Phnom Penh est bâtie au confluent de quatre bras d'eau — le Mékong, le Tonlé Sap et leurs prolongements — et le quai qui les longe est le lieu de rendez-vous de la ville en fin de journée. C'est une capitale dense et bruyante, où la circulation en deux-roues est constante et où traverser une rue s'apprend : on avance lentement et régulièrement, le flux se contourne.
⚠️ Sa visite tourne inévitablement autour du génocide. Tuol Sleng, un lycée transformé en centre d'interrogatoire, et Choeung Ek, l'un des charniers, sont deux lieux d'une dureté que peu de visiteurs anticipent — l'audioguide de Choeung Ek, en particulier, est très éprouvant. Les enchaîner dans la même journée est le programme habituel, et c'est beaucoup ; prévoir une visite légère derrière ne fonctionne pas. Mieux vaut les séparer, ou garder l'après-midi libre.
Le reste de la ville offre un contrepoint nécessaire : le Musée national et ses sculptures khmères dans un bâtiment de terre cuite ouvert sur un jardin, le marché central sous sa coupole Art déco jaune, le marché russe et ses ateliers, les rues coloniales autour du Wat Phnom. ⚠️ La chaleur est écrasante d'avril à juin, et les averses de mousson, de mai à octobre, tombent en fin d'après-midi et durent une heure — elles se contournent facilement en organisant sa journée autour.