6 h · Hotel
Raies manta et jardins de corail en une journée, sans conduire. Une visite est déjà au programme de l'étape : cette journée la remplace, elle ne s'y ajoute pas.
Klook · prix relevé le 11-08-2026 · lien affilié
1 429 € par personne sur place pour 5 jours, soit 286 € / jour — en 3 étapes, de Tahiti à Bora Bora. En passant par Moorea.
Autres durées : 10 jours · deux semaines · toutes les étapes de Polynésie française
Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.
Arrivée à aéroport Papeete — Faa'a (PPT), retour du même aéroport.
Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.
J1 → J2 · 2 nuits · 401 € par personne
L'île mère : montagnes noires, marché et rouleaux
L'île mère, où atterrissent tous les vols internationaux — c'est la seule porte d'entrée de l'archipel. Elle est montagneuse, volcanique et noire, sans lagon spectaculaire : on n'y reste pas pour les plages. ⚠️ La monnaie est le franc Pacifique, pas l'euro, et le forfait français ne fonctionne pas ici.
Tahiti est l'île mère de la Polynésie française et sa seule porte d'entrée : tous les vols internationaux atterrissent à Faa'a, et tous les vols intérieurs en repartent. On y passe donc nécessairement, à l'aller comme au retour, ce qui justifie d'y consacrer une journée plutôt que d'enchaîner immédiatement une correspondance.
⚠️ Il ne faut pas y chercher l'image de carte postale. L'île est volcanique, montagneuse et jeune géologiquement : ses plages sont de sable noir, son lagon est étroit et sa côte est urbanisée sur presque tout le pourtour. Les lagons turquoise sont dans les archipels, pas ici. En échange, l'intérieur est spectaculaire — vallées encaissées, cascades, et la presqu'île de Taiarapu avec Teahupo'o et sa vague.
⚠️ Deux points pratiques surprennent les voyageurs français. La monnaie est le franc Pacifique, à parité fixe avec l'euro mais matériellement différent — il se change sur place et ne s'utilise nulle part ailleurs. Et le forfait mobile français ne fonctionne pas : la Polynésie n'est pas dans l'itinérance européenne, une carte locale ou une eSIM est nécessaire. Le marché de Papeete, tôt le matin, et les roulottes de la place Vaiete le soir — cuisines ambulantes servant poisson cru au lait de coco et brochettes — sont les deux moments à ne pas manquer.
À table
La halle se lit d'un coup d'œil, sur deux niveaux. En bas, le vivant : thons et bonites entiers posés sur la glace, poissons de lagon rangés par taille et par couleur, uru, fei, taros, et des couronnes de fleurs tressées le matin même qui se vendent pour être portées le jour même. À l'étage, le monoï, les paréos, la vanille, les nacres et les tressages de pandanus.
Le monoï de Tahiti n'est pas un nom commercial mais une appellation d'origine : huile de coprah issue de cocotiers poussés sur sol corallien, et fleurs de tiare cueillies en bouton, mises à macérer. Autre chose à savoir avant de sortir un billet : on ne paie pas en euros. La monnaie est le franc Pacifique, à parité fixe avec l'euro mais aux chiffres déroutants, les prix courants s'affichant en centaines et en milliers.
Le marché ouvre avant le jour et c'est ce moment-là qui vaut le déplacement : à la mi-journée, une bonne partie des étals est déjà pliée. Prévoir des espèces en petites coupures, beaucoup de vendeurs ne prennent pas la carte. La vanille et le monoï s'achètent ici moins cher qu'à l'aéroport, et l'on peut sentir avant de choisir.
Le jardin s'organise autour de sources et de biefs qui descendent vers la route : bassins, arbres à pain, taros, gingembres, bambous, et un sentier qui grimpe derrière dans une forêt humide où les fougères arborescentes tiennent la pente. On y voit rassemblées, sur quelques hectares, les plantes qui nourrissaient et soignaient la Polynésie avant l'arrivée des cargos.
Ce vert-là s'explique par la géographie de l'île. Toute la population de Tahiti vit sur l'anneau littoral ; l'intérieur, lui, n'est habité par personne. Ce n'est qu'un empilement de vallées verticales et de crêtes que la pluie arrose bien plus abondamment que la côte, et c'est de là que tombent les cascades du versant est, au fond de vallées très courtes qui forment des cirques de parois.
Les adresses se donnent ici en PK, des points kilométriques comptés depuis Papeete dans les deux sens : c'est le seul repère qui serve à trouver une entrée de jardin ou un départ de sentier. Les chemins sont argileux et glissants dès qu'il a plu. L'accès aux chutes hautes a déjà été fermé après des éboulements — les panneaux qui l'annoncent sont à prendre au sérieux, la roche est friable et les blocs tombent sans prévenir.
Tahiti est double : une grande île ronde et une presqu'île, reliées par l'isthme étroit de Taravao. Sur la côte sud de cette presqu'île, la route s'arrête net à Teahupo'o. Au-delà commence le fenua aihere, une frange de côte sans route où les maisons ne se rejoignent qu'en bateau ou par un sentier littoral — c'est le bout du réseau routier de l'île, et cela se sent tout de suite.
La vague doit sa forme au relief sous-marin : le fond remonte d'un coup, d'une grande profondeur au platier, si bien que toute la houle trébuche d'un seul coup au lieu de se briser progressivement. D'où ce tube épais et bas sur l'eau. Le nom se traduit d'ordinaire par mur de crânes. Les épreuves olympiques de surf de 2024 s'y sont tenues, non sans conflit : la construction d'une nouvelle tour des juges sur le récif a été contestée sur place pour les dégâts causés au corail.
Elle ne marche pas toute l'année : il lui faut une houle de sud, donc l'hiver austral, et elle peut être plate le reste du temps. Depuis la pointe, on la voit de loin et petite ; le taxi-boat reste le seul moyen d'en approcher. Ne pas se mettre dans le chenal, c'est le passage des surfeurs et des bateaux.
Le parcours va du récif à la société : formation des îles, peuplement, puis les objets. Herminettes de pierre emmanchées, tapa, ornements de plumes et de nacre, pièces de pirogue, instruments de tatouage. Le tapa n'est pas un tissu : c'est de l'écorce interne de mûrier à papier détrempée puis battue au maillet sur une enclume de bois jusqu'à s'élargir en feuille, et l'on entend encore ce battement dans les villages qui le pratiquent.
Un mot du vocabulaire courant vient d'ici : tatau. Les marins de Cook l'ont rapporté en Europe, où il est devenu tattoo, puis tatouage. La pratique a pourtant été interdite par les missionnaires au XIXe siècle et a bien failli disparaître ; sa renaissance date des années quatre-vingt, à partir de ce que les dessins anciens et les archipels voisins avaient conservé.
À faire en début de séjour plutôt qu'à la fin : les marae, les motifs et les noms de lieux se lisent tout autrement après. Le musée est posé au bord du lagon, face à Moorea, et son parc permet de souffler entre deux salles. Il ferme un jour par semaine, à vérifier avant de traverser l'île pour rien.
95 € hébergement · 66 € repas · 32 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel de bord de lagon, 190 € la nuit.
J3 → J4 · 2 nuits · 473 € par personne
Deux baies, un mont percé, à trente minutes de ferry
À trente minutes de ferry de Tahiti, avec deux baies profondes séparées par un mont percé d'un trou. Elle a le lagon que Tahiti n'a pas, et des prix nettement inférieurs à Bora Bora. On en fait le tour en soixante kilomètres de route côtière — c'est l'île la plus facile de l'archipel.
Moorea est à trente minutes de ferry de Tahiti et c'est l'île la plus facile de l'archipel : on peut y aller sans réserver de vol intérieur, en faire le tour en soixante kilomètres de route côtière, et y trouver des prix sans commune mesure avec Bora Bora. Elle a le lagon que Tahiti n'a pas.
Sa forme est celle d'un cœur découpé par deux baies profondes — Cook et Opunohu — séparées par une arête que domine le mont Rotui, avec au fond le mont Mouaputa, percé d'un trou dans son sommet. Le belvédère qui surplombe les deux baies se rejoint en voiture et donne le panorama le plus connu de Polynésie.
Le lagon se découvre en pirogue à moteur, lors de sorties à la journée qui combinent nourrissage des raies pastenagues et observation des requins à pointe noire dans un mètre d'eau. ⚠️ Ces animaux sont habitués et inoffensifs, mais le nourrissage modifie leur comportement et fait l'objet de critiques ; certains opérateurs y ont renoncé. De juillet à octobre, les baleines à bosse viennent mettre bas dans ces eaux et s'observent depuis le bateau — ⚠️ la mise à l'eau avec elles est strictement encadrée par la réglementation locale et interdite avec les mères accompagnées d'un baleineau.
À table
Depuis la plate-forme, les deux baies s'ouvrent de part et d'autre du mont Rotui, et l'on domine toute la vallée d'Opunohu : pâturages, rangs d'ananas sur les pentes, forêt sombre au fond. Ces baies ne sont pas des cratères, contrairement à ce qu'on lit souvent, mais d'anciennes vallées de rivière noyées par la remontée de la mer — le relief sous-marin prolonge exactement celui des versants.
En face, le mont Mouaputa est percé de part en part. La tradition raconte que le demi-dieu Pai, depuis Tahiti, y a lancé sa lance pour empêcher les dieux de Raiatea d'emporter le Rotui pendant la nuit : le trou est celui de la lance, et la montagne est restée là. Sur les cartes marines, la baie de Cook porte un nom que Cook n'a pas mérité, puisqu'il avait mouillé dans celle d'à côté.
Monter tôt : les sommets s'encapuchonnent de nuages à mesure que la journée avance, et un belvédère bouché ne se rattrape pas. La route d'accès est étroite, en lacets, et traverse la vallée agricole où l'on peut s'arrêter aux marae et à la ferme-école. Il n'y a rien à boire là-haut, monter avec de l'eau.
L'arrêt se fait sur un banc de sable où l'on a pied, dans une eau laiteuse. Les raies arrivent par en dessous, lisses et étonnamment lourdes, et se glissent contre les jambes ; les requins pointes noires, eux, gardent leurs distances et tournent en périphérie, reconnaissables au liseré noir en bout de dorsale. Ce sont de petits requins côtiers, farouches, qui fuient dès qu'on fait un geste brusque.
La Polynésie a interdit la pêche aux requins dans l'ensemble de sa zone économique, ce qui en fait l'un des plus vastes sanctuaires du monde : la densité qu'on observe ici n'est pas un décor, c'est le résultat de cette protection. La raie, en revanche, porte à la base de la queue un dard dentelé et venimeux dont elle se sert en défense — d'où la règle de traîner les pieds sur le sable au lieu de les poser, pour ne jamais en surprendre une enfouie.
On ne touche pas : une pellicule de mucus protège leur peau des parasites, et la main la retire. Le nourrissage, qui explique leur présence, est de plus en plus abandonné par les opérateurs sérieux. Sortir le matin, avant que l'alizé ne lève un clapot qui brouille tout, et porter un tee-shirt plutôt que de la crème.
Un marae, concrètement, c'est une cour rectangulaire dallée, fermée d'un muret bas, avec à une extrémité une plate-forme surélevée, l'ahu, et des dalles dressées plantées dans le sol : chacune marquait la place d'un officiant ou d'une famille. Ici, l'ensemble est posé sous des mape, les châtaigniers tahitiens, dont les racines forment des contreforts ondulés hauts comme un homme.
La vallée conserve aussi des plates-formes de tir à l'arc, en forme d'étoile. Le tir y était un exercice réservé aux chefs, entouré d'interdits, et l'on ne visait aucune cible : on cherchait la plus grande distance, la flèche étant tirée depuis un genou. C'est l'un des rares sports anciens dont il reste des installations en pierre.
Ce sont des lieux sacrés, toujours considérés comme tels : on ne monte pas sur l'ahu, on ne déplace ni n'emporte aucune pierre, et on n'y pique-nique pas. Le sol est humide sous les arbres et les moustiques y sont nombreux. En redescendant, les ananas de Moorea se vendent au bord de la route et partent aussi vers la jusserie de l'île : la variété locale est petite, très sucrée, et se mange jusqu'au cœur.
Le sentier quitte la vallée par une pente raide, s'enfonce sous les mape et les bambous, puis suit une croupe étroite où les racines font office de marches. La terre est une argile rouge qui devient savonneuse dès la première averse, et le dernier ressaut se monte plus qu'il ne se marche. En haut, le col ouvre d'un côté sur la baie d'Opunohu, de l'autre sur les crêtes intérieures.
Une bonne partie de ce qu'on traverse ne devrait pas s'y trouver. Le miconia, un arbuste ornemental introduit dans les années trente et reconnaissable à ses très grandes feuilles violettes en dessous, a envahi la forêt humide des îles hautes : il fait de l'ombre sur tout ce qui pousse en dessous et finit par ne rien laisser d'autre. Ses racines superficielles retiennent mal le sol, ce qui aggrave les glissements de terrain sur ces pentes.
Rien de dangereux ne vit dans ces forêts : ni serpent, ni gros animal. Les seuls vrais risques sont l'argile, la chaleur et, au sol ou sous une pierre, le centipède, un mille-pattes dont la piqûre fait très mal. Chaussures fermées, beaucoup d'eau — il n'y en a pas sur le parcours — et départ tôt, les averses viennent souvent l'après-midi.
103 € hébergement · 70 € repas · 36 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Bungalow de jardin en bord de lagon, 205 € la nuit.
J5 · 1 nuit · 339 € par personne
Le lagon le plus photographié du monde, et son prix
Le lagon le plus photographié du monde, autour d'un piton volcanique, avec un anneau de motu qui portent les hôtels sur pilotis. ⚠️ C'est de très loin l'étape la plus chère du parcours, hébergement comme restauration. Le tour du lagon en pirogue, avec raies et requins, reste abordable et vaut la journée.
Bora Bora est un piton volcanique de sept cents mètres — le mont Otemanu — entouré d'un lagon peu profond et d'un anneau de motu qui portent les hôtels sur pilotis. C'est cette configuration, rare même en Polynésie, qui produit les dégradés de bleus les plus photographiés du monde.
⚠️ C'est de très loin l'étape la plus chère du parcours, et l'écart avec les autres îles est vertigineux : une nuit en bungalow sur pilotis peut coûter davantage qu'une semaine complète à Huahine, et la restauration hors hôtel est limitée et onéreuse. Beaucoup de voyageurs y passent deux nuits et complètent avec des îles moins coûteuses, ce qui est le meilleur arbitrage.
Le tour du lagon en pirogue reste, lui, parfaitement abordable et constitue le meilleur usage d'une journée : on s'arrête sur des hauts-fonds pour nager avec les raies pastenagues et les requins à pointe noire, on plonge sur les jardins de corail, et l'on déjeune sur un motu. ⚠️ Les raies manta se voient dans certaines zones du lagon selon la saison et le courant, sans garantie. L'île principale se fait en trente-deux kilomètres de route côtière, à vélo ou en scooter, et l'on y croise encore les canons américains laissés par la base militaire installée ici pendant la Seconde Guerre mondiale.
À table
L'Otemanu est ce qui reste du volcan dont l'effondrement a formé Bora Bora : un piton de basalte de plus de sept cents mètres, aux parois verticales, qui n'a jamais été gravi jusqu'au sommet — la roche y est trop délitée pour être escaladée en sécurité, et l'ascension est aujourd'hui interdite. Sa forme est ce que tout le monde reconnaît avant même d'avoir vu l'île.
Depuis la côte ouest ou depuis un motu de l'anneau, le soleil se couche derrière le récif et la montagne passe progressivement au noir, en contre-jour, pendant que le lagon traverse une série de bleus puis de roses. C'est l'image pour laquelle des gens traversent la planète, et elle ne coûte rien.
⚠️ C'est aussi à peu près la seule chose gratuite de l'étape : Bora Bora est de très loin l'endroit le plus cher du parcours, hébergement comme restauration, et le contraste entre la dépense et la nature de ce qu'on vient chercher est frappant. La route côtière fait le tour de l'île sur une trentaine de kilomètres et se parcourt à vélo ou en scooter, ce qui donne accès à plusieurs points de vue publics.
La sortie tourne autour du massif central, et c'est en tournant que l'île se comprend : la montagne change de profil à chaque quart d'heure, tandis que l'anneau de motu reste, lui, à distance constante. Entre les deux, l'eau passe par toutes les nuances selon le fond — sable blanc, herbiers sombres, patates de corail — et non selon la profondeur seule.
Darwin a donné l'explication de ce paysage il y a près de deux siècles, et elle tient toujours. L'île volcanique s'enfonce lentement sous son propre poids ; le récif, lui, continue de bâtir vers le haut pour rester dans la lumière. La montagne rétrécit donc pendant que l'anneau, lui, se maintient. Bora Bora est à mi-parcours ; les atolls des Tuamotu, où plus aucune montagne n'émerge, sont la fin de la même histoire.
L'anneau n'est franchissable qu'en un seul point, la passe de Teavanui, à l'ouest — profonde, ce qui a fait de ce lagon un port naturel et explique la base américaine. Partir le matin : l'alizé lève un clapot l'après-midi et la pirogue tape. Prévoir un tee-shirt à manches, le soleil réfléchi par le sable brûle même à l'ombre.
En option — non compris dans le budget ci-dessus
6 h · Hotel
Raies manta et jardins de corail en une journée, sans conduire. Une visite est déjà au programme de l'étape : cette journée la remplace, elle ne s'y ajoute pas.
Klook · prix relevé le 11-08-2026 · lien affilié
125 € hébergement · 82 € repas · 42 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Pension sur un motu avec plage, 250 € la nuit.
1 429 € par personne pour 5 jours, soit 286 € / jour. À deux, 2 858 € au total.
| Poste | Montant | Part |
|---|---|---|
| Hébergement | 521 € | 36 % |
| Repas | 354 € | 25 % |
| Transport sur place | 178 € | 12 % |
| Vols intérieurs | 216 € | 15 % |
| Activités | 160 € | 11 % |
Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.
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Le bouton ouvre ce parcours exact, déjà composé — mêmes étapes, même budget. Tu peux y télécharger le PDF sans e-mail, ou changer la durée, le rythme et le nombre de voyageurs pour le recomposer.