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Tanzanie en 21 jours : l'itinéraire jour par jour

4 375 € par personne sur place pour 21 jours, soit 208 € / jour — en 8 étapes, d’Arusha à Nungwi et l'atoll de Mnemba. En passant par Tarangire, Karatu, Manyara et le Ngorongoro, Ndutu, sud du Serengeti, Serengeti, Stone Town, puis Paje.

Autres durées : 5 jours · 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Tanzanie

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Kilimandjaro (JRO), retour depuis Zanzibar — Abeid Amani Karume (ZNZ) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Arusha, Tanzanie

    01. Arusha

    J1 → J3 · 3 nuits · 328 € par personne

    La ville des safaris, au pied du mont Meru

    La grande ville du Nord, au pied du mont Meru, d'où partent tous les safaris : c'est ici qu'on rencontre son chauffeur-guide et qu'on charge le 4×4. On y passe une nuit à l'arrivée pour se reposer du vol. Le parc national d'Arusha, à une heure, se fait à pied avec un garde armé ou en voiture, et l'on y voit le Kilimandjaro par temps clair.

    En savoir plus sur Arusha

    Arusha n'est pas une ville où l'on vient pour elle, mais tout le monde y passe. C'est le point de départ des safaris du Nord : les agences y ont leurs bureaux, les 4×4 leurs garages, et les voyageurs y dorment une nuit avant de partir vers les parcs.

    La ville s'étend au pied du mont Meru, un volcan de plus de quatre mille mètres, et le Kilimandjaro, plus à l'est, se découvre par temps clair, souvent au lever du jour. C'est aussi une ville diplomatique : elle a accueilli le tribunal international pour le Rwanda et le siège de la Communauté d'Afrique de l'Est.

    Le parc national d'Arusha, souvent négligé, est l'un des rares parcs du pays où l'on peut marcher, escorté d'un garde armé, entre les girafes et les buffles. Ses lacs de Momella attirent les flamants, et ses forêts les colobes noir et blanc.

    ⚠️ L'aéroport du Kilimandjaro est à une heure de route, à mi-chemin entre Arusha et Moshi.

    À table

    • Nyama choma — la viande de chèvre ou de bœuf grillée lentement sur la braise, qu'on commande au poids et qu'on mange avec les doigts, le soir dans les bars à grillades.
    • Ugali — la pâte ferme de farine de maïs, qu'on roule en boule dans la main pour saisir la sauce ; l'accompagnement de tous les repas.
    • Chipsi mayai — l'omelette cuite avec des frites dedans, vendue dans les gargotes de rue, l'en-cas national.
    • Café du Kilimandjaro — l'arabica des pentes du volcan et du mont Meru, qu'on boit et qu'on achète en grain en ville.
    • Ndizi nyama — les bananes plantains mijotées avec de la viande, plat des peuples des pentes du Kilimandjaro et du Meru.

    Jour 1

    • Parc national d'Arusha, Arusha, Tanzanie
      Parc national d'Arusha Un petit parc au pied du mont Meru, avec ses lacs de Momella où se posent les flamants, ses forêts de colobes noir et blanc, et des girafes dans les clairières. L'un des rares parcs du pays où l'on marche, escorté d'un garde armé.
      En savoir plus

      Le parc national d'Arusha est l'un des plus petits du pays, et l'un des plus variés : en quelques kilomètres, on passe de la forêt de montagne aux lacs alcalins de Momella, puis aux prairies du cratère de Ngurdoto, un ancien volcan qu'on regarde depuis son rebord.

      Il n'y a ni lions ni éléphants en nombre, et c'est ce qui permet d'y marcher : escortés d'un garde armé, on approche à pied les girafes, les buffles et les phacochères. Les colobes noir et blanc sautent dans les arbres de la forêt, et les lacs se couvrent parfois de flamants.

      Le mont Meru domine le parc ; son ascension, en trois ou quatre jours, est souvent faite pour s'acclimater avant le Kilimandjaro. Le parc se visite en une journée depuis Arusha, la veille ou le lendemain du grand circuit.

      nature
      52 €

    Jour 2

    • Marché central d'Arusha, Arusha, Tanzanie
      Marché central d'Arusha Le grand marché couvert de la ville : bananes de toutes tailles, épices, poisson séché du lac Victoria, tissus imprimés, et la vie quotidienne loin des agences de safari. ⚠️ Sac fermé devant soi.
      En savoir plus

      Le marché couvert du centre d'Arusha est celui où la ville fait ses courses. Bananes de toutes tailles, à cuire ou à manger, avocats, mangues, épices en vrac, haricots, poisson séché venu du lac Victoria, et tout autour les étals de tissus imprimés, les kanga, dont chacun porte un proverbe en swahili sur sa bordure.

      C'est un contrepoint utile aux agences de safari du centre : on y voit la Tanzanie ordinaire, loin des 4×4.

      ⚠️ Sac fermé devant soi, et l'on demande avant de photographier un vendeur.

      marché
      gratuit
    • Centre du patrimoine culturel, Arusha, Tanzanie
      Centre du patrimoine culturel Une grande galerie d'art et d'artisanat à l'entrée de la ville : sculptures makondé, peintures tingatinga aux couleurs vives, bijoux de perles massaï. L'entrée de la galerie est libre.
      En savoir plus

      Le Centre du patrimoine culturel est à la fois une galerie d'art et un très grand magasin d'artisanat, à l'entrée ouest de la ville, sur la route des parcs. Beaucoup de safaris s'y arrêtent.

      On y voit des sculptures makondé, taillées dans l'ébène en figures enchevêtrées, les peintures tingatinga, aux animaux stylisés et aux couleurs vives, nées à Dar es Salaam dans les années 1960, et les bijoux de perles massaï. La galerie se visite librement ; les prix de la boutique, eux, sont élevés.

      culture
      gratuit

    Jour 3

    • Café et cascades de Materuni, Arusha, Tanzanie
      Café et cascades de Materuni Un village chagga sur les pentes du Kilimandjaro, au-dessus de Moshi : on marche jusqu'à une grande cascade dans la forêt, puis on torréfie et on pile son café à la main avec une famille du village.
      En savoir plus

      Materuni est un village chagga sur les pentes du Kilimandjaro, au-dessus de Moshi. Les Chagga cultivent le café sur ces pentes depuis la période coloniale, entre les bananiers, dans de petits jardins familiaux.

      La marche mène à travers les champs et la forêt jusqu'à une grande cascade qui tombe d'une falaise couverte de végétation, où l'on peut se baigner dans une eau très froide. Au retour, une famille montre tout le travail du café : on décortique les grains, on les torréfie sur le feu, on les pile au mortier en chantant, puis on boit le résultat.

      La sortie se fait avec un guide du village, depuis Arusha ou Moshi.

      nature
      payant

    55 € hébergement · 32 € repas · 20 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Lodge dans les jardins de caféiers, 110 € la nuit.

    Voir les hébergements à Arushalien affilié

  2. Arusha → Tarangire — 4×4 avec chauffeur-guide, 2 h, 115 € par personne (230 € à partager).
  3. Tarangire, Tanzanie

    02. Tarangire

    J4 → J6 · 3 nuits · 472 € par personne

    Les éléphants et les baobabs

    Un parc de baobabs géants traversé par la rivière Tarangire, célèbre pour ses grands troupeaux d'éléphants. On y arrive d'Arusha en deux heures de route, et l'on dort dans un lodge ou un camp de tentes en bordure du parc. ⚠️ Mouches tsé-tsé dans certains secteurs boisés : vêtements clairs.

    En savoir plus sur Tarangire

    Le Tarangire est le parc des éléphants. Pendant la saison sèche, sa rivière est le seul point d'eau permanent de la région, et les animaux convergent vers elle par milliers ; les troupeaux d'éléphants y sont parmi les plus grands de Tanzanie.

    Le paysage est celui des baobabs, ces arbres aux troncs énormes qui peuvent vivre des siècles et stocker des milliers de litres d'eau. Les éléphants arrachent leur écorce fibreuse pendant les mois secs, et beaucoup portent les cicatrices de leurs défenses.

    En janvier, pendant la petite saison des pluies, une partie des animaux se disperse hors du parc, et la végétation est verte. Les éléphants restent, les oiseaux migrateurs arrivent, et le parc est bien moins fréquenté que le Serengeti.

    ⚠️ Les mouches tsé-tsé des secteurs boisés sont attirées par le bleu et le noir : on s'habille en beige et en kaki.

    À table

    • Pique-nique de safari — la boîte-repas du lodge, mangée à midi sous un arbre du parc, aux aires prévues pour descendre du véhicule.
    • Mishkaki — les brochettes de bœuf marinées et grillées, servies le soir au lodge ou dans les bars du bord de route.
    • Chai — le thé au lait bouilli avec du sucre et des épices, gingembre ou cardamome, servi à toute heure.

    Jour 4

    • Safari dans le parc du Tarangire, Tarangire, Tanzanie
      Safari dans le parc du Tarangire Une journée de pistes le long de la rivière, entre les baobabs, à la recherche des troupeaux d'éléphants, des lions et des pythons perchés dans les arbres. Le droit d'entrée vaut vingt-quatre heures ; le 4×4 et le guide sont en plus.
      En savoir plus

      Le Tarangire est organisé autour de sa rivière, qui ne tarit jamais. Pendant la saison sèche, c'est la seule eau de toute la région, et les animaux descendent des plaines voisines pour la rejoindre : éléphants, zèbres, gnous, buffles, et les prédateurs qui les suivent.

      Le parc est connu pour ses troupeaux d'éléphants, parmi les plus nombreux du pays, et pour ses baobabs, qui donnent au paysage un air d'autre planète. On y voit aussi des pythons dans les arbres, des oryx et des petits koudous, plus rares ailleurs.

      En janvier, la végétation est verte et une partie des troupeaux s'est dispersée hors du parc ; les éléphants restent, et les oiseaux migrateurs d'Europe sont arrivés. Le droit d'entrée vaut vingt-quatre heures : on entre tôt pour en profiter.

      nature
      52 €

    Jour 5

    • Marche guidée en bordure du parc, Tarangire, Tanzanie
      Marche guidée en bordure du parc Une marche avec un garde armé dans les zones de conservation voisines, où la voiture n'entre pas : on apprend à lire les traces, les crottes et les arbres. Organisée par certains camps.
      En savoir plus

      Dans le parc national, on ne quitte pas son véhicule. Mais plusieurs zones de conservation gérées avec les villages voisins autorisent la marche, avec un garde armé et un guide.

      La marche ne sert pas à voir plus d'animaux que depuis la voiture, mais à voir autrement : lire une empreinte de lion dans la poussière, reconnaître le crottin d'un éléphant et ce qu'il a mangé, sentir un arbre, entendre un oiseau qui prévient les autres d'un danger. On marche en file, en silence, et l'on suit les consignes du garde.

      nature
      payant

    Jour 6

    • Village de Mto wa Mbu, Tarangire, Tanzanie
      Village de Mto wa Mbu Un bourg au pied de l'escarpement du Rift, où vivent côte à côte des dizaines de peuples différents. On le visite à pied ou à vélo avec un guide du village, entre les bananeraies, les rizières et les ateliers.
      En savoir plus

      Mto wa Mbu veut dire « la rivière des moustiques ». Le bourg est installé au pied de l'escarpement du Rift, sur la route du Ngorongoro, et il est irrigué par des sources qui descendent de la falaise : on y cultive des bananes, du riz et des légumes au milieu d'une région sèche.

      Cette eau a attiré des gens de tout le pays, et des dizaines de peuples différents y vivent côte à côte. La visite, avec un guide du village, passe par les bananeraies, un atelier de sculpteurs, une brasserie de bière de banane et un repas chez l'habitant.

      culture
      payant

    75 € hébergement · 40 € repas · 100 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Lodge simple près de l'entrée, 150 € la nuit.

    Voir les hébergements à Tarangirelien affilié

  4. Tarangire → Karatu, Manyara et le Ngorongoro — 4×4 avec chauffeur-guide, par Mto wa Mbu et l'escarpement, 2 h, 115 € par personne (230 € à partager).
  5. Karatu, Manyara et le Ngorongoro, Tanzanie

    03. Karatu, Manyara et le Ngorongoro

    J7 → J9 · 3 nuits · 633.5 € par personne

    Le cratère, et le lac au pied de l'escarpement

    Une petite ville agricole sur les hauteurs, au bord de l'aire de conservation du Ngorongoro, où l'on dort pour descendre dans le cratère au lever du jour. Le lac Manyara est à une demi-heure, au pied de l'escarpement du Rift. ⚠️ Les nuits sont fraîches à cette altitude, et plus encore sur le rebord du cratère.

    En savoir plus sur Karatu, Manyara et le Ngorongoro

    Le Ngorongoro est une caldeira : un volcan qui s'est effondré sur lui-même il y a des millions d'années, laissant un cratère de près de vingt kilomètres de diamètre, fermé par des parois de plusieurs centaines de mètres. Au fond, une plaine d'herbe, un lac salé, des marais et une forêt, où vivent des dizaines de milliers d'animaux qui n'en sortent presque jamais.

    C'est l'un des meilleurs endroits d'Afrique pour voir le rhinocéros noir, devenu très rare, et l'on y croise lions, hyènes, éléphants, buffles et flamants dans la même matinée. L'aire de conservation est aussi un territoire massaï, où des éleveurs vivent avec leurs troupeaux ; depuis 2022, le gouvernement en déplace une partie hors de l'aire, dans un conflit qui divise le pays.

    Karatu, sur les hauteurs, est la base la moins chère pour y descendre, entourée de fermes de café. Le lac Manyara, au pied de l'escarpement, abrite une forêt alimentée par des sources et des lions qui ont l'habitude de grimper aux arbres.

    ⚠️ La descente dans le cratère est limitée à une demi-journée par véhicule : on part à l'aube pour en profiter.

    À table

    • Café de Karatu — l'arabica des fermes coloniales des hauteurs de Karatu, qu'on visite et qu'on goûte sur place.
    • Pilau — le riz cuit aux épices, cumin, cardamome, cannelle et clou de girofle, avec de la viande, servi les jours de fête.
    • Mandazi — les beignets triangulaires légèrement sucrés, parfumés à la cardamome, du petit-déjeuner.

    Jour 7

    • Aire de conservation du Ngorongoro, droit d'entrée, Karatu, Manyara et le Ngorongoro, Tanzanie
      Aire de conservation du Ngorongoro, droit d'entrée Le droit d'entrée par personne, valable vingt-quatre heures, qui donne accès au rebord du cratère et à la route du Serengeti. ⚠️ La descente dans le cratère se paie en plus, par véhicule.
      En savoir plus

      L'aire de conservation du Ngorongoro n'est pas un parc national : c'est un territoire où la faune sauvage et les éleveurs massaï partagent la terre. Elle couvre bien plus que le cratère, des hautes terres volcaniques jusqu'aux plaines de Ndutu et à la gorge d'Olduvai.

      La route monte en lacets à travers une forêt de montagne jusqu'au rebord du cratère, à plus de deux mille mètres. Au belvédère, la caldeira se découvre d'un coup, avec son lac et ses taches noires qui sont des troupeaux de buffles.

      ⚠️ Le droit d'entrée se paie aussi pour traverser l'aire en allant au Serengeti. Il fait froid sur le rebord au lever du jour : polaire indispensable.

      nature
      62 €
    • Descente dans le cratère du Ngorongoro, Karatu, Manyara et le Ngorongoro, Tanzanie
      Descente dans le cratère du Ngorongoro Une demi-journée au fond de la caldeira, entre les lions, les éléphants, les flamants du lac et, avec de la chance, le rhinocéros noir. Le droit se paie par véhicule : il se partage entre ses occupants.
      En savoir plus

      Le fond du cratère est un monde fermé. Les parois, hautes de plusieurs centaines de mètres, retiennent une population d'animaux qui n'en sortent presque jamais : gnous, zèbres, buffles, gazelles, et les lions et les hyènes qui vivent d'eux. Il n'y a presque pas de girafes, qui ont du mal à descendre les pentes.

      C'est l'un des derniers refuges du rhinocéros noir en Tanzanie ; on le voit souvent de loin, dans l'herbe haute. Les flamants se rassemblent sur le lac salé, et les vieux éléphants mâles aux défenses immenses fréquentent la forêt de Lerai.

      La descente et la remontée se font par des pistes à sens unique, et le temps dans le cratère est limité à une demi-journée par véhicule. On part à l'aube, avant les autres, et l'on pique-nique à l'aire prévue, en gardant sa nourriture à l'abri des milans qui plongent sur les sandwichs.

      nature
      130 €

    Jour 8

    • Ferme de café à Karatu, Karatu, Manyara et le Ngorongoro, Tanzanie
      Ferme de café à Karatu Une visite de plantation sur les hauteurs de Karatu : la cerise de café, le dépulpage, le séchage au soleil, puis la torréfaction et la dégustation.
      En savoir plus

      Les hauteurs de Karatu, sur les pentes volcaniques qui mènent au Ngorongoro, sont couvertes de fermes de café fondées à l'époque coloniale, dont plusieurs sont devenues des lodges.

      La visite suit le grain depuis l'arbuste : la cerise rouge qu'on cueille à la main, le dépulpage, la fermentation, le séchage au soleil sur des claies, puis la torréfaction. On goûte le café à la fin, face aux collines.

      marché
      payant

    Jour 9

    • Parc national du lac Manyara, Karatu, Manyara et le Ngorongoro, Tanzanie
      Parc national du lac Manyara Une bande de forêt et de savane entre l'escarpement du Rift et un lac alcalin rose de flamants. Babouins par centaines, éléphants dans la forêt, et des lions qui se reposent dans les branches des acacias.
      En savoir plus

      Le lac Manyara s'étend au pied de l'escarpement du Rift, un mur de plusieurs centaines de mètres qui borde le parc à l'ouest. Entre la falaise et l'eau, une forêt dense pousse grâce aux sources qui jaillissent au pied de l'escarpement : une forêt d'eau souterraine au milieu d'une région sèche.

      Le parc est célèbre pour ses lions qui se reposent dans les branches des acacias, un comportement rare. On ne les y voit pas à tous les coups, mais les babouins, par troupes de centaines, et les éléphants dans la forêt sont presque garantis. Le lac, alcalin, attire les flamants et les pélicans.

      Le parc est petit : une matinée suffit, sur la route du Ngorongoro.

      nature
      52 €

    65 € hébergement · 40 € repas · 100 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Lodge simple à Karatu, 130 € la nuit.

    Voir les hébergements à Karatu, Manyara et le Ngorongorolien affilié

  6. Karatu, Manyara et le Ngorongoro → Ndutu, sud du Serengeti — 4×4 avec chauffeur-guide, par le rebord du cratère et Olduvai, 4 h, 130 € par personne (260 € à partager).
  7. Ndutu, sud du Serengeti, Tanzanie

    04. Ndutu, sud du Serengeti

    J10 → J12 · 3 nuits · 730.5 € par personne

    La mise bas des gnous, de décembre à mars

    Les plaines d'herbe courte autour du lac Ndutu, à la limite du Ngorongoro et du Serengeti, où les troupeaux de la migration viennent mettre bas de décembre à mars. On y dort dans des camps de toile, et l'on y circule hors des pistes, ce qui est interdit dans le Serengeti. ⚠️ Hors de cette saison, les plaines sont presque vides : l'étape n'a de sens qu'en hiver.

    En savoir plus sur Ndutu, sud du Serengeti

    De décembre à mars, les plaines volcaniques du sud du Serengeti deviennent une gigantesque maternité. Les gnous y descendent après les premières pluies, attirés par une herbe courte et riche en minéraux, et la plupart des petits naissent en quelques semaines, autour de février : la synchronisation sature les prédateurs, qui ne peuvent pas tout chasser.

    C'est la saison des prédateurs. Lions, guépards, hyènes et chacals suivent les troupeaux, et les scènes de chasse sont fréquentes. Un gnou nouveau-né tient debout en quelques minutes et court avec le troupeau peu après.

    Ndutu appartient à l'aire de conservation du Ngorongoro, et non au parc national : les véhicules y ont le droit de quitter les pistes pour approcher les animaux, ce qui change tout pour l'observation comme pour la photographie.

    Sur la route, la gorge d'Olduvai, où les Leakey ont mis au jour certains des plus anciens restes d'ancêtres de l'homme.

    À table

    • Dîner de camp — le repas servi sous la tente-mess du camp, soupe, plat du jour et fruits, cuisiné sur place par l'équipe du camp.
    • Chai au feu de camp — le thé épicé du soir, bu autour du feu avant le dîner, en écoutant les hyènes.
    • Nyama choma — la viande grillée, servie dans les camps les soirs de fête.

    Jour 10

    • Safari de la mise bas à Ndutu, Ndutu, sud du Serengeti, Tanzanie
      Safari de la mise bas à Ndutu Une journée sur les plaines où naissent les gnous, parmi les troupeaux et leurs prédateurs, lions, guépards et hyènes. Le droit d'entrée de l'aire de conservation vaut vingt-quatre heures ; le 4×4 et le guide sont en plus.
      En savoir plus

      Après les premières pluies, l'herbe courte des plaines de Ndutu, poussée sur des cendres volcaniques, devient la plus nutritive de tout l'écosystème. Les troupeaux de la grande migration y descendent, et les gnous y mettent bas presque tous en même temps, en quelques semaines. Tant de naissances en si peu de temps : les prédateurs ne peuvent pas tout chasser.

      C'est la saison des scènes de chasse. Les lions, les guépards et les hyènes suivent les troupeaux, et les chacals rôdent autour des naissances. Un gnou nouveau-né se lève en quelques minutes et court avec le troupeau peu après ; ceux qui tardent sont ceux que l'on voit tomber.

      Ndutu fait partie de l'aire de conservation du Ngorongoro, où les véhicules peuvent quitter la piste. ⚠️ La migration suit la pluie, pas le calendrier : une saison sèche peut retarder la descente des troupeaux de plusieurs semaines.

      nature
      62 €

    Jour 11

    • Rencontre dans un village massaï, Ndutu, sud du Serengeti, Tanzanie
      Rencontre dans un village massaï Une visite dans un enclos familial massaï de l'aire de conservation : les huttes de terre et de bouse, le bétail, les chants. La rencontre est organisée et payante, et c'est une source de revenus pour la famille.
      En savoir plus

      Les Massaï sont des éleveurs semi-nomades, pour qui le bétail est la richesse et le centre de la vie. Dans l'aire de conservation du Ngorongoro, ils vivent dans des enclos familiaux, les boma : un cercle de huttes de branchages enduites de terre et de bouse, entouré d'une haie d'épineux où l'on rentre les bêtes la nuit.

      La visite est organisée et payante, et elle a quelque chose de mis en scène : les chants, le saut des guerriers, les bijoux à vendre. C'est pourtant un revenu direct pour la famille, qui vit sur une terre où l'élevage est de plus en plus restreint. On demande avant de photographier, et l'on négocie le prix avant d'entrer.

      culture
      payant

    Jour 12

    • Gorge d'Olduvai et son musée, Ndutu, sud du Serengeti, Tanzanie
      Gorge d'Olduvai et son musée Le ravin où Louis et Mary Leakey ont mis au jour des outils et des restes d'ancêtres de l'homme vieux de près de deux millions d'années. Un petit musée domine la gorge, sur la route du Serengeti.
      En savoir plus

      La gorge d'Olduvai est un ravin creusé par une rivière dans des couches de sédiments et de cendres volcaniques, qui ont conservé près de deux millions d'années d'histoire. Louis et Mary Leakey y ont travaillé pendant des décennies ; en 1959, Mary y a trouvé le crâne d'un Paranthropus, puis la famille a mis au jour des restes d'Homo habilis et des milliers d'outils de pierre taillée.

      Un peu plus loin, à Laetoli, Mary Leakey a découvert en 1978 des empreintes de pas laissées dans la cendre par des hominidés il y a plus de trois millions d'années, la preuve qu'ils marchaient déjà debout. Le musée en présente un moulage.

      Un guide fait une courte présentation au bord de la gorge. L'arrêt se fait sur la route du Serengeti.

      culture
      31 €

    140 € hébergement · 45 € repas · 110 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Camp de toile saisonnier, 280 € la nuit.

    Voir les hébergements à Ndutu, sud du Serengetilien affilié

  8. Ndutu, sud du Serengeti → Serengeti — 4×4 avec chauffeur-guide, piste des plaines du sud, 3 h, 130 € par personne (260 € à partager).
  9. Serengeti, Tanzanie

    05. Serengeti

    J13 → J15 · 3 nuits · 769.5 € par personne

    La plaine sans fin et ses kopjes

    Le cœur du Serengeti, autour de la vallée de la Seronera : des plaines immenses ponctuées de kopjes, ces îlots de granit où se reposent les lions, et la plus forte densité de grands félins du parc toute l'année. On y dort en lodge ou en camp de toile, et l'on en repart en petit avion vers Zanzibar.

    En savoir plus sur Serengeti

    Serengeti vient d'un mot massaï qui désigne la plaine sans fin, et c'est exactement ce qu'on y voit : une mer d'herbe qui va jusqu'à l'horizon, interrompue par des acacias et par les kopjes, des collines de blocs de granit arrondis qui émergent de la plaine comme des îles.

    Le centre du parc, autour de la rivière Seronera, a de l'eau toute l'année et donc des animaux toute l'année, même quand la migration est ailleurs. C'est le meilleur secteur pour les léopards, allongés dans les branches des acacias le long de la rivière, et pour les lions, qui aiment les rochers chauds des kopjes.

    ⛔ Dans le parc national, on ne quitte jamais la piste — c'est la différence avec Ndutu. Les véhicules se regroupent vite autour d'un léopard : les meilleurs guides partent avant l'aube pour arriver les premiers.

    Une piste d'atterrissage à Seronera relie le parc à Arusha et à Zanzibar, ce qui évite de refaire la route.

    À table

    • Bush breakfast — le petit-déjeuner servi dans la savane, sur une table dressée après le safari de l'aube, œufs, fruits et café.
    • Sundowner — le verre du coucher de soleil, pris au bord d'un kopje, les collines de granit du Serengeti.
    • Chapati — la galette de blé feuilletée, héritée des cuisines indiennes de la côte, servie avec les ragoûts du soir.

    Jour 13

    • Safari dans le Serengeti, Serengeti, Tanzanie
      Safari dans le Serengeti Une journée de pistes dans la vallée de la Seronera, entre les kopjes et la rivière, où vivent lions, léopards, guépards et hyènes toute l'année. Le droit d'entrée vaut vingt-quatre heures ; le 4×4 et le guide sont en plus.
      En savoir plus

      Le Serengeti couvre près de quinze mille kilomètres carrés, et le centre du parc, autour de la rivière Seronera, est l'un des endroits d'Afrique où l'on a le plus de chances de voir les trois grands félins dans la même journée.

      Les lions aiment les kopjes, ces îlots de granit qui surgissent de la plaine : ils y trouvent de l'ombre, de la hauteur pour guetter, et des rochers chauds le matin. Les léopards passent la journée allongés dans les acacias le long de la rivière, souvent avec une proie hissée dans les branches. Les guépards chassent en terrain découvert, et on les voit parfois monter sur le capot d'un véhicule pour regarder plus loin.

      Le droit d'entrée vaut vingt-quatre heures. ⛔ Dans le parc, on ne quitte jamais la piste ; on part avant l'aube, quand les prédateurs sont actifs et les véhicules encore rares.

      nature
      72 €

    Jour 14

    • Kopjes de Moru et leurs peintures, Serengeti, Tanzanie
      Kopjes de Moru et leurs peintures Un ensemble de kopjes au sud de la Seronera, où l'on voit des peintures rupestres massaï et le « rocher-gong », une pierre qui résonne quand on la frappe. Compris dans le droit d'entrée du parc ; accès avec le guide.
      En savoir plus

      Les kopjes de Moru sont un ensemble de collines de granit au sud de la Seronera, parmi les plus spectaculaires du parc. Sous un surplomb, des peintures massaï rouge, noir et blanc représentent des boucliers et des animaux.

      Non loin, le « rocher-gong » porte des cupules creusées par des mains humaines : frappé avec une pierre, il sonne comme une cloche, et l'on pense qu'il servait aux cérémonies. Le secteur abrite aussi l'un des rares groupes de rhinocéros noirs du Serengeti, suivis de près par les gardes.

      nature
      payant

    160 € hébergement · 45 € repas · 110 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Lodge au centre du parc, 320 € la nuit.

    Voir les hébergements à Serengetilien affilié

  10. Serengeti → Stone Town — Vol intérieur depuis la piste de la Seronera vers Zanzibar, avec escale, 3 h 30, 380 € par personne.
  11. Stone Town, Tanzanie

    06. Stone Town

    J16 → J17 · 2 nuits · 163 € par personne

    La vieille ville swahilie de Zanzibar

    La vieille ville de Zanzibar : un dédale de ruelles trop étroites pour les voitures, de maisons de corail aux portes sculptées, de mosquées, de temples hindous et d'églises. Tout se fait à pied, en se perdant volontiers. C'est la base pour les fermes d'épices et l'île aux Tortues. ⚠️ Ville musulmane : épaules et genoux couverts.

    En savoir plus sur Stone Town

    Stone Town doit son nom aux maisons de pierre de corail que les marchands arabes, indiens et swahilis ont bâties quand Zanzibar était la capitale d'un sultanat omanais et le premier port de l'océan Indien. La vieille ville est inscrite au patrimoine mondial.

    Ses portes en sont la signature : des portes de bois massif sculptées, à battants cloutés de pointes de cuivre, qui disaient la richesse et la religion du propriétaire. On en compte des centaines dans les ruelles.

    Zanzibar fut aussi, au XIXe siècle, l'un des plus grands marchés d'esclaves de l'Afrique de l'Est. La cathédrale anglicane a été bâtie après l'abolition sur l'emplacement même du marché, l'autel à l'endroit du poteau où l'on fouettait les captifs.

    ⚠️ Le palais des Merveilles, le grand bâtiment du front de mer, s'est en partie effondré en 2020 et reste fermé. Le soir, les jardins de Forodhani se couvrent d'étals de grillades.

    À table

    • Pizza de Zanzibar — la crêpe de pâte fine farcie de viande hachée, d'œuf et d'oignon, pliée et dorée sur la plaque, le soir au marché des jardins de Forodhani.
    • Urojo — la « soupe mélange » de Zanzibar, bouillon acidulé à la mangue et au curcuma, garni de beignets, de pommes de terre et de brochettes.
    • Biryani et pilau — les riz aux épices de la côte swahilie, héritage des échanges avec l'Inde et Oman.
    • Jus de canne à sucre — pressé devant vous au gingembre et au citron vert, sur les places de la vieille ville.
    • Kahawa — le café noir très fort, servi en petites tasses par les vendeurs ambulants, avec sa cafetière de cuivre.

    Jour 16

    • Ruelles et portes sculptées de la vieille ville, Stone Town, Tanzanie
      Ruelles et portes sculptées de la vieille ville Un labyrinthe de ruelles où les voitures ne passent pas, entre des maisons de corail aux balcons de bois et des centaines de portes sculptées, cloutées de cuivre. On se perd, et c'est le but.
      En savoir plus

      Stone Town a été construite au XIXe siècle, quand le sultan d'Oman a fait de Zanzibar sa capitale, et que l'île est devenue le grand marché des épices, de l'ivoire et des esclaves de l'Afrique de l'Est. Les maisons de pierre de corail, blanchies à la chaux, ont été bâties par des marchands arabes, indiens, swahilis et européens.

      Les portes en sont la signature. Les plus anciennes, de style arabe, ont un linteau rectangulaire couvert d'inscriptions du Coran ; celles de style indien ont un sommet arrondi et sont hérissées de pointes de cuivre — héritées, dit la tradition, des portes des palais indiens qu'il fallait protéger des éléphants. Les motifs sculptés disaient la richesse et la religion de la maison.

      On se perd dans les ruelles, et c'est bien. On croise la maison natale de Freddie Mercury, le vieux fort omanais, les bains perses, et le front de mer au coucher du soleil.

      marché
      gratuit
    • Marché de nuit des jardins de Forodhani, Stone Town, Tanzanie
      Marché de nuit des jardins de Forodhani Chaque soir, sur le front de mer, les étals de grillades de poisson, de brochettes, de pizzas de Zanzibar et de jus de canne s'allument au coucher du soleil. ⚠️ Les prix se négocient, et le poisson se choisit bien cuit.
      En savoir plus

      Les jardins de Forodhani, sur le front de mer au pied du vieux fort, se couvrent chaque soir d'étals éclairés à la lampe. On y grille brochettes, poissons, calmars, langoustes et crevettes, et l'on y prépare la pizza de Zanzibar, une crêpe fine farcie et pliée, dorée sur la plaque, salée ou sucrée.

      On y boit le jus de canne pressé au gingembre et au citron vert, et l'on regarde les garçons du quartier plonger du haut du muret dans la mer.

      ⚠️ Les prix se négocient, surtout pour les fruits de mer. Choisir un poisson bien cuit, et les étals où les gens du quartier mangent.

      marché
      gratuit
    • Cathédrale anglicane et mémorial de l'esclavage, Stone Town, Tanzanie
      Cathédrale anglicane et mémorial de l'esclavage La cathédrale bâtie sur l'emplacement de l'ancien marché aux esclaves, avec les cellules souterraines où l'on entassait les captifs, un mémorial de statues enchaînées et une exposition sur la traite en Afrique de l'Est.
      En savoir plus

      Zanzibar a été, au XIXe siècle, le plus grand marché d'esclaves de l'Afrique de l'Est. Des captifs raflés jusqu'aux Grands Lacs y étaient vendus pour les plantations de girofle de l'île, pour Oman et pour le golfe Persique.

      Après la fermeture du marché en 1873, sous la pression britannique, les missionnaires anglicans ont bâti sur son emplacement la cathédrale Christ Church. L'autel se dresse à l'endroit où se trouvait le poteau où l'on fouettait les esclaves. Un crucifix est taillé dans le bois de l'arbre sous lequel le cœur de David Livingstone a été enterré, en Zambie.

      À côté, deux caves souterraines où l'on entassait les captifs se visitent, et un mémorial de statues enchaînées, dans une fosse, fait face à la cathédrale. Une exposition retrace la traite. Une visite grave, qui éclaire tout le reste de la ville.

      culture
      payant

    Jour 17

    • Ferme d'épices, Stone Town, Tanzanie
      Ferme d'épices Une visite dans une plantation de l'intérieur de l'île : on goûte et on sent le clou de girofle, la cannelle, la vanille, la muscade et le poivre sur l'arbre, et l'on comprend pourquoi on a appelé Zanzibar « l'île aux épices ».
      En savoir plus

      Zanzibar est devenue au XIXe siècle le premier producteur mondial de clous de girofle, quand le sultan d'Oman a fait planter l'île de girofliers, cultivés par des esclaves. On l'appelle encore l'île aux épices.

      Dans les fermes de l'intérieur, le guide fait sentir et goûter sur la plante ce qu'on ne connaît qu'en pot : le clou de girofle, bouton de fleur séché ; la cannelle, écorce qu'on détache au couteau ; la muscade, entourée de son macis rouge ; la vanille, une orchidée grimpante qu'on pollinise à la main ; le poivre, le gingembre, le curcuma, la citronnelle.

      La visite se termine souvent par un repas épicé et une dégustation de fruits tropicaux. Les épices se vendent sur place ; celles du marché de Stone Town sont moins chères.

      culture
      payant

    48 € hébergement · 30 € repas · 14 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans une maison swahilie, 95 € la nuit.

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  12. Stone Town → Paje — Taxi ou minibus à travers l'île, 1 h, 18 € par personne (35 € à partager).
  13. Paje, Tanzanie

    07. Paje

    J18 → J19 · 2 nuits · 177 € par personne

    Le lagon blanc de la côte est, et le cerf-volant

    Un village de la côte est de Zanzibar, devant un lagon immense de sable blanc et d'eau turquoise que la marée vide et remplit deux fois par jour. C'est la capitale du kitesurf de l'île, et la base pour la forêt de Jozani et ses colobes rouges. ⚠️ À marée basse, la mer se retire à des centaines de mètres.

    En savoir plus sur Paje

    La côte est de Zanzibar est protégée par une barrière de corail, à plusieurs centaines de mètres du rivage. Entre les deux s'étend un lagon peu profond qui se vide presque entièrement à marée basse : on marche alors sur le sable et les herbiers jusqu'au récif, et la mer revient quelques heures plus tard.

    C'est ce qui rythme la vie du village. À marée basse, les femmes sortent cultiver les algues sur des piquets plantés dans le lagon, et les pêcheurs ramassent les poulpes. À marée haute, les pirogues à balancier partent vers le large, et les voiles de kitesurf remplissent le ciel : le vent régulier et l'eau plate en ont fait l'un des meilleurs spots d'Afrique de l'Est.

    À une demi-heure, la forêt de Jozani protège le colobe rouge de Zanzibar, un singe qui ne vit nulle part ailleurs au monde.

    ⚠️ Les oursins sont nombreux sur le platier : chaussures d'eau.

    À table

    • Poulpe au curry de coco — le poulpe pêché à marée basse sur le platier, mijoté au lait de coco et aux épices.
    • Poisson grillé du jour — vivaneau ou thazard, pêché le matin par les ngalawa, les pirogues à balancier du village.
    • Mkate wa kumimina — le pain de riz au lait de coco et à la cardamome, cuit au feu, du petit-déjeuner swahili.

    Jour 18

    • Forêt de Jozani et ses colobes rouges, Paje, Tanzanie
      Forêt de Jozani et ses colobes rouges Le dernier grand massif forestier de l'île, où vit le colobe rouge de Zanzibar, un singe qui n'existe nulle part ailleurs. Une passerelle traverse aussi la mangrove voisine. Visite avec un guide du parc.
      En savoir plus

      Jozani est le dernier grand massif de forêt naturelle de Zanzibar, protégé dans un parc national avec la baie de Chwaka voisine. C'est le refuge du colobe rouge de Zanzibar, un singe au pelage roux et noir et à la face encadrée de poils blancs, qui ne vit nulle part ailleurs au monde.

      Les colobes vivent en groupes près des champs et de la route, habitués à la présence humaine, et l'on s'en approche facilement. Une passerelle de bois traverse aussi la mangrove de la baie, avec ses palétuviers dressés sur leurs racines et ses crabes.

      ⚠️ On ne nourrit pas les singes, et l'on garde ses distances : les gardes le rappellent, et une morsure est vite arrivée.

      nature
      payant
    • Plage et lagon de Paje, Paje, Tanzanie
      Plage et lagon de Paje Un sable blanc et très fin, des palmiers et un lagon turquoise qui se vide à marée basse. ⚠️ Au village, on se couvre ; le maillot reste sur la plage.
      En savoir plus

      La plage de Paje est un sable blanc si fin qu'il crisse sous les pieds, et la couleur du lagon change toute la journée avec la marée, du turquoise laiteux au bleu profond.

      À marée basse, on marche longtemps sur le sable mouillé et les herbiers, vers le récif au loin, en croisant les pêcheuses d'algues et les ramasseurs de poulpes. ⚠️ Au village, on se couvre ; le maillot reste sur la plage et dans les hôtels.

      plage
      gratuit

    Jour 19

    • Fermes d'algues à marée basse, Paje, Tanzanie
      Fermes d'algues à marée basse À marée basse, les femmes du village cultivent les algues sur des piquets plantés dans le lagon. On les voit travailler depuis la plage ; on ne marche pas sur les cultures.
      En savoir plus

      La culture des algues est l'une des principales activités des femmes de la côte est. À marée basse, elles plantent dans le lagon des rangées de piquets reliés par des cordes, où elles attachent des boutures d'algues, puis elles récoltent et font sécher les algues au soleil sur la plage.

      Les algues sont exportées pour l'industrie alimentaire et cosmétique. Le réchauffement de l'eau a fait chuter les rendements, et certaines coopératives du village transforment désormais elles-mêmes leur récolte en savons et en huiles.

      ⚠️ On regarde depuis le sable, on ne marche pas sur les cultures, et l'on demande avant de photographier.

      culture
      gratuit
    • Kitesurf sur le lagon, Paje, Tanzanie
      Kitesurf sur le lagon Le lagon de Paje, plat et peu profond, balayé par un vent régulier, est l'un des meilleurs spots d'Afrique de l'Est. Les écoles du village donnent des cours aux débutants à marée haute.
      En savoir plus

      Le lagon de Paje réunit ce que cherchent les kitesurfeurs : un vent régulier, soufflé par la mousson, une eau peu profonde et plate à l'intérieur du récif, et un grand espace sans obstacle.

      Les écoles du village donnent des cours aux débutants, et louent le matériel aux confirmés. La pratique dépend de la marée : à marée basse, le lagon se vide et l'on attend le retour de l'eau. ⚠️ Les oursins et le corail affleurent par endroits : chaussons.

      sport
      payant

    53 € hébergement · 32 € repas · 14 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel de plage avec piscine, 105 € la nuit.

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  14. Paje → Nungwi et l'atoll de Mnemba — Taxi le long de la côte est, 1 h 30, 23 € par personne (45 € à partager).
  15. Nungwi et l'atoll de Mnemba, Tanzanie

    08. Nungwi et l'atoll de Mnemba

    J20 → J21 · 2 nuits · 191 € par personne

    La pointe nord, les boutres et la plongée

    La pointe nord de Zanzibar, où la mer ne se retire presque pas : on s'y baigne à toute heure, et le soleil se couche dans l'océan. C'est un village de constructeurs de boutres, et la base pour plonger sur l'atoll de Mnemba, à l'est. Plus animé et plus bâti que Paje.

    En savoir plus sur Nungwi et l'atoll de Mnemba

    Nungwi est le seul endroit de Zanzibar où la marée ne change presque rien : la plage plonge assez vite pour qu'on s'y baigne à toute heure, et elle regarde l'ouest, si bien que le soleil se couche dans la mer. C'est ce qui a fait son succès, et pourquoi c'est aussi la côte la plus construite de l'île.

    Le village garde son chantier de boutres, les dhows à voile latine, construits à la main sur la plage selon des techniques transmises depuis des siècles. On les regarde travailler, et l'on embarque le soir sur l'un d'eux pour le coucher de soleil.

    À l'est, l'atoll de Mnemba est une zone marine protégée, l'un des meilleurs sites de plongée et de masque de l'île : récifs, tortues, bancs de poissons et, souvent, des dauphins sur le trajet. L'île elle-même est privée ; on reste dans l'eau.

    ⚠️ Le soir, les plages de Nungwi et de Kendwa sont animées : on garde ses affaires à l'œil.

    À table

    • Poisson grillé au barbecue de plage — le poisson du jour choisi sur l'étal le soir, grillé au citron vert et au piment.
    • Poulpe au curry de coco — le plat de la mer de toute la côte swahilie, servi avec du riz ou du chapati.
    • Jus de fruits frais — mangue, fruit de la passion, pastèque, pressés à la demande dans les cafés de plage.

    Jour 20

    • Masque et tuba sur l'atoll de Mnemba, Nungwi et l'atoll de Mnemba, Tanzanie
      Masque et tuba sur l'atoll de Mnemba Une sortie en bateau vers la zone marine protégée de Mnemba, pour nager au-dessus des récifs parmi les tortues et les bancs de poissons. Les dauphins accompagnent souvent le trajet. Un droit de conservation s'ajoute à la sortie.
      En savoir plus

      L'atoll de Mnemba est un récif corallien ovale autour d'une petite île, au large de la côte nord-est de Zanzibar. Le récif est protégé dans une zone de conservation marine, et un droit d'entrée s'ajoute à la sortie.

      Au masque, on survole des jardins de corail où vivent poissons-papillons, poissons-anges, poissons-trompettes et murènes, et les tortues vertes sont fréquentes. Les dauphins, qu'on croise souvent en chemin, sont parfois suivis de trop près par une flottille de bateaux : un bon batelier garde ses distances.

      L'île elle-même est privée, occupée par un hôtel de luxe : on ne débarque pas, on reste dans l'eau.

      nature
      payant
    • Chantier de boutres du village, Nungwi et l'atoll de Mnemba, Tanzanie
      Chantier de boutres du village Sur la plage, les charpentiers construisent les boutres à la main, planche après planche, selon des techniques transmises de génération en génération. On regarde, on ne gêne pas.
      En savoir plus

      Nungwi est un village de constructeurs de bateaux. Sur la plage, les charpentiers construisent les boutres à la main, sans plans, avec des outils simples, en assemblant les planches sur une quille posée dans le sable. La technique se transmet de père en fils.

      Un bateau demande des mois de travail. On regarde, on pose des questions si l'on est invité à le faire, et l'on ne gêne pas le chantier.

      culture
      gratuit

    Jour 21

    • Plages de Nungwi et de Kendwa, Nungwi et l'atoll de Mnemba, Tanzanie
      Plages de Nungwi et de Kendwa Deux plages de sable blanc de la pointe nord, où l'on se baigne à toute heure, la marée changeant peu de ce côté de l'île.
      En savoir plus

      À la pointe nord de Zanzibar, la marée change peu de chose : la plage descend assez vite pour qu'on se baigne à toute heure, contrairement à la côte est. Et elle regarde l'ouest, si bien que le soleil se couche dans la mer.

      Kendwa, juste au sud de Nungwi, est plus calme et plus large. Les deux plages sont bordées d'hôtels et de bars. ⚠️ Le soir, on garde un œil sur ses affaires, et l'on refuse poliment les vendeurs d'excursions qui arpentent le sable.

      plage
      gratuit
    • Plongée sur l'atoll de Mnemba, Nungwi et l'atoll de Mnemba, Tanzanie
      Plongée sur l'atoll de Mnemba Deux plongées sur les tombants de l'atoll, parmi les plus beaux de l'île : tortues, raies, murènes, et parfois des requins de récif. Pour plongeurs certifiés ; baptême possible dans le lagon.
      En savoir plus

      Mnemba est le meilleur site de plongée de Zanzibar, avec des tombants où l'eau est claire la plus grande partie de l'année. On y croise des tortues, des raies pastenagues, des murènes, des bancs de poissons de récif et, parfois, des requins de récif ou des dauphins.

      Les plongées se font depuis les centres de Nungwi et de la côte nord-est. Les débutants font leur baptême dans le lagon abrité de l'atoll. ⚠️ Ne pas prendre l'avion dans les vingt-quatre heures qui suivent la dernière plongée.

      sport
      payant

    58 € hébergement · 34 € repas · 14 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel de plage avec piscine, 115 € la nuit.

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Le budget de ces 21 jours

4 375 € par personne pour 21 jours, soit 208 € / jour. À deux, 8 749 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement1 803 €41 %
Repas798 €18 %
Transport sur place351 €8 %
Carburant et vols intérieurs910 €21 %
Activités513 €12 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

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