Japon classique en 5 jours : l'itinéraire jour par jour
734 € par personne sur place pour 5 jours, soit 147 € / jour — en 2 étapes, de Tokyo à Kyoto.
Autres durées : 10 jours · deux semaines · trois semaines · toutes les étapes de Japon classique
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport Tokyo Haneda (HND), retour depuis Osaka Kansai (KIX) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. Tokyo
J1 → J4 · 4 nuits · 459 € par personne
Quartiers-mondes, néons, sanctuaires et ruelles
Non pas une ville mais une trentaine de quartiers autonomes, chacun avec sa gare, ses commerces et son ambiance — Shibuya n'a rien à voir avec Yanaka. Tout se fait en train, et une carte rechargeable Suica ou Pasmo remplace tous les billets. ⚠️ Les distances sont trompeuses : deux quartiers voisins sur la carte font quarante minutes.
En savoir plus sur Tokyo
Tokyo n'est pas une ville avec un centre mais une trentaine de quartiers autonomes, chacun organisé autour de sa gare, avec ses commerces, ses restaurants et son atmosphère propre. Shibuya, Shinjuku, Asakusa et Yanaka n'ont pas la même densité, pas la même clientèle et pas la même époque — on ne visite pas Tokyo, on visite des quartiers.
⚠️ Les distances sont trompeuses sur un plan. Deux quartiers qui paraissent voisins peuvent demander quarante minutes et deux changements, parce que les lignes ne se croisent pas où l'on croit. Tout se fait en train : une carte rechargeable Suica ou Pasmo remplace tous les billets, fonctionne sur toutes les compagnies, et sert aussi dans les commerces. Les gares principales sont des labyrinthes à plusieurs niveaux où la bonne sortie compte autant que la bonne ligne.
Quelques règles de conduite évitent les impairs : on ne mange ni ne téléphone dans les transports, on ne parle pas fort, on se range à gauche ou à droite sur les escalators selon la ville — à gauche à Tokyo, à droite à Osaka. Les poubelles publiques sont rares et l'on garde ses déchets. ⚠️ Le liquide reste nécessaire malgré les apparences : de nombreux petits restaurants, temples et marchés n'acceptent pas la carte, et les distributeurs qui acceptent les cartes étrangères sont surtout ceux des supérettes.
À table
- Sushi au petit matin — au marché de Toyosu ou dans les ruelles de Tsukiji, où les comptoirs servent le poisson de la criée du jour.
- Ramen — chaque quartier a sa file d'attente ; le bouillon change de style d'une échoppe à l'autre, du shōyu clair au tonkotsu épais.
- Monjayaki — la crêpe liquide de Tsukishima, cuite sur la plaque devant soi et mangée à la petite spatule, sans assiette.
- Yakitori sous les voies — brochettes grillées au charbon dans les baraques d'Omoide Yokochō, à Shinjuku, ou sous la gare de Yūrakuchō.
Jour 1
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Carrefour de Shibuya et ruelles de Shinjuku Trois mille personnes traversent Shibuya à chaque feu. À Shinjuku, le Golden Gai aligne deux cents bars de quelques places dans des ruelles d'après-guerre.gratuitdétenteEn savoir plus
Le carrefour de Shibuya est un scramble : tous les feux passent au rouge simultanément et les piétons traversent dans toutes les directions, y compris en diagonale. Plusieurs milliers de personnes peuvent le franchir à chaque cycle aux heures de pointe, et le spectacle tient à l'absence totale de collision — chacun ajuste sa trajectoire sans s'arrêter.
La statue de Hachikō, à la sortie de la gare, commémore un chien akita qui a attendu son maître à cet endroit chaque jour pendant près de dix ans après la mort de celui-ci. C'est le point de rendez-vous par défaut de tout Tokyo, et il est toujours entouré.
À Shinjuku, le Golden Gai est un vestige du marché noir d'après-guerre : environ deux cents bars minuscules, souvent quatre à six places, empilés sur deux niveaux dans six ruelles étroites que les promoteurs n'ont jamais réussi à raser. Chacun a un thème et un patron. ⚠️ Beaucoup pratiquent un droit d'entrée en plus des consommations, affiché ou non, et certains n'acceptent pas les étrangers non accompagnés — ce n'est pas de l'hostilité mais une question de langue et de taille des lieux. Ceux qui affichent welcome le disent explicitement.
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Shibuya Sky Un toit-terrasse à ciel ouvert au 47ᵉ étage, juste au-dessus du carrefour — on voit le ballet des piétons d'en haut, et le mont Fuji par temps clair. 2 700 ¥ avant 15 h, 3 400 ¥ ensuite : les créneaux de coucher de soleil partent des semaines à l'avance.16 €détenteEn savoir plus
La terrasse occupe le toit d'une tour au-dessus du carrefour, à ciel ouvert et sans vitre sur une grande partie — ce qui la distingue des autres observatoires de Tokyo, tous fermés. On voit le ballet des piétons directement en contrebas, et la ville s'étend jusqu'à l'horizon dans toutes les directions, avec la Skytree d'un côté et le mont Fuji de l'autre par temps très clair — ce qui n'arrive essentiellement qu'en hiver.
Le contraste avec Tokyo Tower ou Skytree tient à la hauteur : plus bas, on distingue encore les rues, les trains et les gens, alors qu'un observatoire très élevé transforme la ville en tapis abstrait. C'est ce niveau intermédiaire qui fait l'intérêt du lieu.
⚠️ Les créneaux de coucher de soleil partent plusieurs semaines à l'avance et sont nettement plus chers que ceux de la journée ; le billet est horodaté et non modifiable. La terrasse extérieure ferme par vent fort ou par pluie, et l'on est alors renvoyé à l'étage vitré en dessous, sans remboursement. Les objets sont consignés à l'entrée — rien ne monte qui puisse tomber.
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Sanctuaire Meiji et parc Yoyogi Sanctuaire shinto dédié à l'empereur Meiji, au milieu d'une forêt de cent mille arbres plantés à la main par des volontaires en 1920. On se rince mains et bouche avant d'entrer.gratuitcultureEn savoir plus
Passé le portique de cyprès, la ville s'éteint d'un coup : le gravier crisse, la circulation ne s'entend plus, et l'on marche sous une futaie serrée en plein Tokyo. Le long de l'allée, deux murs de tonneaux se font face — d'un côté des fûts de saké offerts par les brasseries du pays, de l'autre des barriques de bourgogne envoyées par des vignerons français. Ce n'est pas un décor : l'empereur Meiji avait pris goût au vin et à la table occidentale.
La forêt a moins d'un siècle et rien n'y est spontané. Les arbres, donnés par tout le pays et plantés par des volontaires, ont été disposés par des forestiers qui raisonnaient à cent cinquante ans : ils ont installé d'abord des pins, sachant qu'ils mourraient, pour abriter des essences à feuilles persistantes destinées à les remplacer d'elles-mêmes. C'est ce qui est en train d'arriver.
Un sanctuaire shinto n'est pas un temple. On s'incline devant le portique avant de le franchir et l'on marche sur les côtés de l'allée, le milieu revenant au kami. Au pavillon d'eau, tu rinces la main gauche, puis la droite, puis la bouche avec la main — jamais la bouche à la louche. Devant l'autel : deux saluts, deux frappes, un dernier salut.
Jour 2
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Temple Senso-ji et Nakamise à Asakusa Le plus vieux temple de Tokyo, fondé en 645. On y accède par Nakamise, une allée de boutiques vieille de trois siècles. Tirer sa prédiction : si elle est mauvaise, on la noue sur place pour l'y laisser.gratuitcultureEn savoir plus
Sous la première porte pend une lanterne rouge de plusieurs mètres qu'on ne pense jamais à regarder par en dessous : le fond est sculpté d'un dragon. Elle porte le nom de son donateur, le fondateur de Panasonic, qui l'a offerte après être venu prier ici. Passé l'allée de boutiques, un grand brûle-encens fume devant la salle principale et les gens rabattent la fumée sur eux, sur une épaule douloureuse, sur la tête d'un enfant.
Le temple s'annonce très ancien et les bâtiments ne le sont pas : tout a brûlé sous les bombes incendiaires en 1945 et la grande salle a été relevée en béton. La statue de Kannon qui a fait naître le lieu n'est montrée à personne, pas même aux moines — elle reste enfermée, et nul ne sait ce qu'elle est. En revanche, le petit sanctuaire shinto collé au flanc du temple, lui, a traversé la guerre : c'est le seul bâtiment ancien du site, et presque personne n'y entre.
On est ici chez les bouddhistes : on ne frappe pas dans les mains. On dépose une pièce, on joint les paumes, en silence. L'allée marchande est saturée en milieu de journée ; les rues parallèles, de part et d'autre, vendent les mêmes choses sans la foule, et les boutiques y sont plus anciennes.
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Marché extérieur de Tsukiji au petit matin Le marché aux poissons de gros a déménagé à Toyosu, mais les 400 échoppes de l'extérieur sont restées : oursins, tamagoyaki, couteaux forgés. Ouvert de 5 h à 14 h.gratuitmarchéEn savoir plus
Les allées font deux pas de large et tout s'y mange debout, à l'étal : omelette roulée tiède piquée sur un bâtonnet, coquilles ouvertes et grillées devant toi, oursin servi dans sa coque, thon gras. Entre les marchands de poisson, des boutiques ne vendent qu'une chose, des couteaux, forgés par des maisons qui faisaient des sabres avant l'interdiction et qui gravent encore le nom de l'acheteur sur la lame.
Le quartier porte son histoire dans son nom : Tsukiji veut dire la terre construite. C'est un remblai gagné sur la baie après le grand incendie de 1657, celui-là même qui a emporté le donjon d'Edo. Le marché de gros, lui, est parti à Toyosu, où les enchères au thon se regardent derrière une vitre ; ce qui est resté ici, ce sont les détaillants et les fournisseurs de restaurants, c'est-à-dire la partie qu'on pouvait approcher de toute façon.
On ne mange plus en marchant : les panneaux le demandent partout et les commerçants y tiennent, les brochettes et les coquilles finissant par terre. Chaque étal a son comptoir ou son bout de trottoir. Tout ferme au début de l'après-midi, et le dimanche comme certains mercredis une bonne partie des rideaux reste baissée.
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teamLab Planets, art numérique immersif On traverse pieds nus des salles inondées, des jardins d'orchidées suspendues et des projections qui réagissent aux mouvements. Prévoir un short : l'eau monte aux genoux.23 €cultureEn savoir plus
On laisse ses chaussures à l'entrée et on ne les revoit qu'à la sortie : tout le parcours se fait pieds nus, y compris dans deux salles inondées où l'eau monte à mi-jambe et où des carpes de lumière se dispersent quand tu avances. Ailleurs, le sol est un miroir, le plafond une averse de lumières, et une serre entière d'orchidées suspendues descend et remonte pour te laisser passer sans que tu touches une fleur.
Le collectif qui a monté tout cela n'est pas un atelier d'artistes mais une équipe d'ingénieurs, de programmeurs et d'animateurs, fondée à Tokyo au début des années 2000. Ses œuvres ne sont pas des projections en boucle : elles sont calculées en direct et ne repassent jamais deux fois à l'identique. Il n'existe donc aucune version enregistrée de ce que tu vois, et la salle d'à côté ne montre pas la même chose qu'il y a dix minutes.
Prévois un short ou un pantalon qui se retrousse haut : l'eau dépasse le genou et il n'y a pas de contournement. Les jupes sont impraticables à cause des sols miroirs, la maison prête de quoi se changer. Les créneaux sont horodatés et se réservent à l'avance ; des consignes attendent les sacs, encombrants de toute façon dans les salles sombres.
Jour 3
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Jardins est du Palais impérial Les anciennes douves et les fondations du donjon d'Edo, au milieu des gratte-ciel de Marunouchi. Entrée libre, mais fermé les lundis et vendredis — c'est le piège de ce jardin.gratuitnatureEn savoir plus
Au bout des allées, une plateforme de pierre haute comme un immeuble porte le vide : c'est la base du donjon d'Edo, dont on monte l'escalier pour ne trouver, en haut, qu'une pelouse et les tours de Marunouchi tout autour. La tour qui s'élevait là était la plus haute jamais bâtie au Japon. Elle a brûlé dans le grand incendie de 1657, avec la moitié de la ville, et n'a jamais été relevée : le gouvernement a préféré employer l'argent à reloger les habitants. Le shogun a régné deux siècles de plus sans donjon.
Le reste tient en fragments : deux corps de garde de bois sombre, des portes doubles séparées par une cour carrée, où l'assaillant qui avait forcé la première se retrouvait enfermé sous les tirs, et un bois planté d'arbres venus de chaque département du pays.
C'est la seule partie du domaine impérial ouverte toute l'année — l'intérieur ne s'ouvre que deux jours par an, au nouvel an et pour l'anniversaire de l'empereur. Il n'y a ni palais ni salle à visiter, seulement un jardin, ce qui déçoit qui vient chercher une résidence royale. Les trois portes d'accès sont très éloignées les unes des autres : repère d'abord celle qui te ressort du bon côté.
Jour 4
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Yanaka, le Tokyo d'avant L'un des rares quartiers épargnés par les bombardements de 1945 et par le séisme de 1923 : maisons de bois, boutiques d'artisans et un immense cimetière planté de cerisiers. Rien à payer, rien à réserver.gratuitdétenteEn savoir plus
Yanaka fait partie du petit nombre de quartiers de Tokyo à avoir échappé à la fois au séisme du Kantō de 1923 et aux bombardements incendiaires de 1945, qui ont détruit la majeure partie de la ville. On y trouve donc des maisons de bois d'avant-guerre, des ruelles étroites, des ateliers d'artisans et des temples en nombre — une densité liée au déplacement de nombreux temples ici après un grand incendie du XVIIᵉ siècle.
Le cimetière de Yanaka est vaste, planté de cerisiers, et il se traverse comme un parc : c'est un usage normal ici, sans irrévérence, et l'on y voit des familles se promener. Le dernier shogun Tokugawa y est enterré.
La rue commerçante de Yanaka Ginza, avec ses boutiques alimentaires et ses croquettes vendues à emporter, donne une idée de ce qu'était une rue de quartier tokyoïte avant les supérettes. ⚠️ Le quartier a une importante population de chats et cela fait partie de son identité locale. Il ne se réserve pas, ne se paie pas, et se parcourt en une demi-journée à pied — c'est le contrepoint exact de Shibuya.
58 € hébergement · 32 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel d'affaires près d'une gare JR, 115 € la nuit.
- Tokyo → Kyoto — mixte, via Hakone, Takayama et Kanazawa, 11 h, 166 € par personne.
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02. Kyoto
J5 · 1 nuit · 109 € par personne
Mille temples, bambous, ruelles de bois
Mille sept cents temples et sanctuaires, dispersés sur une cuvette de quinze kilomètres — on n'y marche pas d'un site à l'autre, on prend le bus ou le vélo. ⚠️ Fushimi Inari et Arashiyama sont saturés dès 9 h : y aller au lever du jour n'est pas un conseil de confort, c'est la seule façon de les voir. Photographier une maiko de près est verbalisé.
En savoir plus sur Kyoto
Kyoto compte environ mille sept cents temples et sanctuaires répartis sur une cuvette de quinze kilomètres, adossée à des collines sur trois côtés. On ne passe donc pas d'un site à l'autre à pied : les grands ensembles sont aux quatre coins de la ville, et le bus ou le vélo sont indispensables — le vélo étant souvent le plus rapide, la ville étant plate et quadrillée.
⚠️ La fréquentation est le vrai sujet, et l'horaire y répond mieux que n'importe quelle astuce. Fushimi Inari et la bambouseraie d'Arashiyama sont saturés dès neuf heures : y aller au lever du jour n'est pas un conseil de confort, c'est la seule façon de les voir. Fushimi Inari est ouvert en permanence et gratuit, ce qui rend la visite à six heures parfaitement possible.
⚠️ Le comportement dans le quartier de Gion fait l'objet de règles strictes depuis quelques années. Photographier de près une maiko ou une geiko dans la rue est verbalisé, et plusieurs ruelles privées sont désormais interdites d'accès aux visiteurs, avec des amendes affichées. Ce sont des personnes qui vont travailler, pas une attraction. Les temples ferment tôt, souvent à seize heures trente ou dix-sept heures, ce qui surprend : la journée de visite commence tôt et se termine tôt, et la soirée se passe à Pontochō ou au marché de Nishiki.
À table
- Kaiseki — la cuisine de cour en une dizaine de services de saison ; la version du déjeuner donne la même idée pour bien moins.
- Yudōfu — le tofu simplement poché dans un bouillon d'algue, mangé avec sauce et condiments, autour des temples d'Arashiyama et de Nanzen-ji.
- Obanzai — les petits plats familiaux de Kyoto, légumes mijotés et marinés servis en assortiment : la cuisine de tous les jours.
- Matcha — au marché de Nishiki ou à Uji juste au sud, en thé, en glace, en gâteau roulé : le thé vert de Kyoto se mange autant qu'il se boit.
Jour 5
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Sanctuaire Fushimi Inari et ses torii Dix mille torii vermillon offerts par des entreprises, qui montent en tunnel sur quatre kilomètres jusqu'au sommet. Gratuit et ouvert jour et nuit — y aller avant 8 h ou après 18 h.gratuitcultureEn savoir plus
Les tunnels de portiques ne sont pas un décor : chaque portique est un don, et le nom de l'entreprise ou du particulier qui l'a payé, avec la date, est peint au dos du montant. À l'aller tu ne vois que du vermillon ; c'est en redescendant que le sentier devient un annuaire, où se lisent des maisons de saké, des transporteurs, des salons de coiffure. Inari est la divinité du riz, donc de la récolte, donc de la prospérité — les commerçants ont suivi la logique jusqu'au bout.
Les renards de pierre, avec une clé, un rouleau ou un épi dans la gueule, ne sont pas des dieux mais des messagers, et la nuance vaut pour tout le shinto. Plus haut sur la montagne, hors des tunnels, des milliers de petits autels privés s'entassent sous les arbres, avec bougies et offrandes : c'est la partie la plus étrange du site, et personne n'y va.
Deux choses à savoir avant de monter. Le sommet n'a aucune vue, il est boisé ; le seul vrai panorama sur Kyoto se trouve à mi-parcours, à un carrefour dégagé où beaucoup s'arrêtent avec raison. Et l'affluence chute brutalement dès qu'il faut monter des marches, même en pleine journée : l'entrée est bondée, la montagne ne l'est pas.
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Pavillon d'or, Kinkaku-ji Pavillon couvert de feuille d'or reflété dans son étang. L'actuel date de 1955 : un moine avait incendié le précédent en 1950, épisode dont Mishima a tiré un roman.3 €cultureEn savoir plus
Les trois étages ne sont pas du même bâtiment. Le premier est une résidence de noblesse de cour, sans or, piliers de bois nu et volets relevés ; le deuxième est une demeure de guerrier ; le troisième une chapelle zen à la chinoise, avec ses fenêtres en cloche. Un phénix doré est posé au sommet. L'or ne couvre que les deux étages du haut — et si l'ensemble éclate autant, c'est que la feuille posée lors de la dernière restauration est bien plus épaisse que celle d'origine.
Le pavillon fut la villa de retraite d'un shogun qui voulut, à sa mort, qu'elle devienne un temple. Il s'y était fait bâtir un décor de puissance alors même qu'il avait officiellement abdiqué, et c'est là qu'il recevait les ambassades venues de Chine.
Le point à savoir avant d'entrer : on ne visite pas l'intérieur, jamais, et le parcours est à sens unique. On voit le pavillon de l'autre rive de l'étang, on longe, on repart — c'est court, et beaucoup s'attendaient à autre chose. Le billet est un talisman de papier calligraphié qu'on garde plutôt que de le jeter. Viens à l'ouverture : l'étang est lisse au petit matin, et les cars arrivent tous ensemble.
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Temple Kiyomizu-dera et sa terrasse Terrasse de bois portée par des piliers de treize mètres, assemblés sans un seul clou. « Sauter de Kiyomizu » est une expression japonaise pour dire qu'on se lance dans l'inconnu.3 €cultureEn savoir plus
La terrasse est portée par un échafaudage de troncs assemblés à tenons, sans un clou ni une pièce de métal, et l'on peut descendre dessous pour regarder la charpente par en bas — c'est de là qu'elle impressionne, pas du garde-corps. En contrebas, trois filets d'eau tombent d'une paroi dans un bassin : on en boit un seul, à la louche, en choisissant entre longue vie, réussite aux études et amour. Boire aux trois passe pour de l'avidité.
L'expression « sauter de la terrasse de Kiyomizu » n'est pas qu'une image. À l'époque d'Edo, des gens sautaient réellement, persuadés qu'un vœu serait exaucé s'ils survivaient ; le temple en a tenu le registre, plus de deux cents cas, et la grande majorité s'en est sortie — la végétation en dessous amortissait la chute. La pratique a été interdite au début de l'ère Meiji.
Le temple ouvre plus tôt que tous les autres de Kyoto, et c'est le seul moyen d'avoir pour soi les ruelles pavées qui y montent ; en milieu de journée, elles se traversent à la file. Le grand toit d'écorce de cyprès a été entièrement refait il y a peu : sa couleur claire surprend qui arrive avec de vieilles photographies en tête.
60 € hébergement · 31 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel près de Kawaramachi, 120 € la nuit.
Le budget de ces 5 jours
734 € par personne pour 5 jours, soit 147 € / jour. À deux, 1 468 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 292 € | 40 % |
| Repas | 159 € | 22 % |
| Transport sur place | 72 € | 10 % |
| Billets de train et de bus | 166 € | 23 % |
| Activités | 45 € | 6 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Le PDF
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- La carte du parcours, avec ses 2 étapes
- Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
- Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
- Le budget ventilé, par poste et par étape
- Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
- Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur
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