Slovaquie en 5 jours : l'itinéraire jour par jour
550 € par personne sur place pour 5 jours, soit 110 € / jour — en 3 étapes, de Bratislava à Hautes Tatras. En passant par Banská Štiavnica.
Autres durées : 10 jours · deux semaines · trois semaines · toutes les étapes de Slovaquie
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport Bratislava — M. R. Štefánik (BTS), retour du même aéroport.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. Bratislava
J1 → J2 · 2 nuits · 230 € par personne
Une petite capitale sur le Danube, un château sur sa colline, Vienne à une heure
La plus petite capitale d'Europe centrale : une vieille ville baroque en quelques rues, le château blanc sur sa colline, la soucoupe du pont SNP, l'église Bleue, et Devín en ruine au confluent de la Morava. Deux nuits suffisent. ⚠️ L'aéroport de Vienne est à une heure de bus et reçoit bien plus de vols.
En savoir plus sur Bratislava
Bratislava est la plus petite des capitales d'Europe centrale, et la seule qui touche deux pays — l'Autriche et la Hongrie sont à quelques kilomètres. Elle a été, sous le nom de Pozsony, la capitale de la Hongrie pendant deux siècles et demi, quand Buda était turque ; onze rois y ont été couronnés dans la cathédrale Saint-Martin, dont Marie-Thérèse. Ce passé tient dans une vieille ville de quelques rues, piétonne, avec ses palais baroques, ses cafés et ses statues de bronze, dominée par le château blanc à quatre tours reconstruit après l'incendie de 1811.
Le reste est un mélange que peu de villes offrent : le pont SNP et sa soucoupe volante des années 1970, Petržalka et ses barres de béton de l'autre côté du Danube, l'église Bleue de Lechner, Art nouveau en sucre glace, et à quinze kilomètres le château de Devín, ruine sur un rocher au confluent de la Morava, qui fut un poste frontière du rideau de fer. ⚠️ Deux nuits suffisent ; la ville se visite en une journée pleine et Devín en une demi-journée.
On arrive par son aéroport ou, plus souvent, par celui de Vienne, à une heure de bus. Tout se fait à pied dans le centre ; le bus 29 mène à Devín, et le tram traverse le Danube. La ville est bon marché pour une capitale, et les vinothèques y servent les blancs des Petites Carpates, le vignoble qui commence aux portes de la ville.
À table
- Bryndzové halušky — les petites quenelles de pomme de terre au fromage de brebis frais et au lard grillé, le plat national, dans toute taverne de la vieille ville.
- Bratislavský rožok — le croissant fourré de pavot ou de noix, recette protégée de la ville, dans les boulangeries du centre le matin.
- Kapustnica — la soupe au chou aigre, à la saucisse fumée et aux champignons, servie en entrée l'hiver comme l'été.
- Vin des Petites Carpates — les blancs de Pezinok et de Modra, à trente minutes, au verre dans les vinothèques du centre.
- Kofola — le cola tchécoslovaque aux herbes, moins sucré, servi à la pression avec la bière dans les bars.
Jour 1
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Vieille ville et cathédrale Saint-Martin La vieille ville tient dans un kilomètre carré piéton : la porte Saint-Michel et sa tour, la place principale avec l'ancien hôtel de ville, le palais Primatial où fut signée la paix de Presbourg en 1805, les statues de bronze — Čumil, l'ouvrier qui sort de sa bouche d'égout. La cathédrale Saint-Martin a couronné onze rois de Hongrie entre 1563 et 1830, Marie-Thérèse comprise ; une couronne dorée de trois cents kilos coiffe son clocher.gratuitmarchéEn savoir plus
Commence sous la porte Saint-Michel, la seule des quatre portes médiévales encore debout, coiffée d'un bulbe baroque et de l'archange terrassant le dragon : une plaque de bronze scellée dans le passage donne les distances aux capitales du monde, c'est le kilomètre zéro de la ville. La rue qui descend est la plus étroite du centre, et l'on débouche sur la place principale, où un soldat napoléonien de bronze s'accoude à un banc face à l'ambassade de France — Bonaparte a assiégé et occupé Presbourg deux fois.
Saint-Martin est une église de couronnement, pas de pèlerinage : les Habsbourg s'y faisaient rois de Hongrie parce que Buda était aux Ottomans, et de petites couronnes dorées incrustées dans le pavé marquent encore le chemin du cortège à travers les rues. À l'intérieur, la statue de plomb de saint Martin partageant son manteau le montre en hussard hongrois, moustache et bottes comprises — une œuvre de Georg Raphael Donner, sculpteur de la cour.
Ne t'étonne pas du grondement : la voie rapide du pont SNP passe à quelques mètres du chevet. Le palais Primatial, rose, ouvre sa salle des Glaces, celle du traité de 1805.
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Château de Bratislava et Musée historique Le château blanc à quatre tours d'angle qui domine le Danube, incendié en 1811, resté en ruine un siècle et demi et reconstruit après 1953. Les cours, le jardin baroque et la terrasse sont libres et donnent sur trois pays ; le musée historique du SNM, dans le palais, expose le trésor de la Slovaquie et monte à la tour de la Couronne. ⚠️ Fermé le lundi ; l'enceinte, elle, est ouverte tous les jours.14 €cultureEn savoir plus
Les Bratislavais l'appellent la table retournée : un bloc blanc rectangulaire dressé sur ses quatre tours d'angle, visible de partout dans la ville et depuis l'Autriche. La silhouette date de Marie-Thérèse, qui en avait fait au XVIIIᵉ siècle une résidence de cour ; l'incendie de 1811, parti d'un bivouac de soldats, l'a vidé jusqu'aux murs, et pendant un siècle et demi la colline a porté une ruine que les cartes postales montraient sans commentaire. Ce que tu vois est la reconstruction entreprise après 1953, achevée avec le siège du Parlement slovaque, juste à côté.
La tour de la Couronne, la plus massive, est aussi la plus ancienne : c'est là que la couronne de saint Étienne, celle des rois de Hongrie, a été gardée pendant que Buda était turque. Le musée qui occupe le palais la fait monter par ses étages, avec les collections d'histoire du pays, et l'on sort tout en haut sur le Danube.
Monte à pied par l'escalier du château depuis la vieille ville, et fais le tour de l'enceinte avant d'entrer : le jardin baroque du flanc nord et la terrasse sud, d'où l'on voit Petržalka, le pont et, par temps clair, la plaine autrichienne, se parcourent librement.
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Église Bleue et le quartier de Sainte-Élisabeth L'église Sainte-Élisabeth, dite l'église Bleue, construite en 1913 par Ödön Lechner, le Gaudí hongrois : façade bleu pâle, mosaïques, toits de tuiles vernissées bleues, tout en Sécession hongroise à dix minutes à pied de la vieille ville. Le lycée voisin est du même architecte. ⚠️ L'intérieur n'ouvre qu'aux offices et à quelques heures dans la journée ; on la voit surtout du dehors, et c'est déjà beaucoup.gratuitmarchéEn savoir plus
Elle ne devait être qu'une chapelle : celle du lycée catholique voisin, qu'Ödön Lechner construisait en même temps, dans la même rue et le même style. Le résultat a mangé le projet. Tout est bleu, du sol au clocher — le crépi pastel, les tuiles vernissées du toit, les bancs et les voûtes à l'intérieur — et tout est courbe : pas un angle droit sur la façade, un clocher rond, une rosace qui semble dessinée à main levée.
Lechner cherchait un style national hongrois, tiré des broderies paysannes et de l'Orient, à l'heure où Vienne faisait la Sécession. La sainte à qui l'église est dédiée, Élisabeth de Hongrie, est née dans le château qui domine la ville en 1207 ; la mosaïque du fronton la montre avec les roses de sa légende, celles que le pain volé aux cuisines pour les pauvres serait devenu quand son mari l'a surprise.
Le quartier autour est celui des palais de l'administration austro-hongroise, calme, à cinq minutes de la vieille ville en descendant vers le Danube. Si tu veux l'intérieur, viens à l'heure d'une messe et reste au fond — c'est une paroisse, pas un musée, et les portes se referment dès la fin de l'office.
Jour 2
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Château de Devín, au confluent de la Morava Une ruine sur un rocher de cent mètres au-dessus du confluent de la Morava et du Danube, à quinze kilomètres du centre par le bus 29 : forteresse celte, romaine, grand-morave, hongroise, dynamitée par Napoléon en 1809. En bas, la rive de la Morava était le rideau de fer — un mémorial rappelle ceux qui ont tenté de traverser. ⚠️ Fermé le lundi ; le site, la vue et la rivière valent le déplacement même sans entrer.8 €cultureEn savoir plus
Le rocher tombe à pic dans l'eau, et de son sommet on voit les deux rivières se rejoindre sans se mêler tout de suite — la Morava, plus claire, longe la rive un moment avant d'être avalée par le Danube. La rive d'en face est l'Autriche. C'est cette position qui a fait de Devín une forteresse depuis les Celtes, un poste romain, puis un centre de la Grande-Moravie au IXᵉ siècle ; les troupes de Napoléon l'ont fait sauter en 1809 en se retirant, et personne ne l'a relevée.
La tourelle qu'on photographie le plus est la plus petite : la tour de la Vierge, une guérite plantée sur une aiguille de rocher au-dessus du vide, à laquelle s'attache une légende de fiancée jetée dans le fleuve. En bas, le long de la Morava, un mémorial en forme de porte rappelle que cette berge a été, quarante ans durant, la frontière la plus gardée d'Europe : barbelés, miradors, et des morts pour avoir tenté de nager jusqu'à l'Autriche, qu'on voit à portée de voix.
Prends le bus 29 sous le pont SNP, ou le vélo : une piste suit le Danube jusqu'au village, et continue au nord le long de la Morava sur l'ancien chemin des patrouilles. Le vent souffle fort sur le rocher, même l'été.
45 € hébergement · 35 € repas · 6 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près de la porte Saint-Michel, 90 € la nuit.
- Bratislava → Banská Štiavnica — R1 par Nitra et Žiar nad Hronom — 175 km, 2 h 12, 8 € par personne (15 € à partager).
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02. Banská Štiavnica
J3 → J4 · 2 nuits · 182.5 € par personne
La ville de l'argent, ses deux châteaux et ses lacs artificiels, dans un cratère boisé
Une ville minière du XVIIIᵉ siècle restée intacte dans le cratère d'un volcan, classée à l'Unesco : mine à visiter casqué, Vieux et Nouveau châteaux, calvaire baroque sur la colline, lacs artificiels des mineurs où l'on se baigne l'été. ⚠️ Mal desservie en train ; bus depuis Zvolen, ou la voiture.
En savoir plus sur Banská Štiavnica
Banská Štiavnica est une ville minière posée dans la caldeira d'un volcan éteint, au centre du pays : au XVIIIᵉ siècle, ses mines d'argent et d'or en faisaient la troisième ville de Hongrie et le siège de la première école supérieure des mines du monde, fondée en 1762. Quand les filons se sont épuisés, la ville s'est arrêtée, et elle est restée telle quelle — maisons bourgeoises Renaissance et baroques accrochées aux pentes, deux châteaux, une place en pente avec sa colonne de peste, un calvaire baroque sur la colline d'en face. L'Unesco l'a classée en 1993 avec ses « tajchy », les lacs artificiels creusés pour alimenter les machines des mines.
On y descend sous terre au musée minier de plein air, casque sur la tête, dans une galerie du XVIIᵉ siècle ; on monte au Vieux château, une église romane transformée en forteresse contre les Turcs, et au Nouveau château, la tour blanche de guet ; et l'on marche jusqu'au calvaire, vingt-trois chapelles sur une colline volcanique. Les tajchy, l'été, sont les lieux de baignade des habitants.
⚠️ La ville est mal desservie : pas de gare sur la grande ligne, un bus depuis Zvolen ou Banská Bystrica, ou la voiture — c'est le segment où elle se justifie. Deux nuits sont le bon compte. Depuis quelques années, artistes et cafés s'y sont installés ; c'est la ville la plus douce du parcours.
À table
- Kapustnica — la soupe au chou aigre et à la saucisse fumée, épaisse, le plat des mineurs, dans les tavernes de la place de la Trinité.
- Lokše — les galettes de pomme de terre à la graisse d'oie ou à la confiture de prune, dans les cafés de la rue Andrej Kmeť.
- Pivo Erb — la bière de la brasserie du centre, rousse ou blonde, brassée dans une maison de la vieille ville.
- Slivovica — l'eau-de-vie de prune, souvent distillée à la maison, offerte à l'arrivée dans une pension et à ne pas refuser.
Jour 3
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Le calvaire baroque Vingt-trois chapelles et trois églises rouge et blanc grimpant une colline volcanique face à la ville, construites par les jésuites en 1751 et restaurées après des décennies d'abandon. Une heure de montée par les stations, gratuite, avec la ville entière et les collines boisées en dessous ; le meilleur point de vue de l'étape, et une des plus belles compositions baroques du pays.gratuitnatureEn savoir plus
Deux églises rouge et blanc encadrent la montée, une en bas, une au sommet, et entre les deux les chapelles des stations grimpent en zigzag sur la pente d'un cône volcanique, chacune avec son bas-relief sculpté et peint. Les jésuites l'ont bâti au milieu du XVIIIᵉ siècle avec l'argent des bourgeois de la ville, et il a été, pendant deux siècles, le lieu de pèlerinage de toute la région minière.
Sous le régime communiste, plus personne n'y montait officiellement : les chapelles ont été pillées, les reliefs volés ou brisés, les toits effondrés. Le site a été inscrit sur une liste des monuments les plus menacés du monde, et c'est une fondation locale qui l'a relevé, chapelle par chapelle, depuis une quinzaine d'années — la restauration est récente, et elle se voit.
Le départ est au bas de la colline, à l'est de la ville, avec un petit parking. Monte par les stations et redescends par le sentier en forêt ; prends de l'eau, la pente est en plein soleil. L'église du haut n'est pas toujours ouverte, mais c'est la terrasse devant elle qui compte : la ville entière, ses deux châteaux et les collines boisées à l'infini.
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Musée minier de plein air et la galerie Bartolomej On enfile casque, lampe et manteau pour descendre dans la galerie Bartolomej, creusée au XVIIᵉ siècle, et suivre un guide dans un kilomètre et demi de boyaux : les fronts de taille, les outils, la façon dont on montait l'eau et le minerai. En surface, les bâtiments et les machines des mines de la vallée. ⚠️ Visite guidée par créneaux, en slovaque avec fiche en anglais ; sept degrés sous terre, prévoir une veste.14 €cultureEn savoir plus
On ne descend pas par un ascenseur : on entre à pied dans la montagne par une galerie horizontale, la Bartolomej, casque sur la tête et lampe au poing, et l'on suit le guide dans les boyaux que les mineurs ont creusés à la main puis à la poudre. Les parois portent les traces des outils, les étais de bois tiennent le plafond, et l'eau goutte partout — le vrai ennemi des mines d'ici n'était pas la roche mais l'eau, qu'il fallait remonter sans arrêt.
C'est ce problème qui a rendu la ville célèbre bien au-delà de l'argent : pour pomper, on a inventé ici des machines, et pour former ceux qui les concevaient, Marie-Thérèse a fondé l'Académie des mines, la première école d'ingénieurs de ce genre au monde. Les étudiants venaient de toute l'Europe. En surface, le musée aligne les chevalements, les treuils et les wagonnets des puits de la vallée, et une exposition explique comment l'argent était séparé du minerai.
La visite se fait par créneaux et à l'heure du guide ; arrive un peu avant, et prends une veste même en août — la température sous terre ne bouge pas. Le musée est à la sortie sud de la ville, une demi-heure à pied depuis la place, en descendant.
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Les tajchy, les lacs des mineurs Une soixantaine de lacs artificiels creusés aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles pour actionner les pompes et les broyeurs des mines, reliés par des canaux, classés avec la ville. Ils servent aujourd'hui de lieux de baignade : Počúvadlo, le plus grand, à dix kilomètres, avec sa plage et le sentier qui monte au Sitno, le sommet du massif ; Klinger, en ville, à vingt minutes à pied. Gratuit, et l'été toute la ville y est.gratuitdétenteEn savoir plus
Ce sont des lacs de barrage avant l'heure : des digues de terre tassée qui retiennent l'eau des vallons, reliées par des kilomètres de canaux et de galeries pour amener la force motrice aux pompes et aux broyeurs des mines. Le système en compte des dizaines, et il est l'œuvre d'ingénieurs dont la ville porte encore les noms — Samuel Mikovíni, mathématicien et cartographe, en a dessiné les plus grands. C'est pour eux, autant que pour les maisons, que l'Unesco a classé Banská Štiavnica.
Aujourd'hui les mines sont fermées, l'eau est claire, et les tajchy sont les plages de la ville. Počúvadlo, le plus vaste, à dix kilomètres au sud, a une rive aménagée, des pédalos et des restaurants ; de là part le sentier du Sitno, le sommet du massif, une table basaltique avec une tour de guet et une légende de chevaliers endormis dans la montagne qui se réveilleront quand le pays aura besoin d'eux. Klinger, tout près du centre, est le lac des habitants, avec sa buvette.
Un bus relie la gare routière à Počúvadlo plusieurs fois par jour en été ; à pied, un sentier balisé va de tajch en tajch autour de la ville, et c'est la plus belle promenade d'une journée sans musée.
Jour 4
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Nouveau château La tour de guet blanche à six niveaux et quatre tourelles, élevée en 1571 pour surveiller l'arrivée des Turcs, sur une colline face au Vieux château. Elle abrite une exposition sur les guerres ottomanes en Slovaquie et, tout en haut, la vue la plus complète sur la ville et le calvaire. ⚠️ Montée raide ; la tour est le repère qu'on voit de partout.5 €cultureEn savoir plus
Une tour blanche à six niveaux, flanquée de quatre tourelles rondes, plantée seule sur une colline face à la ville : on l'a bâtie en quelques années, vers 1570, pour une seule fonction — voir venir les Turcs. Des guetteurs y vivaient en permanence, et le signal partait de là vers la Klopačka, la tour au marteau de bois de la ville, puis vers les villages de la vallée. Les Ottomans ne sont jamais montés jusqu'à Banská Štiavnica, mais ils ont brûlé les villages en contrebas, et la peur a duré un siècle et demi.
À l'intérieur, l'exposition raconte ces guerres avec des armes, des gravures et des cartes ; elle est courte, et la plupart des visiteurs montent pour le dernier étage. De là-haut, la ville se lit d'un coup d'œil : la place en pente, le Vieux château, le calvaire sur sa colline volcanique, et les entrées de galerie qui percent les flancs du cratère.
Il n'y a pas de route : on y monte à pied depuis la place par une rue raide qui devient escalier. C'est la première chose à faire en arrivant, pour situer le reste — et la dernière au coucher du soleil, quand la lumière vient de derrière le calvaire.
30 € hébergement · 28 € repas · 5 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Pension dans une maison bourgeoise, 60 € la nuit.
- Banská Štiavnica → Hautes Tatras — Par Zvolen et Banská Bystrica, R1 puis D1 — 220 km, 3 h, 10 € par personne (20 € à partager).
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03. Hautes Tatras
J5 · 1 nuit · 105 € par personne
Les plus petites hautes montagnes du monde : lacs glaciaires, refuges, téléphériques
Un massif de granit qui monte d'un coup à 2 655 mètres, parc national entier : lacs glaciaires, refuges gardés, le téléphérique du Lomnický štít et le tramway rouge entre les trois stations. ⚠️ Sentiers d'altitude fermés jusqu'au 15 juin ; trois nuits pour s'assurer un jour de beau temps.
En savoir plus sur Hautes Tatras
Les Hautes Tatras sont un massif de vingt-six kilomètres de long qui monte d'un coup à 2 655 mètres au-dessus de la plaine de Poprad — « les plus petites hautes montagnes du monde », disent les Slovaques, et c'est exact : des crêtes de granit, des lacs glaciaires, des refuges gardés, des marmottes et des chamois, sur une surface qu'on traverse à pied en trois jours. Tout le massif est parc national, traversé par la Magistrála, le sentier rouge qui court à mi-pente d'un bout à l'autre.
Trois villages-stations alignés au pied, reliés par le tramway rouge : Štrbské Pleso et son lac, à l'ouest ; Starý Smokovec, le centre, avec son funiculaire pour Hrebienok ; Tatranská Lomnica, à l'est, d'où le téléphérique monte à Skalnaté pleso puis au Lomnický štít, le second sommet du pays. On dort dans l'un des trois et l'on rayonne — les randonnées classiques partent toutes des arrivées de remontées : Popradské pleso, les cascades du Studený potok, le refuge de Téry.
⚠️ Les sentiers au-dessus des refuges sont fermés du 1ᵉʳ novembre au 15 juin, et les téléphériques s'arrêtent dès que le vent se lève : monter tôt, et avoir un plan B en vallée. Trois nuits sont un minimum pour avoir une journée de beau temps ; on arrive en train à Poprad depuis Bratislava ou Košice, puis le tramway. Les refuges se réservent des semaines à l'avance en été, la ville d'en bas non.
À table
- Bryndzové halušky — les quenelles au fromage de brebis et au lard, servies dans les refuges (chata) après la montée : le plat de tous les randonneurs.
- Žinčica — le petit-lait de brebis, aigre et tiède, bu au verre dans les bergeries et les koliba ; ⚠️ déroutant la première fois.
- Oštiepok et parenica — les fromages de brebis fumés, en forme d'œuf décoré ou de rouleau, aux étals de Starý Smokovec et de Tatranská Lomnica.
- Tatranský čaj — le « thé des Tatras », une liqueur d'herbes à cinquante-deux degrés qu'on verse dans le thé au refuge.
- Kapustnica — la soupe au chou et à la saucisse fumée, dans toute chata d'altitude.
Jour 5
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Štrbské Pleso et Popradské pleso Le lac de Štrbské Pleso, à 1 350 mètres, entouré d'hôtels des années 1970 et de tremplins de saut à ski, se contourne en une demi-heure ; de là, deux heures de montée douce mènent à Popradské pleso, un lac glaciaire avec son refuge et le cimetière symbolique des victimes de la montagne, sous les parois. La randonnée classique et la plus sûre du massif. ⚠️ Le tramway y monte depuis Starý Smokovec en une demi-heure.gratuitsportEn savoir plus
Le premier lac est celui des cartes postales, et il est urbain : des hôtels des années 1970 sur ses rives, dont la pyramide de béton de l'hôtel Patria, des tremplins de saut à ski au-dessus, des barques à louer, un sentier qui en fait le tour à plat. C'est le point de départ le plus haut du tramway et de la crémaillère qui monte de Štrba, et le seul endroit du massif où l'on peut, sans marcher, avoir les sommets dans l'eau.
Popradské pleso, deux heures plus haut par un chemin large et régulier, est l'autre monde : un lac sombre enfermé par des parois, un refuge en pierre et en bois qui sert à manger, et le silence. Sur la pente au-dessus, le cimetière symbolique rassemble sous les pins des croix de bois peintes et des plaques pour tous ceux que les Tatras ont pris — alpinistes, skieurs, secouristes, une petite chapelle au milieu. C'est un peintre qui l'a fondé dans les années 1930, après une avalanche.
Le chemin de Popradské pleso est le plus sûr du massif et reste ouvert quand les crêtes sont fermées : c'est la randonnée de mai et de juin. Le sentier du col de l'Ostrva, en lacets au-dessus du lac, n'ouvre qu'à la saison d'altitude.
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Hrebienok et les cascades du Studený potok Le funiculaire de Starý Smokovec monte en huit minutes à Hrebienok, le balcon à 1 280 mètres d'où partent les sentiers les plus fréquentés : les cascades du Studený potok en une demi-heure, puis la vallée jusqu'au refuge Zamkovského et au refuge de Téry, sur un lac à 2 000 mètres — cinq heures aller-retour. ⚠️ On peut aussi monter à pied depuis Starý Smokovec en une heure ; le billet ne sert alors que pour la descente.16 €sportEn savoir plus
Le funiculaire, en service depuis le début du XXᵉ siècle, grimpe en ligne droite dans la forêt et dépose sur une clairière avec des restaurants, des transats et le début de tout : c'est de Hrebienok que partent la plupart des randonnées de la vallée centrale. Le premier but est à une demi-heure de marche presque plate, les cascades du Studený potok, le torrent froid, qui saute par paliers dans un lit de gros blocs — la Grande cascade est la plus haute.
Plus haut, le chemin monte dans la vallée jusqu'au refuge Zamkovského, puis raide jusqu'au refuge de Téry, posé au bord des Cinq lacs du Spiš dans un cirque de granit : c'est le plus ancien des refuges de haute montagne des Tatras, et l'un des rares où l'on dort au-dessus de deux mille mètres. Sur le sentier, tu croiseras des porteurs — les nosiči — qui montent le ravitaillement des refuges sur des cadres de bois, à dos d'homme, comme depuis un siècle ; leur musée est au refuge Rainer, juste au-dessus de Hrebienok, le plus vieux du massif.
Descends à pied si tu as des genoux : le sentier retrouve Starý Smokovec en une heure par la forêt. L'hiver, la clairière accueille un dôme de glace sculptée que toute la Slovaquie vient voir.
35 € hébergement · 30 € repas · 6 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Pension à Tatranská Lomnica, 70 € la nuit.
- Hautes Tatras → Bratislava — D1 — 330 km, 3 h 30, 15 € par personne (30 € à partager).
Le budget de ces 5 jours
550 € par personne pour 5 jours, soit 110 € / jour. À deux, 1 100 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 185 € | 34 % |
| Repas | 156 € | 28 % |
| Transport sur place | 7 € | 1 % |
| Location de voiture — 5 jours | 113 € | 20 % |
| Carburant et péages | 33 € | 6 % |
| Activités | 57 € | 10 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Le PDF
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- La carte du parcours, avec ses 3 étapes
- Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
- Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
- Le budget ventilé, par poste et par étape
- Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
- Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur
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