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Cambodge en 7 jours : l'itinéraire jour par jour

422 € par personne sur place pour 7 jours, soit 60 € / jour — en 3 étapes, de Siem Reap et Angkor à Phnom Penh. En passant par Mondolkiri.

Autres durées : 5 jours · 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Cambodge

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Siem Reap — Angkor International (SAI), retour du même aéroport.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Siem Reap et Angkor, Cambodge

    01. Siem Reap et Angkor

    J1 → J3 · 3 nuits · 165 € par personne

    Quatre cents kilomètres carrés de temples dans la forêt

    La ville n'est qu'une base : le site d'Angkor couvre quatre cents kilomètres carrés et compte des dizaines de temples dispersés dans la forêt. ⚠️ Le pass se prend pour un, trois ou sept jours et se contrôle à chaque temple. On circule en tuk-tuk à la journée ou à vélo ; à pied, on ne voit rien.

    En savoir plus sur Siem Reap et Angkor

    Siem Reap n'a d'intérêt que comme base : c'est une ville de services née du tourisme, avec ses hôtels, ses restaurants et son marché de nuit, à une dizaine de kilomètres de ce qu'on vient voir. Le site archéologique d'Angkor, lui, couvre quatre cents kilomètres carrés — l'équivalent de quatre fois Paris — et compte des dizaines de temples dispersés dans la forêt, parfois séparés de vingt ou trente kilomètres.

    ⚠️ On ne visite donc pas Angkor à pied. La formule courante est le tuk-tuk à la journée, avec un chauffeur qui attend pendant les visites et connaît les circuits ; le vélo est possible sur le petit circuit, mais la chaleur et les distances le réservent aux journées fraîches. Le pass s'achète pour un, trois ou sept jours dans un centre dédié à l'écart, il est nominatif avec photo, et il est contrôlé à l'entrée de chaque temple — le perdre revient à le racheter.

    La chaleur commande le rythme. On part avant le lever du jour, on visite jusqu'à dix ou onze heures, on rentre à l'hôtel pendant les heures les plus dures et l'on ressort vers seize heures. Une tenue couvrant les épaules et les genoux est exigée dans plusieurs temples, notamment pour monter au troisième niveau d'Angkor Vat. ⚠️ Trois jours sont un minimum honnête : en une journée on ne voit que les trois temples que tout le monde voit, aux heures où tout le monde y est.

    À table

    • Amok trey — le poisson d'eau douce dans une mousse de lait de coco et de kroeung, cuit à la vapeur dans une feuille de bananier, le plat national.
    • Lok lak — le bœuf sauté servi sur des tomates et de la laitue, avec une sauce au poivre de Kampot et au citron vert pour tremper.
    • Num banh chok — les nouilles de riz fraîches sous une sauce verte au poisson et aux herbes, vendues au petit matin par les marchandes ambulantes.
    • Bai sach chrouk — le porc mariné grillé au charbon sur du riz cassé, avec des légumes en saumure, le petit-déjeuner des Khmers.
    • Prahok — la pâte de poisson fermenté qui parfume toute la cuisine, à goûter en prahok ktis, mijoté avec du porc et du lait de coco.

    Jour 1

    • Angkor Thom et les visages du Bayon, Siem Reap et Angkor, Cambodge
      Angkor Thom et les visages du Bayon Une ville fortifiée de neuf kilomètres carrés, et en son centre le Bayon et ses deux cent seize visages de pierre qui sourient dans toutes les directions. Personne ne sait avec certitude s'il s'agit du bodhisattva Avalokiteśvara ou du roi Jayavarman VII — probablement des deux à la fois.
      En savoir plus

      On y entre par une chaussée bordée de deux files de géants de pierre, cinquante-quatre d'un côté, cinquante-quatre de l'autre, qui tirent sur le corps d'un serpent : le barattage de la mer de lait transformé en pont. La porte sud est la mieux conservée et c'est par elle qu'il faut entrer.

      La galerie extérieure du Bayon ne raconte pas les dieux mais les vivants. On y voit un marché, un combat de coqs, une femme qui accouche, des joueurs penchés sur un plateau, et surtout la bataille navale contre les Chams : sous les barques, le sculpteur a mis les poissons, et les crocodiles qui emportent les noyés. Rien d'équivalent ailleurs dans l'art khmer, où les rois faisaient graver leurs dieux et leurs victoires, jamais la vie ordinaire de leurs sujets.

      Les visages ne se donnent qu'à la lumière rasante : au zénith, le soleil vertical écrase le relief et ils s'effacent. Dans la même enceinte, la terrasse des Éléphants et le Baphuon valent le détour — de ce dernier, les archéologues avaient numéroté trois cent mille blocs démontés avant que la guerre ne fasse disparaître les plans de remontage. Il a fallu tout recommencer sans notice ; le temple n'a rouvert qu'en 2011.

      culture
      gratuit
    • Angkor Vat au lever du jour, Siem Reap et Angkor, Cambodge
      Angkor Vat au lever du jour Le plus grand édifice religieux du monde, bâti en trente-sept ans au XIIe siècle et jamais abandonné depuis — c'est ce qui l'a sauvé. ⚠️ Le prix est celui du pass 3 jours à 62 $, qui couvre l'ensemble du parc : les autres temples de cette liste sont donc à zéro, pas parce qu'ils sont gratuits mais parce qu'ils sont déjà payés.
      En savoir plus

      Suryavarman II l'a fait bâtir dans la première moitié du XIIe siècle et l'a dédié à Vishnou, alors que presque tous les grands temples khmers l'avaient été à Shiva. Autre singularité : il regarde vers l'ouest, quand l'usage voulait l'est. Le tour de la galerie basse déroule près de huit cents mètres de bas-reliefs continus, dont le barattage de la mer de lait, où dieux et démons tirent sur un serpent géant pour faire tourner une montagne et extraire l'élixir d'immortalité.

      S'il est le seul grand temple d'Angkor à n'avoir jamais été perdu, c'est que des moines bouddhistes n'ont jamais cessé de l'occuper après la fin du culte hindou. On croise donc encore des statues du Bouddha drapées de safran dans des galeries construites pour Vishnou, et des Cambodgiens qui viennent y prier, pas le visiter. Il figure sur le drapeau national, ce qu'aucun autre monument au monde n'obtient.

      Au lever du jour, la foule se masse devant le bassin nord, à gauche de la chaussée ; celui de droite est presque toujours plus tranquille pour un reflet équivalent. La terrasse supérieure, le Bakan, exige épaules et genoux couverts et ferme les jours de fête bouddhique.

      culture
      12 €

    Jour 2

    • Ta Prohm sous les fromagers, Siem Reap et Angkor, Cambodge
      Ta Prohm sous les fromagers Le temple laissé délibérément dans l'état où on l'a trouvé, avec les racines de fromagers qui descendent sur les murs et les soulèvent. Une inscription d'origine indique qu'il employait 12 640 personnes. Il faut y aller à l'ouverture : à 9 h, la file pour la photo fait vingt minutes.
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      Jayavarman VII l'a fondé en 1186 pour sa mère, sous le nom de Rajavihara. Ce n'était pas seulement un temple mais un monastère et une ville, dont la stèle de fondation détaille encore le personnel, les revenus et jusqu'à l'inventaire de la vaisselle d'or.

      Les grands troncs pâles qui coulent sur les murs relèvent de deux espèces, et la décision de les garder n'a rien de romantique : leurs racines ont disjoint les pierres, mais elles les tiennent aussi, et abattre l'arbre ferait tomber le mur avec lui. Les restaurateurs consolident donc autour, arbre compris. Quand l'un d'eux s'effondre lors d'une tempête, il emporte toujours une galerie — c'est arrivé plusieurs fois, et c'est pour cela que certains passages sont barrés d'une saison à l'autre.

      La célébrité du lieu doit beaucoup au tournage de Tomb Raider en 2001 : la porte envahie de racines devant laquelle tout le monde pose vient de là. Le site se parcourt en sens unique, et il n'existe aucune ruse pour éviter la file devant les deux ou trois arbres photogéniques — seulement l'heure d'ouverture, ou la toute fin de journée.

      culture
      gratuit
    • Banteay Srei, la citadelle des femmes, Siem Reap et Angkor, Cambodge
      Banteay Srei, la citadelle des femmes Un temple miniature en grès rose, à 35 km, dont les sculptures sont si fines et si profondes qu'on les a longtemps crues impossibles à réaliser par des hommes. C'est le plus beau travail de pierre d'Angkor, et le grès rougit franchement en fin d'après-midi.
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      Consacré en 967, il n'est pas une fondation royale : son commanditaire était Yajnavaraha, brahmane et précepteur du roi. Cela se voit à l'échelle — les portes sont basses, les tours dépassent à peine la taille d'un homme debout, et l'ensemble tiendrait dans la cour d'un temple d'Angkor. Le grès rose y est assez dur pour être creusé en profondeur : les frontons ne sont pas gravés, ils sont sculptés presque en ronde-bosse, avec des scènes entières du Ramayana lisibles à l'œil nu.

      En 1923, un jeune Français est venu en démonter quatre statues de divinités à la scie et les a emportées vers la Thaïlande. Arrêté à Phnom Penh et condamné, il s'appelait André Malraux, et il a tiré de l'aventure son roman La Voie royale. L'affaire a contribué à faire protéger les temples.

      Le site est éloigné et minuscule : les autocars s'y succèdent en milieu de journée et la cour intérieure sature vite. En fin d'après-midi, la lumière fait franchement rougir le grès et il reste peu de monde. Les sanctuaires sont clôturés, on regarde les sculptures depuis l'allée.

      culture
      gratuit
    • Preah Khan et Neak Pean, Siem Reap et Angkor, Cambodge
      Preah Khan et Neak Pean Preah Khan est un temple-monastère de sept cents mètres de long, en enfilade de portes de plus en plus basses, encore à demi effondré. Neak Pean, à côté, est un hôpital royal : cinq bassins où l'on venait rééquilibrer les éléments — eau, terre, feu, vent.
      En savoir plus

      Preah Khan a été dédié en 1191 par Jayavarman VII à son père. C'était une ville autant qu'un temple, avec des milliers de desservants et une école. L'axe principal enfile des portes dont la hauteur diminue à mesure qu'on avance vers le sanctuaire : on finit courbé, ce qui était exactement le propos. Dans la cour est se dresse un bâtiment à deux niveaux porté par des colonnes rondes, une forme qui n'existe nulle part ailleurs dans l'architecture khmère et dont personne ne sait à quoi elle servait.

      Neak Pean tient en un bassin carré, au centre duquel une île ronde est ceinte par deux serpents dont les queues s'entrelacent — d'où son nom. Il figure l'Anavatapta, lac mythique de l'Himalaya dont les eaux guérissent. Quatre chapelles s'ouvrent sur les bassins voisins par des gargouilles en forme de tête humaine, de lion, de cheval et d'éléphant : l'eau du centre passait par l'une ou l'autre selon le mal à traiter.

      On accède à Neak Pean par une longue passerelle de bois au-dessus d'un bassin remis en eau. Après la mousson il est plein et l'arrivée est superbe ; en fin de saison sèche, on marche au-dessus d'un pré. Le monument se regarde depuis la rive, on n'entre pas dans les bassins.

      culture
      gratuit

    Jour 3

    • Beng Mealea, le temple écroulé, Siem Reap et Angkor, Cambodge
      Beng Mealea, le temple écroulé À 60 km, un temple contemporain d'Angkor Vat laissé entièrement à la forêt : on marche sur les blocs effondrés, entre les lianes, sans balisage. Compris dans le pass depuis 2023, et c'est ce que Ta Prohm était avant les passerelles.
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      Il est contemporain d'Angkor Vat, de style très proche et de dimensions comparables — mais personne ne l'a jamais dégagé. Les galeries sont tombées sur elles-mêmes et forment un chaos de blocs de plusieurs tonnes, sous une voûte d'arbres qui ne laisse presque pas passer le jour. On ne visite pas un plan, on escalade un éboulis en devinant où passaient les couloirs.

      Une passerelle de bois a été montée au cœur des ruines pour le tournage de Deux Frères, de Jean-Jacques Annaud ; elle est restée et constitue aujourd'hui l'essentiel du cheminement balisé. La région était minée : le déminage a été mené dans les années 2000, et c'est ce qui a rendu le site accessible. En dehors des chemins ouverts, on ne s'écarte pas.

      La pierre couverte de mousse est glissante, surtout en saison des pluies, et les blocs bougent. Chaussures fermées obligatoires. Le site se remplit quand arrivent les minibus de la journée, souvent en fin de matinée : avant leur passage, on y est parfois seul, et le silence fait la moitié de la visite.

      culture
      gratuit

    En option — non compris dans le budget ci-dessus

    Phnom Kulen et la rivière aux mille lingas

    La montagne où l'empire khmer a été fondé en 802 : une cascade, un bouddha couché taillé dans le rocher et un lit de rivière entièrement sculpté de lingas sous quelques centimètres d'eau. Le site demande un billet de 20 $ que le pass d'Angkor ne couvre pas — la journée s'en charge.

    8 h · Hotel

    Une visite est déjà au programme de l'étape : cette journée la remplace, elle ne s'y ajoute pas.

    Klook · prix relevé le 10-08-2026 · lien affilié

    23 € hébergement · 19 € repas · 9 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec piscine en centre-ville, 45 € la nuit.

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  2. Siem Reap et Angkor → Mondolkiri — mixte, via Koh Ker et le nord et Kratié et le Mékong, 12 h, 37 € par personne.
  3. Mondolkiri, Cambodge

    02. Mondolkiri

    J4 → J5 · 2 nuits · 88 € par personne

    Des collines vertes, des éléphants et vingt degrés de moins

    Des collines à sept cents mètres d'altitude, vingt degrés de moins qu'à Phnom Penh, peuplées par les Bunong. ⚠️ Choisir un sanctuaire où l'on marche avec les éléphants sans les monter ni les laver : la baignade organisée est un stress pour l'animal, malgré ce que promettent les brochures.

    En savoir plus sur Mondolkiri

    Le Mondolkiri est un plateau à sept cents mètres d'altitude, à l'est du pays, et c'est d'abord une affaire de température : il y fait couramment quinze à vingt degrés de moins qu'à Phnom Penh, avec des nuits fraîches qui demandent une couche supplémentaire. Le paysage n'a rien de cambodgien au sens des cartes postales — des collines herbeuses, des pins, des plantations de café et d'hévéas.

    C'est le territoire des Bunong, un peuple autochtone qui a sa langue et ses usages propres, et dont les villages se visitent avec un accompagnement local. La route depuis Phnom Penh demande six à sept heures ; sur place, les pistes latérales sont en terre et impraticables sans deux-roues adapté ou véhicule tout-terrain en saison des pluies.

    ⚠️ Le sujet sensible de l'étape est l'éléphant. Beaucoup de prestataires proposent de le monter ou de le laver dans la rivière avec les visiteurs ; ces deux activités sont un stress pour l'animal, et le bain collectif répété plusieurs fois par jour n'a rien de naturel. Les sanctuaires sérieux ne proposent que la marche en forêt à côté des animaux, sans contact imposé, et le disent explicitement dans leur présentation. Choisir sur ce critère est le seul moyen de ne pas financer ce qu'on croit éviter.

    À table

    • Café de Mondolkiri — cultivé sur les collines rouges de la province, torréfié sur place, servi noir dans les cafés de Sen Monorom.
    • Vin de riz bunong — le sra peang fermenté dans une jarre et bu à la paille, offert dans les villages bunong.
    • Miel sauvage — récolté dans la forêt par les Bunong, épais et sombre, vendu en bouteille au marché.
    • Avocats et fruits des collines — l'altitude donne des avocats, des fraises et des fruits de la passion introuvables ailleurs au pays.

    Jour 4

    • Chutes de Bou Sra, Mondolkiri, Cambodge
      Chutes de Bou Sra Deux chutes successives dans la forêt, la seconde de trente mètres, sacrées pour les Bunong qui y déposent des offrandes. C'est la plus impressionnante du pays, et il y a rarement plus de dix personnes.
      En savoir plus

      La rivière tombe en deux paliers successifs dans une gorge boisée : on arrive au-dessus du premier, et un sentier taillé dans la pente permet de descendre voir le second, nettement plus haut, depuis son pied. Le débit change du tout au tout avec la saison — puissant et bruyant à la fin des pluies, réduit à quelques voiles d'eau en fin de saison sèche.

      Le site est sacré pour les Bunong, qui y déposent des offrandes : c'est un lieu habité par des esprits avant d'être un but de promenade, et cela se respecte comme tel. Une tyrolienne a été installée au-dessus de la gorge, ce qui surprend en arrivant.

      La route depuis Sen Monorom traverse les plantations et les villages bunong sur une longue piste de latérite rouge, et la sortie vaut autant pour le trajet que pour l'arrivée. Le chemin de descente est raide, terreux et franchement glissant après la pluie ; les marches sont irrégulières et la rambarde n'est pas continue. Chaussures fermées, et prudence sur les rochers du pied de chute, que les embruns rendent savonneux. L'accès est payant, à régler sur place, et l'endroit reste très peu fréquenté en semaine.

      nature
      gratuit
    • Forêt des éléphants et village bunong, Mondolkiri, Cambodge
      Forêt des éléphants et village bunong Les Bunong, peuple autochtone des hauts plateaux, vivaient avec des éléphants domestiqués ; plusieurs projets les accueillent aujourd'hui en semi-liberté dans la forêt. ⚠️ On marche avec eux, on ne les monte pas — un lieu qui propose de les chevaucher ou de les baigner en groupe est à écarter.
      En savoir plus

      Les Bunong sont le peuple majoritaire de ces hauts plateaux, animistes, avec des esprits attachés à la forêt, aux rochers et aux cours d'eau, et des jarres et des gongs transmis de génération en génération comme patrimoine familial. L'éléphant y a longtemps été un membre du foyer : il transportait, débardait le bois, et se léguait avec le reste.

      Les éléphants qu'on rencontre aujourd'hui dans ces forêts sont pour l'essentiel des animaux âgés, sortis du débardage ou des balades à dos, confiés à des projets qui salarient leur cornac et sa famille — de sorte que l'animal rapporte sans travailler. On marche derrière eux pendant qu'ils mangent, ce qu'ils font une grande partie de la journée, et le contact est à leur initiative.

      Le critère de tri est net : un lieu qui propose de les monter, de les faire poser ou de les baigner en groupe pour la photo fait travailler l'animal, quoi qu'il affiche. Prévoir des chaussures fermées, la marche se fait dans la boue et sur des pentes glissantes, et des sangsues en saison des pluies — inoffensives, mais tenaces.

      nature
      gratuit

    Jour 5

    • Collines de Sea Forest et plantations, Mondolkiri, Cambodge
      Collines de Sea Forest et plantations Des collines herbeuses inattendues au Cambodge — on les surnomme la petite Suisse — plantées de café, d'hévéas et d'avocatiers. À 800 m d'altitude, il fait quinze degrés de moins qu'à Phnom Penh, et il faut un pull le soir.
      En savoir plus

      Le nom de la province se traduit à peu près par la rencontre des collines, et le paysage lui donne raison : des croupes herbeuses qui se succèdent sans arbres, balayées par le vent, avec des bouquets de forêt au creux des vallons. C'est le contraire absolu de l'image du Cambodge de plaine et de rizières.

      Ces pelouses ne sont pas toutes naturelles. Le plateau a perdu une part considérable de sa forêt en quelques décennies, au profit de plantations d'hévéas, de caféiers, de poivriers, d'avocatiers et d'anacardiers, dont on traverse les alignements réguliers. Le paysage ouvert qui séduit le visiteur est en partie le résultat de ce défrichement.

      Les pistes sont en latérite rouge : praticables et poussiéreuses en saison sèche, transformées en pâte savonneuse dès qu'il pleut, où une moto part sur le côté sans prévenir. Les points de vue se méritent en fin de journée, quand la lumière rase les croupes ; et il fait ici bien plus frais que partout ailleurs dans le pays.

      marché
      gratuit

    17 € hébergement · 18 € repas · 9 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Bungalow avec vue sur les collines, 34 € la nuit.

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  4. Mondolkiri → Phnom Penh — Autocar direct, 7 h, 12 € par personne.
  5. Phnom Penh, Cambodge

    03. Phnom Penh

    J6 → J7 · 2 nuits · 120 € par personne

    Une capitale au bord de quatre fleuves, et sa mémoire

    Une capitale au confluent de quatre bras d'eau, dont la visite tourne inévitablement autour du génocide khmer rouge. ⚠️ Tuol Sleng et Choeung Ek sont des lieux très éprouvants : les faire le même jour est difficile, et prévoir autre chose derrière est illusoire. Le musée national et le marché offrent l'autre visage de la ville.

    En savoir plus sur Phnom Penh

    Phnom Penh est bâtie au confluent de quatre bras d'eau — le Mékong, le Tonlé Sap et leurs prolongements — et le quai qui les longe est le lieu de rendez-vous de la ville en fin de journée. C'est une capitale dense et bruyante, où la circulation en deux-roues est constante et où traverser une rue s'apprend : on avance lentement et régulièrement, le flux se contourne.

    ⚠️ Sa visite tourne inévitablement autour du génocide. Tuol Sleng, un lycée transformé en centre d'interrogatoire, et Choeung Ek, l'un des charniers, sont deux lieux d'une dureté que peu de visiteurs anticipent — l'audioguide de Choeung Ek, en particulier, est très éprouvant. Les enchaîner dans la même journée est le programme habituel, et c'est beaucoup ; prévoir une visite légère derrière ne fonctionne pas. Mieux vaut les séparer, ou garder l'après-midi libre.

    Le reste de la ville offre un contrepoint nécessaire : le Musée national et ses sculptures khmères dans un bâtiment de terre cuite ouvert sur un jardin, le marché central sous sa coupole Art déco jaune, le marché russe et ses ateliers, les rues coloniales autour du Wat Phnom. ⚠️ La chaleur est écrasante d'avril à juin, et les averses de mousson, de mai à octobre, tombent en fin d'après-midi et durent une heure — elles se contournent facilement en organisant sa journée autour.

    À table

    • Kuy teav — la soupe de nouilles de riz au porc et aux crevettes, le petit-déjeuner de la capitale, dans les gargotes de trottoir.
    • Num pang — le sandwich khmer dans une baguette, pâté, porc grillé, légumes en saumure et piment, héritage français.
    • Bai sach chrouk — le porc grillé sur riz cassé avec un bouillon clair, dans les rues autour du marché central au petit matin.
    • Kari khmer — le curry rouge doux au lait de coco, avec du poulet et des patates douces, servi avec une baguette.
    • Nom krok — les petites galettes de riz et de coco cuites dans un moule en fonte, croustillantes dehors et coulantes dedans, au marché russe.

    Jour 6

    • Musée du génocide de Tuol Sleng, Phnom Penh, Cambodge
      Musée du génocide de Tuol Sleng Un lycée transformé en centre d'interrogatoire par les Khmers rouges : quatorze mille personnes y sont entrées, sept en sont ressorties vivantes. Les salles sont laissées en l'état, avec les photographies d'identité que le régime prenait de chaque détenu. ⚠️ Visite très éprouvante, et l'audioguide — indispensable — est en supplément.
      En savoir plus

      Le lieu était un lycée, et il n'a pas été maquillé : on reconnaît les salles de classe à leur carrelage à damier, à leurs tableaux noirs restés en place, aux couloirs à balcon. Le barbelé tendu le long de ces balcons l'a été par la direction du centre, pour empêcher les détenus de se jeter dans le vide. À l'intérieur des salles, des cloisons de brique montées à la hâte délimitent des cellules de la taille d'un lit.

      Ce qui distingue S-21 des autres centres du régime, c'est son archive. Chaque personne amenée était photographiée à son arrivée, enregistrée, contrainte de rédiger sa biographie puis des aveux, relus et annotés par la direction. Cette bureaucratie servait le régime ; elle sert aujourd'hui à établir les faits, et le fonds est inscrit depuis 2009 au registre Mémoire du monde de l'UNESCO. Duch, qui dirigeait le centre, a été jugé par le tribunal parrainé par les Nations unies et condamné à la réclusion à perpétuité.

      Ce sont les portraits qu'on emporte, plus que les objets exposés : les visages regardent l'objectif. L'audioguide est ce qui rend la visite compréhensible — sans lui, on traverse des pièces vides. Des survivants du centre sont parfois présents dans la cour.

      culture
      16 €
    • Champs de la mort de Choeung Ek, Phnom Penh, Cambodge
      Champs de la mort de Choeung Ek À 15 km, l'un des trois cents charniers du pays, aujourd'hui un mémorial autour d'un stupa contenant huit mille crânes. L'audioguide, compris dans le billet, est porté par la voix d'un survivant et fait toute la différence. Après la pluie, des fragments d'os remontent encore dans les chemins.
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      Le terrain était un verger et un cimetière chinois avant que la sécurité du régime n'en fasse un lieu d'exécution pour les détenus du centre S-21, amenés de nuit par camions. Les fosses ont été ouvertes au début des années 1980 ; beaucoup ont été laissées en l'état, simples cuvettes d'herbe rase signalées par un panneau qui dit seulement ce qu'on y a trouvé. D'autres n'ont jamais été fouillées.

      Le parcours est balisé et l'enceinte est petite. Un haut-parleur avait été accroché dans un arbre pour diffuser de la musique du régime et couvrir les bruits ; un autre arbre, contre lequel des enfants ont été tués, porte aujourd'hui les bracelets déposés par les visiteurs. Le stupa élevé au centre en 1988 expose derrière un vitrage les crânes exhumés, classés : cette exposition a été voulue comme une preuve, à une époque où l'ampleur des faits était encore contestée à l'étranger.

      Ce n'est pas un site touristique. On y vient en silence, chapeau retiré, sans photographie posée. Les fragments d'os et de tissu que la pluie fait remonter dans les allées sont relevés par le personnel et déposés dans des vitrines : ne pas les toucher, ne pas les déplacer, et rester sur les chemins.

      culture
      6 €
    • Marché central, le Psar Thmey, Phnom Penh, Cambodge
      Marché central, le Psar Thmey Une halle Art déco de 1937 en forme de croix sous un dôme jaune de vingt-six mètres, l'un des plus vastes du monde à sa construction. Bijoux et montres au centre, alimentation sur les ailes, et une lumière zénithale qui vaut la visite à elle seule.
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      L'édifice date de 1937 et son plan est celui d'une croix : quatre longues ailes ouvertes rayonnant depuis une coupole centrale. La halle n'a jamais eu de climatisation et n'en a pas besoin : le dôme fonctionne comme une cheminée, l'air chaud monte et s'échappe par le haut pendant que les ailes ouvertes tirent de l'air par les côtés. C'est un bâtiment Art déco conçu pour le climat, pas malgré lui.

      Il a été construit sur un lac asséché, ce qui lui vaut d'être encore le premier endroit du centre à prendre l'eau lors des grosses averses. Une campagne de restauration menée avec des fonds français lui a rendu ses couleurs d'origine il y a une quinzaine d'années.

      L'organisation est immuable : bijoux, or et montres sous la coupole, textile, électronique, alimentation et fleurs dans les ailes. Les allées vivantes sont celles du matin ; l'après-midi, une partie des étals sont couverts d'un drap. Le marchandage est attendu, il se fait en souriant et sans insister — hausser le ton met fin à la discussion.

      marché
      gratuit

    Jour 7

    • Marché russe et ateliers de Toul Tom Poung, Phnom Penh, Cambodge
      Marché russe et ateliers de Toul Tom Poung Le marché des Cambodgiens et des expatriés, sous une tôle basse et étouffante : soieries, pièces détachées, contrefaçons de vêtements sortis des usines voisines, et une allée de gargotes qui sert le meilleur num banh chok de la ville.
      En savoir plus

      Son nom cambodgien est Toul Tom Poung, et il n'a jamais changé. Le surnom, lui, date des années 1980 : après la chute des Khmers rouges, le pays vivait sous un gouvernement soutenu par le Vietnam, les Occidentaux en étaient absents, et les conseillers soviétiques et leurs familles étaient à peu près les seuls étrangers à y faire leurs courses. Le sobriquet a survécu de trente ans à ceux qui l'ont valu.

      On y trouve ce que les usines de confection des faubourgs laissent passer : surplus de production, pièces déclassées, marques cousues sur place. À côté, les soieries, l'argenterie, les pièces détachées de moto et un étage entier de bric-à-brac. Une allée de gargotes sert le personnel du marché autant que les clients, et c'est la meilleure raison d'y traîner à l'heure du déjeuner.

      La toiture est basse, en tôle, et les allées centrales deviennent étouffantes à mesure que la journée avance : venir le matin change complètement l'expérience. Les allées sont étroites, sacs devant soi.

      marché
      gratuit

    En option — non compris dans le budget ci-dessus

    Musée national du Cambodge

    Un chauffeur passe te prendre à l'hôtel : le Palais Royal, le musée national et sa collection de sculpture khmère — dont les pièces sauvées d'Angkor —, puis la colline de Wat Phnom, ces vingt-sept mètres qui ont donné son nom à la ville, et le quartier administratif français qui l'entoure.

    8 h · en anglais · A l'hôtel

    2 de ces visites sont déjà au programme de l'étape : cette journée les remplace, elle ne s'y ajoute pas.

    Klook · prix relevé le 10-08-2026 · lien affilié

    21 € hébergement · 19 € repas · 9 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel avec piscine sur le toit, 42 € la nuit.

    Voir les hébergements à Phnom Penhlien affilié

Le budget de ces 7 jours

422 € par personne pour 7 jours, soit 60 € / jour. À deux, 844 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement145 €34 %
Repas131 €31 %
Transport sur place63 €15 %
Billets de train et de bus49 €12 %
Activités34 €8 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Le PDF

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  • La carte du parcours, avec ses 3 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

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