Norvège en 7 jours : l'itinéraire jour par jour
1 488 € par personne sur place pour 7 jours, soit 213 € / jour — en 3 étapes, d’Oslo à Bergen. En passant par Geiranger.
Autres durées : 5 jours · 10 jours · deux semaines · trois semaines · toutes les étapes de Norvège
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Vols
Arrivée à aéroport Oslo — Gardermoen (OSL), retour du même aéroport.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
Le parcours, jour par jour
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01. Oslo
J1 → J3 · 3 nuits · 583.25 € par personne
Une capitale au bord de l'eau, qui a construit sa modernité sur le fjord
Une petite capitale tournée vers son fjord : le toit de l'Opéra, la tour du musée MUNCH, les saunas flottants, et sur la presqu'île de Bygdøy les musées de la mer — le Fram des expéditions polaires et le radeau Kon-Tiki. ⚠️ Le musée des navires vikings est fermé jusqu'en 2027. C'est l'étape la plus chère du parcours ; le parc Vigeland, le toit de l'Opéra et la forteresse sont gratuits.
En savoir plus sur Oslo
Oslo est une petite capitale — sept cent mille habitants — posée au fond d'un fjord de cent kilomètres, et c'est le fjord qui la rend lisible. Tout ce que la ville a construit depuis vingt ans est tourné vers l'eau : l'Opéra dont on grimpe le toit de marbre, le musée MUNCH en tour penchée, les quartiers neufs de Bjørvika et d'Aker Brygge, les saunas flottants où les habitants se baignent en janvier.
De l'autre côté de la baie, la presqu'île de Bygdøy réunit les musées qui racontent ce que ce pays a fait de la mer : le Fram, qui a dérivé dans la banquise et porté Amundsen au pôle Sud, le radeau Kon-Tiki de Thor Heyerdahl, et le musée de plein air où l'on a remonté cent cinquante bâtiments de toute la Norvège. ⚠️ Le musée des navires vikings, lui, est fermé jusqu'en 2027 pour devenir le musée de l'Âge viking : les drakkars d'Oseberg et de Gokstad ne se voient pas pendant ce voyage.
⚠️ Oslo est la ville la plus chère du parcours, et de loin : les musées sont chers, les restaurants davantage. Ce qui ne coûte rien y est pourtant le meilleur — le parc Vigeland et ses deux cents sculptures, le toit de l'Opéra, la forteresse d'Akershus, les forêts de la Marka où le métro dépose les randonneurs en vingt minutes. La ville se fait à pied et en tram ; la carte des transports vaut pour le ferry de Bygdøy.
À table
- Brunost — le fromage brun caramélisé, tranché fin sur une gaufre ou une tartine, au petit-déjeuner de tous les hôtels.
- Saumon fumé et gravlaks — le saumon mariné à l'aneth sur du pain noir, dans les halles de Mathallen à Vulkan.
- Pølse — la saucisse dans une galette de pomme de terre (lompe) plutôt qu'un pain, aux kiosques de toute la ville.
- Kanelbolle — la brioche à la cannelle, avec un café noir, dans les boulangeries de Grünerløkka.
- Rekesmørbrød — la tartine de crevettes fraîches à la mayonnaise et au citron, sur les quais d'Aker Brygge.
Jour 1
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Le toit de l'Opéra Un bâtiment de marbre blanc qui sort du fjord comme une banquise, et dont le toit est une place publique en pente douce : on y monte librement jusqu'au faîte, on y pique-nique, on y regarde les ferries. C'est le geste qui a lancé la reconstruction du front de mer d'Oslo. Gratuit, et le meilleur point de vue sur le musée MUNCH d'en face.gratuitmarchéEn savoir plus
Quand Oslo a décidé, au tournant des années 2000, de rendre son front de mer aux habitants, l'Opéra a été le premier geste : un bâtiment de marbre de Carrare et de verre qui semble glisser dans le fjord comme une plaque de banquise, et dont le toit est une rampe publique. Les architectes de Snøhetta ont voulu qu'on marche dessus, et l'on marche dessus — jusqu'au faîte, d'où l'on voit la ville, les collines et l'île aux tours du musée MUNCH.
Le toit est devenu ce que le parvis est ailleurs : on y lit, on y pique-nique, on y regarde partir les ferries. Les jours de grand froid, les habitants y descendent en luge. Dans l'eau devant, une sculpture de verre et d'acier de Monica Bonvicini flotte et tourne avec la marée, et l'on hésite sur ce qu'elle représente jusqu'à la lire d'un certain angle : un iceberg.
L'intérieur se visite aussi, librement au niveau du hall, avec son mur de chêne ondulé. Et si un spectacle t'attire, la salle est parmi les meilleures d'Europe du Nord — le bâtiment a été pensé de l'intérieur vers l'extérieur.
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Musée MUNCH Treize étages de tour penchée sur le fjord, ouverts en 2021 pour les vingt-six mille œuvres léguées par Munch à la ville. Trois versions du Cri y tournent en alternance dans une salle obscure — peinture, dessin, lithographie — pour ménager les pigments. ⚠️ Le billet est daté et horodaté ; le dernier étage a un bar avec la meilleure vue sur Oslo.19 €cultureEn savoir plus
Edvard Munch a légué à Oslo tout ce qu'il possédait en mourant en 1944 : mille peintures, sept mille dessins, dix-huit mille estampes, empilés dans sa maison d'Ekely où il vivait seul avec ses tableaux qu'il appelait ses enfants. Le premier musée, dans un quartier de l'est, était devenu trop petit et trop peu sûr — deux versions du Cri y ont été volées, l'une en 1994, l'autre en 2004, toutes deux retrouvées. La tour de treize étages qui se penche vers le fjord depuis 2021 a été conçue pour tout montrer, et pour être vue de loin.
On y trouve trois Cris — une peinture, un dessin au crayon, une lithographie — exposés à tour de rôle dans une salle sombre, quelques minutes chacun, pour que la lumière ne les use pas. Mais le musée vaut surtout pour le reste : la Madone, la Puberté, les portraits de la sœur malade, et les grandes toiles tardives où il peint son jardin et son propre visage vieillissant sans complaisance.
Monte jusqu'en haut avant de redescendre : le dernier étage a une terrasse et un bar, et la vue sur l'Opéra, le fjord et les collines d'Ekeberg — d'où Munch a peint le ciel rouge du Cri — vaut une salle de plus.
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Parc Vigeland et son musée Deux cent douze sculptures de bronze et de granit d'un seul homme, Gustav Vigeland, disposées le long d'un axe de huit cents mètres : le pont aux figures, la fontaine, le Monolithe de cent vingt et un corps enlacés taillés dans un seul bloc. ⚠️ Le parc est gratuit et ouvert en permanence ; le musée à côté, où il a vécu et travaillé, est payant et montre les plâtres.11 €cultureEn savoir plus
Gustav Vigeland a passé les vingt dernières années de sa vie à peupler un parc d'Oslo de ses sculptures, et la ville lui a payé un atelier, une maison et des assistants en échange de tout ce qu'il produirait. Le résultat est un axe de huit cents mètres : une grille, un pont bordé de cinquante-huit bronzes, une fontaine portée par six géants, et au sommet le Monolithe — cent vingt et un corps enchevêtrés qui montent vers le ciel, taillés dans un seul bloc de granit de quatorze mètres par trois tailleurs de pierre pendant quatorze ans.
Aucune figure n'est habillée, aucune n'est un dieu ou un héros : ce sont des enfants, des vieillards, des couples, des gens qui portent d'autres gens. Le petit garçon en colère du pont, Sinnataggen, est devenu l'emblème d'Oslo ; sa main gauche brille d'avoir été touchée.
Le parc est ouvert jour et nuit, et les Norvégiens y courent, y pique-niquent et s'y baignent dans les jets de la fontaine. Le musée, de l'autre côté de la rue, est l'atelier lui-même, avec les plâtres grandeur nature et l'appartement de l'artiste au premier étage.
Jour 2
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Forteresse d'Akershus et Aker Brygge La forteresse médiévale qui a protégé Oslo pendant sept siècles, jamais prise, et dont l'enceinte est un parc gratuit au-dessus du port. En face, les anciens chantiers navals d'Aker Brygge sont devenus le quai des terrasses, et l'on marche de l'un à l'autre le long de l'eau en une demi-heure.gratuitmarchéEn savoir plus
Akershus a été bâtie vers 1300 sur un promontoire qui commande le port, et elle a tenu tous les sièges — les Suédois s'y sont cassé les dents quatre fois. Christian IV, roi de Danemark et de Norvège, en a fait un château Renaissance après l'incendie de 1624, et a reconstruit la ville entière à ses pieds, en lui donnant son nom : Christiania, qu'Oslo a porté jusqu'en 1925.
L'enceinte est un parc, gratuit, avec des pelouses en pente vers le fjord, des canons et des soldats en uniforme qui montent la garde. C'est aussi un lieu de mémoire : les nazis y ont fusillé des résistants, et le musée de la Résistance, dans un bâtiment du fort, raconte les cinq ans d'occupation — il vaut le détour si le sujet t'intéresse.
En redescendant vers l'ouest, on passe l'hôtel de ville et l'on arrive à Aker Brygge, les anciens chantiers navals convertis en quai de restaurants et de terrasses. Tout Oslo y prend une bière au soleil, et c'est cher. Le ferry pour les musées de Bygdøy part d'un ponton juste à côté, devant l'hôtel de ville — il est compris dans le titre de transport.
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Musée national Le plus grand musée d'art des pays nordiques, ouvert en 2022 sur le port : le Cri de Munch dans sa version peinte de 1893, les paysages romantiques de Dahl, le design scandinave, et une « salle de lumière » d'albâtre au dernier étage. ⚠️ Gratuit sous 18 ans ; l'été, prendre un créneau à l'avance.payantcultureEn savoir plus
Ouvert en 2022 sur le front de mer, à côté du Centre Nobel, c'est le plus grand musée d'art des pays nordiques : les collections de l'ancienne Galerie nationale, du musée des arts décoratifs et du musée d'architecture réunies dans un bloc de schiste gris de treize mille mètres carrés. Au dernier étage, la salle de lumière — un toit d'albâtre qui laisse passer le jour — accueille les expositions temporaires et se voit de toute la baie, allumée le soir.
La salle Munch garde la version peinte du Cri de 1893, la première, avec la Madone et la Danse de la vie ; c'est celle-ci que la plupart des gens ont en tête. Autour, les paysages de Johan Christian Dahl, qui a inventé la peinture de la Norvège au XIXᵉ siècle, les intérieurs de Harriet Backer, et une aile entière de design scandinave, du mobilier aux textiles.
Le musée est très fréquenté l'été ; les créneaux se réservent en ligne. Si tu dois choisir entre ici et le musée MUNCH, prends celui-ci pour la vue d'ensemble de l'art norvégien, l'autre pour Munch seul.
Jour 3
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Musée du Fram Le navire polaire le plus solide jamais construit, coque ronde pour se laisser soulever par la banquise plutôt que broyer. Nansen l'a laissé dériver trois ans dans l'Arctique, Amundsen l'a mené en Antarctique avant de partir au pôle Sud à pied. On monte à bord et l'on descend dans les cabines, glaciales même en été — c'est voulu.17 €cultureEn savoir plus
Le Fram a été construit en 1892 pour une idée folle : se laisser prendre dans la banquise et dériver avec elle jusqu'au pôle Nord. Fridtjof Nansen avait compris, en lisant que des débris d'un navire américain broyé au large de la Sibérie avaient été retrouvés au Groenland, qu'un courant traversait l'Arctique. Il a donc commandé un bateau à coque arrondie, sans quille saillante, que la glace soulèverait au lieu de l'écraser. Ça a marché : trois ans de dérive, et personne de mort.
Le même navire a ensuite porté Otto Sverdrup dans l'Arctique canadien, puis Roald Amundsen en Antarctique en 1910 — la base d'où il est parti battre Scott au pôle Sud, à ski et en traîneau à chiens. Le bateau est aujourd'hui sous un toit en forme de tente, et l'on entre dedans : le carré avec son piano, les cabines minuscules, la cuisine, la cale où vivaient les chiens.
Le musée entretient un froid réel dans le navire, et une salle simule une nuit polaire avec ses aurores. Prends le temps de la galerie du haut, qui montre les vêtements de peau et les traîneaux : c'est là qu'on comprend que tout reposait sur ce que les Inuits avaient appris à ces hommes.
80 € hébergement · 58 € repas · 13 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel à Sentrum, 160 € la nuit.
- Oslo → Geiranger — E6 puis Rv15 par Otta, 6 h 30, 33 € par personne (65 € à partager).
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02. Geiranger
J4 → J5 · 2 nuits · 389 € par personne
Le fjord le plus photographié du pays, au fond d'une vallée fermée
Un village de deux cent cinquante habitants au fond d'un fjord classé au patrimoine mondial : parois de mille mètres, cascades qui tombent dans l'eau, fermes abandonnées sur des vires. On y arrive par les lacets de Dalsnibba ou par le ferry d'Hellesylt. ⚠️ Routes de montagne fermées d'octobre à mai ; Trollstigen est rouverte depuis avril 2026.
En savoir plus sur Geiranger
Geiranger est un village de deux cent cinquante habitants au fond d'un fjord de quinze kilomètres, si étroit et si profond qu'il est classé au patrimoine mondial avec le Nærøyfjord. Les parois font mille mètres, les cascades des Sept Sœurs et du Prétendant tombent directement dans l'eau, et des fermes abandonnées s'accrochent à des vires où l'on hissait les vaches à la corde.
On y arrive par le haut, et c'est le spectacle : la route descend en lacets depuis Dalsnibba, à mille cinq cents mètres, avec le fjord qui apparaît à chaque virage — Flydalsjuvet, puis le village. Ou par le bas, en ferry depuis Hellesylt, ce qui est la façon la plus simple d'en voir les parois. ⚠️ Depuis 2026, seuls les bateaux sans émissions naviguent dans le fjord ; les paquebots qui l'encombraient ont disparu du fond, et le village s'en trouve mieux.
⚠️ Une nuit suffit, deux si l'on marche : le sentier de Storseterfossen passe derrière une cascade, celui de Skageflå monte à une ferme suspendue au-dessus du fjord. Trollstigen, la route à onze lacets, est un détour d'une demi-journée vers le nord — rouverte depuis avril 2026 après deux ans de travaux contre les chutes de pierres.
À table
- Geitost de Geiranger — le fromage de chèvre brun des fermes du fjord, vendu à la ferme et dans la boutique du village.
- Fenalår — le gigot de mouton salé et séché, tranché fin, sur une planche avec du pain plat, dans les auberges.
- Svele — la crêpe épaisse au beurre et au sucre servie sur les ferries du Storfjord, avec un café.
- Fraises de Valldal — la vallée voisine en est la capitale ; en juillet, sur les stands de la route de Trollstigen.
Jour 4
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Flydalsjuvet et Ørnesvingen Les deux belvédères gratuits de la route : Flydalsjuvet au-dessus du village, sur la route de Dalsnibba, avec le rocher qui avance dans le vide ; Ørnesvingen, le « virage de l'aigle », au sommet des onze lacets de la route du nord, face aux Sept Sœurs. ⚠️ Les cars s'y arrêtent entre dix heures et quinze heures ; le soir, on y est seul.gratuitnatureEn savoir plus
Ces deux points de vue sont sur les deux routes qui entrent dans Geiranger, et ils encadrent le village. Flydalsjuvet est sur la route du sud, celle de Dalsnibba, à quatre kilomètres : un rocher plat qui avance au-dessus du ravin, avec le village et le fjord derrière — c'est l'image des cartes postales depuis un siècle, et une plateforme aménagée en contrebas évite désormais de marcher au bord.
Ørnesvingen, le virage de l'aigle, est au sommet des onze lacets de la route du nord, celle qui monte vers Eidsdal et le ferry. Un balcon d'acier surplombe le fjord de six cents mètres, exactement en face des Sept Sœurs, avec une petite cascade qui coule sous les pieds. Le nom vient des aigles qui nichaient dans la paroi ; on en voit encore.
Les deux sont gratuits et à quelques minutes du village. Entre dix heures et quinze heures, les cars des paquebots s'y succèdent ; en fin de journée, quand les bateaux sont partis, on y est seul avec la lumière rasante, et c'est là qu'il faut y aller.
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Croisière sur le Geirangerfjord Soixante-quinze minutes ou deux heures sous les parois, au pied des Sept Sœurs, du Prétendant et de la ferme de Skageflå. Depuis 2026, les bateaux sont électriques et silencieux : on entend les cascades. ⚠️ Le prix affiché est le plancher, il monte en juillet-août ; réserver la veille en saison, et se placer à bâbord au départ pour avoir les cascades du bon côté.56 €natureEn savoir plus
Le fjord fait quinze kilomètres du village jusqu'au point où il rejoint le Sunnylvsfjord, et tout se passe sur ses parois : les Sept Sœurs, sept filets d'eau qui tombent côte à côte de deux cent cinquante mètres, et en face le Prétendant, une cascade seule qui, dit la légende, a demandé chacune des sœurs en mariage et bu de dépit — d'où la bouteille que dessine sa chute. Plus loin, le Voile de la mariée s'évapore avant d'atteindre l'eau.
Le bateau passe aussi sous les fermes abandonnées : Skageflå, perchée à deux cent cinquante mètres sur une vire, où l'on hissait les vaches à la corde et où les enfants étaient attachés pour ne pas tomber ; Knivsflå, sous les Sept Sœurs, quittée en 1898 à cause des chutes de pierres. Le roi et la reine y ont fêté leurs noces d'argent en 1993, en montant à pied.
Depuis 2026, les bateaux du fjord classé sont électriques, et le silence change tout : on entend l'eau tomber. Place-toi sur le pont extérieur, à gauche en partant du village, et garde un coupe-vent — au pied des cascades, l'air descend.
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Randonnée à Storseterfossen Un sentier de deux heures aller-retour depuis la ferme de Westerås, qui passe derrière le rideau d'une cascade : on marche dans une niche de rocher avec l'eau qui tombe devant soi. ⚠️ Le sol est mouillé et glissant dans la niche ; des chaussures qui tiennent, pas des baskets.gratuitsportEn savoir plus
Le sentier part de la ferme de Westerås, au-dessus du village, où une famille tient un café dans la grange. Il monte en forêt puis en alpage, avec le fjord qui s'ouvre dans le dos à chaque virage, jusqu'à la cascade de Storseterfossen. Là, le chemin passe derrière le rideau d'eau : on avance dans une niche creusée dans la roche, avec la chute qui tombe à un mètre devant soi, et l'on ressort de l'autre côté.
C'est une des rares cascades de Norvège qu'on traverse ainsi, et l'une des plus accessibles : deux heures aller-retour, quelques centaines de mètres de dénivelé, balisage rouge. Le sol de la niche est mouillé en permanence et glissant ; des chaussures à semelle crantée sont nécessaires, et la balustrade n'est pas là pour faire joli.
Le même départ mène, plus loin, à Løsta, un belvédère sur le fjord et le village. Si tu enchaînes les deux, compte la demi-journée, et redescends prendre un café à la ferme — c'est là qu'on goûte le fromage de chèvre de Geiranger.
Jour 5
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La route de Trollstigen Onze lacets à neuf pour cent taillés dans la paroi en 1936, une cascade qui passe sous la route, et une plateforme de verre au sommet. C'est un détour d'une demi-journée vers le nord, par le ferry d'Eidsdal et la vallée de Valldal. ⚠️ Rouverte en avril 2026 après deux ans de fermeture pour sécurisation ; fermée chaque hiver, et des fermetures courtes restent possibles.gratuitnatureEn savoir plus
Onze lacets à neuf pour cent, taillés dans une paroi de six cents mètres, ouverts par le roi Haakon VII en 1936 après huit ans de travaux à la main. Au milieu, la cascade de Stigfossen passe sous un pont de pierre. Le nom veut dire l'échelle des trolls, et l'on comprend en montant : la route paraît impossible d'en bas, et d'en haut, depuis la plateforme d'acier qui s'avance sur le vide, on voit les voitures descendre comme des jouets.
En juin 2024, des éboulements ont fermé la route, et elle est restée close deux étés, le temps de purger les parois et de poser des filets. Elle a rouvert en avril 2026, plus tôt qu'elle n'avait jamais ouvert. Elle reste fermée l'hiver, de la première neige à la fin du déneigement, et des fermetures courtes sont possibles en cas de pluie forte.
Depuis Geiranger, c'est un détour d'une demi-journée par le ferry d'Eidsdal et la vallée de Valldal, où l'on vend des fraises en juillet. La descente se fait vers Åndalsnes ; on revient par le même chemin ou l'on continue vers Ålesund par la côte. Les camping-cars y sont lents et nombreux entre onze heures et seize heures.
75 € hébergement · 52 € repas · 8 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le village, 150 € la nuit.
- Geiranger → Bergen — voiture, via Ålesund et Flåm et le Nærøyfjord, 11 h 12, 68 € par personne.
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03. Bergen
J6 → J7 · 2 nuits · 378 € par personne
La capitale des fjords, ses quais hanséatiques et ses sept montagnes
La capitale des fjords, ancienne plus grande ville du pays grâce à la morue séchée : les maisons de bois penchées du comptoir hanséatique de Bryggen, le funiculaire de Fløyen, la maison de Grieg, le marché aux poissons. ⚠️ Deux cent quarante jours de pluie par an ; le musée hanséatique est fermé pour restauration, les Schøtstuene se visitent.
En savoir plus sur Bergen
Bergen a été la plus grande ville de Norvège pendant cinq siècles, et elle le doit à la morue séchée : de 1350 à 1750, les marchands allemands de la Hanse ont tenu ici un comptoir fermé, Bryggen, dont les maisons de bois penchées, reconstruites après l'incendie de 1702, bordent toujours le port. On entre dans les passages étroits entre les façades et l'on est dans un entrepôt du Moyen Âge.
La ville est coincée entre le fjord et sept montagnes, et le funiculaire de Fløyen monte à l'une d'elles en huit minutes : forêts, lacs, chèvres, et toute la ville dessous. C'est aussi la ville de Grieg, dont la maison de Troldhaugen se visite, et celle du musée KODE, quatre bâtiments d'art autour d'un lac.
⚠️ Bergen est la ville la plus pluvieuse d'Europe — deux cent quarante jours par an. On ne planifie pas selon la météo, on s'équipe. ⚠️ Le musée hanséatique de Finnegården est fermé pour restauration depuis 2018, le bâtiment ayant été soulevé d'un mètre pour refaire ses fondations ; les Schøtstuene, les salles d'assemblée des marchands, se visitent en attendant. Deux à trois nuits : la ville, Fløyen, et un fjord ou une île en bateau depuis le port.
À table
- Fiskesuppe — la soupe de poisson crémeuse de Bergen, au saumon, à la morue et aux légumes, le plat du marché aux poissons et de toutes les tables de la ville.
- Persetorsk — la morue pressée et pochée, spécialité du Vestland, servie avec des pommes de terre et du beurre.
- Skillingsbolle — la brioche à la cannelle de Bergen, plus grande et plus plate qu'ailleurs, dans les boulangeries de la vieille ville.
- Raspeballer — les boulettes de pomme de terre râpée avec du mouton salé, le jeudi, tradition tenace de la côte ouest.
- Crevettes du marché — vendues cuites au poids sur le Fisketorget, à manger sur le quai.
Jour 6
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Bryggen, le quai hanséatique Soixante-deux maisons de bois alignées sur le port, reconstruites à l'identique après 1702 sur les fondations du XIᵉ siècle : on entre dans les passages entre les façades, on suit les galeries de bois où les marchands stockaient la morue, on lit les inscriptions des apprentis. Classé au patrimoine mondial et gratuit. ⚠️ Le matin avant dix heures, avant les paquebots.gratuitmarchéEn savoir plus
Bergen a été pendant cinq siècles le port par où passait la morue séchée des Lofoten, la nourriture de carême de toute l'Europe catholique, et c'est la Hanse — la ligue des villes marchandes allemandes — qui a tenu ce commerce de 1360 à 1754 depuis ce quai. Les marchands vivaient entre eux, sans femmes, avec des apprentis envoyés d'Allemagne à douze ans, dans des maisons de bois où le feu était interdit : on ne cuisinait que dans les salles communes, les Schøtstuene, à l'écart.
Les soixante-deux maisons qui restent ont été reconstruites après l'incendie de 1702 sur les fondations d'origine, et elles penchent parce que le sol de remblai s'affaisse. On entre dans les passages entre les façades — les gårds — et l'on est dans un entrepôt médiéval : galeries de bois, poulies, planchers qui bougent, inscriptions au couteau.
Le site est gratuit et se parcourt en une heure ; les boutiques d'artisans occupent les rez-de-chaussée. Le matin avant dix heures, avant les paquebots, ou le soir après dix-huit heures, le quai est vide et l'on entend le plancher craquer.
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Bryggens Museum Bâti sur les fouilles de l'incendie de 1955, qui a mis au jour les fondations du Bergen du XIIᵉ siècle : on marche au-dessus des ruines, entre les objets du quotidien médiéval et sept cents inscriptions runiques trouvées sur place — lettres d'amour, comptes de marchands, insultes. ⚠️ C'est le musée qui explique ce qu'on vient de voir dehors.16 €cultureEn savoir plus
En 1955, un incendie a ravagé une partie de Bryggen, et sous les cendres les archéologues ont trouvé, sur quatre mètres de profondeur, le Bergen des XIIᵉ et XIIIᵉ siècles : fondations de maisons, quais, chaussures, peignes, jouets, et près de sept cents bâtonnets de bois gravés de runes — lettres commerciales, prières, déclarations d'amour, insultes. On croyait les runes réservées aux pierres dressées ; on a découvert que tout le monde écrivait, sur des morceaux de bois, les mêmes choses qu'aujourd'hui par message.
Le musée a été construit sur le site même, et l'on marche au-dessus des fondations, sous des passerelles. Les runes sont dans des vitrines avec leur traduction : « Gyda dit que tu rentres à la maison » est la plus citée.
C'est le musée qui explique ce qu'on vient de voir dehors, et il est à cinquante mètres du quai. Compte une heure et demie ; les guides des visites de Bryggen partent d'ici l'été, et le billet les inclut certains jours.
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Funiculaire de Fløibanen Huit minutes de montée depuis le centre à trois cent vingt mètres, et Bergen entière sous les pieds, avec le fjord et les îles. Au sommet, des sentiers en forêt, un lac, des chèvres qui entretiennent les pentes, et des chemins pour redescendre à pied en quarante-cinq minutes. ⚠️ Prendre un aller simple et redescendre à pied, c'est la moitié du prix et la meilleure partie.19 €natureEn savoir plus
Le funiculaire monte depuis le centre, à deux pas du marché aux poissons, jusqu'au mont Fløyen, à trois cent vingt mètres, en huit minutes. Il date de 1918 et transporte plus d'un million de personnes par an, dont beaucoup de Bergenois qui montent courir ou promener le chien. En haut, la ville entière s'étale sous une terrasse : les sept montagnes, le fjord, les îles, et Bryggen en miniature.
Le plateau derrière est une forêt de pins et de lacs avec des sentiers balisés, un parc à trolls de bois pour les enfants, et des chèvres cachemire qui entretiennent les pentes l'été. On peut continuer deux heures jusqu'au mont Ulriken, le plus haut des sept, et redescendre par son téléphérique.
La bonne formule est de monter en funiculaire et de redescendre à pied, quarante-cinq minutes de lacets en forêt jusqu'au centre — la moitié du prix et la meilleure partie. Les billets s'achètent en ligne ; la file du guichet est longue en été, et le funiculaire part toutes les quinze minutes jusqu'à tard le soir.
Jour 7
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Le marché aux poissons et Torgallmenningen Sur le port depuis le XIIIᵉ siècle : saumon, crabe royal, crevettes vendues au poids, et des étals qui préparent un sandwich sur place. ⚠️ Les prix des étals à touristes sont deux fois ceux de la halle couverte voisine, où les habitants achètent — y jeter un œil avant de commander.gratuitmarchéEn savoir plus
Il y a un marché sur ce quai depuis le XIIIᵉ siècle, quand les pêcheurs y vendaient directement depuis leurs barques. Aujourd'hui, les étals sous les tentes vendent du saumon, du crabe royal des mers du Nord, des crevettes cuites au poids, du flétan, et préparent sur place des sandwichs et des soupes de poisson à manger debout face au port. Une halle couverte, à côté, abrite l'office du tourisme et des comptoirs plus sérieux.
C'est un marché à touristes, et les prix des tentes le disent — le double de la halle. Les Bergenois n'y achètent pas ; ils vont à l'intérieur ou au supermarché. Mais la soupe de poisson y est bonne, et regarder un crabe royal vivant de près vaut le passage.
Derrière, Torgallmenningen est la grande place piétonne de la ville, et l'on remonte de là vers le lac, les musées KODE et le théâtre national fondé par Ibsen. Le marché ferme tôt et n'ouvre pas tous les jours hors saison ; en été, il tourne tous les jours jusqu'au soir.
75 € hébergement · 56 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le centre, 150 € la nuit.
- Bergen → Oslo — E16 — 480 km, 7 h, 38 € par personne (75 € à partager).
Le budget de ces 7 jours
1 488 € par personne pour 7 jours, soit 213 € / jour. À deux, 2 976 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 540 € | 36 % |
| Repas | 390 € | 26 % |
| Transport sur place | 20 € | 1 % |
| Location de voiture — 7 jours | 263 € | 18 % |
| Carburant et péages | 138 € | 9 % |
| Activités | 138 € | 9 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
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- La carte du parcours, avec ses 3 étapes
- Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
- Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
- Le budget ventilé, par poste et par étape
- Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
- Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur
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