Bath est une ville entière construite dans la même pierre, sur quelques décennies du XVIIIᵉ siècle, et classée dans son intégralité — pas un monument, la ville. Cette unité est ce qui frappe en arrivant : façades, ponts, trottoirs, tout est du même calcaire ocre extrait des collines voisines. Moins de cent mille habitants, et un centre qui se traverse à pied en vingt minutes.
⚠️ À pied, mais en montant. La ville est bâtie dans une cuvette et les morceaux les plus spectaculaires sont en haut : rejoindre le Royal Crescent et le Circus depuis l'abbaye, c'est une vraie côte, à prévoir dans le rythme de la journée. En voiture, le centre est difficile et cher ; les parcs-relais sont ici encore la bonne réponse.
Ce qui coûte, c'est l'unique site payant sérieux : les thermes romains, à réserver sur un créneau horaire et saturés en milieu de journée. On y voit couler l'eau chaude — quarante-six degrés, la seule source thermale naturelle du pays — mais on ne s'y baigne pas, l'eau n'étant plus traitée ; se baigner suppose d'aller au spa moderne voisin. Le Royal Crescent, le Circus et Pulteney Bridge, eux, se regardent de l'extérieur sans rien payer, et c'est l'essentiel du plaisir de la ville.