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Thaïlande classique en 7 jours : l'itinéraire jour par jour

421 € par personne sur place pour 7 jours, soit 60 € / jour — en 3 étapes, de Bangkok à Chiang Mai. En passant par Ayutthaya.

Autres durées : 5 jours · 10 jours · deux semaines · trois semaines · toutes les étapes de Thaïlande classique

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Bangkok Suvarnabhumi (BKK), retour depuis Chiang Mai (CNX) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Bangkok, Thaïlande classique

    01. Bangkok

    J1 → J3 · 3 nuits · 183 € par personne

    Temples dorés, klongs, cuisine de rue

    Une capitale de dix millions d'habitants où les temples dorés voisinent avec les tours de verre, et où le métro aérien évite des embouteillages parmi les pires d'Asie. ⚠️ Les temples imposent épaules et genoux couverts, y compris aux hommes. La cuisine de rue y est la meilleure du pays et coûte un à deux euros le plat.

    En savoir plus sur Bangkok

    Bangkok est une capitale de dix millions d'habitants où les temples dorés et les canaux voisinent avec des tours de verre et des centres commerciaux climatisés, sans transition ni zonage. On y circule mal au sol : les embouteillages y sont parmi les pires d'Asie, et un trajet de cinq kilomètres peut demander une heure en milieu d'après-midi.

    La réponse est le métro aérien et le métro souterrain, propres, climatisés et fréquents, qui couvrent le centre moderne mais pas le quartier des temples — celui-ci se rejoint mieux par le bateau-bus du Chao Phraya, qui fonctionne comme une ligne de transport avec ses embarcadères numérotés et coûte quelques bahts. C'est le moyen le plus rapide et le plus agréable de rejoindre le Grand Palais et Wat Pho.

    ⚠️ Les temples imposent une tenue couvrant les épaules et les genoux, aux hommes comme aux femmes, et le contrôle est strict au Grand Palais — les paréos loués à l'entrée coûtent cher pour ce qu'ils sont. On se déchausse avant d'entrer dans les salles, et l'on ne pointe jamais ses pieds vers une statue de Bouddha. ⚠️ Se méfier des personnes affirmant devant l'entrée que le site est fermé aujourd'hui et proposant un circuit alternatif : c'est une arnaque classique, le Grand Palais n'est jamais fermé aux visiteurs en journée.

    À table

    • Pad thaï — les nouilles sautées au tamarin, œuf et crevettes, la spécialité de rue née dans la ville ; les adresses historiques sont près du Pont-Neuf (Phra Phuttha Yodfa).
    • Boat noodles — les petits bols de nouilles au bouillon sombre, servis par cinq ou six, autour de Victory Monument.
    • Mango sticky rice — le riz gluant au lait de coco et à la mangue mûre, en dessert de rue, surtout en saison.
    • Chinatown la nuit — Yaowarat devient un long comptoir : fruits de mer grillés, dim sum, canard laqué, jusque tard.

    Jour 1

    • Wat Pho et le bouddha couché, Bangkok, Thaïlande classique
      Wat Pho et le bouddha couché Un bouddha de 46 mètres recouvert de feuille d'or, dont les pieds sont incrustés de nacre. Le temple abrite aussi l'école historique de massage thaï.
      En savoir plus

      La plante des pieds mérite qu'on fasse la queue : la nacre y dessine cent huit tableaux, les signes auxquels se reconnaît un bouddha, animaux, objets et symboles, en noir et blanc. Le long du mur opposé, cent huit bols de bronze reçoivent les pièces qu'on y dépose une par une, et le tintement suit les visiteurs sur toute la galerie. Dehors, des centaines de stupas serrés forment des ruelles, gardées par des géants de pierre chinois arrivés jadis comme lest dans les cales des jonques.

      Le temple est plus vieux que Bangkok, et Rama III en a fait une école publique gravée dans la pierre : des plaques de marbre y consignent la médecine, les points de massage, la littérature et l'astrologie, complétées par des statuettes d'ermites qui montrent les postures d'étirement. Ce corpus est inscrit au registre Mémoire du monde de l'UNESCO.

      Entrer par la porte de la rue arrière plutôt que par celle qui fait face au palais : la file y est sans commune mesure. Chaussures retirées et sac à la main dans la halle du bouddha couché, où le passage se bloque toujours au niveau des pieds. Les massages se donnent sur place, dans un pavillon du fond, et l'on s'inscrit à l'entrée.

      culture
      8 €
    • Grand Palais et Wat Phra Kaew, Bangkok, Thaïlande classique
      Grand Palais et Wat Phra Kaew L'ancienne résidence royale et le temple du Bouddha d'Émeraude, statue de jade de 66 cm dont le roi change lui-même les habits selon la saison. Épaules et genoux couverts, sans exception.
      En savoir plus

      Aucun moine ne vit dans l'enceinte du Wat Phra Kaew : c'est une chapelle royale, sans quartier monastique, ce qui n'a pas d'équivalent dans le pays. Autour de la cour, une galerie déroule le Ramakien, version thaïe du Ramayana, repeinte de règne en règne, et des yaksha casqués de plusieurs mètres gardent les portes. La statue, elle, trône très haut : on la regarde de loin et d'en bas.

      Elle n'est pas en émeraude mais en jade, et son histoire est une suite de prises de guerre. Elle est apparue en 1434 à Chiang Rai, quand la foudre a fendu un stupa et fait tomber le stuc qui la recouvrait. Elle a suivi ensuite les vainqueurs — Lampang, Chiang Mai, puis Luang Prabang et Vientiane pendant plus de deux siècles — avant d'être ramenée en 1779 par le général qui allait fonder la dynastie régnante.

      La tenue est contrôlée à l'entrée sans discussion : épaules et genoux couverts. Devant les grilles, on t'expliquera peut-être que le palais est fermé pour une cérémonie, avec un tuk-tuk tout prêt vers un autre temple : c'est une arnaque rodée, le palais ferme rarement. Dans le sanctuaire, chaussures retirées et pieds repliés en arrière — les tendre vers le Bouddha est la faute qui se remarque.

      culture
      20 €
    • Wat Arun au coucher du soleil, Bangkok, Thaïlande classique
      Wat Arun au coucher du soleil Le temple de l'Aube, dont les tours sont incrustées de porcelaine chinoise récupérée dans les lests de navires. La vue classique se prend depuis l'autre rive.
      En savoir plus

      De loin, la grande tour paraît sculptée ; de près, elle est faite de vaisselle. Des bols et des assiettes cassés, des tasses coupées en pétales, des soucoupes entières ont été noyés dans le mortier pour composer des fleurs sur toute la hauteur. Les terrasses sont portées par des rangées de démons et de singes du Ramakien, épaules levées, et les escaliers qui montent d'un niveau à l'autre sont si raides qu'on les redescend de face, à la rampe.

      Avant d'être un temple à visiter, c'était la chapelle du palais de Thonburi, du temps où la capitale était sur cette rive : le Bouddha d'Émeraude y a été gardé avant de traverser le fleuve. La grande restauration achevée à la fin des années 2010 a rendu l'édifice beaucoup plus pâle qu'on ne l'avait connu, ce qui a déclenché une polémique nationale, avant qu'on admette que cet enduit clair était bien celui d'origine.

      La tenue exigée est la même que dans les autres temples, et il y a un prêt de paréos à l'entrée. Le bac qui traverse depuis l'embarcadère d'en face fonctionne en continu : on peut donc voir le temple de près, puis repasser sur l'autre rive pour la vue de fin de journée. Le soir, il est éclairé et se regarde depuis les bateaux.

      culture
      5 €

    Jour 2

    • Cuisine de rue à Chinatown le soir, Bangkok, Thaïlande classique
      Cuisine de rue à Chinatown le soir Yaowarat Road devient une cantine géante à la nuit tombée : fruits de mer grillés, nouilles sautées, desserts glacés. Les étals ouvrent vers 18 h.
      En savoir plus

      La rue se lit d'abord verticalement : des enseignes en caractères chinois et en thaï empilées sur plusieurs étages, et au ras du trottoir des woks posés sur des braseros, un cuisinier par plat. Chacun ne fait qu'une chose depuis des années — le guay jub, ces nouilles roulées en cornet dans un bouillon très poivré, l'omelette aux huîtres saisie dans sa pâte, le canard laqué. Entre deux gargotes, les boutiques d'or ouvertes sur la rue affichent le cours du jour en vitrine : c'est la rue de l'or de tout le pays.

      Le quartier existe pour une raison précise. En 1782, quand Rama Ier a décidé de bâtir sa capitale sur la rive, la communauté chinoise installée sur ces terres a été déplacée un peu plus bas le long du fleuve. Elle ne s'est jamais dispersée depuis, et la ruelle de Sampheng, large de deux bras écartés, reste l'axe commerçant d'origine.

      Beaucoup d'étals ne s'installent pas le lundi, jour de nettoyage des trottoirs : c'est le soir à éviter. On paie en espèces à peu près partout, on s'assoit sur des tabourets en plastique, et l'on commande en montrant. Le métro dessert le quartier par en dessous, ce qui évite d'arriver en taxi dans un embouteillage qui ne bouge plus.

      marché
      gratuit
    • Marché de Chatuchak le week-end, Bangkok, Thaïlande classique
      Marché de Chatuchak le week-end Plus de 15 000 échoppes en 27 sections, du vêtement à la plante en pot. Samedi et dimanche seulement, et le plus tôt possible : la chaleur sous les tôles devient difficile.
      En savoir plus

      Ce n'est pas un marché mais un quartier entier, découpé en sections numérotées reliées par des allées qui se ressemblent toutes, sous des toits de tôle bas. Chaque section a son monde : céramique, brocante, vêtement d'occasion, mobilier, plantes en pot, artisanat du Nord. La tour de l'horloge, au centre, est à peu près le seul repère fixe — tout le monde s'y donne rendez-vous parce qu'elle se voit de loin.

      Le marché du week-end ne s'est pas toujours tenu là : il occupait l'esplanade royale de Sanam Luang, en plein centre historique, avant d'être déplacé ici au tournant des années quatre-vingt. La section des plantes, elle, vit sur un autre calendrier et ouvre en semaine pour les pépiniéristes et les jardiniers, sans la foule du samedi.

      Photographie le panneau de la section en entrant : sans ça, retrouver une échoppe repérée le matin est une affaire perdue. Le métro débouche directement dans le marché, ce qui permet d'attaquer par le fond et de revenir vers la sortie. La chaleur sous les tôles monte vite et l'air ne circule pas dans les allées centrales. On paie en espèces, on négocie en souriant, et l'on renonce sans insister : le vendeur suivant vend la même chose.

      marché
      gratuit

    Jour 3

    • Talat Noi et ses ruelles, Bangkok, Thaïlande classique
      Talat Noi et ses ruelles Un quartier d'anciens garages et de casses automobiles devenu terrain de fresques murales, coincé entre Chinatown et le fleuve. On s'y perd entre des ateliers encore en activité — c'est gratuit et personne n'y va.
      En savoir plus

      Talat Noi est un quartier sino-thaï coincé entre Chinatown et le Chao Phraya, dont l'activité principale a longtemps été la casse et la revente de pièces automobiles : les ruelles sont bordées d'ateliers où s'empilent des moteurs, des blocs et des carcasses, et l'on circule entre des établis encore en service.

      Cette configuration a attiré des artistes, et les murs, les rideaux de fer et les façades se sont couverts de fresques qui cohabitent avec les ateliers plutôt que de les remplacer. Le quartier conserve aussi des maisons de commerce sino-portugaises, un sanctuaire chinois ancien au bord du fleuve et une église catholique portugaise datant du XVIIIᵉ siècle — Talat Noi a été le point d'ancrage de plusieurs communautés étrangères de l'ancienne Bangkok.

      On s'y perd volontiers dans un dédale de passages d'un mètre de large entre les maisons, qui débouchent parfois sur le fleuve. ⚠️ C'est un quartier d'habitation et de travail : on ne photographie pas les intérieurs par les portes ouvertes, et l'on cède le passage aux deux-roues. Rien ne se paie, rien ne se réserve, et la fréquentation reste faible malgré la proximité immédiate de Chinatown.

      détente
      gratuit

    En option — non compris dans le budget ci-dessus

    Wat Pho et le bouddha couché

    Les trois temples de la boucle royale avec un guide : le Grand Palais et son Bouddha d'Émeraude, statue de jade de 66 cm dont le roi change lui-même les habits selon la saison, le Wat Pho et son bouddha couché de 46 mètres aux pieds incrustés de nacre, puis le Wat Arun, hérissé de porcelaine chinoise récupérée dans les lests de navires.

    6 h · en anglais · Bangkok

    3 de ces visites sont déjà au programme de l'étape : cette journée les remplace, elle ne s'y ajoute pas.

    Klook · prix relevé le 10-08-2026 · lien affilié

    Marché de nuit au bord du fleuve

    Les quatre grands temples de l'ancienne capitale, à 80 km au nord : le Wat Mahathat et sa tête de bouddha prise dans les racines d'un figuier, puis retour à Bangkok le soir. Une journée entière de route et de ruines, sans changer d'hôtel.

    8 h · en anglais · Bangkok

    Elle couvre Ayutthaya sans y dormir : à prendre si tu préfères garder ta chambre ici plutôt que d'ajouter cette étape au parcours.

    Klook · prix relevé le 10-08-2026 · lien affilié

    24 € hébergement · 18 € repas · 8 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près du Skytrain, Sukhumvit, 48 € la nuit.

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  2. Bangkok → Ayutthaya — Train régional depuis Krung Thep Aphiwat, 1 h 30, 2 € par personne.
  3. Ayutthaya, Thaïlande classique

    02. Ayutthaya

    J4 · 1 nuit · 48 € par personne

    Ruines d'une capitale, à vélo

    L'ancienne capitale du royaume de Siam, rasée par les Birmans en 1767 et laissée en ruines : des dizaines de temples de brique dispersés sur une île fluviale, plate, qui se parcourt à vélo. À une heure et demie de train de Bangkok pour moins d'un euro, beaucoup n'y viennent qu'à la journée.

    En savoir plus sur Ayutthaya

    Ayutthaya a été la capitale du royaume de Siam pendant plus de quatre siècles et l'une des plus grandes villes du monde, avant d'être rasée par les armées birmanes en 1767. Elle n'a jamais été reconstruite : la capitale a été déplacée à Bangkok, et les temples sont restés en ruines, ce qui explique l'état actuel du site — des dizaines de prangs et de chedis de brique, souvent décapités, dispersés sur une île fluviale.

    L'île est plate et les distances entre les temples sont de l'ordre du kilomètre : le vélo est le bon moyen, loué pour quelques bahts à la journée près de la gare, ou le tuk-tuk à l'heure quand la chaleur l'emporte. ⚠️ Il n'y a pratiquement pas d'ombre sur les sites, et l'on visite tôt le matin ou en fin d'après-midi.

    Le train depuis Bangkok met une heure et demie et coûte moins d'un euro en troisième classe, ce qui fait qu'énormément de visiteurs viennent à la journée. ⚠️ Y dormir a pourtant du sens : Wat Chaiwatthanaram, au bord du fleuve, est éclairé à la nuit tombée et le marché de nuit se tient sur la berge. Les temples se paient individuellement ou par un pass groupé valable sur six sites, nettement plus avantageux dès qu'on en visite trois. La tête de Bouddha prise dans les racines d'un figuier, à Wat Mahathat, se photographie accroupi — on ne se tient jamais plus haut qu'elle.

    À table

    • Roti sai mai — le « roti à la barbe à papa », crêpe fine roulée autour de fils de sucre, spécialité musulmane de la ville.
    • Crevettes de rivière géantes — grillées au charbon dans les restaurants au bord du Chao Phraya : le plat qu'on vient chercher ici.
    • Kuay tiao ruea — les nouilles « de bateau », servies depuis les barques du marché flottant d'Ayothaya.

    Jour 4

    • Pass six temples du parc historique, Ayutthaya, Thaïlande classique
      Pass six temples du parc historique Un billet valable 30 jours pour les six temples principaux, dont Wat Mahathat et sa tête de bouddha prise dans les racines d'un figuier.
      En savoir plus

      Les six sites ne se ressemblent pas. Le Wat Phra Si Sanphet aligne trois stupas en cloche restaurés, à l'intérieur même de l'ancien palais : ils contiennent des cendres royales et ont servi de modèle à Bangkok. Le Wat Ratchaburana se visite par-dessous — un escalier étroit descend dans la crypte de la tour, où subsistent des peintures parmi les plus anciennes du pays. Ailleurs, ce sont des alignements de bouddhas assis décapités, en brique nue.

      En 1957, des pilleurs sont entrés dans cette crypte et en ont sorti une partie du trésor royal. Leur arrestation a déclenché une fouille en règle : insignes, éléphants d'or, orfèvrerie, tout ce qui restait est aujourd'hui au musée de la ville. Quant aux têtes manquantes, elles datent du sac de 1767 puis des vols qui ont suivi ; la capitale ayant été refondée en aval, personne n'a jamais reconstruit ici — c'est précisément pour cela qu'il reste des ruines à voir.

      Les temples sont dispersés sur des kilomètres : vélo ou tuk-tuk à la demi-journée, l'ombre est rare et les pelouses tapent. Devant la tête prise dans les racines, un panneau demande de ne pas se tenir plus haut qu'elle : on s'accroupit pour la photo, et un gardien le rappelle.

      culture
      6 €
    • Marché de nuit au bord du fleuve, Ayutthaya, Thaïlande classique
      Marché de nuit au bord du fleuve Petit marché local le long de la Pa Sak, cuisine du centre de la Thaïlande et desserts au lait de coco. Beaucoup plus calme que ceux de Bangkok.
      En savoir plus

      Les grils alignés le long de l'eau cuisent surtout une chose : la crevette géante d'eau douce, fendue en deux, dont la tête est le meilleur morceau. C'est la spécialité de la ville et elle se vend au poids. Autour, la cuisine du centre du pays — nouilles en bouillon sombre, salades de papaye, poisson grillé au sel — et, au retour, les boîtes de roti sai mai qu'on voit partout sur les routes de sortie : de fins fils de sucre coloré qu'on roule soi-même dans une crêpe souple.

      Les desserts jaune d'or qui trônent sur les étals de gâteaux ont une origine précise et lointaine. Ils viennent des cuisines portugaises de la cour d'Ayutthaya au XVIIe siècle, introduits par une femme d'ascendance portugaise, japonaise et bengalie qui cuisinait pour le palais du roi Naraï. Faits de jaune d'œuf et de sirop, ils sont depuis devenus les gâteaux des mariages et des cérémonies dans tout le pays.

      C'est un marché d'habitants : il se monte tôt et se démonte tôt, bien avant ceux de Bangkok. Espèces uniquement. Au bord du fleuve, les moustiques sont là dès la tombée du jour. Pour la crevette, on fait peser devant soi et confirmer le tarif avant la cuisson : c'est l'usage, personne ne s'en formalise.

      marché
      gratuit

    21 € hébergement · 15 € repas · 6 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec piscine, 42 € la nuit.

    Voir les hébergements à Ayutthayalien affilié

  4. Ayutthaya → Chiang Mai — Bus de nuit VIP, 10 h, 18 € par personne.
  5. Chiang Mai, Thaïlande classique

    03. Chiang Mai

    J5 → J7 · 3 nuits · 170 € par personne

    Vieille ville fortifiée, montagnes, ateliers

    L'ancienne capitale du royaume Lanna, encore entourée de ses douves, à huit cents mètres d'altitude — il y fait plus frais qu'au sud. ⚠️ De février à avril, les brûlis agricoles rendent l'air irrespirable pendant plusieurs semaines : c'est la seule période à éviter absolument.

    En savoir plus sur Chiang Mai

    Chiang Mai a été la capitale du royaume Lanna, entité distincte du Siam pendant des siècles, et cette histoire séparée se lit encore dans son architecture, sa cuisine et son dialecte. Sa vieille ville est un carré parfait d'un kilomètre et demi de côté, entouré de douves et de fragments de remparts, avec une trentaine de temples à l'intérieur qu'on visite entièrement à pied.

    À trois cents mètres d'altitude et entourée de montagnes, elle est nettement plus fraîche que Bangkok, surtout la nuit entre novembre et février où l'on peut avoir besoin d'une veste. C'est le grand centre d'artisanat du pays — céramique, ombrelles, argent, tissage — et le meilleur endroit pour un cours de cuisine, qui commence généralement par le marché.

    ⚠️ De février à avril, les brûlis agricoles de toute la région et des pays voisins saturent la cuvette : les indices de qualité de l'air y atteignent régulièrement des niveaux parmi les pires du monde, avec une visibilité réduite et des effets réels sur les personnes fragiles. C'est la seule période de l'année à éviter absolument, et beaucoup d'habitants quittent la ville. ⚠️ Concernant les éléphants : les sanctuaires sérieux ne proposent ni monte ni bain collectif imposé, seulement l'observation et la marche à distance — le critère se vérifie sur leur site avant de réserver.

    À table

    • Khao soi — le curry de nouilles au lait de coco, garni de nouilles frites croustillantes, avec citron vert et échalotes : le plat du Nord.
    • Sai ua — la saucisse du Nord aux herbes et à la citronnelle, grillée au marché ; se mange avec du riz gluant.
    • Nam prik ong et nam prik noom — les sauces épaisses au piment, tomate ou piment vert, avec légumes crus et couenne frite.
    • Le marché de nuit du dimanche — Ratchadamnoen se remplit de stands : à goûter debout, un plat après l'autre.

    Jour 5

    • Vieille ville et ses temples à pied, Chiang Mai, Thaïlande classique
      Vieille ville et ses temples à pied L'enceinte carrée entourée de douves concentre une trentaine de temples en teck, dont Wat Chedi Luang et son stupa éventré par un séisme au XVIe siècle.
      En savoir plus

      Le carré est encore lisible : des douves en eau, des pans de mur de brique, une porte au milieu de chaque côté et des bastions aux angles. Dedans, les temples apparaissent derrière des murs blanchis. Le Wat Chiang Man, le plus ancien, porte un stupa monté sur des éléphants de pierre engagés dans la maçonnerie. Au Wat Phra Singh, la chapelle latérale conserve des peintures murales qui ne montrent pas des dieux mais la vie quotidienne du Nord au XIXe siècle : coiffures, tatouages, marchandes, armes.

      Chiang Mai a été fondée en 1296 par le roi Mangrai comme capitale du Lanna, royaume resté distinct du Siam pendant des siècles et passé sous domination birmane pendant plus de deux cents ans. D'où une architecture qui ne ressemble pas à celle de Bangkok : toits lourds et très bas, étagés, teck sombre, stuc doré.

      Plusieurs temples tiennent des « monk chat » : les étudiants des écoles monastiques discutent avec les visiteurs pour pratiquer l'anglais. On s'assoit plus bas que le moine, et une femme ne lui remet jamais un objet en main propre ni ne le touche. Chaussures retirées dans chaque salle, dalles brûlantes en milieu de journée, et jamais les pieds pointés vers une statue.

      culture
      gratuit
    • Wat Chedi Luang, Chiang Mai, Thaïlande classique
      Wat Chedi Luang Un stupa de soixante mètres au XVᵉ siècle, décapité par un séisme en 1545 et laissé tel quel. Il abrita le Bouddha d'Émeraude avant que Bangkok ne le récupère. Épaules et genoux couverts, sans exception.
      En savoir plus

      Ce qu'on voit est une masse de brique tronquée, éventrée sur un côté, avec des éléphants qui sortent de sa base — restaurés sur une face, rongés sur les autres — et quatre escaliers gardés par des nagas qui ne mènent plus nulle part. Dans la niche orientale, une réplique du Bouddha d'Émeraude, taillée dans un jade vert sombre, a été offerte pour les six cents ans du monument.

      Personne n'a jamais relevé le sommet, et pour une bonne raison : personne ne sait à quoi il ressemblait. Les restaurateurs se sont donc arrêtés à la consolidation, ce qui laisse la brèche visible. Dans la même enceinte se dresse le pilier de la ville, l'Inthakhin, réputé porter la fortune de Chiang Mai : son petit sanctuaire est interdit aux femmes, et la règle est appliquée. Une fois par an, la ville entière vient lui offrir des fleurs pendant plusieurs jours.

      La tenue est contrôlée à l'entrée du temple, avec prêt de vêtements sur place. Les moines tiennent leurs conversations avec les visiteurs sous les arbres de la cour, l'après-midi. Le grand arbre à l'entrée est lui aussi l'objet d'une croyance : on raconte que la ville tombera avec lui, ce qui explique les étais et les soins qu'on lui voit.

      culture
      gratuit
    • Cours de cuisine thaïe, Chiang Mai, Thaïlande classique
      Cours de cuisine thaïe Marché puis préparation de quatre ou cinq plats — pâte de curry au mortier, pad thaï, tom yam. La plupart des écoles ont leur potager.
      En savoir plus

      L'essentiel se joue au mortier, et il se joue dans l'ordre : le plus dur et le plus sec d'abord, le sel comme abrasif, les ingrédients humides en dernier — la pâte est finie quand le bruit change et que les fibres ne résistent plus. Rien ne se mesure à la cuillère : on goûte, puis on corrige avec la sauce de poisson, le sucre de palme et le citron vert, jusqu'à ce que salé, sucré, acide et piquant tiennent ensemble. Au marché, on apprend d'abord à ne pas confondre galanga et gingembre, ni les trois basilics.

      Le Nord ne cuisine pas comme le reste du pays : peu de lait de coco, du riz gluant roulé entre les doigts à la place du riz jasmin, des fermentations et des amertumes, et le khao soi, une soupe de nouilles au curry héritée des routes caravanières venues de Birmanie et du Yunnan. Une école qui n'enseigne que le pad thaï et le curry vert sert le répertoire de Bangkok.

      Signale à la réservation si tu es végétarien : la sauce de poisson et la pâte de crevette sont presque partout, et « sans viande » ne suffit pas à les écarter. Le piment se dose au mortier, pas à la fin. On repart avec le carnet de recettes et l'estomac plein — inutile de prévoir un repas derrière.

      marché
      32 €

    Jour 6

    • Wat Phra That Doi Suthep, Chiang Mai, Thaïlande classique
      Wat Phra That Doi Suthep Temple à 1 000 mètres d'altitude, au bout de 306 marches bordées de nagas. Il abrite une relique du Bouddha et domine toute la vallée par temps clair.
      En savoir plus

      L'escalier est bordé sur toute sa longueur par deux nagas continus, dont la gueule ouverte accueille le premier degré et dont le corps écaillé sert de rampe. En haut, la terrasse tourne autour d'un stupa doré, flanqué d'ombrelles de métal ciselé aux angles ; les pèlerins en font trois fois le tour dans le sens des aiguilles d'une montre, en tenant un lotus, un bâton d'encens et une bougie. Le long du cloître, une file de cloches que chacun frappe en passant.

      La légende fixe le lieu : un éléphant blanc chargé d'une relique aurait gravi la montagne, barri, tourné sur lui-même et se serait couché ici. Le fait, lui, est plus récent : la route qui monte a été ouverte dans les années trente par un moine, Kruba Srivichai, avec des volontaires venus de tout le Nord et travaillant par relais, sans machines. Avant elle, il fallait monter à pied.

      Chaussures retirées sur la terrasse, dont le dallage devient brûlant en milieu de journée ; épaules et genoux couverts. Un ascenseur incliné dispense de l'escalier. La vue sur la vallée dépend entièrement de la saison : de février à avril, les fumées des brûlis agricoles remplissent la cuvette et il n'y a rien à voir en bas.

      culture
      3 €
    • Marché de nuit du dimanche, Chiang Mai, Thaïlande classique
      Marché de nuit du dimanche Le Sunday Walking Street ferme Ratchadamnoen à la circulation : artisanat du nord, cuisine de rue, musique. De 16 h à minuit.
      En savoir plus

      Le vrai décor n'est pas la rue mais les cours de temples qui s'ouvrent sur son parcours : on y mange assis sur des tabourets, entre les stupas, dans des cantines montées pour la soirée. Sur la chaussée, l'artisanat du Nord — ombrelles de papier, cotonnades brodées, bois sculpté, argenterie — voisine avec des articles fabriqués ailleurs. Des musiciens aveugles jouent avec une sébile devant eux, et des rangées de fauteuils proposent le massage des pieds au milieu du flot.

      En début de soirée, l'hymne national sort des haut-parleurs et la rue entière s'immobilise : vendeurs, acheteurs, enfants, tout le monde s'arrête là où il est jusqu'à la fin. Cela se produit deux fois par jour dans tout le pays, mais ici ce sont des milliers de personnes qui se figent d'un bloc, et c'est le moment le plus mémorable de la soirée. Le samedi, le marché équivalent se tient dans la rue des orfèvres, plus petit et moins couru.

      La foule devient compacte au centre et n'avance plus : sac devant soi, et l'on entre par l'extrémité opposée à la porte principale pour remonter à contre-courant. En cas d'averse, le marché ne s'annule pas, il se couvre de bâches et l'on continue dessous.

      marché
      gratuit

    Jour 7

    • Marché de Warorot, Chiang Mai, Thaïlande classique
      Marché de Warorot Le marché des habitants et non des voyageurs : saucisses du Nord, piments séchés, fleurs de jasmin tressées. Ouvert dès l'aube, il se vide en début d'après-midi.
      En savoir plus

      C'est un bloc de béton sur plusieurs niveaux, et chacun a son registre. Au rez-de-chaussée, la charcuterie du Nord : le sai ua, saucisse enroulée en spirale, pétrie de citronnelle, de curcuma et de pâte de curry, le naem au porc fermenté dans sa feuille de bananier, les couennes soufflées, les piments séchés, les galettes de soja fermenté qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Aux étages, les tissages, les cotonnades des villages et le prêt-à-porter. À côté, le marché aux fleurs tourne jour et nuit, et l'on y tresse les guirlandes de jasmin à la main.

      Ce n'est pas un marché de souvenirs mais la liste de courses d'une cuisine régionale : le Lanna a été un royaume distinct jusqu'à la fin du XIXe siècle et sa table reste plus proche de celle des Shan et du Laos que de celle de Bangkok. Le marché s'est installé dans le quartier chinois, contre la rivière Ping, qui fut longtemps la seule voie vers le sud, bien avant la route et le train.

      Tout se joue le matin : à la mi-journée, les meilleurs étals sont vides. Espèces. Les gargotes du rez-de-chaussée nourrissent les vendeurs et servent le khao soi sans détour. Les saucisses supportent mal la chaleur : on les achète pour le jour même.

      marché
      gratuit

    En option — non compris dans le budget ci-dessus

    Temple bleu, Wat Rong Suea Ten

    Le temple blanc de Chalermchai Kositpipat, chantier d'artiste commencé en 1997 et toujours inachevé, le temple bleu et la maison noire, puis le triangle d'or où le Mékong sépare trois pays. Quatorze heures aller-retour depuis Chiang Mai : une journée longue, mais une nuit d'hôtel en moins.

    14 h · en anglais · Chiang Mai

    Elle couvre Chiang Rai sans y dormir : à prendre si tu préfères garder ta chambre ici plutôt que d'ajouter cette étape au parcours.

    Klook · prix relevé le 11-08-2026 · lien affilié

    22 € hébergement · 16 € repas · 7 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel de charme intra-muros, 44 € la nuit.

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Le budget de ces 7 jours

421 € par personne pour 7 jours, soit 60 € / jour. À deux, 842 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement159 €38 %
Repas117 €28 %
Transport sur place51 €12 %
Billets de train et de bus20 €5 %
Activités74 €18 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Le PDF

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  • La carte du parcours, avec ses 3 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

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