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Maroc en 5 jours : l'itinéraire jour par jour

411 € par personne sur place pour 5 jours, soit 82 € / jour — en 2 étapes, de Marrakech à Merzouga.

Autres durées : une semaine · 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Maroc

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Marrakech Ménara (RAK), retour du même aéroport.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Marrakech, Maroc

    01. Marrakech

    J1 → J3 · 3 nuits · 215 € par personne

    Médina, souks, jardins et Atlas en toile de fond

    Une médina de cent mille habitants enfermée dans ses remparts, où l'on se perd nécessairement et où les ruelles ne portent pas toujours de nom. ⚠️ Le coût du séjour bascule selon qu'on dort dans un riad de la médina ou dans le quartier moderne de Guéliz. La Jemaa el-Fna ne prend son vrai visage qu'après le coucher du soleil.

    En savoir plus sur Marrakech

    La médina de Marrakech compte environ cent mille habitants derrière ses remparts de terre rouge, et l'on s'y perd nécessairement : beaucoup de ruelles ne portent pas de nom, les impasses sont nombreuses, et les applications de navigation y sont approximatives. C'est normal et cela fait partie de l'endroit — il suffit de demander la place ou la porte la plus proche, que tout le monde connaît.

    ⚠️ Le coût du séjour bascule selon le quartier. Un riad dans la médina, maison à patio traditionnelle, est souvent moins cher qu'un hôtel de Guéliz, le quartier moderne, et infiniment plus intéressant — mais il ne se rejoint pas en voiture : le taxi s'arrête au bout de la ruelle carrossable et l'on finit à pied avec les bagages. Guéliz offre des restaurants sans mise en scène et des commerces ordinaires.

    La place Jemaa el-Fna change complètement de nature dans la journée : vide et écrasée de soleil l'après-midi, elle se remplit à la tombée du jour de cuisines ambulantes, de conteurs, de musiciens et de foule. C'est le soir qu'elle vaut le détour. ⚠️ Les charmeurs de serpents et les dresseurs de singes de la place réclament un paiement dès qu'une photo est prise, même de loin, et les conditions de ces animaux sont mauvaises. Les prix se négocient partout dans les souks, à commencer nettement en dessous de la première annonce.

    À table

    • Tanjia — la marmite de jarret de bœuf cuite lentement dans les cendres du hammam, plat des ouvriers de la médina ; à commander la veille.
    • Les grillades de Jemaa el-Fna — la place devient un restaurant en plein air le soir : brochettes, escargots au bouillon (babbouche), têtes de mouton.
    • Couscous du vendredi — il se mange traditionnellement le vendredi midi ; dans les riads on le commande la veille.
    • Le thé à la menthe — versé de haut pour le faire mousser, très sucré ; refuser le sucre est possible, refuser le thé est impoli.

    Jour 1

    • Place Jemaa el-Fna à la tombée du jour, Marrakech, Maroc
      Place Jemaa el-Fna à la tombée du jour La place se transforme au coucher du soleil : conteurs, musiciens gnawa et cent échoppes de cuisine montées en une heure. Classée patrimoine immatériel par l'Unesco pour cette tradition orale.
      En savoir plus

      La place est classée par l'Unesco non pour son architecture — elle n'en a pas — mais comme patrimoine culturel immatériel, au titre de la tradition orale qui s'y perpétue : conteurs, halqa, joutes poétiques et musique se transmettent ici depuis des siècles, et c'est l'un des tout premiers sites inscrits à ce titre dans le monde. La distinction protège une pratique, pas des pierres.

      Le basculement du jour à la nuit est le phénomène à voir : la place est vide et écrasée de soleil l'après-midi, puis, en une heure environ, une centaine d'échoppes de cuisine sont montées de toutes pièces avec leurs bâches, leurs bancs et leurs fumées, et les cercles de spectateurs se forment autour des musiciens gnawa et des conteurs.

      ⚠️ Les charmeurs de serpents, les dresseurs de singes et les femmes au henné réclament un paiement dès qu'une photographie est prise, même de loin, et l'insistance peut être vive. Les conditions de vie de ces animaux sont mauvaises — les cobras sont souvent décrochés ou cousus. Les terrasses des cafés qui bordent la place donnent la vue d'ensemble contre le prix d'une consommation, et c'est le meilleur poste d'observation.

      détente
      gratuit
    • Médersa Ben Youssef, Marrakech, Maroc
      Médersa Ben Youssef La plus grande école coranique du Maghreb, rouverte en 2022 après six ans de travaux : un patio de marbre entouré de cent trente cellules d'étudiants, cèdre sculpté et zelliges du sol au plafond. 50 MAD, et c'est le plus beau rapport qualité-prix de la médina.
      En savoir plus

      Les cellules sont la vraie surprise. On monte par des escaliers étroits vers des chambres minuscules, certaines sans fenêtre, d'autres ouvertes sur un puits de lumière grand comme une table : c'est là que dormaient les étudiants venus de tout le Maghreb, parfois à plusieurs par pièce, pendant que le patio en contrebas concentrait toute la richesse du lieu.

      Ce patio suit une règle que l'œil finit par repérer : plus on s'élève sur le mur, plus la matière est tendre. Zellige de terre cuite en bas, stuc sculpté au milieu, cèdre ajouré en haut — les matériaux sont classés par dureté, pour que les mains et l'usure ne touchent que ce qui résiste. Aucune figure humaine ni animale, seulement de la géométrie, du végétal et de l'écriture, dont de longues bandes de calligraphie qui font partie du décor autant que du texte.

      Fondée par les Mérinides, rebâtie par les Saadiens au XVIᵉ siècle, elle a formé des étudiants jusqu'aux années 1960. Le patio est petit et photographié en continu : arriver à l'ouverture change complètement la visite.

      culture
      5 €
    • Souks de la médina, Marrakech, Maroc
      Souks de la médina Des kilomètres de ruelles couvertes organisées par métier — teinturiers, ferronniers, babouchiers. On négocie systématiquement, en partant du tiers du prix annoncé.
      En savoir plus

      L'organisation par métier n'est pas décorative, elle vient des corporations et elle tient toujours. Un souk pour les teinturiers, dont les écheveaux de laine sèchent en travers de la ruelle, un pour les ferronniers qu'on entend de loin, un pour les babouches, un pour les paniers, un pour les épices. En te repérant aux métiers plutôt qu'aux noms de rues — il n'y en a pas — tu sais toujours à peu près où tu te trouves.

      Pousse la porte des fondouks, ces anciens caravansérails à cour carrée et galeries de bois : les chambres qui logeaient les marchands abritent aujourd'hui des ateliers, et on y regarde travailler sans rien devoir à personne.

      On te dira que la place est fermée, qu'une fête berbère a lieu aujourd'hui, ou qu'il faut passer par là : ce sont des rabatteurs payés à la commission par les boutiques, et c'est un métier comme un autre dans une ville qui vit du visiteur. Un non merci ferme, sans s'arrêter, suffit — c'est le fait de s'arrêter pour discuter qui engage. Les scooters, eux, passent partout, klaxonnent tard et ne ralentissent pas.

      marché
      gratuit

    Jour 2

    • Jardin Majorelle, Marrakech, Maroc
      Jardin Majorelle Jardin botanique créé par le peintre Jacques Majorelle dans les années 1920, sauvé par Yves Saint Laurent en 1980. Le bleu outremer des murs porte son nom. Réservation en ligne obligatoire.
      En savoir plus

      Jacques Majorelle était le fils de Louis Majorelle, l'ébéniste de l'École de Nancy, et il est arrivé à Marrakech pour soigner ses poumons. Le jardin est d'abord son atelier : il achète le terrain en 1923, fait bâtir une villa aux volumes cubiques, et plante pendant quarante ans des cactus, des bambous et des nénuphars rapportés de ses voyages. Le bleu qu'il étale sur les murs, les pergolas et les pots n'a rien d'une tradition locale : c'est le sien, un outremer violent posé là en peintre, pour faire ressortir le vert.

      Les difficultés financières le rattrapent et il ouvre le jardin au public dès 1947 pour l'entretenir. Après sa mort, le terrain retombe à l'abandon et un projet immobilier le menace ; Yves Saint Laurent et Pierre Bergé le rachètent. Les cendres du couturier ont été dispersées ici, et une colonne porte son nom près de l'entrée.

      L'ancien atelier abrite aujourd'hui le musée berbère, qui ne dépend pas du même billet selon les formules — à vérifier en réservant. Le jardin est petit et se remplit très vite : le premier créneau du matin est le seul où l'on entende les oiseaux plutôt que les déclencheurs.

      nature
      21 €
    • Remparts et Bab Agnaou au couchant, Marrakech, Maroc
      Remparts et Bab Agnaou au couchant Dix-neuf kilomètres de murailles de pisé qui virent à l'ocre rouge en fin de journée, et la porte almohade du XIIᵉ siècle, la seule sculptée de Marrakech. Rien à payer, et c'est là que la ville est la plus photogénique.
      En savoir plus

      Les murailles de Marrakech courent sur une vingtaine de kilomètres autour de la médina et sont bâties en pisé — de la terre crue damée dans un coffrage, mêlée de chaux et de paille. Ce matériau explique leur couleur, qui n'est pas une peinture mais la terre elle-même, et il explique aussi qu'elles soient entretenues en permanence : la pluie les érode et il faut les recharger.

      Cette teinte ocre rouge est devenue une obligation réglementaire : les constructions de la ville doivent s'y conformer, ce qui donne à Marrakech son unité chromatique et lui vaut son surnom. La lumière de fin de journée la fait passer par une gamme de rouges en une vingtaine de minutes.

      Bab Agnaou est la porte almohade du XIIᵉ siècle qui donnait accès à la kasbah royale, et c'est la seule de Marrakech à être sculptée : des arcs concentriques en pierre bleutée, encadrés d'une frise d'inscriptions coufiques. Elle ne se paie pas et se photographie depuis la rue. ⚠️ Le tour des remparts en calèche est proposé partout et se négocie fermement avant de monter ; à pied, la partie sud entre Bab Agnaou et Bab er-Robb est la plus intéressante.

      détente
      gratuit

    Jour 3

    • Palais de la Bahia, Marrakech, Maroc
      Palais de la Bahia Cent cinquante pièces construites à la fin du XIXe siècle pour un grand vizir, avec plafonds de cèdre peint, zellige et patios plantés d'orangers. « Bahia » signifie « la brillante ».
      En savoir plus

      Le palais n'a pas de plan d'ensemble, et c'est son histoire même : Ba Ahmed, grand vizir tout-puissant, a racheté une à une les maisons voisines et les a raccordées à la sienne. On passe donc d'un patio à l'autre sans logique apparente, avec des ruptures de niveau et des couloirs qui ne mènent nulle part, chaque cour ayant été la maison de quelqu'un d'autre.

      Lève les yeux, les plafonds sont l'essentiel. Le cèdre du Moyen Atlas y est peint au zouak, motifs floraux tracés à la main sur le bois, chaque pièce avec sa palette. La grande cour de marbre, la salle du conseil et les appartements privés se repèrent à la finesse du travail : le budget n'était pas le même partout.

      À la mort de Ba Ahmed, en 1900, la maison a été vidée en quelques jours — meubles, tapis, portes, et jusqu'aux gens de maison, dispersés. Il ne reste que ce qu'on ne pouvait pas emporter, ce qui explique cette impression de coquille magnifique et vide. C'est le monument le plus fréquenté de la médina, et les groupes arrivent en matinée : la fin de journée y est nettement plus calme.

      culture
      9 €

    En option — non compris dans le budget ci-dessus

    31 € hébergement · 22 € repas · 7 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Riad avec patio et petit-déjeuner, 62 € la nuit.

    Voir les hébergements à Marrakechlien affilié

  2. Marrakech → Merzouga — bus, via Aït Ben Haddou, 12 h 30, 23 € par personne.
  3. Merzouga, Maroc

    02. Merzouga

    J4 → J5 · 2 nuits · 173 € par personne

    Dunes de l'Erg Chebbi, bivouac et ciel étoilé

    Le bout de la route goudronnée, face à l'erg Chebbi, dont les dunes montent à cent cinquante mètres. On y vient pour une nuit sous tente, atteinte à dos de dromadaire ou en 4×4. ⚠️ L'écart de température entre l'après-midi et la nuit dépasse vingt degrés, même en été : prévoir une veste.

    En savoir plus sur Merzouga

    Merzouga est le bout de la route goudronnée, un village posé face à l'erg Chebbi — un massif de dunes d'une trentaine de kilomètres de long dont les plus hautes atteignent cent cinquante mètres. Ce n'est pas le plus grand désert du Maroc mais c'est le plus accessible : la dune commence littéralement au bout du village, sans transition.

    On y vient pour une nuit sous tente au milieu de l'erg, atteinte en une heure et demie à dos de dromadaire au coucher du soleil, ou en véhicule tout-terrain pour ceux qui préfèrent. Le dîner est pris sous la tente, avec musique, et l'on se lève avant l'aube pour monter sur la dune voisine voir le soleil se lever sur la Hamada.

    ⚠️ L'écart de température entre l'après-midi et la nuit dépasse vingt degrés en toute saison, y compris en été où les nuits sont fraîches, et l'hiver il peut geler. La veste chaude est l'oubli le plus fréquent des voyageurs. Le vent de sable est l'autre aléa : il se lève sans prévenir et peut annuler la sortie. Le village de Khamlia, à quelques kilomètres, est habité par des descendants d'esclaves subsahariens qui perpétuent la musique gnawa — les séances y sont courtes, sincères et payantes, et valent mieux que la version hôtelière.

    À table

    • Medfouna — la « pizza berbère », un pain farci de viande, d'oignons et d'épices cuit sous le sable ou au four en terre ; à commander le matin pour le soir.
    • Le dîner sous la tente — tajine et thé au bivouac, après le coucher du soleil sur l'erg ; ⚠️ le sable s'invite dans tout.
    • Dattes du Tafilalet — la palmeraie voisine produit la medjool ; on les achète au marché de Rissani.

    Jour 4

    • Lever de soleil sur les dunes, Merzouga, Maroc
      Lever de soleil sur les dunes L'erg Chebbi monte à 150 mètres et change de couleur en quelques minutes à l'aube. Il faut une demi-heure d'ascension dans le sable pour atteindre une crête.
      En savoir plus

      L'image d'un Sahara entièrement couvert de sable est fausse pour l'essentiel : la plus grande partie du désert est de la pierre et du gravier — hamada et reg — et les mers de sable comme l'erg Chebbi en sont une minorité. C'est pour cela qu'il surgit d'un coup, à la sortie d'un terrain plat et caillouteux, sans transition.

      La couleur vient des oxydes de fer qui enrobent les grains, et elle bascule très vite : ocre, puis orange, puis un rose pâle qui ne dure pas. Les crêtes reçoivent la lumière avant les creux, le relief se dessine en quelques instants, puis tout s'aplatit une fois le soleil franchement levé — le spectacle est plus court qu'on ne l'imagine.

      Monte par la crête plutôt que par le flanc : le sable y est tassé par le vent et tient sous le pied, tandis que la pente cède et te fait redescendre d'un pas sur deux. Pieds nus, c'est souvent plus simple que chaussé. Repère la direction du campement avant de partir dans le noir : les dunes se ressemblent toutes, et le vent efface les traces de la veille.

      nature
      gratuit
    • Nuit sous tente berbère avec dîner, Merzouga, Maroc
      Nuit sous tente berbère avec dîner Bivouac au cœur des dunes, tapis et matelas au sol, tajine le soir et ciel sans aucune pollution lumineuse. Il fait froid la nuit, même en été.
      En savoir plus

      Le sable ne garde pas la chaleur. Sans humidité dans l'air pour la retenir, tout ce que le jour a accumulé repart vers le ciel dès le coucher du soleil : l'écart entre l'après-midi et la nuit se compte en dizaines de degrés, y compris en plein été. D'où les couvertures épaisses empilées sur les matelas, qui paraissent absurdes en arrivant.

      Les tentes reprennent la forme de la khaïma nomade — tapis au sol, cloisons de tissu — et l'installation reste sommaire : sanitaires partagés selon les camps, eau comptée, électricité solaire qui s'arrête tôt. Une lampe frontale et une batterie de secours changent vraiment la soirée. Le repas est cuit sur place, et la musique vient après, aux tambours, autour du feu.

      Le ciel est l'autre raison d'être là. Sans une lumière à des dizaines de kilomètres, la Voie lactée se voit à l'œil nu comme une traînée continue, et les satellites traversent le champ en permanence. Laisse à tes yeux le temps de s'accoutumer à l'obscurité, sans regarder l'écran du téléphone : c'est la seule condition, et elle suffit.

      nature
      35 €

    Jour 5

    • Village de Khamlia et musique gnawa, Merzouga, Maroc
      Village de Khamlia et musique gnawa Village fondé par les descendants d'esclaves subsahariens, où la musique gnawa se joue au guembri et aux crotales. Séance l'après-midi, autour d'un thé.
      En savoir plus

      Les habitants descendent de populations amenées d'Afrique subsaharienne par les caravanes transsahariennes, le plus souvent réduites en esclavage. Leur culture s'est maintenue ici sous une forme qu'on ne trouve pas ailleurs dans la région, et le village reste modeste, bâti en terre, à l'écart des dunes.

      La musique gnawa n'est pas un folklore de scène : c'est d'abord un rituel de guérison nocturne, la lila, où les rythmes appellent des esprits associés chacun à une couleur, et qui se poursuit jusqu'au matin. Ce qu'on entend l'après-midi en est un extrait volontairement court, joué pour les visiteurs — le savoir aide à comprendre pourquoi les morceaux s'étirent et pourquoi les musiciens ne s'arrêtent pas où on les attend. Le guembri, luth-basse à trois cordes monté sur une caisse tendue de peau, tient la ligne grave ; les crotales de fer marquent le pas sans jamais s'interrompre.

      Le gnawa est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco depuis 2019. La séance se donne autour d'un thé, sans billetterie : c'est ce qu'on laisse à la fin, ou l'achat d'un disque, qui fait vivre le groupe.

      culture
      gratuit
    • Balade à dos de dromadaire, Merzouga, Maroc
      Balade à dos de dromadaire Une heure et demie jusqu'au bivouac, au pas, en fin de journée. Prévoir un foulard : le sable vole dès qu'il y a du vent.
      En savoir plus

      Le dromadaire ne se lève pas d'un bloc : il déplie l'arrière-train d'abord, puis l'avant, ce qui projette le cavalier vers l'avant puis vers l'arrière. Il faut tenir le pommeau et se pencher en arrière au premier mouvement, l'inverse à la descente — c'est le seul moment délicat de la balade. Ensuite l'allure est lente et régulière, le guide marche devant en tenant la longe, et personne ne conduit sa monture.

      Les caravanes qui reliaient le Maroc à Tombouctou avançaient exactement à ce pas, chargées de sel, d'or et d'esclaves, et c'est ce commerce transsaharien qui a fait la fortune des sultans dont on visite les palais plus au nord. La selle est posée sur des couvertures, de part et d'autre de la bosse, sans étriers.

      Un pantalon long évite le frottement à l'intérieur des cuisses, qui se rappelle au souvenir le lendemain. Le chèche sert autant contre le soleil que contre le sable, qui vole au moindre souffle. Regarde l'état des animaux avant de partir, les bivouacs sérieux les soignent, et garde les mains libres : dans les dunes, un appareil photo se remplit de sable en un instant.

      nature
      18 €

    34 € hébergement · 20 € repas · 6 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Bivouac confort en plein désert, 68 € la nuit.

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Le budget de ces 5 jours

411 € par personne pour 5 jours, soit 82 € / jour. À deux, 822 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement161 €39 %
Repas106 €26 %
Transport sur place33 €8 %
Billets de train et de bus23 €6 %
Activités88 €21 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Le PDF

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  • La carte du parcours, avec ses 2 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

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