Visa et entrée sur le territoire
Exemption de visa pour les ressortissants français pour un séjour touristique de moins de 45 jours, depuis mars 2025. Passeport valable au moins six mois après la date d'entrée, et un billet de sortie du territoire peut être demandé à l'embarquement.
Au-delà de 45 jours, ou pour entrer plusieurs fois, il faut un e-visa : il se demande en ligne sur le portail officiel de l'immigration vietnamienne, coûte environ 25 US$ et met trois jours ouvrés. ⚠️ De nombreux sites privés revendent cette démarche gratuite trois à cinq fois son prix, avec des noms très proches de l'officiel — passer uniquement par le portail gouvernemental. Vérifier les conditions sur le site du ministère des Affaires étrangères avant de partir : elles ont changé deux fois en trois ans.
Santé
Aucun vaccin obligatoire, sauf fièvre jaune si tu arrives d'un pays où elle circule. Sont recommandés : hépatites A et B, typhoïde, et une mise à jour du DTP. L'encéphalite japonaise ne se discute qu'en cas de séjour rural long en saison des pluies.
⚠️ Eau du robinet non potable partout, y compris à Hanoï. Boire de l'eau en bouteille capsulée ou filtrée, et se méfier des glaçons hors des établissements sérieux — c'est la cause la plus banale de séjour gâché. La dengue circule toute l'année, surtout au sud et pendant la mousson : répulsif en journée, la moustique qui la transmet pique le jour.
Le système de santé public est inégal ; les cliniques internationales de Hanoï et Hô Chi Minh-Ville sont bonnes mais payables d'avance. L'assurance voyage est indispensable, avec rapatriement.
Sécurité
Pays sûr : la violence contre les voyageurs est rare. Les vrais risques sont la circulation et les vols à l'arraché.
⚠️ La route est le premier danger du séjour. Le flot de scooters ne s'arrête pas pour les piétons : on traverse d'un pas lent et régulier, sans jamais courir ni reculer, et le flot vous contourne. Louer un deux-roues sans permis moto valable au Vietnam annule l'assurance — et les accidents de scooter sont le premier motif de rapatriement.
Vols à l'arraché depuis un scooter dans le centre de Hô Chi Minh-Ville, notamment sur les téléphones tenus à la main au bord du trottoir. Arnaques classiques au taxi : n'utiliser que les compagnies Vinasun et Mai Linh, ou une application. Typhons de juillet à novembre sur la côte centrale et le nord, avec des inondations qui coupent les routes pendant un ou deux jours.
Monnaie et change
Dong vietnamien (VND) — 1 € ≈ 30 000 ₫ (août 2026). Changer sur place plutôt qu'en France, le taux y est nettement meilleur. Les bijouteries des grandes villes changent mieux que les banques, c'est une habitude locale parfaitement établie. Les distributeurs sont partout ; ceux des banques TPBank et VP Bank ne prennent pas de commission et délivrent jusqu'à 5 millions de dongs, quand d'autres plafonnent à 2 millions avec 50 000 ₫ de frais.
⚠️ Attention aux billets : 20 000 et 500 000 ₫ se ressemblent, et un zéro d'écart change tout. Refuser la conversion en euros à l'écran.
Moyens de paiement
La carte passe dans les hôtels, les restaurants touristiques et les supermarchés des grandes villes. Partout ailleurs — marchés, échoppes de rue, barques, bus, entrées de sites — c'est espèces uniquement, et c'est là que se mange l'essentiel du budget. Garder toujours des petites coupures : personne n'a la monnaie sur un billet de 500 000 ₫.
Rester connecté
Hors Union européenne : ton forfait français passe en itinérance et coûte très cher. Une eSIM achetée avant le départ est la solution la plus simple, active dès l'atterrissage. Les cartes SIM locales (Viettel, Vinaphone) sont par ailleurs les moins chères du catalogue — quelques euros pour un mois avec beaucoup de données — et se vendent à l'aéroport sur présentation du passeport.
La couverture 4G est excellente, y compris dans les rizières de Sapa et sur la baie. Le wifi est gratuit à peu près partout, jusque dans les cafés de village.
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Décalage horaire
+5 h en été, +6 h en hiver (UTC+7)
Langues
Vietnamien, langue à tons : les mots changent de sens selon la hauteur de la voix, ce qui rend la prononciation approximative peu efficace. L'anglais est correct dans le tourisme et les grandes villes, quasi absent en zone rurale. Le français survit chez les personnes âgées et dans quelques métiers de l'hôtellerie, mais il ne faut pas compter dessus. Une application de traduction avec reconnaissance d'image rend les menus lisibles.
Bon à savoir
⚠️ Le pays est trop long pour avoir une seule bonne saison. Mars-avril et octobre-novembre sont les deux fenêtres où le nord et le sud sont corrects en même temps. En juillet-août, le nord est chaud et noyé sous la mousson ; en décembre-février, Hanoï et Sapa sont froids et brumeux — cinq degrés à Sapa, ce qui surprend tout le monde — alors que le sud est au plus sec et au plus agréable.
Éviter le Tết, le nouvel an lunaire (fin janvier ou février selon les années) : le pays entier rentre au village, transports et hébergements se remplissent des mois à l'avance, et beaucoup de commerces ferment une semaine.
Les rizières en terrasses de Sapa ne sont vertes qu'à partir de juin et dorées en septembre. Le reste de l'année, elles sont en eau ou nues : très belles aussi, mais pas la carte postale attendue.
Le pourboire n'est pas obligatoire et n'était pas dans les usages, mais il s'est installé dans le tourisme. Marchander est normal sur les marchés et avec les chauffeurs, jamais dans un restaurant ni sur un prix affiché.
Informations vérifiées une à une, données à titre indicatif. Les règles
d'entrée et les taux de change évoluent : vérifie auprès des sources
officielles avant de partir.