Visa et entrée sur le territoire
Visa obligatoire, simple : e-visa en ligne sur evisa.gov.kh pour 36 dollars (30 $ de visa et 6 $ de frais), délivré en trois jours ouvrés, ou visa à l'arrivée pour 30 $ dans les aéroports de Phnom Penh et Siem Reap. Passeport valide six mois, une photo d'identité.
⚠️ Le seul site officiel est evisa.gov.kh. Une nuée de sites imitent la présentation gouvernementale et facturent 80 à 100 € le même document. C'est l'arnaque la plus répandue autour de cette destination, et elle marche parce que le vrai site a l'air faux.
Depuis 2024, une carte d'arrivée en ligne (e-Arrival) doit être remplie dans les sept jours précédant l'entrée. Elle est gratuite.
Santé
Aucun vaccin obligatoire. Hépatites A et B, typhoïde et encéphalite japonaise recommandées pour un séjour rural ou prolongé. Rage à considérer si l'on prévoit du vélo dans les villages.
⚠️ Paludisme présent dans les zones forestières de l'est et du nord-est — donc au Mondolkiri et autour de Koh Ker — mais absent de Phnom Penh, de Siem Reap et de la côte. Un traitement préventif se discute avec un médecin selon les étapes retenues ; la protection contre les moustiques, elle, vaut partout et tout le temps, la dengue n'ayant ni vaccin ni traitement.
Eau du robinet non potable. Les infrastructures médicales sont limitées : une urgence sérieuse s'évacue sur Bangkok, à une heure d'avion. Une assurance avec rapatriement n'est pas optionnelle ici, c'est le poste qui rend le voyage sûr.
Sécurité
Pays calme et accueillant. Les vols à l'arraché depuis une moto existent à Phnom Penh, surtout le long du quai Sisowath le soir : sac porté du côté opposé à la rue, téléphone rangé.
⚠️ NE JAMAIS SORTIR DES SENTIERS BATTUS AU SENS PROPRE. Le Cambodge reste l'un des pays les plus minés au monde, et le déminage n'est pas achevé dans l'ouest et le nord — provinces de Battambang, Pailin, Preah Vihear. Les zones sûres sont balisées, les autres portent des panneaux rouges à tête de mort. On ne marche pas dans un champ non cultivé, on ne ramasse rien de métallique, et on suit les chemins.
La circulation est le vrai danger statistique : pas de règle de priorité respectée, motos à contresens, et un taux d'accidents très élevé. Éviter de conduire soi-même un deux-roues sans expérience.
Monnaie et change
Riel — le dollar circule partout (KHR) — 1 € ≈ 1,08 $ US (07-08-2026). ⚠️ Le Cambodge fonctionne au dollar américain. Les prix sont affichés en dollars, les distributeurs en délivrent, les hôtels et les temples les encaissent. Le riel ne sert qu'à rendre la monnaie sous un dollar — on reçoit donc systématiquement des riels en appoint, à environ 4 000 pour 1 $.
⚠️ Les billets abîmés sont refusés. Un dollar déchiré, scotché ou trop froissé ne passe nulle part, y compris à la banque. Vérifier ceux qu'on vous rend avant de quitter le comptoir.
Emporter des dollars en petites coupures neuves reste la solution la plus simple, et évite les frais de retrait, élevés (5 à 6 $).
Moyens de paiement
Les espèces dominent largement. La carte passe dans les hôtels et les restaurants des villes, rarement ailleurs. Le paiement par QR code (KHQR) s'est généralisé entre Cambodgiens mais suppose un compte local.
Le pass d'Angkor s'achète par carte ou en espèces au guichet officiel — ou en ligne sur angkorenterprise.gov.kh, ce qui évite la file de 5 h du matin.
Rester connecté
Hors itinérance européenne : une eSIM est vivement conseillée. Les forfaits locaux sont parmi les moins chers d'Asie, et la 4G couvre bien mieux le pays que ne le laisse imaginer son niveau de développement — y compris dans les temples d'Angkor et sur le Mékong.
Elle faiblit dans les collines du Mondolkiri et sur les pistes de Koh Ker. Le wifi est gratuit et généralisé dans les hébergements.
Voir les eSIM pour Cambodge
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Décalage horaire
+5 h en été, +6 h en hiver (UTC+7)
Langues
Khmer, écrit dans son propre alphabet — le plus long du monde, soixante-quatorze lettres — sans espaces entre les mots. L'anglais est bien parlé dans le tourisme, et le français subsiste chez les plus de soixante-dix ans et dans le vocabulaire technique et administratif.
Sour sdey (bonjour) et arkoun (merci), accompagnés du sampeah — mains jointes devant la poitrine — changent la qualité de l'accueil plus qu'ailleurs en Asie du Sud-Est.
Bon à savoir
Novembre à mars est la seule vraie fenêtre : sec, 25 à 30 °C, rizières encore vertes. Avril et mai écrasent à plus de 38 °C — Angkor devient éprouvant. De juin à octobre, la mousson tombe en averses courtes et violentes : les temples sont vides et magnifiques, mais les pistes du nord-est deviennent impraticables.
⚠️ Le niveau du Tonlé Sap change tout. Ce lac est le seul au monde dont la rivière s'inverse : de juin à octobre, le Mékong en crue le refoule et le lac quintuple de surface. Les villages flottants sont spectaculaires à ce moment-là et posés dans la boue en mars. Ce n'est pas un détail de confort, c'est deux visites différentes.
⚠️ Tenue correcte exigée dans les temples d'Angkor, et c'est contrôlé : épaules et genoux couverts, sinon l'accès aux niveaux supérieurs d'Angkor Vat est refusé. Retirer chapeau et chaussures dans les sanctuaires en activité.
Le Nouvel An khmer, mi-avril, ferme le pays trois jours et le transforme en bataille d'eau générale. Pchum Ben, en septembre ou octobre, vide les villes : tout le monde rentre au village.
Informations vérifiées une à une, données à titre indicatif. Les règles
d'entrée et les taux de change évoluent : vérifie auprès des sources
officielles avant de partir.