Oslo et les fjords de l'Ouest
Itinéraire Norvège : les 8 étapes possibles et le budget
D'Oslo aux fjords de l'Ouest en une boucle : Geiranger, Ålesund, Flåm, Bergen, Trolltunga et Preikestolen.
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris. Les prix d'hébergement supposent une chambre partagée à deux : à plusieurs, le coût par tête baisse.
Itinéraires tout prêts par durée
Un itinéraire déjà composé, jour par jour :
Le parcours étape par étape
Les étapes sont présentées dans l'ordre conseillé, celui qui limite les allers-retours. Le générateur en retiendra plus ou moins selon ta durée, ton budget et ton style.
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1. Oslo
Une capitale au bord de l'eau, qui a construit sa modernité sur le fjord
Une petite capitale tournée vers son fjord : le toit de l'Opéra, la tour du musée MUNCH, les saunas flottants, et sur la presqu'île de Bygdøy les musées de la mer — le Fram des expéditions polaires et le radeau Kon-Tiki. ⚠️ Le musée des navires vikings est fermé jusqu'en 2027. C'est l'étape la plus chère du parcours ; le parc Vigeland, le toit de l'Opéra et la forteresse sont gratuits.
En savoir plus sur Oslo
Oslo est une petite capitale — sept cent mille habitants — posée au fond d'un fjord de cent kilomètres, et c'est le fjord qui la rend lisible. Tout ce que la ville a construit depuis vingt ans est tourné vers l'eau : l'Opéra dont on grimpe le toit de marbre, le musée MUNCH en tour penchée, les quartiers neufs de Bjørvika et d'Aker Brygge, les saunas flottants où les habitants se baignent en janvier.
De l'autre côté de la baie, la presqu'île de Bygdøy réunit les musées qui racontent ce que ce pays a fait de la mer : le Fram, qui a dérivé dans la banquise et porté Amundsen au pôle Sud, le radeau Kon-Tiki de Thor Heyerdahl, et le musée de plein air où l'on a remonté cent cinquante bâtiments de toute la Norvège. ⚠️ Le musée des navires vikings, lui, est fermé jusqu'en 2027 pour devenir le musée de l'Âge viking : les drakkars d'Oseberg et de Gokstad ne se voient pas pendant ce voyage.
⚠️ Oslo est la ville la plus chère du parcours, et de loin : les musées sont chers, les restaurants davantage. Ce qui ne coûte rien y est pourtant le meilleur — le parc Vigeland et ses deux cents sculptures, le toit de l'Opéra, la forteresse d'Akershus, les forêts de la Marka où le métro dépose les randonneurs en vingt minutes. La ville se fait à pied et en tram ; la carte des transports vaut pour le ferry de Bygdøy.
À table
- Brunost — le fromage brun caramélisé, tranché fin sur une gaufre ou une tartine, au petit-déjeuner de tous les hôtels.
- Saumon fumé et gravlaks — le saumon mariné à l'aneth sur du pain noir, dans les halles de Mathallen à Vulkan.
- Pølse — la saucisse dans une galette de pomme de terre (lompe) plutôt qu'un pain, aux kiosques de toute la ville.
- Kanelbolle — la brioche à la cannelle, avec un café noir, dans les boulangeries de Grünerløkka.
- Rekesmørbrød — la tartine de crevettes fraîches à la mayonnaise et au citron, sur les quais d'Aker Brygge.
Durée et coût par style de voyage à Oslo Style Nuits Par jour et par personne Routard 2–3 89 € dont 48 € de nuit, 32 € de repas Équilibré 3–4 216 € dont 145 € de nuit, 58 € de repas Confort + 4–5 390 € dont 270 € de nuit, 100 € de repas Que faire à Oslo
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Le toit de l'Opéra Un bâtiment de marbre blanc qui sort du fjord comme une banquise, et dont le toit est une place publique en pente douce : on y monte librement jusqu'au faîte, on y pique-nique, on y regarde les ferries. C'est le geste qui a lancé la reconstruction du front de mer d'Oslo. Gratuit, et le meilleur point de vue sur le musée MUNCH d'en face.marchéEn savoir plus
Quand Oslo a décidé, au tournant des années 2000, de rendre son front de mer aux habitants, l'Opéra a été le premier geste : un bâtiment de marbre de Carrare et de verre qui semble glisser dans le fjord comme une plaque de banquise, et dont le toit est une rampe publique. Les architectes de Snøhetta ont voulu qu'on marche dessus, et l'on marche dessus — jusqu'au faîte, d'où l'on voit la ville, les collines et l'île aux tours du musée MUNCH.
Le toit est devenu ce que le parvis est ailleurs : on y lit, on y pique-nique, on y regarde partir les ferries. Les jours de grand froid, les habitants y descendent en luge. Dans l'eau devant, une sculpture de verre et d'acier de Monica Bonvicini flotte et tourne avec la marée, et l'on hésite sur ce qu'elle représente jusqu'à la lire d'un certain angle : un iceberg.
L'intérieur se visite aussi, librement au niveau du hall, avec son mur de chêne ondulé. Et si un spectacle t'attire, la salle est parmi les meilleures d'Europe du Nord — le bâtiment a été pensé de l'intérieur vers l'extérieur.
Gratuit 1 h -
Forteresse d'Akershus et Aker Brygge La forteresse médiévale qui a protégé Oslo pendant sept siècles, jamais prise, et dont l'enceinte est un parc gratuit au-dessus du port. En face, les anciens chantiers navals d'Aker Brygge sont devenus le quai des terrasses, et l'on marche de l'un à l'autre le long de l'eau en une demi-heure.marchéEn savoir plus
Akershus a été bâtie vers 1300 sur un promontoire qui commande le port, et elle a tenu tous les sièges — les Suédois s'y sont cassé les dents quatre fois. Christian IV, roi de Danemark et de Norvège, en a fait un château Renaissance après l'incendie de 1624, et a reconstruit la ville entière à ses pieds, en lui donnant son nom : Christiania, qu'Oslo a porté jusqu'en 1925.
L'enceinte est un parc, gratuit, avec des pelouses en pente vers le fjord, des canons et des soldats en uniforme qui montent la garde. C'est aussi un lieu de mémoire : les nazis y ont fusillé des résistants, et le musée de la Résistance, dans un bâtiment du fort, raconte les cinq ans d'occupation — il vaut le détour si le sujet t'intéresse.
En redescendant vers l'ouest, on passe l'hôtel de ville et l'on arrive à Aker Brygge, les anciens chantiers navals convertis en quai de restaurants et de terrasses. Tout Oslo y prend une bière au soleil, et c'est cher. Le ferry pour les musées de Bygdøy part d'un ponton juste à côté, devant l'hôtel de ville — il est compris dans le titre de transport.
Gratuit 1 h 30 -
Musée MUNCH Treize étages de tour penchée sur le fjord, ouverts en 2021 pour les vingt-six mille œuvres léguées par Munch à la ville. Trois versions du Cri y tournent en alternance dans une salle obscure — peinture, dessin, lithographie — pour ménager les pigments. ⚠️ Le billet est daté et horodaté ; le dernier étage a un bar avec la meilleure vue sur Oslo.cultureEn savoir plus
Edvard Munch a légué à Oslo tout ce qu'il possédait en mourant en 1944 : mille peintures, sept mille dessins, dix-huit mille estampes, empilés dans sa maison d'Ekely où il vivait seul avec ses tableaux qu'il appelait ses enfants. Le premier musée, dans un quartier de l'est, était devenu trop petit et trop peu sûr — deux versions du Cri y ont été volées, l'une en 1994, l'autre en 2004, toutes deux retrouvées. La tour de treize étages qui se penche vers le fjord depuis 2021 a été conçue pour tout montrer, et pour être vue de loin.
On y trouve trois Cris — une peinture, un dessin au crayon, une lithographie — exposés à tour de rôle dans une salle sombre, quelques minutes chacun, pour que la lumière ne les use pas. Mais le musée vaut surtout pour le reste : la Madone, la Puberté, les portraits de la sœur malade, et les grandes toiles tardives où il peint son jardin et son propre visage vieillissant sans complaisance.
Monte jusqu'en haut avant de redescendre : le dernier étage a une terrasse et un bar, et la vue sur l'Opéra, le fjord et les collines d'Ekeberg — d'où Munch a peint le ciel rouge du Cri — vaut une salle de plus.
19 € 2 h 30 -
Musée du Fram Le navire polaire le plus solide jamais construit, coque ronde pour se laisser soulever par la banquise plutôt que broyer. Nansen l'a laissé dériver trois ans dans l'Arctique, Amundsen l'a mené en Antarctique avant de partir au pôle Sud à pied. On monte à bord et l'on descend dans les cabines, glaciales même en été — c'est voulu.cultureEn savoir plus
Le Fram a été construit en 1892 pour une idée folle : se laisser prendre dans la banquise et dériver avec elle jusqu'au pôle Nord. Fridtjof Nansen avait compris, en lisant que des débris d'un navire américain broyé au large de la Sibérie avaient été retrouvés au Groenland, qu'un courant traversait l'Arctique. Il a donc commandé un bateau à coque arrondie, sans quille saillante, que la glace soulèverait au lieu de l'écraser. Ça a marché : trois ans de dérive, et personne de mort.
Le même navire a ensuite porté Otto Sverdrup dans l'Arctique canadien, puis Roald Amundsen en Antarctique en 1910 — la base d'où il est parti battre Scott au pôle Sud, à ski et en traîneau à chiens. Le bateau est aujourd'hui sous un toit en forme de tente, et l'on entre dedans : le carré avec son piano, les cabines minuscules, la cuisine, la cale où vivaient les chiens.
Le musée entretient un froid réel dans le navire, et une salle simule une nuit polaire avec ses aurores. Prends le temps de la galerie du haut, qui montre les vêtements de peau et les traîneaux : c'est là qu'on comprend que tout reposait sur ce que les Inuits avaient appris à ces hommes.
17 € 2 h -
Musée Kon-Tiki Le radeau de balsa sur lequel Thor Heyerdahl et cinq compagnons ont traversé le Pacifique en 1947, huit mille kilomètres en cent un jours, pour prouver qu'on pouvait peupler la Polynésie depuis le Pérou. La thèse était fausse, l'exploit est intact. Le Ra II en papyrus est dans la salle voisine. ⚠️ À deux minutes à pied du Fram : on enchaîne.cultureEn savoir plus
En 1947, Thor Heyerdahl, un zoologue norvégien de trente-deux ans qui ne savait pas nager, a fait construire au Pérou un radeau de neuf troncs de balsa attachés avec des cordes de chanvre, sans un clou, d'après les dessins des chroniqueurs espagnols. Avec cinq compagnons — dont un Suédois recruté dans un bar — il s'est laissé porter par le courant de Humboldt et les alizés pendant cent un jours, jusqu'à s'échouer sur un récif des Tuamotu. Le radeau est ici, avec les mêmes troncs.
Il voulait prouver que la Polynésie avait pu être peuplée depuis l'Amérique du Sud. La génétique a tranché depuis dans l'autre sens — les Polynésiens viennent d'Asie, même si des contacts avec l'Amérique ont eu lieu. Le musée le dit honnêtement, et c'est ce qui le rend intéressant : l'exploit reste entier alors que la thèse s'est effondrée.
Dans la salle voisine, le Ra II, un bateau de papyrus construit par des Boliviens du lac Titicaca, a traversé l'Atlantique en 1970. Regarde sous le Kon-Tiki : le requin-baleine grandeur nature reproduit celui qui a suivi le radeau pendant des jours.
17 € 1 h 30 -
Parc Vigeland et son musée Deux cent douze sculptures de bronze et de granit d'un seul homme, Gustav Vigeland, disposées le long d'un axe de huit cents mètres : le pont aux figures, la fontaine, le Monolithe de cent vingt et un corps enlacés taillés dans un seul bloc. ⚠️ Le parc est gratuit et ouvert en permanence ; le musée à côté, où il a vécu et travaillé, est payant et montre les plâtres.cultureEn savoir plus
Gustav Vigeland a passé les vingt dernières années de sa vie à peupler un parc d'Oslo de ses sculptures, et la ville lui a payé un atelier, une maison et des assistants en échange de tout ce qu'il produirait. Le résultat est un axe de huit cents mètres : une grille, un pont bordé de cinquante-huit bronzes, une fontaine portée par six géants, et au sommet le Monolithe — cent vingt et un corps enchevêtrés qui montent vers le ciel, taillés dans un seul bloc de granit de quatorze mètres par trois tailleurs de pierre pendant quatorze ans.
Aucune figure n'est habillée, aucune n'est un dieu ou un héros : ce sont des enfants, des vieillards, des couples, des gens qui portent d'autres gens. Le petit garçon en colère du pont, Sinnataggen, est devenu l'emblème d'Oslo ; sa main gauche brille d'avoir été touchée.
Le parc est ouvert jour et nuit, et les Norvégiens y courent, y pique-niquent et s'y baignent dans les jets de la fontaine. Le musée, de l'autre côté de la rue, est l'atelier lui-même, avec les plâtres grandeur nature et l'appartement de l'artiste au premier étage.
11 € 2 h -
Tremplin et musée du ski de Holmenkollen Le tremplin de saut à ski qui domine Oslo, reconstruit en acier en 2010, et le plus vieux musée du ski du monde à son pied — skis de quatre mille ans, équipement d'Amundsen, tenues des champions. L'ascenseur monte au sommet de la piste d'élan : la vue plonge sur la ville et le fjord. ⚠️ Le métro 1 y monte en trente minutes, et la ligne vaut la promenade.cultureEn savoir plus
Le premier concours de saut a eu lieu sur cette colline en 1892, devant douze mille spectateurs venus à pied dans la neige, et le tremplin a été reconstruit dix-neuf fois depuis. Le dernier, en acier et en verre, date de 2010 : une lame courbe qui se termine dans le vide, visible de toute la ville, et dont la plateforme de départ se rejoint par un ascenseur. De là-haut, on voit ce que voit un sauteur avant de s'élancer, et l'on comprend pourquoi ils ne regardent pas.
Le musée, sous le tremplin, est le plus ancien musée du ski du monde. Il montre un ski de quatre mille ans trouvé dans une tourbière, les raquettes et les traîneaux des expéditions polaires de Nansen et d'Amundsen, et les combinaisons des champions norvégiens — dans un pays où le ski de fond est une religion d'État et où l'on dit que les enfants naissent avec des skis aux pieds.
Monte par le métro 1 jusqu'à la station Holmenkollen : la ligne grimpe dans la forêt, et depuis le tremplin des sentiers partent vers les lacs de la Marka. Le dimanche, la moitié d'Oslo est là-haut, en famille.
19 € 2 h 30 -
Musée folklorique norvégien Cent soixante bâtiments démontés dans tout le pays et remontés sur la presqu'île de Bygdøy : fermes de bois, greniers sur pilotis, un quartier de ville et une église en bois debout du XIIIᵉ siècle venue de Gol. ⚠️ En été, des guides en costume font le pain et racontent les fermes ; c'est le musée qu'il faut voir avant de partir vers les fjords, pour comprendre les maisons qu'on y croisera.cultureEn savoir plus
Cent soixante bâtiments démontés dans tout le pays entre 1894 et aujourd'hui, et remontés poutre par poutre sur la presqu'île de Bygdøy : des fermes du Telemark aux murs peints de rosaces, des greniers sur pilotis à toits d'herbe, une rue de bourg avec sa pharmacie et sa station-service, un immeuble d'Oslo dont chaque appartement raconte une décennie, jusqu'au salon pakistanais des années 2000.
La pièce maîtresse est l'église en bois debout de Gol, bâtie vers 1200 dans une vallée du Hallingdal et rachetée par le roi Oscar II quand la paroisse voulait la démolir. Ses toits en écailles et ses dragons de faîtage sont l'image même de la Norvège médiévale, et c'est la seule que tu verras avant Borgund, sur la route de Flåm.
L'été, les fermes sont habitées : on y cuit le lefse sur la plaque, on y file la laine, on y danse le samedi. Entre les bâtiments, des animaux des races anciennes — chèvres, moutons à cornes, chevaux fjord. Prévois des chaussures : le site est grand, en pente, et l'on y marche des heures sans s'en rendre compte.
19 € 2 h 30 -
Centre Nobel de la paix L'ancienne gare de l'ouest, face à l'hôtel de ville où le prix est remis chaque 10 décembre, raconte les lauréats et les conflits qu'ils ont traversés — avec une salle de lumières où chaque lauréat a son écran. Court, dense, et souvent bouleversant.cultureEn savoir plus
Alfred Nobel, l'inventeur suédois de la dynamite, a laissé dans son testament un détail que personne n'explique tout à fait : le prix de la paix serait décerné non par la Suède, mais par un comité nommé par le parlement norvégien. La Norvège était alors unie à la Suède sous le même roi ; elle a gardé le prix après la séparation de 1905, et il est remis chaque 10 décembre dans l'hôtel de ville, de l'autre côté de la place.
Le centre occupe l'ancienne gare de l'Ouest, une petite gare de pierre jaune. Il ne montre pas de médailles : il raconte les lauréats et les conflits qu'ils ont traversés, avec une exposition qui change chaque année autour du prix du moment. La salle la plus frappante est un jardin de tiges lumineuses où chaque lauréat a son écran, depuis Henri Dunant en 1901.
Compte une heure et demie, pas plus, et va-y plutôt en début de séjour : on comprend mieux ensuite pourquoi ce petit pays se prend pour un médiateur du monde — Oslo a accueilli les négociations israélo-palestiniennes de 1993, et beaucoup d'autres depuis.
17 € 1 h 30 -
Musée national Le plus grand musée d'art des pays nordiques, ouvert en 2022 sur le port : le Cri de Munch dans sa version peinte de 1893, les paysages romantiques de Dahl, le design scandinave, et une « salle de lumière » d'albâtre au dernier étage. ⚠️ Gratuit sous 18 ans ; l'été, prendre un créneau à l'avance.cultureEn savoir plus
Ouvert en 2022 sur le front de mer, à côté du Centre Nobel, c'est le plus grand musée d'art des pays nordiques : les collections de l'ancienne Galerie nationale, du musée des arts décoratifs et du musée d'architecture réunies dans un bloc de schiste gris de treize mille mètres carrés. Au dernier étage, la salle de lumière — un toit d'albâtre qui laisse passer le jour — accueille les expositions temporaires et se voit de toute la baie, allumée le soir.
La salle Munch garde la version peinte du Cri de 1893, la première, avec la Madone et la Danse de la vie ; c'est celle-ci que la plupart des gens ont en tête. Autour, les paysages de Johan Christian Dahl, qui a inventé la peinture de la Norvège au XIXᵉ siècle, les intérieurs de Harriet Backer, et une aile entière de design scandinave, du mobilier aux textiles.
Le musée est très fréquenté l'été ; les créneaux se réservent en ligne. Si tu dois choisir entre ici et le musée MUNCH, prends celui-ci pour la vue d'ensemble de l'art norvégien, l'autre pour Munch seul.
Payant 2 h 30
Où dormir à Oslo
- Appartement à Frogner appartement premium 260 € / nuit
- Hôtel design sur le fjord, Bjørvika hotel premium 310 € / nuit
- Hôtel à Sentrum hotel confort 160 € / nuit
- Lit en dortoir près de la gare auberge routard 42 € / nuit
- Chambre chez l'habitant à Grünerløkka habitant routard 95 € / nuit
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2. Lillehammer
La ville des Jeux de 1994, sur le plus grand lac du pays
La ville des Jeux de 1994 sur la rive du Mjøsa, le plus grand lac du pays : les tremplins dominent toujours la ville, et Maihaugen — deux cents bâtiments de bois remontés sur une colline — est le plus grand musée de plein air de Norvège. Une étape courte, en train, qui coupe la route vers Geiranger.
En savoir plus sur Lillehammer
Lillehammer est une petite ville de bois posée sur la rive du Mjøsa, le plus grand lac de Norvège, et l'entrée du Gudbrandsdal — la vallée qui mène vers les montagnes de l'Ouest. On y vient pour deux raisons : les Jeux olympiques d'hiver de 1994, dont les tremplins dominent encore la ville, et Maihaugen, le plus grand musée de plein air du pays, deux cents bâtiments remontés sur une colline avec leurs fermes, leur église en bois debout et leur rue de ville des années 1900.
La rue principale, Storgata, est une des mieux conservées de Norvège, avec ses maisons de bois peintes et ses cafés. ⚠️ C'est une étape courte, une nuit ou deux, qui coupe la route entre Oslo et Geiranger et se fait en train — c'est d'ailleurs la seule des étapes de l'intérieur à être sur une ligne principale.
En juin, le lac est encore froid ; en septembre, la vallée prend les couleurs de l'automne et Maihaugen ferme ses fermes animées. Le télésiège du tremplin monte à la tour de départ des sauteurs, d'où l'on voit toute la ville et le lac.
À table
- Rømmegrøt — la bouillie de crème aigre au sucre et à la cannelle, avec du saucisson sec, dans les fermes de Maihaugen.
- Lefse — la galette de pomme de terre roulée au beurre et au sucre, spécialité du Gudbrandsdal.
- Brunost du Gudbrandsdal — c'est ici que le fromage brun a été inventé, au XIXᵉ siècle, dans une ferme de la vallée.
- Truite du Mjøsa — le grand lac en regorge ; fumée ou poêlée dans les restaurants de Storgata.
Durée et coût par style de voyage à Lillehammer Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–1 79 € dont 45 € de nuit, 28 € de repas Équilibré 2–2 184 € dont 125 € de nuit, 50 € de repas Confort + 3–3 332 € dont 230 € de nuit, 88 € de repas Que faire à Lillehammer
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Storgata et la rive du Mjøsa La rue piétonne aux maisons de bois peintes, l'une des mieux conservées du pays, descend vers le lac. En été, le Skibladner — le plus vieux bateau à aubes encore en service au monde, lancé en 1856 — accoste au ponton : on le voit passer, blanc, au milieu du lac.marchéEn savoir plus
Storgata est la rue piétonne de Lillehammer, une des rues de bois les mieux conservées de Norvège : des maisons basses peintes en ocre, en rouge et en blanc, avec des cafés, des boutiques de sport et le petit cinéma. Le peintre Frederik Collett y a vécu et peint ces mêmes façades en 1900 — on retrouve ses toiles au musée d'art, à côté.
La rue descend vers le lac Mjøsa, le plus grand du pays, cent dix-sept kilomètres de long et quatre cent cinquante mètres de profondeur, gelé l'hiver et froid l'été. Sur la rive, une promenade, une plage de galets et un ponton où accoste le Skibladner, un bateau à aubes lancé en 1856 qui fait toujours la navette entre les villes du lac de juin à août, avec son saumon servi à bord — le plus vieux bateau à aubes encore en service régulier au monde.
C'est une étape sans monument, faite pour marcher une fin de journée : la rue, le lac, un café. Le lendemain matin, la route des fjords commence.
Gratuit 1 h 30 -
Maihaugen et le musée olympique Deux cents bâtiments de tout le Gudbrandsdal remontés sur une colline : fermes du XVIIᵉ siècle, église en bois debout de Garmo, une rue de ville des années 1900 et une maison des années 1990 avec sa télévision. ⚠️ En été, les fermes sont habitées par des guides en costume qui cuisinent et racontent ; hors saison, seuls les bâtiments se visitent. Le billet donne aussi le musée olympique, à cinq minutes.cultureEn savoir plus
Anders Sandvig était dentiste à Lillehammer à la fin du XIXᵉ siècle, et il rachetait les vieilles fermes que les paysans du Gudbrandsdal démolissaient pour construire moderne. Il les a remontées d'abord dans son jardin, puis sur la colline de Maihaugen, jusqu'à en avoir deux cents : fermes à cour fermée du XVIIᵉ siècle, greniers sur pilotis, chalets d'alpage, un presbytère, et l'église en bois debout de Garmo, vieille de huit cents ans, remontée ici en 1921.
Le musée a ensuite ajouté une rue de bourg des années 1900 — avec sa pharmacie, son école, son photographe — et un quartier de maisons du XXᵉ siècle, une par décennie, jusqu'aux années 1990, où l'on retrouve la télévision et le canapé de son enfance. C'est ce qui rend l'endroit différent d'un simple musée de fermes : il raconte comment on a vécu ici jusqu'à hier.
L'été, les guides en costume habitent les fermes et cuisinent. Le billet ouvre aussi le musée olympique, à cinq minutes, qui raconte les Jeux de 1994 — les mieux réussis de l'histoire, dit le CIO — avec la torche, les combinaisons et la médaille d'or du patineur Koss.
22 € 3 h -
Télésiège et tour du tremplin de Lysgårdsbakkene Le grand tremplin des Jeux de 1994, où la flamme est entrée à ski. Le télésiège monte à la tour de départ des sauteurs ; de la terrasse, la ville et le lac Mjøsa sont sous les pieds. ⚠️ On peut aussi monter par les 936 marches de l'escalier, qui suivent la piste d'atterrissage — la vue est la même, les cuisses non.cultureEn savoir plus
Le tremplin a été construit pour les Jeux de 1994, et c'est ici que la cérémonie d'ouverture a eu lieu : la flamme est arrivée dans les mains d'un sauteur qui s'est élancé avec elle, torche au poing, devant trente-cinq mille personnes assises dans la neige. On voit encore les gradins taillés dans la pente, et la tour d'arrivée qui domine la ville.
Le télésiège monte le long de la piste d'atterrissage jusqu'à la tour de départ des sauteurs, à cent trente-six mètres au-dessus du bas de la colline. De la terrasse, on a Lillehammer, le lac Mjøsa qui s'étire vers le sud et les montagnes du Gudbrandsdal. L'été, les sauteurs s'entraînent sur le revêtement plastique arrosé — les voir partir depuis la tour est plus impressionnant qu'à la télévision.
Si tu as les jambes, redescends par l'escalier de 936 marches qui suit la piste : la boutique du bas porte ce nombre en enseigne. Et si tu veux comprendre ce qu'on ressent en haut, le simulateur de saut au musée olympique le fait très bien, sans risque.
6 € 1 h 30 -
Bjerkebæk, la maison de Sigrid Undset Les deux maisons de bois où la romancière, prix Nobel 1928, a écrit ses grands cycles médiévaux, avec son jardin de plantes anciennes. ⚠️ Fait partie des musées de Lillehammer ; ouverture saisonnière, se renseigner sur le billet commun avec Maihaugen.cultureEn savoir plus
Sigrid Undset a reçu le prix Nobel de littérature en 1928 pour Kristin Lavransdatter, une trilogie médiévale qu'elle a écrite ici, dans deux vieilles maisons de bois du Gudbrandsdal qu'elle avait fait démonter et remonter au bord d'un ruisseau de Lillehammer. Elle y a vécu de 1919 à sa mort en 1949, élevé ses enfants, cultivé un jardin de plantes anciennes, et fui les nazis en 1940 par la Suède, l'URSS, le Japon et l'Amérique — ses livres brûlaient en Allemagne.
Les maisons ont été rouvertes en 2007 avec son mobilier, sa bibliothèque et ses objets, comme si elle venait de sortir. On y sent une femme catholique convertie dans un pays luthérien, sévère avec elle-même, qui écrivait la nuit.
La visite est courte, et elle vaut surtout si tu as lu Kristin ; sinon, le jardin et le calme du ruisseau suffisent. Renseigne-toi sur l'ouverture, qui suit les saisons du musée.
15 € 1 h 30
Où dormir à Lillehammer
- Hôtel historique face au Mjøsa hotel premium 240 € / nuit
- Chalet dans la vallée villa premium 220 € / nuit
- Hôtel sur Storgata hotel confort 135 € / nuit
- Lit en dortoir en ville auberge routard 40 € / nuit
- Chambre chez l'habitant au bord du lac habitant routard 85 € / nuit
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3. Geiranger
Le fjord le plus photographié du pays, au fond d'une vallée fermée
Un village de deux cent cinquante habitants au fond d'un fjord classé au patrimoine mondial : parois de mille mètres, cascades qui tombent dans l'eau, fermes abandonnées sur des vires. On y arrive par les lacets de Dalsnibba ou par le ferry d'Hellesylt. ⚠️ Routes de montagne fermées d'octobre à mai ; Trollstigen est rouverte depuis avril 2026.
En savoir plus sur Geiranger
Geiranger est un village de deux cent cinquante habitants au fond d'un fjord de quinze kilomètres, si étroit et si profond qu'il est classé au patrimoine mondial avec le Nærøyfjord. Les parois font mille mètres, les cascades des Sept Sœurs et du Prétendant tombent directement dans l'eau, et des fermes abandonnées s'accrochent à des vires où l'on hissait les vaches à la corde.
On y arrive par le haut, et c'est le spectacle : la route descend en lacets depuis Dalsnibba, à mille cinq cents mètres, avec le fjord qui apparaît à chaque virage — Flydalsjuvet, puis le village. Ou par le bas, en ferry depuis Hellesylt, ce qui est la façon la plus simple d'en voir les parois. ⚠️ Depuis 2026, seuls les bateaux sans émissions naviguent dans le fjord ; les paquebots qui l'encombraient ont disparu du fond, et le village s'en trouve mieux.
⚠️ Une nuit suffit, deux si l'on marche : le sentier de Storseterfossen passe derrière une cascade, celui de Skageflå monte à une ferme suspendue au-dessus du fjord. Trollstigen, la route à onze lacets, est un détour d'une demi-journée vers le nord — rouverte depuis avril 2026 après deux ans de travaux contre les chutes de pierres.
À table
- Geitost de Geiranger — le fromage de chèvre brun des fermes du fjord, vendu à la ferme et dans la boutique du village.
- Fenalår — le gigot de mouton salé et séché, tranché fin, sur une planche avec du pain plat, dans les auberges.
- Svele — la crêpe épaisse au beurre et au sucre servie sur les ferries du Storfjord, avec un café.
- Fraises de Valldal — la vallée voisine en est la capitale ; en juillet, sur les stands de la route de Trollstigen.
Durée et coût par style de voyage à Geiranger Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–1 83 € dont 50 € de nuit, 28 € de repas Équilibré 2–2 200 € dont 140 € de nuit, 52 € de repas Confort + 3–3 362 € dont 260 € de nuit, 90 € de repas Que faire à Geiranger
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Flydalsjuvet et Ørnesvingen Les deux belvédères gratuits de la route : Flydalsjuvet au-dessus du village, sur la route de Dalsnibba, avec le rocher qui avance dans le vide ; Ørnesvingen, le « virage de l'aigle », au sommet des onze lacets de la route du nord, face aux Sept Sœurs. ⚠️ Les cars s'y arrêtent entre dix heures et quinze heures ; le soir, on y est seul.natureEn savoir plus
Ces deux points de vue sont sur les deux routes qui entrent dans Geiranger, et ils encadrent le village. Flydalsjuvet est sur la route du sud, celle de Dalsnibba, à quatre kilomètres : un rocher plat qui avance au-dessus du ravin, avec le village et le fjord derrière — c'est l'image des cartes postales depuis un siècle, et une plateforme aménagée en contrebas évite désormais de marcher au bord.
Ørnesvingen, le virage de l'aigle, est au sommet des onze lacets de la route du nord, celle qui monte vers Eidsdal et le ferry. Un balcon d'acier surplombe le fjord de six cents mètres, exactement en face des Sept Sœurs, avec une petite cascade qui coule sous les pieds. Le nom vient des aigles qui nichaient dans la paroi ; on en voit encore.
Les deux sont gratuits et à quelques minutes du village. Entre dix heures et quinze heures, les cars des paquebots s'y succèdent ; en fin de journée, quand les bateaux sont partis, on y est seul avec la lumière rasante, et c'est là qu'il faut y aller.
Gratuit 1 h -
Randonnée à Storseterfossen Un sentier de deux heures aller-retour depuis la ferme de Westerås, qui passe derrière le rideau d'une cascade : on marche dans une niche de rocher avec l'eau qui tombe devant soi. ⚠️ Le sol est mouillé et glissant dans la niche ; des chaussures qui tiennent, pas des baskets.sportEn savoir plus
Le sentier part de la ferme de Westerås, au-dessus du village, où une famille tient un café dans la grange. Il monte en forêt puis en alpage, avec le fjord qui s'ouvre dans le dos à chaque virage, jusqu'à la cascade de Storseterfossen. Là, le chemin passe derrière le rideau d'eau : on avance dans une niche creusée dans la roche, avec la chute qui tombe à un mètre devant soi, et l'on ressort de l'autre côté.
C'est une des rares cascades de Norvège qu'on traverse ainsi, et l'une des plus accessibles : deux heures aller-retour, quelques centaines de mètres de dénivelé, balisage rouge. Le sol de la niche est mouillé en permanence et glissant ; des chaussures à semelle crantée sont nécessaires, et la balustrade n'est pas là pour faire joli.
Le même départ mène, plus loin, à Løsta, un belvédère sur le fjord et le village. Si tu enchaînes les deux, compte la demi-journée, et redescends prendre un café à la ferme — c'est là qu'on goûte le fromage de chèvre de Geiranger.
Gratuit 2 h 30 -
La route de Trollstigen Onze lacets à neuf pour cent taillés dans la paroi en 1936, une cascade qui passe sous la route, et une plateforme de verre au sommet. C'est un détour d'une demi-journée vers le nord, par le ferry d'Eidsdal et la vallée de Valldal. ⚠️ Rouverte en avril 2026 après deux ans de fermeture pour sécurisation ; fermée chaque hiver, et des fermetures courtes restent possibles.natureEn savoir plus
Onze lacets à neuf pour cent, taillés dans une paroi de six cents mètres, ouverts par le roi Haakon VII en 1936 après huit ans de travaux à la main. Au milieu, la cascade de Stigfossen passe sous un pont de pierre. Le nom veut dire l'échelle des trolls, et l'on comprend en montant : la route paraît impossible d'en bas, et d'en haut, depuis la plateforme d'acier qui s'avance sur le vide, on voit les voitures descendre comme des jouets.
En juin 2024, des éboulements ont fermé la route, et elle est restée close deux étés, le temps de purger les parois et de poser des filets. Elle a rouvert en avril 2026, plus tôt qu'elle n'avait jamais ouvert. Elle reste fermée l'hiver, de la première neige à la fin du déneigement, et des fermetures courtes sont possibles en cas de pluie forte.
Depuis Geiranger, c'est un détour d'une demi-journée par le ferry d'Eidsdal et la vallée de Valldal, où l'on vend des fraises en juillet. La descente se fait vers Åndalsnes ; on revient par le même chemin ou l'on continue vers Ålesund par la côte. Les camping-cars y sont lents et nombreux entre onze heures et seize heures.
Gratuit 4 h -
Croisière sur le Geirangerfjord Soixante-quinze minutes ou deux heures sous les parois, au pied des Sept Sœurs, du Prétendant et de la ferme de Skageflå. Depuis 2026, les bateaux sont électriques et silencieux : on entend les cascades. ⚠️ Le prix affiché est le plancher, il monte en juillet-août ; réserver la veille en saison, et se placer à bâbord au départ pour avoir les cascades du bon côté.natureEn savoir plus
Le fjord fait quinze kilomètres du village jusqu'au point où il rejoint le Sunnylvsfjord, et tout se passe sur ses parois : les Sept Sœurs, sept filets d'eau qui tombent côte à côte de deux cent cinquante mètres, et en face le Prétendant, une cascade seule qui, dit la légende, a demandé chacune des sœurs en mariage et bu de dépit — d'où la bouteille que dessine sa chute. Plus loin, le Voile de la mariée s'évapore avant d'atteindre l'eau.
Le bateau passe aussi sous les fermes abandonnées : Skageflå, perchée à deux cent cinquante mètres sur une vire, où l'on hissait les vaches à la corde et où les enfants étaient attachés pour ne pas tomber ; Knivsflå, sous les Sept Sœurs, quittée en 1898 à cause des chutes de pierres. Le roi et la reine y ont fêté leurs noces d'argent en 1993, en montant à pied.
Depuis 2026, les bateaux du fjord classé sont électriques, et le silence change tout : on entend l'eau tomber. Place-toi sur le pont extérieur, à gauche en partant du village, et garde un coupe-vent — au pied des cascades, l'air descend.
56 € 1 h 30 -
Dalsnibba et le Geiranger Skywalk La route à péage grimpe en lacets jusqu'à mille cinq cents mètres, où une plateforme de verre surplombe le fjord de toute sa hauteur — le plus haut point de vue sur un fjord accessible en voiture. ⚠️ Le péage est par voiture, pas par personne : à deux, comptez la moitié. Ouvert de mai à octobre seulement, et souvent dans les nuages le matin.natureEn savoir plus
La route de Dalsnibba a été ouverte en 1939 pour amener les touristes des paquebots au sommet, et elle n'a pas changé de nature : cinq kilomètres de lacets à péage, depuis le col de Djupvatnet, jusqu'à un sommet de mille cinq cents mètres où la neige tient jusqu'en juillet. Là-haut, une plateforme d'acier et de verre s'avance au-dessus du vide, et l'on voit tout : le fjord mille cinq cents mètres plus bas, le village en miniature, les paquebots comme des jouets, et les montagnes du Sunnmøre jusqu'à l'horizon.
C'est le plus haut belvédère sur un fjord accessible en voiture, et l'on y accède aussi en bus depuis Geiranger l'été. Le péage se paie à une barrière automatique, par voiture, ce qui le rend bon marché à plusieurs et cher tout seul.
Le matin, le sommet est souvent dans les nuages ; regarde la webcam avant de monter, et préfère la fin d'après-midi. La route est fermée d'octobre à mai. Sur le chemin, le lac de Djupvatnet, gelé jusqu'à juin, et l'hôtel de montagne au col méritent un arrêt.
31 € 2 h -
Centre norvégien des fjords Le centre d'interprétation du site classé : comment les fjords se sont creusés, comment on vivait dans les fermes des parois, et pourquoi le mont Åkerneset, qui s'effondrera un jour dans le fjord voisin, est surveillé jour et nuit. ⚠️ C'est le seul endroit qui explique la vague attendue — et le film norvégien qui l'a mise en scène.cultureEn savoir plus
Le centre a été construit quand le Geirangerfjord et le Nærøyfjord sont entrés au patrimoine mondial, en 2005, pour expliquer ce qu'on regarde : comment les glaciers ont creusé, sur deux millions d'années, ces auges de mille mètres de profondeur que la mer a ensuite envahies ; comment on a vécu sur les fermes des parois, avec l'échelle qu'on remontait quand le percepteur arrivait ; et comment on quitte un lieu pareil.
La partie la plus marquante concerne le mont Åkerneset, dans le fjord voisin de Tafjord : une fissure de plusieurs centaines de mètres qui s'élargit chaque année, surveillée par des capteurs jour et nuit, et dont l'effondrement provoquera une vague de plusieurs dizaines de mètres. Le village de Geiranger a un plan d'évacuation, et le film norvégien Bølgen a mis en scène exactement ce scénario. Le centre l'explique sans dramatiser.
Compte une heure et demie, de préférence avant la croisière : on regarde ensuite les parois autrement. Il y a un bon café et une vue sur le fjord depuis la terrasse.
15 € 1 h 30
Où dormir à Geiranger
- Hôtel historique avec vue sur le fjord hotel premium 290 € / nuit
- Chalet sur les hauteurs villa premium 230 € / nuit
- Hôtel dans le village hotel confort 150 € / nuit
- Lit en dortoir au camping du fjord auberge routard 45 € / nuit
- Cabane de camping au bord de l'eau auberge routard 90 € / nuit
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4. Ålesund
Une ville Art nouveau reconstruite en trois ans sur des îlots
Brûlée en une nuit en 1904, reconstruite en trois ans en pierre et en Art nouveau : une ville entière de tourelles et de façades ornées sur trois îlots. On la voit d'en haut depuis les 418 marches du mont Aksla. Port de la morue séchée depuis trois siècles, et l'un des grands aquariums d'Europe du Nord sur la pointe ouest.
En savoir plus sur Ålesund
Ålesund a brûlé en une nuit, en janvier 1904 : dix mille habitants dehors dans la tempête, huit cents maisons de bois parties en fumée. La ville a été reconstruite en trois ans, en pierre, dans le style de l'époque — le Jugendstil — par de jeunes architectes norvégiens formés en Allemagne, et l'empereur Guillaume II, qui y passait ses vacances, a envoyé des navires de secours. Le résultat est unique en Europe : une ville entière de tourelles, de façades ornées et de portails sculptés, posée sur trois îlots reliés par des ponts.
On la voit d'en haut depuis le mont Aksla, quatre cent dix-huit marches au-dessus du parc, avec l'archipel et les montagnes de Sunnmøre derrière. C'est l'image qu'on garde.
⚠️ Ålesund est une ville de pêche avant d'être une ville d'architecture : le port exporte la morue séchée depuis trois siècles, et l'aquarium de l'Atlantique, sur la pointe ouest, est l'un des plus grands d'Europe du Nord. Deux nuits permettent d'ajouter l'île de Godøy et son phare d'Alnes, ou de partir tôt vers le sud par les ferries du Storfjord — la route vers Flåm est longue.
À table
- Bacalao — la morue séchée mijotée à la tomate, aux oignons et aux olives, héritage du commerce avec l'Espagne ; c'est le plat de la ville.
- Klippfisk — la morue salée et séchée sur les rochers, exportée d'ici depuis trois siècles, en beignets ou en gratin.
- Crevettes du Storfjord — décortiquées à la main sur le quai, avec du pain et de la mayonnaise.
- Skreimølje — le cabillaud d'hiver avec son foie et ses œufs, de janvier à avril, dans les restaurants du port.
Durée et coût par style de voyage à Ålesund Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 80 € dont 46 € de nuit, 28 € de repas Équilibré 2–3 192 € dont 130 € de nuit, 52 € de repas Confort + 3–3 344 € dont 240 € de nuit, 90 € de repas Que faire à Ålesund
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Le mont Aksla et ses 418 marches L'escalier part du parc de la ville et monte au belvédère de Fjellstua : la ville Art nouveau sur ses îlots, l'archipel, les montagnes de Sunnmøre. C'est la photo d'Ålesund, et elle ne coûte rien. ⚠️ Le soir d'été, vers vingt-deux heures, la lumière rasante est la meilleure ; une route monte aussi pour ceux qui ne veulent pas des marches.sportEn savoir plus
L'escalier part du parc de la ville, derrière la statue de Rollon — le Viking parti d'ici pour fonder la Normandie, dont Rouen a offert une copie de sa statue en 1911. Quatre cent dix-huit marches en zigzag dans les arbres, et l'on débouche sur le belvédère de Fjellstua, à cent quatre-vingt-neuf mètres : la ville Art nouveau sur ses îlots, le canal de Brosundet, les toits de tourelles, l'archipel plat vers l'ouest et, derrière, les montagnes déchiquetées du Sunnmøre.
C'est la photo d'Ålesund, celle de tous les guides, et elle ne coûte rien. Une route y monte aussi, avec un parking, pour ceux qui ne veulent pas de l'escalier, et un restaurant au sommet.
Le meilleur moment est le soir de juin ou de juillet, vers vingt-deux heures, quand le soleil rase l'archipel et que la ville s'allume sans qu'il fasse nuit. Le matin, les cars des paquebots sont là. Un sentier continue derrière le belvédère vers le sommet de la colline et le vieux poste de guet.
Gratuit 1 h 30 -
Balade Art nouveau dans le centre Kongens gate, Apotekergata et le canal de Brosundet : les façades de 1904-1907 se lisent maison par maison — dragons, tournesols, visages sculptés, chaque architecte ayant signé son immeuble d'un motif. Le port intérieur, avec ses entrepôts sur l'eau, est le plus beau tronçon. Gratuit, et l'on fait le tour en une heure.marchéEn savoir plus
Le centre tient sur deux îlots reliés par des ponts, et il se parcourt en une heure. Commence par Kongens gate, la rue principale, où les immeubles de 1905 alignent leurs tourelles d'angle et leurs pignons ondulés ; regarde au-dessus des vitrines, c'est là que tout se passe. Chaque architecte a signé d'un motif : des dragons pour l'un, des tournesols pour l'autre, des visages de femmes aux cheveux flottants, et des runes ou des vikings pour ceux qui voulaient faire norvégien.
Descends ensuite Apotekergata jusqu'au canal de Brosundet, le port intérieur : les anciens entrepôts sur pilotis y ont les pieds dans l'eau, et l'un d'eux est devenu un hôtel où l'on dort dans un ancien phare posé au bout du quai. C'est le plus beau tronçon, surtout depuis le pont de Hellebroa, au coucher du soleil.
Le sommet de l'église d'Ålesund, en pierre grise, marque la fin de la ville ancienne. Et si tu veux la ville d'avant l'incendie, il n'en reste rien : une seule maison de bois a survécu, à l'écart du centre.
Gratuit 1 h 30 -
Godøy et le phare d'Alnes Une île reliée par des tunnels sous la mer, un village de pêcheurs face au large et un phare rouge et blanc sur une pointe de galets, avec un café dans la maison du gardien. ⚠️ Vingt-cinq minutes de route depuis Ålesund ; les tunnels sont à péage automatique, et le vent y est permanent — c'est l'endroit pour voir l'Atlantique de face.natureEn savoir plus
Godøy est la dernière île avant le large, à vingt-cinq minutes d'Ålesund par une route qui saute d'île en île puis plonge dans un tunnel sous la mer. Au bout, le village de pêcheurs d'Alnes, quelques maisons blanches serrées contre le vent, et un phare rouge et blanc de 1876 sur une pointe de galets, avec un café dans la maison du gardien qui sert des gaufres.
Rien à visiter au sens strict : on vient pour l'Atlantique de face, la lumière et le bruit, les oiseaux de mer, et le sentier qui suit la côte vers le nord entre les rochers polis. Par beau temps, on voit l'île de Runde et ses falaises à macareux, à l'horizon sud-ouest ; par gros temps, on reste au café.
Les tunnels de la route sont à péage automatique, lu sur la plaque, sans rien à faire. Un bus y va depuis Ålesund, moins souvent le week-end. Le soir de juin, quand le soleil descend sur la mer sans vraiment se coucher, c'est l'endroit du parcours où l'on se sent le plus loin de tout.
Gratuit 2 h 30 -
Jugendstilsenteret et KUBE Le centre de l'Art nouveau est installé dans l'ancienne pharmacie du Cygne, l'un des intérieurs les mieux conservés de la ville, avec un « voyage dans le temps » qui raconte l'incendie et la reconstruction. Le musée d'art KUBE est à côté, dans l'ancienne banque. ⚠️ Un seul billet pour les deux.cultureEn savoir plus
Dans la nuit du 23 janvier 1904, le feu a pris dans une usine de conserves d'Ålesund et le vent de tempête l'a poussé sur toute la ville : huit cent cinquante maisons de bois brûlées en seize heures, dix mille personnes dehors en plein hiver, une seule morte — elle était retournée chercher son argent. En trois ans, trois cent cinquante immeubles de pierre ont été bâtis par trente jeunes architectes dans le style du moment, l'Art nouveau, ce qui a fait d'Ålesund la ville la plus homogène d'Europe dans ce goût.
Le centre est installé dans l'ancienne pharmacie du Cygne, l'intérieur le mieux conservé de la ville, avec sa salle à manger de chêne sculpté. Une machine à voyager dans le temps, très bien faite, raconte l'incendie et la reconstruction en un quart d'heure. Le musée d'art KUBE est juste à côté, dans l'ancienne banque de Norvège, avec des expositions temporaires et une collection régionale.
Un seul billet pour les deux. Fais-le en premier : on lit ensuite les façades de la ville — dragons, tournesols, visages — comme on lit un livre dont on connaît l'histoire.
11 € 1 h 30 -
Atlanterhavsparken, l'aquarium de l'Atlantique Un aquarium creusé dans la roche à la pointe ouest de la ville, dont le grand bassin est un morceau de mer fermé où nagent les morues, les flétans et les loups de l'Atlantique. Les phoques et les manchots sont dehors, face au large. ⚠️ Le nourrissage des poissons par un plongeur est le moment à viser ; le bus 18 y va depuis le centre.natureEn savoir plus
L'aquarium a été creusé dans le rocher à la pointe ouest de la presqu'île, là où la ville s'arrête et où commence la mer. Son grand bassin n'est pas un aquarium au sens ordinaire : c'est un bras de mer fermé par une paroi de verre, alimenté par l'eau de l'Atlantique, où nagent les poissons de la côte — morues, flétans, loups de mer, raies — à la taille qu'ils atteignent en liberté. Un plongeur vient les nourrir à la main, et c'est le moment que tout le monde attend.
Dehors, sur les rochers face au large, vivent des phoques communs et une colonie de manchots de Humboldt — les seuls de Norvège — que l'on regarde depuis un sentier au bord de l'eau. Par gros temps, les vagues passent par-dessus.
Compte deux heures et demie, davantage avec des enfants, qui ont un bassin tactile. Le bus urbain y va depuis le centre en un quart d'heure, et le sentier côtier qui continue vers Tueneset, sous les canons allemands de la guerre, est une belle façon de rentrer à pied.
25 € 2 h 30
Où dormir à Ålesund
- Appartement dans une maison de 1905 appartement premium 210 € / nuit
- Hôtel de charme sur le port hotel premium 270 € / nuit
- Hôtel Art nouveau au bord du canal hotel confort 145 € / nuit
- Lit en dortoir au centre auberge routard 42 € / nuit
- Chambre chez l'habitant sur Aspøya habitant routard 90 € / nuit
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5. Flåm et le Nærøyfjord
Le train le plus raide du monde et le fjord le plus étroit
Un hameau au fond du Sognefjord, entre le train le plus raide du monde — la Flåmsbana, 864 m de dénivelé en vingt kilomètres — et le Nærøyfjord, classé au patrimoine mondial, 250 m de large entre des parois de 1 200 m. ⚠️ Complet des jours à l'avance en juillet ; Stegastein et l'église de Borgund sont à moins d'une heure.
En savoir plus sur Flåm et le Nærøyfjord
Flåm est un hameau de quatre cents habitants au fond de l'Aurlandsfjord, un bras du Sognefjord, le plus long et le plus profond de Norvège. Il vit de deux choses : la Flåmsbana, un train qui grimpe huit cent soixante-quatre mètres en vingt kilomètres jusqu'à la ligne d'Oslo à Bergen, avec des pentes de un pour dix-huit et vingt tunnels creusés à la main ; et le Nærøyfjord, à côté, classé au patrimoine mondial — deux cent cinquante mètres de large au plus étroit, entre des parois de mille deux cents mètres.
⚠️ En juillet, quand les paquebots sont à quai, le hameau reçoit dix fois sa population et le train est complet des jours à l'avance : on réserve, et l'on prend le premier départ du matin ou le dernier du soir. Le reste de l'année, c'est un village tranquille au bout de l'eau.
Deux nuits permettent le tour du fjord en bateau, le belvédère de Stegastein — une passerelle de bois qui avance de trente mètres au-dessus du vide, à six cent cinquante mètres — et l'église en bois debout de Borgund, la mieux conservée du pays, à quarante minutes de route vers l'est. C'est aussi l'étape où le train reprend ses droits : de Flåm, on monte à Myrdal et l'on redescend sur Bergen sans voiture.
À table
- Chèvre d'Undredal — le fromage de chèvre blanc et le brun du village de cent habitants au bord du Nærøyfjord, à la fromagerie du quai.
- Bière d'Ægir — la brasserie de Flåm, dans une maison de bois sombre au bord du fjord, brasse à l'anglaise depuis 2007.
- Saumon du Sognefjord — fumé ou en gravlaks, dans les restaurants du port.
- Rakfisk — la truite fermentée des vallées intérieures, servie l'hiver avec des oignons et de la crème : à goûter une fois, avec du courage.
Durée et coût par style de voyage à Flåm et le Nærøyfjord Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 82 € dont 48 € de nuit, 28 € de repas Équilibré 2–3 197 € dont 135 € de nuit, 52 € de repas Confort + 3–3 355 € dont 250 € de nuit, 90 € de repas Que faire à Flåm et le Nærøyfjord
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Belvédère de Stegastein Une passerelle de bois lamellé qui s'avance de trente mètres au-dessus du vide, à six cent cinquante mètres au-dessus de l'Aurlandsfjord, avec une paroi de verre au bout. Gratuit ; on y monte par une route de lacets depuis Aurland, à dix minutes de Flåm, ou par une navette en saison. ⚠️ La route continue vers le plateau d'Aurlandsfjellet, la « route des neiges », ouverte de juin à octobre.natureEn savoir plus
La passerelle a été posée en 2006 sur la route de montagne qui relie Aurland à Lærdal par le plateau, l'ancienne route avant le tunnel. Trente mètres de bois lamellé qui s'avancent depuis le virage et se courbent vers le bas, avec pour seule fin une paroi de verre : on marche jusqu'au bout et l'on regarde six cent cinquante mètres plus bas l'Aurlandsfjord, Aurland et ses champs, et Flåm tout au fond. Les architectes ont voulu qu'on ait la sensation de tomber ; c'est réussi.
C'est gratuit. La route grimpe depuis Aurland, à dix minutes de Flåm, par une dizaine de lacets ; elle continue ensuite vers le plateau de l'Aurlandsfjellet, à mille trois cents mètres, un désert de rochers et de neige qu'on traverse en une heure jusqu'à Lærdal — ouverte de juin à octobre seulement, et c'est une des plus belles routes du pays.
L'été, une navette monte depuis Flåm pour ceux qui n'ont pas de voiture. Le soir, la lumière vient d'en face et le fjord est doré ; le matin, il est dans l'ombre. Les cars des paquebots y sont en milieu de journée.
Gratuit 1 h 30 -
Musée de la Flåmsbana Dans l'ancienne gare, au bord du quai : comment on a creusé vingt tunnels à la main entre 1923 et 1940, avec une locomotive d'origine et les photos des ouvriers. Gratuit, et c'est ce qu'on regarde en attendant le train.cultureEn savoir plus
Installé dans l'ancienne gare de Flåm, au bord du quai où le train part, le musée raconte comment on a construit une ligne de vingt kilomètres qui monte de huit cents mètres en dix-sept ans, avec des ouvriers logés dans des baraques, des dynamitages à la main et un tunnel en spirale percé à l'intérieur de la montagne. Les photos d'époque montrent les hommes suspendus aux parois, et le matériel exposé — une locomotive électrique d'origine, des outils, des uniformes — n'a pas beaucoup changé jusqu'aux années 1990.
Il explique aussi ce que la ligne a changé : avant elle, Flåm était un hameau de fermiers au bout d'un fjord, joignable par bateau ; après, c'est devenu l'un des lieux les plus visités du pays.
C'est gratuit, ça prend une demi-heure, et c'est ce qu'on regarde en attendant le train ou le bateau — juste à côté du quai. Le magasin du musée est le seul endroit de Flåm où l'on trouve des livres sur la région.
Gratuit 1 h -
Vallée de Flåm à pied ou à vélo La vallée que le train remonte se descend à pied ou à vélo depuis Myrdal, ou se parcourt depuis le village jusqu'à la cascade de Brekkefossen, une heure de montée raide pour la vue sur le fjord. ⚠️ La descente complète depuis Myrdal fait vingt kilomètres et une demi-journée ; les vélos se louent au port.sportEn savoir plus
La vallée que la Flåmsbana remonte peut se descendre à pied ou à vélo par l'ancienne route de chantier, qui part de Myrdal, à côté de la gare, et rejoint Flåm en vingt kilomètres. Les premiers lacets, vingt et un virages sur une pente raide, se marchent à côté du vélo ; ensuite la piste suit la rivière entre les fermes, avec les cascades et les tunnels du train au-dessus. Compte trois heures à vélo, cinq à six à pied, et un pique-nique à la ferme de Kårdal, au bas des lacets.
Depuis le village, une marche plus courte monte à Brekkefossen : une heure de sentier raide dans la forêt, jusqu'au pied d'une cascade, avec le fjord, Flåm et les paquebots en contrebas. C'est la meilleure vue sur le village, et personne n'y monte.
Les vélos se louent au port de Flåm, et l'on peut les emporter dans le train jusqu'à Myrdal moyennant un billet vélo. Prends des freins en bon état : la descente des lacets est le seul passage technique, et c'est là que les gens tombent.
Gratuit 3 h -
La Flåmsbana Vingt kilomètres et huit cent soixante-quatre mètres de dénivelé entre le fjord et la gare de Myrdal, sur la ligne d'Oslo à Bergen : vingt tunnels, une pente de un pour dix-huit — la plus raide d'Europe sans crémaillère — et un arrêt devant la cascade de Kjosfossen. ⚠️ Prix « à partir de », plus cher en juillet-août ; réserver, et s'asseoir à gauche en montant pour la vallée.cultureEn savoir plus
Le train a été construit entre 1923 et 1940 pour relier le fjord à la ligne d'Oslo à Bergen, qui passe à Myrdal, huit cent soixante-quatre mètres plus haut. Vingt kilomètres de voie, vingt tunnels dont dix-huit creusés à la main, une pente de un pour dix-huit — la plus raide d'Europe pour un train à adhérence simple, sans crémaillère — et un tunnel en spirale à l'intérieur de la montagne pour gagner de la hauteur. Cinq systèmes de freins indépendants, dont un seul suffit à arrêter le train.
Le trajet dure une heure dans chaque sens, à vingt kilomètres à l'heure. La vallée se creuse sous les fenêtres, la rivière saute de cascade en cascade, et le train s'arrête devant Kjosfossen, où l'été une femme en rouge danse sur les rochers dans le bruit de la chute — une huldra, l'esprit de la forêt, jouée par une élève de l'école de danse. C'est kitsch, et tout le monde photographie.
Assieds-toi à gauche en montant, à droite en descendant : c'est le côté de la vallée. En juillet, les wagons sont pleins de passagers de paquebots ; le premier train du matin et le dernier du soir sont les seuls calmes. Depuis Myrdal, on peut redescendre à pied ou à vélo par l'ancienne route de chantier.
37 € 2 h -
Le Nærøyfjord en bateau et en bus Deux heures de bateau électrique entre Flåm et Gudvangen, par l'Aurlandsfjord puis le Nærøyfjord, le plus étroit des fjords classés : deux cent cinquante mètres de large, des chutes d'eau à chaque virage, le hameau d'Undredal et ses chèvres. Retour en bus par le tunnel. ⚠️ Prix « à partir de » ; en juillet, le dernier départ de l'après-midi est le moins chargé.natureEn savoir plus
Le bateau quitte Flåm par l'Aurlandsfjord, passe devant Undredal — cent habitants, cinq cents chèvres, la plus petite église en bois debout de Scandinavie encore en service — puis tourne dans le Nærøyfjord. Dix-huit kilomètres, deux cent cinquante mètres de large au plus étroit, des parois qui montent à mille deux cents mètres et des cascades qui tombent directement dans l'eau, avec des hameaux sans route où le courrier arrive encore par bateau. Il est classé au patrimoine mondial avec Geiranger, et c'est le plus étroit des deux.
Le bateau est électrique et silencieux depuis quelques années ; on entend les cascades et les chèvres. Il accoste à Gudvangen, au fond, d'où un bus ramène à Flåm par le tunnel en vingt minutes — c'est le principe de l'aller-retour, et le bus se réserve avec le bateau.
Le fjord est plus beau par temps gris que par grand soleil : les nuages s'accrochent aux parois et les cascades doublent après la pluie. Reste sur le pont, avec un bonnet même en août, et place-toi à l'avant à bâbord : au passage le plus étroit, les deux rives sont à portée de voix.
59 € 4 h -
Église en bois debout de Borgund La mieux conservée des vingt-huit églises en bois debout de Norvège, bâtie vers 1180 et jamais modifiée : toits en écailles superposés, têtes de dragons aux pignons, portail sculpté d'entrelacs, et à l'intérieur une pénombre de bois noir. ⚠️ À quarante minutes de route de Flåm par le tunnel de Lærdal, le plus long tunnel routier du monde ; le centre d'accueil explique les deux cents ans de sa construction.cultureEn savoir plus
La Norvège a compté plus de mille églises en bois debout au Moyen Âge ; il en reste vingt-huit, et Borgund est celle qui n'a pas changé. Bâtie vers 1180 avec des pins laissés debout sur pied plusieurs années pour qu'ils se gorgent de résine, elle tient sur des poteaux — les « bois debout » — plantés sur un cadre de pierre, et ses six toits en écailles se superposent comme une pagode, avec des têtes de dragons aux pignons héritées des proues vikings.
L'intérieur est sans fenêtre, ou presque : la lumière entre par de petites ouvertures rondes sous le toit, et l'on distingue peu à peu les poteaux, le chœur, les inscriptions runiques gravées sur les portes — l'une dit que Thor a écrit ces runes, un soir de la Saint-Olav. Le portail sculpté d'entrelacs et de dragons est un des sommets de l'art médiéval scandinave.
Le centre d'accueil, en face, explique la charpente avec une maquette et montre ce qui a été retrouvé sous le plancher. L'église est sur la route de Lærdal, à quarante minutes de Flåm par le tunnel de vingt-quatre kilomètres, le plus long tunnel routier du monde, avec ses grottes bleues pour rompre la monotonie.
14 € 1 h 30
Où dormir à Flåm et le Nærøyfjord
- Hôtel historique de Fretheim hotel premium 290 € / nuit
- Maison de bois à Aurland villa premium 240 € / nuit
- Hôtel à Aurland ou Flåm hotel confort 150 € / nuit
- Lit en dortoir au camping de Flåm auberge routard 45 € / nuit
- Cabane au camping du fjord auberge routard 95 € / nuit
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6. Bergen
La capitale des fjords, ses quais hanséatiques et ses sept montagnes
La capitale des fjords, ancienne plus grande ville du pays grâce à la morue séchée : les maisons de bois penchées du comptoir hanséatique de Bryggen, le funiculaire de Fløyen, la maison de Grieg, le marché aux poissons. ⚠️ Deux cent quarante jours de pluie par an ; le musée hanséatique est fermé pour restauration, les Schøtstuene se visitent.
En savoir plus sur Bergen
Bergen a été la plus grande ville de Norvège pendant cinq siècles, et elle le doit à la morue séchée : de 1350 à 1750, les marchands allemands de la Hanse ont tenu ici un comptoir fermé, Bryggen, dont les maisons de bois penchées, reconstruites après l'incendie de 1702, bordent toujours le port. On entre dans les passages étroits entre les façades et l'on est dans un entrepôt du Moyen Âge.
La ville est coincée entre le fjord et sept montagnes, et le funiculaire de Fløyen monte à l'une d'elles en huit minutes : forêts, lacs, chèvres, et toute la ville dessous. C'est aussi la ville de Grieg, dont la maison de Troldhaugen se visite, et celle du musée KODE, quatre bâtiments d'art autour d'un lac.
⚠️ Bergen est la ville la plus pluvieuse d'Europe — deux cent quarante jours par an. On ne planifie pas selon la météo, on s'équipe. ⚠️ Le musée hanséatique de Finnegården est fermé pour restauration depuis 2018, le bâtiment ayant été soulevé d'un mètre pour refaire ses fondations ; les Schøtstuene, les salles d'assemblée des marchands, se visitent en attendant. Deux à trois nuits : la ville, Fløyen, et un fjord ou une île en bateau depuis le port.
À table
- Fiskesuppe — la soupe de poisson crémeuse de Bergen, au saumon, à la morue et aux légumes, le plat du marché aux poissons et de toutes les tables de la ville.
- Persetorsk — la morue pressée et pochée, spécialité du Vestland, servie avec des pommes de terre et du beurre.
- Skillingsbolle — la brioche à la cannelle de Bergen, plus grande et plus plate qu'ailleurs, dans les boulangeries de la vieille ville.
- Raspeballer — les boulettes de pomme de terre râpée avec du mouton salé, le jeudi, tradition tenace de la côte ouest.
- Crevettes du marché — vendues cuites au poids sur le Fisketorget, à manger sur le quai.
Durée et coût par style de voyage à Bergen Style Nuits Par jour et par personne Routard 2–3 86 € dont 48 € de nuit, 30 € de repas Équilibré 3–4 208 € dont 140 € de nuit, 56 € de repas Confort + 4–5 373 € dont 260 € de nuit, 95 € de repas Que faire à Bergen
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Bryggen, le quai hanséatique Soixante-deux maisons de bois alignées sur le port, reconstruites à l'identique après 1702 sur les fondations du XIᵉ siècle : on entre dans les passages entre les façades, on suit les galeries de bois où les marchands stockaient la morue, on lit les inscriptions des apprentis. Classé au patrimoine mondial et gratuit. ⚠️ Le matin avant dix heures, avant les paquebots.marchéEn savoir plus
Bergen a été pendant cinq siècles le port par où passait la morue séchée des Lofoten, la nourriture de carême de toute l'Europe catholique, et c'est la Hanse — la ligue des villes marchandes allemandes — qui a tenu ce commerce de 1360 à 1754 depuis ce quai. Les marchands vivaient entre eux, sans femmes, avec des apprentis envoyés d'Allemagne à douze ans, dans des maisons de bois où le feu était interdit : on ne cuisinait que dans les salles communes, les Schøtstuene, à l'écart.
Les soixante-deux maisons qui restent ont été reconstruites après l'incendie de 1702 sur les fondations d'origine, et elles penchent parce que le sol de remblai s'affaisse. On entre dans les passages entre les façades — les gårds — et l'on est dans un entrepôt médiéval : galeries de bois, poulies, planchers qui bougent, inscriptions au couteau.
Le site est gratuit et se parcourt en une heure ; les boutiques d'artisans occupent les rez-de-chaussée. Le matin avant dix heures, avant les paquebots, ou le soir après dix-huit heures, le quai est vide et l'on entend le plancher craquer.
Gratuit 1 h 30 -
Le marché aux poissons et Torgallmenningen Sur le port depuis le XIIIᵉ siècle : saumon, crabe royal, crevettes vendues au poids, et des étals qui préparent un sandwich sur place. ⚠️ Les prix des étals à touristes sont deux fois ceux de la halle couverte voisine, où les habitants achètent — y jeter un œil avant de commander.marchéEn savoir plus
Il y a un marché sur ce quai depuis le XIIIᵉ siècle, quand les pêcheurs y vendaient directement depuis leurs barques. Aujourd'hui, les étals sous les tentes vendent du saumon, du crabe royal des mers du Nord, des crevettes cuites au poids, du flétan, et préparent sur place des sandwichs et des soupes de poisson à manger debout face au port. Une halle couverte, à côté, abrite l'office du tourisme et des comptoirs plus sérieux.
C'est un marché à touristes, et les prix des tentes le disent — le double de la halle. Les Bergenois n'y achètent pas ; ils vont à l'intérieur ou au supermarché. Mais la soupe de poisson y est bonne, et regarder un crabe royal vivant de près vaut le passage.
Derrière, Torgallmenningen est la grande place piétonne de la ville, et l'on remonte de là vers le lac, les musées KODE et le théâtre national fondé par Ibsen. Le marché ferme tôt et n'ouvre pas tous les jours hors saison ; en été, il tourne tous les jours jusqu'au soir.
Gratuit 1 h -
Funiculaire de Fløibanen Huit minutes de montée depuis le centre à trois cent vingt mètres, et Bergen entière sous les pieds, avec le fjord et les îles. Au sommet, des sentiers en forêt, un lac, des chèvres qui entretiennent les pentes, et des chemins pour redescendre à pied en quarante-cinq minutes. ⚠️ Prendre un aller simple et redescendre à pied, c'est la moitié du prix et la meilleure partie.natureEn savoir plus
Le funiculaire monte depuis le centre, à deux pas du marché aux poissons, jusqu'au mont Fløyen, à trois cent vingt mètres, en huit minutes. Il date de 1918 et transporte plus d'un million de personnes par an, dont beaucoup de Bergenois qui montent courir ou promener le chien. En haut, la ville entière s'étale sous une terrasse : les sept montagnes, le fjord, les îles, et Bryggen en miniature.
Le plateau derrière est une forêt de pins et de lacs avec des sentiers balisés, un parc à trolls de bois pour les enfants, et des chèvres cachemire qui entretiennent les pentes l'été. On peut continuer deux heures jusqu'au mont Ulriken, le plus haut des sept, et redescendre par son téléphérique.
La bonne formule est de monter en funiculaire et de redescendre à pied, quarante-cinq minutes de lacets en forêt jusqu'au centre — la moitié du prix et la meilleure partie. Les billets s'achètent en ligne ; la file du guichet est longue en été, et le funiculaire part toutes les quinze minutes jusqu'à tard le soir.
19 € 2 h -
Bryggens Museum Bâti sur les fouilles de l'incendie de 1955, qui a mis au jour les fondations du Bergen du XIIᵉ siècle : on marche au-dessus des ruines, entre les objets du quotidien médiéval et sept cents inscriptions runiques trouvées sur place — lettres d'amour, comptes de marchands, insultes. ⚠️ C'est le musée qui explique ce qu'on vient de voir dehors.cultureEn savoir plus
En 1955, un incendie a ravagé une partie de Bryggen, et sous les cendres les archéologues ont trouvé, sur quatre mètres de profondeur, le Bergen des XIIᵉ et XIIIᵉ siècles : fondations de maisons, quais, chaussures, peignes, jouets, et près de sept cents bâtonnets de bois gravés de runes — lettres commerciales, prières, déclarations d'amour, insultes. On croyait les runes réservées aux pierres dressées ; on a découvert que tout le monde écrivait, sur des morceaux de bois, les mêmes choses qu'aujourd'hui par message.
Le musée a été construit sur le site même, et l'on marche au-dessus des fondations, sous des passerelles. Les runes sont dans des vitrines avec leur traduction : « Gyda dit que tu rentres à la maison » est la plus citée.
C'est le musée qui explique ce qu'on vient de voir dehors, et il est à cinquante mètres du quai. Compte une heure et demie ; les guides des visites de Bryggen partent d'ici l'été, et le billet les inclut certains jours.
16 € 1 h 30 -
Les Schøtstuene, salles de la Hanse Les salles d'assemblée où les marchands allemands mangeaient, jugeaient et fêtaient — les seuls bâtiments de Bryggen où le feu était autorisé, à l'écart des entrepôts de bois. La visite guidée raconte la vie du comptoir, ses apprentis de douze ans et ses règles de fer. ⚠️ Le musée hanséatique lui-même est fermé pour restauration ; c'est ici qu'on va à la place, de mai à octobre.cultureEn savoir plus
Le feu était interdit dans les maisons de bois de Bryggen, et les marchands allemands ont donc bâti à l'écart, derrière l'église Sainte-Marie, des salles communes en pierre et en bois où l'on cuisinait, mangeait, jugeait et fêtait : les Schøtstuene. Quatre d'entre elles ont été reconstituées avec leurs longues tables, leurs bancs, la cuisine à foyer ouvert et les bières que l'on brassait sur place.
La visite guidée raconte la vie du comptoir : des garçons envoyés d'Allemagne à douze ans pour dix ans d'apprentissage, sans droit de se marier ni de rentrer, soumis à des « jeux » d'initiation qu'on appellerait aujourd'hui des sévices, et une hiérarchie de fer sous l'autorité de l'assemblée qui siégeait ici. Les Norvégiens n'entraient pas.
Le musée hanséatique lui-même, dans la maison de Finnegården sur le quai, est fermé depuis 2018 : le bâtiment a été soulevé d'un mètre pour refaire ses fondations, et sa réouverture s'annonce entre 2026 et 2027. En attendant, les Schøtstuene sont ce qui se visite, de mai à octobre, et le guide vaut la salle.
19 € 1 h 30 -
KODE, les musées d'art Quatre bâtiments autour du lac de Lille Lungegårdsvann : la collection Rasmus Meyer, l'une des meilleures de Munch hors d'Oslo, les paysages romantiques de Dahl, l'argenterie et le design. ⚠️ Un billet pour les quatre, valable la journée ; Rasmus Meyer est celui à ne pas sauter.cultureEn savoir plus
Quatre bâtiments alignés le long du lac de Lille Lungegårdsvann, au centre, réunis sous un même nom. Rasmus Meyer est celui à ne pas manquer : un négociant en farine de Bergen a réuni, avant la Première Guerre, la meilleure collection de Munch hors d'Oslo — la Jalousie, Mélancolie, les femmes sur le pont — et l'a léguée à la ville avec des intérieurs peints de fermes du Hardanger remontés à l'étage.
Lysverket, l'ancien siège de la compagnie d'électricité, montre l'art norvégien du XIXᵉ siècle, avec les paysages de Dahl et les scènes de fjord des romantiques nationaux, et de l'art contemporain dans les étages. Permanenten est le musée des arts décoratifs — argenterie de Bergen, porcelaine chinoise, design scandinave ; Stenersen, l'art moderne.
Un seul billet ouvre les quatre pour la journée, et la maison de Grieg à Troldhaugen en dépend aussi. Le mardi soir, certains bâtiments ouvrent tard. Si tu n'as qu'une heure, Rasmus Meyer et le premier étage de Lysverket suffisent.
19 € 2 h 30 -
Troldhaugen, la maison de Grieg La villa de bois où Edvard Grieg a vécu ses vingt-deux derniers étés, avec son piano, sa cabane de composition au bord du lac et sa tombe dans la falaise. ⚠️ En été, un concert de piano de trente minutes est donné chaque midi dans la salle vitrée au-dessus de l'eau : c'est pour lui qu'on vient, et il se réserve à part. Le tram y va en vingt minutes.cultureEn savoir plus
Edvard Grieg a fait construire cette villa de bois en 1885 sur une colline au bord d'un lac, à quelques kilomètres du centre, et il y a passé chaque été jusqu'à sa mort en 1907 — l'hiver, il partait en tournée en Europe, où il était le compositeur norvégien que tout le monde connaissait, celui de Peer Gynt et du Concerto en la mineur. La maison est restée telle quelle, avec son piano Steinway, ses photos et le chapeau accroché à l'entrée.
Il composait dans une cabane minuscule au bord de l'eau, la porte tournée vers le lac, sur un piano droit. Sa tombe et celle de sa femme Nina sont creusées dans la falaise en contrebas, face à l'eau, comme il l'avait demandé.
L'été, un récital de piano de trente minutes est donné chaque midi dans la salle de concert vitrée bâtie au-dessus de la cabane, avec le lac derrière le pianiste — c'est pour lui qu'on fait le déplacement, et il se réserve séparément. Le tram y va depuis le centre, avec dix minutes de marche depuis l'arrêt de Hop.
19 € 2 h
Où dormir à Bergen
- Appartement dans une maison de bois appartement premium 240 € / nuit
- Hôtel de caractère sur Bryggen hotel premium 300 € / nuit
- Hôtel dans le centre hotel confort 150 € / nuit
- Lit en dortoir près du port auberge routard 42 € / nuit
- Chambre chez l'habitant à Nordnes habitant routard 92 € / nuit
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7. Hardanger et Trolltunga
Le fjord des vergers, ses cascades et la langue de troll
Le fjord des vergers et du cidre, sous le plus grand plateau de montagne d'Europe. Odda est la base de Trolltunga, la langue de roche au-dessus du vide — ⚠️ vingt-huit kilomètres et dix heures de marche, de juin à septembre. Pour les autres : Vøringsfossen et sa passerelle, Låtefossen sur la route, les fermes de Lofthus.
En savoir plus sur Hardanger et Trolltunga
Le Hardangerfjord est le deuxième du pays par la longueur et le plus doux par le climat : ses rives sont couvertes de vergers — pommes, cerises, prunes — plantés par des moines anglais au XIIIᵉ siècle, et l'on y produit le seul cidre norvégien à appellation. Au-dessus, le Hardangervidda, le plus grand plateau de montagne d'Europe, et le glacier de Folgefonna.
Odda, au fond du fjord, est une ville industrielle sans charme et c'est la base de Trolltunga : la langue de roche qui s'avance dans le vide sept cents mètres au-dessus du lac Ringedalsvatnet, la photo la plus partagée de Norvège. ⚠️ Ce n'est pas une promenade : vingt-huit kilomètres aller-retour et huit cents mètres de dénivelé depuis le parking de Skjeggedal, dix à douze heures, et une file d'attente pour la photo. On part à l'aube, entre juin et septembre, avec de quoi manger et se couvrir, et l'on renonce si la météo tourne.
Pour qui ne marche pas dix heures, le fjord suffit : Vøringsfossen à Eidfjord, cent quarante-cinq mètres de chute avec une passerelle au-dessus du vide, Låtefossen qui tombe en deux bras sur la route, et les fermes à cidre de Lofthus. Deux nuits, trois si Trolltunga.
À table
- Cidre du Hardanger — le seul cidre à appellation protégée de Norvège, des vergers de Lofthus et d'Ulvik, à goûter à la ferme le long du fjord.
- Cerises et pommes du fjord — vendues aux stands de bord de route en juillet-août ; les vergers font la réputation de la vallée depuis les moines du XIIIᵉ siècle.
- Pinnekjøtt — les côtes de mouton salées et séchées, cuites à la vapeur sur des branches de bouleau, plat de Noël servi toute l'année dans les auberges.
- Truite de montagne — celle des lacs du Hardangervidda, fumée ou grillée, dans les gîtes de Trolltunga.
Durée et coût par style de voyage à Hardanger et Trolltunga Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 80 € dont 46 € de nuit, 28 € de repas Équilibré 2–3 185 € dont 125 € de nuit, 50 € de repas Confort + 3–3 337 € dont 235 € de nuit, 88 € de repas Que faire à Hardanger et Trolltunga
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Vøringsfossen et sa passerelle Cent quarante-cinq mètres de chute libre au fond de la vallée de Måbødalen, vus depuis un escalier de métal et une passerelle qui traverse le canyon au-dessus de la cascade, ouverts en 2020. Gratuit, à vingt minutes d'Eidfjord par la route du plateau. ⚠️ Deux belvédères : celui du haut, près de l'hôtel, a la passerelle ; celui du bas, la vue d'en face.natureEn savoir plus
La cascade tombe de cent quarante-cinq mètres, en chute libre, au fond de la vallée de Måbødalen, là où le plateau du Hardangervidda s'effondre d'un coup vers le fjord. C'était déjà l'attraction touristique numéro un de Norvège au XIXᵉ siècle — les Anglais y montaient à cheval — et elle le reste, avec un hôtel au bord du gouffre depuis 1880.
Depuis 2020, un escalier d'acier de quatre-vingt-dix-neuf marches descend le long de la falaise et une passerelle traverse le canyon au-dessus de la chute, quarante-sept mètres d'un bord à l'autre, avec un plancher qui laisse voir le vide. On marche dans les embruns, et l'on ressort du côté opposé. Les architectes ont voulu que le site se visite sans qu'on ait à s'approcher du bord, comme les gens le faisaient avant, avec les accidents qu'on devine.
Deux belvédères, gratuits : celui du haut, près de l'hôtel, avec l'escalier et la passerelle ; celui du bas, sur l'ancienne route, avec la vue d'en face. Ils sont à vingt minutes d'Eidfjord, sur la route qui monte vers le plateau et Oslo.
Gratuit 2 h -
Låtefossen Deux bras de cascade qui tombent côte à côte sur cent soixante-cinq mètres et se rejoignent sous un pont de pierre à six arches, que la route traverse dans les embruns. ⚠️ Sur la route 13 au sud d'Odda ; on s'arrête sur le parking, on se fait mouiller, on repart. Gratuit.natureEn savoir plus
La route 13, au sud d'Odda, passe sur un pont de pierre à six arches, et sous le pont tombent deux cascades jumelles, côte à côte, alimentées par le même lac de montagne et réunies au moment de toucher la rivière — cent soixante-cinq mètres de chute, et une bruine qui traverse la route. On l'a vue depuis les voitures pendant un siècle ; le pont date de 1859.
Il n'y a rien à faire d'autre que s'arrêter sur le parking, marcher jusqu'au milieu du pont et se laisser mouiller. Au printemps, quand la neige fond, le débit double et le pont est sous une pluie horizontale ; en août, on la traverse à sec. C'est gratuit, ça prend vingt minutes, et c'est la cascade la plus facile du parcours.
Elle est sur la route qui mène d'Odda vers Røldal et Stavanger, donc sur le chemin de l'étape suivante : garde-la pour le jour du départ, et regarde la vallée en descendant — les vergers laissent la place aux alpages.
Gratuit 30 min -
Les vergers et fermes à cidre de Lofthus La rive est du fjord, entre Kinsarvik et Odda, est une succession de vergers en terrasses qui descendent dans l'eau, avec des stands de fruits l'été et des fermes qui font goûter leur cidre — le seul de Norvège à appellation protégée. ⚠️ Mai pour les fleurs, août-septembre pour les fruits ; la dégustation à la ferme est payante, à la carte.marchéEn savoir plus
Les moines cisterciens venus d'Angleterre ont planté les premiers vergers de Lofthus au XIIIᵉ siècle, parce que le fjord tempère l'hiver et que la pente exposée au sud prend le soleil ; huit siècles plus tard, la rive est du Hardangerfjord fournit la moitié des fruits de Norvège — pommes, poires, prunes, cerises — sur des terrasses qui descendent jusqu'à l'eau, avec les glaciers de Folgefonna en face. En mai, la floraison couvre la rive de blanc et de rose.
Le cidre est né de ces vergers, et c'est le seul de Norvège à porter une appellation protégée, comme un vin : sec, trouble, et vendu à la ferme par les producteurs eux-mêmes, qui font goûter dans leurs granges. Ulvik, au fond du fjord, a sa route du cidre ; Lofthus et Kinsarvik, leurs stands de fruits au bord de la route.
L'été, on achète les cerises au kilo au bord de la route et l'on mange sur un ponton. La dégustation à la ferme se paie sur place ; certaines demandent de réserver. La randonnée de la Munketreppene, l'escalier des moines, monte depuis Lofthus vers le plateau par le chemin qu'ils ont dallé.
Gratuit 2 h -
Randonnée à Trolltunga La langue de roche au-dessus du lac Ringedalsvatnet : vingt-huit kilomètres aller-retour et huit cents mètres de dénivelé depuis le parking de Skjeggedal, dix à douze heures. La navette jusqu'au parking supérieur de Mågelitopp épargne les quatre premiers kilomètres et quatre cents mètres de montée — c'est elle qu'on compte ici. ⚠️ Le parking de Skjeggedal coûte en plus l'équivalent de cinquante euros par voiture ; départ avant sept heures, de juin à septembre seulement, et une file pour la photo au bout.sportEn savoir plus
La langue de troll est un éperon de roche qui s'avance à l'horizontale au-dessus du lac Ringedalsvatnet, sept cents mètres plus bas ; elle a été dégagée par le glacier il y a dix mille ans et elle tient parce que le granit ne se fend pas facilement. Personne n'y allait il y a vingt ans ; les réseaux sociaux en ont fait la photo la plus partagée de Norvège, et l'on fait maintenant la queue au bout pour s'y asseoir, une personne à la fois.
Le sentier part du parking de Skjeggedal, monte raide pendant quatre kilomètres jusqu'à Mågelitopp — la partie que la navette épargne — puis traverse le plateau sur dix kilomètres, entre lacs, névés et dalles, avec quelques passages où l'on met les mains. C'est long plus que difficile ; ce qui rend l'endroit dangereux, c'est la météo, qui passe du soleil au brouillard glacé en une heure, et la fatigue du retour.
Pars avant sept heures, avec deux litres d'eau, à manger, des couches chaudes et une veste imperméable, des chaussures de montagne, et fais demi-tour sans état d'âme si le temps tourne. La saison sans guide va de juin à septembre ; hors saison, seuls les guides y montent. Le parking se paie par voiture et se réserve en ligne l'été, comme la navette.
23 € 10 h -
Centre nature du Hardangervidda À Øvre Eidfjord, au pied du plateau : la géologie des fjords, les rennes sauvages du Hardangervidda — le plus grand troupeau d'Europe — et un film panoramique de vingt minutes qui survole le plateau. ⚠️ Le seul endroit qui explique ce qu'on traverse ensuite en montant vers Vøringsfossen.cultureEn savoir plus
Le centre est à Øvre Eidfjord, au pied de la route qui monte sur le Hardangervidda, le plus grand plateau de montagne d'Europe — huit mille kilomètres carrés entre mille et mille sept cents mètres, sans un arbre, avec le plus grand troupeau de rennes sauvages du continent et des traces de chasseurs vieilles de neuf mille ans. C'est le paysage qu'on traverse ensuite en montant vers Vøringsfossen, et le centre est là pour qu'on le comprenne.
Trois étages : la géologie des fjords et des glaciers, avec des maquettes qu'on manipule ; la faune du plateau, rennes, renards polaires, lagopèdes ; et l'histoire des hommes qui l'ont traversé, des chasseurs de l'âge de pierre aux ouvriers de la ligne de chemin de fer de Bergen. Un film panoramique de vingt minutes survole le plateau en hélicoptère, et c'est le moment le plus impressionnant.
Compte une heure et demie. Il y a un café et une boutique de cartes ; les gardes du parc y donnent des conseils si tu prévois de marcher sur le plateau, où le temps change plus vite qu'en bas.
17 € 1 h 30
Où dormir à Hardanger et Trolltunga
- Hôtel de fjord à Lofthus ou Ulvik hotel premium 260 € / nuit
- Chalet au bord du fjord villa premium 220 € / nuit
- Hôtel à Odda ou Eidfjord hotel confort 140 € / nuit
- Lit en dortoir à Odda auberge routard 42 € / nuit
- Cabane de camping à Tyssedal auberge routard 85 € / nuit
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8. Stavanger et Preikestolen
La ville du pétrole, ses maisons blanches et le rocher de la chaire
La capitale du pétrole, restée à échelle humaine : cent soixante-treize maisons blanches de Gamle Stavanger, une cathédrale rouverte en 2024, la rue aux couleurs. On vient pour Preikestolen, la dalle suspendue à 600 m au-dessus du Lysefjord — ⚠️ quatre heures de marche, en file en juillet — et pour la croisière qui passe sous la falaise.
En savoir plus sur Stavanger et Preikestolen
Stavanger était une ville de sardines — cinquante conserveries en 1920 — quand le pétrole a été trouvé au large en 1969 ; elle en est devenue la capitale, et c'est la ville la plus riche du pays. Le musée du pétrole, sur le port, raconte sans complexe ce que la mer du Nord a fait à la Norvège : le fonds souverain, les plateformes, les plongeurs.
Le centre est resté à échelle humaine : cent soixante-treize maisons de bois blanches du XVIIIᵉ siècle dans Gamle Stavanger, une cathédrale du XIIᵉ siècle rouverte en 2024 après dix ans de restauration, une rue peinte de toutes les couleurs, Fargegaten, et trois épées géantes plantées dans un rocher à la sortie de la ville, là où le pays a été unifié en 872.
Mais on vient surtout pour le Lysefjord : quarante kilomètres de parois, et au-dessus Preikestolen, la « chaire », une dalle carrée de vingt-cinq mètres de côté suspendue à six cents mètres au-dessus de l'eau. ⚠️ Quatre heures de marche aller-retour sur un sentier balisé — c'est la grande randonnée la plus accessible du pays, et donc la plus fréquentée : trois cent mille personnes par an, en file en juillet. Départ à l'aube, ou tard l'après-midi en été. La croisière au pied de la falaise complète la marche, et c'est de l'eau qu'on prend la mesure du vide. Deux nuits ; le train du retour vers Oslo part d'ici.
À table
- Komle — les boulettes de pomme de terre du Rogaland avec du mouton salé, servies le jeudi dans les cafés de la ville.
- Crevettes de Stavanger — les petites crevettes roses du Boknafjord, décortiquées sur le quai de Vågen.
- Fiskesuppe — la soupe de poisson de la côte sud-ouest, à la crème et au safran, dans les restaurants de Gamle Stavanger.
- Sardines en boîte — la ville en a été la capitale mondiale un siècle durant ; le musée de la conserverie en fume encore.
- Kanelsnurr — la brioche torsadée à la cannelle des cafés de Fargegaten, la rue aux maisons de couleurs.
Durée et coût par style de voyage à Stavanger et Preikestolen Style Nuits Par jour et par personne Routard 1–2 84 € dont 46 € de nuit, 30 € de repas Équilibré 2–3 202 € dont 135 € de nuit, 55 € de repas Confort + 3–4 358 € dont 250 € de nuit, 92 € de repas Que faire à Stavanger et Preikestolen
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Gamle Stavanger et Fargegaten Cent soixante-treize maisons de bois blanches des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, serrées dans des ruelles pavées au-dessus du port, avec des roses trémières et des chats — le plus grand ensemble de ce type en Europe du Nord. De l'autre côté du bassin, Øvre Holmegate, la « rue des couleurs », a été repeinte en 2005 par un coiffeur qui trouvait son quartier triste. Gratuit.marchéEn savoir plus
Sur la rive ouest du port, cent soixante-treize maisons de bois blanches des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, les toits de tuiles rouges, les fenêtres à petits carreaux, les roses trémières le long des murs et des pavés inégaux : le plus grand ensemble de maisons de bois de ce type en Europe du Nord, et il a failli disparaître dans les années 1950, quand la ville voulait moderniser. Un architecte s'est battu, et les habitants ont repeint eux-mêmes.
On y marche en vingt minutes, sans monument, en regardant les jardins et les chats. Le musée de la conserverie, dans une ancienne usine de sardines au bout du quartier, rallume ses fours de fumage certains jours — Stavanger a été la capitale mondiale de la sardine en boîte, avec soixante-dix usines en 1920.
De l'autre côté du port, Øvre Holmegate, la « rue des couleurs », a été repeinte en 2005 en rose, turquoise, jaune et vert par un coiffeur qui trouvait sa rue triste ; les cafés ont suivi. C'est le quartier des terrasses le soir, et l'on va de l'un à l'autre en dix minutes le long de l'eau.
Gratuit 1 h 30 -
Sverd i fjell, les épées dans le rocher Trois épées de bronze de dix mètres plantées dans un rocher au bord du fjord de Hafrsfjord, là où Harald à la Belle Chevelure a gagné en 872 la bataille qui a unifié la Norvège. ⚠️ Gratuit, à vingt minutes en bus du centre ; le soir, avec le fjord derrière, c'est l'image du départ.cultureEn savoir plus
Trois épées de bronze de dix mètres, plantées dans un rocher au bord du Hafrsfjord, à la sortie de la ville : c'est ici, vers 872, que Harald à la Belle Chevelure a gagné la bataille navale qui a réuni les petits royaumes de la côte en un seul, et qu'on date la naissance de la Norvège. La légende dit qu'il avait juré de ne pas se couper les cheveux avant d'y parvenir, d'où le surnom.
Le monument a été dévoilé en 1983 par le roi Olav V. La plus grande épée est celle du vainqueur, les deux autres celles des rois vaincus, et elles sont fichées dans la roche pour qu'on ne puisse plus jamais les reprendre — un monument à la paix autant qu'à la bataille.
C'est gratuit, dans un parc au bord de l'eau à vingt minutes de bus du centre, et il n'y a rien d'autre : on vient pour l'échelle des épées et pour le fjord derrière, calme, avec les maisons de l'autre rive. Le soir, avec le soleil qui descend sur l'eau, c'est l'image du dernier jour.
Gratuit 1 h -
Randonnée à Preikestolen Huit kilomètres aller-retour et trois cent cinquante mètres de dénivelé sur un sentier dallé par des sherpas népalais, jusqu'à la dalle suspendue au-dessus du Lysefjord — sans barrière, on s'assoit au bord si l'on veut. ⚠️ Le montant compté est le parking, par voiture ; en bus depuis Stavanger, compter le double. Départ avant sept heures en juillet pour éviter la file ; ouvert toute l'année, avec guide l'hiver.sportEn savoir plus
La chaire est une dalle de granit presque carrée, vingt-cinq mètres de côté, plate comme une table, qui s'avance au-dessus du Lysefjord à six cent quatre mètres. Aucune barrière, aucune rambarde : on s'assoit au bord, les jambes dans le vide, si l'on veut, et beaucoup le veulent. Une fissure traverse la dalle sur toute sa largeur, et les géologues disent qu'elle finira par tomber — dans quelques milliers d'années.
Le sentier part du parking de Preikestolen, au-dessus de Jørpeland, et monte par paliers : quatre kilomètres et trois cent cinquante mètres de dénivelé, sur des marches et des dalles posées par des sherpas népalais, entre des lacs, des tourbières et des bouleaux. Deux heures pour monter, un peu moins pour descendre, et la dalle apparaît d'un coup au dernier virage.
Trois cent mille personnes y montent chaque année ; en juillet, on marche en file et l'on attend pour la photo. Pars avant sept heures, ou après quinze heures — le sentier est ouvert tant qu'il fait jour, et le soleil descend derrière la dalle en fin d'après-midi. Depuis Stavanger, comptez la navette ou la voiture par le tunnel sous le fjord ; le parking se paie par voiture.
25 € 5 h -
Croisière sur le Lysefjord Trois heures en catamaran électrique depuis le port : le fjord de quarante kilomètres, la grotte des vagabonds, les cascades, et Preikestolen vu d'en bas — six cents mètres de paroi d'un bloc. ⚠️ C'est cher, comme tout ici ; c'est aussi la seule façon de voir le fjord si l'on ne marche pas. Le pont supérieur est le bon, avec un coupe-vent.natureEn savoir plus
Le fjord fait quarante-deux kilomètres, entre des parois qui montent presque à la verticale jusqu'à mille mètres, et il est si étroit à l'entrée qu'un pont l'enjambe. Le bateau quitte le port de Stavanger, traverse le Boknafjord entre les îles, passe sous le pont et remonte sous Preikestolen, qu'on regarde d'en bas cette fois — un mur de six cents mètres, avec des points minuscules qui sont les gens sur la dalle.
Plus loin, la grotte des vagabonds, où des sans-abri ont vécu au siècle dernier, et la cascade de Hengjanefossen, dont le capitaine approche la proue assez pour remplir un verre. Des chèvres viennent sur la rive quand le bateau passe : on les nourrit depuis le pont, et elles le savent.
Le catamaran est électrique et silencieux. Trois heures en tout, l'après-midi le plus souvent, ce qui laisse la matinée pour monter à Preikestolen — beaucoup combinent les deux le même jour, en bus jusqu'au sentier puis retour en bateau depuis le fjord. Reste sur le pont supérieur, avec un coupe-vent : le fjord fabrique son propre vent.
82 € 3 h 30 -
Musée norvégien du pétrole Un bâtiment qui ressemble à une plateforme, sur le port, et qui explique comment un pays de pêcheurs est devenu le plus riche d'Europe en cinquante ans : la découverte d'Ekofisk en 1969, la vie sur les plateformes, les plongeurs de la mer du Nord, et le fonds souverain qui met l'argent de côté. ⚠️ Le film sur la catastrophe de l'Alexander Kielland, en 1980, est le moment le plus fort.cultureEn savoir plus
En 1969, la plateforme Ocean Viking a trouvé du pétrole sur le champ d'Ekofisk, en mer du Nord, après des années de forages secs que Phillips voulait arrêter. Ce jour-là, la Norvège, l'un des pays les plus pauvres d'Europe cinquante ans plus tôt, est devenue ce qu'elle est : le pays le plus riche du continent, avec un fonds souverain qui met de côté les revenus du pétrole pour les générations suivantes plutôt que de les dépenser — le musée l'explique sans embarras, et c'est ce qui le rend intéressant.
Le bâtiment, sur le port, imite une plateforme : cylindres de béton, passerelles d'acier. À l'intérieur, la vie à bord, les plongeurs qui travaillent à trois cents mètres de profondeur dans des cloches pressurisées, les forages, et la catastrophe de 1980, quand la plateforme-hôtel Alexander Kielland s'est retournée avec cent vingt-trois hommes. Le film sur ce naufrage est le moment le plus fort.
Compte deux heures. Les enfants ont un espace où l'on manipule ; les adultes ressortent en regardant autrement les tours de bureaux d'Equinor qui bordent le port.
17 € 2 h -
Cathédrale de Stavanger La plus vieille cathédrale de Norvège encore en usage, commencée vers 1125 par un évêque venu de Winchester, rouverte en 2024 après dix ans de restauration : nef romane, chœur gothique, chaire baroque de bois peint. ⚠️ Un droit d'entrée pour les visiteurs depuis la réouverture ; gratuit pendant les offices.cultureEn savoir plus
L'évêque Reinald, venu de Winchester, a commencé la cathédrale vers 1125, et c'est la plus vieille de Norvège encore en usage : une nef romane anglo-normande, lourde et sombre, avec des piliers massifs, prolongée après l'incendie de 1272 par un chœur gothique lumineux, d'un tout autre esprit. La chaire baroque, sculptée en 1658 par un Écossais, est couverte de figures peintes et d'angelots, et elle ne ressemble à rien d'autre dans le pays.
Elle a rouvert en 2024 après dix ans de restauration, pour les neuf cents ans de la ville, qui date sa fondation de la cathédrale. Les pierres ont été nettoyées, les vitraux de Victor Sparre restaurés, et l'on voit à nouveau les épitaphes peintes du XVIIᵉ siècle qui couvrent les murs de la nef.
Elle est au centre, entre le lac de Breiavatnet et le port, et la visite prend une demi-heure. Un droit d'entrée s'applique aux visiteurs depuis la réouverture, hors offices ; le dimanche matin, on entre pour le culte.
7 € 45 min
Où dormir à Stavanger et Preikestolen
- Appartement en ville appartement premium 220 € / nuit
- Hôtel historique dans Gamle Stavanger hotel premium 270 € / nuit
- Hôtel sur le port hotel confort 145 € / nuit
- Lit en dortoir au centre auberge routard 42 € / nuit
- Chambre chez l'habitant à Storhaug habitant routard 90 € / nuit
Les trajets entre les étapes
Durées et coûts constatés sur place, par personne et par trajet. C'est ce que personne n'a envie de chercher soi-même.
| De | À | Mode | Durée | Coût / personne |
|---|---|---|---|---|
| Oslo | Lillehammer | Vy, direct, toutes les heures | 2 h | 32 € |
| Oslo | Lillehammer | E6 vers le nord | 2 h 18 | 25 € |
| Lillehammer | Geiranger | Train jusqu'à Otta puis bus 63 (été) | 5 h 30 | 45 € |
| Lillehammer | Geiranger | E6 puis Rv15 par Otta et Grotli, descente par Dalsnibba | 4 h 30 | 45 € |
| Geiranger | Ålesund | Bus Fram par Eidsdal et Linge, ferry compris | 3 h | 25 € |
| Geiranger | Ålesund | Ferry Eidsdal–Linge puis Rv650 et E39 | 2 h 30 | 30 € |
| Ålesund | Flåm et le Nærøyfjord | Bus par Stryn et Sogndal, deux correspondances | 8 h | 65 € |
| Ålesund | Flåm et le Nærøyfjord | E39, Rv5 et E16 par Sogndal, ferry Mannheller–Fodnes | 6 h | 70 € |
| Flåm et le Nærøyfjord | Bergen | Flåmsbana jusqu'à Myrdal puis Bergensbanen | 3 h 30 | 60 € |
| Flåm et le Nærøyfjord | Bergen | E16 par les tunnels de Gudvangen et Voss | 2 h 42 | 35 € |
| Bergen | Hardanger et Trolltunga | Skyss 930 jusqu'à Odda | 3 h 12 | 25 € |
| Bergen | Hardanger et Trolltunga | E16 puis Rv13 par le pont du Hardanger | 3 h | 35 € |
| Hardanger et Trolltunga | Stavanger et Preikestolen | Bus par Sand et le ferry de Hjelmeland | 4 h 30 | 35 € |
| Hardanger et Trolltunga | Stavanger et Preikestolen | Rv13 par Røldal et Sand, ferry Hjelmeland–Nesvik | 4 h 12 | 55 € |
| Stavanger et Preikestolen | Oslo | Sørlandsbanen, 8 h par Kristiansand | 8 h | 80 € |
| Stavanger et Preikestolen | Oslo | E39 puis E18 par Kristiansand — 550 km | 7 h 30 | 90 € |
| Oslo | Geiranger | Train jusqu'à Otta puis bus 63 (été) | 7 h | 60 € |
| Oslo | Geiranger | E6 puis Rv15 par Otta | 6 h 30 | 65 € |
| Oslo | Flåm et le Nærøyfjord | Bergensbanen jusqu'à Myrdal puis Flåmsbana | 6 h | 85 € |
| Oslo | Flåm et le Nærøyfjord | E16 par Hønefoss et le tunnel de Lærdal | 5 h | 55 € |
| Oslo | Bergen | Bergensbanen, 7 h par le plateau | 7 h | 80 € |
| Oslo | Bergen | E16 — 480 km | 7 h | 75 € |
| Ålesund | Bergen | Bus express par Stryn et Førde | 8 h 30 | 70 € |
| Ålesund | Bergen | E39 avec deux ferries | 7 h | 80 € |
| Flåm et le Nærøyfjord | Hardanger et Trolltunga | Bus par Voss | 4 h | 35 € |
| Flåm et le Nærøyfjord | Hardanger et Trolltunga | E16 et Rv13 par Voss | 3 h | 40 € |
| Bergen | Stavanger et Preikestolen | Kystbussen par les ferries | 5 h | 45 € |
| Bergen | Stavanger et Preikestolen | E39 par Stord et le tunnel de Rogfast | 4 h 30 | 60 € |
| Bergen | Oslo | Bergensbanen, 7 h | 7 h | 80 € |
| Bergen | Oslo | E16 — 480 km | 7 h | 75 € |
| Hardanger et Trolltunga | Oslo | Bus par Haukeli | 6 h | 55 € |
| Hardanger et Trolltunga | Oslo | E134 par Haukeli — 370 km | 5 h 30 | 60 € |
Quand partir à Norvège
Températures et jours de pluie moyens, mois par mois. La période conseillée est juin → début sept.
| Mois | janv. | févr. | mars | avr. | mai | juin | juil. | août | sept. | oct. | nov. | déc. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température max | -7° | -7° | -6° | -4° | 2° | 11° | 11° | 10° | 7° | 1° | -4° | -9° |
| Température min | -13° | -12° | -12° | -9° | -4° | 3° | 4° | 4° | 1° | -4° | -8° | -14° |
| Jours de pluie | 16 | 16 | 14 | 12 | 17 | 15 | 21 | 16 | 13 | 17 | 17 | 13 |
Source : Open-Meteo, moyennes 2021-2023.
Informations pratiques
Visa et entrée sur le territoire
Aucune formalité pour un ressortissant de l'Union européenne : carte d'identité ou passeport en cours de validité suffisent. La Norvège n'est pas dans l'Union européenne mais dans l'espace Schengen et l'Espace économique européen.
Hors UE, les règles Schengen s'appliquent — passeport valable trois mois après le retour, visa court séjour selon la nationalité.
Santé
Carte européenne d'assurance maladie, gratuite et à demander avant le départ : la Norvège l'accepte comme un pays de l'Union. Le système est excellent, le 113 est le numéro des urgences médicales.
⚠️ Le vrai risque ici est la montagne, pas la maladie. Trolltunga et Preikestolen sont des randonnées de plusieurs heures sur des sentiers où le temps change en une heure : on part tôt, avec des vêtements chauds et imperméables même en juillet, et l'on renonce quand le brouillard tombe. Les secours en hélicoptère y interviennent chaque été pour des gens partis en baskets.
Les tiques existent dans le sud et sur la côte, y compris autour d'Oslo : pantalon long en forêt et inspection le soir. L'eau du robinet est parmi les meilleures du monde, et les fontaines publiques sont partout.
Sécurité
Un des pays les plus sûrs du monde. Les précautions se limitent aux pickpockets de la gare centrale d'Oslo et des quais de Bergen en saison de croisières.
⚠️ La route est le sujet. Les limitations sont basses (80 km/h hors agglomération, 100 à 110 sur autoroute), les radars nombreux et les amendes parmi les plus lourdes d'Europe — plusieurs centaines d'euros pour dix kilomètres-heure de trop. Les feux de croisement sont obligatoires en permanence, et l'alcool au volant est toléré à 0,2 g/l, soit rien.
⚠️ Les moutons et les élans sont sur la route, surtout à l'aube et au crépuscule. Un élan pèse cinq cents kilos.
⚠️ Les péages sont invisibles. Aucune barrière : des portiques lisent la plaque, et la location facture ensuite. Il n'y a rien à faire, mais il faut le savoir pour ne pas chercher où payer.
Monnaie et change
Couronne norvégienne (NOK) — 1 € ≈ 10,8 NOK. Aucun change à faire. La Norvège est le pays le plus dématérialisé d'Europe : la carte bancaire paie tout, du café au parking, et beaucoup de commerces n'acceptent plus les espèces du tout. Un distributeur peut servir une fois, pour un marché ou un ferry de village — et encore.
⚠️ Choisir « débiter en couronnes » quand le terminal propose de payer en euros : la conversion dynamique du commerçant coûte 3 à 5 % de plus que celle de la banque.
Moyens de paiement
La carte partout, y compris sans contact au-delà de ce qu'on connaît en France. Les Norvégiens paient par téléphone ou par carte le moindre achat ; certains musées et cafés affichent « no cash ».
⚠️ Le pourboire n'est pas attendu. Les salaires sont corrects et le service est compris ; arrondir la note d'un restaurant est un geste apprécié, pas une règle.
⚠️ L'alcool ne s'achète qu'au Vinmonopolet, le monopole d'État, pour tout ce qui dépasse 4,7 degrés : horaires courts, fermé le dimanche, et des prix qui font mal. La bière de supermarché s'achète avant 20 h en semaine et 18 h le samedi. Une bière en terrasse coûte dix à douze euros.
Rester connecté
Ton forfait français fonctionne normalement : rien à prévoir, ni eSIM ni carte locale. La Norvège n'est pas dans l'Union européenne mais dans l'Espace économique européen, où l'itinérance est sans surcoût — presque personne ne le sait, et des vendeurs d'eSIM entretiennent le doute.
La couverture 4G est excellente, y compris dans les fjords et sur les sentiers de Preikestolen. Elle disparaît dans les tunnels, qui sont longs, et sur les hauts plateaux. Télécharger les cartes avant Trolltunga reste prudent.
Décalage horaire
Aucun. La Norvège est sur le même fuseau que la France, été comme hiver.
Langues
Norvégien. L'anglais est parlé par tout le monde, partout, à un niveau qu'on ne trouve nulle part ailleurs en Europe continentale — chauffeurs de bus, caissiers de village et retraités compris. On ne sera jamais bloqué.Le norvégien a deux formes écrites, le bokmål et le nynorsk ; les panneaux de l'Ouest sont souvent en nynorsk, ce qui explique les graphies changeantes d'un même mot.Trois mots qui servent : takk pour merci, hei pour bonjour, et ferje — le ferry, qu'on prendra souvent.
Bon à savoir
De juin à début septembre, et c'est étroit : les routes de montagne — Trollstigen, Dalsnibba, Aurlandsfjellet vers Stegastein — n'ouvrent qu'en mai et referment en octobre, la Flåmsbana et les croisières tournent au ralenti hors saison, et Trolltunga ne se randonne sans guide qu'entre juin et septembre. En juin, il fait jour jusqu'à minuit à Ålesund.
⭐ L'OPEN JAW OSLO / STAVANGER FAIT GAGNER UNE JOURNÉE. Ce parcours boucle par l'ouest et finit à Stavanger, à huit heures de train d'Oslo. Le moteur annonce un retour depuis Oslo, ce qui est exact — le Sørlandsbanen est un beau train et beaucoup le prennent. Mais un billet multi-destinations, arrivée à Oslo et retour depuis Stavanger ou Bergen, ne coûte souvent pas plus cher et supprime la remontée.
⛔ LA NORVÈGE EST CHÈRE, ET LE BUDGET LE DIT. Un repas simple coûte le double de la France, une bière le triple, un hôtel moyen 150 €. Ce qui compense : les randonnées, les fjords vus de la route, les points de vue et les plages sont gratuits, et le droit d'accès à la nature — allemannsretten — autorise à camper une nuit n'importe où en pleine nature, à plus de 150 m d'une habitation. Les cabanes des refuges (DNT) et les auberges sont la vraie parade au prix des hôtels.
⚠️ Les ferries font partie de la route. Entre Geiranger, Ålesund, Flåm et Stavanger, on en prend cinq ou six ; ils sont fréquents, ponctuels et se paient par lecture de plaque. Le voyage en voiture se planifie avec eux, pas contre eux.
⚠️ Le supermarché est le meilleur restaurant du pays. Les Norvégiens pique-niquent ; les épiceries vendent du saumon fumé, du pain noir et du fromage brun à des prix normaux, et tout hébergement a une cuisine. Manger dehors midi et soir double le budget.
⚠️ Le dimanche, tout est fermé — supermarchés compris, sauf les petites épiceries de moins de cent mètres carrés. On fait ses courses le samedi.
Informations vérifiées une à une, données à titre indicatif. Les règles d'entrée et les taux de change évoluent : vérifie auprès des sources officielles avant de partir.
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