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Japon

Itinéraire Japon classique : les 8 étapes possibles et le budget

Tokyo, Hakone, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Hiroshima. Néons, montagnes, temples de bois, mémoire.

2–8
étapes, selon ta durée
48 €
par jour et par personne, dès
mars → mai, oct → nov
meilleure période
42
activités, dont 25 gratuites

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris. Les prix d'hébergement supposent une chambre partagée à deux : à plusieurs, le coût par tête baisse.

Carte du parcours en 8 étapes : Tokyo, Hakone, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Hiroshima et Miyajima
L'itinéraire complet, en 8 étapes. Ton itinéraire en retiendra une partie selon ta durée et ton rythme — les grandes pastilles sont celles qu'un séjour court garde en priorité. Le tracé relie les étapes, il ne suit pas les routes. Fond de carte © OpenStreetMap contributors, © CARTO.

Le parcours étape par étape

Les étapes sont présentées dans l'ordre conseillé, celui qui limite les allers-retours. Le générateur en retiendra plus ou moins selon ta durée, ton budget et ton style.

  1. Tokyo, Japon classique

    1. Tokyo

    Quartiers-mondes, néons, sanctuaires et ruelles

    Non pas une ville mais une trentaine de quartiers autonomes, chacun avec sa gare, ses commerces et son ambiance — Shibuya n'a rien à voir avec Yanaka. Tout se fait en train, et une carte rechargeable Suica ou Pasmo remplace tous les billets. ⚠️ Les distances sont trompeuses : deux quartiers voisins sur la carte font quarante minutes.

    En savoir plus sur Tokyo

    Tokyo n'est pas une ville avec un centre mais une trentaine de quartiers autonomes, chacun organisé autour de sa gare, avec ses commerces, ses restaurants et son atmosphère propre. Shibuya, Shinjuku, Asakusa et Yanaka n'ont pas la même densité, pas la même clientèle et pas la même époque — on ne visite pas Tokyo, on visite des quartiers.

    ⚠️ Les distances sont trompeuses sur un plan. Deux quartiers qui paraissent voisins peuvent demander quarante minutes et deux changements, parce que les lignes ne se croisent pas où l'on croit. Tout se fait en train : une carte rechargeable Suica ou Pasmo remplace tous les billets, fonctionne sur toutes les compagnies, et sert aussi dans les commerces. Les gares principales sont des labyrinthes à plusieurs niveaux où la bonne sortie compte autant que la bonne ligne.

    Quelques règles de conduite évitent les impairs : on ne mange ni ne téléphone dans les transports, on ne parle pas fort, on se range à gauche ou à droite sur les escalators selon la ville — à gauche à Tokyo, à droite à Osaka. Les poubelles publiques sont rares et l'on garde ses déchets. ⚠️ Le liquide reste nécessaire malgré les apparences : de nombreux petits restaurants, temples et marchés n'acceptent pas la carte, et les distributeurs qui acceptent les cartes étrangères sont surtout ceux des supérettes.

    À table

    • Sushi au petit matin — au marché de Toyosu ou dans les ruelles de Tsukiji, où les comptoirs servent le poisson de la criée du jour.
    • Ramen — chaque quartier a sa file d'attente ; le bouillon change de style d'une échoppe à l'autre, du shōyu clair au tonkotsu épais.
    • Monjayaki — la crêpe liquide de Tsukishima, cuite sur la plaque devant soi et mangée à la petite spatule, sans assiette.
    • Yakitori sous les voies — brochettes grillées au charbon dans les baraques d'Omoide Yokochō, à Shinjuku, ou sous la gare de Yūrakuchō.
    Durée et coût par style de voyage à Tokyo
    StyleNuitsPar jour et par personne
    Routard 3–4 56 € dont 30 € de nuit, 17 € de repas
    Équilibré 4–5 115 € dont 68 € de nuit, 32 € de repas
    Confort + 5–7 234 € dont 150 € de nuit, 58 € de repas

    Que faire à Tokyo

    • Sanctuaire Meiji et parc Yoyogi, Tokyo, Japon classique
      Sanctuaire Meiji et parc Yoyogi Sanctuaire shinto dédié à l'empereur Meiji, au milieu d'une forêt de cent mille arbres plantés à la main par des volontaires en 1920. On se rince mains et bouche avant d'entrer.
      En savoir plus

      Passé le portique de cyprès, la ville s'éteint d'un coup : le gravier crisse, la circulation ne s'entend plus, et l'on marche sous une futaie serrée en plein Tokyo. Le long de l'allée, deux murs de tonneaux se font face — d'un côté des fûts de saké offerts par les brasseries du pays, de l'autre des barriques de bourgogne envoyées par des vignerons français. Ce n'est pas un décor : l'empereur Meiji avait pris goût au vin et à la table occidentale.

      La forêt a moins d'un siècle et rien n'y est spontané. Les arbres, donnés par tout le pays et plantés par des volontaires, ont été disposés par des forestiers qui raisonnaient à cent cinquante ans : ils ont installé d'abord des pins, sachant qu'ils mourraient, pour abriter des essences à feuilles persistantes destinées à les remplacer d'elles-mêmes. C'est ce qui est en train d'arriver.

      Un sanctuaire shinto n'est pas un temple. On s'incline devant le portique avant de le franchir et l'on marche sur les côtés de l'allée, le milieu revenant au kami. Au pavillon d'eau, tu rinces la main gauche, puis la droite, puis la bouche avec la main — jamais la bouche à la louche. Devant l'autel : deux saluts, deux frappes, un dernier salut.

      culture
      Gratuit 2 h
    • Carrefour de Shibuya et ruelles de Shinjuku, Tokyo, Japon classique
      Carrefour de Shibuya et ruelles de Shinjuku Trois mille personnes traversent Shibuya à chaque feu. À Shinjuku, le Golden Gai aligne deux cents bars de quelques places dans des ruelles d'après-guerre.
      En savoir plus

      Le carrefour de Shibuya est un scramble : tous les feux passent au rouge simultanément et les piétons traversent dans toutes les directions, y compris en diagonale. Plusieurs milliers de personnes peuvent le franchir à chaque cycle aux heures de pointe, et le spectacle tient à l'absence totale de collision — chacun ajuste sa trajectoire sans s'arrêter.

      La statue de Hachikō, à la sortie de la gare, commémore un chien akita qui a attendu son maître à cet endroit chaque jour pendant près de dix ans après la mort de celui-ci. C'est le point de rendez-vous par défaut de tout Tokyo, et il est toujours entouré.

      À Shinjuku, le Golden Gai est un vestige du marché noir d'après-guerre : environ deux cents bars minuscules, souvent quatre à six places, empilés sur deux niveaux dans six ruelles étroites que les promoteurs n'ont jamais réussi à raser. Chacun a un thème et un patron. ⚠️ Beaucoup pratiquent un droit d'entrée en plus des consommations, affiché ou non, et certains n'acceptent pas les étrangers non accompagnés — ce n'est pas de l'hostilité mais une question de langue et de taille des lieux. Ceux qui affichent welcome le disent explicitement.

      détente
      Gratuit 3 h
    • Temple Senso-ji et Nakamise à Asakusa, Tokyo, Japon classique
      Temple Senso-ji et Nakamise à Asakusa Le plus vieux temple de Tokyo, fondé en 645. On y accède par Nakamise, une allée de boutiques vieille de trois siècles. Tirer sa prédiction : si elle est mauvaise, on la noue sur place pour l'y laisser.
      En savoir plus

      Sous la première porte pend une lanterne rouge de plusieurs mètres qu'on ne pense jamais à regarder par en dessous : le fond est sculpté d'un dragon. Elle porte le nom de son donateur, le fondateur de Panasonic, qui l'a offerte après être venu prier ici. Passé l'allée de boutiques, un grand brûle-encens fume devant la salle principale et les gens rabattent la fumée sur eux, sur une épaule douloureuse, sur la tête d'un enfant.

      Le temple s'annonce très ancien et les bâtiments ne le sont pas : tout a brûlé sous les bombes incendiaires en 1945 et la grande salle a été relevée en béton. La statue de Kannon qui a fait naître le lieu n'est montrée à personne, pas même aux moines — elle reste enfermée, et nul ne sait ce qu'elle est. En revanche, le petit sanctuaire shinto collé au flanc du temple, lui, a traversé la guerre : c'est le seul bâtiment ancien du site, et presque personne n'y entre.

      On est ici chez les bouddhistes : on ne frappe pas dans les mains. On dépose une pièce, on joint les paumes, en silence. L'allée marchande est saturée en milieu de journée ; les rues parallèles, de part et d'autre, vendent les mêmes choses sans la foule, et les boutiques y sont plus anciennes.

      culture
      Gratuit 2 h
    • Marché extérieur de Tsukiji au petit matin, Tokyo, Japon classique
      Marché extérieur de Tsukiji au petit matin Le marché aux poissons de gros a déménagé à Toyosu, mais les 400 échoppes de l'extérieur sont restées : oursins, tamagoyaki, couteaux forgés. Ouvert de 5 h à 14 h.
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      Les allées font deux pas de large et tout s'y mange debout, à l'étal : omelette roulée tiède piquée sur un bâtonnet, coquilles ouvertes et grillées devant toi, oursin servi dans sa coque, thon gras. Entre les marchands de poisson, des boutiques ne vendent qu'une chose, des couteaux, forgés par des maisons qui faisaient des sabres avant l'interdiction et qui gravent encore le nom de l'acheteur sur la lame.

      Le quartier porte son histoire dans son nom : Tsukiji veut dire la terre construite. C'est un remblai gagné sur la baie après le grand incendie de 1657, celui-là même qui a emporté le donjon d'Edo. Le marché de gros, lui, est parti à Toyosu, où les enchères au thon se regardent derrière une vitre ; ce qui est resté ici, ce sont les détaillants et les fournisseurs de restaurants, c'est-à-dire la partie qu'on pouvait approcher de toute façon.

      On ne mange plus en marchant : les panneaux le demandent partout et les commerçants y tiennent, les brochettes et les coquilles finissant par terre. Chaque étal a son comptoir ou son bout de trottoir. Tout ferme au début de l'après-midi, et le dimanche comme certains mercredis une bonne partie des rideaux reste baissée.

      marché
      Gratuit 2 h
    • Jardins est du Palais impérial, Tokyo, Japon classique
      Jardins est du Palais impérial Les anciennes douves et les fondations du donjon d'Edo, au milieu des gratte-ciel de Marunouchi. Entrée libre, mais fermé les lundis et vendredis — c'est le piège de ce jardin.
      En savoir plus

      Au bout des allées, une plateforme de pierre haute comme un immeuble porte le vide : c'est la base du donjon d'Edo, dont on monte l'escalier pour ne trouver, en haut, qu'une pelouse et les tours de Marunouchi tout autour. La tour qui s'élevait là était la plus haute jamais bâtie au Japon. Elle a brûlé dans le grand incendie de 1657, avec la moitié de la ville, et n'a jamais été relevée : le gouvernement a préféré employer l'argent à reloger les habitants. Le shogun a régné deux siècles de plus sans donjon.

      Le reste tient en fragments : deux corps de garde de bois sombre, des portes doubles séparées par une cour carrée, où l'assaillant qui avait forcé la première se retrouvait enfermé sous les tirs, et un bois planté d'arbres venus de chaque département du pays.

      C'est la seule partie du domaine impérial ouverte toute l'année — l'intérieur ne s'ouvre que deux jours par an, au nouvel an et pour l'anniversaire de l'empereur. Il n'y a ni palais ni salle à visiter, seulement un jardin, ce qui déçoit qui vient chercher une résidence royale. Les trois portes d'accès sont très éloignées les unes des autres : repère d'abord celle qui te ressort du bon côté.

      nature
      Gratuit 1 h 30
    • Yanaka, le Tokyo d'avant, Tokyo, Japon classique
      Yanaka, le Tokyo d'avant L'un des rares quartiers épargnés par les bombardements de 1945 et par le séisme de 1923 : maisons de bois, boutiques d'artisans et un immense cimetière planté de cerisiers. Rien à payer, rien à réserver.
      En savoir plus

      Yanaka fait partie du petit nombre de quartiers de Tokyo à avoir échappé à la fois au séisme du Kantō de 1923 et aux bombardements incendiaires de 1945, qui ont détruit la majeure partie de la ville. On y trouve donc des maisons de bois d'avant-guerre, des ruelles étroites, des ateliers d'artisans et des temples en nombre — une densité liée au déplacement de nombreux temples ici après un grand incendie du XVIIᵉ siècle.

      Le cimetière de Yanaka est vaste, planté de cerisiers, et il se traverse comme un parc : c'est un usage normal ici, sans irrévérence, et l'on y voit des familles se promener. Le dernier shogun Tokugawa y est enterré.

      La rue commerçante de Yanaka Ginza, avec ses boutiques alimentaires et ses croquettes vendues à emporter, donne une idée de ce qu'était une rue de quartier tokyoïte avant les supérettes. ⚠️ Le quartier a une importante population de chats et cela fait partie de son identité locale. Il ne se réserve pas, ne se paie pas, et se parcourt en une demi-journée à pied — c'est le contrepoint exact de Shibuya.

      détente
      Gratuit 2 h 30
    • Shimokitazawa, Tokyo, Japon classique
      Shimokitazawa Un dédale de friperies, de disquaires et de cafés minuscules, sans une seule enseigne de chaîne — le contrepoint exact de Shibuya, à sept minutes de train.
      En savoir plus

      Shimokitazawa est un quartier de ruelles trop étroites pour les voitures, saturé de friperies, de disquaires d'occasion, de cafés minuscules et de petites salles de concert et de théâtre. La particularité tient à ce qu'on n'y trouve pratiquement aucune enseigne de chaîne : les loyers et la configuration des lieux ont longtemps tenu les grandes marques à l'écart.

      C'est le quartier de la musique indépendante tokyoïte depuis les années 1970, avec des live houses de quelques dizaines de places, et celui du vêtement d'occasion — plusieurs centaines de boutiques, dans un pays où l'état des articles revendus est remarquable.

      Le quartier a beaucoup changé avec l'enfouissement de la ligne de chemin de fer qui le coupait en deux : les voies devenues souterraines ont libéré une longue bande de terrain, aménagée en promenade et en commerces, ce qui a fait craindre une normalisation. ⚠️ Il est à quelques minutes de train de Shibuya et de Shinjuku, ce qui en fait l'échappée la plus facile depuis le centre — sans rien à réserver ni à payer.

      détente
      Gratuit 2 h 30
    • teamLab Planets, art numérique immersif, Tokyo, Japon classique
      teamLab Planets, art numérique immersif On traverse pieds nus des salles inondées, des jardins d'orchidées suspendues et des projections qui réagissent aux mouvements. Prévoir un short : l'eau monte aux genoux.
      En savoir plus

      On laisse ses chaussures à l'entrée et on ne les revoit qu'à la sortie : tout le parcours se fait pieds nus, y compris dans deux salles inondées où l'eau monte à mi-jambe et où des carpes de lumière se dispersent quand tu avances. Ailleurs, le sol est un miroir, le plafond une averse de lumières, et une serre entière d'orchidées suspendues descend et remonte pour te laisser passer sans que tu touches une fleur.

      Le collectif qui a monté tout cela n'est pas un atelier d'artistes mais une équipe d'ingénieurs, de programmeurs et d'animateurs, fondée à Tokyo au début des années 2000. Ses œuvres ne sont pas des projections en boucle : elles sont calculées en direct et ne repassent jamais deux fois à l'identique. Il n'existe donc aucune version enregistrée de ce que tu vois, et la salle d'à côté ne montre pas la même chose qu'il y a dix minutes.

      Prévois un short ou un pantalon qui se retrousse haut : l'eau dépasse le genou et il n'y a pas de contournement. Les jupes sont impraticables à cause des sols miroirs, la maison prête de quoi se changer. Les créneaux sont horodatés et se réservent à l'avance ; des consignes attendent les sacs, encombrants de toute façon dans les salles sombres.

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      23 € 2 h 30
    • Shibuya Sky, Tokyo, Japon classique
      Shibuya Sky Un toit-terrasse à ciel ouvert au 47ᵉ étage, juste au-dessus du carrefour — on voit le ballet des piétons d'en haut, et le mont Fuji par temps clair. 2 700 ¥ avant 15 h, 3 400 ¥ ensuite : les créneaux de coucher de soleil partent des semaines à l'avance.
      En savoir plus

      La terrasse occupe le toit d'une tour au-dessus du carrefour, à ciel ouvert et sans vitre sur une grande partie — ce qui la distingue des autres observatoires de Tokyo, tous fermés. On voit le ballet des piétons directement en contrebas, et la ville s'étend jusqu'à l'horizon dans toutes les directions, avec la Skytree d'un côté et le mont Fuji de l'autre par temps très clair — ce qui n'arrive essentiellement qu'en hiver.

      Le contraste avec Tokyo Tower ou Skytree tient à la hauteur : plus bas, on distingue encore les rues, les trains et les gens, alors qu'un observatoire très élevé transforme la ville en tapis abstrait. C'est ce niveau intermédiaire qui fait l'intérêt du lieu.

      ⚠️ Les créneaux de coucher de soleil partent plusieurs semaines à l'avance et sont nettement plus chers que ceux de la journée ; le billet est horodaté et non modifiable. La terrasse extérieure ferme par vent fort ou par pluie, et l'on est alors renvoyé à l'étage vitré en dessous, sans remboursement. Les objets sont consignés à l'entrée — rien ne monte qui puisse tomber.

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      16 € 1 h 30

    Où dormir à Tokyo

    • Appartement à Shibuya appartement premium 215 € / nuit
    • Hôtel d'affaires près d'une gare JR hotel confort 115 € / nuit
    • Lit en capsule à Asakusa auberge routard 32 € / nuit
    • Chambre chez l'habitant à Nakano habitant routard 70 € / nuit
  2. Hakone, Japon classique

    2. Hakone

    Bains chauds, lac, vue sur le Fuji par temps clair

    Une station thermale en montagne, à une heure et demie de Tokyo, organisée en boucle : train à crémaillère, funiculaire, téléphérique au-dessus des fumerolles, puis bateau sur le lac. ⚠️ Le Fuji n'est visible qu'environ un jour sur trois, et surtout de novembre à février. Les onsen publics se pratiquent nu et refusent souvent les tatouages.

    En savoir plus sur Hakone

    Hakone est une station thermale de montagne à une heure et demie de Tokyo, et sa particularité est de se visiter en boucle plutôt qu'en étoile : train à crémaillère, funiculaire, téléphérique au-dessus des fumerolles d'Owakudani, bateau sur le lac Ashi, puis bus pour revenir. Un pass régional couvre l'ensemble et rend le trajet plus intéressant que les arrêts.

    ⚠️ Le mont Fuji n'est visible que par temps parfaitement clair, soit environ un jour sur trois en moyenne annuelle — et bien davantage en hiver qu'en été, où l'humidité le masque presque en permanence. De novembre à février, les chances sont les meilleures, tôt le matin. Il faut donc venir sans en faire la condition du séjour : Hakone vaut pour ses bains, sa vallée volcanique et son musée en plein air, le Fuji est un bonus.

    ⚠️ Les onsen publics se pratiquent entièrement nus, dans des bassins séparés par sexe, après un lavage assis obligatoire à l'extérieur du bain. Le maillot y est interdit. Et les tatouages, associés au crime organisé dans la culture japonaise, entraînent encore le refus d'entrée dans de nombreux établissements — certains acceptent s'ils sont couverts par un pansement, d'autres non. Les hébergements avec bain privatif, appelé kashikiri, contournent la difficulté et se réservent.

    À table

    • Kuro-tamago — les œufs noirs d'Ōwakudani, cuits dans les sources sulfureuses ; la coquille noircit, l'intérieur reste un œuf dur ordinaire.
    • Yuba — la peau de lait de soja, servie en fines feuilles ou en sashimi, spécialité des auberges de montagne.
    • Soba — les nouilles de sarrasin, froides sur claie en été ; l'eau de cuisson (sobayu) se boit à la fin, versée dans le reste de sauce.
    • Le dîner de ryokan — le kaiseki servi en chambre, une dizaine de petits plats de saison : c'est la moitié de ce qu'on paie pour la nuit, et la raison d'y dormir.
    Durée et coût par style de voyage à Hakone
    StyleNuitsPar jour et par personne
    Routard 1–2 58 € dont 32 € de nuit, 18 € de repas
    Équilibré 1–2 121 € dont 75 € de nuit, 33 € de repas
    Confort + 2–2 247 € dont 165 € de nuit, 60 € de repas

    Que faire à Hakone

    • Torii du lac Ashi et rives, Hakone, Japon classique
      Torii du lac Ashi et rives Le torii rouge du sanctuaire Hakone les pieds dans l'eau, avec le mont Fuji derrière par temps clair — ce qui arrive environ un jour sur trois.
      En savoir plus

      Le torii vermillon planté dans l'eau appartient au sanctuaire Hakone, fondé au VIIIᵉ siècle et longtemps fréquenté par les guerriers et les voyageurs de la route du Tōkaidō, qui passait par ici — Hakone était un poste de contrôle majeur entre Kyoto et Edo, et l'on y vérifiait les allées et venues des seigneurs.

      Le lac Ashi occupe la caldeira d'un volcan effondré il y a environ trois mille ans, ce qui explique sa profondeur et sa forme. Les bateaux qui le traversent, déguisés en vaisseaux de pirates, font partie de la boucle de transport de Hakone et sont couverts par le pass régional.

      ⚠️ Le mont Fuji, qui apparaît derrière le torii sur toutes les images, n'est visible qu'environ un jour sur trois en moyenne annuelle, et bien plus souvent en hiver qu'en été où l'humidité le masque presque en permanence. Une file d'attente se forme devant le torii pour la photographie, parfois longue. Le sanctuaire lui-même, en montant l'escalier bordé de cèdres, est nettement plus tranquille et vaut autant.

      détente
      Gratuit 2 h
    • Vallée volcanique d'Owakudani, Hakone, Japon classique
      Vallée volcanique d'Owakudani Vallée de fumerolles créée par une éruption il y a trois mille ans, atteinte par téléphérique. On y mange des œufs noircis par les eaux sulfureuses ; la tradition dit qu'un œuf ajoute sept ans de vie.
      En savoir plus

      La montagne fume vraiment : des panaches blancs sortent du versant par dizaines, la roche est jaune de soufre, l'herbe ne repousse pas et l'odeur prend à la gorge avant même la sortie du téléphérique. Le cirque entier est la cicatrice d'un effondrement — le volcan s'est écroulé sur lui-même il y a environ trois mille ans, et le glissement de terrain a barré la vallée voisine : le lac en contrebas est né du même événement.

      Les œufs cuisent dans un bassin chaud dont l'eau, chargée de fer et de soufre, noircit la coquille ; dedans, c'est un œuf dur ordinaire. Ce qui l'est moins, c'est que le site vit sous surveillance permanente : en 2015 la reprise d'activité a fermé la vallée et le téléphérique pendant des mois, et la fermeture reste la réponse normale à une hausse des gaz.

      Vérifie l'état du téléphérique avant de monter, il s'arrête aussi pour le vent. Les personnes asthmatiques ou cardiaques sont invitées à s'abstenir, et les consignes affichées demandent de ne pas s'attarder au fond du vallon. Le Fuji se montre depuis les cabines par temps clair, plutôt le matin : l'après-midi, il s'enveloppe de nuages presque tous les jours, et l'hiver est la saison la plus dégagée.

      nature
      Gratuit 2 h
    • Onsen public en plein air, Hakone, Japon classique
      Onsen public en plein air Bain thermal en extérieur, séparé par sexe et sans maillot. On se lave assis avant d'entrer, et les tatouages sont encore refusés dans beaucoup d'établissements.
      En savoir plus

      L'onsen est encadré par une définition légale au Japon : l'eau doit provenir d'une source naturelle, sortir à une température minimale ou contenir certains minéraux en quantité définie. Ce n'est donc pas un simple bain chaud, et les établissements affichent la composition de leur eau — sulfureuse, ferrugineuse, bicarbonatée — avec les indications qui vont avec.

      Le protocole est strict et non négociable. On se déshabille entièrement au vestiaire, on entre avec une petite serviette qu'on ne trempe jamais dans le bassin, et l'on se lave assis sur un tabouret devant un robinet, en se rinçant complètement, avant d'entrer. Le bain sert à se détendre, pas à se nettoyer, et l'eau n'est pas renouvelée entre les usagers. Les bassins sont séparés par sexe et le maillot est interdit.

      ⚠️ Les tatouages, historiquement associés au crime organisé, entraînent encore le refus d'entrée dans de nombreux établissements ; certains acceptent s'ils sont couverts par un pansement, d'autres non, et la règle est affichée. Les hébergements avec bain privatif, réservable à l'heure, contournent la difficulté — c'est aussi la solution pour ceux que la nudité collective rebute.

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      12 € 2 h
    • Musée en plein air de Hakone, Hakone, Japon classique
      Musée en plein air de Hakone Cent sculptures dans un parc face aux montagnes, dont un pavillon Picasso et une tour de vitraux. Un bain de pieds thermal attend en fin de parcours.
      En savoir plus

      Les sculptures sont posées sur une pelouse en pente avec les montagnes derrière, et cela change tout : on tourne autour des bronzes de Henry Moore en les voyant sur le ciel plutôt que sur un mur blanc. Deux pièces ne ressemblent à rien d'autre. Une tour de vitraux, œuvre d'un maître verrier de Chartres, se monte par un escalier en colimaçon pris à l'intérieur même des verres colorés. Et un filet géant, entièrement crocheté à la main par une artiste japonaise, sert de structure de jeu — réservée aux enfants, les adultes n'y montent pas.

      Le pavillon Picasso tient à sa fille : elle a donné des centaines de pièces, dont beaucoup de céramiques, ce qui en fait un ensemble sans équivalent au Japon. Le musée lui-même est le premier de ce type ouvert dans le pays, à la fin des années 1960.

      Tout est dehors : par mauvais temps, il n'y a nulle part où s'abriter longtemps hormis les pavillons, et le parc est en pente d'un bout à l'autre. Le bain de pieds de fin de parcours est alimenté par une source chaude et suppose une serviette — on en vend sur place, mais autant l'avoir. La gare du petit train de montagne est à la porte, ce qui permet d'arriver et de repartir sans voiture.

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      10 € 2 h 30

    Où dormir à Hakone

    • Ryokan avec bain privatif et repas appartement premium 290 € / nuit
    • Ryokan avec bain commun hotel confort 140 € / nuit
    • Auberge simple près de Gora auberge routard 36 € / nuit
    • Chambre chez l'habitant à Hakone-Yumoto habitant routard 80 € / nuit
  3. Takayama, Japon classique

    3. Takayama

    Maisons de bois, marchés du matin, Alpes japonaises

    Une petite ville des Alpes japonaises, à trois heures de train de Tokyo, dont la vieille ville de bois a traversé les incendies et les guerres. Les marchés du matin, au bord de la rivière, s'arrêtent à midi. Il y neige beaucoup en hiver, et c'est la porte de Shirakawa-go, à cinquante minutes de car.

    En savoir plus sur Takayama

    Takayama est une petite ville des Alpes japonaises, à trois heures de train de Tokyo par une ligne qui remonte une vallée encaissée. Son quartier de Sanmachi a traversé les incendies et les guerres, ce qui est rare au Japon : des maisons de marchands en bois sombre du XVIIᵉ et du XVIIIᵉ siècle, avec leurs treillis et leurs enseignes, sur trois rues parallèles.

    La ville était isolée dans les montagnes, sous administration directe du shogun pour son bois, et cette histoire a produit une tradition de charpenterie dont les artisans étaient réquisitionnés pour bâtir les temples de Kyoto et Nara. Elle a aussi ses brasseries de saké, reconnaissables aux boules de cèdre suspendues au-dessus des portes, qui brunissent à mesure que le saké nouveau vieillit.

    ⚠️ Les marchés du matin se tiennent au bord de la rivière Miyagawa et devant la résidence du gouverneur, mais ils s'arrêtent vers midi : y venir l'après-midi, c'est trouver des tréteaux vides. Il neige beaucoup ici en hiver, ce qui rend les toits et les rues photogéniques mais ralentit les liaisons. La ville est enfin la porte de Shirakawa-gō, à cinquante minutes de car, village classé pour ses fermes à toit de chaume à forte pente, conçues pour supporter des mètres de neige.

    À table

    • Bœuf de Hida — l'un des grands bœufs persillés du Japon, en sushi passé au chalumeau sur les étals de la vieille ville ou en brochette.
    • Hōba miso — du miso mêlé de champignons et d'oignons, grillé sur une feuille de magnolia posée sur un petit brasero, à table.
    • Mitarashi dango — les boulettes de riz grillées à la sauce soja, ici salées et non sucrées comme ailleurs au Japon.
    • Le saké local — plusieurs brasseries dans le centre, reconnaissables à la boule de cèdre suspendue au-dessus de la porte ; dégustation au comptoir.
    Durée et coût par style de voyage à Takayama
    StyleNuitsPar jour et par personne
    Routard 1–2 50 € dont 28 € de nuit, 16 € de repas
    Équilibré 2–2 102 € dont 62 € de nuit, 30 € de repas
    Confort + 3–3 207 € dont 135 € de nuit, 54 € de repas

    Que faire à Takayama

    • Marchés du matin au bord de la Miyagawa, Takayama, Japon classique
      Marchés du matin au bord de la Miyagawa Deux marchés quotidiens depuis l'époque d'Edo, de 7 h à midi : légumes de montagne, miso, artisanat de bois. Les producteurs sont derrière leur étal.
      En savoir plus

      Les étals sont montés le long de la rivière, sur un seul rang, et derrière chacun il y a quelqu'un qui a fait pousser ce qu'il vend : légumes de montagne amers qu'on ne trouve pas ailleurs, prunes salées, miso à la pâte épaisse, châtaignes, pommes de la vallée. L'autre marché, à quelques rues, se tient devant l'ancien bureau du gouverneur. Les deux se montent au petit jour et sont démontés avant l'après-midi.

      Ils comptent parmi les plus anciens marchés quotidiens du pays : ils remontent à l'époque d'Edo, où l'on y vendait d'abord des cocons de ver à soie et des fleurs. On y voit partout une poupée rouge sans visage, le sarubobo, que les grand-mères de la région cousaient pour leurs petits-enfants — sans traits, dit-on, pour que l'enfant y lise l'expression qu'il veut.

      Prévois des espèces, personne ne prend la carte à un étal de plein air. Les producteurs parlent peu l'anglais et le marchandage n'existe pas ; on goûte volontiers, en revanche, et c'est le seul moyen sérieux de choisir entre quinze bacs de légumes saumurés. Qui arrive vers midi arrive après tout le monde : il ne reste alors que les poteaux.

      marché
      Gratuit 1 h 30
    • Vieille ville de Sanmachi, Takayama, Japon classique
      Vieille ville de Sanmachi Trois rues de maisons de marchands en bois sombre, aux façades à claire-voie, épargnées par les guerres. Les brasseries de saké se repèrent à la boule de cèdre suspendue au-dessus de la porte.
      En savoir plus

      Les façades sont noires, basses, ajourées de fines lattes verticales qui laissent voir la rue sans qu'on voie dedans, et les toits débordent loin au-dessus des passants à cause de la neige. Devant certaines portes pend une grosse boule d'aiguilles de cèdre : elle dit qu'on brasse ici, et sa couleur donne l'âge de la cuvée — verte quand le saké vient d'être pressé, brune quand il est prêt à boire.

      Ce travail du bois n'est pas une coquetterie locale. Pendant des siècles, la province a payé son impôt à la cour non pas en riz mais en charpentiers : les hommes de Hida partaient bâtir les temples de la capitale, et leur réputation est restée attachée aux plus vieux monuments du pays. Le shogun a plus tard repris la région en administration directe, pour sa forêt et ses mines — d'où le seul bureau de gouverneur de l'époque d'Edo encore debout au Japon, à deux rues d'ici.

      Le quartier se traverse vite et se vide dès la fin de l'après-midi, les boutiques fermant tôt. L'hiver, les brasseries ouvrent leurs chais à tour de rôle pour la dégustation, une seule à la fois. Les façades sont à l'ombre l'après-midi : c'est le matin qu'on voit le bois.

      culture
      Gratuit 2 h
    • Village de Hida no Sato et ses maisons à toit de chaume, Takayama, Japon classique
      Village de Hida no Sato et ses maisons à toit de chaume Une trentaine de fermes gassho-zukuri démontées et remontées ici pour les sauver. Leurs toits à 60 degrés supportent quatre mètres de neige.
      En savoir plus

      Les fermes ont été démontées poutre à poutre, transportées et remontées autour d'un étang, plusieurs venant de vallées noyées par la construction d'un barrage. Contrairement à Shirakawa-gō, on entre partout : sol de terre battue, salle au foyer creusé, greniers à soie, atelier du tisserand, traîneaux et raquettes accrochés aux murs. Dans plusieurs maisons, un feu de bûches fume en permanence dans le foyer central.

      Ce feu n'est pas une mise en scène. La fumée monte à travers les planchers ajourés jusqu'au chaume, le sèche, le noircit et le débarrasse des insectes : une maison sans feu pourrit par le toit. C'est ce qui rend les charpentes anciennes noires et luisantes, et l'odeur de fumée s'accroche aux vêtements pour la journée.

      Le village est à flanc de colline au-dessus de la ville, accessible à pied ou par un bus local, et la neige y est plus épaisse qu'en bas en hiver. Il y a nettement moins de monde qu'à Shirakawa-gō pour des intérieurs bien plus ouverts : si tu ne dois voir qu'un des deux et que ce sont les maisons qui t'intéressent plus que le paysage, c'est ici qu'il faut aller.

      culture
      7 € 2 h 30
    • Excursion à Shirakawa-gō, Takayama, Japon classique
      Excursion à Shirakawa-gō Village classé par l'Unesco, où l'on vit encore dans des fermes à toit de chaume refait tous les trente ans par tout le village. Deux heures de bus depuis Takayama.
      En savoir plus

      Les fermes sont plantées dans des rizières et tournées toutes dans le même sens, pignon face au vent dominant, pour que les deux versants du toit reçoivent le soleil de la même façon. À l'intérieur, on monte par une échelle sous des combles noirs de fumée où l'on élevait les vers à soie, étage par étage. Et sous le plancher de la pièce du bas, on grattait la terre pour en tirer du salpêtre, vendu aux fabricants de poudre : la maison était une exploitation sur trois niveaux, pas seulement un logement.

      Les toits se refont à la main, sans clou ni fil de fer, avec des liens végétaux, et il faut le village entier réuni pour une seule maison. Cette entraide organisée pèse autant que les subventions dans la survie du site : sans elle, les toits ne tiendraient pas une génération.

      C'est un village habité. Les maisons sont des domiciles, un rideau court en travers d'une porte signifie que c'est privé, et seules quelques fermes se visitent, chacune avec son billet. Le belvédère qui domine le village se gagne par un sentier raide ou par une navette. En haute saison et pour les illuminations d'hiver, le bus et l'accès se réservent longtemps à l'avance ; sans réservation, on n'entre pas.

      culture Réserver lien affilié
      38 € 6 h

    Où dormir à Takayama

    • Maison traditionnelle rénovée appartement premium 200 € / nuit
    • Ryokan familial hotel confort 105 € / nuit
    • Auberge de bois près de la gare auberge routard 28 € / nuit
    • Chambre chez l'habitant en vieille ville habitant routard 62 € / nuit
  4. Kanazawa, Japon classique

    4. Kanazawa

    Jardin classé, quartiers de geishas, feuille d'or

    La ville de la côte ouest que l'on saute souvent, à tort : elle a l'un des trois plus beaux jardins du pays, un quartier de geishas intact et un musée d'art contemporain qui vaut le détour. Elle est à deux heures et demie de Tokyo par le Shinkansen, et se parcourt entièrement à vélo ou en bus.

    En savoir plus sur Kanazawa

    Kanazawa est la ville que les itinéraires sautent, et c'est un tort : elle a échappé aux bombardements de 1945, ce qui lui laisse un tissu urbain ancien que Tokyo et Osaka ont perdu. Depuis l'ouverture du Shinkansen, elle est à deux heures et demie de la capitale, et elle se parcourt entièrement à vélo ou avec un bus circulaire.

    Son jardin Kenrokuen est classé parmi les trois plus beaux du Japon. Son nom signifie le jardin des six qualités, celles qu'un jardin parfait est censé réunir et qui sont normalement incompatibles deux à deux — vastitude et intimité, artifice et ancienneté, cours d'eau et panorama. ⚠️ En hiver, les pins y sont soutenus par des cordages en cône, les yukitsuri, montés chaque automne pour protéger les branches de la neige : c'est l'une des images les plus connues du jardin.

    Le quartier de Higashi Chaya est l'un des rares ensembles de maisons de thé encore intacts du pays, avec ses façades à treillis de bois ; certaines se visitent. La ville produit par ailleurs presque tout l'or en feuille du Japon — on en met jusque sur les glaces, ce qui est un peu une plaisanterie locale. Le marché d'Omicho, couvert, est l'un des meilleurs de l'archipel pour le poisson et les crabes de la mer du Japon.

    À table

    • Kaisen-don — le bol de riz couvert de poisson cru du marché d'Ōmichō : crabe, crevettes douces et oursin selon la saison.
    • Crabe des neiges — de novembre à mars, le zuwaigani est l'événement de l'année ; les femelles (kōbako-gani) se servent entières, plus petites et plus recherchées.
    • Jibu-ni — le ragoût de la ville : canard passé dans la farine et mijoté avec du gluten de blé et des légumes, dans un bouillon épaissi.
    • Glace à la feuille d'or — Kanazawa produit presque toute la feuille d'or du Japon ; on la mange sur une glace, dans le quartier de Higashi Chaya.
    Durée et coût par style de voyage à Kanazawa
    StyleNuitsPar jour et par personne
    Routard 1–2 50 € dont 28 € de nuit, 16 € de repas
    Équilibré 2–2 102 € dont 62 € de nuit, 30 € de repas
    Confort + 3–3 207 € dont 135 € de nuit, 54 € de repas

    Que faire à Kanazawa

    • Quartier de Higashi Chaya, Kanazawa, Japon classique
      Quartier de Higashi Chaya Maisons de thé du XIXe siècle aux façades de bois rouge, où les geishas se produisent encore. Deux d'entre elles se visitent, dont une avec une pièce entièrement dorée à la feuille.
      En savoir plus

      Les maisons de thé ont deux étages, ce qui était interdit partout ailleurs dans la ville, et des claires-voies de bois rouge sombre en façade. Deux se visitent. Dans l'une, l'escalier monte directement dans les salons des clients, sans couloir : la maison est organisée autour de la soirée, service en bas, musique à l'étage. Dans l'autre, un salon entier est tapissé de feuille d'or, murs et plafond compris.

      Le quartier n'est pas né tout seul : le domaine a regroupé d'autorité les maisons de thé dans quelques secteurs délimités, au début du XIXᵉ siècle, pour les tenir à l'œil. Les artistes qui s'y produisent ne s'appellent pas geisha ici mais geigi, et elles exercent toujours — les soirées ont lieu derrière ces façades, sur présentation, et ne se vendent pas au visiteur de passage.

      Les rues sont courtes et bondées en milieu de journée ; le quartier jumeau, au bord de la rivière voisine, est presque vide et vaut la marche. Les ateliers de feuille d'or proposent d'en poser soi-même sur un objet, et c'est plus intéressant qu'il n'y paraît : la feuille est si fine qu'un souffle la détruit et qu'on ne la touche jamais avec les doigts.

      culture
      Gratuit 2 h
    • Marché d'Omicho, Kanazawa, Japon classique
      Marché d'Omicho Deux cents étals depuis 1721. Kanazawa est réputée pour ses fruits de mer de la mer du Japon : on y mange un kaisendon, bol de riz couvert de poisson cru, à midi.
      En savoir plus

      Les étals débordent sur l'allée couverte et le fond du marché est un mur de crabes vivants, ficelés, étiquetés d'une pastille qui certifie le bateau et le port de débarquement. À côté, des crevettes douces crues, des huîtres ouvertes à la demande, des oursins ; à l'étage, des salles où l'on sert le bol de riz couvert de poisson cru pour lequel une file se forme avant midi.

      Cette abondance a une raison historique. Kanazawa était la capitale du domaine le plus riche du pays après le shogun lui-même, et cette fortune n'a jamais servi à faire la guerre : les seigneurs l'ont dépensée en arts et en artisanat, ce qui a donné le jardin, les quartiers de thé, la laque, et la feuille d'or dont la ville produit encore la quasi-totalité de ce que fabrique le Japon. On la retrouve ici en paillettes sur une glace : un souvenir sans goût, mais une vraie industrie.

      La pêche du crabe des neiges n'est ouverte que de l'automne au début du printemps ; hors saison, ce que tu vois est congelé ou vient d'ailleurs. Les prix affichés au poids concernent des bêtes entières, ce qui surprend à la caisse. Le marché vit le matin et se vide dans l'après-midi.

      marché
      Gratuit 1 h 30
    • Jardin Kenrokuen, Kanazawa, Japon classique
      Jardin Kenrokuen L'un des trois grands jardins du Japon, aménagé sur deux siècles. En hiver, les pins sont haubanés de cordes en cône pour que la neige ne casse pas les branches.
      En savoir plus

      Le nom est un cahier des charges. Un traité chinois classait les qualités d'un jardin — l'ampleur, le recueillement, l'artifice, l'ancienneté, l'eau, la vue au loin — en affirmant qu'aucun ne pouvait les réunir toutes : celui-ci prétend les avoir six sur six, et son nom le dit. On le parcourt donc en cherchant les six, ce qui occupe mieux que de suivre la file vers la lanterne à deux pieds inégaux qui sert d'emblème à la ville.

      L'eau vient d'une rivière captée loin de là et amenée par un canal creusé au XVIIᵉ siècle. Elle arrive de plus haut que le jardin, et cette seule différence de niveau fait fonctionner une fontaine, sans pompe ni machine, depuis l'époque des seigneurs — on la tient pour la plus ancienne du Japon. Le jardin était le parc privé du château voisin ; il n'a été ouvert au public qu'à la fin du XIXᵉ siècle.

      Les cordes tendues en cône qui protègent les pins de la neige se posent au début du mois de novembre, et l'opération se regarde comme un événement local. L'entrée est libre très tôt le matin, avant l'ouverture officielle : c'est le seul moment où l'on a les allées pour soi. Les ponts de pierre sont glissants par temps humide.

      nature Réserver lien affilié
      2 € 2 h
    • Musée d'art contemporain du XXIe siècle, Kanazawa, Japon classique
      Musée d'art contemporain du XXIe siècle Bâtiment circulaire tout en verre, sans façade ni entrée principale. La Piscine de Leandro Erlich donne l'illusion de gens marchant sous l'eau.
      En savoir plus

      Le bâtiment est un disque de verre posé à plat, sans façade ni dos : on en fait le tour, on y entre par plusieurs côtés, et rien n'indique une entrée principale. C'était le programme — un musée qu'on traverse comme un parc, avec un anneau extérieur gratuit et les salles payantes au centre. Ses architectes, un duo japonais, ont reçu le Pritzker quelques années après.

      Les œuvres permanentes jouent toutes sur ta position. Dans la piscine, une mince couche d'eau réelle est tendue au-dessus d'une salle vide : d'en haut, tu vois des gens marcher sous l'eau ; une fois descendu, ce sont eux qui te regardent depuis la surface. Une pièce ouverte sur le ciel, sans vitre, transforme le carré bleu en surface peinte au crépuscule. Dans la pelouse, des tubes reliés sous terre permettent de parler à quelqu'un qu'on ne voit pas.

      Le tour de la piscine par le haut est accessible sans billet, mais descendre dedans en exige un : c'est le malentendu le plus fréquent à l'accueil. La zone gratuite reste ouverte plus tard que les expositions, et le musée ferme le lundi, comme presque tous les musées japonais.

      culture
      11 € 2 h

    En option — non compris dans le budget de cette étape

    Quartier de Higashi Chaya

    Une demi-journée à pied dans la vieille ville : les maisons de thé de Higashi Chaya, façades de bois rouge du XIXᵉ siècle où les geishas se produisent encore, le château, puis le Kenrokuen — l'un des trois grands jardins du Japon, dont les pins sont haubanés en cône l'hiver pour que la neige ne casse pas les branches.

    4 h · en anglais · Kanazawa

    2 de ces visites sont déjà au programme de l'étape : cette journée les remplace, elle ne s'y ajoute pas.

    Klook · prix relevé le 10-08-2026 · lien affilié

    Où dormir à Kanazawa

    • Machiya rénovée avec jardin appartement premium 200 € / nuit
    • Hôtel près du marché hotel confort 105 € / nuit
    • Lit en dortoir près de la gare auberge routard 28 € / nuit
    • Chambre chez l'habitant à Nagamachi habitant routard 62 € / nuit
  5. Kyoto, Japon classique

    5. Kyoto

    Mille temples, bambous, ruelles de bois

    Mille sept cents temples et sanctuaires, dispersés sur une cuvette de quinze kilomètres — on n'y marche pas d'un site à l'autre, on prend le bus ou le vélo. ⚠️ Fushimi Inari et Arashiyama sont saturés dès 9 h : y aller au lever du jour n'est pas un conseil de confort, c'est la seule façon de les voir. Photographier une maiko de près est verbalisé.

    En savoir plus sur Kyoto

    Kyoto compte environ mille sept cents temples et sanctuaires répartis sur une cuvette de quinze kilomètres, adossée à des collines sur trois côtés. On ne passe donc pas d'un site à l'autre à pied : les grands ensembles sont aux quatre coins de la ville, et le bus ou le vélo sont indispensables — le vélo étant souvent le plus rapide, la ville étant plate et quadrillée.

    ⚠️ La fréquentation est le vrai sujet, et l'horaire y répond mieux que n'importe quelle astuce. Fushimi Inari et la bambouseraie d'Arashiyama sont saturés dès neuf heures : y aller au lever du jour n'est pas un conseil de confort, c'est la seule façon de les voir. Fushimi Inari est ouvert en permanence et gratuit, ce qui rend la visite à six heures parfaitement possible.

    ⚠️ Le comportement dans le quartier de Gion fait l'objet de règles strictes depuis quelques années. Photographier de près une maiko ou une geiko dans la rue est verbalisé, et plusieurs ruelles privées sont désormais interdites d'accès aux visiteurs, avec des amendes affichées. Ce sont des personnes qui vont travailler, pas une attraction. Les temples ferment tôt, souvent à seize heures trente ou dix-sept heures, ce qui surprend : la journée de visite commence tôt et se termine tôt, et la soirée se passe à Pontochō ou au marché de Nishiki.

    À table

    • Kaiseki — la cuisine de cour en une dizaine de services de saison ; la version du déjeuner donne la même idée pour bien moins.
    • Yudōfu — le tofu simplement poché dans un bouillon d'algue, mangé avec sauce et condiments, autour des temples d'Arashiyama et de Nanzen-ji.
    • Obanzai — les petits plats familiaux de Kyoto, légumes mijotés et marinés servis en assortiment : la cuisine de tous les jours.
    • Matcha — au marché de Nishiki ou à Uji juste au sud, en thé, en glace, en gâteau roulé : le thé vert de Kyoto se mange autant qu'il se boit.
    Durée et coût par style de voyage à Kyoto
    StyleNuitsPar jour et par personne
    Routard 3–4 54 € dont 30 € de nuit, 17 € de repas
    Équilibré 4–5 111 € dont 68 € de nuit, 31 € de repas
    Confort + 5–7 224 € dont 148 € de nuit, 56 € de repas

    Que faire à Kyoto

    • Sanctuaire Fushimi Inari et ses torii, Kyoto, Japon classique
      Sanctuaire Fushimi Inari et ses torii Dix mille torii vermillon offerts par des entreprises, qui montent en tunnel sur quatre kilomètres jusqu'au sommet. Gratuit et ouvert jour et nuit — y aller avant 8 h ou après 18 h.
      En savoir plus

      Les tunnels de portiques ne sont pas un décor : chaque portique est un don, et le nom de l'entreprise ou du particulier qui l'a payé, avec la date, est peint au dos du montant. À l'aller tu ne vois que du vermillon ; c'est en redescendant que le sentier devient un annuaire, où se lisent des maisons de saké, des transporteurs, des salons de coiffure. Inari est la divinité du riz, donc de la récolte, donc de la prospérité — les commerçants ont suivi la logique jusqu'au bout.

      Les renards de pierre, avec une clé, un rouleau ou un épi dans la gueule, ne sont pas des dieux mais des messagers, et la nuance vaut pour tout le shinto. Plus haut sur la montagne, hors des tunnels, des milliers de petits autels privés s'entassent sous les arbres, avec bougies et offrandes : c'est la partie la plus étrange du site, et personne n'y va.

      Deux choses à savoir avant de monter. Le sommet n'a aucune vue, il est boisé ; le seul vrai panorama sur Kyoto se trouve à mi-parcours, à un carrefour dégagé où beaucoup s'arrêtent avec raison. Et l'affluence chute brutalement dès qu'il faut monter des marches, même en pleine journée : l'entrée est bondée, la montagne ne l'est pas.

      culture
      Gratuit 3 h
    • Bambouseraie d'Arashiyama au lever du jour, Kyoto, Japon classique
      Bambouseraie d'Arashiyama au lever du jour Allée de bambous géants dont le bruissement figure au patrimoine sonore japonais. Elle est prise d'assaut dès 9 h : c'est à l'aube qu'on l'entend.
      En savoir plus

      L'allée est plus courte qu'on ne l'imagine — quelques centaines de mètres, entre le mur d'un temple zen et l'entrée d'une villa — et son intérêt n'est pas visuel mais sonore : quand le vent passe, les tiges s'entrechoquent et grincent au-dessus de ta tête, un bruit qui a valu à l'endroit d'être classé au patrimoine sonore du pays. En journée, il est couvert par les voix ; à l'aube, il est seul.

      Le bambou n'est pas un arbre mais une herbe géante, et sa pousse est la plus rapide du monde végétal : au printemps, une tige peut prendre près d'un mètre en un jour, puis ne plus jamais grandir de sa vie. Elle ne cicatrise pas non plus, ce qui se voit — des initiales gravées dans les tiges il y a des années sont toujours là, blanchies, et le resteront jusqu'à la coupe.

      Au bout du chemin, la villa d'un acteur de films de sabre ouvre son jardin de colline, avec vue sur la ville et un thé compris dans le billet. Presque personne n'y monte, alors qu'elle est à quelques pas de la cohue. Des pousse-pousse circulent dans l'allée : ils ont la priorité, on se range. Le sol est en terre battue et devient boueux après la pluie.

      nature
      Gratuit 2 h
    • Ruelles de Gion et Pontochō le soir, Kyoto, Japon classique
      Ruelles de Gion et Pontochō le soir Le quartier des geishas, avec ses machiya de bois et ses lanternes. On peut croiser une maiko en chemin vers un rendez-vous — on ne la suit pas et on ne la photographie pas de près, c'est verbalisé.
      En savoir plus

      Gion est un quartier de maisons de thé et de machiya — ces maisons de ville en bois, étroites en façade et très profondes, l'impôt étant autrefois calculé sur la largeur donnant sur la rue. Les lanternes et les treillis de bois donnent au quartier sa physionomie, et Pontochō, de l'autre côté du fleuve, est une ruelle unique de quelques mètres de large bordée de restaurants sur toute sa longueur.

      Une distinction utile : une geiko est une artiste professionnelle accomplie — danse, musique, conversation — et une maiko est son apprentie, reconnaissable à son maquillage plus marqué, à ses ornements de cheveux et à ses manches longues. Celles qu'on croise dans la rue en fin de journée se rendent à un rendez-vous et sont en retard : ce n'est pas un défilé.

      ⚠️ La photographie rapprochée sans consentement est verbalisée depuis plusieurs années, avec des amendes affichées, et plusieurs ruelles privées de Gion sont désormais interdites d'accès aux visiteurs — la mesure a été prise après des années de harcèlement, de vêtements tirés et de passages bloqués. On ne suit pas, on ne touche pas, on ne photographie pas de près. Les rues principales restent ouvertes.

      détente
      Gratuit 2 h
    • Marché de Nishiki, Kyoto, Japon classique
      Marché de Nishiki Quatre cents mètres de ruelle couverte, cent trente échoppes de poissons séchés, de tsukemono et de thé. On n'y mange plus en marchant : c'est interdit depuis 2019, il faut consommer devant l'étal.
      En savoir plus

      La ruelle est couverte d'une verrière basse à rayures et l'on n'y voit jamais le ciel. Ce qui s'y vend n'est pas fait pour être rapporté à l'hôtel : légumes saumurés tranchés devant toi et vendus au poids, poissons séchés, peau de tofu, tofu grillé, poulpes minuscules farcis d'un œuf de caille. Au bout, une boutique de couteaux tenue par une maison qui forgeait des sabres avant l'interdiction.

      Le marché a poussé là pour une raison souterraine : la nappe affleure et les puits donnaient une eau assez froide pour garder le poisson dans une ville sans mer ni glace. À l'extrémité est, un petit sanctuaire est coincé entre deux immeubles et son portique de pierre est littéralement encastré dedans — les extrémités de la traverse disparaissent dans les murs des boutiques voisines, bâties après lui et tout autour.

      On ne mange plus en marchant, c'est une règle affichée : on consomme devant l'étal qui vend. La moitié ouest s'est convertie aux brochettes pour visiteurs ; c'est vers l'est que tiennent encore les commerces d'origine, ceux qui fournissent les cuisines de la ville. Prévois des espèces et un sac, rien n'est emballé pour le transport.

      marché
      Gratuit 1 h 30
    • Chemin de la Philosophie, Kyoto, Japon classique
      Chemin de la Philosophie Deux kilomètres le long d'un canal bordé de cerisiers, du côté est de la ville. Le philosophe Nishida Kitarō y méditait en marchant. Gratuit ; les temples qui le jalonnent, eux, sont payants.
      En savoir plus

      Le canal que tu longes n'est pas un ruisseau d'agrément : c'est une conduite d'eau percée à travers la montagne à l'ère Meiji pour amener jusqu'à Kyoto l'eau du grand lac voisin. La ville venait de perdre la cour impériale, partie pour Tokyo, et s'est lancée dans ce chantier pour ne pas s'éteindre. L'eau a fait tourner la première centrale hydroélectrique commerciale du Japon, laquelle a alimenté le premier tramway électrique du pays.

      Les cerisiers, eux, ont été donnés par un peintre installé dans le quartier, et ils sont assez vieux pour se pencher au-dessus de l'eau. Le nom du chemin est tardif : il vient d'un professeur de l'université voisine qui marchait là chaque jour en réfléchissant, et les gens du quartier ont fini par l'employer sérieusement.

      Le chemin est gratuit ; ce sont les temples qui le bordent qui sont payants, et le plus discret est le meilleur — portail de chaume, allée moussue, deux monticules de sable ratissés à l'entrée, et le parc en accès libre. En pleine floraison, la file est continue et le canal n'a pas de garde-corps du côté de l'eau. Les ruelles parallèles, à trente mètres de là, restent vides toute l'année.

      nature
      Gratuit 1 h 30
    • Nanzen-ji et son aqueduc, Kyoto, Japon classique
      Nanzen-ji et son aqueduc Un aqueduc de brique rouge de l'ère Meiji planté au milieu d'un temple zen — un anachronisme saisissant, et l'un des rares endroits de Kyoto où l'architecture occidentale a été admise. Le parc est libre, le jardin sec payant.
      En savoir plus

      Un aqueduc de brique rouge, à arcades romaines, coupe l'enceinte d'un temple zen — et l'eau y coule toujours : monte la rampe qui longe le pilier, tu verras le canal filer à ciel ouvert vers la ville. Il date de l'ère Meiji, quand Kyoto faisait passer l'eau du grand lac par-dessus la montagne, et son allure occidentale au milieu d'un monastère a fait scandale à l'époque.

      Au-dessus de l'entrée se dresse une porte à deux étages, si massive qu'elle semble sans usage. Le théâtre a mis dans la bouche d'un célèbre voleur, du haut de cette porte, un cri d'admiration devant la ville ; la scène est impossible, l'homme ayant été exécuté une trentaine d'années avant que la porte ne soit bâtie. Elle a été élevée à la mémoire des soldats morts au siège d'Osaka.

      L'enceinte est libre d'accès, l'aqueduc aussi ; la montée de la porte et le jardin sec se paient séparément, et l'escalier de la porte est raide, sombre, avec une marche haute au sommet. Derrière l'aqueduc, un vallon boisé mène à un petit oratoire adossé à une cascade : presque aucun visiteur ne pousse jusque-là, alors que c'est à quelques minutes de marche.

      culture
      Gratuit 1 h 30
    • Pavillon d'or, Kinkaku-ji, Kyoto, Japon classique
      Pavillon d'or, Kinkaku-ji Pavillon couvert de feuille d'or reflété dans son étang. L'actuel date de 1955 : un moine avait incendié le précédent en 1950, épisode dont Mishima a tiré un roman.
      En savoir plus

      Les trois étages ne sont pas du même bâtiment. Le premier est une résidence de noblesse de cour, sans or, piliers de bois nu et volets relevés ; le deuxième est une demeure de guerrier ; le troisième une chapelle zen à la chinoise, avec ses fenêtres en cloche. Un phénix doré est posé au sommet. L'or ne couvre que les deux étages du haut — et si l'ensemble éclate autant, c'est que la feuille posée lors de la dernière restauration est bien plus épaisse que celle d'origine.

      Le pavillon fut la villa de retraite d'un shogun qui voulut, à sa mort, qu'elle devienne un temple. Il s'y était fait bâtir un décor de puissance alors même qu'il avait officiellement abdiqué, et c'est là qu'il recevait les ambassades venues de Chine.

      Le point à savoir avant d'entrer : on ne visite pas l'intérieur, jamais, et le parcours est à sens unique. On voit le pavillon de l'autre rive de l'étang, on longe, on repart — c'est court, et beaucoup s'attendaient à autre chose. Le billet est un talisman de papier calligraphié qu'on garde plutôt que de le jeter. Viens à l'ouverture : l'étang est lisse au petit matin, et les cars arrivent tous ensemble.

      culture
      3 € 1 h 30
    • Temple Kiyomizu-dera et sa terrasse, Kyoto, Japon classique
      Temple Kiyomizu-dera et sa terrasse Terrasse de bois portée par des piliers de treize mètres, assemblés sans un seul clou. « Sauter de Kiyomizu » est une expression japonaise pour dire qu'on se lance dans l'inconnu.
      En savoir plus

      La terrasse est portée par un échafaudage de troncs assemblés à tenons, sans un clou ni une pièce de métal, et l'on peut descendre dessous pour regarder la charpente par en bas — c'est de là qu'elle impressionne, pas du garde-corps. En contrebas, trois filets d'eau tombent d'une paroi dans un bassin : on en boit un seul, à la louche, en choisissant entre longue vie, réussite aux études et amour. Boire aux trois passe pour de l'avidité.

      L'expression « sauter de la terrasse de Kiyomizu » n'est pas qu'une image. À l'époque d'Edo, des gens sautaient réellement, persuadés qu'un vœu serait exaucé s'ils survivaient ; le temple en a tenu le registre, plus de deux cents cas, et la grande majorité s'en est sortie — la végétation en dessous amortissait la chute. La pratique a été interdite au début de l'ère Meiji.

      Le temple ouvre plus tôt que tous les autres de Kyoto, et c'est le seul moyen d'avoir pour soi les ruelles pavées qui y montent ; en milieu de journée, elles se traversent à la file. Le grand toit d'écorce de cyprès a été entièrement refait il y a peu : sa couleur claire surprend qui arrive avec de vieilles photographies en tête.

      culture
      3 € 2 h
    • Château de Nijo, Kyoto, Japon classique
      Château de Nijo La résidence du shogun à Kyoto, avec ses parquets « rossignol » qui grincent volontairement pour trahir les intrus. Le billet à 1 300 ¥ couvre le château ET le palais Ninomaru — pris séparément, on rate les salles peintes.
      En savoir plus

      Le palais n'a rien d'une forteresse : six bâtiments de plain-pied reliés en zigzag, posés sur des piliers courts, avec des cloisons peintes à la feuille d'or où des tigres énormes accueillent le visiteur dans la première salle. On avance de pièce en pièce et l'accès se restreint à mesure : les seigneurs les moins bien placés n'allaient pas au-delà des tigres, les intimes seuls voyaient les dernières salles.

      C'est ici que le shogunat commence et finit. Le premier Tokugawa y a reçu la cour au moment de sa nomination ; deux siècles et demi plus tard, le dernier a réuni ses vassaux dans la grande salle pour leur annoncer qu'il rendait le pouvoir à l'empereur. Le donjon avait brûlé, foudroyé, et le palais intérieur dans un incendie de la ville : ce que tu visites est la seule partie d'origine.

      Les parquets chantent sous le pas, et l'on répète que c'était une alarme contre les intrus — les spécialistes n'en sont pas certains, le bruit venant du frottement des clous dans leurs attaches, que l'usure suffit à produire. On se déchausse à l'entrée et le sol est glacial en hiver : des chaussettes épaisses changent la visite. Les photographies sont interdites à l'intérieur du palais.

      culture
      8 € 2 h

    Où dormir à Kyoto

    • Machiya traditionnelle avec cour appartement premium 235 € / nuit
    • Hôtel près de Kawaramachi hotel confort 120 € / nuit
    • Lit en dortoir vers la gare de Kyoto auberge routard 30 € / nuit
    • Chambre chez l'habitant à Higashiyama habitant routard 68 € / nuit
  6. Nara, Japon classique

    6. Nara

    Grand Bouddha, daims en liberté, parc immense

    Première capitale du Japon, à quarante minutes de Kyoto, dont le parc de cinq cents hectares abrite mille deux cents daims en liberté. ⚠️ Ils sont sauvages : ils mordent et bousculent, surtout entre septembre et novembre. Le Todai-ji abrite le plus grand bouddha de bronze du pays sous la plus grande charpente de bois au monde.

    En savoir plus sur Nara

    Nara a été la première capitale permanente du Japon, au VIIIᵉ siècle, pendant soixante-quatorze ans — assez pour y bâtir des temples d'une échelle qu'on ne reverra plus, pas assez pour que la ville devienne une métropole. Elle est à quarante minutes de Kyoto et se visite en une journée, l'essentiel tenant dans un parc de cinq cents hectares.

    Le Todai-ji y abrite le plus grand bouddha de bronze du pays, quinze mètres, sous ce qui reste l'une des plus grandes charpentes de bois au monde — et le bâtiment actuel ne fait pourtant que les deux tiers de l'original. Un pilier de la salle est percé d'une ouverture de la taille exacte des narines du bouddha, que les enfants traversent pour s'assurer l'illumination.

    ⚠️ Les mille deux cents daims du parc sont des animaux sauvages, protégés comme messagers divins, et non des animaux de zoo. Ils s'inclinent pour réclamer les galettes vendues sur place, mais ils mordent, donnent des coups de tête et arrachent les sacs ; les blessures sont fréquentes et signalées par des panneaux en plusieurs langues. La période la plus risquée va de septembre à novembre, saison du rut, où les mâles sont agressifs — leurs bois sont coupés chaque automne pour cette raison. Ne pas montrer de nourriture qu'on ne compte pas donner immédiatement.

    À table

    • Kakinoha-zushi — le sushi pressé de maquereau ou de saumon enveloppé dans une feuille de kaki, qui le conserve et le parfume ; se mange froid.
    • Miwa sōmen — les vermicelles de blé très fins du village de Miwa, servis froids en été, dans un bouillon chaud en hiver.
    • Nara-zuke — des légumes longuement marinés dans la lie de saké ; l'accompagnement de riz le plus ancien de la ville.
    • Kuzu-mochi — les douceurs à la fécule de kuzu, translucides et fraîches, dans les salons de thé du quartier de Naramachi.
    Durée et coût par style de voyage à Nara
    StyleNuitsPar jour et par personne
    Routard 1–1 48 € dont 27 € de nuit, 16 € de repas
    Équilibré 1–2 98 € dont 60 € de nuit, 29 € de repas
    Confort + 2–2 198 € dont 130 € de nuit, 52 € de repas

    Que faire à Nara

    • Parc de Nara et ses daims, Nara, Japon classique
      Parc de Nara et ses daims Mille deux cents daims en liberté, considérés comme messagers des dieux et protégés à ce titre. Ils s'inclinent pour réclamer un biscuit — et bousculent qui en garde trop longtemps.
      En savoir plus

      Les daims ne sont ni apprivoisés ni nourris par la ville : ce sont des animaux sauvages qui vivent en ville, classés monument naturel, et qui ont appris ce qui fonctionne. L'inclinaison qu'on trouve si polie est un comportement acquis à force de biscuits — et le même mouvement de tête, chez un mâle en rut, est une menace. Ils tirent sur les vêtements, ouvrent les sacs et suivent qui tient un paquet.

      Les biscuits ne se vendent que chez des marchands agréés, avec une recette fixe et sans sucre ; ce que tu apporterais d'autre leur fait du mal. Le vrai danger, c'est le plastique : des daims morts ont été retrouvés l'estomac plein de sacs, et depuis, la ville fait la chasse aux emballages qui traînent. Chaque automne, une cérémonie ancienne rassemble les mâles pour leur scier les bois, précisément parce que la cohabitation finit par blesser quelqu'un.

      Achète tes biscuits dos à un mur et distribue-les vite : hésiter avec une pile à la main, c'est se faire encercler, et ils poussent. Garde tes sacs fermés et ne laisse rien tomber. Le parc est immense et relie les grands sanctuaires ; les daims sont partout, y compris sur la chaussée, où les voitures roulent au pas.

      nature
      Gratuit 2 h 30
    • Sanctuaire Kasuga et ses lanternes, Nara, Japon classique
      Sanctuaire Kasuga et ses lanternes Trois mille lanternes de pierre et de bronze offertes en dons, allumées deux fois par an lors des fêtes de février et d'août.
      En savoir plus

      L'allée monte sous les arbres entre des files de lanternes de pierre couvertes de mousse, offertes par des fidèles depuis des siècles et souvent devenues illisibles. Les bâtiments, eux, sont d'un vermillon très vif, et sous leurs galeries pendent des lanternes de bronze serrées les unes contre les autres. Une salle sombre garde des lanternes allumées toute l'année entre des miroirs : c'est le seul aperçu possible de ce que donnent les nuits d'illumination.

      Le sanctuaire est celui du clan qui a gouverné le pays derrière les empereurs, et sa divinité serait arrivée ici montée sur un cerf blanc. C'est cette arrivée qui a rendu les daims sacrés et interdit d'y toucher — ceux du parc en descendent. La forêt derrière n'a jamais été coupée : la chasse et l'abattage y sont interdits depuis le IXᵉ siècle, ce qui en fait l'un des rares boisements primaires accessibles du pays.

      L'enceinte extérieure est libre, la galerie aux lanternes de bronze se paie, et l'on n'entre pas dans le bâtiment principal, réservé au culte. Comme dans tout sanctuaire, on ne marche pas au milieu de l'allée. Le chemin depuis la ville est long et ombragé, et se prolonge par un sentier de forêt presque désert.

      culture
      Gratuit 1 h 30
    • Quartier de Naramachi, Nara, Japon classique
      Quartier de Naramachi Ancien quartier marchand aux maisons étroites et profondes — l'impôt se calculait sur la largeur de façade. Certaines se visitent, meublées d'époque.
      En savoir plus

      Naramachi est l'ancien quartier marchand de Nara, développé autour d'un grand temple aujourd'hui disparu, et il a conservé son tissu de machiya : des maisons étroites en façade et profondes de plusieurs dizaines de mètres, organisées autour de cours intérieures qui apportent lumière et ventilation. Cette forme s'explique par la fiscalité — l'impôt se calculait sur la largeur donnant sur la rue, d'où des parcelles en lanière.

      Plusieurs de ces maisons se visitent, meublées et équipées comme elles l'étaient : on y voit le passage de terre battue qui traverse la maison d'un bout à l'autre, la cuisine à foyer ouvert, les puits de lumière et les systèmes de rangement. C'est l'une des meilleures façons de comprendre l'habitat urbain japonais traditionnel, plus parlante qu'un temple.

      On croise dans les rues des boules de tissu rouge suspendues aux avant-toits, les migawari-zaru : ce sont des singes de substitution, amulettes censées prendre à la place de l'habitant le malheur qui viendrait. ⚠️ Le quartier est à dix minutes du parc aux daims et reçoit une fraction de sa fréquentation ; il se parcourt librement, sans billet, et fournit le contrepoint calme d'une journée à Nara.

      détente
      Gratuit 1 h 30
    • Todai-ji et le Grand Bouddha, Nara, Japon classique
      Todai-ji et le Grand Bouddha Le plus grand bâtiment de bois traditionnel du monde, abritant un bouddha de bronze de quinze mètres coulé en 752. Un pilier percé d'un trou de la taille de sa narine : le franchir porterait chance.
      En savoir plus

      Sous la grande porte, deux gardiens de bois hauts de plusieurs étages se font face, muscles saillants, l'un la bouche ouverte et l'autre fermée. Ils ont été taillés en quelques semaines à peine par un atelier de sculpteurs travaillant en équipes sur des blocs assemblés d'avance : le chantier est documenté, et c'est l'un des plus impressionnants de l'histoire de la sculpture japonaise. Plus loin, la halle du Grand Bouddha écrase tout ce qui l'entoure, et pourtant elle est plus étroite d'un bon tiers que l'originale — au XVIIIᵉ siècle, on n'a retrouvé ni l'argent ni les arbres.

      Le bouddha n'a pas non plus l'âge qu'on lui prête. Fondu au VIIIᵉ siècle, il a été décapité par deux incendies de guerre : la tête est de l'époque d'Edo, et seuls quelques pétales du socle et des morceaux des jambes datent de la fonte, qui avait englouti presque tout le cuivre du pays.

      Le pilier percé se franchit à plat ventre, tiré par les bras : affaire d'enfants et d'adultes minces, et le passage n'est pas ouvert en permanence. Derrière le temple, une halle de bois sur pilotis domine la ville, gratuite et ouverte à toute heure : c'est le meilleur point de vue de Nara, et il est vide.

      culture
      5 € 1 h 30

    Où dormir à Nara

    • Maison ancienne avec jardin appartement premium 190 € / nuit
    • Hôtel près de la gare de Kintetsu hotel confort 100 € / nuit
    • Lit en dortoir près du parc auberge routard 27 € / nuit
    • Chambre chez l'habitant à Naramachi habitant routard 60 € / nuit
  7. Osaka, Japon classique

    7. Osaka

    Cuisine de rue, néons de Dotonbori, château

    La ville où l'on vient manger : takoyaki, okonomiyaki et néons de Dotonbori le soir. Moins de temples qu'à Kyoto, plus de vie de rue, et des prix un cran en dessous. C'est aussi le meilleur point de départ pour Himeji, dont le château blanc, jamais détruit, est à quarante minutes de Shinkansen.

    En savoir plus sur Osaka

    Osaka est la ville où l'on vient manger, et cela a un nom local : kuidaore, se ruiner en nourriture. Elle a été la ville des marchands quand Kyoto était celle de la cour et Edo celle des guerriers, et cette culture commerçante se retrouve dans son abord — on y parle plus fort, plus directement, et le dialecte du Kansai y est une fierté.

    Elle compte nettement moins de temples que Kyoto et beaucoup plus de vie de rue. Dotonbori, le soir, aligne ses enseignes géantes et animées au-dessus d'un canal, dont le coureur Glico, allumé depuis 1935. Les spécialités se mangent debout ou au comptoir : takoyaki, boulettes de poulpe servies brûlantes, et okonomiyaki, galette qu'on cuit souvent soi-même sur la plaque de la table. Les prix sont un cran en dessous de Tokyo et de Kyoto, hébergement compris.

    C'est aussi le meilleur point de départ vers l'ouest. Le château de Himeji, à quarante minutes de Shinkansen, est le seul grand château japonais jamais détruit ni par la guerre ni par un incendie — celui d'Osaka, lui, est une reconstruction en béton des années 1930, avec un ascenseur, ce qui déçoit ceux qui l'ignorent. ⚠️ Himeji se visite en chaussettes, chaussures à la main dans un sac fourni, sur des escaliers de bois très raides.

    À table

    • Takoyaki — les boulettes de pâte à la pieuvre, cuites dans une plaque à alvéoles et retournées à la pique ; ⚠️ brûlantes à l'intérieur.
    • Okonomiyaki — la crêpe garnie de chou, viande ou fruits de mer, cuite sur la plaque et nappée de sauce brune et de mayonnaise ; on la coupe à la spatule.
    • Kushikatsu — les brochettes panées et frites du quartier de Shinsekai ; ⚠️ la sauce est commune à la table, on ne trempe qu'une fois.
    • Dōtonbori la nuit — la rue où tout se mange debout, de la pieuvre grillée au crabe géant de l'enseigne : Osaka s'appelle elle-même « la cuisine du Japon ».
    Durée et coût par style de voyage à Osaka
    StyleNuitsPar jour et par personne
    Routard 2–3 52 € dont 28 € de nuit, 17 € de repas
    Équilibré 2–3 107 € dont 63 € de nuit, 32 € de repas
    Confort + 3–3 215 € dont 138 € de nuit, 57 € de repas

    Que faire à Osaka

    • Dotonbori et ses enseignes le soir, Osaka, Japon classique
      Dotonbori et ses enseignes le soir Le canal, ses enseignes géantes — le crabe articulé, le coureur Glico — et la cuisine de rue d'Osaka : takoyaki et okonomiyaki. Osaka se dit la cuisine du Japon.
      En savoir plus

      Dotonbori est un canal creusé au début du XVIIᵉ siècle par un marchand qui y a englouti sa fortune et est mort avant l'achèvement ; le quartier a ensuite concentré les théâtres de kabuki et de marionnettes bunraku d'Osaka, avant de devenir le quartier des restaurants et des enseignes.

      Ces enseignes sont la signature du lieu : un crabe géant aux pattes articulées, un poulpe, une main tenant des sushis, et surtout le coureur Glico, allumé depuis 1935, qui a été refait plusieurs fois et devant lequel tout le monde pose en imitant sa posture. Elles s'expliquent par une tradition commerciale d'Osaka, ville de marchands où l'on affiche ce qu'on vend en grand.

      La ville se dit la cuisine du Japon, et deux plats s'y mangent debout ou au comptoir : le takoyaki, boulettes de pâte au poulpe cuites dans des moules sphériques et servies brûlantes — ⚠️ elles brûlent réellement, il faut attendre —, et l'okonomiyaki, galette de chou et de pâte qu'on cuit souvent soi-même sur la plaque encastrée dans la table. ⚠️ Une règle locale : on ne trempe pas deux fois une brochette dans la sauce commune des kushikatsu.

      détente
      Gratuit 2 h 30
    • Marché de Kuromon, Osaka, Japon classique
      Marché de Kuromon Cent quatre-vingts étals sur six cents mètres, où l'on achète pour manger sur place : coquilles Saint-Jacques grillées, thon, bœuf de Kobe à la brochette.
      En savoir plus

      Le marché n'est pas fait pour rapporter des courses : on achète une pièce, on la mange debout devant l'étal, et l'on recommence trente mètres plus loin. Coquilles Saint-Jacques ouvertes et grillées au beurre, thon découpé devant toi, brochettes de bœuf persillé, fruits vendus à la tranche. Dans des bacs, des poissons-globes vivants attendent : Osaka en consomme plus que n'importe quelle autre ville du pays, et les préparer exige une licence.

      Le nom vient d'une porte noire, celle d'un temple voisin qui a brûlé au début du XXᵉ siècle et qu'on n'a jamais rebâtie. Le marché, lui, fournissait les cuisines de la ville — Osaka se définit elle-même par un mot qui signifie se ruiner en mangeant, et elle le revendique.

      Le basculement vers le visiteur a un effet concret : les prix affichés sont plus élevés qu'au marché de quartier, et les habitants le disent volontiers. Les étals ferment tôt le soir, bien avant les restaurants alentour, et beaucoup de choses se paient encore en espèces. Prévois quoi faire de tes déchets : il y a très peu de poubelles au Japon et l'on garde ses emballages avec soi jusqu'à l'hôtel.

      marché
      Gratuit 2 h
    • Château d'Osaka et son parc, Osaka, Japon classique
      Château d'Osaka et son parc Reconstruction de 1931 du château de Toyotomi Hideyoshi, qui unifia le Japon au XVIe siècle. Le parc et ses six cents cerisiers sont gratuits, le donjon-musée payant.
      En savoir plus

      Ce qui impressionne n'est pas le donjon mais la muraille : des blocs de plusieurs dizaines de tonnes ajustés sans mortier, dont un, près de l'entrée principale, est le plus gros du château — amené par mer depuis les îles de la mer Intérieure, sur des barges, pour une raison d'orgueil autant que de défense.

      Ces pierres ne sont pourtant pas celles du seigneur dont on visite le musée. Après la chute de sa famille, les vainqueurs ont rasé le site, remblayé de plusieurs mètres et reconstruit par-dessus, plus haut et plus grand, pour qu'il ne reste rien de leur prédécesseur. Le mur d'origine dort sous le sol : on l'a retrouvé par sondage au XXᵉ siècle. Le donjon actuel est une reconstruction de béton des années 1930, payée par une souscription des habitants — elle a traversé les bombardements qui ont détruit l'arsenal voisin.

      L'intérieur est un musée avec ascenseur : c'est un bâtiment moderne, il faut le savoir en prenant son billet. Le parc et les remparts sont libres et valent la promenade à eux seuls, avec un verger de pruniers qui fleurit avant les cerisiers. Depuis les gares les plus proches, la montée est plus longue qu'elle n'en a l'air.

      culture
      4 € 2 h
    • Château de Himeji, excursion à la journée, Osaka, Japon classique
      Château de Himeji, excursion à la journée Le plus beau château japonais et l'un des rares jamais détruits — ni par la guerre, ni par le feu, ni par les séismes. Ses défenses forment un labyrinthe conçu pour désorienter l'assaillant. Tarif non-résident depuis 2026.
      En savoir plus

      On n'entre pas droit dans le château : le chemin tourne, revient sur lui-même, franchit des portes de plus en plus basses et passe sous des murs percés de meurtrières rondes, carrées, triangulaires. L'assaillant tournait en rond sous les tirs pendant que le donjon restait en vue, tout près et inaccessible. Le blanc des murs n'est pas de la peinture mais un enduit de chaux, appliqué jusque sur les joints des tuiles, qui protégeait du feu.

      Le château n'a jamais été pris ni brûlé, et il a échappé deux fois au néant : une bombe incendiaire est tombée sur le donjon en 1945 sans se déclencher, alors que la ville autour était détruite ; en 1995, le séisme de Kobe l'a laissé debout. La restauration achevée au milieu des années 2010 l'a rendu si blanc que des habitants s'en sont plaints.

      À l'intérieur, on se déchausse et l'on porte ses chaussures dans un sac tout du long. Les escaliers entre les étages sont des échelles de bois presque verticales, à sens unique, impraticables avec un enfant en écharpe ou un gros sac à dos. L'aile ouest et son long couloir de service sont compris dans le billet et presque vides. En forte affluence, le donjon se prend par créneau numéroté remis à l'entrée.

      culture Réserver visite guidée · 25 € langue à vérifier lien affilié
      15 € 6 h

    En option — non compris dans le budget de cette étape

    Château de Himeji, excursion à la journée

    Une journée hors de la ville, en train et en bus : le château de Himeji, le plus beau du Japon et l'un des rares jamais détruits — ses défenses forment un labyrinthe conçu pour désorienter l'assaillant —, puis les sources d'Arima, parmi les plus anciennes du pays, et l'observatoire du mont Rokko.

    10 h · en anglais · Osaka

    Une visite est déjà au programme de l'étape : cette journée la remplace, elle ne s'y ajoute pas.

    Klook · prix relevé le 10-08-2026 · lien affilié

    Où dormir à Osaka

    • Appartement près de Shinsaibashi appartement premium 200 € / nuit
    • Hôtel d'affaires près de Namba hotel confort 105 € / nuit
    • Lit en capsule à Namba auberge routard 28 € / nuit
    • Chambre chez l'habitant vers Tennoji habitant routard 63 € / nuit
  8. Hiroshima et Miyajima, Japon classique

    8. Hiroshima et Miyajima

    Mémoire, torii sur l'eau, île boisée

    Une ville reconstruite, dont le mémorial et le musée sont une visite éprouvante mais nécessaire — compter une demi-journée, et ne pas enchaîner autre chose derrière. Miyajima, avec son torii planté dans l'eau, est à trente minutes de train puis dix de ferry, et se voit à marée haute autant qu'à marée basse.

    En savoir plus sur Hiroshima et Miyajima

    Hiroshima est une ville entièrement reconstruite, moderne, traversée de larges avenues et de rivières, et rien dans son apparence ne rappelle ce qui s'y est passé sauf le périmètre qu'on a délibérément conservé. Le Dôme de Genbaku, l'un des rares bâtiments restés debout presque sous l'hypocentre, a été laissé en l'état comme témoin, à quelques centaines de mètres du point d'explosion.

    ⚠️ Le musée du Mémorial de la Paix est une visite éprouvante et il faut le savoir avant d'entrer : il montre des objets et des témoignages personnels, pas des données abstraites, et beaucoup de visiteurs en ressortent bouleversés. Compter une demi-journée pour l'ensemble du parc et du musée, et ne rien prévoir derrière — enchaîner une autre visite ne fonctionne pas.

    Miyajima offre le contrepoint nécessaire, à trente minutes de train puis dix de ferry. Son grand torii vermillon est planté dans la mer et se découvre différemment selon l'heure : à marée haute il semble flotter, à marée basse on marche jusqu'à son pied dans la vase. Les deux valent le déplacement, et la table des marées se consulte pour choisir. ⚠️ L'île se vide en fin d'après-midi quand repartent les excursionnistes ; y dormir donne accès au sanctuaire éclairé et au mont Misen sans personne. Des daims en liberté y circulent aussi, moins nombreux qu'à Nara.

    À table

    • Okonomiyaki de Hiroshima — à la différence d'Osaka, les couches sont séparées : crêpe fine, chou, nouilles yakisoba, œuf ; un immeuble entier, Okonomimura, y est consacré.
    • Huîtres de Miyajima — la baie fournit une grande part de la récolte japonaise ; grillées sur la coquille dans la rue commerçante de l'île, ou frites.
    • Anago-meshi — le congre grillé et laqué sur un bol de riz, la spécialité de la gare de Miyajimaguchi, aussi en bento à emporter.
    • Momiji manjū — les petits gâteaux en forme de feuille d'érable fourrés à la pâte de haricot rouge, fabriqués sous vos yeux à Miyajima.
    Durée et coût par style de voyage à Hiroshima et Miyajima
    StyleNuitsPar jour et par personne
    Routard 2–2 49 € dont 27 € de nuit, 16 € de repas
    Équilibré 2–3 100 € dont 60 € de nuit, 30 € de repas
    Confort + 3–3 204 € dont 132 € de nuit, 54 € de repas

    Que faire à Hiroshima et Miyajima

    • Parc du Mémorial de la Paix et Dôme de Genbaku, Hiroshima et Miyajima, Japon classique
      Parc du Mémorial de la Paix et Dôme de Genbaku Le dôme est le seul bâtiment resté debout sous l'hypocentre du 6 août 1945, conservé en l'état. La flamme de la paix brûlera jusqu'à la disparition de la dernière arme nucléaire.
      En savoir plus

      Le dôme était un palais d'exposition industrielle, dessiné par un architecte tchèque au début du siècle, coupole de métal sur murs de brique. La bombe a explosé presque à sa verticale : le souffle est descendu droit sur les murs au lieu de les prendre de flanc, et c'est pour cela seulement que la carcasse est restée debout quand tout autour a été couché.

      Ce que le parc a remplacé compte autant que ce qu'il montre : c'était Nakajima, le quartier le plus animé de la ville, ses commerces, ses maisons, ses habitants. Un seul bâtiment y a survécu, un ancien magasin de kimonos devenu maison du repos ; un homme s'en est sorti dans son sous-sol, qui existe toujours. Sous l'arche du cénotaphe, alignée sur la flamme et sur le dôme, est déposé le registre des noms, auquel on ajoute chaque année ceux des survivants morts entre-temps. Son épitaphe promet de ne pas répéter l'erreur sans dire qui l'a commise, et l'on en discute depuis qu'elle est gravée.

      Il n'y a ni billet, ni sens de visite. La conservation du dôme a été débattue vingt ans : beaucoup de survivants voulaient qu'on l'abatte, ne supportant pas de le voir. Photographier est autorisé ; poser en souriant devant les ruines se voit.

      culture
      Gratuit 2 h 30
    • Musée du Mémorial de la Paix, Hiroshima et Miyajima, Japon classique
      Musée du Mémorial de la Paix Objets, photographies et témoignages des survivants. L'entrée est maintenue à 200 yens pour que personne n'en soit écarté. Éprouvant, et c'est le propos.
      En savoir plus

      Le parcours a été réorganisé pour qu'on ne commence pas par les explications. On entre par les objets et par les gens : un uniforme d'écolière, une gamelle au riz carbonisé, une montre arrêtée, des dessins faits de mémoire par des survivants, et les rares photographies prises ce jour-là. Les cartels sont courts, souvent réduits au nom d'un enfant, à son âge et à l'endroit où il se trouvait.

      Un tricycle occupe une vitrine à lui seul. Un père l'a enterré dans son jardin avec son fils de trois ans, ne supportant pas de le mettre au cimetière si loin de la maison ; il les a déterrés quarante ans plus tard pour donner le tricycle au musée et confier l'enfant à une tombe. C'est à cette échelle-là que le musée a choisi de parler, plutôt qu'à celle des bilans.

      C'est éprouvant, et le musée le sait : il y a des bancs, des salles où l'on peut s'asseoir, et rien n'oblige à tout lire. Des audioguides existent en plusieurs langues et allègent la lecture. Fais le parc d'abord et le musée ensuite, puis ne prévois rien derrière : la plupart des visiteurs n'ont plus envie de programme en sortant. On y parle à voix basse sans que personne l'ait demandé.

      culture
      2 € 2 h
    • Île de Miyajima et son torii sur l'eau, Hiroshima et Miyajima, Japon classique
      Île de Miyajima et son torii sur l'eau Le torii du sanctuaire Itsukushima paraît flotter à marée haute et se rejoint à pied à marée basse. L'île entière était tenue pour sacrée : on n'y a longtemps ni construit ni enterré.
      En savoir plus

      Le grand portique ne tient par rien : aucun pieu, aucun scellement. Ses piliers de camphrier posent leur seul poids sur des pierres enfoncées dans le sable, et la traverse du haut est une caisse creuse remplie de galets pour lester l'ensemble. Il faut des troncs entiers et courbes pour le refaire, et les trouver prend des décennies. Le sanctuaire lui-même est bâti sur pilotis, en galeries au-dessus de l'eau, parce qu'on ne devait pas poser le pied sur l'île sacrée pour venir prier.

      Plus haut, une immense halle de bois est restée inachevée : son commanditaire est mort avant la fin des travaux, le chantier s'est arrêté net, et l'on y voit aujourd'hui une charpente sans plafond ni façade, ouverte au vent, à côté d'une pagode à cinq étages.

      Tout dépend de la marée et les deux visages du lieu s'excluent : à marée haute le portique et les galeries flottent, à marée basse on marche jusqu'aux piliers sur le sable. Regarde la table des marées avant de choisir ton bac. Les daims sont ici aussi, mais il est interdit de les nourrir — ils mangent les plans et les billets qui dépassent d'une poche. Le bac de la compagnie ferroviaire fait un crochet près du portique en journée ; l'autre non.

      nature
      5 € 5 h
    • Mont Misen en téléphérique, Hiroshima et Miyajima, Japon classique
      Mont Misen en téléphérique Sommet de l'île à 535 mètres, avec une flamme qu'un moine aurait allumée en 806 et qui brûlerait depuis. C'est elle qui a servi à allumer la flamme de la paix.
      En savoir plus

      Le téléphérique se prend en deux tronçons, avec changement de cabine à mi-parcours, et il ne monte pas au sommet : de la station haute, il reste une vraie marche de descente puis de montée, sur un sentier de racines et de marches de pierre, pour atteindre le point culminant. Là-haut, des blocs de granit énormes sont posés les uns sur les autres, on passe sous une arche naturelle, et la vue porte sur les îles de la mer Intérieure.

      Juste avant le sommet, une petite salle abrite un foyer qu'un moine aurait allumé au IXᵉ siècle et qu'on entretient depuis sans jamais le laisser s'éteindre. Une bouilloire de fonte y chauffe en permanence et l'eau se boit. C'est de cette flamme qu'a été tirée celle qui brûle au mémorial d'Hiroshima, de l'autre côté de l'eau.

      Le dernier téléphérique redescend beaucoup plus tôt qu'on ne l'imagine, et le rater signifie une longue descente à pied dans une forêt qui devient noire vite : note l'heure limite en montant, et compte le retour depuis le sommet, pas depuis la station. Chaussures fermées, et prends de l'eau — il n'y a rien à acheter en haut. Les daims montent jusqu'aux stations.

      nature
      15 € 3 h

    Où dormir à Hiroshima et Miyajima

    • Ryokan sur l'île de Miyajima appartement premium 225 € / nuit
    • Hôtel près de la gare hotel confort 100 € / nuit
    • Lit en dortoir près du parc de la Paix auberge routard 27 € / nuit
    • Chambre chez l'habitant en centre-ville habitant routard 60 € / nuit

Les trajets entre les étapes

Durées et coûts constatés sur place, par personne et par trajet. C'est ce que personne n'a envie de chercher soi-même.

DeÀModeDuréeCoût / personne
Tokyo Hakone Odakyu Romancecar depuis Shinjuku 1 h 30 14 €
Hakone Takayama Shinkansen puis ligne de Takayama 5 h 85 €
Takayama Kanazawa Bus express à travers les Alpes 2 h 15 22 €
Kanazawa Kyoto Thunderbird 2 h 15 45 €
Kyoto Nara Ligne Kintetsu 45 min 5 €
Nara Osaka Ligne Kintetsu 45 min 4 €
Osaka Hiroshima et Miyajima Shinkansen Sakura 1 h 30 60 €

Quand partir à Japon classique

Températures et jours de pluie moyens, mois par mois. La période conseillée est mars → mai, oct → nov.

Normales mensuelles à Japon classique
Mois janv.févr.marsavr.maijuinjuil.aoûtsept.oct.nov.déc.
Température max 7°9°14°18°22°26°30°30°28°21°16°10°
Température min 0°1°4°8°13°18°23°24°21°14°8°2°
Jours de pluie 9 7 11 10 15 15 15 18 17 8 7 9

Source : Open-Meteo, moyennes 2021-2023.

Informations pratiques

Visa et entrée sur le territoire

Pas de visa pour un séjour touristique de moins de 90 jours pour les ressortissants français. Passeport en cours de validité — la carte d'identité ne suffit pas. Un billet de sortie du territoire peut être demandé.

Les formalités d'entrée (déclaration de douane et d'immigration) se remplissent en ligne à l'avance sur le service officiel Visit Japan Web, qui délivre des QR codes à présenter à l'arrivée. Ce n'est pas obligatoire, mais faire la queue au comptoir papier après onze heures d'avion est une punition inutile. Vérifier les conditions sur le site du ministère des Affaires étrangères avant de partir.

Santé

Aucun vaccin obligatoire. Eau du robinet potable partout. Le système de santé est excellent mais coûteux et payable d'avance : l'assurance voyage est indispensable.

⚠️ Beaucoup de médicaments courants en France sont INTERDITS à l'importation au Japon, notamment ceux contenant de la pseudoéphédrine (décongestionnants nasaux) ou de la codéine. Ce n'est pas une formalité : la douane confisque, et des voyageurs ont été retenus. Vérifier sa trousse à pharmacie avant de partir et emporter l'ordonnance de tout traitement en cours.

Sécurité

L'un des pays les plus sûrs au monde ; le vol est rarissime. Les vrais risques sont naturels.

Séismes : fréquents, généralement sans gravité. Télécharger l'application officielle d'alerte (Safety tips) avant le départ, et repérer les consignes affichées dans chaque hébergement. En cas de secousse, on s'abrite sous une table, on ne sort pas en courant.

Typhons de juin à octobre, surtout en septembre : ils clouent les trains et les avions au sol pendant un ou deux jours. Chaleur extrême et humide en juillet-août, réellement éprouvante. Les étés sont la mauvaise saison ici, pas la haute saison.

Monnaie et change

Yen japonais (JPY) — 1 € ≈ 165 ¥ (août 2026). Changer sur place plutôt qu'en France. Les distributeurs des supérettes 7-Eleven et des bureaux de poste acceptent les cartes étrangères, ce qui n'est pas le cas de toutes les banques japonaises — c'est le réflexe à avoir. Refuser la conversion en euros proposée à l'écran.

Moyens de paiement

La carte passe dans les hôtels, les grandes enseignes et les supérettes, mais le Japon reste beaucoup plus attaché aux espèces qu'on ne l'imagine : petits restaurants, temples, marchés, consignes de gare et certains bus n'acceptent que le liquide. Garder toujours quelques milliers de yens sur soi. Une carte IC rechargeable (Suica, ICOCA) sert pour les transports urbains et beaucoup de distributeurs automatiques.

Rester connecté

Hors Union européenne : ton forfait français passe en itinérance et coûte très cher. Une eSIM achetée avant le départ est la solution la plus simple, active dès l'atterrissage. Les cartes SIM prépayées touristiques et les boîtiers wifi de poche se louent aussi à l'aéroport. La couverture est excellente partout, y compris dans les trains et les vallées des Alpes japonaises. Le wifi public est en revanche moins répandu qu'on ne le croit.

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Décalage horaire

+7 h en été, +8 h en hiver (UTC+9)

Langues

Japonais. L'anglais est peu parlé, même à Tokyo, mais la signalétique des transports est systématiquement doublée en alphabet latin. Une application de traduction avec reconnaissance d'image rend les menus et les étiquettes lisibles — c'est le meilleur outil du voyage.

Bon à savoir

Mars-avril pour les cerisiers, octobre-novembre pour les érables : ce sont les deux plus belles saisons, et les plus fréquentées. Éviter juillet et août, chauds et humides, ainsi que la Golden Week (fin avril à début mai) et la mi-août, où le pays entier se déplace et où trains et hébergements se remplissent des mois à l'avance.

⚠️ Le JR Pass n'est pas rentable d'office. Sept jours coûtent environ 50 000 ¥ (près de 303 €) depuis la forte hausse de 2023. Sur un parcours comme celui-ci, il devient intéressant au-delà d'une dizaine de jours de trajets en Shinkansen ; en dessous, les billets achetés à l'unité reviennent moins cher. Les montants de transport affichés ici sont ceux des billets à l'unité — fais le calcul avant d'acheter le pass, l'écart peut dépasser 200 € par personne.

Les bagages encombrants sont mal vus dans le Shinkansen et les grandes valises exigent une réservation d'emplacement. Le service de transfert de bagages entre hôtels (takkyubin) coûte quelques euros et change complètement le confort d'un voyage à étapes.

Informations vérifiées une à une, données à titre indicatif. Les règles d'entrée et les taux de change évoluent : vérifie auprès des sources officielles avant de partir.

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