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Hokkaido en 10 jours : l'itinéraire jour par jour

1 434 € par personne sur place pour 10 jours, soit 143 € / jour — en 5 étapes, de Tokyo à Péninsule de Shiretoko. En passant par Hakodate, Sapporo, puis Furano et Biei.

Autres durées : 5 jours · deux semaines · trois semaines · toutes les étapes de Hokkaido

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Tokyo Haneda (HND), retour depuis Sapporo — New Chitose (CTS) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Tokyo, Hokkaido

    01. Tokyo

    J1 → J2 · 2 nuits · 233.5 € par personne

    L'escale avant le nord, côté quartiers

    Tous les vols depuis la France arrivent à Tokyo : on y fait escale avant de monter vers le nord. Pour qui connaît déjà Senso-ji et Shibuya, l'étape propose l'autre Tokyo — ruelles de Kagurazaka, temple aux chats, ravin de Todoroki. ⚠️ Le Shinkansen vers Hakodate part de la gare de Tokyo ; les vols vers Sapporo, de Haneda ou de Narita.

    En savoir plus sur Tokyo

    Les vols directs depuis Paris atterrissent à Haneda ou à Narita : c'est à Tokyo que commence ce voyage vers Hokkaido, et une ou deux nuits y suffisent pour se remettre du décalage horaire avant de monter vers le nord.

    Cette étape ne refait pas le Tokyo d'un premier voyage — Asakusa, Shibuya, le sanctuaire Meiji, ceux de l'itinéraire Japon classique. Elle propose les quartiers où l'on va moins : Kagurazaka, ses ruelles pavées et ses maisons de thé ; Nakameguro, ses cafés le long d'un canal bordé de cerisiers ; Gotokuji, le temple d'où viendrait le chat qui lève la patte ; la vallée de Todoroki, un ravin boisé en pleine ville ; et Odaiba, sur la baie.

    ⚠️ Tout se fait en métro et en train, avec une carte de transport rechargeable. Pour la suite, le Shinkansen vers Hakodate part de la gare de Tokyo, et les vols vers Sapporo de Haneda ou de Narita. Les services de livraison de bagages, d'un hôtel à l'autre ou vers l'aéroport, évitent de traîner une valise dans le métro. Le Rail Pass de Hokkaido ne couvre pas le Shinkansen.

    À table

    • Tonkatsu — la côtelette de porc panée et frite, servie tranchée avec du chou cru râpé et une sauce épaisse ; les bonnes maisons ne font que ça.
    • Soba — les nouilles de sarrasin, froides avec une sauce à tremper ou chaudes en bouillon ; on les aspire bruyamment, c'est l'usage.
    • Oden — légumes, œufs et pâtés de poisson mijotés dans un bouillon léger, servis dans les izakaya et jusque dans les supérettes l'hiver.
    • Wagashi — les petites douceurs à base de haricot rouge sucré, servies avec le thé vert, dans les maisons anciennes de Kagurazaka ou d'ailleurs.

    Jour 1

    • Kagurazaka, l'ancien quartier des geishas, Tokyo, Hokkaido
      Kagurazaka, l'ancien quartier des geishas Une rue en pente bordée de boutiques et, derrière elle, des ruelles pavées où subsistent quelques maisons de thé et des restaurants discrets. L'Institut français est tout proche, et l'on entend parler français aux terrasses.
      En savoir plus

      Kagurazaka monte en pente douce depuis la gare d'Iidabashi. La rue principale est commerçante et ordinaire ; tout se passe dans les ruelles qui s'en détachent, pavées de pierre, assez étroites pour qu'on y marche en file. C'était un quartier de divertissement, et quelques geishas y exercent encore, dans des maisons qu'on ne remarquerait pas sans leur lanterne.

      Le quartier a aussi un accent français : l'Institut français est tout proche, et l'on croise boulangeries, bistrots et passants qui parlent français. Sur la rue principale, le petit temple Zenkoku-ji, peint de rouge, est dédié à Bishamon, l'une des divinités du bonheur.

      ⚠️ Les ruelles sont habitées : on y parle bas, et l'on ne photographie pas les gens qui entrent dans les maisons de thé. Les meilleures adresses n'ont souvent ni vitrine ni enseigne en alphabet latin. Viens en fin de journée, quand les lanternes s'allument.

      marché
      gratuit

    Jour 2

    • Nakameguro et la rivière Meguro, Tokyo, Hokkaido
      Nakameguro et la rivière Meguro Un canal bordé de cerisiers, de cafés et de petites boutiques, à deux stations de Shibuya. ⚠️ Au printemps, la floraison y attire une foule dense ; le reste de l'année, c'est un quartier calme où l'on flâne.
      En savoir plus

      La Meguro n'est pas une rivière au sens où on l'entend : c'est un canal étroit entre deux murs de béton. Mais il est bordé sur toute sa longueur de cerisiers qui se rejoignent au-dessus de l'eau, et de petits cafés, de boutiques de créateurs et de galeries installés dans des maisons basses.

      Au moment de la floraison, à la fin mars ou au début avril selon les années, le quartier devient l'un des lieux de hanami les plus courus de la ville : des lanternes s'allument le soir sous les branches, et la foule avance au pas sur les deux rives. Le reste de l'année, c'est un quartier calme, où l'on vient boire un café et regarder des vitrines. La grande torréfaction Starbucks Reserve dessinée par Kengo Kuma s'y trouve, au bord de l'eau.

      ⚠️ En pleine floraison, viens en semaine et tôt, ou accepte la foule. La gare de Nakameguro est à deux stations de Shibuya.

      détente
      gratuit

    58 € hébergement · 32 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel d'affaires près d'une gare JR, 115 € la nuit.

    Voir les hébergements à Tokyolien affilié

  2. Tokyo → Hakodate — Shinkansen Hayabusa jusqu'à Shin-Hakodate-Hokuto, puis navette vers Hakodate, 4 h 30, 144 € par personne.
  3. Hakodate, Hokkaido

    02. Hakodate

    J3 → J4 · 2 nuits · 226 € par personne

    Un fort en étoile, une colline d'églises et une vue de nuit célèbre

    Le port du sud de l'île, l'un des premiers du Japon ouverts aux étrangers : églises sur la colline de Motomachi, fort en étoile de Goryokaku et vue de nuit depuis le mont Hakodate. ⚠️ Le Shinkansen s'arrête à Shin-Hakodate-Hokuto, à une vingtaine de minutes de train du centre.

    En savoir plus sur Hakodate

    Hakodate est la porte sud de Hokkaido, et la ville où l'île a rencontré l'Occident. Son port a été l'un des premiers du Japon ouverts aux navires étrangers au milieu du XIXᵉ siècle, et les consuls, les marchands et les missionnaires ont laissé sur la colline de Motomachi un quartier qui ne ressemble à aucun autre : une église orthodoxe aux toits verts, une église anglicane, une église catholique et l'ancien hôtel public peint en bleu et jaune, à quelques rues les uns des autres, face à la baie.

    En ville, le fort de Goryokaku dessine une étoile à cinq branches entourée de douves, bâtie à la fin de l'époque d'Edo sur des plans occidentaux. C'est là que s'est achevée en 1869 la guerre de Boshin, entre les derniers fidèles du shogun et le nouveau gouvernement impérial. Le fort est aujourd'hui un parc planté de cerisiers, et l'on ne comprend sa forme que d'en haut, depuis la tour voisine.

    ⚠️ Le soir, tout le monde monte au mont Hakodate : la ville s'y voit étranglée entre deux baies, comme un sablier lumineux. Le brouillard la cache souvent, et la foule est dense au coucher du soleil. Le Shinkansen arrive à Shin-Hakodate-Hokuto, hors de la ville ; un train de correspondance rejoint la gare centrale, et le centre se parcourt en tramway.

    À table

    • Ika sōmen — le calmar cru taillé en fils fins comme des nouilles, servi avec une sauce au soja et du gingembre ; Hakodate est la ville du calmar, pêché de nuit à la lumière des lampes des bateaux.
    • Shio ramen — le ramen de Hakodate est au sel : un bouillon clair et léger, à l'opposé du miso épais de Sapporo.
    • Kaisen-don du marché du matin — le bol de riz couvert d'oursin, d'œufs de saumon et de crabe, servi dans les échoppes autour de la gare.
    • Lucky Pierrot — la chaîne de burgers qui n'existe que dans la région de Hakodate ; son burger au poulet frit à la chinoise est la spécialité, et l'enseigne fait partie du plat.
    • Yakitori bento — à Hakodate, le « yakitori » est du porc grillé, posé sur du riz dans les supérettes de la chaîne locale Hasegawa Store.

    Jour 3

    • Mont Hakodate en téléphérique, la vue de nuit, Hakodate, Hokkaido
      Mont Hakodate en téléphérique, la vue de nuit La ville vue d'en haut, étranglée entre deux baies, qui s'allume en forme de sablier à la tombée de la nuit. ⚠️ Le brouillard la cache souvent et la foule est dense au coucher du soleil ; le téléphérique ferme pour sa révision annuelle de la fin octobre au début novembre.
      En savoir plus

      Le mont Hakodate ne culmine qu'à 334 mètres, mais il se dresse seul au bout de la ville. C'était autrefois une île volcanique, que les sables charriés par la mer ont fini par rattacher à la terre ferme : Hakodate est bâtie sur cette langue de sable, d'où sa taille de guêpe entre les deux baies. En été, au large, les lampes des bateaux qui pêchent le calmar de nuit piquent parfois la mer de points blancs.

      Cette vue a longtemps été interdite. De la fin du XIXᵉ siècle à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le mont était une forteresse qui gardait le détroit de Tsugaru : on n'y montait pas, et l'on n'avait le droit ni de le photographier ni de le dessiner. Les ruines des batteries d'artillerie sont toujours là, dans la forêt, le long des sentiers du sommet.

      ⚠️ Monte avant le coucher du soleil pour avoir une place à la rambarde et voir la ville s'allumer ; à la nuit tombée, c'est la file de la descente qui s'allonge. Le soir, pendant la belle saison, la route du sommet est fermée aux voitures particulières : restent le téléphérique, le car ou la marche. Emporte une veste, le vent souffle fort là-haut, même en été.

      détente
      11 €
    • Tour de Goryokaku et le fort en étoile, Hakodate, Hokkaido
      Tour de Goryokaku et le fort en étoile Depuis l'observatoire de la tour, le fort de Goryokaku apparaît enfin en entier : une étoile à cinq branches cernée de douves, bâtie à la fin de l'époque d'Edo. En bas, le fort est un parc libre d'accès, planté de cerisiers.
      En savoir plus

      Goryōkaku veut dire « le fort aux cinq pointes ». Il a été dessiné par Takeda Ayasaburō, un savant formé aux sciences occidentales, sur le modèle des forteresses bastionnées d'Europe : chaque pointe permet aux canons de battre le pied des remparts voisins, sans angle mort. Achevé en 1864, il devait abriter le gouvernement de la région.

      Il n'a servi qu'une fois. En 1868, les derniers fidèles du shogun, menés par Enomoto Takeaki, qui commandait sa flotte, s'en emparent et y fondent un gouvernement éphémère, qu'on a appelé la république d'Ezo. Des officiers français, dont Jules Brunet, combattent à leurs côtés. Hijikata Toshizō, l'ancien vice-commandant du Shinsengumi, meurt dans les combats de Hakodate, et le fort se rend quelques jours plus tard, en 1869.

      ⚠️ Monte d'abord à la tour, puis descends marcher dans le fort : d'en bas, on ne voit que des talus et des douves. Devant la porte principale, un îlot triangulaire protège l'entrée : c'est la seule demi-lune construite, les autres ayant été abandonnées faute de moyens. Au printemps, vers la fin avril ou le début mai, les cerisiers dessinent l'étoile en rose.

      culture
      7 €
    • Marché du matin de Hakodate, Hakodate, Hokkaido
      Marché du matin de Hakodate Des centaines d'échoppes près de la gare, de crabes, d'oursins et de calmars vivants ; dans un des bassins, on pêche soi-même son calmar, découpé aussitôt en sashimi. ⚠️ Il se vit le matin : l'après-midi, une partie des étals a fermé.
      En savoir plus

      Le marché est né au lendemain de la guerre, quand paysans et pêcheurs venaient vendre leurs produits près de la gare, en marge du rationnement. Il en a gardé le désordre d'échoppes serrées sous des auvents, et les vendeurs qui t'interpellent en te tendant un morceau de crabe à goûter. On y trouve les trois crabes de Hokkaido — le crabe poilu, le crabe royal et le crabe des neiges —, l'oursin et les œufs de saumon.

      Le calmar est la fierté de la ville, et c'est ici qu'on le mange le plus frais : découpé si vite qu'il remue encore quand on verse la sauce soja, un simple réflexe des muscles qui surprend toujours. Mais il se fait rare : les prises se sont effondrées ces dernières années, et certains jours le bassin de pêche est vide. Pour manger assis, l'allée Donburi Yokochō aligne de petits restaurants de bols de riz aux fruits de mer.

      ⚠️ Le prix des crabes et de l'oursin dépend du poids et de la saison, et il n'est pas toujours affiché : demande-le avant qu'on découpe quoi que ce soit, car une fois préparé, c'est payé. Les étals les plus insistants ne sont pas les moins chers ; à quelques pas, une échoppe plus discrète fait souvent mieux.

      marché
      gratuit

    Jour 4

    • Motomachi, la colline des églises, Hakodate, Hokkaido
      Motomachi, la colline des églises Des rues en pente qui descendent vers la baie, bordées d'églises orthodoxe, anglicane et catholique et de maisons de bois à l'occidentale, souvenir des consulats et des marchands étrangers.
      En savoir plus

      L'église orthodoxe descend de la chapelle du consulat de Russie. C'est là qu'est arrivé en 1861 un jeune prêtre russe, Nicolas Kassatkine, qui allait fonder l'Église orthodoxe du Japon et être canonisé sous le nom de saint Nicolas du Japon. L'édifice actuel, blanc aux toits verts, date de 1916, après un incendie. Les habitants l'appelaient « Gangan-dera », le temple qui fait gan-gan, pour le son de ses cloches, retenu parmi les cent paysages sonores du Japon.

      Le quartier mêle les deux mondes jusque dans ses maisons. Beaucoup de demeures de marchands sont japonaises au rez-de-chaussée, avec leurs portes coulissantes, et occidentales à l'étage, avec leurs fenêtres à guillotine et leurs couleurs pastel : un style propre à Hakodate. L'ancien consulat britannique, à côté du parc de Motomachi, se visite et abrite un salon de thé.

      ⚠️ Les pentes sont raides : commence par le haut et descends vers le port, que longe le tramway. Hachiman-zaka, la plus célèbre, file tout droit jusqu'à l'eau. Les églises sont des lieux de culte : on n'y entre pas pendant les offices. La gare du téléphérique du mont Hakodate est à deux pas, pour enchaîner avec la vue de nuit.

      marché
      gratuit

    48 € hébergement · 30 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel d'affaires près de la gare, 95 € la nuit.

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  4. Hakodate → Sapporo — Par Tōya et le col de Nakayama, environ 290 km sans autoroute, 5 h 30, 10 € par personne (20 € à partager).
  5. Sapporo, Hokkaido

    03. Sapporo

    J5 → J6 · 2 nuits · 223 € par personne

    La capitale en damier, le miso ramen et la vue du mont Moiwa

    La capitale de Hokkaido, tracée en damier à la fin du XIXᵉ siècle : une grande ville moderne et facile, coupée par le long parc Odori, où l'on vient manger plus que visiter. ⚠️ L'aéroport de New Chitose est à une quarantaine de minutes de train ; c'est l'arrivée ordinaire sur l'île.

    En savoir plus sur Sapporo

    Sapporo n'existait presque pas il y a cent cinquante ans. Le gouvernement de Meiji en a fait la capitale de Hokkaido quand il a entrepris de coloniser l'île, à partir de 1869, et l'a dessinée en damier : les rues sont numérotées depuis le parc Odori, qui la traverse d'est en ouest, et l'on s'y repère sans plan. La tour de l'horloge, bâtie en 1878 pour l'école d'agriculture fondée avec l'Américain William Clark, est l'un des rares bâtiments de cette époque.

    C'est aujourd'hui la cinquième ville du Japon, qui a accueilli les Jeux olympiques d'hiver en 1972 et dont le festival de la neige remplit le parc Odori de sculptures chaque février. L'été, le même parc devient une grande terrasse à bière. La ville se vit surtout à table : miso ramen, soupe au curry, mouton grillé, crabes du marché.

    ⚠️ Sapporo est l'étape pratique du voyage plus que la plus belle : on y arrive, on y prend la voiture, on y dort entre deux régions. Le métro et le tramway suffisent en ville, où la voiture est un handicap, avec un stationnement rare et payant. Les belles vues sont en hauteur, depuis le mont Moiwa ou la tour de télévision, et le village historique comme le parc Moerenuma valent chacun une demi-journée.

    À table

    • Miso ramen — le ramen né à Sapporo au milieu du XXᵉ siècle, au bouillon épais de miso, souvent garni de beurre et de maïs ; chaque quartier a son comptoir.
    • Soupe au curry — un curry liquide et épicé, servi avec de gros légumes rôtis et une cuisse de poulet ; on choisit son degré de piment.
    • Jingisukan — le mouton grillé sur une plaque bombée, dont le nom vient de Gengis Khan ; les légumes cuisent dans le jus qui coule sur les bords.
    • Shime parfait — la coupe glacée qu'on mange à Sapporo pour finir une soirée, dans les bars à parfaits de Susukino.

    Jour 5

    • Marché de Nijo et ramen de Susukino, Sapporo, Hokkaido
      Marché de Nijo et ramen de Susukino Le petit marché couvert du centre, ses crabes et ses bols de fruits de mer ; le soir, Susukino, le quartier des bars, et sa ruelle des ramen où les comptoirs se touchent.
      En savoir plus

      Le marché de Nijo est l'un des plus anciens de la ville, né, dit-on, au début de la colonisation, quand des pêcheurs de la côte venaient y vendre leur poisson. Il se parcourt vite : crabes poilus vivants dans des bacs, coquilles Saint-Jacques grillées sur place, et des restaurants minuscules qui servent dès le matin des bols de riz couverts de fruits de mer. La plupart des étals ferment avant la fin de l'après-midi.

      Le soir, tout se passe à Susukino, le grand quartier de nuit de la ville, sous la grande enseigne lumineuse du whisky Nikka et de son barbu. Le miso ramen est né à Sapporo au milieu des années 1950 ; la tradition en attribue l'invention à un comptoir du centre, Aji no Sanpei. Dans la ruelle des ramen, Ramen Yokochō, les comptoirs se serrent dans un couloir étroit. Ici, on finit la soirée par un bol de ramen ou une coupe glacée : c'est le « shime », la conclusion.

      ⚠️ Dans beaucoup de comptoirs à ramen, on commande et on paie à un distributeur de tickets à l'entrée, souvent en liquide seulement. Ignore les rabatteurs qui proposent un bar ou une hôtesse dans la rue : le racolage y est interdit, et l'addition peut devenir exorbitante.

      marché
      gratuit
    • Mont Moiwa en téléphérique, la vue de nuit, Sapporo, Hokkaido
      Mont Moiwa en téléphérique, la vue de nuit Un téléphérique puis un petit funiculaire montent au sommet, d'où la ville s'étale en damier jusqu'à la baie d'Ishikari. C'est la vue de nuit la plus connue de Sapporo.
      En savoir plus

      Le mont Moiwa monte à 531 mètres au sud-ouest de la ville, et ses pentes portent une forêt primaire protégée comme monument naturel. Les Aïnous l'appelaient Inkarushpe, « l'endroit d'où l'on guette », et le nom de Moiwa, « la petite montagne », désignait sans doute à l'origine sa voisine, le mont Maruyama : les colons auraient confondu les deux.

      La vue de Sapporo depuis son sommet a été élue parmi les « trois nouvelles grandes vues de nuit du Japon » lors d'un classement national. Ce qui frappe, c'est la régularité : les avenues éclairées dessinent le quadrillage de la ville jusqu'au bout de la plaine.

      ⚠️ La gare du bas est reliée par une navette gratuite à l'arrêt de tramway Ropeway-iriguchi, que le tramway circulaire dessert depuis le centre. Monte un peu avant le coucher du soleil pour voir la ville de jour, puis s'allumer. Au sommet, il fait plusieurs degrés de moins qu'en ville et le vent souffle : emporte une veste.

      détente
      13 €
    • Parc Moerenuma, dessiné par Isamu Noguchi, Sapporo, Hokkaido
      Parc Moerenuma, dessiné par Isamu Noguchi Un ancien dépôt d'ordures transformé en paysage géométrique par le sculpteur Isamu Noguchi : une montagne artificielle, une pyramide de verre, de grandes fontaines. ⚠️ Le parc est immense et à l'écart du centre : la voiture ou le bus s'imposent.
      En savoir plus

      Isamu Noguchi, sculpteur américain né d'un père poète japonais, a dessiné ce parc à la fin de sa vie et n'en a vu que les plans : il est mort en 1988, quelques mois après avoir présenté le projet. La ville l'a réalisé tel qu'il l'avait conçu et l'a achevé en 2005. Ici aboutit une idée qu'il portait depuis les années 1930, la « Play Mountain », une montagne à jouer que New York n'avait jamais voulu construire.

      Tout y est géométrie : le mont Moere, une colline artificielle d'où l'on voit toute la plaine de Sapporo ; la pyramide de verre, qui abrite une galerie consacrée à Noguchi et qu'on rafraîchit l'été avec la neige stockée pendant l'hiver ; la fontaine de la mer, dont les jets donnent des spectacles à heures fixes ; et la plage de Moere, un bassin peu profond où pataugent les enfants.

      ⚠️ Le parc est immense et presque sans ombre : on y loue des vélos à la belle saison, et il faut de l'eau et un chapeau par beau temps. Sans voiture, on y va en bus depuis la station de métro Kanjō-dōri-higashi. La fontaine et la plage ne fonctionnent qu'en été.

      nature
      gratuit

    Jour 6

    • Tour de l'horloge de Sapporo, Sapporo, Hokkaido
      Tour de l'horloge de Sapporo La salle d'exercice en bois de l'école d'agriculture de Sapporo, bâtie en 1878, dont l'horloge sonne toujours les heures ; à l'intérieur, l'histoire de l'école fondée avec l'Américain William Clark. ⚠️ Elle est petite et serrée entre les immeubles : beaucoup la trouvent décevante.
      En savoir plus

      L'horloge n'était pas prévue au départ : elle a été commandée à Boston, chez l'horloger Howard, et installée en 1881 sur une tour refaite pour la recevoir. Son mécanisme à poids fonctionne toujours, remonté à la main, et elle sonne les heures depuis plus de cent quarante ans. L'école, partie ensuite sur un campus plus vaste, est devenue l'université de Hokkaido.

      William Clark n'est resté à Sapporo que quelques mois, mais il a laissé une phrase que tout le Japon connaît, lancée à ses élèves en partant : « Boys, be ambitious! », « Garçons, soyez ambitieux ! ». Sa statue au bras tendu vers l'horizon n'est pas ici, mais sur la colline de Hitsujigaoka, au sud-est de la ville.

      ⚠️ La tour est serrée entre des immeubles de bureaux, d'où la déception de beaucoup : pour la photographier sans tours de verre derrière, place-toi en face, de l'autre côté de la rue. À l'étage, la grande salle de bois, où se tenaient les exercices militaires et les cérémonies de l'école, est la vraie raison d'entrer.

      culture
      2 €

    48 € hébergement · 30 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel d'affaires près de la gare, 95 € la nuit.

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  6. Sapporo → Furano et Biei — Par Takikawa, environ 140 km sans autoroute, 2 h 45, 5 € par personne (10 € à partager).
  7. Furano et Biei, Hokkaido

    04. Furano et Biei

    J7 → J8 · 2 nuits · 248 € par personne

    Les champs de lavande et les collines en patchwork

    Deux bourgs agricoles au centre de l'île : à Furano, les champs de lavande qui fleurissent en juillet ; à Biei, des collines couvertes de cultures en bandes de couleur, et l'étang bleu de Shirogane. ⚠️ Les champs sont des propriétés privées : on regarde depuis la route, on n'y entre jamais.

    En savoir plus sur Furano et Biei

    Furano et Biei sont des campagnes de cultures plus que des villes : blé, pommes de terre, betteraves, et des fleurs plantées pour les visiteurs. Furano est connue pour sa lavande, qui fleurit de la fin juin à la mi-août, avec un pic début juillet. Les grandes fermes florales ouvrent leurs champs au public, gratuitement pour la plupart, et les couleurs changent tout l'été, à mesure que les fleurs se relaient.

    Biei, à une demi-heure au nord, est plus vallonnée : ses collines forment un patchwork de champs de couleurs différentes, quadrillé par deux routes panoramiques. En montant vers le Tokachi-dake, l'étang bleu de Shirogane doit sa couleur à l'eau chargée de minéraux qui descend du volcan ; il est né des barrages construits après l'éruption de 1988, et les troncs de mélèzes morts qui en sortent font son étrangeté.

    ⚠️ La voiture est indispensable : les fermes, les belvédères et l'étang sont éparpillés, même si un train touristique dessert en été une gare éphémère près de la ferme Tomita. Les champs sont privés ; un arbre devenu célèbre a été abattu par son propriétaire, lassé des visiteurs qui piétinaient ses cultures. En juillet, les hébergements se remplissent des mois à l'avance.

    À table

    • Melon de Furano — le melon à chair orange des fermes de la région, vendu tranché au bord des routes en plein été.
    • Omu-curry de Furano — l'omelette posée sur du riz au curry, plat lancé par les restaurants de la ville avec des produits locaux.
    • Curry udon de Biei — des nouilles udon au curry, le plat que Biei a choisi de défendre.
    • Glace à la lavande — la glace à l'italienne violette des fermes florales, au parfum discret, le goûter obligé de juillet.
    • Vin de Furano — le vin de la cave de la commune, qui fait aussi un jus de raisin, à goûter au domaine sur les hauteurs.

    Jour 7

    • Ferme Tomita et ses champs de lavande, Furano et Biei, Hokkaido
      Ferme Tomita et ses champs de lavande Des champs de lavande violets et des bandes de fleurs de toutes les couleurs sur une pente face aux montagnes, avec boutiques et distillerie d'huile essentielle. ⚠️ Le pic de la lavande tombe début et mi-juillet ; hors de cette fenêtre, d'autres fleurs prennent le relais.
      En savoir plus

      La lavande n'a pas été plantée ici pour les visiteurs. Au milieu du XXᵉ siècle, les fermes de la vallée la cultivaient pour l'industrie du parfum, qui achetait son huile essentielle. Quand les parfums de synthèse l'ont remplacée, dans les années 1970, presque tous les agriculteurs ont arraché leurs champs. La ferme Tomita a gardé les siens. Une photo de ses rangs violets, publiée dans un calendrier des chemins de fer nationaux, a fait venir les premiers curieux, et la vallée s'est remise à planter, cette fois pour qu'on la regarde.

      Monte sur la pente, au-dessus des bâtiments : c'est de là que les rangs filent vers la plaine de Furano et les montagnes. Le champ aux bandes multicolores, le plus photographié, est fait de fleurs annuelles qui se succèdent au fil de l'été. La glace à la lavande et le melon de la ferme, vendu en tranches, font partie de la visite autant que les fleurs.

      ⚠️ L'entrée étant libre, les cars arrivent nombreux en juillet : viens tôt le matin, avant la chaleur et la foule. On ne cueille rien, et l'on ne passe jamais entre les rangs, où butinent les abeilles.

      nature
      gratuit
    • Étang bleu de Shirogane, Furano et Biei, Hokkaido
      Étang bleu de Shirogane Une eau d'un bleu laiteux d'où sortent des troncs de mélèzes morts, née des barrages construits après l'éruption du Tokachi-dake de 1988. ⚠️ La vue est libre, mais le parking est payant et son tarif a doublé en juillet 2026 ; l'hiver, la neige cache l'eau.
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      L'étang n'a rien de naturel : il est né presque par accident. Après l'éruption, pour protéger la vallée des coulées de boue volcanique, on a barré la rivière Biei d'une série de digues ; l'eau s'est accumulée derrière l'une d'elles et a noyé un bois de mélèzes. Personne n'avait prévu d'en faire un site : ce sont les photographes qui l'ont révélé, puis leurs images qui l'ont rendu célèbre.

      L'explication la plus souvent donnée de sa couleur tient à l'eau elle-même : celle qui descend des pentes du Tokachi-dake est chargée de minéraux, dont de l'aluminium, en particules si fines qu'elles renvoient surtout le bleu de la lumière. La teinte change d'un jour à l'autre : turquoise franc sous le soleil, plus verte ou laiteuse par temps couvert, et trouble après de fortes pluies.

      ⚠️ Viens par une matinée sans vent : la moindre ride efface le reflet des arbres morts. Le chemin depuis le parking est court et plat ; l'étang est bordé d'une clôture, et l'on reste sur la rive aménagée.

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      gratuit
    • Cascade de Shirahige, Furano et Biei, Hokkaido
      Cascade de Shirahige Une eau souterraine qui jaillit des parois d'une gorge et tombe dans une rivière d'un bleu aussi intense que l'étang voisin ; on la voit depuis un pont, au bord de la station thermale de Shirogane.
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      Shirahige veut dire « barbe blanche ». L'eau n'arrive pas par une rivière au sommet de la falaise : elle sort de la paroi elle-même, en une multitude de filets blancs qui s'effilochent sur la roche sombre, comme une barbe. C'est une eau souterraine, qui a cheminé sous les pentes du volcan avant de ressortir ici.

      En dessous, la rivière Biei a déjà la teinte de l'étang bleu, et pour cause : c'est elle qui coule ensuite vers l'étang, plus bas dans la vallée. Le pont routier d'où l'on regarde la chute porte d'ailleurs le nom de pont de la Rivière bleue. Shirogane Onsen, la petite station thermale qui l'entoure, s'est bâtie au pied du Tokachi-dake ; plusieurs de ses hôtels ouvrent leurs bains aux visiteurs de passage, une bonne façon de finir la journée.

      ⚠️ Le pont est sur la route qui traverse la station : gare-toi sur un parking de Shirogane et finis à pied. L'hiver, entre les berges enneigées, le bleu de la rivière ressort plus encore, et la vue reste belle quand l'étang voisin a disparu sous la neige.

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      gratuit

    Jour 8

    • Routes Patchwork et Panorama de Biei, Furano et Biei, Hokkaido
      Routes Patchwork et Panorama de Biei Deux circuits routiers à travers les collines cultivées de Biei, ponctués d'arbres isolés devenus célèbres et de belvédères. ⚠️ Les champs sont privés : on s'arrête aux parkings, on ne marche jamais dans les cultures.
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      Les deux routes se partagent les collines de part et d'autre du bourg : la route Patchwork au nord-ouest, la route Panorama au sud. Leurs arbres solitaires doivent presque tous leur nom à la publicité. Le grand peuplier dit « de Ken et Mary » est apparu au début des années 1970 dans une campagne pour la Nissan Skyline ; l'arbre « Seven Stars » et la colline « Mild Seven » ont servi de décor à deux marques de cigarettes. L'arbre « parent et enfant », trois chênes alignés dont un petit entre deux grands, se reconnaît de loin.

      La renommée de Biei doit beaucoup au photographe Shinzō Maeda, dont les images de ces collines, à partir des années 1970, ont attiré ses confrères puis les voyageurs. Le patchwork qu'ils cherchent est une rotation de cultures — blé, pommes de terre, betteraves, haricots — qui changent de parcelle d'une année à l'autre : le dessin n'est jamais tout à fait le même.

      ⚠️ Les agriculteurs ont une raison sérieuse de refuser qu'on entre dans leurs champs : une semelle peut transporter d'une parcelle à l'autre les parasites du sol qui ruinent une récolte de pommes de terre. À vélo, les côtes sont plus longues qu'elles n'en ont l'air.

      nature
      gratuit

    65 € hébergement · 32 € repas · 16 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le centre de Furano, 130 € la nuit.

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  8. Furano et Biei → Péninsule de Shiretoko — Par Asahikawa, Sounkyo et Kitami, environ 360 km, 6 h 30, 13 € par personne (25 € à partager).
  9. Péninsule de Shiretoko, Hokkaido

    05. Péninsule de Shiretoko

    J9 → J10 · 2 nuits · 332 € par personne

    Le bout de la terre aïnou, ses ours et ses cinq lacs

    Une péninsule sauvage sans route jusqu'à sa pointe, inscrite au patrimoine mondial en 2005, où vivent des ours bruns en grand nombre. On dort à Utoro, d'où partent les bateaux et la route des cinq lacs. ⚠️ Le col qui mène à Rausu, sur l'autre versant, est fermé l'hiver, de novembre à la fin avril.

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    Shiretoko vient d'un mot aïnou que l'on traduit par « là où finit la terre ». La péninsule s'avance dans la mer d'Okhotsk, couverte de forêts et de volcans, et aucune route ne mène à sa pointe : la seule façon de voir ses falaises et ses cascades qui tombent dans la mer est le bateau. Elle est inscrite au patrimoine mondial depuis 2005, pour la chaîne qui relie la banquise d'hiver, la mer, les saumons et les ours.

    Les ours bruns y vivent en nombre, et on les voit souvent depuis la route ou le bateau. C'est ce qui règle tout le reste : aux cinq lacs, une passerelle surélevée et protégée mène au premier lac en toute saison, mais le sentier au sol n'est ouvert qu'aux visiteurs qui ont suivi une conférence sur les ours, et seulement avec un guide agréé à la fin du printemps et au début de l'été, quand ils sont les plus actifs.

    ⚠️ Ne jamais nourrir un ours, ni s'arrêter sur la route pour le photographier : un ours habitué aux voitures finit abattu. Utoro, petit port de pêche et station thermale, est le seul vrai lieu d'hébergement côté ouest. Le col de Shiretoko, qui passe vers Rausu et ses bateaux d'observation des baleines, ferme l'hiver ; de son sommet, on voit par temps clair l'île de Kounachir.

    À table

    • Saumon et ikura — le saumon pêché à l'automne le long de la côte, et ses œufs marinés au soja, servis en bol sur du riz dans les restaurants d'Utoro.
    • Kombu de Rausu — l'algue séchée de l'autre versant de la péninsule, l'une des plus réputées du Japon pour les bouillons, vendue en lanières épaisses.
    • Coquilles Saint-Jacques d'Okhotsk — pêchées dans la mer d'Okhotsk, servies grillées dans leur coquille ou crues sur du riz, selon l'arrivage.

    Jour 9

    • Les cinq lacs par la passerelle surélevée, Péninsule de Shiretoko, Hokkaido
      Les cinq lacs par la passerelle surélevée Une passerelle de bois de quelques mètres de haut, protégée par une clôture électrique contre les ours, qui mène au premier lac face aux montagnes de la péninsule. ⚠️ Gratuite et ouverte à tous pendant la saison du site, de la mi-avril au début novembre.
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      La passerelle a été pensée pour que chacun voie les lacs sans risquer de croiser un ours, et pour que les ours, eux, gardent leur forêt. Elle file au-dessus d'une mer de bambous nains et de prairies, sans marche ni escalier, si bien qu'un fauteuil roulant ou une poussette va jusqu'au bout. Depuis son belvédère final, le premier lac renvoie l'image de la chaîne de Shiretoko, encore striée de neige au début de l'été.

      Il arrive qu'un ours traverse la prairie en contrebas : depuis la passerelle, on l'observe en sécurité, en silence, sans rien lui jeter. Les cerfs sont plus fréquents encore. En octobre, la forêt qui entoure le lac prend ses couleurs d'automne, peu avant la fermeture du site.

      ⚠️ La passerelle reste ouverte quand le sentier au sol est fermé pour cause d'ours : c'est la solution de repli si ta visite guidée ou ton créneau sont annulés. Le parking se remplit vite en été ; viens tôt, quand la lumière rase encore le lac et que les cars ne sont pas arrivés.

      nature
      gratuit
    • Croisière le long de la péninsule, jusqu'à Kamuiwakka, Péninsule de Shiretoko, Hokkaido
      Croisière le long de la péninsule, jusqu'à Kamuiwakka Un bateau longe les falaises de la côte ouest, où des cascades tombent directement dans la mer, jusqu'à celle de Kamuiwakka ; on aperçoit parfois des ours sur la grève. ⚠️ Les sorties sont annulées par mer forte : garder une marge dans le programme.
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      Le bateau quitte le port d'Utoro au pied de l'Oronko, le gros rocher qui domine le quai, puis longe une côte de falaises de lave sombres, creusées de grottes. La cascade de Furepe, surnommée les « larmes de la jeune fille », suinte de la paroi ; plus loin, d'autres chutes tombent directement du haut de la falaise dans la mer.

      Le but, Kamuiwakka, porte un nom aïnou que l'on traduit par « l'eau des dieux ». Ce n'est pas une eau ordinaire : la rivière descend des pentes du volcan Iōzan, chaude, acide et chargée de soufre. Ces falaises ne se voient vraiment que du large : aucune route ne les longe au bord de l'eau.

      ⚠️ À l'aller, la côte défile à tribord, sur ta droite : installe-toi de ce côté. Les grands bateaux sont plus stables, les petits s'approchent davantage de la grève, où l'on a plus de chances de voir un ours. Il fait froid sur le pont, même en août. Le naufrage d'un petit bateau d'excursion au large de la péninsule, au printemps 2022, a rendu les annulations strictes : quand l'opérateur renonce, inutile d'insister.

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      30 €
    • Cascade d'Oshinkoshin, Péninsule de Shiretoko, Hokkaido
      Cascade d'Oshinkoshin Une large cascade qui se divise en deux bras sur un rocher, au bord de la route entre Shari et Utoro ; un escalier mène à son pied.
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      Les deux bras de la chute lui valent un surnom local, la cascade des « deux beautés ». Elle figure dans la sélection officielle des cent plus belles cascades du Japon, et c'est l'une des rares de la liste qu'on voit en sortant à peine de voiture : elle tombe juste au bord de la route, entre la forêt et la mer.

      Sa force vient de la neige : au printemps et au début de l'été, la fonte des montagnes de la péninsule la gonfle. De l'autre côté de la route s'étend la mer d'Okhotsk. C'est sur cette côte qu'arrive, au cœur de l'hiver, la banquise formée au nord de cette mer, l'une des plus méridionales de l'hémisphère Nord : en février, le paysage n'a plus rien à voir avec celui de l'été, et Utoro en a fait une saison à part entière.

      ⚠️ La route côtière vers Utoro reste ouverte toute l'année, contrairement au col : la cascade se voit en toute saison. C'est une halte courte sur la route d'arrivée ; fais le plein et retire de l'argent à Shari avant d'entrer dans la péninsule, où les services se raréfient.

      nature
      gratuit

    Jour 10

    • Le col de Shiretoko et le mont Rausu, Péninsule de Shiretoko, Hokkaido
      Le col de Shiretoko et le mont Rausu La seule route qui traverse la péninsule monte à un col face au mont Rausu ; par temps clair, on voit de l'autre côté du détroit l'île de Kounachir, administrée par la Russie et revendiquée par le Japon. ⚠️ La route est fermée l'hiver.
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      Le mont Rausu, le plus haut sommet de la péninsule, est un volcan dont la silhouette domine le col. La route y monte en lacets depuis Utoro, à travers la forêt, puis redescend vers Rausu, sur le versant qui regarde le détroit. Le col est souvent pris dans les nuages : on passe parfois du soleil d'Utoro au brouillard en quelques virages, et l'inverse au retour.

      Kounachir est si proche qu'on distingue son relief par temps clair. L'île était japonaise jusqu'en 1945 : l'armée soviétique l'a occupée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et ses habitants japonais ont dû partir. Le Japon la réclame toujours, avec deux autres îles et l'archipel des Habomai, sous le nom de « Territoires du Nord », et les deux pays n'ont jamais signé de traité de paix.

      ⚠️ En début et en fin de saison, la route peut fermer la nuit, ou plusieurs jours après une chute de neige : vérifie son état avant de partir. De l'autre côté, Rausu est le port des sorties en mer vers les baleines et les orques, et un bain en plein air gratuit, au bord d'un torrent, y est entretenu par des habitants : on se lave avant d'entrer, et l'on respecte leurs règles.

      nature
      gratuit

    90 € hébergement · 34 € repas · 16 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel thermal à Utoro, 180 € la nuit.

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Le budget de ces 10 jours

1 434 € par personne pour 10 jours, soit 143 € / jour. À deux, 2 868 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement618 €43 %
Repas316 €22 %
Transport sur place36 €2 %
Location de voiture — 10 jours230 €16 %
Billets et carburant172 €12 %
Activités63 €4 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

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  • La carte du parcours, avec ses 5 étapes
  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
  • Pour chaque étape, le couchage retenu et son lien de réservation
  • Et en dernière page, la liste à réserver avec ses cases à cocher — c'est elle qui remplace le tableur

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Carte de l'itinéraire avec les étapes du parcours

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