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Hokkaido en 14 jours : l'itinéraire jour par jour

1 887 € par personne sur place pour 14 jours, soit 135 € / jour — en 7 étapes, de Tokyo à Lac Akan et Kushiro. En passant par Hakodate, Sapporo, Furano et Biei, Asahikawa et le Daisetsuzan, puis Péninsule de Shiretoko.

Autres durées : 5 jours · 10 jours · trois semaines · toutes les étapes de Hokkaido

Tous les montants de cette page sont par personne et concernent la vie sur place — hébergement, repas, transports, trajets entre étapes, activités. Les billets d'avion ne sont pas compris.

Vols

Arrivée à aéroport Tokyo Haneda (HND), retour depuis Kushiro — Tanchō (KUH) — cherche un billet multi-destinations plutôt qu'un aller-retour.

Les billets d'avion ne sont pas comptés dans ce budget : ils dépendent de ta date et de ton aéroport de départ.

Le parcours, jour par jour

  1. Tokyo, Hokkaido

    01. Tokyo

    J1 → J2 · 2 nuits · 233.5 € par personne

    L'escale avant le nord, côté quartiers

    Tous les vols depuis la France arrivent à Tokyo : on y fait escale avant de monter vers le nord. Pour qui connaît déjà Senso-ji et Shibuya, l'étape propose l'autre Tokyo — ruelles de Kagurazaka, temple aux chats, ravin de Todoroki. ⚠️ Le Shinkansen vers Hakodate part de la gare de Tokyo ; les vols vers Sapporo, de Haneda ou de Narita.

    En savoir plus sur Tokyo

    Les vols directs depuis Paris atterrissent à Haneda ou à Narita : c'est à Tokyo que commence ce voyage vers Hokkaido, et une ou deux nuits y suffisent pour se remettre du décalage horaire avant de monter vers le nord.

    Cette étape ne refait pas le Tokyo d'un premier voyage — Asakusa, Shibuya, le sanctuaire Meiji, ceux de l'itinéraire Japon classique. Elle propose les quartiers où l'on va moins : Kagurazaka, ses ruelles pavées et ses maisons de thé ; Nakameguro, ses cafés le long d'un canal bordé de cerisiers ; Gotokuji, le temple d'où viendrait le chat qui lève la patte ; la vallée de Todoroki, un ravin boisé en pleine ville ; et Odaiba, sur la baie.

    ⚠️ Tout se fait en métro et en train, avec une carte de transport rechargeable. Pour la suite, le Shinkansen vers Hakodate part de la gare de Tokyo, et les vols vers Sapporo de Haneda ou de Narita. Les services de livraison de bagages, d'un hôtel à l'autre ou vers l'aéroport, évitent de traîner une valise dans le métro. Le Rail Pass de Hokkaido ne couvre pas le Shinkansen.

    À table

    • Tonkatsu — la côtelette de porc panée et frite, servie tranchée avec du chou cru râpé et une sauce épaisse ; les bonnes maisons ne font que ça.
    • Soba — les nouilles de sarrasin, froides avec une sauce à tremper ou chaudes en bouillon ; on les aspire bruyamment, c'est l'usage.
    • Oden — légumes, œufs et pâtés de poisson mijotés dans un bouillon léger, servis dans les izakaya et jusque dans les supérettes l'hiver.
    • Wagashi — les petites douceurs à base de haricot rouge sucré, servies avec le thé vert, dans les maisons anciennes de Kagurazaka ou d'ailleurs.

    Jour 1

    • Kagurazaka, l'ancien quartier des geishas, Tokyo, Hokkaido
      Kagurazaka, l'ancien quartier des geishas Une rue en pente bordée de boutiques et, derrière elle, des ruelles pavées où subsistent quelques maisons de thé et des restaurants discrets. L'Institut français est tout proche, et l'on entend parler français aux terrasses.
      En savoir plus

      Kagurazaka monte en pente douce depuis la gare d'Iidabashi. La rue principale est commerçante et ordinaire ; tout se passe dans les ruelles qui s'en détachent, pavées de pierre, assez étroites pour qu'on y marche en file. C'était un quartier de divertissement, et quelques geishas y exercent encore, dans des maisons qu'on ne remarquerait pas sans leur lanterne.

      Le quartier a aussi un accent français : l'Institut français est tout proche, et l'on croise boulangeries, bistrots et passants qui parlent français. Sur la rue principale, le petit temple Zenkoku-ji, peint de rouge, est dédié à Bishamon, l'une des divinités du bonheur.

      ⚠️ Les ruelles sont habitées : on y parle bas, et l'on ne photographie pas les gens qui entrent dans les maisons de thé. Les meilleures adresses n'ont souvent ni vitrine ni enseigne en alphabet latin. Viens en fin de journée, quand les lanternes s'allument.

      marché
      gratuit

    Jour 2

    • Nakameguro et la rivière Meguro, Tokyo, Hokkaido
      Nakameguro et la rivière Meguro Un canal bordé de cerisiers, de cafés et de petites boutiques, à deux stations de Shibuya. ⚠️ Au printemps, la floraison y attire une foule dense ; le reste de l'année, c'est un quartier calme où l'on flâne.
      En savoir plus

      La Meguro n'est pas une rivière au sens où on l'entend : c'est un canal étroit entre deux murs de béton. Mais il est bordé sur toute sa longueur de cerisiers qui se rejoignent au-dessus de l'eau, et de petits cafés, de boutiques de créateurs et de galeries installés dans des maisons basses.

      Au moment de la floraison, à la fin mars ou au début avril selon les années, le quartier devient l'un des lieux de hanami les plus courus de la ville : des lanternes s'allument le soir sous les branches, et la foule avance au pas sur les deux rives. Le reste de l'année, c'est un quartier calme, où l'on vient boire un café et regarder des vitrines. La grande torréfaction Starbucks Reserve dessinée par Kengo Kuma s'y trouve, au bord de l'eau.

      ⚠️ En pleine floraison, viens en semaine et tôt, ou accepte la foule. La gare de Nakameguro est à deux stations de Shibuya.

      détente
      gratuit

    58 € hébergement · 32 € repas · 15 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel d'affaires près d'une gare JR, 115 € la nuit.

    Voir les hébergements à Tokyolien affilié

  2. Tokyo → Hakodate — Shinkansen Hayabusa jusqu'à Shin-Hakodate-Hokuto, puis navette vers Hakodate, 4 h 30, 144 € par personne.
  3. Hakodate, Hokkaido

    02. Hakodate

    J3 → J4 · 2 nuits · 226 € par personne

    Un fort en étoile, une colline d'églises et une vue de nuit célèbre

    Le port du sud de l'île, l'un des premiers du Japon ouverts aux étrangers : églises sur la colline de Motomachi, fort en étoile de Goryokaku et vue de nuit depuis le mont Hakodate. ⚠️ Le Shinkansen s'arrête à Shin-Hakodate-Hokuto, à une vingtaine de minutes de train du centre.

    En savoir plus sur Hakodate

    Hakodate est la porte sud de Hokkaido, et la ville où l'île a rencontré l'Occident. Son port a été l'un des premiers du Japon ouverts aux navires étrangers au milieu du XIXᵉ siècle, et les consuls, les marchands et les missionnaires ont laissé sur la colline de Motomachi un quartier qui ne ressemble à aucun autre : une église orthodoxe aux toits verts, une église anglicane, une église catholique et l'ancien hôtel public peint en bleu et jaune, à quelques rues les uns des autres, face à la baie.

    En ville, le fort de Goryokaku dessine une étoile à cinq branches entourée de douves, bâtie à la fin de l'époque d'Edo sur des plans occidentaux. C'est là que s'est achevée en 1869 la guerre de Boshin, entre les derniers fidèles du shogun et le nouveau gouvernement impérial. Le fort est aujourd'hui un parc planté de cerisiers, et l'on ne comprend sa forme que d'en haut, depuis la tour voisine.

    ⚠️ Le soir, tout le monde monte au mont Hakodate : la ville s'y voit étranglée entre deux baies, comme un sablier lumineux. Le brouillard la cache souvent, et la foule est dense au coucher du soleil. Le Shinkansen arrive à Shin-Hakodate-Hokuto, hors de la ville ; un train de correspondance rejoint la gare centrale, et le centre se parcourt en tramway.

    À table

    • Ika sōmen — le calmar cru taillé en fils fins comme des nouilles, servi avec une sauce au soja et du gingembre ; Hakodate est la ville du calmar, pêché de nuit à la lumière des lampes des bateaux.
    • Shio ramen — le ramen de Hakodate est au sel : un bouillon clair et léger, à l'opposé du miso épais de Sapporo.
    • Kaisen-don du marché du matin — le bol de riz couvert d'oursin, d'œufs de saumon et de crabe, servi dans les échoppes autour de la gare.
    • Lucky Pierrot — la chaîne de burgers qui n'existe que dans la région de Hakodate ; son burger au poulet frit à la chinoise est la spécialité, et l'enseigne fait partie du plat.
    • Yakitori bento — à Hakodate, le « yakitori » est du porc grillé, posé sur du riz dans les supérettes de la chaîne locale Hasegawa Store.

    Jour 3

    • Mont Hakodate en téléphérique, la vue de nuit, Hakodate, Hokkaido
      Mont Hakodate en téléphérique, la vue de nuit La ville vue d'en haut, étranglée entre deux baies, qui s'allume en forme de sablier à la tombée de la nuit. ⚠️ Le brouillard la cache souvent et la foule est dense au coucher du soleil ; le téléphérique ferme pour sa révision annuelle de la fin octobre au début novembre.
      En savoir plus

      Le mont Hakodate ne culmine qu'à 334 mètres, mais il se dresse seul au bout de la ville. C'était autrefois une île volcanique, que les sables charriés par la mer ont fini par rattacher à la terre ferme : Hakodate est bâtie sur cette langue de sable, d'où sa taille de guêpe entre les deux baies. En été, au large, les lampes des bateaux qui pêchent le calmar de nuit piquent parfois la mer de points blancs.

      Cette vue a longtemps été interdite. De la fin du XIXᵉ siècle à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le mont était une forteresse qui gardait le détroit de Tsugaru : on n'y montait pas, et l'on n'avait le droit ni de le photographier ni de le dessiner. Les ruines des batteries d'artillerie sont toujours là, dans la forêt, le long des sentiers du sommet.

      ⚠️ Monte avant le coucher du soleil pour avoir une place à la rambarde et voir la ville s'allumer ; à la nuit tombée, c'est la file de la descente qui s'allonge. Le soir, pendant la belle saison, la route du sommet est fermée aux voitures particulières : restent le téléphérique, le car ou la marche. Emporte une veste, le vent souffle fort là-haut, même en été.

      détente
      11 €
    • Tour de Goryokaku et le fort en étoile, Hakodate, Hokkaido
      Tour de Goryokaku et le fort en étoile Depuis l'observatoire de la tour, le fort de Goryokaku apparaît enfin en entier : une étoile à cinq branches cernée de douves, bâtie à la fin de l'époque d'Edo. En bas, le fort est un parc libre d'accès, planté de cerisiers.
      En savoir plus

      Goryōkaku veut dire « le fort aux cinq pointes ». Il a été dessiné par Takeda Ayasaburō, un savant formé aux sciences occidentales, sur le modèle des forteresses bastionnées d'Europe : chaque pointe permet aux canons de battre le pied des remparts voisins, sans angle mort. Achevé en 1864, il devait abriter le gouvernement de la région.

      Il n'a servi qu'une fois. En 1868, les derniers fidèles du shogun, menés par Enomoto Takeaki, qui commandait sa flotte, s'en emparent et y fondent un gouvernement éphémère, qu'on a appelé la république d'Ezo. Des officiers français, dont Jules Brunet, combattent à leurs côtés. Hijikata Toshizō, l'ancien vice-commandant du Shinsengumi, meurt dans les combats de Hakodate, et le fort se rend quelques jours plus tard, en 1869.

      ⚠️ Monte d'abord à la tour, puis descends marcher dans le fort : d'en bas, on ne voit que des talus et des douves. Devant la porte principale, un îlot triangulaire protège l'entrée : c'est la seule demi-lune construite, les autres ayant été abandonnées faute de moyens. Au printemps, vers la fin avril ou le début mai, les cerisiers dessinent l'étoile en rose.

      culture
      7 €
    • Marché du matin de Hakodate, Hakodate, Hokkaido
      Marché du matin de Hakodate Des centaines d'échoppes près de la gare, de crabes, d'oursins et de calmars vivants ; dans un des bassins, on pêche soi-même son calmar, découpé aussitôt en sashimi. ⚠️ Il se vit le matin : l'après-midi, une partie des étals a fermé.
      En savoir plus

      Le marché est né au lendemain de la guerre, quand paysans et pêcheurs venaient vendre leurs produits près de la gare, en marge du rationnement. Il en a gardé le désordre d'échoppes serrées sous des auvents, et les vendeurs qui t'interpellent en te tendant un morceau de crabe à goûter. On y trouve les trois crabes de Hokkaido — le crabe poilu, le crabe royal et le crabe des neiges —, l'oursin et les œufs de saumon.

      Le calmar est la fierté de la ville, et c'est ici qu'on le mange le plus frais : découpé si vite qu'il remue encore quand on verse la sauce soja, un simple réflexe des muscles qui surprend toujours. Mais il se fait rare : les prises se sont effondrées ces dernières années, et certains jours le bassin de pêche est vide. Pour manger assis, l'allée Donburi Yokochō aligne de petits restaurants de bols de riz aux fruits de mer.

      ⚠️ Le prix des crabes et de l'oursin dépend du poids et de la saison, et il n'est pas toujours affiché : demande-le avant qu'on découpe quoi que ce soit, car une fois préparé, c'est payé. Les étals les plus insistants ne sont pas les moins chers ; à quelques pas, une échoppe plus discrète fait souvent mieux.

      marché
      gratuit

    Jour 4

    • Motomachi, la colline des églises, Hakodate, Hokkaido
      Motomachi, la colline des églises Des rues en pente qui descendent vers la baie, bordées d'églises orthodoxe, anglicane et catholique et de maisons de bois à l'occidentale, souvenir des consulats et des marchands étrangers.
      En savoir plus

      L'église orthodoxe descend de la chapelle du consulat de Russie. C'est là qu'est arrivé en 1861 un jeune prêtre russe, Nicolas Kassatkine, qui allait fonder l'Église orthodoxe du Japon et être canonisé sous le nom de saint Nicolas du Japon. L'édifice actuel, blanc aux toits verts, date de 1916, après un incendie. Les habitants l'appelaient « Gangan-dera », le temple qui fait gan-gan, pour le son de ses cloches, retenu parmi les cent paysages sonores du Japon.

      Le quartier mêle les deux mondes jusque dans ses maisons. Beaucoup de demeures de marchands sont japonaises au rez-de-chaussée, avec leurs portes coulissantes, et occidentales à l'étage, avec leurs fenêtres à guillotine et leurs couleurs pastel : un style propre à Hakodate. L'ancien consulat britannique, à côté du parc de Motomachi, se visite et abrite un salon de thé.

      ⚠️ Les pentes sont raides : commence par le haut et descends vers le port, que longe le tramway. Hachiman-zaka, la plus célèbre, file tout droit jusqu'à l'eau. Les églises sont des lieux de culte : on n'y entre pas pendant les offices. La gare du téléphérique du mont Hakodate est à deux pas, pour enchaîner avec la vue de nuit.

      marché
      gratuit

    48 € hébergement · 30 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel d'affaires près de la gare, 95 € la nuit.

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  4. Hakodate → Sapporo — Par Tōya et le col de Nakayama, environ 290 km sans autoroute, 5 h 30, 10 € par personne (20 € à partager).
  5. Sapporo, Hokkaido

    03. Sapporo

    J5 → J6 · 2 nuits · 223 € par personne

    La capitale en damier, le miso ramen et la vue du mont Moiwa

    La capitale de Hokkaido, tracée en damier à la fin du XIXᵉ siècle : une grande ville moderne et facile, coupée par le long parc Odori, où l'on vient manger plus que visiter. ⚠️ L'aéroport de New Chitose est à une quarantaine de minutes de train ; c'est l'arrivée ordinaire sur l'île.

    En savoir plus sur Sapporo

    Sapporo n'existait presque pas il y a cent cinquante ans. Le gouvernement de Meiji en a fait la capitale de Hokkaido quand il a entrepris de coloniser l'île, à partir de 1869, et l'a dessinée en damier : les rues sont numérotées depuis le parc Odori, qui la traverse d'est en ouest, et l'on s'y repère sans plan. La tour de l'horloge, bâtie en 1878 pour l'école d'agriculture fondée avec l'Américain William Clark, est l'un des rares bâtiments de cette époque.

    C'est aujourd'hui la cinquième ville du Japon, qui a accueilli les Jeux olympiques d'hiver en 1972 et dont le festival de la neige remplit le parc Odori de sculptures chaque février. L'été, le même parc devient une grande terrasse à bière. La ville se vit surtout à table : miso ramen, soupe au curry, mouton grillé, crabes du marché.

    ⚠️ Sapporo est l'étape pratique du voyage plus que la plus belle : on y arrive, on y prend la voiture, on y dort entre deux régions. Le métro et le tramway suffisent en ville, où la voiture est un handicap, avec un stationnement rare et payant. Les belles vues sont en hauteur, depuis le mont Moiwa ou la tour de télévision, et le village historique comme le parc Moerenuma valent chacun une demi-journée.

    À table

    • Miso ramen — le ramen né à Sapporo au milieu du XXᵉ siècle, au bouillon épais de miso, souvent garni de beurre et de maïs ; chaque quartier a son comptoir.
    • Soupe au curry — un curry liquide et épicé, servi avec de gros légumes rôtis et une cuisse de poulet ; on choisit son degré de piment.
    • Jingisukan — le mouton grillé sur une plaque bombée, dont le nom vient de Gengis Khan ; les légumes cuisent dans le jus qui coule sur les bords.
    • Shime parfait — la coupe glacée qu'on mange à Sapporo pour finir une soirée, dans les bars à parfaits de Susukino.

    Jour 5

    • Marché de Nijo et ramen de Susukino, Sapporo, Hokkaido
      Marché de Nijo et ramen de Susukino Le petit marché couvert du centre, ses crabes et ses bols de fruits de mer ; le soir, Susukino, le quartier des bars, et sa ruelle des ramen où les comptoirs se touchent.
      En savoir plus

      Le marché de Nijo est l'un des plus anciens de la ville, né, dit-on, au début de la colonisation, quand des pêcheurs de la côte venaient y vendre leur poisson. Il se parcourt vite : crabes poilus vivants dans des bacs, coquilles Saint-Jacques grillées sur place, et des restaurants minuscules qui servent dès le matin des bols de riz couverts de fruits de mer. La plupart des étals ferment avant la fin de l'après-midi.

      Le soir, tout se passe à Susukino, le grand quartier de nuit de la ville, sous la grande enseigne lumineuse du whisky Nikka et de son barbu. Le miso ramen est né à Sapporo au milieu des années 1950 ; la tradition en attribue l'invention à un comptoir du centre, Aji no Sanpei. Dans la ruelle des ramen, Ramen Yokochō, les comptoirs se serrent dans un couloir étroit. Ici, on finit la soirée par un bol de ramen ou une coupe glacée : c'est le « shime », la conclusion.

      ⚠️ Dans beaucoup de comptoirs à ramen, on commande et on paie à un distributeur de tickets à l'entrée, souvent en liquide seulement. Ignore les rabatteurs qui proposent un bar ou une hôtesse dans la rue : le racolage y est interdit, et l'addition peut devenir exorbitante.

      marché
      gratuit
    • Mont Moiwa en téléphérique, la vue de nuit, Sapporo, Hokkaido
      Mont Moiwa en téléphérique, la vue de nuit Un téléphérique puis un petit funiculaire montent au sommet, d'où la ville s'étale en damier jusqu'à la baie d'Ishikari. C'est la vue de nuit la plus connue de Sapporo.
      En savoir plus

      Le mont Moiwa monte à 531 mètres au sud-ouest de la ville, et ses pentes portent une forêt primaire protégée comme monument naturel. Les Aïnous l'appelaient Inkarushpe, « l'endroit d'où l'on guette », et le nom de Moiwa, « la petite montagne », désignait sans doute à l'origine sa voisine, le mont Maruyama : les colons auraient confondu les deux.

      La vue de Sapporo depuis son sommet a été élue parmi les « trois nouvelles grandes vues de nuit du Japon » lors d'un classement national. Ce qui frappe, c'est la régularité : les avenues éclairées dessinent le quadrillage de la ville jusqu'au bout de la plaine.

      ⚠️ La gare du bas est reliée par une navette gratuite à l'arrêt de tramway Ropeway-iriguchi, que le tramway circulaire dessert depuis le centre. Monte un peu avant le coucher du soleil pour voir la ville de jour, puis s'allumer. Au sommet, il fait plusieurs degrés de moins qu'en ville et le vent souffle : emporte une veste.

      détente
      13 €
    • Parc Moerenuma, dessiné par Isamu Noguchi, Sapporo, Hokkaido
      Parc Moerenuma, dessiné par Isamu Noguchi Un ancien dépôt d'ordures transformé en paysage géométrique par le sculpteur Isamu Noguchi : une montagne artificielle, une pyramide de verre, de grandes fontaines. ⚠️ Le parc est immense et à l'écart du centre : la voiture ou le bus s'imposent.
      En savoir plus

      Isamu Noguchi, sculpteur américain né d'un père poète japonais, a dessiné ce parc à la fin de sa vie et n'en a vu que les plans : il est mort en 1988, quelques mois après avoir présenté le projet. La ville l'a réalisé tel qu'il l'avait conçu et l'a achevé en 2005. Ici aboutit une idée qu'il portait depuis les années 1930, la « Play Mountain », une montagne à jouer que New York n'avait jamais voulu construire.

      Tout y est géométrie : le mont Moere, une colline artificielle d'où l'on voit toute la plaine de Sapporo ; la pyramide de verre, qui abrite une galerie consacrée à Noguchi et qu'on rafraîchit l'été avec la neige stockée pendant l'hiver ; la fontaine de la mer, dont les jets donnent des spectacles à heures fixes ; et la plage de Moere, un bassin peu profond où pataugent les enfants.

      ⚠️ Le parc est immense et presque sans ombre : on y loue des vélos à la belle saison, et il faut de l'eau et un chapeau par beau temps. Sans voiture, on y va en bus depuis la station de métro Kanjō-dōri-higashi. La fontaine et la plage ne fonctionnent qu'en été.

      nature
      gratuit

    Jour 6

    • Tour de l'horloge de Sapporo, Sapporo, Hokkaido
      Tour de l'horloge de Sapporo La salle d'exercice en bois de l'école d'agriculture de Sapporo, bâtie en 1878, dont l'horloge sonne toujours les heures ; à l'intérieur, l'histoire de l'école fondée avec l'Américain William Clark. ⚠️ Elle est petite et serrée entre les immeubles : beaucoup la trouvent décevante.
      En savoir plus

      L'horloge n'était pas prévue au départ : elle a été commandée à Boston, chez l'horloger Howard, et installée en 1881 sur une tour refaite pour la recevoir. Son mécanisme à poids fonctionne toujours, remonté à la main, et elle sonne les heures depuis plus de cent quarante ans. L'école, partie ensuite sur un campus plus vaste, est devenue l'université de Hokkaido.

      William Clark n'est resté à Sapporo que quelques mois, mais il a laissé une phrase que tout le Japon connaît, lancée à ses élèves en partant : « Boys, be ambitious! », « Garçons, soyez ambitieux ! ». Sa statue au bras tendu vers l'horizon n'est pas ici, mais sur la colline de Hitsujigaoka, au sud-est de la ville.

      ⚠️ La tour est serrée entre des immeubles de bureaux, d'où la déception de beaucoup : pour la photographier sans tours de verre derrière, place-toi en face, de l'autre côté de la rue. À l'étage, la grande salle de bois, où se tenaient les exercices militaires et les cérémonies de l'école, est la vraie raison d'entrer.

      culture
      2 €

    48 € hébergement · 30 € repas · 12 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel d'affaires près de la gare, 95 € la nuit.

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  6. Sapporo → Furano et Biei — Par Takikawa, environ 140 km sans autoroute, 2 h 45, 5 € par personne (10 € à partager).
  7. Furano et Biei, Hokkaido

    04. Furano et Biei

    J7 → J8 · 2 nuits · 248 € par personne

    Les champs de lavande et les collines en patchwork

    Deux bourgs agricoles au centre de l'île : à Furano, les champs de lavande qui fleurissent en juillet ; à Biei, des collines couvertes de cultures en bandes de couleur, et l'étang bleu de Shirogane. ⚠️ Les champs sont des propriétés privées : on regarde depuis la route, on n'y entre jamais.

    En savoir plus sur Furano et Biei

    Furano et Biei sont des campagnes de cultures plus que des villes : blé, pommes de terre, betteraves, et des fleurs plantées pour les visiteurs. Furano est connue pour sa lavande, qui fleurit de la fin juin à la mi-août, avec un pic début juillet. Les grandes fermes florales ouvrent leurs champs au public, gratuitement pour la plupart, et les couleurs changent tout l'été, à mesure que les fleurs se relaient.

    Biei, à une demi-heure au nord, est plus vallonnée : ses collines forment un patchwork de champs de couleurs différentes, quadrillé par deux routes panoramiques. En montant vers le Tokachi-dake, l'étang bleu de Shirogane doit sa couleur à l'eau chargée de minéraux qui descend du volcan ; il est né des barrages construits après l'éruption de 1988, et les troncs de mélèzes morts qui en sortent font son étrangeté.

    ⚠️ La voiture est indispensable : les fermes, les belvédères et l'étang sont éparpillés, même si un train touristique dessert en été une gare éphémère près de la ferme Tomita. Les champs sont privés ; un arbre devenu célèbre a été abattu par son propriétaire, lassé des visiteurs qui piétinaient ses cultures. En juillet, les hébergements se remplissent des mois à l'avance.

    À table

    • Melon de Furano — le melon à chair orange des fermes de la région, vendu tranché au bord des routes en plein été.
    • Omu-curry de Furano — l'omelette posée sur du riz au curry, plat lancé par les restaurants de la ville avec des produits locaux.
    • Curry udon de Biei — des nouilles udon au curry, le plat que Biei a choisi de défendre.
    • Glace à la lavande — la glace à l'italienne violette des fermes florales, au parfum discret, le goûter obligé de juillet.
    • Vin de Furano — le vin de la cave de la commune, qui fait aussi un jus de raisin, à goûter au domaine sur les hauteurs.

    Jour 7

    • Ferme Tomita et ses champs de lavande, Furano et Biei, Hokkaido
      Ferme Tomita et ses champs de lavande Des champs de lavande violets et des bandes de fleurs de toutes les couleurs sur une pente face aux montagnes, avec boutiques et distillerie d'huile essentielle. ⚠️ Le pic de la lavande tombe début et mi-juillet ; hors de cette fenêtre, d'autres fleurs prennent le relais.
      En savoir plus

      La lavande n'a pas été plantée ici pour les visiteurs. Au milieu du XXᵉ siècle, les fermes de la vallée la cultivaient pour l'industrie du parfum, qui achetait son huile essentielle. Quand les parfums de synthèse l'ont remplacée, dans les années 1970, presque tous les agriculteurs ont arraché leurs champs. La ferme Tomita a gardé les siens. Une photo de ses rangs violets, publiée dans un calendrier des chemins de fer nationaux, a fait venir les premiers curieux, et la vallée s'est remise à planter, cette fois pour qu'on la regarde.

      Monte sur la pente, au-dessus des bâtiments : c'est de là que les rangs filent vers la plaine de Furano et les montagnes. Le champ aux bandes multicolores, le plus photographié, est fait de fleurs annuelles qui se succèdent au fil de l'été. La glace à la lavande et le melon de la ferme, vendu en tranches, font partie de la visite autant que les fleurs.

      ⚠️ L'entrée étant libre, les cars arrivent nombreux en juillet : viens tôt le matin, avant la chaleur et la foule. On ne cueille rien, et l'on ne passe jamais entre les rangs, où butinent les abeilles.

      nature
      gratuit
    • Étang bleu de Shirogane, Furano et Biei, Hokkaido
      Étang bleu de Shirogane Une eau d'un bleu laiteux d'où sortent des troncs de mélèzes morts, née des barrages construits après l'éruption du Tokachi-dake de 1988. ⚠️ La vue est libre, mais le parking est payant et son tarif a doublé en juillet 2026 ; l'hiver, la neige cache l'eau.
      En savoir plus

      L'étang n'a rien de naturel : il est né presque par accident. Après l'éruption, pour protéger la vallée des coulées de boue volcanique, on a barré la rivière Biei d'une série de digues ; l'eau s'est accumulée derrière l'une d'elles et a noyé un bois de mélèzes. Personne n'avait prévu d'en faire un site : ce sont les photographes qui l'ont révélé, puis leurs images qui l'ont rendu célèbre.

      L'explication la plus souvent donnée de sa couleur tient à l'eau elle-même : celle qui descend des pentes du Tokachi-dake est chargée de minéraux, dont de l'aluminium, en particules si fines qu'elles renvoient surtout le bleu de la lumière. La teinte change d'un jour à l'autre : turquoise franc sous le soleil, plus verte ou laiteuse par temps couvert, et trouble après de fortes pluies.

      ⚠️ Viens par une matinée sans vent : la moindre ride efface le reflet des arbres morts. Le chemin depuis le parking est court et plat ; l'étang est bordé d'une clôture, et l'on reste sur la rive aménagée.

      nature
      gratuit
    • Cascade de Shirahige, Furano et Biei, Hokkaido
      Cascade de Shirahige Une eau souterraine qui jaillit des parois d'une gorge et tombe dans une rivière d'un bleu aussi intense que l'étang voisin ; on la voit depuis un pont, au bord de la station thermale de Shirogane.
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      Shirahige veut dire « barbe blanche ». L'eau n'arrive pas par une rivière au sommet de la falaise : elle sort de la paroi elle-même, en une multitude de filets blancs qui s'effilochent sur la roche sombre, comme une barbe. C'est une eau souterraine, qui a cheminé sous les pentes du volcan avant de ressortir ici.

      En dessous, la rivière Biei a déjà la teinte de l'étang bleu, et pour cause : c'est elle qui coule ensuite vers l'étang, plus bas dans la vallée. Le pont routier d'où l'on regarde la chute porte d'ailleurs le nom de pont de la Rivière bleue. Shirogane Onsen, la petite station thermale qui l'entoure, s'est bâtie au pied du Tokachi-dake ; plusieurs de ses hôtels ouvrent leurs bains aux visiteurs de passage, une bonne façon de finir la journée.

      ⚠️ Le pont est sur la route qui traverse la station : gare-toi sur un parking de Shirogane et finis à pied. L'hiver, entre les berges enneigées, le bleu de la rivière ressort plus encore, et la vue reste belle quand l'étang voisin a disparu sous la neige.

      nature
      gratuit

    Jour 8

    • Routes Patchwork et Panorama de Biei, Furano et Biei, Hokkaido
      Routes Patchwork et Panorama de Biei Deux circuits routiers à travers les collines cultivées de Biei, ponctués d'arbres isolés devenus célèbres et de belvédères. ⚠️ Les champs sont privés : on s'arrête aux parkings, on ne marche jamais dans les cultures.
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      Les deux routes se partagent les collines de part et d'autre du bourg : la route Patchwork au nord-ouest, la route Panorama au sud. Leurs arbres solitaires doivent presque tous leur nom à la publicité. Le grand peuplier dit « de Ken et Mary » est apparu au début des années 1970 dans une campagne pour la Nissan Skyline ; l'arbre « Seven Stars » et la colline « Mild Seven » ont servi de décor à deux marques de cigarettes. L'arbre « parent et enfant », trois chênes alignés dont un petit entre deux grands, se reconnaît de loin.

      La renommée de Biei doit beaucoup au photographe Shinzō Maeda, dont les images de ces collines, à partir des années 1970, ont attiré ses confrères puis les voyageurs. Le patchwork qu'ils cherchent est une rotation de cultures — blé, pommes de terre, betteraves, haricots — qui changent de parcelle d'une année à l'autre : le dessin n'est jamais tout à fait le même.

      ⚠️ Les agriculteurs ont une raison sérieuse de refuser qu'on entre dans leurs champs : une semelle peut transporter d'une parcelle à l'autre les parasites du sol qui ruinent une récolte de pommes de terre. À vélo, les côtes sont plus longues qu'elles n'en ont l'air.

      nature
      gratuit

    65 € hébergement · 32 € repas · 16 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel dans le centre de Furano, 130 € la nuit.

    Voir les hébergements à Furano et Bieilien affilié

  8. Furano et Biei → Asahikawa et le Daisetsuzan — Par Biei, environ 60 km, 1 h 6, 2 € par personne (4 € à partager).
  9. Asahikawa et le Daisetsuzan, Hokkaido

    05. Asahikawa et le Daisetsuzan

    J9 → J10 · 2 nuits · 227 € par personne

    Le zoo des manchots, puis le toit volcanique de l'île

    La deuxième ville de Hokkaido, porte du parc national du Daisetsuzan : le zoo d'Asahiyama en ville, puis deux téléphériques qui montent dans les volcans, à Asahidake et à Sounkyo. ⚠️ Les deux sont à plus d'une heure de route l'un de l'autre ; Sounkyo est sur la route de Shiretoko.

    En savoir plus sur Asahikawa et le Daisetsuzan

    Asahikawa est une ville de plaine, carrefour du rail et des routes du centre de l'île, sans grand charme mais pratique. Son zoo, Asahiyama, a failli fermer dans les années 1990 et s'est relevé en montrant les animaux en action plutôt qu'immobiles derrière une grille : les phoques passent dans un tube vertical au milieu des visiteurs, les manchots nagent au-dessus des têtes, et l'hiver ils défilent dans la neige.

    À l'est commence le Daisetsuzan, le plus grand parc national du Japon, un massif de volcans dont l'Asahidake, point culminant de Hokkaido. Un téléphérique monte sur ses pentes jusqu'à un plateau de fumerolles et d'étangs, et c'est ici que l'automne arrive le premier dans le pays, dès la mi-septembre sur les sommets. De l'autre côté du massif, les gorges de Sounkyo sont fermées par des falaises en colonnes, d'où tombent deux cascades.

    ⚠️ La montagne n'est pas une promenade de parc : le temps change vite, la neige revient tôt au sommet, et les ours bruns y vivent. Au-delà des belvédères, chaussures de marche, couches chaudes et clochette à ours sont la règle. La voiture est nécessaire pour enchaîner Asahidake et Sounkyo ; un car relie chacun des deux à la gare d'Asahikawa.

    À table

    • Ramen d'Asahikawa — un bouillon au soja mêlant porc et poisson, couvert d'une fine couche de saindoux qui le garde brûlant ; un village des ramen réunit plusieurs maisons à la sortie de la ville.
    • Saké d'Asahikawa — la ville a plusieurs brasseries anciennes, dont Otokoyama, qui ouvrent leur boutique et leur salle de dégustation.
    • Shio horumon — des abats de porc salés grillés sur la braise, la spécialité des petits restaurants de la ville.

    Jour 9

    • Zoo d'Asahiyama, Asahikawa et le Daisetsuzan, Hokkaido
      Zoo d'Asahiyama Le zoo connu pour montrer ses animaux en action : phoques qui passent dans un tube vertical, ours polaires qui plongent derrière une vitre, manchots qui nagent au-dessus des visiteurs. ⚠️ Il ferme quelques jours entre ses saisons, au printemps et au début de novembre.
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      Ce que le zoo a inventé porte un nom au Japon, l'« exposition par le comportement ». Plutôt que d'aligner les espèces derrière des grilles, chaque enclos est construit pour pousser l'animal à faire ce qu'il fait dans la nature, nager, grimper, guetter, et pour placer le visiteur là où il le verra le faire. Les orangs-outans traversent ainsi les allées sur des cordes tendues très haut ; chez les ours polaires, une petite coupole permet de sortir la tête au milieu de l'enclos, à hauteur de phoque. L'idée est venue des soigneurs eux-mêmes, à l'époque où le zoo manquait de tout, et elle a inspiré bien d'autres zoos du pays.

      Les soigneurs restent la vraie voix du lieu : beaucoup de panneaux sont écrits et dessinés de leur main, et aux heures des repas, ils expliquent devant le public ce que fait l'animal et pourquoi.

      ⚠️ Le zoo est bâti à flanc de colline : les allées montent et descendent, et une poussette le sentira. Le programme des repas est affiché à l'entrée ; c'est lui qui doit dicter l'ordre de la visite, pas le plan.

      nature
      6 €
    • Asahidake en téléphérique et l'étang Sugatami, Asahikawa et le Daisetsuzan, Hokkaido
      Asahidake en téléphérique et l'étang Sugatami Le téléphérique monte vers 1 600 mètres, sur un plateau de fumerolles et d'étangs au pied du sommet de Hokkaido ; une boucle d'environ une heure fait le tour de l'étang Sugatami, où le volcan se reflète. ⚠️ Prévoir une couche chaude même en été ; en haut, des plaques de neige durent jusqu'en juillet.
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      Les Aïnous appelaient ces hauteurs Kamuy Mintara, que l'on traduit par « le jardin où jouent les dieux ». En sortant de la cabine, on comprend pourquoi : une étendue de pins nains rampants, de petits étangs et de prairies alpines, avec en fond le cône gris de l'Asahidake qui fume par son flanc. Sugatami signifie « le miroir en pied » : par temps calme, le sommet et ses panaches s'y reflètent.

      En juillet, les rochers se couvrent de fleurs alpines minuscules, et les éboulis abritent un habitant inattendu : le pika, un petit cousin du lapin aux oreilles rondes, resté là depuis les glaciations. On l'entend avant de le voir, à son cri aigu. À l'automne, les buissons virent au rouge et au jaune, et le plateau peut blanchir quelques jours plus tard sous la première neige.

      ⚠️ Les fumerolles sont actives : on reste sur le sentier balisé, loin des bouches de vapeur. Si le sommet est dans les nuages au départ, la vue sera nulle en haut : renseigne-toi à la station du bas avant de prendre ton billet. Aux week-ends de couleurs d'automne, la file au téléphérique se forme tôt.

      nature
      21 €

    Jour 10

    • Gorges de Sounkyo et les cascades Ginga et Ryusei, Asahikawa et le Daisetsuzan, Hokkaido
      Gorges de Sounkyo et les cascades Ginga et Ryusei Des falaises de colonnes de lave qui ferment la vallée, et deux cascades côte à côte, la « Voie lactée » et l'« Étoile filante », qu'on voit depuis un parking au bord de la route.
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      Les falaises ne sont pas faites de coulées de lave ordinaires : elles viennent d'une très grosse éruption du massif, dont les cendres brûlantes se sont soudées en refroidissant, puis fendues en colonnes. L'Ishikari a ensuite entaillé cette épaisse couche, et c'est ce trait de scie qui fait les gorges. Plus en aval, à Obako, les orgues de pierre tombent à pic dans la rivière.

      On surnomme les deux cascades le couple : Ryusei, l'« Étoile filante », plus puissante, passe pour le mari ; Ginga, la « Voie lactée », qui descend en fils fins sur la roche, pour l'épouse. Depuis le parking, on les voit l'une après l'autre ; pour les avoir dans le même regard, un sentier grimpe à travers la forêt jusqu'au belvédère de Sōbakudai.

      ⚠️ Ce sentier est court mais raide, parfois boueux : de bonnes chaussures suffisent. Les cascades sont les plus fournies à la fonte des neiges, au début de l'été. L'hiver, la station de Sounkyo organise un festival de glace, avec des sculptures illuminées le soir.

      nature
      gratuit
    • Randonnée vers le sommet de l'Asahidake, Asahikawa et le Daisetsuzan, Hokkaido
      Randonnée vers le sommet de l'Asahidake De la gare d'arrivée du téléphérique, un sentier de cendres et de pierres monte au sommet de Hokkaido en longeant les fumerolles. ⚠️ C'est une vraie course de montagne : brouillard, vent et neige précoce ; on part tôt, équipé, et l'on fait demi-tour si le temps se gâte.
      En savoir plus

      Passé l'étang Sugatami, le sentier quitte les prairies et attaque une pente de cendres et de scories, sans un arbre, en longeant le cratère d'où montent les fumerolles. Le terrain roule sous les pieds, et le balisage reste discret. Du sommet, le toit de Hokkaido, la vue s'étend sur tout le plateau du Daisetsuzan, un paysage de toundra qui évoque davantage la Sibérie que le reste du Japon.

      Ce massif est connu pour ses étés trompeurs. En juillet 2009, une tempête de vent et de pluie froide a tué par hypothermie plusieurs randonneurs d'un voyage organisé sur le Tomuraushi, plus au sud dans le même parc, à une saison où l'on monte en tenue légère. La leçon vaut ici : le temps bascule vite, et c'est le froid humide, plus que la pente, qui met en danger.

      ⚠️ Inscris-toi sur le registre des randonneurs au départ, emporte une couche imperméable, des gants et de l'eau, et surveille le brouillard : à la descente, sur ces pentes uniformes, il fait perdre la trace. Prévois d'être revenu bien avant le dernier téléphérique.

      sport
      gratuit

    43 € hébergement · 30 € repas · 16 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel d'affaires à Asahikawa, 85 € la nuit.

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  10. Asahikawa et le Daisetsuzan → Péninsule de Shiretoko — Par Sounkyo, le col de Sekihoku et Kitami, environ 300 km, 5 h 30, 11 € par personne (21 € à partager).
  11. Péninsule de Shiretoko, Hokkaido

    06. Péninsule de Shiretoko

    J11 → J12 · 2 nuits · 332 € par personne

    Le bout de la terre aïnou, ses ours et ses cinq lacs

    Une péninsule sauvage sans route jusqu'à sa pointe, inscrite au patrimoine mondial en 2005, où vivent des ours bruns en grand nombre. On dort à Utoro, d'où partent les bateaux et la route des cinq lacs. ⚠️ Le col qui mène à Rausu, sur l'autre versant, est fermé l'hiver, de novembre à la fin avril.

    En savoir plus sur Péninsule de Shiretoko

    Shiretoko vient d'un mot aïnou que l'on traduit par « là où finit la terre ». La péninsule s'avance dans la mer d'Okhotsk, couverte de forêts et de volcans, et aucune route ne mène à sa pointe : la seule façon de voir ses falaises et ses cascades qui tombent dans la mer est le bateau. Elle est inscrite au patrimoine mondial depuis 2005, pour la chaîne qui relie la banquise d'hiver, la mer, les saumons et les ours.

    Les ours bruns y vivent en nombre, et on les voit souvent depuis la route ou le bateau. C'est ce qui règle tout le reste : aux cinq lacs, une passerelle surélevée et protégée mène au premier lac en toute saison, mais le sentier au sol n'est ouvert qu'aux visiteurs qui ont suivi une conférence sur les ours, et seulement avec un guide agréé à la fin du printemps et au début de l'été, quand ils sont les plus actifs.

    ⚠️ Ne jamais nourrir un ours, ni s'arrêter sur la route pour le photographier : un ours habitué aux voitures finit abattu. Utoro, petit port de pêche et station thermale, est le seul vrai lieu d'hébergement côté ouest. Le col de Shiretoko, qui passe vers Rausu et ses bateaux d'observation des baleines, ferme l'hiver ; de son sommet, on voit par temps clair l'île de Kounachir.

    À table

    • Saumon et ikura — le saumon pêché à l'automne le long de la côte, et ses œufs marinés au soja, servis en bol sur du riz dans les restaurants d'Utoro.
    • Kombu de Rausu — l'algue séchée de l'autre versant de la péninsule, l'une des plus réputées du Japon pour les bouillons, vendue en lanières épaisses.
    • Coquilles Saint-Jacques d'Okhotsk — pêchées dans la mer d'Okhotsk, servies grillées dans leur coquille ou crues sur du riz, selon l'arrivage.

    Jour 11

    • Les cinq lacs par la passerelle surélevée, Péninsule de Shiretoko, Hokkaido
      Les cinq lacs par la passerelle surélevée Une passerelle de bois de quelques mètres de haut, protégée par une clôture électrique contre les ours, qui mène au premier lac face aux montagnes de la péninsule. ⚠️ Gratuite et ouverte à tous pendant la saison du site, de la mi-avril au début novembre.
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      La passerelle a été pensée pour que chacun voie les lacs sans risquer de croiser un ours, et pour que les ours, eux, gardent leur forêt. Elle file au-dessus d'une mer de bambous nains et de prairies, sans marche ni escalier, si bien qu'un fauteuil roulant ou une poussette va jusqu'au bout. Depuis son belvédère final, le premier lac renvoie l'image de la chaîne de Shiretoko, encore striée de neige au début de l'été.

      Il arrive qu'un ours traverse la prairie en contrebas : depuis la passerelle, on l'observe en sécurité, en silence, sans rien lui jeter. Les cerfs sont plus fréquents encore. En octobre, la forêt qui entoure le lac prend ses couleurs d'automne, peu avant la fermeture du site.

      ⚠️ La passerelle reste ouverte quand le sentier au sol est fermé pour cause d'ours : c'est la solution de repli si ta visite guidée ou ton créneau sont annulés. Le parking se remplit vite en été ; viens tôt, quand la lumière rase encore le lac et que les cars ne sont pas arrivés.

      nature
      gratuit
    • Croisière le long de la péninsule, jusqu'à Kamuiwakka, Péninsule de Shiretoko, Hokkaido
      Croisière le long de la péninsule, jusqu'à Kamuiwakka Un bateau longe les falaises de la côte ouest, où des cascades tombent directement dans la mer, jusqu'à celle de Kamuiwakka ; on aperçoit parfois des ours sur la grève. ⚠️ Les sorties sont annulées par mer forte : garder une marge dans le programme.
      En savoir plus

      Le bateau quitte le port d'Utoro au pied de l'Oronko, le gros rocher qui domine le quai, puis longe une côte de falaises de lave sombres, creusées de grottes. La cascade de Furepe, surnommée les « larmes de la jeune fille », suinte de la paroi ; plus loin, d'autres chutes tombent directement du haut de la falaise dans la mer.

      Le but, Kamuiwakka, porte un nom aïnou que l'on traduit par « l'eau des dieux ». Ce n'est pas une eau ordinaire : la rivière descend des pentes du volcan Iōzan, chaude, acide et chargée de soufre. Ces falaises ne se voient vraiment que du large : aucune route ne les longe au bord de l'eau.

      ⚠️ À l'aller, la côte défile à tribord, sur ta droite : installe-toi de ce côté. Les grands bateaux sont plus stables, les petits s'approchent davantage de la grève, où l'on a plus de chances de voir un ours. Il fait froid sur le pont, même en août. Le naufrage d'un petit bateau d'excursion au large de la péninsule, au printemps 2022, a rendu les annulations strictes : quand l'opérateur renonce, inutile d'insister.

      nature
      30 €
    • Cascade d'Oshinkoshin, Péninsule de Shiretoko, Hokkaido
      Cascade d'Oshinkoshin Une large cascade qui se divise en deux bras sur un rocher, au bord de la route entre Shari et Utoro ; un escalier mène à son pied.
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      Les deux bras de la chute lui valent un surnom local, la cascade des « deux beautés ». Elle figure dans la sélection officielle des cent plus belles cascades du Japon, et c'est l'une des rares de la liste qu'on voit en sortant à peine de voiture : elle tombe juste au bord de la route, entre la forêt et la mer.

      Sa force vient de la neige : au printemps et au début de l'été, la fonte des montagnes de la péninsule la gonfle. De l'autre côté de la route s'étend la mer d'Okhotsk. C'est sur cette côte qu'arrive, au cœur de l'hiver, la banquise formée au nord de cette mer, l'une des plus méridionales de l'hémisphère Nord : en février, le paysage n'a plus rien à voir avec celui de l'été, et Utoro en a fait une saison à part entière.

      ⚠️ La route côtière vers Utoro reste ouverte toute l'année, contrairement au col : la cascade se voit en toute saison. C'est une halte courte sur la route d'arrivée ; fais le plein et retire de l'argent à Shari avant d'entrer dans la péninsule, où les services se raréfient.

      nature
      gratuit

    Jour 12

    • Le col de Shiretoko et le mont Rausu, Péninsule de Shiretoko, Hokkaido
      Le col de Shiretoko et le mont Rausu La seule route qui traverse la péninsule monte à un col face au mont Rausu ; par temps clair, on voit de l'autre côté du détroit l'île de Kounachir, administrée par la Russie et revendiquée par le Japon. ⚠️ La route est fermée l'hiver.
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      Le mont Rausu, le plus haut sommet de la péninsule, est un volcan dont la silhouette domine le col. La route y monte en lacets depuis Utoro, à travers la forêt, puis redescend vers Rausu, sur le versant qui regarde le détroit. Le col est souvent pris dans les nuages : on passe parfois du soleil d'Utoro au brouillard en quelques virages, et l'inverse au retour.

      Kounachir est si proche qu'on distingue son relief par temps clair. L'île était japonaise jusqu'en 1945 : l'armée soviétique l'a occupée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et ses habitants japonais ont dû partir. Le Japon la réclame toujours, avec deux autres îles et l'archipel des Habomai, sous le nom de « Territoires du Nord », et les deux pays n'ont jamais signé de traité de paix.

      ⚠️ En début et en fin de saison, la route peut fermer la nuit, ou plusieurs jours après une chute de neige : vérifie son état avant de partir. De l'autre côté, Rausu est le port des sorties en mer vers les baleines et les orques, et un bain en plein air gratuit, au bord d'un torrent, y est entretenu par des habitants : on se lave avant d'entrer, et l'on respecte leurs règles.

      nature
      gratuit

    90 € hébergement · 34 € repas · 16 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel thermal à Utoro, 180 € la nuit.

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  12. Péninsule de Shiretoko → Lac Akan et Kushiro — Par Shari, Kawayu et le lac Mashu, environ 160 km, 3 h, 6 € par personne (11 € à partager).
  13. Lac Akan et Kushiro, Hokkaido

    07. Lac Akan et Kushiro

    J13 → J14 · 2 nuits · 220 € par personne

    Les marimo, le village aïnou et trois lacs de volcan

    Une station thermale au bord du lac Akan et son village aïnou, et autour trois lacs de caldeira — Akan, Mashu et Kussharo — puis, au sud, le grand marais de Kushiro. ⚠️ L'aéroport de Kushiro est sur la route entre le lac et la ville, à environ une heure du lac : c'est la sortie naturelle du parcours.

    En savoir plus sur Lac Akan et Kushiro

    Le lac Akan est célèbre pour ses marimo, des boules d'algues vertes et veloutées qui roulent au fond de l'eau, protégées comme monument naturel. Sur sa rive, la station thermale abrite l'Akanko Ainu Kotan, une rue d'ateliers de sculpteurs sur bois et un théâtre où des Aïnous présentent leurs danses et leurs chants, inscrits au patrimoine immatériel de l'Unesco.

    Au nord-est, le lac Mashu, cerné de falaises, est l'un des lacs les plus clairs du monde, sans rivière qui y entre ni qui en sort, mais un brouillard le noie souvent ; on ne le regarde que d'en haut. Plus loin, l'Iozan crache ses fumées de soufre au bord de la route, et le lac Kussharo, la plus grande caldeira du Japon, a des plages où l'eau chaude sort du sable.

    ⚠️ Rien de tout cela ne se fait sans voiture : les lacs sont à une heure les uns des autres, et les cars sont rares. Au sud, le marais de Kushiro, le plus vaste du Japon et premier site Ramsar du pays, abrite les grues du Japon, plus faciles à voir en hiver. La ville de Kushiro, son port et son marché sont à une demi-heure de l'aéroport, d'où partent les vols vers Tokyo.

    À table

    • Katte-don — au marché Washo de Kushiro, on achète un bol de riz puis on le garnit soi-même, étal après étal, de poisson cru et d'œufs de saumon.
    • Zangi — le poulet frit mariné de Hokkaido, dont Kushiro revendique l'invention, servi avec une sauce à part.
    • Robatayaki — le poisson et les fruits de mer grillés devant soi sur des braises, une tradition de pêcheurs dont Kushiro se dit le berceau.
    • Himemasu — le petit saumon des lacs, originaire du lac Akan, servi grillé ou en sashimi dans la station.

    Jour 13

    • L'Akanko Ainu Kotan, le village aïnou, Lac Akan et Kushiro, Hokkaido
      L'Akanko Ainu Kotan, le village aïnou Une rue en pente bordée d'ateliers de sculpteurs sur bois et de boutiques d'artisanat aïnou, avec une maison traditionnelle reconstituée. On y mange aussi la cuisine aïnoue, à base de plantes sauvages, de saumon et de cerf.
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      Plusieurs sculpteurs travaillent dans leur boutique, et beaucoup de leurs pièces représentent l'ours ou la chouette pêcheuse, que les Aïnous vénèrent comme le dieu protecteur du village. Le fameux ours de bois tenant un saumon dans la gueule, vendu dans toutes les boutiques de l'île, n'est pourtant pas un motif aïnou ancien : il s'est répandu comme souvenir au XXᵉ siècle, et l'un de ses premiers modèles était une sculpture rapportée de Suisse.

      Le décor traditionnel est ailleurs : dans les spirales et les motifs en épines gravés sur les plateaux, les manches et les étuis de couteaux, et sur les ikupasuy, ces fines spatules sculptées qui servaient à offrir quelques gouttes de saké aux kamuy pendant les prières. On le retrouve sur les vêtements de fête, en appliqué de tissu sombre brodé.

      ⚠️ Ce n'est pas un musée en plein air : c'est une communauté où des familles vivent et travaillent. Demande avant de photographier quelqu'un ou un atelier. Le soir, une fois les cars repartis, la rue retrouve son calme.

      culture
      gratuit
    • Lac Mashu depuis son belvédère, Lac Akan et Kushiro, Hokkaido
      Lac Mashu depuis son belvédère Un lac d'un bleu profond au fond d'un cratère aux parois abruptes, sans rivière qui y entre ni qui en sort, qu'on ne regarde que d'en haut. ⚠️ Il est souvent noyé dans le brouillard ; le parking, payant de mai à octobre, vaut aussi pour celui de l'Iozan le même jour.
      En savoir plus

      Les Aïnous l'appelaient Kamuy-to, le « lac des dieux ». Ses falaises plongent presque à pic jusqu'à l'eau, et aucun sentier ne descend vers la rive : on n'y accède pas, on n'y nage pas, on n'y navigue pas. Au milieu pointe un minuscule îlot boisé ; sur la rive opposée se dresse le Kamuinupuri, la « montagne des dieux ».

      En 1931, on y a mesuré une transparence qui était alors un record mondial ; l'eau s'est un peu troublée depuis, mais le bleu profond, que les Japonais appellent le « bleu Mashu », reste à part. Sa réputation de lac caché par le brouillard doit beaucoup à une chanson à succès des années 1960, « Le lac Mashu dans le brouillard ».

      ⚠️ En été, les brumes de mer gagnent souvent l'intérieur des terres ; l'automne et le petit matin sont plus souvent dégagés, et le brouillard se déchire parfois si l'on patiente un peu. Un autre belvédère, plus haut sur la même route, offre un angle différent sur le lac et sur l'îlot.

      nature
      gratuit
    • Croisière du lac Akan et l'île des marimo, Lac Akan et Kushiro, Hokkaido
      Croisière du lac Akan et l'île des marimo Un bateau fait le tour du lac et s'arrête sur une île où un petit centre montre les marimo, ces boules d'algues vertes qui ne se forment que rarement ailleurs. ⚠️ Pas de croisière l'hiver, quand le lac gèle.
      En savoir plus

      Les grosses marimo ne vivent que dans deux baies du nord du lac, où la forme des rives et les vents font naître des vagues qui les roulent sur le fond. C'est ce mouvement qui les arrondit : ailleurs, la même algue reste un tapis de filaments. Elles grossissent très lentement, et les plus grosses finissent par se briser. Classées monument naturel spécial, le plus haut degré de protection du pays, elles ne s'approchent pas : le centre de l'île les montre en aquarium.

      Le bateau passe au pied des deux volcans qui gardent le lac, l'Oakan et le Meakan, le « mâle » et la « femelle » ; le second est toujours actif. En octobre, la fête des marimo réunit des Aïnous sur la rive pour une cérémonie qui rend quelques boules au lac, un geste né au milieu du XXᵉ siècle, quand on les ramassait en masse pour les vendre.

      ⚠️ Les marimo vendues dans les boutiques de la station ne viennent pas de ces baies : ce sont des algues roulées à la main. Sur le bateau, le pont extérieur offre la meilleure vue sur les volcans, mais le vent y est frais.

      nature
      16 €

    Jour 14

    • L'Iozan et le lac Kussharo, Lac Akan et Kushiro, Hokkaido
      L'Iozan et le lac Kussharo Une colline pelée qui fume au bord de la route, couverte de cristaux de soufre jaunes, puis le lac Kussharo, la plus grande caldeira du Japon, où l'eau chaude sort du sable de la plage de Sunayu : on creuse et l'on s'y trempe les pieds.
      En savoir plus

      Les Aïnous nommaient l'Iozan Atosanupuri, la « montagne nue » : rien ne pousse sur ses flancs, brûlés par les gaz. Les fumerolles sifflent à quelques pas du chemin, et leur bouche se tapisse de cristaux de soufre d'un jaune vif, qui se reforment sans cesse. À la fin du XIXᵉ siècle, on y a exploité le soufre, et c'est pour l'évacuer qu'a été posé l'un des premiers chemins de fer de l'île. L'odeur d'œuf pourri accompagne jusqu'à Kawayu Onsen, la petite station voisine aux eaux très acides.

      Le lac Kussharo a son monstre, Kussie, un cousin de celui du Loch Ness dont les apparitions supposées ont fait courir les foules dans les années 1970. L'hiver, des cygnes chanteurs venus de Sibérie se posent sur les zones que l'eau chaude empêche de geler, notamment à Sunayu. Du col de Bihoro, à l'ouest, on embrasse tout le lac et son île centrale.

      ⚠️ Reste derrière les cordes à l'Iozan : le sol est chaud et friable près des bouches. À Sunayu, on creuse à la main, mais le sable peut être brûlant par endroits : tâte avant d'y plonger les pieds.

      nature
      gratuit

    43 € hébergement · 32 € repas · 16 € transport, par jour et par personne · hébergement retenu : Hôtel d'affaires à Kushiro, 85 € la nuit.

    Voir les hébergements à Lac Akan et Kushirolien affilié

Le budget de ces 14 jours

1 887 € par personne pour 14 jours, soit 135 € / jour. À deux, 3 773 € au total.

Répartition du budget par poste, par personne
PosteMontantPart
Hébergement790 €42 %
Repas440 €23 %
Transport sur place52 €3 %
Location de voiture — 14 jours322 €17 %
Billets et carburant177 €9 %
Activités106 €6 %

Montants indicatifs, relevés à la main destination par destination. Les billets d'avion ne sont pas compris.

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  • Les étapes jour par jour — activités, durées et prix
  • Le texte complet de chaque étape, déroulé et non replié
  • Le budget ventilé, par poste et par étape
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