centre ; certains sont devenus des rendez-vous photo à part entière. Une des grottes de la falaise abrite même un restaurant, célèbre pour son cadre comme pour ses prix.

      ⚠️ La vieille ville est petite, mais elle change du tout au tout selon l'heure. Tôt le matin, le soleil se lève sur la mer, juste en face des belvédères, et les ruelles sont vides ; les soirs d'été, elles restent pleines jusque tard dans la nuit.

      marché
      gratuit
    • Baignade à la crique de Lama Monachile, Polignano a Mare et Monopoli, Pouilles
      Baignade à la crique de Lama Monachile Une crique de galets au fond d'une entaille entre deux falaises, sous le pont de l'ancienne via Traiana. ⚠️ Pas de sable ni d'ombre, et l'on y descend par un escalier ; en été, venir tôt le matin.
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      Dans les Pouilles, une lama est un ancien lit de torrent creusé dans le calcaire, presque toujours à sec. Celle-ci débouche sur la mer en plein milieu de Polignano, entre deux falaises couvertes de maisons, et finit en une petite plage de galets qu'on appelle aussi Cala Porto. Son nom viendrait du phoque moine, qui fréquentait autrefois ces côtes.

      Polignano accueille régulièrement une étape du championnat du monde de plongeon de haut vol : les plongeurs s'élancent d'une plateforme accrochée aux maisons qui dominent la crique, devant une foule massée sur le pont, sur les rochers et dans des bateaux. Ces jours-là, la ville déborde ; mieux vaut le savoir avant de prévoir une baignade.

      ⚠️ La plus belle vue n'est pas depuis la plage, mais depuis le pont qui l'enjambe et les rochers qui la bordent. En bas, les galets sont gros et roulent sous les pieds : des chaussures d'eau rendent la baignade bien plus agréable. Quand la mer est forte, la houle entre droit dans la crique et la baignade devient dangereuse.

      plage
      gratuit
    • Monopoli, le port et la vieille ville, Polignano a Mare et Monopoli, Pouilles
      Monopoli, le port et la vieille ville Un port de pêche plein de barques bleues, un château au bord de l'eau, une cathédrale baroque et un lacis de ruelles blanches, plus vivant et moins touristique que Polignano.
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      Monopoli vit encore de la mer. Le vieux port est plein de gozzi, les barques de pêche en bois peintes de couleurs vives, le bleu en tête, et l'on y croise souvent des pêcheurs qui démêlent leurs filets sur le quai. La vieille ville, fermée de remparts côté mer, est plus étendue que celle de Polignano et bien moins tournée vers les visiteurs ; le château dit de Charles Quint avance sur un promontoire au bord de l'eau.

      La cathédrale baroque est dédiée à la Madone de la Madia. La tradition veut que son icône soit arrivée par la mer au Moyen Âge, posée sur un radeau de poutres, alors que le chantier de l'église était arrêté faute de bois pour la toiture : ces poutres auraient servi à l'achever. La ville fête encore cette arrivée chaque année.

      ⚠️ Monopoli est sur la ligne de train de la côte, et la vieille ville se rejoint à pied depuis la gare : c'est la base la plus commode de l'étape pour qui voyage sans voiture. Le soir, les restaurants s'installent autour du port et dans les petites places, plus calmes que celles de Polignano.

      marché
      gratuit

    Jour 8

    • Sortie en bateau dans les grottes marines, Polignano a Mare et Monopoli, Pouilles
      Sortie en bateau dans les grottes marines Les falaises de Polignano sont creusées de grottes qu'on ne voit que depuis la mer. Des barques et de petits bateaux partent du port pour en faire le tour. ⚠️ Elles ne sortent que par mer calme.
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      Depuis la terre, on ne voit de Polignano que le haut de sa falaise. Depuis la mer, on comprend comment tient la ville : ses maisons sont posées sur une paroi creusée à sa base de grottes et de cavités, certaines assez profondes pour qu'une barque s'y glisse, et l'eau y prend à l'intérieur une couleur turquoise que la lumière du dehors fait briller.

      La plus célèbre est la Grotta Palazzese, dont la voûte abrite un restaurant : depuis le bateau, on aperçoit les tables dressées au fond de la cavité, juste au-dessus de l'eau. Le reste de la sortie longe la falaise, passe devant la crique de Lama Monachile et s'arrête parfois pour une baignade au large.

      ⚠️ Les sorties sont proposées par plusieurs opérateurs, et elles ne se valent pas : avant de réserver, demande si le bateau entre dans les grottes ou s'il passe seulement devant, ce que font les plus gros. Le vent se lève souvent dans l'après-midi, et les sorties du matin ont plus de chances de partir.

      nature
      payant

    53 € hébergement · 42 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel à Monopoli, 105 € la nuit.

    Voir les hébergements à Polignano a Mare et Monopolilien affilié

  8. Polignano a Mare et Monopoli → Lecce — Par la SS16, 115 km, 1 h 18, 9 € par personne (17 € à partager).
  9. Lecce, Pouilles

    05. Lecce

    J9 → J10 · 2 nuits · 230.5 € par personne

    Le baroque sculpté dans une pierre couleur de miel

    Une ville d'églises et de palais baroques sculptés dans un calcaire tendre qui prend une couleur de miel au soleil couchant — on l'appelle la Florence du baroque. ⚠️ Le centre est en zone à trafic limité ; l'aéroport le plus proche est celui de Brindisi, à quarante minutes.

    En savoir plus sur Lecce

    Lecce est une ville de façades. Au XVIIᵉ siècle, ses ordres religieux et ses familles nobles l'ont couverte d'églises et de palais dans un baroque qui ne ressemble à aucun autre, rendu possible par la pierre locale : un calcaire tendre et fin, facile à sculpter quand il sort de la carrière, qui durcit ensuite à l'air. D'où ces façades couvertes de feuillages, d'angelots, d'animaux et de figures grimaçantes, dont la plus extravagante est celle de la basilique Santa Croce, à laquelle on a travaillé pendant près d'un siècle et demi.

    La ville a aussi un passé romain qui affleure en plein centre : un amphithéâtre à moitié dégagé au milieu de la place Sant'Oronzo, découvert au début du XXᵉ siècle, et un petit théâtre caché entre les immeubles. Les ateliers de papier mâché, la cartapesta, y fabriquent encore des statues de saints.

    ⚠️ Le centre historique est en zone à trafic limité et se fait à pied. Lecce est la meilleure base pour le Salento : les plages de l'Adriatique et de la mer Ionienne sont chacune à une demi-heure. Le soir, toute la ville sort pour la passeggiata, et c'est à la tombée du jour que la pierre prend sa couleur de miel.

    À table

    • Pasticciotto — la tartelette de pâte sablée fourrée de crème pâtissière, tiède au petit-déjeuner ; elle vient de Galatina, à une vingtaine de kilomètres.
    • Rustico leccese — le feuilleté rond garni de béchamel, de mozzarella et de tomate, qu'on mange chaud à toute heure.
    • Caffè in ghiaccio con latte di mandorla — l'expresso versé sur des glaçons et du sirop de lait d'amande, la boisson de l'été salentin.
    • Ciceri e tria — les pois chiches aux pâtes fraîches dont une partie est frite à part puis ajoutée croustillante.
    • Puccia — le petit pain rond à mie dense, ouvert et garni comme un sandwich, la pause de midi du Salento.

    Jour 9

    • Le centre baroque à la tombée du jour, Lecce, Pouilles
      Le centre baroque à la tombée du jour De la porte Napoli à la place Sant'Oronzo et à la place du Duomo, fermée comme une cour : c'est en fin de journée, quand toute la ville sort pour la passeggiata, que la pierre prend sa couleur de miel.
      En savoir plus

      La vieille ville avait trois portes, et elles dessinent la meilleure boucle : la porte Napoli, un arc de triomphe élevé au XVIᵉ siècle en l'honneur de Charles Quint, qui avait fait renforcer les murailles ; la porte Rudiae, qui tire son nom de la cité antique voisine ; et la porte San Biagio. Entre elles, toutes les rues finissent par ramener vers la place Sant'Oronzo, le cœur de la ville.

      En marchant, lève les yeux. Le baroque de Lecce n'est pas seulement dans ses églises : les palais ont leurs balcons portés par des consoles sculptées de masques, d'animaux et de visages grimaçants, leurs portails chargés d'ornements, et des cours intérieures qu'on aperçoit quand une porte reste ouverte. La même pierre sort toujours des carrières des environs, et c'est elle qui sert aux restaurations.

      ⚠️ En été, la passeggiata ne commence vraiment qu'après le coucher du soleil, et les rues se vident tard. La place du Duomo, éclairée la nuit, se découvre mieux une fois la foule passée.

      marché
      gratuit
    • Basilique Santa Croce, cathédrale et églises baroques, Lecce, Pouilles
      Basilique Santa Croce, cathédrale et églises baroques Le billet LeccEcclesiae ouvre la basilique Santa Croce et sa façade foisonnante d'animaux, de feuillages et de figures, la cathédrale, les églises Santa Chiara et San Matteo, le séminaire et son musée d'art sacré. ⚠️ Il est valable plusieurs jours : inutile de tout voir d'un coup.
      En savoir plus

      Santa Croce se regarde de loin avant de se regarder de près. Recule jusqu'au trottoir d'en face pour voir la façade en entier, avec sa grande rosace et son balcon porté par une rangée de figures sculptées ; puis approche-toi, et chaque bloc devient une scène. Elle se prolonge sans transition par l'ancien couvent des Célestins, aujourd'hui siège de la préfecture, sculpté dans le même esprit.

      La cathédrale a une particularité qui déroute : elle a deux façades. La principale, sobre, donne sur l'intérieur de la place du Duomo ; l'autre, sur son flanc, bien plus ornée et dominée par la statue de saint Oronce, fait face à l'entrée de la place, pour être la première chose qu'on voit en arrivant. Le campanile voisin se visite en option. San Matteo, plus loin, vaut le détour pour sa façade bombée en bas et creusée en haut, une audace rare dans la ville.

      ⚠️ Ces églises restent des lieux de culte : épaules et genoux couverts, et les visites s'interrompent pendant les offices.

      culture
      11 €
    • Ateliers de papier mâché, Lecce, Pouilles
      Ateliers de papier mâché La cartapesta, le papier mâché modelé sur une armature de paille et de fil de fer, servait à faire des statues de saints pour les églises qui ne pouvaient pas se payer le marbre. Quelques ateliers du centre en fabriquent encore, portes ouvertes.
      En savoir plus

      La technique n'a presque pas changé. Sur une armature de paille et de fil de fer, l'artisan applique des bandes de papier trempées dans une colle de farine, couche après couche, jusqu'à former le corps et les drapés. Les plis sont ensuite lissés et fixés au fer chauffé, ce qui leur donne leur netteté, puis la statue est peinte. Achevée, rien ne la distingue au premier regard d'une statue de bois ou de pierre — sauf son poids.

      Ce poids plume a fait son succès : une statue de papier mâché se porte sans peine en procession, et bien des églises du Salento en abritent sans qu'on le remarque. Aujourd'hui, les ateliers vendent surtout des santons de crèche, des anges et de petits saints, et l'on voit souvent l'artisan travailler au fond de la boutique.

      ⚠️ C'est l'un des rares souvenirs du voyage qui ne pèse presque rien : il se glisse dans une valise, bien calé, sans la faire déborder. Demande avant de photographier un artisan au travail.

      culture
      gratuit

    Jour 10

    • Pasticciotto et café à l'amande au petit-déjeuner, Lecce, Pouilles
      Pasticciotto et café à l'amande au petit-déjeuner Le petit-déjeuner salentin se prend debout au comptoir : un pasticciotto tiède à la crème pâtissière, et l'été un expresso sur glace au sirop de lait d'amande.
      En savoir plus

      Le pasticciotto est une pâte sablée, traditionnellement au saindoux, cuite dans un petit moule ovale autour d'une crème pâtissière épaisse. Il se mange tiède, le matin, quand les fournées sortent : l'après-midi, refroidi, il a perdu une bonne part de son intérêt. Les pâtisseries en déclinent des variantes, à la griotte ou au chocolat, mais la version nature reste la référence.

      Le café à l'amande se prépare sous tes yeux : le sirop de lait d'amande au fond du verre, des glaçons, puis l'expresso versé brûlant par-dessus, qu'on remue avant de boire. C'est une boisson d'été, qu'on commande aussi bien l'après-midi qu'au réveil.

      ⚠️ Dans beaucoup de bars, comme ailleurs en Italie, on paie d'abord à la caisse, puis on tend le ticket au comptoir pour être servi. S'asseoir en salle ou en terrasse coûte en général plus cher que de rester debout.

      marché
      gratuit

    48 € hébergement · 38 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près de la porte Napoli, 95 € la nuit.

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Le budget de ces 10 jours

1 201 € par personne pour 10 jours, soit 120 € / jour. À deux, 2 401 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement518 €43 %
Repas400 €33 %
Transport sur place37 €3 %
Location de voiture — 10 jours200 €17 %
Carburant et péages22 €2 %
Activités24 €2 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

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  • La carte du parcours, avec ses 5 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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